Finances locales. Un excédent de 10,2 MMDH à fin 2024

Selon le bulletin mensuel des statistiques des finances locales de décembre 2024, publié par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), les recettes des collectivités territoriales ont enregistré une nette augmentation à fin décembre 2024, atteignant 53,1 MMDH.

Cette progression est largement attribuable à la hausse des recettes fiscales, soutenues par la taxe sur les services communaux, la taxe sur les terrains urbains non bâtis et la part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA.

Les impôts directs ont progressé de 23,1 % grâce à la hausse de la part des régions dans l’IS et l’IR, tandis que les impôts indirects ont connu une hausse de 19,5%, en raison notamment de l’augmentation de la taxe sur les contrats d’assurance.

En revanche, les recettes non fiscales ont accusé un repli de 6,9%, pénalisées par la baisse des subventions, des fonds de concours et des recettes domaniales.

Pour ce qui est des dépenses ordinaires, elles ont enregistré une hausse de 4,5%, atteignant 27,95 MMDH. Cette progression s’explique principalement par la hausse des dépenses en biens et services et des charges d’intérêts de la dette.

Les investissements, quant à eux, ont fortement progressé de 15,3%, atteignant 17,8 MMDH. Cette évolution est notamment due à la hausse des crédits engagés pour les programmes nationaux et les travaux neufs, malgré une baisse des acquisitions mobilières et immobilières.

Voici la situation en détail :

Finances locales : Casablanca-Settat concentre +18% des recettes des collectivités territoriales à fin février

L’analyse du dernier bulletin de la Trésorerie générale du Royaume (TGR)  révèle que les recettes de la région de Casablanca-Settat (817 MDH) représentent 18% des recettes globales des collectivités territoriales, suivie des régions de Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra, qui affichent respectivement 13,9% (567 MDH) et 13,0% (543 MDH). Quant à la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, ses recettes représentent 0,97 % du total, soit 44 MDH.

Par ailleurs, la situation des ressources et des charges montre une baisse des recettes de 0,7% et une hausse des dépenses ordinaires de 5,5%. Cette diminution résulte d’une baisse de 0,2% (8 MDH) des recettes fiscales et d’une chute de 3,7% (25 MDH) des recettes non fiscales comparativement à une année auparavant. Cependant, la hausse des dépenses ordinaires de 5,5 % (121 MDH) s’explique principalement par l’augmentation de 6,6 % (141 MDH) des dépenses en biens et services, ainsi que par la baisse de 33,3 % (20 MDH) des intérêts de la dette. En conséquence, le solde ordinaire s’est établi à 2,230 MDH, en baisse par rapport aux 2,384 MDH enregistrés à fin février 2023.

Les dépenses d’investissement ont enregistré une baisse significative de 61%, passant de 82 à 32 MDH en glissement annuel. Cette baisse, associée à la diminution du solde des comptes spéciaux de 58 à 15 MDH, a ramené l’excédent à 2,213 MDH, contre 2,360 MDH en février 2023.

Il convient de rappeler que, conformément aux lois organiques régissant les régions, préfectures et provinces ainsi que les communes, le budget des collectivités territoriales se doit d’être équilibré ou excédentaire.

Finances locales : un excédent global de 5,3 MMDH à fin juillet 2023

Le nouveau bulletin mensuel de statistiques des finances locales fait état d’une hausse des recettes ordinaires de 4,6% à 26,3 MMDH, d’une augmentation des dépenses ordinaires de l’ordre de 1,4% à 11,1 MMDH, ainsi que d’un solde ordinaire positif de 12,1 MMDH (contre 11,1 MMDH en juillet 2022).

Notons que les statistiques mises en évidence sont tributaires de l’exécution des budgets des collectivités territoriales, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises.

Le détail de la hausse des recettes ordinaires

L’augmentation des recettes ordinaires, de 4,6% à juillet 2023, provient selon la publication de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) de :

– l’augmentation de 23,7% des impôts directs (+1,9 MMDH), suite à la hausse de la part des régions dans le produit de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) (+1,19 MMDH), de 14,4% de la taxe professionnelle (+373 MDH), de 6,4% de la taxe de services communaux (+194 MDH), de 14,6% de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (+170 MDH) et de 10,5% de la taxe d’habitation (+29 MDH) ;

– la baisse de 7,1% des impôts indirects (-868 MDH), qui s’explique principalement par la diminution de 8% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (-850 MDH) ;

– l’augmentation de 1,5% des recettes non fiscales (+72 MDH), provenant notamment de la hausse de 22,9% de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (+131 MDH).

Il convient de préciser que les recettes fiscales transférées par l’Etat représentent 46,3% des recettes globales des collectivités territoriales.

Hausse de 34% des dépenses d’investissement

La hausse des dépenses ordinaires, de l’ordre de 1,4% à juillet 2023, est tributaire de :

– l’accroissement de 4,3% des dépenses des autres biens et services, conjugué à la baisse de 0,9% des dépenses de personnel et de 0,7% des charges en intérêts de la dette ;

– la progression des dépenses d’investissement, passant de 5,7 MMDH à fin juillet 2022, à 7,7 MMDH à fin juillet 2023, soit une hausse de 34,3%.

Concernant les soldes d’exécution budgétaire, le bulletin mensuel de statistiques des finances locales fait état, à fin juillet 2023,  d’un solde ordinaire positif de 12,1 MMDH contre 11,1 MMDH un an auparavant.

À ce stade, il importe de mentionner que, conformément aux dispositions des lois organiques relatives aux régions, aux préfectures et provinces et aux communes, le budget d’une collectivité territoriale ne peut être qu’équilibré ou excédentaire.

La même source met en évidence un excédent global de 5,3 MMDH en juillet 2023. Et ce, compte tenu d’un solde positif de 934 MDH dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, contre un excédent global de 6,5 MMDH enregistré un an auparavant.

Il est utile de préciser que l’excédent de 5,3 MMDH, enregistré en juillet 2023, est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours de l’année 2023.

Finances locales : un excédent de près de 1 MMDH à fin janvier (Infographie)