Sécheresse, prix, subventions : les agriculteurs dénoncent la récupération politique

Face aux critiques et idées reçues, les représentants des principales filières ont livré leurs chiffres, rectifié certaines affirmations et défendu une vision responsable de l’agriculture nationale. Les agriculteurs en avaient certainement gros sur le cœur, puisque l’événement a été manifestement organisé dans des délais courts. Il faut dire que l’agriculture et la sécheresse ne font pas bon ménage, et le thème revient de plus en plus souvent dans le discours politique à l’approche des élections de 2026.

Dans la partie consacrée aux questions-réponses, plusieurs thématiques ont été évoquées, clarifiées et analysées.

L’agriculture, un enjeu stratégique à protéger des surenchères politiques

Pour Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader), l’agriculture ne peut plus être l’otage de considérations politiciennes.

« Il est temps de cesser de se servir de l’agriculture pour régler des comptes politiques. Il s’agit d’un secteur stratégique, qui dépasse les différends temporaires et qui nécessite un traitement national responsable », affirme-t-il avec fermeté.

Concernant le sujet des subventions à la filière tomate, Rachid Benali tient à rétablir les faits. Selon lui, en cette année 2025, les subventions accordées à la culture de la tomate n’ont couvert que 2.735 agriculteurs.

« Pour la campagne 2023-2024, les mesures d’appui ont bénéficié à 3.849 agriculteurs, couvrant une superficie totale de 11.900 hectares de tomates, soit une moyenne de 3 hectares par bénéficiaire. Pour la saison 2024-2025, 2.735 agriculteurs ont été concernés, avec une superficie totale de 11.170 hectares, ce qui équivaut à une moyenne de 4 hectares par exploitant », précise-t-il.

La FISA défend un secteur autonome et exportateur

Dans le même sens, et en réponse à une question sur le mécanisme de formation des prix dans la filière avicole, Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), apporte les précisions suivantes.La filière avicole n’a bénéficié d’aucune subvention, pas même d’un seul dirham« Le secteur des volailles, qu’il s’agisse des poulets ou des œufs, n’a jamais bénéficié de la moindre subvention. Pas un seul dirham, ni pour l’alimentation ni pour quelque autre aspect lié à la filière. Il est donc inacceptable qu’un responsable vienne aujourd’hui accuser les producteurs d’augmenter indûment leurs marges. Où étaient-ils lorsque nous vendions à perte pendant la pandémie de Covid, avec un coût de production de 12 dirhams le kilo et des ventes à seulement 6 dirhams ? Qu’on laisse les producteurs tranquilles ! Il ne faut pas politiser la question des prix », explique-t-il.

« Et comment peut-on admettre qu’un responsable affirme que seuls deux producteurs de tomates ont bénéficié de subventions ? Même si ce n’est pas mon domaine, c’est tout simplement invraisemblable. Ce que nous demandons, c’est qu’on nous laisse exercer notre métier en paix », poursuit Youssef Alaoui.

Sur le volet exportation, le président de la FISA précise que le secteur dispose d’une capacité de production de 9 millions de poussins par semaine.

« Pour revenir à la filière avicole, nous avons atteint l’autosuffisance et nous sommes désormais en mesure d’exporter. Sur une production hebdomadaire de 9 millions de poussins, un million est exporté, et cela sans aucune subvention, ni pour la production ni pour le transport », précise-t-il.

Importations de bétail : un levier de stabilité selon l’ANOC

Dans le même sujet des subventions, cette fois-ci concernant les importations de bétail, Abderrahmane Majdoubi, président de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC), tient à clarifier la position des éleveurs nationaux.

Selon lui, les aides publiques à l’importation n’ont en rien porté atteinte aux marges des éleveurs locaux. Bien au contraire, elles ont permis de relativiser les tensions sur le marché des viandes rouges et de préserver le cheptel national.

« Nous représentons les éleveurs marocains et ne sommes pas concernés par les mécanismes de subvention à l’importation, qui relèvent d’une autre responsabilité. Certes, il y a bien eu des importations de bétail en 2022, 2023 et 2024, mais loin de nuire aux éleveurs, elles ont permis d’apaiser la pression sur le cheptel national, dans un contexte de demande accrue. Il fallait répondre à un besoin réel de viande rouge, et dans ce cas, l’importation était une nécessité », affirme-t-il.

Il souligne également que l’abandon exceptionnel des mesures protectionnistes, notamment la taxe douanière de 200%, s’inscrivait dans une logique de gestion de crise.

« Il s’agissait d’une mesure exceptionnelle, dans une conjoncture elle aussi exceptionnelle, pour permettre aux importateurs de rester compétitifs et de garantir un approvisionnement suffisant en viande rouge. Cette décision a été prise dans l’intérêt du consommateur », conclut-il.

Subventions agricoles : un effort massif en faveur des petits exploitants

Sur la question des subventions en faveur des petits agriculteurs, Rachid Benali, président de la Comader, rappelle les efforts considérables engagés par l’État en leur direction. Selon lui, les dispositifs de soutien sont loin de bénéficier uniquement aux grandes exploitations.Dans le cadre du PMV, le système de goutte-à-goutte est subventionné à 100% pour les petits agriculteurs« Le système de goutte-à-goutte, bien que coûteux, est entièrement subventionné à 100% pour les petits agriculteurs disposant de moins de 5 hectares. Pour les exploitations moyennes et grandes, le taux de subvention est respectivement de 80% et 60% », précise-t-il.

Il rappelle également l’ampleur du programme de plantation d’arbres fruitiers, notamment dans le cadre du Plan Maroc vert, qui a permis la mise en culture de plus de 250.000 hectares.

« Dans le cadre du Plan Maroc vert, un vaste programme de plantation a permis de mettre en terre plus de 250.000 hectares d’arbres, notamment des agrumes, des oliviers et d’autres espèces fruitières. Par ailleurs, grâce aux différentes formes de subvention, toujours dans le cadre du Plan Maroc vert, nous comptons aujourd’hui plus de 12.000 coopératives agricoles actives. Au total, ce sont près de 52 MMDH de subventions qui ont été alloués aux petits agriculteurs. Et plus de 90% des aliments de bétail subventionnés leur sont également destinés », souligne-t-il.

Concernant les grands agriculteurs, Rachid Benali reconnaît que des montants importants ont été investis. Cependant, il tient à rectifier une confusion fréquente.

« On parle souvent de 100 MMDH, mais il ne s’agit pas de subventions. Ce sont des investissements. Il faut distinguer entre soutien public et initiative privée. Deux tiers de ces investissements proviennent du secteur privé, l’État n’en finance qu’un tiers », conclut-il.

Le Maroc n’exporte pas de produits avicoles vers la Chine, rappelle la FISA face aux rumeurs

La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA) a démenti les rumeurs circulant ces derniers jours au sujet d’une supposée suspension des importations de produits avicoles marocains par la Chine. Dans un communiqué publié le 14 mai 2025, la FISA précise qu’aucun produit avicole marocain n’a jamais été exporté vers le marché chinois, faute d’accord sanitaire entre les deux pays.

Selon la fédération, les articles et les publications relayées sur les réseaux sociaux évoquant une telle mesure sont donc « dénués de tout fondement ». Le Maroc n’ayant pas d’accord d’exportation en matière avicole avec la Chine, il ne peut y avoir de suspension de flux commerciaux inexistants.

La clarification intervient alors que certaines rumeurs liaient cette prétendue décision chinoise à la détection d’un foyer de la maladie de Newcastle dans la région de Rabat-Salé-Kénitra.

La FISA rappelle à ce sujet que le dernier cas recensé remonte à février 2024. Celui-ci a été « traité et clôturé » conformément aux protocoles sanitaires en vigueur, et aucun autre cas n’a été signalé depuis.

La maladie de Newcastle, bien que source de pertes économiques dans les élevages, ne présente « aucun risque pour la santé humaine », souligne encore la FISA. Elle est considérée comme endémique dans de nombreux pays producteurs de volailles, mais reste maîtrisable grâce à des programmes de vaccination et de surveillance sanitaire.

Face à la propagation d’informations jugées infondées, la FISA appelle à la vigilance et assure que la sécurité sanitaire est pleinement garantie tout au long de la chaîne de valeur, en étroite coordination avec l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Les produits avicoles marocains, affirme la fédération, « demeurent sûrs à la consommation ».

Prix des œufs : après la flambée, une baisse de 30% à la mi-Ramadan

Chaque année, le mois de Ramadan est synonyme d’une forte hausse de la consommation d’œufs au Maroc. Cette année ne fait pas exception, mais la flambée des prix a suscité des tensions entre les différents acteurs du secteur.

Baisse des prix après une forte augmentation

Contacté par Médias24, Abdellatif Zaim, vice-président de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation (ANPO), relevant de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), nous explique que le prix des œufs a enregistré une hausse significative avant ce mois sacré. Toutefois, « il a depuis chuté de 30%. Aujourd’hui, le prix de gros de l’unité varie entre 1 DH et 1,05 DH sur le marché de gros de Casablanca », nous confie notre source.

« Pour le producteur, ce prix couvre à peine les frais de production, en plus d’une marge qui reste faible. Le coût de revient d’un œuf varie entre 0,80 DH et 1 DH, en fonction de plusieurs facteurs, notamment l’amortissement des équipements, la productivité ainsi que la hausse des prix des aliments et des intrants. Ainsi, le prix pratiqué sur le marché de gros permet à peine aux producteurs de maintenir leur activité ».

Malgré cette baisse, le prix final payé par le consommateur reste légèrement plus élevé, avoisinant 1,2 DH/l’unité chez les épiciers et les petits commerçants, et pouvant atteindre jusqu’à 2 DH en grande surface, notamment pour certaines marques. Cela s’explique principalement par la structure du circuit de distribution des œufs, qui passe par plusieurs intermédiaires avant d’atteindre le client final, comme c’est le cas pour la plupart des produits alimentaires.

En effet, les œufs ne sont pas directement vendus aux détaillants. Ils passent par des grossistes et des semi-grossistes, ce qui ajoute des marges au prix sortie ferme. Résultat : le prix final au consommateur est supérieur d’au moins 0,50 DH à celui de gros.

Une production suffisante pour couvrir la demande

Malgré ces tensions sur les prix, la production reste à un niveau élevé, nous fait savoir Abdellatif Zaim. « Actuellement, elle atteint une moyenne de 20 millions d’unités par jour, assurant une disponibilité suffisante pour le reste du Ramadan ».

« Le contrat-programme signé entre l’État et les professionnels du secteur a permis une augmentation de la production de 30% ces deux dernières années, contribuant à assurer l’offre sur le marché ».

En effet, signé en mai 2023, le contrat-programme pour le secteur avicole prévoit l’augmentation de la production des œufs de consommation, pour atteindre 7,6 milliards d’unités à l’horizon 2030, contre 6,9 milliards en 2020.

Cette hausse de la production s’accompagne toutefois de l’augmentation de la consommation, notamment durant ce mois sacré. En moyenne, un Marocain consomme environ 195 œufs par an, soit entre 16 et 17 œufs par mois, un chiffre en légère hausse pendant le Ramadan.

Cela s’explique notamment par son prix bas. « L’œuf reste une source de protéines d’origine animale plus abordable que d’autres alternatives. Son prix demeure deux à trois fois inférieur à celui des autres sources de protéines animales, ce qui en fait un aliment essentiel pour de nombreuses familles marocaines », souligne notre interlocuteur.

Réduire les intermédiaires pour stabiliser les prix

Le principal point de friction entre producteurs et commerçants reste la structure du circuit de distribution. « Il y a un déséquilibre des intérêts entre les producteurs et les consommateurs en raison du grand nombre d’intermédiaires », nous explique un professionnel du secteur.

Pour alléger cette pression, des efforts doivent être consentis pour réduire le nombre d’intermédiaires et encourager la vente directe aux commerçants ou aux consommateurs. « Une meilleure coordination entre les professionnels et le ministère de tutelle est nécessaire pour promouvoir la vente directe, ce qui permettrait de faire baisser les prix au consommateur final », conclut notre source.

Flambée des prix du poussin et hausse des besoins en reproducteurs de type chair : la filière avicole sous pression

À l’approche du mois sacré de Ramadan, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, ainsi que des responsables de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) se sont récemment réunis pour discuter de l’approvisionnement du marché en viande de volaille et en œufs. Ils ont, à cette occasion, évoqué les principales problématiques auxquelles fait face actuellement le marché, contribuant à l’augmentation des prix.

« Les reproducteurs de type chair sont importés d’Espagne et de France »

En plus des problèmes structurels que connaît le secteur avicole, Mustapha Mountassir, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APV), contacté par Médias24, a également évoqué la problématique des reproducteurs de type chair.

« Ces reproducteurs ne sont pas produits au Maroc. Nous les importons principalement d’Espagne et de France pour les intégrer dans la chaîne de production », nous explique notre interlocuteur.

« En raison de l’augmentation de la demande de poulet, notamment à cause de l’envolée des prix de la viande rouge, nous avons sollicité ces deux marchés pour accroître leurs exportations de reproducteurs de type chair vers le Maroc. Cependant, la hausse n’a atteint que 14% ».

« Nous devons donc explorer d’autres solutions pour garantir la sécurité alimentaire du pays, surtout à l’approche du mois de Ramadan, et réduire notre dépendance envers ces deux marchés. Nous avons proposé au gouvernement de se tourner vers deux grandes entreprises spécialisées dans l’élevage de grands parentaux, à savoir Aviagen aux États-Unis et une autre société à Londres ».

« Dans une démarche proactive, nous avons déjà établi un contact avec la société américaine Aviagen, que nous avons invitée à rencontrer les responsables marocains. Cet acteur nécessitera une superficie de 700 à 800 hectares, située loin des zones de production de volaille, pour investir dans la production des reproducteurs de type chair », nous explique Mustapha Mountassir.

Une telle démarche permettra au Maroc de diversifier ses sources d’approvisionnement, de produire localement les reproducteurs de type chair et de ne plus dépendre uniquement de deux marchés espagnol et français, dont la capacité de production s’avère limitée.

Explosion des prix du poussin, une première !

L’autre problématique évoquée par notre interlocuteur est relative à l’explosion du prix du poussin, lequel est « passé de 4,5 DH par poussin à près de 13 DH. C’est énorme ! ».

« C’est d’ailleurs une première au Maroc. Le prix du poussin n’a jamais atteint ces niveaux de prix », estime le président de l’APV, qui explique que « cette situation est directement liée à la rareté des reproducteurs de type chair, dont les quantités disponibles au Maroc demeurent faibles ».

« Bien que nous ayons augmenté nos importations de reproducteurs de 14%, leurs prix restent élevés, en raison de la pression sur le poulet. Nous sommes dans un système libéral. Nous ne pouvons, de ce fait, demander aux producteurs de poussins de baisser leurs prix ».

Ainsi, outre les négociations à mener avec la société Aviagen notamment, « nous avons aussi proposé au gouvernement de s’attaquer aux dindonneaux qui sont, eux, disponibles ailleurs qu’en Espagne et en France. Cette mesure a en partie déjà été mise en œuvre. En décembre 2024, nous avons importé 600.000 dindonneaux qui nous permettront d’augmenter de 50% la production nationale en viande de dinde d’ici le mois de mars prochain ».

« Nous sommes ainsi passés, durant le mois de décembre 2024, de 1,2 million à 1,8 million de dindonneaux, dont la viande sera prête à la consommation durant le mois de Ramadan ».

Les conditions climatiques, un frein à la productivité

Mustapha Mountassir a également pointé la baisse de productivité dans le secteur, due à la baisse des températures et à l’écart de celles-ci entre le jour et la nuit. « Le faible niveau de formation de certains éleveurs impacte aussi le marché de plein fouet », a-t-il souligné.

« Il y a une quinzaine de jours, nous vendions des poulets d’un poids moyen variant entre 2,4 et 2,6 kg. Actuellement, même les consommateurs l’ont remarqué, les poulets sur le marché ne dépassent pas les 2 kg. Environ 20% du poids est donc perdu en raison des conditions climatiques ».

De plus, « en hiver et en automne, le secteur est régulièrement touché par de petites maladies qui impactent la productivité ».

En termes de prix, le kilogramme de poulet atteint actuellement jusqu’à 27 DH, pour un coût de revient d’environ 17 à 18 DH/ kg. Si cette augmentation est la résultante du mécanisme de l’offre et de la demande, elle est également due aux intermédiaires qui demeurent un facteur de renchérissement des prix des produits avicoles. La problématique des intermédiaires a d’ailleurs été relevée par la Cour des comptes dans son rapport publié il y a quelques semaines à l’issue de l’ouverture d’une enquête concernant le fonctionnement concurrentiel du marché des aliments composés destinés au secteur avicole.

La Cour avait estimé que la filière avicole « pâtit de la présence d’intermédiaires et de l’exercice de l’activité avicole par des unités informelles non autorisées ».

Elle avait également souligné que « ce secteur demeure peu structuré, avec un accès limité aux financements conventionnels », notant que ses défis « ne se limitent pas à la production, mais incluent également la commercialisation de ses produits. Leurs fluctuations, souvent influencées par les variations saisonnières et les événements économiques ou climatiques, créent une instabilité qui complique la planification et la gestion financière des exploitations ».

« Le marché informel, caractérisé par des transactions sans réglementation ni contrôle, perturbe aussi les prix et compromet la concurrence loyale, exacerbant la précarité des éleveurs », avait aussi expliqué le rapport de la Cour des comptes.

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Le salon avicole « Dawajine 2023 » de retour à Casablanca du 28 au 30 novembre

La 24e édition du salon avicole de Casablanca « Dawajine » sera inaugurée par Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le mardi 28 novembre à 16 heures, a annoncé la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA).

Cette édition se tient, du 28 au 30 novembre, au Centre international de conférences et d’expositions de l’Office des changes – Route d’El Jadida à Casablanca. Elle est placée sous le thème « L’aviculture, pilier de la souveraineté alimentaire en Afrique ».

SIAM 2023. Une Confédération des organisations africaines pour le développement de l’aviculture

Ce jeudi 4 mai, en marge du Salon international de l’Agriculture (du 2 au 7 mai à Meknès), la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA) a organisé l’assemblée générale constitutive de la Confédération des organisations africaines pour le développement de l’aviculture (C.A.D.A.), sous l’ombrelle du ministère de l’Agriculture. 

En attendant d’attirer d’autres pays dans son giron, la CADA, dont le siège sera situé à Casablanca, regroupe 17 pays africains, représentés par une organisation professionnelle avicole nationale. « Des pays où la consommation avicole moyenne est de 3 kg/an, contre 18 kg au Maroc », précise Youssef Alaoui, président de la FISA. 

En dépit de la flambée récente du prix du kilo de viande de volaille au Maroc, cet écart considérable entre la consommation nationale et celle sur le reste du continent souligne une certaine expertise de la filière avicole du Royaume.

En ce sens et « dans le cadre la coopération Sud-Sud, la création de cette organisation professionnelle permettra l’échange d’expériences et la coopération dans le but de promouvoir, de développer une aviculture moderne et durable en Afrique », assure Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture. 

Il s’agit aussi de valoriser les produits avicoles et de contrôler leur qualité pour relever les défis de la compétitivité internationale. « Cette organisation est le fruit d’un travail qui dure depuis quinze ans à travers la formation des éleveurs issus de plusieurs pays africains dans la Zoopôle de Aïn Jemâa, à Nouaceur », précise à Médias24, Khalid Zaim, vice-président et porte parole de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation (ANPO).

Ces efforts ont abouti à une croissance remarquée, mais encore insuffisante du secteur avicole en Afrique. De fait, le Royaume, à travers le ministère de l’Agriculture et la FISA, s’est appuyé sur cette expérience en vue de développer davantage le secteur au sein de 17 pays de la CADA, en espérant rassembler 52 pays autour de ce projet pour une meilleure compétitivité à l’échelle mondiale. 

« Pour participer à l’évolution positive de la filière sur le continent, il ne suffit pas d’exporter des produits mais plutôt de partager les bonnes pratiques de production », insiste Khalid Zaim. « Le développement continental de la filière est un atout en matière de souveraineté alimentaire. A ce titre, le transfert d’expérience et de bonnes pratiques permettra de garantir une durabilité de l’offre, afin que les régions marquées par une production excédentaire puissent combler la pénurie dans d’autres régions du continent », a assuré Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture. 

« Actuellement, la problématique principale est la faiblesse de la production avicole sur le continent. Le but est donc que les pays africains dans ce cas puissent atteindre des performances qui leur permettent d’assurer une suffisance alimentaire et même d’exporter leurs surplus de production vers d’autres pays », corrobore Khalid Zaim. 

Notre interlocuteur précise par ailleurs que la hausse record du prix de la viande de volaille, qui a atteint 28 DH/kg, est la conséquence de la hausse des intrants. « Nous nous attendons à une baisse des matières premières nécessaires à la production avicole, ce qui permettra de diminuer le prix du kilo. »

Vers une baisse du prix des œufs à l’approche du Ramadan

Après les fédérations interprofessionnelles de viande rouge et de fruits et légumes, le ministre de l’Agriculture a tenu, le mercredi 15 février, une réunion de concertation avec la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole. Cette rencontre a principalement porté sur la hausse des prix de certains produits, notamment l’œuf.

Joint par Médias24, le président de la FISA, Youssef Alaoui, s’est montré rassurant, en particulier sur le mois de ramadan. « De façon générale, toute la filière avicole est en surcapacité. Il n’y a donc aucun souci à se faire sur la production. Nous sommes même exportateurs vers l’Afrique, depuis environ cinq à six ans, d’un million de poussins par semaine, ce qui est énorme. »

« La production s’élève à 9 millions de poussins par semaine environ. Elle peut satisfaire les besoins locaux. On est donc largement dans la souveraineté alimentaire sur la filière avicole », souligne-t-il.

« Les consommateurs ont été habitués à un certain niveau de prix »

En ce qui concerne la production d’œufs, « elle est actuellement de 15 millions d’unités par jour, et sera portée à 17 millions/j dans les prochains jours. Cette hausse permettra de couvrir largement les besoins de Ramadan. Et de toutes les façons, si besoin est, elle peut même être portée à 20 millions/j », précise Youssef Alaoui.

« Une hausse du prix de l’œuf a cependant été enregistrée durant cette dernière quinzaine, passant aux alentours de 1,30 DH l’unité chez les épiciers à un prix sortie ferme de 1,10 DH l’unité », ajoute notre interlocuteur. Cette croissance s’explique par « la forte demande pour cet aliment en ce mois de Chaâbane, grandement utilisé par les ménagères dans les préparatifs de Ramadan. Une baisse du prix est attendue à l’approche du mois sacré, mais pour l’instant, nous ne pouvons pas avancer de chiffres ».

« Il faut cependant noter que depuis une vingtaine d’années, la filière vend à des prix bas, alors qu’aux Etats-Unis par exemple, où la production est élevée, la douzaine d’œufs est vendue à l’équivalent de 40 DH, et 100 DH pour la douzaine d’œufs bio. »

« La conjoncture actuelle a impulsé une hausse des prix de plusieurs produits, mais les augmentations répercutées sur les prix de vente dans le secteur avicole restent raisonnables. Le problème, c’est que les consommateurs ont été habitués à un certain niveau de prix », poursuit le président de la FISA.

Selon lui, le prix moyen de vente d’œufs de consommation gros calibre s’est établi en 2022 à 0,87 DH/unité, pour un prix de revient de 1,02 DH/unité.

« Le prix du poulet est déjà bas »

Concernant le poulet, « son prix est déjà bas depuis une quinzaine de jours. Le kilogramme est actuellement vendu à 18 DH au consommateur final. Il ne peut pas baisser davantage. Le coût de production, lui, s’élève à 16 DH/kg alors que le prix sortie ferme est de 14 DH/kg ».

En 2022, le prix moyen de vente du poulet chair (départ ferme au niveau de la région de Casablanca) s’est établi à 15,17 DH/kg vif, rapporté à un prix de revient moyen de 16,02 DH/kg, d’après notre source.

A noter que cette réunion a également été l’occasion de discuter du contrat-programme de la filière, qui sera signé lors du Salon international de l’agriculture (SIAM), prévu du 2 au 7 mai à Meknès.

De la production à la commercialisation, le circuit complet de la volaille expliqué par le directeur de la FISA

Une vidéo mettant en scène une personne qui tente de piéger un vendeur de volailles impropres à la consommation, proposant sa marchandise aux snacks de Casablanca, a fait le tour des réseaux sociaux fin janvier. Celle-ci, qui n’est en réalité qu’une vidéo de sensibilisation tronquée et sortie de son contexte, a soulevé de nombreuses questions sur le circuit de la volaille et le contrôle effectué pour garantir la sécurité sanitaire.

Joint par Médias24, Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), s’est montré catégorique quant à l’existence de telles pratiques. « Ce qui a été dit dans cette vidéo est grave. A ma connaissance, de telles pratiques n’existent pas. Le circuit de la volaille est contrôlé de bout en bout par l’Office nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) », nous a-t-il déclaré.

Celle-ci « dispose de l’autorité pour contrôler à tout moment, et sans les aviser, les restaurants et snacks. », a-t-il ajouté.

« Les cadavres de volaille enterrés dans des fosses »

Notre interlocuteur de poursuivre : « Le circuit de la volaille est simple. L’aliment, premier maillon de la chaîne, est régi par la loi n°28-07 » relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires.

Le transport et la commercialisation des volailles vivantes ainsi que l’élevage sont, eux, « régis par la loi 49-99« , relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et à la commercialisation des produits avicoles, et ses textes d’application.

Ce texte dispose que les fermes d’élevage avicole de reproducteurs et les couvoirs sont soumis à un contrôle sanitaire et hygiénique spécifique (…). Pour bénéficier des certificats sanitaires officiels attestant que leurs établissements sont protégés des maladies contagieuses, les propriétaires de ces structures doivent adhérer à ce contrôle.

L’autorisation d’exercer au niveau de ces fermes est subordonnée au respect des exigences sanitaires et hygiéniques d’installation des locaux et des équipements, et au respect des prescriptions hygiéniques et techniques relatives à la chaîne de production.

La réglementation en vigueur exige de ces fermes de respecter, entre autres, les dispositions techniques relatives à l’élimination des cadavres. Ces derniers doivent être éliminés par incinération ou par des moyens autorisés par l’administration, sans que cela ne nuise à la population, aux établissements et à l’environnement limitrophes.

Youssef Alaoui nous fait savoir que « les volailles mortes dans les fermes ou lors du transport représentent 3% des élevages au niveau national« . Il confirme que « pour obtenir l’autorisation d’exercer, la loi en vigueur exige aux fermes de disposer de fosses, dans lesquelles les cadavres de volailles sont enterrés ».

Pour ce qui est des volailles mortes en caisse (lors du transport) « elles sont incinérées« . Toutes ces informations sont portées sur des registres, tenus obligatoirement sous la responsabilité des propriétaires des fermes.

Les restaurants et snacks obligés de s’approvisionner auprès des abattoirs industriels

A la sortie de l’élevage, les volailles vivantes sont enregistrées sur un document d’accompagnement délivré par l’éleveur ou son représentant, dans le but de maîtriser leur traçabilité. Ces volailles doivent être destinées principalement à l’abattoir avicole agréé ou aux marchés de gros de volailles, alors que le transport doit être effectué avec des moyens autorisés par l’ONSSA.

Les cargos et caisses de transport doivent être composés de matériaux faciles à lever et à désinfecter. L’utilisation du bois est donc proscrite. Le commerce simultané, dans un même local, des volailles vivantes et des viandes de volailles, est pour sa part interdit.

Les volailles transportées sont, elles, enregistrées sur un document d’accompagnement délivré par le propriétaire de l’élevage, son représentant ou le vendeur grossiste, conforme aux modèles en vigueur de l’ONSSA.

Ce document permet de connaître, entre autres, l’élevage d’origine, le tonnage des volailles transportées et le moyen de transport (numéro d’autorisation, CIN, nom, matricule du véhicule…). Toute volaille transportée non accompagnée de ce document d’accompagnement doit être confisquée, saisie et détruite, et un procès-verbal dressé à l’encontre du transporteur.

« Les snacks et restaurants ont l’obligation de s’approvisionner auprès des abattoirs industriels, ou de distributeurs qui vendent du poulet abattu dans ces abattoirs« , précise le président de la FISA.

Les abattoirs industriels sont définis par la loi 49-99 comme étant tout atelier ou établissement où les volailles sont abattues, préparées, conditionnées, découpées et entreposées, répondant aux conditions sanitaires et hygiéniques et prescriptions techniques relatives à la chaîne de production, autorisés et soumis au contrôle des services vétérinaires compétents.

L’accès aux marchés de gros de volailles est pour sa part limité aux engins de transport de volailles vivantes autorisés par l’ONSSA et disposant d’un document d’accompagnement. A cet effet, les mesures nécessaires pour assurer le contrôle de ces engins sont mises en place par les gestionnaires de ces marchés, en coordination avec les services concernés de l’Office.

Ces marchés de gros sont par ailleurs équipés d’un dispositif de désinfection des engins de transport à l’entrée du marché, de dispositifs de nettoyage et de désinfection des engins de transport et des cargos avant de quitter le marché, en vue de maîtriser les risques sanitaires de dissémination des maladies animales et des zoonoses (cas de la grippe aviaire), et de dispositifs (incinérateurs) permettant la destruction totale de tous les déchets et sous-produits de volailles (plumes, cadavres, fientes…).

 

Ci-dessous, une unité d’abattage agréée par l’ONSA et la FISA pour un contrôle strict de la chaîne de production du poulet qui garantisse une sécurité sanitaire maximale.

80% des particuliers s’approvisionnent dans les « Riachats « 

Pour ce qui est des particuliers, « ils s’approvisionnent en majorité dans les ‘Riachats’, qui sont en train de se moderniser », d’après M. Alaoui. « Le poulet, acheté vivant est abattu en présence du client. Ce dernier n’achète pas un poulet mort ou déjà abattu. »

Notons toutefois que malgré les efforts de la FISA pour moderniser ces Riachats, celles-ci ne disposent pas des conditions minimales d’hygiène et ont tendance à se multiplier. Au Maroc, on compte plus de 15.000 Riachats, qui commercialisent plus de 80% de la production nationale des viandes de volailles. Cette situation, qui risque de causer des intoxications alimentaires, est préjudiciable à la santé du consommateur.

Pour remédier à cette situation, ces unités d’abattage de proximité doivent se convertir soit :

– en unités d’abattage de proximité pour l’approvisionnement exclusif des besoins des ménages en viandes de volailles. Elles ne doivent en aucun cas approvisionner les lieux de restauration collective, les boucheries ou le points de vente au détail ;

– en points de vente de viandes de volailles, qui ne s’approvisionnement qu’à partir d’établissements agréés/autorisés (abattoirs avicoles, ateliers de découpe des viandes de volailles, produits à base de viandes et centre de conditionnement des œufs).

Quant aux nouveaux points de vente de volaille et unités d’abattage, et dans l’objectif d’avoir des unités répondant aux normes exigées sur les plans technique et sanitaire, les nouvelles autorisations ne doivent être accordées par les présidents de communes qu’après avis favorable de la commission locale d’hygiène composée, notamment de représentants du service vétérinaire de l’ONSSA et de la délégation provinciale de la Santé.

23e édition du Salon avicole de Casablanca, du 25 au 27 octobre

“Secteur avicole : les enjeux de la modernisation de la distribution” : tel est le thème retenu pour cette 23e édition.

Cette édition s’inscrit dans un contexte de relance économique et a pour objectif de soutenir la reprise prometteuse post-Covid du secteur avicole, indique la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), organisatrice de l’évènement, dans un communiqué.

Elle devrait drainer plus de 14.000 visiteurs nationaux et internationaux, 400 exposants et marques représentant 25 pays, ainsi que plusieurs délégations de professionnels issus d’un grand nombre de pays africains.

La FISA met en garde contre l’usurpation de labels agricoles

La vente des produits agricoles sur internet sous des appellations biologiques et des labels agricoles usurpés a augmenté, selon un communiqué de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). Une situation qui fait planer des risques sur la santé du consommateur. 

De ce fait, la FISA rappelle, dans un communiqué, que “la production et la commercialisation des produits sous label agricole ou appellation biologique doivent se faire suivant des démarches réglementaires spécifiques définies par les lois en vigueur”.

En effet, la réglementation est portée par deux lois :

1- La loi 25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires, ainsi que des produits agricoles et halieutiques.

2- La loi 39-12 relative à la production biologique des produits agricoles et aquatiques.

Dans ce cadre, les vérifications opérées sont conformes à des cahiers des charges homologués par le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, publiés au Bulletin officiel.

Lors de la phase de production, veiller au respect des dispositions du cahier des charges est une tâche qui revient aux organismes de certification et de contrôle agréés par le ministère de l’Agriculture.

S’agissant du contrôle de la conformité des produits bénéficiant du label agricole ou appellation biologique au niveau de la commercialisation, “il est du ressort de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA)” rappelle la FISA dans son communiqué.

La Fédération avertit que la commercialisation de produits avicoles sous label agricole ou appellation biologique, en l’absence du cahier des charges et de la certification réglementaire y afférente, est considérée par la loi comme une fraude de nature à induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques du produit mis en vente.

Ces agissements sont passibles de sanctions prévues par les articles 37 et 38 de la loi n° 25-06, et par les articles 32 et 33 de la loi n° 39-12.

Fisa: la marque « Vot’santé » n’est pas certifiée pour produire le poulet fermier

« Nous avons été saisis par plusieurs consommateurs au sujet d’une démarche commerciale d’une entité ou marque ‘Vot’santé’ qui assurerait la livraison de poulets dits fermiers », lit-ont sur le document.

« Interrogés à ce sujet, les services du ministère de l’Agriculture nous ont confirmé que cette entité ou marque n’a jamais été certifiée pour produire le poulet sous le label agricole « Poulet fermier » et que de ce fait, elle est en infraction, passible des pénalités prévues par les articles 37 et 38 de la loi n° 25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires agricoles et halieutiques ».

« Nous dénonçons vigoureusement ce genre de pratique frauduleuse de nature à induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques du poulet commercialisé par cette entité et demandons à l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa) l’application de la réglementation en la matière ».

« La Fisa, reconnue conformément à la loi n° 03-12 en tant qu’interprofession agricole de la filière avicole, se réserve le droit d’entamer toute poursuite à l’encontre de cette entité et ses dirigeants pour usurpation de label et tromperie sur la nature des marchandises », conclut le document.

Covid-19: le secteur avicole continuera de fonctionner « normalement » (Fisa)

« Conformément aux dispositions prises conjointement par le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Industrie et du commerce, la Fisa tient à confirmer à l’ensemble des éleveurs que toutes les exploitations et établissements de production ainsi que les circuits de distribution continueront de fonctionner normalement », lit-on dans un communiqué de la Fédération.

Les circuits en question sont les suivants: élevages de poulets de chair, de dinde et d’œufs de consommation, marchés de gros de volailles et d’œufs de consommation, points de vente en détail (ryachates et autres), usines de fabrication d’aliments composés, couvoirs, abattoirs industriels et cabinets vétérinaires.

« Nous appelons l’ensemble des opérateurs à continuer leurs activités le plus normalement possible tout en respectant et en renforçant bien entendu les mesures sanitaires mises en place. Ensemble et solidaires, soutenons notre économie et nos emplois », conclut la même source.

Entré en vigueur vendredi 20 mars 20202 à 18H00, l’état d’urgence sanitaire est perçu par les autorités compétentes comme « seul moyen inévitable » pour garder la propagation du coronavirus sous contrôle.