Cinéma et improvisation : Casablanca accueille les 12 finalistes du projet « Madrastna »

Du 26 au 28 mai 2025, Casablanca abritera les finales nationales du projet Madrastna, un programme parascolaire artistique et inclusif initié par le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports et la Fondation Ali Zaoua. Après plus d’un mois de compétitions régionales, les 12 équipes finalistes, issues de 300 collèges publics à travers le Royaume, s’affronteront dans les disciplines du cinéma et de l’improvisation théâtrale.

Les courts-métrages Madrastna en lumière

Les festivités débuteront le 26 mai avec la projection publique des courts-métrages réalisés dans le cadre du module « Cinéma en classe », un des quatre modules de formation artistique proposés par Madrastna depuis septembre.

Ces œuvres seront présentées au cinéma Pathé, en présence d’un jury présidé par le cinéaste Nabil Ayouch, accompagné de l’actrice et réalisatrice Samia Akariou, du réalisateur Ismail Farroukhi et des critiques Saïd Mezouari et Majid Sadati. Une cérémonie de remise des prix viendra clôturer la séance.

Ce module cinéma vise à initier les élèves à la lecture d’images, à la narration et à l’analyse critique à travers des projections et la réalisation de courts-métrages originaux. Il constitue l’un des piliers pédagogiques du projet, indique un communiqué.

Place à l’improvisation

Les 27 et 28 mai, les jeunes talents se retrouveront au Complexe Culturel Moulay Rachid pour les finales d’improvisation théâtrale. Ce deuxième grand module du projet encourage l’expression orale et corporelle, la spontanéité et l’esprit d’équipe à travers des joutes inspirées du modèle de la Ligue nationale d’improvisation théâtrale Nojoum. Les collégiens performeront devant un jury composé de professionnels de la scène.

L’ambiance se veut festive, créative et portée par une démarche structurée. En effet, les élèves sont accompagnés tout au long de l’année dans le cadre d’activités encadrées dans leurs établissements.

Un projet structuré, une sélection exigeante

Le chemin jusqu’aux finales a été jalonné de plusieurs étapes : des compétitions provinciales, puis régionales, organisées entre le 19 avril et le 13 mai 2025. Ces phases ont mobilisé des milliers d’élèves à travers le pays.

Les commissions de sélection, composées de représentants des Académies régionales d’éducation et de formation, de professionnels du secteur artistique et de membres de la Fondation Ali Zaoua, ont assuré une évaluation rigoureuse et équitable.

Outre le cinéma et l’improvisation, deux autres modules de formation ont été dispensés depuis la rentrée : l’un axé sur les arts visuels et l’autre sur l’écriture créative, complétant ainsi l’offre pédagogique de Madrastna.

Pour Sophia Akhmisse, directrice exécutive de la Fondation Ali Zaoua, « le projet Madrastna montre que l’école peut aussi être un espace d’épanouissement personnel et de découverte artistique. À travers le cinéma et l’improvisation, nous permettons aux jeunes de s’exprimer, de débattre, de rêver et de construire leur place dans la société. Ce n’est pas seulement un projet culturel, c’est un acte citoyen ».

Madrastna se distingue par son approche inclusive et pédagogique. Il s’agit, selon les organisateurs, d’amener l’art à l’école publique, de renforcer la confiance en soi, l’esprit critique, l’imagination et le sens civique des jeunes.

La médiation culturelle au cœur d’un nouveau partenariat entre les fondations Jardin Majorelle et Ali Zaoua

Ce partenariat vise à mettre en commun les expertises respectives des deux fondations afin de faire découvrir le patrimoine culturel et historique de Marrakech, notamment le Jardin Majorelle et les musées qui y sont associés : le musée Yves Saint Laurent Marrakech et le musée Pierre Bergé des arts berbères, précise un communiqué conjoint.

Dès cet automne, un programme d’éducation artistique et culturelle sera déployé en direction des élèves des établissements scolaires publics de Marrakech ainsi que des associations œuvrant dans le domaine social, ajoute-t-on.

Plus de 600 enfants et jeunes auront ainsi l’opportunité de « découvrir ces lieux uniques, d’en apprendre l’histoire et de s’exprimer à travers diverses formes d’art, grâce à des ateliers de jardinage, de modelage, de lecture, de dessin et de tissage« .

Ce dispositif, poursuit la même source, permettra également de sensibiliser le jeune public aux valeurs portées par les deux fondations : la découverte, le dialogue interculturel, la richesse du patrimoine marocain, ainsi que le respect des différences et de l’environnement, avec pour objectif de favoriser leur ouverture d’esprit.

Une équipe dynamique, dirigée par Julie Arnoux, directrice pédagogique, mettra en œuvre les visites et ateliers du programme, avec l’appui de médiateurs et de stagiaires issus de l’Académie Ali Zaoua des métiers de la culture. L’équipe comprendra également des professionnels du jardin, de l’art, de l’artisanat et de la culture, ainsi que des étudiants de l’École supérieure des arts visuels (ESAV) de Marrakech.

Parmi les premières écoles publiques et associations participant au programme en 2024, on retrouve : le lycée Koutoubia, l’école primaire Aïcha Oum Almouminine, l’école primaire Abdallah Chaffhawni, l’école primaire Errazi, les Étoiles de Jemaâ el Fna, l’association Fiers et Forts, le Centre national Mohamed VI des Handicapés, l’association Abnaouna T21, le centre de formation Riad Zitoun, l’association Traits d’Union ainsi que les enfants du personnel d’ALSA, partenaire de la Fondation Ali Zaoua.

Partenariat entre Alsa Maroc et la Fondation Ali Zaoua

Ce partenariat, dont la cérémonie de signature a été présidée par Alberto Perez, directeur général d’Alsa Maroc, et Nabil Ayouch, président de la Fondation Ali Zaoua, vise essentiellement à élargir l’accès à l’éducation artistique et à la culture aux bénéficiaires des centres culturels de la Fondation dans quatre villes du Royaume, notamment Marrakech, Agadir, Tanger ou encore Casablanca, indique un communiqué conjoint.

Le directeur général de Alsa Maroc, Alberto Perez, a indiqué que « cet accord vient renforcer et généraliser, une collaboration déjà fructueuse, amorcée il y a plus de deux ans, et qui a permis de rendre plus accessibles plusieurs activités culturelles, sportives et artistiques de la Fondation », relève le communiqué.

En effet, les deux parties ont déjà organisé ensemble, dans la ville de Marrakech, près de 40 activités autour de différents thèmes dont le théâtre, le cinéma, le sport et la culture. Plus de 1.400 enfants ont bénéficié de ces actions, dont 30% sont issus des familles des collaborateurs et collaboratrices d’Alsa Maroc.

Par ce partenariat, Alsa Maroc s’engage à accompagner les activités et initiatives de la Fondation Ali Zaoua et à contribuer à leur succès. Ainsi, l’entreprise met à la disposition de la Fondation ses bus dans 4 villes marocaines pour faciliter le déplacement des bénéficiaires aux différentes activités organisées, notamment les visites de Musée, la présence à des spectacles et à des séances de visionnages de films cinématographiques.

Les enfants des collaborateurs et collaboratrices d’Alsa auront également l’occasion de prendre part aux activités de la Fondation et de cultiver une éducation culturelle et artistique au même titre que les bénéficiaires de la Fondation.

Alsa Maroc offre également à la Fondation, la possibilité d’exploiter un parc de plus de 1.000 bus, à Casablanca, Marrakech, Tanger et Agadir, pour publicité à l’intérieur des bus afin de promouvoir ses activités et projets. Aussi, elle offre une grande visibilité qui permettra de sensibiliser le grand public aux projets éducatifs et culturels de la Fondation et encouragera les dons et le soutien communautaire.

Ouverture à Casablanca de l’Académie Ali Zaoua des métiers de la culture

L’Académie Ali Zaoua des métiers de la culture (AMC) a été inaugurée, mardi 21 novembre à Ain Sebaâ, en concrétisation d’un partenariat entre l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la Fondation Ali Zaoua, l’Union européenne et la Fondation Drosos.

Le nouvel établissement vise à atteindre 480 bénéficiaires directs sur une durée de 3 ans, dont 310 jeunes âgés de 18 à 29 ans et justifiant d’une expérience significative dans le domaine culturel, et 170 jeunes artistes souhaitant valoriser leur expérience. Au-delà des bénéficiaires directs, l’AMC devrait impacter positivement plus de 400 jeunes de quartiers défavorisés à travers le Royaume.

Le chef de la division de l’Action sociale à la préfecture des arrondissements Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, Tarik El Marrakchi, a noté à ce sujet, que « le siège de l’Académie des métiers de la culture a été équipé et aménagé par l’INDH pour un coût estimé à 1,9 million de DH« . Et d’affirmer, dans une déclaration à la presse, que ce partenariat « découle de l’expérience de la Fondation Ali Zaoua et des compétences dont elle dispose en termes de formateurs ».

(Avec MAP)

La Fondation Ali Zaoua ouvre un nouveau centre culturel à Fès

Ce centre, qui devra être inauguré samedi 18 janvier, est le quatrième centre culturel de la Fondation, après « Les étoiles de Sidi Moumen » à Casablanca (2014), « Les étoiles du Détroit » à Tanger (2016) et « Les étoiles du Souss » à Agadir (2019).

« Les étoiles » sont des centres culturels de proximité dont l’objectif est de permettre aux jeunes des quartiers urbains enclavés d’avoir accès aux arts et à la culture et de contribuer ainsi à leur développement personnel, indique la fondation dans un communiqué.

La Fondation Ali Zaoua dit être « convaincue que la culture, en particulier lorsqu’elle est proche des publics qui se trouvent à l’écart des offres culturelles habituelles, est un outil privilégié d’insertion socio-économique et de démocratisation ».

C’est dans cette optique qu’avec le soutien de la Fondation Drosos et de mécènes privés, elle ouvre son centre de Fès, qui est installé dans un riad. Il offrira une initiation aux disciplines artistiques contemporaines (théâtre, musique, danse, arts plastiques, photographie) et des cours de langues (français et anglais notamment), tout en s’attachant à transmettre aux jeunes générations la riche tradition culturelle fassie (artisanat, calligraphie et autres formes d’expression du patrimoine local).

« Les étoiles de la Médina » proposera en outre un programme régulier d’activités diverses (concerts, représentations théâtrales, projections de films, expositions), ainsi que des rencontres avec des créateurs nationaux et étrangers, afin de susciter, chez le jeune public, le goût de créer, et d’encourager les artistes en herbe.

A l’occasion de cette inauguration, « Les étoiles de la Médina » accueillera une exposition de tableaux de Hicham Maïdi et Fouzia Sekkat, le spectacle de danse « Rouh » de la compagnie Col’jam, un duo musical avec Oussama Bourouaïne et Saber Benaddad et une performance de la compagnie « Les étoiles de Sidi Moumen ».

(Avec MAP)

La Fondation Ali Zaoua ouvre son 5e centre culturel à Marrakech

Cette convention prévoit le soutien financier de la Fondation Société générale et de Société générale Maroc pour l’ouverture d’un nouveau centre culturel « les Etoiles » à Marrakech. Il s’agira ainsi du 5e centre ouvert par la Fondation Ali Zaoua.

« En sus du soutien financier, Société générale Maroc déploiera un mécénat de compétences, invitant ses collaborateurs à se rendre disponibles et s’investir solidairement dans des actions de soutien visant notamment l’éducation financière ou encore l’employabilité », peut-on lire dans un communiqué.

En France, PSA et Renault confirment leur reprise

Ce recul des immatriculations interrompt la timide reprise constatée sur les deux mois précédents (+2,6% en octobre, +3,4% en septembre). En novembre, 138.298 voitures neuves ont été vendues, selon le CCFA.

Dans ce contexte difficile, les constructeurs français ont confirmé leur redressement. Les ventes de PSA Peugeot Citroën ont progressé de 4,5% et celles du groupe Renault (qui rassemble la marque au losange et Dacia) de 3,8% le mois dernier.

«Les groupes français s’en tirent bien. (…) Ce sont les groupes étrangers qui ne suivent pas tout à fait», a commenté Patrick Blain, le président du CCFA.

Les constructeurs étrangers accusent globalement une baisse de 12,9% de leurs ventes.

La contraction des ventes du mois dernier tient à un effet calendaire, le mois de novembre comptant cette année deux jours ouvrables comptabilisés en moins par rapport à l’an dernier, a fait valoir le CCFA, qui reste optimiste pour la fin de 2013.

Corrigées des jours ouvrables, les immatriculations progressent de 5,7%. «Nous restons optimistes, le mois de décembre devrait être meilleur», a déclaré à l’AFP un porte-parole du CCFA.

Sur les onze premiers mois de l’année, les immatriculations restent en baisse de 7,1% en données brutes.

«Le marché est toujours tout à fait morose. Il est à peu près collé depuis l’été à la courbe de 2012. (…) On nage au fond de la piscine depuis le mois de juin et on ne remonte pas (…). L’avantage, c’est qu’une fois au fond, on ne peut plus descendre», a analysé Patrick Blain.

Le CCFA table toujours sur une baisse d’environ 6% des ventes à nombre de jours ouvrables comparables pour l’ensemble de l’année, a indiqué le porte-parole. Il reste donc relativement optimiste, après avoir révisé cette prévision en octobre, qui se situait jusque-là à -8%.

Les constructeurs comptent notamment sur le durcissement des malus écologiques à partir de 2014, et sur la disparition de certaines tranches du bonus, pour accélérer les ventes de fin d’année, selon le porte-parole.

Le mois de décembre est traditionnellement un mois favorable aux ventes de voitures neuves.

(Avec AFP)

Affaire Galvan: Extradition impossible, arrestation probable

"Le ministre de la justice va examiner avec son homologue espagnol les suites à donner au retrait de cette grâce". Selon le quotidien espagnol El-Pais, cette phrase a été négociée tout au long de la journée de dimanche entre le palais royal et le gouvernement espagnol. Citant Alberto Navarro, ambassadeur espagnol à Rabat,  il explique qu'elle ouvre la voie à ce que Daniel Galvan soit incarcéré en Espagne pour purger là bas le restant de sa peine.

Une extradition est impossible explique la même source, car il s'agit d'un ressortissant espagnol. L'Espagne, comme la plupart des pays, n'extrade pas ses propres ressortissants. La même source cite l'accord maroco-espagnol de coopération judiciaire qui prévoit que le condamné peut purger sa peine en Espagne.

Des rumeurs insistantes s'étaient propagées dimanche soir en début de soirée, laissant entendre que Daniel Galvan avait d'ores et déjà été arrêté en Espagne.  Aucune confirmation cependant n'a pu être obtenue mais cela paraît imporbable car il faut une base légale à une arrestation, donc un dossier fourni par le Maroc.

Le Roi Mohammed VI avait décidé de procéder au retrait de la grâce précédemment accordée à Daniel Galvan Fina de nationalité espagnole, a annoncé le Cabinet Royal dans un communiqué diffusé dimanche 4 août vers 19H30. En voici le texte intégral:

"Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a décidé de procéder au retrait de la grâce précédemment accordée au dénommé Daniel Galvan Fina de nationalité espagnole.

Ce retrait à caractère exceptionnel est décidé par Sa Majesté le Roi, Que Dieu l'assiste, en considération des défaillances qui ont marqué la procédure, de la gravité des crimes commis et du respect du droit des victimes.

En conséquence de cette décision, le Souverain a donné ses Hautes instructions au ministre de la justice à l'effet d'examiner avec son homologue Espagnol les suites à donner au retrait de cette grâce".

Il est à rappeler que, sur instructions formelles de Sa Majesté le Roi, une enquête approfondie est en cours, visant à déterminer les responsabilités et les points de défaillance qui ont pu mener à cette regrettable libération et d'identifier le ou les responsables de cette négligence.

Le Cabinet royal avait rendu public le samedi 3 août en soirée, un communiqué au sujet de la libération de Daniel Galvan Fina de Nationalité espagnole, dont voici le texte:

"A la suite de la libération, ces derniers jours, du dénommé Daniel Galvan Fina de Nationalité espagnole, condamné par la justice marocaine, le cabinet royal tient à apporter à la connaissance de l'Opinion publique les éléments d'information et les précisions suivants:

1. Sa Majesté le Roi Mohammed VI n'a jamais été informé, de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l'intéressé a été condamné.

2. Il est évident que jamais le Souverain n'aurait consenti à ce que Daniel Galvan Fina puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l'atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable.

3. Sa Majesté le Roi, en tant que premier protecteur des droits des victimes, de surcroît enfants, et de leurs familles, ne ménagera aucun effort pour continuer à les entourer de sa sollicitude. L'ensemble de l'action royale démontre à l'évidence, l'attachement du Souverain aux immuables valeurs morales, à la centralité de la promotion des Droits de l'Homme et de la protection de l'enfance ainsi qu'à la défense de la société marocaine contre toute atteinte et actions condamnables par la conscience humaine.

"Pour toutes ces considérations, Sa Majesté le Roi a décidé, dès qu'il a été informé des éléments du dossier, qu'une enquête approfondie soit diligentée en vue de déterminer les responsabilités et les points de défaillance qui ont pu mener à cette regrettable libération et d'identifier le ou les responsables de cette négligence afin de prendre les sanctions nécessaires. Les instructions seront également données au ministre de la justice afin de proposer des mesures de nature à verrouiller les conditions d'octroi de la grâce à ses différentes étapes".

Pour rappel, la libération de Daniel Galvan, ressortissant espagnol condamné pour des actes de pédophilie à l'encontre de 11 enfants, a suscité une profonde émotion et une violente colère au sein de l'opinion. Des sit-in ont été organisés dans quelques villes comme Tétouan et Rabat.