Fondation OCP : 89.000 bénéficiaires dans 13 pays et 221 projets portés en 2024

En 2024, la Fondation OCP a consolidé son rôle d’acteur clé du développement humain et durable, en mobilisant des ressources importantes autour de projets à fort impact social, éducatif et environnemental. Dans son rapport annuel, elle dresse un bilan chiffré de ses actions en 2024.

L’éducation comme priorité stratégique

L’éducation reste au cœur de l’action de la Fondation. Plus de 75.000 bénéficiaires ont été accompagnés à travers des programmes de soutien pédagogique, d’octroi de bourses, de digitalisation de l’enseignement et d’amélioration des infrastructures scolaires. 54% des bénéficiaires de ces programmes sont des femmes.

Les efforts ont notamment porté sur les Lycées d’excellence de Benguérir et Rabat, avec 1.406 élèves encadrés et 21 cadres pédagogiques mobilisés. Par ailleurs, 4.052 étudiants marocains et subsahariens ont bénéficié de bourses d’études, en partenariat avec la Fondation Ibn Rochd.

La Fondation a également poursuivi son soutien aux Centres de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) publics, avec la mise en place de laboratoires de langues, de programmes de digitalisation et de dispositifs de formation pour les enseignants.

Inclusion, égalité et handicap : des engagements concrets

La Fondation OCP place l’inclusion au centre de sa stratégie. En 2024, 48.784 femmes ont été bénéficiaires de ses actions, soit plus de la moitié des personnes touchées.

Sur le champ du handicap, des programmes ciblés ont permis à plus de 340 enfants et jeunes d’être accompagnés dans leur scolarité ou leur insertion professionnelle. 52 auxiliaires de vie scolaire ont été formées pour encadrer 52 enfants en situation de handicap. La Fondation a également soutenu des enfants autistes, trisomiques ou déficients auditifs, en collaboration avec des associations spécialisées.

Recherche, innovation et digitalisation

En matière de recherche et d’innovation, 153 projets de R&D ont été financés, impliquant 612 chercheurs, dont 48% de femmes. 21 fonds thématiques ont été mobilisés pour adresser des enjeux tels que la sécurité alimentaire, la transition énergétique, la santé, la biotechnologie ou encore les ressources naturelles.

Le Centre national de digitalisation de l’enseignement (CNDE), logé à l’UM6P, a finalisé 62 projets et lancé 86 nouveaux en 2024, avec pour objectif de renforcer l’accès équitable à l’enseignement supérieur à travers la production de contenus pédagogiques numériques.

Un appui structurant aux coopératives et à l’entrepreneuriat social

Le soutien aux coopératives a également été renforcé. Le programme Mourafaka a permis d’accompagner 600 coopératives marocaines dans les 12 régions du pays. 71% des bénéficiaires des initiatives liées à l’entrepreneuriat social sont des femmes.

Des dispositifs de formation, d’équipements, ainsi que des prix d’encouragement ont été attribués tout au long de l’année. À l’international, des actions similaires ont été menées en Afrique subsaharienne, notamment au Malawi, au Zimbabwe, au Sénégal, et même en Inde et au Brésil.

La Fondation a également déployé des projets dans 13 pays, avec un accent mis sur l’agriculture durable, la sécurité alimentaire, la résilience climatique et l’éducation. 590 hectares ont ainsi été reboisés, principalement en Afrique de l’Ouest. Des équipements ont été livrés à des coopératives agricoles, à des écoles ou encore à des stations de radio rurales.

Al Haouz : une réponse d’urgence et une vision durable

Après le séisme qui a frappé la région d’Al Haouz, la Fondation OCP a déployé une réponse rapide pour garantir la continuité scolaire. En 2024, elle a contribué à la reconstruction de 436 modules, incluant 263 classes, 100 blocs sanitaires et 26 bureaux administratifs.

Mais l’intervention ne s’est pas limitée à l’urgence. En partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), un prototype d’école durable a été conçu. Adapté aux contextes ruraux, il mise sur l’usage de matériaux locaux, une architecture résiliente et une meilleure efficacité énergétique. Objectif : offrir un cadre d’apprentissage adapté, durable et reproductible dans d’autres zones vulnérables.

Un fonds d’un milliard de DH pour le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a lancé, le 7 avril à Benguérir, le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation (PNARDI).

Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en  œuvre d’une convention-cadre paraphée, à cette occasion, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, et le président directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab, pour faire de la recherche et de l’innovation des moteurs essentiels du développement national à travers des appels à projets dans les thématiques prioritaires.

 

Doté d’un financement d’un milliard de DH, à travers un fonds conjoint du ministère et du groupe OCP, répartis sur quatre éditions entre 2025 et 2028 et dont 200 millions de DH orientés spécifiquement à la mobilisation des compétences marocaines résidant à l’étranger dans le système national de la recherche et de l’innovation, ce programme vise à stimuler une recherche scientifique et technologique d’excellence, tout en formant une nouvelle génération de jeunes chercheurs prêts à relever les défis de demain et mobiliser et diversifier les ressources et les moyens indispensables au financement du système national de recherche scientifique.

Il s’agit aussi d’asseoir un investissement consistant et régulier en faveur d’une recherche scientifique excellente à même de hisser le Maroc au rang des grandes nations en matière de recherche, d’innovation et de formation.

Renforcer l’excellence scientifique

Le PNARDI plaide pour une approche partenariale de cofinancement entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et la Fondation OCP, et la collaboration du CNRST et de l’UM6P pour un déploiement performant.

Il ambitionne de renforcer l’excellence scientifique dans plusieurs secteurs stratégiques, entre autres l’eau, l’extraction, le traitement et la valorisation des phosphates et de leurs dérivés, la santé, la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les sciences humaines et sociales.

À travers ce partenariat, l’UM6P mettra à contribution ses laboratoires vivants, son infrastructure de recherche de classe mondiale et son réseau de partenariats internationaux pour permettre d’accélérer les retombées positives de ce nouveau fonds.

Cette 1re édition du PNARDI se décline en trois sous-programmes complémentaires :

– le programme R-D Jeunes Chercheurs (Ibn Battouta), qui soutient l’émergence de nouvelles générations de scientifiques,

– le programme R-D Thématiques prioritaires (Ibn Albanna) ciblant des axes stratégiques à fort potentiel d’innovation,

– le programme Transfert technologique (Nefzaouia) dédié au renforcement du lien entre la recherche et les besoins économiques en favorisant la création de richesse des avancées scientifiques.

À rappeler que trois conventions spécifiques se rapportant à la déclinaison de ces trois sous-programmes ont été signées lors de la cérémonie de lancement officiel de ce programme, qui s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général de la Fondation OCP, Abdelhadi Sohaib, de la directrice du CNRST, Jamila El Alami, du président de l’UM6P, Hicham El Habti, des personnalités éminentes du monde académique et de la recherche, ainsi que de représentants d’institutions nationales.

(Avec MAP)

Handicap : comment la Fondation OCP promeut l’éducation inclusive

Pour la fondation OCP, l’éducation inclusive va au-delà de l’accès à l’éducation. Elle ouvre également la voie à l’insertion socio-professionnelle des personnes à besoins spécifiques.

Pour ce faire, la Fondation OCP s’associe à des partenaires engagés, partageant la même vision d’un monde plus inclusif et équitable pour tous. Elle soutient également diverses organisations et associations nationales, des professionnels de l’éducation spécialisée, pour garantir une prise en charge adaptée aux besoins individuels de chaque personne et les intégrer avec sérénité dans le marché du travail.

85 jeunes accompagnés dans les métiers de l’hôtellerie 

La Fondation OCP soutient, depuis 2021, l’association Hadaf pour son projet de remise à niveau et de développement de la maison d’hôtes « Dar Diaf ». Cette initiative vise à l’insertion sociale et professionnelle de 85 jeunes en situation de handicap mental en mettant à leur disposition une structure de formation professionnelle adaptée, en plus d’activités créatives et productives.

Plus qu’une maison d’hôtes, Dar Diaf est un lieu polyvalent qui sert de terrain de stage pour les jeunes bénéficiaires en formation dans les métiers de l’hôtellerie. L’espace réhabilité a été officiellement inauguré le 30 novembre 2022.

Un soutien à l’association Al Manar pour accompagner 16 enfants

En 2021, la Fondation OCP a établi un partenariat avec l’association Al Manar, pour soutenir 16 enfants en situation de handicap mental. L’objectif central de cette initiative était de favoriser leur éducation spécifique, en vue de préparer une intégration harmonieuse dans la société et le monde professionnel.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, un éventail d’activités spécialement conçues a été mis en place, recouvrant entre autres des activités de socialisation, des activités scolaires, des activités sportives, des travaux manuels, des activités artistiques pour améliorer leur expression, leur confiance en eux et leur aisance corporelle.

D’autre part, un programme d’insertion professionnelle et de suivi a été mis en place pour préparer les adolescents à une carrière professionnelle, comprenant des ateliers de formation en cuisine, en jardinage et en entretien.

La Fondation parraine des enfants et jeunes à l’association Anais

Par le biais de l’association Anais, la Fondation OCP parraine 22 enfants en situation de handicap, en visant leur développement, épanouissement et autonomie sociale malgré les obstacles auxquels ils sont confrontés.

Cette démarche englobe divers objectifs : développer leurs capacités d’apprentissage, promouvoir leur bien-être général, préserver les compétences acquises, accroître leurs connaissances, renforcer leur autonomie, libérer leur potentiel de croissance, encourager les échanges entre les bénéficiaires et le sentiment d’appartenance à un groupe…

D’autre part, Anais se compose de quatre ateliers professionnels majeurs et d’un atelier d’accompagnement socioprofessionnel. Ces espaces sont dédiés aux stagiaires confirmés et à ceux en formation, âgés de 20 ans et plus. Actuellement, 76 jeunes dont 11 sont soutenus par la Fondation OCP, bénéficient de cet accompagnement à travers : l’atelier Restauration, l’atelier Pâtisserie, l’atelier Blanchisserie et l’atelier Jardinage.

La prise en charge des personnes à besoins spécifiques

La prise en charge des personnes à besoins spécifiques joue un rôle central dans le processus global d’inclusion. Dans cette perspective, la Fondation OCP collabore étroitement avec un large éventail de partenaires. Cet engagement se matérialise à travers l’accompagnement de plusieurs autres initiatives, parmi lesquelles :

– APAEP : prise en charge éducative et thérapeutique de 28 enfants et jeunes autistes ;

– SOS Autisme : prise en charge et insertion en milieu scolaire de 20 enfants autistes ;

– Association Al Amal : création de 10 classes pour la prise en charge éducative d’enfants autistes et équipement du réfectoire ;

– Manbar Al Mouak : accompagnement pédagogique et thérapeutique de 20 enfants en situation de handicap mental pour une inclusion scolaire et sociale ;

– Fondation Lalla Asmae : soutien à la prise en charge de 50 enfants malentendants.

Depuis sa création, la Fondation OCP a soutenu 460 coopératives agricoles

La Fondation OCP place la recherche et développement et l’innovation sociale comme leviers stratégiques de changements structurels, de création de richesses et de développement social, notamment au niveau de la sécurité alimentaire, de l’inclusion des femmes et de l’agriculture.

La fondation ambitionne d’élaborer, d’appuyer et d’intégrer des solutions novatrices, durables et inclusives pour répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels le continent africain est confronté, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’agri-business. Elle aspire à promouvoir et disséminer l’innovation sociale à travers trois missions majeures :

– L’empowerment : en menant des actions de sensibilisation, en renforçant les compétences et en apportant l’expertise, le conseil et l’accompagnement aux partenaires.

– L’incubation et catalyse : en offrant un cadre propice à l’expérimentation et à l’incubation des pilotes ainsi qu’un dispositif d’appui à l’écosystème national et africain de l’innovation sociale : accompagnement, mise à disposition de ressources humaines et financières, moyens et outils, réseautage, mentorat, autonomisation…

– La capitalisation et diffusion : en mettant à disposition les études et la data pour alimenter la démarche d’innovation sociale et développer les nouveaux modèles opérationnels pour l’innovation sociale.

800 coopératives accompagnées

En adoptant l’Economie sociale et solidaire (ESS) au cœur de sa démarche d’innovation sociale, la Fondation OCP aspire entre autres à encourager l’échange et la collaboration entre les acteurs de l’écosystème de l’économie sociale, développer des services innovants d’accompagnement des structures de l’ESS et des modèles de projets d’entrepreneuriat social viable et inclusif.

Depuis sa création, le Fondation a pu accompagner et former plus de 800 coopératives marocaines et africaines à travers :

– Accompagnement de 24 jeunes porteurs de projets coopératifs dans le cadre du programme « Jil lmoutadamine » ;
– Soutien de 32 coopératives dans le cadre du programme « Lala Al mouataaouina » ;
– Accompagnement et formation de 600 coopératives marocaines nouvellement créées dans 12 régions du Maroc dans le cadre du programme « Mourafaka » ;
– Création d’un réseau de networking au profit de 55 coopératives à travers le programme « Rawabit » ;
– Co-organisation du Forum africain des coopératives et mobilisation de 60 experts internationaux et du développement de l’économie sociale et solidaire ;
– Création d’une marketplace solidaire « Sookoa » avec 74 coopératives inscrites ;
– Programme de formation des formateurs au profit de 19 conseillers coopératifs.

L’ESS peut s’avérer particulièrement pertinente pour le secteur agricole, estime la Fondation. C’est pourquoi cette dernière soutient depuis sa création plus de 460 coopératives opérant dans l’agriculture et l’agro-alimentaire, soit 58% des coopératives accompagnées.

 R&D : 190 projets de recherche appuyés 

La fondation OCP et l’UM6P développent et mettent en œuvre constamment, des initiatives communes, visant à impulser l’innovation, la recherche et le développement. Objectifs :

– Le développement d’un modèle innovant de gestion technique, scientifique, administrative et financière des fonds de recherche ;
– Le développement du réseau R&D de l’écosystème marocain et africain et des réseaux d’experts ;
– La promotion de la recherche au niveau national et en Afrique et orientation vers la recherche appliquée.

Au total, 190 projets de recherche ont été appuyés, dont 30 concernant des sujets liés de près ou de loin à l’agriculture, soit plus de 15% des initiatives, et ce, pour renfoncer notamment l’engagement du groupe à relever le défis de la sécurité alimentaire.

Agriculture et IA : promouvoir la participation des femmes à la recherche en Afrique

Un partenariat scellé en 2019 entre la Fondation « Mujeres Por Africa », l’UM6P et la Fondation OCP soutient l’autonomisation des femmes africaines en vue de réduire les inégalités du genre sur le continent. L’initiative intitulée « Femmes unies ensemble pour la recherche, la technologie, l’environnement et la science (FUERTES) » vise l’amélioration de la recherche agricole au Sénégal à travers la formation des femmes chercheuses et doctorantes  sénégalaises spécialistes en agriculture durable au sein de l’Université de Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN).

Le projet a permis d’appuyer 22 femmes chercheuses et doctorantes, à travers des sessions de formation en ligne, séjour d’échange au Maroc et coaching pour montage de projet.

D’autre part, la Fondation OCP et l’Ai Mouvement de l’Université Mohamed VI Polytechnique se proposent, dans le cadre d’un partenariat, de mettre en œuvre le programme « Women in Tech and AI » afin de stimuler le développement de la femme africaine dans différents domaines liés aux secteurs de l’intelligence artificielle.

L’objectif principal du programme est de contribuer aux initiatives de développement technologique basées sur l’IA portées par les femmes et adaptées aux réalités et défis de l’Afrique. Il s’agit d’un programme de 6 mois comprenant des formations en ligne, un summer camp à l’UM6P ainsi qu’un programme d’incubation et d’accélération pour les projets sélectionnés. 50 femmes africaines ont été sélectionnées pour la première cohorte.

Economie sociale et solidaire : plus de 800 coopératives marocaines et africaines accompagnées par la Fondation OCP

Soutenant l’émergence de l’économie sociale et solidaire, la Fondation OCP a pour ambition d’appuyer son écosystème et ses parties prenantes en matière d’innovation sociale, et d’impulser ainsi un nouveau paradigme pour le développement, apprend-on auprès de cette institution.

La Fondation OCP déploie ainsi des initiatives visant à encourager l’innovation sociale pour soutenir le développement des structures de l’économie sociale et solidaire, à renforcer la professionnalisation de ce secteur et à encourager la création de coopératives féminines en tant que structures contribuant à l’autonomisation des femmes, à développer les capacités et compétences du secteur, à encourager l’innovation et la recherche scientifique à travers le développement de partenariats pour accélérer le développement de l’économie sociale et solidaire, et à soutenir la démarche qualité pour développer des filières régionales de production à valeur ajoutée.

Plus de 800 coopératives marocaines et africaines accompagnées et formées

La Fondation OCP annonce avoir accompagné et formé plus de 800 coopératives marocaines et africaines dans ce cadre.

Quelque 39 coopératives, dont quatre portées par des ressortissants subsahariens originaires de cinq pays africains, se sont vu attribuer le prix « Jil Moutadamine » [Génération solidaire]. Ce dernier a pour objectif d’accompagner et de soutenir des jeunes proposant des projets coopératifs innovants et durables à fort impact économique, social et environnemental. Ayant connu la participation de 288 jeunes coopératives et 139 porteurs de projets coopératifs, le programme « Jil Moutadamine » vise à développer les coopératives et à les encourager à l’innovation sociale pour améliorer les conditions économiques, sociales et éducatives de leurs membres.

La Fondation OCP a par ailleurs soutenu des coopératives dans le cadre du programme « Lala Al Mouataaouina« . Il s’agit d’un prix d’appui aux coopératives féminines marocaines lancé en mars 2020, en partenariat avec l’Office de développement de la coopération (ODCO). Au total, 24 coopératives ont été primées depuis le lancement de ce programme, qui a pour vocation de récompenser les meilleurs projets présentés par les coopératives féminines visant leur mise à niveau et/ou le développement de leurs activités.

Dans le cadre de « Mourafaka« , programme intégré de formation et d’accompagnement de coopératives nouvellement créées − fruit d’un partenariat entre le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, l’UM6P, l’Office de développement de la coopération (ODCO) et la Fondation OCP −, une première cohorte de 243 coopératives réparties sur quatre régions ont été sensibilisées, formées et accompagnées, lit-on encore dans le communiqué.

A terme, 600 coopératives seront sélectionnées à travers le Maroc, tandis que 600 autres seront diagnostiquées grâce à ce programme. En parallèle, 3.000 coopérants (et coopérantes) seront impactés par le programme, 1.800 coopérants (et coopérantes) seront accompagnés et coachés et 80 projets à fort potentiel seront montés et financés.

Parmi les autres actions initiées par la Fondation OCP pour appuyer l’émergence de l’économie sociale et solidaire, figure la création d’un réseau de networking au profit de coopératives à travers le programme « Rawabi« , une initiative mettant en œuvre des activités de mise en réseau, la co-organisation du Forum africain des coopératives, la création d’une marketplace solidaire « Sookoa » et le lancement du Programme de formation des formateurs au profit de conseillers coopératifs.

Le Lycée d’excellence de Benguérir, fabrique marocaine des futurs polytechniciens (Le Monde)

En 2020, pas moins de 17 élèves du Lydex de Benguérir, ouvert en 2015, ont intégré l’Ecole polytechnique en France, a annoncé Le Monde, dans un article dédié à l’établissement marocain.

Dans le classement 2021 des prépas Maths spé MP/MP* (maths physique), le Lydex de Benguérir est à la 6e place sur 134 établissements.

Fruit d’un partenariat public-privé et entièrement financé par la Fondation OCP, Le Monde souligne que l’établissement recrute des « petits génies » venus de tout le pays,  » avec une discrimination positive pour les gens démunis « .

« Pour favoriser la diversité sociale et géographique, près des deux tiers des élèves qui rejoignent les classes préparatoires aux grandes écoles (CGPE) du Lydex sont sélectionnés en dehors des canaux officiels. Après examen de leur dossier, ils passent une épreuve écrite puis un entretien, » précise la même source.

La Fondation OCP accompagne des coopératives marocaines à Dakar

Ces coopératives mettent en avant l’expérience marocaine dans l’économie sociale et solidaire, souligne la Fondation dans un communiqué.

La Fondation, qui participe, en partenariat avec le ministère marocain du Tourisme, à cette 2e édition du salon, indique que cette manifestation s’inscrit dans le cadre des initiatives lancées par les Groupes d’impulsion économiques Maroc-Sénégal et Maroc-Côte d’Ivoire.

Le salon ESS de Dakar connaît la participation de 52 coopératives marocaines qui se fixent pour objectifs de mettre en avant les produits du terroir et l’artisanat marocains, de partager leurs expériences avec les coopératives africaines et de développer des opportunités d’accès à de nouveaux marchés.

A cette occasion, trois prix seront attribués par la Fondation OCP aux coopératives les plus innovantes. La Fondation OCP contribue également à l’enrichissement du programme scientifique prévu en marge du salon, à travers la participation aux panels autours des thématiques du marketing digital et du développement territorial de l’économie sociale et solidaire.

Birmanie: attentat à la bombe dans un grand hôtel de Rangoun

Alors que la Birmanie vient de prendre la présidence de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (Asean), les autorités ont exprimé leurs craintes que ces attentats qui ont fait deux morts et plusieurs blessés soient destinés à saper le processus de réformes engagé par le gouvernement depuis la dissolution de la junte en 2011.

Une cliente américaine de l’hôtel Traders, établissement de luxe du centre-ville de Rangoun très prisé des touristes étrangers et des hommes d’affaires, a été blessée à la cuisse et à la main par l’explosion qui s’est produite dans sa chambre, et son état s’améliorait mardi, selon la police.

«C’était une bombe à retardement, un réveil y était attaché», a assuré mardi à l’AFP sous couvert de l’anonymat un responsable de la police qui s’était rendu dans la nuit à l’hôtel où étaient déployés soldats et chiens renifleurs.

Une autre source policière a indiqué que le précédent occupant de l’hôtel, un homme de 27 ans, avait été interpellé pour interrogatoire.

«L’homme qui séjournait (dans la chambre) avant la famille américaine a été arrêté parce que nous le soupçonnons. Il a été interpellé dans l’Etat Mon (sud-est du pays) tôt ce matin, mais il est trop tôt pour dire s’il avait installé la bombe», a-t-elle précisé.

Deux autres personnes ont été interpellées pour interrogatoire dans le cadre de l’enquête sur la série de bombes des derniers jours, a-t-il ajouté.

L’explosion à l’hôtel Traders, propriété du groupe Shangri-La, est en effet intervenue dans un climat d’inquiétude après cette série de déflagrations dont les responsables n’ont pas été identifiés.

Vendredi, un homme et une femme avaient été tués et une autre personne blessée dans l’explosion d’un engin artisanal dans une maison d’hôte de la ville de Taunggu, à environ 65 kilomètres de la capitale Naypyidaw, selon la police.

Pour «faire peur»

Deux autres engins ont explosé dimanche à Rangoun, l’un à un arrêt de bus, l’autre placé sous un camion, blessant deux adolescents, selon les autorités.

Deux engins artisanaux ont également été retrouvés lundi à Rangoun et à Mandalay.

Et deux autres explosions ont eu lieu tôt mardi matin dans un restaurant et près d’une pagode dans la région de Sagaing (centre), sans faire de victimes, a indiqué le lieutenant-colonel Min Aung, du département Renseignement et sécurité de la police nationale, notant que les autorités partaient du principe qu’elles étaient également dues à des engins explosifs.

«Il est toujours trop tôt pour dire qui est responsable de ces actes», a-t-il insisté mardi.

Ye Htut, porte-parole du président Thein Sein, a de son côté estimé que les récentes explosions étaient destinées à «faire peur à la population». «Je pense que quelqu’un ou une organisation a demandé à des gens de faire exploser les bombes», a-t-il déclaré à Radio Free Asia.

«Je pense que les explosions pourraient avoir été programmées pour coïncider avec le fait que la Birmanie vient de prendre la présidence de l’Asean et se prépare à accueillir les Jeux d’Asie du Sud-Est, pour que la communauté internationale se méprenne sur la situation de stabilité et de paix en Birmanie», a-t-il ajouté.

Les explosions étaient relativement courantes sous l’ancienne junte, qui les mettait régulièrement sur le compte des groupes armés des minorités ethniques.

Trois bombes avaient notamment explosé dans un parc de Rangoun en avril 2010 pendant les festivités du Nouvel an bouddhiste, faisant dix morts et des dizaines de blessés.

Mais de tels événements se sont raréfiés depuis la dissolution de la junte en 2011 et le lancement de réformes spectaculaires par le nouveau gouvernement qui a notamment conclu des accords de paix préliminaires avec les principaux groupes rebelles.

Le pays à grande majorité bouddhiste a toutefois été secoué depuis 2012 par plusieurs vagues de violences entre bouddhistes et musulmans, qui ont fait au total quelque 250 morts et plus de 140.000 déplacés, en grande majorité des musulmans.

En 2012, la Birmanie a franchi la barre du million de touristes (et pourrait atteindre le 1,5 million en 2015, selon la Banque asiatique de développement), certes encore loin de son voisin thaïlandais et de ses 20 millions de touristes annuels.

(Par AFP)