Le Groupe Managem relance le projet de la mine d’or d’Eteke au Gabon

Selon la présidence gabonaise, le président Brice Oligui Nguema a reçu Imad Toumi, PDG du groupe Managem, ce jeudi 16 octobre 2025.

Cette audience vise à renforcer le cadre de la coopération entre le Gabon et Managem, où le groupe est déjà présent à travers la mine d’or de Bakoudou. Les nouvelles discussions ont porté sur le développement et l’exploitation de nouveaux projets miniers, en particulier celui de la mine d’or d’Eteke.

Situé dans la province de Ngounié, le permis d’exploration d’Eteke, d’une superficie de 1.408 km², a été acquis par le groupe en 2007.

Depuis, les travaux de développement de Managem ont identifié des réserves probables de 452.000 onces d’or sur trois gisements exploitables à ciel ouvert et nécessitant des investissements d’environ 138 millions de dollars.

À l’issue de cet entretien, le président gabonais Brice Oligui Nguema a affirmé sa volonté d’assurer une gestion transparente et souveraine des richesses minières au bénéfice de son pays.

De son côté, Imad Toumi a renouvelé l’engagement du groupe Managem à soutenir le Gabon dans la valorisation durable de ses ressources.

En plus du Gabon, le groupe Managem est également présent dans quatre autres pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et le Soudan, où il mène d’autres projets d’exploitation d’or.

À la Mosquée Hassan II de Libreville, l’ambassadeur du Maroc accompagne le président de la transition gabonaise

Le Président de la Transition au Gabon, le général Brice Oligui Nguema, a reçu, le mardi 4 mars, les responsables du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon ainsi que l’ambassadeur du Maroc, Abdellah Sbihi. Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État gabonais de témoigner sa solidarité à la communauté musulmane en ce mois de Ramadan, indique un communiqué de la présidence.

À l’issue de cet entretien, le président gabonais s’est rendu à la Mosquée Hassan II de Libreville, accompagné de l’ambassadeur du Maroc, où il a pris part à la prière du Maghreb, marquant ainsi la rupture du jeûne aux côtés de la communauté musulmane.

Addoha signe un partenariat avec l’État gabonais pour 5.000 logements sociaux

Le groupe immobilier Addoha et le gouvernement gabonais ont signé une convention le 13 février 2025 pour la construction de 5.000 logements sociaux sur une période de sept ans.

Ce projet vise à combler une partie du déficit en logements dans le pays, en proposant des unités accessibles à différentes catégories sociales.

Les premières constructions auront lieu dans les zones d’Angondjé et de Pont Nomba, avec l’intention d’étendre l’initiative à d’autres régions. Le groupe Addoha, reconnu pour son expertise en Afrique, notamment au Maroc et en Côte d’Ivoire, mettra à profit son expérience pour garantir la qualité des logements et le respect des délais.

L’État gabonais, à travers le ministère de l’Habitat, veut rendre ce projet opérationnel dans les plus brefs délais, dans le cadre de son engagement à améliorer l’offre de logements et à encourager un développement urbain durable.

CAN 2025. Le Maroc en quête d’équilibre face au Gabon

Une confrontation ouverte et offensive. C’est ainsi que Walid Regragui a décrit en conférence de presse le match qui opposera le Maroc au Gabon, ce vendredi 15 novembre (20h), à Franceville. Le sélectionneur national ne croit pas si bien dire, au vu de la dernière partie entre les deux équipes.

Avant de recevoir l’équipe nationale pour la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui se déroulera au Maroc à partir du 21 décembre 2024, le Gabon avait déjà affronté les Lions de l’Atlas il y a trois mois, lors du match d’ouverture du Groupe B. Le Maroc s’était largement imposé (4-1), mais les Lions de l’Atlas avaient été sérieusement bousculés par les Panthères.

L’issue de la rencontre aurait sans doute été différente sans un Yassine Bounou en grande forme. Auteur de plusieurs arrêts réflexes décisifs, le portier marocain avait également repoussé un penalty. Menés par un trio offensif composé de Pierre-Emerick Aubameyang, Denis Bouanga et Shavy Babicka, les Gabonais avaient donné du fil à retordre aux Marocains, exploitant les boulevards dans la défense de l’EN.

Isolé à la récupération, Sofyan Amrabat n’a pas réussi à contenir les transitions offensives rapides du Gabon. Peu protégé, l’axe défensif, composé de Nayef Aguerd et Abdel Abqar, a été submergé par le flot incessant des appels en profondeur d’Aubameyang et ses coéquipiers.

De fait, s’il n’est pas aisé de s’enthousiasmer pour ce Gabon-Maroc uniquement au regard de son enjeu comptable, puisque les deux équipes sont déjà qualifiées pour la CAN 2025, il sera plus facile de s’y intéresser à travers le prisme de la performance et de la cohésion collective recherchée par le Onze national. 

Ce rendez-vous sera également l’occasion d’observer la manière dont Achraf Hakimi et ses coéquipiers gèrent leur premier match hors de leur base depuis leur élimination en huitième de finale de la CAN 2023 face à l’Afrique du Sud. Il pourrait aussi permettre de dissiper les doutes qui accompagnent les hommes de Walid Regragui à l’approche de la compétition continentale.

Prolonger sa série de six victoires

Dans un stade de Franceville chauffé à blanc, le Maroc évoluera en terrain hostile. L’humidité sera élevée (80%), mais les températures ne devraient pas dépasser les 22 degrés. Bien que les images du dernier entraînement des Lions de l’Atlas montrent une pelouse en bon état, Walid Regragui a toutefois prévenu lors de la conférence de presse d’avant-match : « Tous les matchs à l’extérieur en Afrique sont difficiles ».

Il s’agit donc d’une rencontre importante pour une équipe qui devra valider sa qualification pour la Coupe du Monde 2026 en se déplaçant au Niger, le mardi 25 mars 2025. Le Maroc aura également la responsabilité de prolonger sa série de six victoires et surtout de donner l’impression qu’il ne perd pas son temps.

À cet effet, le sélectionneur pourra compter sur ses cadres. Comme à l’accoutumée, Walid Regragui a brouillé les pistes en expliquant qu’il procédera à une revue d’effectifs sans trop chambouler l’équipe. Autrement dit, il alignera son meilleur onze afin d’effacer le souvenir amer de la victoire au match aller.

Même si Nayef Aguerd, Azzedine Ounahi et Soufyan Amrabat sont en meilleure forme, les équilibres en défense et au milieu de terrain restent fragiles. Si Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui sont assurés d’occuper respectivement les couloirs droit et gauche de l’arrière-garde marocaine, le sélectionneur n’a toujours pas trouvé un complément à Nayef Aguerd dans l’axe central.

À l’aller, Abdel Abqar a souffert face à la rapidité des Panthères. Depuis, Walid Regragui a aligné à deux reprises Jamal Harkass lors du dernier rassemblement d’octobre. Cependant, le défenseur du Wydad de Casablanca n’est pas encore indiscutable dans l’esprit du sélectionneur. Les attaquants gabonais lui offrent justement l’occasion de se montrer.

Maintenir l’équilibre du bloc équipe

Un peu plus haut sur le terrain, Sofyan Amrabat occupera un rôle de sentinelle devant la défense. Toutefois, par précaution, Walid Regragui pourrait être tenté de titulariser à ses côtés un joueur capable de l’épauler, afin de maintenir l’équilibre du bloc équipe, qui sera structuré autour d’un système en 4-2-3-1.

Or, il n’y a pas pléthore d’options à ce poste. Azzedine Ounahi en est une, mais il ne brille pas par sa culture défensive. Toutefois, sa titularisation présenterait l’avantage de mettre Brahim Diaz dans les meilleures dispositions, derrière les attaquants, dans une position axiale qu’il affectionne particulièrement.

La vision de jeu et la précision dans les 30 derniers mètres du madrilène sont des atouts précieux pour exploiter la vitesse et l’activité de Soufiane Rahimi sur le côté droit de l’attaque marocaine. D’autant plus que le système en 4-2-3-1 se transforme souvent en 4-4-2, avec Brahim Diaz qui prend la place de Soufiane Rahimi lorsque ce dernier se rapproche de Ayoub El Kaabi, auteur cette saison de 11 buts et deux passes décisives en 16 matchs. 

Bref, les enjeux de ce Gabon-Maroc sont multiples à défaut d’être comptables. Il s’agira d’engranger de la confiance et « des certitudes pour progresser collectivement », assure le sélectionneur. Verdict, ce vendredi, au coup de sifflet final, aux alentours de 22h.

Voici la composition probable :

Gardien : Yassine Bounou ;

Défense : Achraf Hakimi, Jamal Harkass, Nayef Aguerd, Noussair Mazraoui ;

Milieu de terrain : Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi, Brahim Diaz ;

Attaque : Soufiane Rahimi, Ayoub El Kaabi, Abdessamad Ezzalzouli ;

Équipe nationale. Un groupe de 26 joueurs avec Yahya Attiat Allah et Adam Masina

L’équipe nationale poursuivra sa préparation pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 les vendredi 15 et lundi 18 novembre. Le groupe des 26 joueurs convoqués par le sélectionneur national Walid Regragui se rendra d’abord à Franceville, dans le sud-est du Gabon, avant de recevoir le Lesotho au stade d’honneur à Oujda.

Dévoilée sur les réseaux sociaux de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la liste des internationaux sélectionnés pour le dernier rassemblement de l’année est composée des cadres habituels, à l’exception de Hakim Ziyech pour la deuxième fois d’affilée.

La volonté du staff technique de poursuivre ses expérimentations a conduit à la convocation de quatre gardiens de but. En plus des habitués, Yassine Bounou et Munir El Kajoui, le sélectionneur a rappelé le portier du MAS de Fès, Salaheddine Chihab, ainsi que Ayoub El Khayati, qui garde les cages des FAR de Rabat.

En défense, Walid Regragui a renouvelé sa confiance à Jamal Harkass. Une décision logique, puisque le défenseur central du Wydad de Casablanca a été à son avantage lors des matchs du mois d’octobre. Nayef Aguerd et Abdelkabir Abqar complètent le trio de défenseurs centraux, soit un joueur de moins à ce poste par rapport à la dernière liste.

Une urgence explique la convocation de trois arrières gauches : l’absence sur blessure de Youssef Belaamri a été compensée par le retour de Yahya Attiat Allah (Al Ahly, Égypte) et de Adam Masina. Le latéral du Torino (Italie) n’avait plus eu l’occasion de porter le maillot de l’équipe nationale depuis plus de deux ans (le 9 juin 2022).

Le prometteur Adam Aznou, qui n’a toujours pas eu sa chance en équipe A avec le Bayern Munich, sera également de la partie, au même titre que ses homologues côté droit, Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui. Au milieu du terrain, on note le retour de Amir Richardson, même s’il ne s’est pas encore imposé à la Fiorentina, son nouveau club.

En attaque, l’absence de Hakim Ziyech permettra certainement à Brahim Diaz d’étendre son influence sur l’animation offensive de l’équipe nationale. Son retour de blessure est une bonne nouvelle pour parfaire les automatismes avec ses coéquipiers, notamment la triplette d’avant-centre composée de Youssef En-Nesyri, Ayoub El Kaabi et Soufiane Rahimi. 

Voici la liste des 26 joueurs convoqués : 

Gardiens : Yassine Bounou, Munir Mohamedi, Salaheddine Chihab, Ayoub El Khayati.

Défenseurs : Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui, Nayef Aguerd, Abdelkabir Abqar, Jamal Harkass, Adam Masina, Adam Aznou, Yahya Attiat Allah.

Milieux : Bilal El Khannouss, Amir Richardson, Ismail Saibari, Sofyan Amrabat, Oussama Targhalline, Eliesse ben Seghir, Azzedine Ounahi.

Attaquants : Ilias Akhomach, Brahim Diaz, Soufiane Rahimi, Ayoub El Kaabi, Youssef En-Nesyri, Osame Sahraoui, Abde Ezzalzouli.

Équipe nationale. Les erreurs à éviter pendant la CAN 2025

Malgré l’absence d’enjeu comptable, les deux rencontres disputées par l’équipe nationale lors des 1re et 2e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 ont été riches en enseignements. Pendant cette trêve internationale, le Maroc, déjà qualifié en tant que pays organisateur, a livré deux prestations qui laissent à désirer.

Contre le Lesotho, lundi 9 septembre, les Lions de l’Atlas ont peiné, affichant d’importantes lacunes sur le plan offensif. Ils ne doivent leur salut qu’à une réalisation de Brahim Diaz au bout du temps additionnel. Trois jours plus tôt, face au Gabon, c’est l’animation défensive qui avait failli. L’issue de la rencontre aurait sans doute été différente sans un Yassine Bounou des grands soirs (6 arrêts). 

Conscient des difficultés éprouvées par ses joueurs, Walid Regragui ne s’inquiète pas pour autant. « On peut encore faire des erreurs d’ici la CAN 2025 et prendre des risques, notamment offensifs, même s’ils nous obligent à nous découvrir », a-t-il réitéré plus d’une fois face à la presse.  

Le match contre le Gabon, dont le score xG (buts attendus, ou probabilité de buts) a atteint 4,52, en est un parfait exemple. Après un second visionnage, plusieurs aspects à améliorer ont émergé. Ils se déclinent comme suit :

– Plus de vigilance sur les corners défensifs ; 

– Une meilleure gestion de la profondeur ; 

– Davantage d’intensité dans la récupération du ballon.

Une équipe fébrile sur corner

Alors que c’est une arme efficace pour faire sauter le verrou des blocs défensifs bas, le Maroc est peu efficace sur les coups de pied arrêtés offensifs, notamment les corners. Les joueurs de Walid Regragui ne sont pas non plus intraitables dans leur propre surface de réparation. Le match contre le Gabon a mis en lumière des oublis et un manque de concentration flagrant.

Certes, les Panthères n’en ont pas profité, mais de telles carences défensives pourraient coûter cher à l’avenir. Comme en atteste l’image ci-dessous. Bien qu’ils soient en supériorité numérique dans leur surface de réparation, les coéquipiers de Nayef Aguerd ont trouvé le moyen de concéder une occasion de but nette (14’). 

Les défenseurs marocains sont tous attirés par le ballon. En conséquence, Noussair Mazraoui n’a pas remarqué le joueur adverse dans son dos, dont le coup de tête a frôlé le poteau de Yassine Bounou.

Fautif sur cette action, Noussair Mazraoui a perdu de vue son adversaire direct. Comme ses coéquipiers, le Mancunien avait le regard rivé sur le ballon. De son côté, Abdessamad Ezzalzouli a connu un moment de déconcentration à l’origine du second penalty, permettant au Gabon de réduire le score.

Dans un premier temps, Abdessamad Ezzalzouli était en charge du marquage de Denis Bouanga, mais il a ensuite manqué d’attention.

Bien qu’il ait eu la présence d’esprit de se positionner près du poteau de corner pour défendre contre Denis Bouanga, Ezzalzouli n’a pas été suffisamment attentif au moment de la combinaison des Gabonais. En conséquence, l’ailier marocain n’a pas pu empêcher Bouanga de provoquer un penalty.

L’attaquant gabonais a profité de l’inattention d’Abdessamad Ezzalzouli pour s’infiltrer dans la surface de réparation et obtenir un penalty

Une ligne défensive à coordonner 

Afin de récupérer le ballon le plus haut possible, il est crucial d’avoir un bloc équipe compact avec des distances réduites entre les lignes et les joueurs qui les composent. Cependant, cette stratégie comporte des risques, surtout lorsque les défenseurs n’ont pas l’habitude de jouer ensemble et qu’ils manquent d’automatismes et de repères.

C’était précisément le cas de la charnière centrale Abqar-Aguerd, ainsi que pour Achraf Hakimi, titularisé au poste de latéral droit. Ce dernier a été fautif sur au moins deux actions dangereuses. D’abord pris à défaut dans son dos, il a ensuite perdu un ballon crucial, ce qui a conduit au premier penalty manqué par l’attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang.

L’alignement des trois défenseurs n’est pas optimal. En outre, Achraf Hakimi est en retard.

L’incapacité de l’arrière-garde alignée par Walid Regragui à sécuriser l’espace créé par son positionnement haut est également liée à l’attitude des joueurs offensifs lors de la perte du ballon. En dehors de Hakim Ziyech (3 récupérations hautes) et Abdessamad Ezzalzouli (3), les autres attaquants lancés par le sélectionneur national n’ont pas fait preuve d’un véritable engagement pour reprendre possession du ballon le plus rapidement possible. 

En haut à gauche de l’image, Noussair Mazraoui et Hakim Ziyech n’ont pas jugé utile de sprinter pour venir en aide à leurs coéquipiers qui étaient en infériorité numérique.

En particulier Brahim Diaz, qui n’a récupéré aucun ballon dans le camp adverse. Soufiane Rahimi et Bilal El Khannouss n’ont réussi qu’une seule récupération chacun. Sur d’autres séquences de transition défensive, c’est le repli qui a été défaillant. « Contre le Gabon, nous étions très offensifs, nous avons marqué des buts, mais le repli défensif n’était pas si intense et rapide », avait concédé Walid Regragui lors de la conférence d’après-match. Un constat qui interroge sur sa capacité à mobiliser des internationaux qui s’avancent vers l’un des plus grands défis de leur carrière.

Éliminatoires de la CAN 2025. Le Maroc réussit son entrée face au Gabon (4-1)

Le score final (4-1) du match opposant le Maroc au Gabon ne reflète pas fidèlement la physionomie de la rencontre. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’équipe nationale n’a pas totalement maîtrisé son sujet, malgré le doublé de Hakim Ziyech sur penalty, le premier but de Brahim Diaz et le 26e de Ayoub El Kaabi avec les Lions de l’Atlas.

Qualifiés d’office en tant que pays organisateur, les Marocains ont toutefois manqué de concentration et de détermination par séquence, notamment au niveau du repli défensif, face à une équipe qui devait engranger des points pour se qualifier à la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Dans cette rencontre intense, marquée par quatre penaltys sifflés lors de la première mi-temps, le Maroc a réussi à venir à bout du Gabon, mais dans la douleur, en exposant une fébrilité défensive rarement aperçue jusqu’à présent. L’entame de la rencontre idéale augurait de belles promesses pour les Lions de l’Atlas, avec un pressing efficace et des transitions rapides, laissant présager une domination sans partage.

Dès la première minute, Soufiane Rahimi a montré tout ce qu’il peut apporter à l’attaque des Lions de l’Atlas en termes de verticalité et de dynamisme. Il a d’ailleurs failli ouvrir le score après une combinaison avec Abdessamad Ezzalzouli. L’ailier du Bétis Séville a eu une occasion en or de marquer, mais il a trop ouvert son pied (6’). Ce n’était que partie remise. Puisque l’attaquant, omniprésent en début de match, a provoqué un penalty, subtilement transformé par Hakim Ziyech après neuf minutes de jeu.

La réaction des Gabonais ne s’est pas fait attendre, notamment sur coups de pied arrêtés (14’), mais sans précision. Une minute plus tard, une action a montré les limites des latéraux en faux pieds. À cause d’un positionnement approximatif, Achraf Hakimi, titularisé à gauche de la défense, a perdu le ballon sous l’effet du pressing haut des Gabonais. L’action s’est conclue par un penalty logiquement accordé par l’arbitre suite à une main de Abdel Abqar dans la surface de réparation.

Heureusement pour les hommes de Walid Regragui, Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas trouvé le cadre. Jusqu’à la demi-heure de jeu, les protégés de Walid Regragui avaient le match en main. Les changements de position des attaquants marocains ont énormément gêné le bloc défensif gabonais. On a vu à plusieurs reprises Hakim Ziyech sur le côté gauche de l’attaque, créant une supériorité numérique qui a offert à Abdessamad Ezzalzouli plusieurs situations de un contre un.

Hakim Ziyech a également eu droit à un deuxième face-à-face avec le gardien gabonais à la faveur d’un penalty provoqué par le très remuant Soufiane Rahimi. Cette fois, le gaucher a pris la peine de mettre un peu plus de force pour inscrire un doublé. Mais lors du dernier quart d’heure, la maîtrise du onze national a disparu. L’arrière-garde, dont la ligne défensive était très haute, a été à plusieurs reprises piégée dans le dos, notamment par Denis Bouanga.

Mais aussi par l’intermédiaire de Aubameyang qui a vu sa frappe enroulée (39’) détournée par le poteau gauche de Yassine Bounou. Le portier marocain réussit dans la foulée un magnifique arrêt pour garder sa cage inviolée. Mais une faute de main de Soufiane Rahimi dans la surface de réparation a offert l’occasion au meilleur buteur de l’histoire du football gabonais de se rattraper après son premier penalty raté.

À 2-1, le score était plus conforme à la physionomie d’une première mi-temps plaisante à regarder, mais qui n’a pas dû satisfaire le sélectionneur Walid Regragui, à cause du manque de maîtrise et de la fébrilité défensive dont ont fait preuve ses joueurs. En atteste le double arrêt salvateur de Yassine Bounou sur une tentative de Denis Bouanga, puis de P. E. Aubameyang juste avant de rentrer aux vestiaires (43’). Nettement moins rythmées, les premières minutes de la seconde mi-temps ont offert un florilège de fautes et d’approximations techniques.

L’indiscipline tactique des Panthères n’a pas disparu, permettant à Abdessamad Ezzalzouli de s’échapper sur le flanc gauche avant de servir Brahim Diaz pour le but du break, son premier sous le maillot de l’équipe nationale, avant que Ayoub El Kaabi n’inscrive son 26ème but en équipe nationale, en fin de rencontre.

En somme, le Maroc a globalement réussi son premier match de la nouvelle saison des sélections. Néanmoins, en subissant 16 tirs, dont 7 cadrés, l’animation défensive des Lions de l’Atlas a montré ses limites dans ce système de jeu en 4-2-3-1, surtout face à des Panthères qui affectionnent la prise de profondeur. Le repli laisse aussi à désirer, notamment du côté de Brahim Diaz. Des lacunes à corriger dès lundi 9 septembre face au Lesotho, toujours à Agadir.

Royal Air Maroc annule ses vols vers le Gabon qui a fermé son espace aérien

Afin de limiter l’impact des annulations, Royal Air Maroc propose à ses clients :

– Un seul changement gratuit, selon la disponibilité, de et vers Libreville pour une nouvelle date de voyage dans les 15 jours suivant la date de réouverture de l’espace aérien du Gabon,

Ou,

– Un seul changement gratuit selon la disponibilité, de et vers une autre destination du réseau RAM en Afrique, en notant que les éventuelles différences de taxes aéroportuaires en cas de changement de destination devront être supportées par le passager.

Les passagers qui disposent de contacts joignables sur leur dossier de réservation recevront des e-mails et des SMS leur confirmant l’annulation de leur vol, indique la RAM sur son site web.

La compagnie invite les passagers dont les vols ont été annulés à « ne pas se présenter à l’aéroport et à contacter leur point de vente initial ou le call center RAM pour bénéficier des dispositions ci-dessus ».

Mercredi 30 août, des militaires ont annoncé mettre « fin au régime en place » au Gabon, où les résultats officiels de la présidentielle venaient tout juste de consacrer la victoire du président Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans.

L’adhésion du Gabon au Commonwealth « en très bonne voie », selon la présidence gabonaise

Le site d’information Gabon Review rapporte que, selon Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence de la République gabonaise, « l’adhésion du pays est en très bonne voie ». C’est en effet ce qu’il a annoncé lors de sa conférence de presse le 7 octobre dernier.

En visite à Londres en mai dernier, le président gabonais Ali Bongo « aurait profité de l’occasion pour avancer sur cette question », a ajouté Jessye Ella Ekogha.

La même source souligne que, lors de sa visite dans la capitale britannique, le chef de l’État gabonais « avait exprimé la volonté de faire entrer le Gabon dans le Commonwealth. A l’issue d’une rencontre avec Patricia Scotland, la secrétaire générale du Commonwealth, il avait à travers un tweet évoqué une « volonté commune » qui « pourrait se concrétiser dès le prochain sommet du Commonwealth à Kigali. »