Gaming : la 1re édition de L’banka League s’achève à Casablanca

La finale de la 1re édition de L’banka League, un tournoi amateur de gaming, s’est tenue le 4 juin à la Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca. L’événement, organisé par L’bankalik, la marque 100% mobile du groupe Attijariwafa bank, s’est déroulé sous l’égide de la Fédération royale marocaine des jeux électroniques (FRMJE), en partenariat avec Mastercard et FC Media.

Diffusée en direct sur les réseaux sociaux, la finale a marqué la clôture de plusieurs semaines de compétitions régionales et de phases de qualification en ligne. Elle a permis de désigner le champion du Maroc amateur de L’banka League, dans une ambiance festive réunissant de nombreux passionnés de gaming.

« Aujourd’hui, en organisant cette L’banka League, nous affirmons que la banque de demain ne se contente pas de parler finance. Elle parle aussi de passion, de talent et de communauté. Avec 47% des 15-24 ans au Maroc qui sont gamers, c’est un monde qui nous inspire et une communauté dont on voulait faire partie », a déclaré Ghyzlaine Alami Marrouni, directrice exécutive en charge du marché des particuliers et des professionnels.

La FRMJE a salué l’initiative, mettant en avant l’intérêt croissant du secteur privé pour l’e-sport au Maroc. « Ce tournoi est un modèle de collaboration entre le secteur privé et les acteurs du gaming« , a indiqué Hicham El Khlifi, président de la fédération.

« Nous sommes fiers d’avoir accompagné L’bankalik dans cette initiative pionnière. Le gaming est un vecteur puissant de connexion avec les jeunes générations, et cette carte en est une belle illustration », a pour sa part souligné Mohamed Benomar, directeur général Afrique du Nord de Mastercard.

Lancement de L’bankalik Start, l’appli bancaire des 12-17 ans

L’événement a également été l’occasion d’annoncer le lancement de la première carte bancaire de la région MENA à l’effigie du jeu League of Legends, développée en partenariat avec Mastercard.

L’bankalik a également présenté L’bankalik Start, une application bancaire destinée aux jeunes de 12 à 17 ans, leur permettant de gérer leur argent de poche via une interface simple et intuitive. L’ouverture du compte est initiée par les parents à travers leur application Attijari Mobile, avec des outils de contrôle parental intégrés.

Gaming : le Maroc lance des formations universitaires dès septembre 2025

Dès septembre 2025, des formations diplômantes en développement de jeux vidéo seront lancées dans plusieurs établissements de la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce premier jalon marque le début d’un projet national destiné à faire émerger une véritable industrie du gaming au Maroc, indique un communiqué du ministère de la Culture.

La généralisation du programme à l’ensemble du territoire national est prévue à partir de septembre 2026.

Les cursus proposés couvriront plusieurs niveaux : DUT (Bac+2), Licence (Bac+3), Master et Diplôme d’ingénieur (Bac+5), et seront intégrés dans les universités publiques. L’objectif est de doter le pays de compétences locales qualifiées, adaptées aux besoins d’un secteur en forte croissance.

Au-delà de la formation, le dispositif comprend la création de Game Labs au sein des établissements universitaires. Pensés comme des espaces d’expérimentation, ces laboratoires seront connectés aux industries culturelles et créatives locales. Ils auront pour vocation de stimuler l’entrepreneuriat, de soutenir l’innovation pédagogique et d’encourager la création de start-up dans le domaine du jeu vidéo.

Un accompagnement à l’insertion professionnelle est également prévu, via des partenariats avec des incubateurs, des éditeurs et des plateformes de publication. L’ambition est de faire du gaming un levier d’employabilité pour la jeunesse marocaine.

Une convention-cadre visant à structurer cette filière d’ici 2030 a été signée entre Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Azzedine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et Loubna Tricha, directrice de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Cette initiative s’inscrit dans une vision  partagée de développement des industries culturelles et numériques.

Lancement du « Video Game Incubator », un programme pour accompagner les start-up marocaines du gaming

Ce programme d’accompagnement de neuf start-up marocaines spécialisées dans le domaine du gaming a été lancé le lundi 10 mars à Rabat, en présence du ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaid, d’une délégation de l’ambassade de France au Maroc ainsi que de plusieurs acteurs du secteur.

Il vise à accompagner les entrepreneurs marocains du jeu vidéo dans la structuration, le développement et la pérennisation de leurs entreprises, tout en accélérant leur montée en compétences et en renforçant les synergies entre les acteurs marocains de cet écosystème à l’international.

S’étendant sur cinq mois d’incubation et deux mois de suivi, ce programme offrira aux entreprises concernées une formation complète portant sur « la préproduction de jeux vidéo », la stratégie de marque et de communication, la gestion d’entreprise, le suivi de la production et la stratégie commerciale et financière.

Il prévoit également des échanges d’expériences avec des leaders du gaming au niveau international, ainsi que des partenaires et investisseurs du secteur.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration d’intention signée entre le Maroc et la France en octobre dernier, sous la présidence du Roi Mohammed VI et du président de la République française Emmanuel Macron, relative au soutien et à la structuration de l’écosystème de l’industrie culturelle et créative du jeu vidéo, a déclaré Mehdi Bensaid à la presse.

L’industrie du gaming revêt désormais une importance croissante à l’échelle internationale, a souligné le ministre, formulant le vœu de voir émerger des entreprises marocaines leaders au niveau mondial dans ce secteur.

Le français TA Publishing va établir un studio gaming à Rabat

Une lettre d’intention a été signée ce jeudi 20 février entre Benjamin Anseaume, directeur général de TA Publishing (filiale du groupe Forever Entertainment, éditeur majeur sur Nintendo Switch), et Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre marocain de la Jeunesse, de la culture et de la communication, en présence de Rachida Dati, ministre française de la Culture.

Cet accord marque une étape clé dans le développement de l’écosystème gaming marocain, indique un communiqué du ministère de la Jeunesse.

Le projet consiste en l’implantation d’un studio à Rabat de 50 à 100 employés à terme, spécialisé dans le développement de jeux vidéo. Dans ce cadre, TA Publishing mobilisera son expertise pour structurer le projet, et le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication facilitera l’installation via des mesures incitatives, un accompagnement administratif et un soutien opérationnel, poursuit le communiqué.

« Après deux ans de recherche d’implantations internationales, le Maroc s’est imposé par sa stratégie structurée et visionnaire. Nous sommes convaincus que Rabat Gaming City deviendra un hub clé pour notre croissance », a déclaré Benjamin Anseaume.

TA Publishing est un studio français de développement de jeux vidéo, filiale du groupe Forever Entertainment, l’un des plus grands éditeurs de jeux sur Nintendo Switch au monde.

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Appel à candidature au profit des startups marocaines de gaming

Ce programme d’incubation s’adressant aux entreprises marocaines de production de jeux vidéo, désireuses de bénéficier d’un accompagnement sur mesure, vise à accompagner les entrepreneurs marocains du jeu vidéo dans la structuration, le développement et la pérennisation de leurs entreprises, souligne le ministère dans un communiqué.

Il a également pour objectif d’accompagner la montée en compétences des startups marocaines du jeu vidéo et de renforcer des synergies entre les acteurs de l’écosystème de l’industrie du gaming.

Les participants auront l’opportunité de suivre un programme spécialisé et d’être encadrés par des experts internationaux du jeu vidéo reconnus, de suivre des modules de formation adaptés à leurs besoins et d’accéder à un réseau stratégique d’acteurs clés du secteur.

La participation à ce programme se fera en renseignant un formulaire dédié, au plus tard le 20 février 2025, ajoute le communiqué.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration d’intention intergouvernementale signée entre le Maroc et la France, sous la présidence du Roi Mohammed VI et du président de la République française Emmanuel Macron, relative au soutien et à la structuration de l’écosystème de l’industrie culturelle et créative du jeu vidéo au Maroc.

(Avec MAP)

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Nouveaux détails du programme de formation « Video Game Creator » destiné à 40 jeunes Marocains

La formation « Video Game Creator » s’inscrit dans le cadre d’une convention signée lors du salon Morocco Gaming Expo 2024, organisé par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication en mai dernier. Ce partenariat, établi entre le ministère et l’ambassade de France au Maroc, repose sur deux principaux axes : la formation des jeunes aux métiers de l’industrie du gaming et l’accompagnement des startups marocaines spécialisées dans le développement des jeux vidéo, nous explique Nissrine Souissi, directrice du portail national et de la documentation au ministère, également chargée du développement de l’industrie du gaming au Maroc.

Un deuxième accord, signé en octobre 2024 sous la présidence du Roi Mohammed VI lors de la visite d’État du président français, est venu renforcer cette collaboration. Ce nouvel accord élargit les objectifs initiaux pour inclure l’accompagnement des entreprises françaises souhaitant investir au Maroc et le développement d’infrastructures dédiées au gaming, telles que la Cité du Gaming et des espaces pour l’e-sport.

Une réponse au manque de formations spécialisées

L’idée de cette formation découle d’un diagnostic réalisé au Maroc, révélant une absence de cursus spécialisés dans le développement de jeux vidéo. « Pour répondre rapidement aux besoins en compétences et structurer l’écosystème du gaming, il était nécessaire de mettre en place une formation adaptée et accélérée », a souligné Nissrine Souissi.

En partenariat avec ISART Digital, la deuxième meilleure école mondiale dans ce domaine, cette formation a été conçue pour combler ce vide. Elle vise à former des lauréats hautement qualifiés, opérationnels à la fin du programme et capables de soutenir le développement de ce secteur émergent au Maroc.

Un programme condensé et ambitieux

D’une durée de dix mois, cette formation immersive couvre l’ensemble des compétences nécessaires pour évoluer dans l’industrie du jeu vidéo. Près de 30% des participants sont des femmes, une avancée notable dans un secteur où leur présence est encore limitée. La promotion sera opérationnelle dès octobre 2025, prête à contribuer à des projets locaux ou internationaux ou à lancer leurs propres startups.

Le choix de la durée s’explique par les besoins immédiats en ressources humaines qualifiées, notamment pour la future Cité du Gaming à Rabat, prévue pour début 2026. Cette infrastructure accueillera des startups marocaines ainsi que des entreprises internationales investissant dans ce secteur.

Un processus de sélection inclusif et rigoureux

Un appel à candidatures national, lancé en novembre 2024, a permis de sélectionner des jeunes issus des 12 régions du Maroc. Les critères de sélection incluaient des compétences en informatique, en design ou dans des disciplines créatives, avec une attention particulière portée à la diversité des profils et à la représentation féminine.

Les dossiers ont été examinés par une commission mixte composée du personnel pédagogique d’ISART Digital et de l’Université internationale de Rabat (UIR). L’objectif était de garantir une diversité de compétences nécessaires à l’industrie du gaming, incluant des scénaristes, des concepteurs, des programmeurs et des managers.

Avec cette initiative, le ministère entend poser les bases d’un écosystème solide pour l’industrie du gaming au Maroc. Ce programme est un premier pas vers la structuration et la valorisation d’un secteur en plein essor, créateur d’opportunités pour la jeunesse marocaine et moteur d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

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Morocco Gaming Expo : le Royaume a enfin sa grand-messe des jeux vidéo

La 1re édition du Morocco Gaming Expo, salon pionnier en son genre au Maroc et en Afrique, avait pour objectif de promouvoir l’industrie nationale du gaming (jeux vidéo) et de présenter ses diverses composantes techniques, artistiques, créatives, éducatives et financières.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaïd, a souligné que cette 1re édition reflète « l’importance qu’accorde le Maroc au gaming et aux Industries culturelles et créatives (ICC) comme secteur économique clé, sa matière première étant la culture, l’imagination, la créativité et la jeunesse marocaine« .

 

« Sous l’égide de la Haute Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui fait de la culture, du patrimoine et du capital humain le socle de notre projet de développement, nous projetons de faire du gaming un des fleurons de nos industries culturelles et créatives, lieu de convergence des capacités marocaines : la créativité de notre jeunesse, la richesse de notre patrimoine et l’excellence de nos industries« , a affirmé le ministre.

Soulignant la volonté de « passer d’une logique de consommation passive à une logique de production« , Mehdi Bensaid a détaillé la stratégie du ministère pour promouvoir ce secteur sur la base de quatre axes : « La formation et l’attraction des talents« , « le soutien aux entreprises locales et internationales« , « la création d’infrastructures et de clusters d’innovation » et « la promotion de la marque marocaine« .

Les différents halls du salon ont accueilli plusieurs figures internationales de renom du secteur de l’industrie du gaming, provenant de 16 pays différents, ainsi que des exposants issus d’institutions publiques et privées et d’institutions financières, tous réunis pour promouvoir et développer l’industrie des jeux vidéo au Maroc.

Morocco Gaming Expo a eu pour objectif la promotion de cette industrie des jeux vidéo au Maroc, notamment à travers Rabat Gaming City. Cette cité aspire à devenir une source d’emplois de qualité, un centre de créativité culturelle et sociale dans la capitale, ainsi que l’un des principaux pôles du secteur des jeux vidéo en Afrique et dans la région MENA.

Invité d’honneur du salon, Takaya Imamura, ancien concepteur artistique du géant Nintendo, s’est dit convaincu que le Morocco Gaming Expo aura des répercussions considérables à l’international et au niveau local pour le développement de cette industrie.

À ses yeux, le développement du jeu vidéo en Afrique exige que les développeurs de tous les pays africains laissent libre cours à leur imagination, ce qui permettra l’émergence de nombreuses bonnes idées.

L’événement a constitué une plateforme pour les entreprises et start-up marocaines, leur offrant l’opportunité de rencontrer des acteurs internationaux de l’industrie du jeu et d’établir des partenariats à l’échelle nationale et internationale. Il a aussi été l’occasion pour les jeunes entrepreneurs passionnés de renforcer les liens entre les différents acteurs de la chaîne de valeur de cette industrie, tout en promouvant les initiatives de création d’entreprises dans ce secteur.

L’exposition a organisé des séminaires, des tables rondes et des sessions de formation animées par des experts de haut niveau. Les thèmes abordés incluent « Rabat Gaming City », « L’industrie du jeu vidéo – Tendances et perspectives », « Les jeux vidéo dans l’industrie du divertissement : un nouveau paradigme » ou encore « Construire un écosystème du jeu vidéo : clés de succès ».

Parmi les autres sujets traités figurent « La musique dans les jeux vidéo », « Les sports électroniques dans la région MENA – Perspectives », « Incubation de l’industrie indépendante des jeux électroniques – Favoriser la croissance au Maroc », « Éducation – Formation dans l’industrie du jeu », ainsi que « L’intelligence artificielle et les jeux vidéo ».

Les heureux gagnants des compétitions

La cérémonie de remise des prix des tournois de la 1re édition de Morocco Gaming Expo 2024 s’est tenue en marge de la clôture du salon, célébrant les équipes gagnantes des compétitions de jeux vidéo. Elle s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste, reflétant la passion d’une grande partie de la jeunesse marocaine pour les jeux vidéo.

Dans le tournoi PUBG Mobile, l’équipe Cryptics a remporté la 1re place, suivie de l’équipe 1 Bullet, qui a terminé 2e, et de l’équipe « Ocean on fire » en 3e place.

Pour le tournoi League of Legends, l’équipe Void Walkers a décroché la 1re place, tandis que les Watched Noobs ont terminé en 2e position.

Quant au tournoi EA FC 24, Nizar « TRG Xénon » a triomphé en 1re position, suivi d’Adam « MDJS Hatake », tandis que le joueur « Fakhr Alarab » a terminé 3e.

Dans une déclaration à la MAP, la directrice de Morocco Gaming Expo, Nisrine Souissi, a souligné que les tournois ont été organisés en marge du salon pour « démontrer aux visiteurs et aux investisseurs étrangers la présence d’une véritable communauté de gamers au Maroc ».

« Cette plateforme a rencontré un grand succès, grâce à l’architecture de l’Arena, la qualité des joueurs et l’organisation de l’événement », s’est félicitée Nisrine Souissi, ajoutant qu’en conséquence, le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication « prévoit d’agrandir l’Atlas Arena pour la prochaine édition » afin de permettre à un plus grand nombre de visiteurs de profiter de ce spectacle.

La directrice a par ailleurs indiqué que le Morocco Gaming Expo, qui comprend quatre plateformes, a accueilli 70 exposants marocains dans la plateforme d’exposition, et une cinquantaine d’intervenants internationaux et experts en industrie du gaming dans celle des conférences.

Le Maroc et la France s’allient pour promouvoir le gaming

Lors de l’exposition, le Maroc et la France ont signé une convention de partenariat pour la promotion des industries culturelles et créatives (ICC), notamment le gaming.

La convention a été paraphée par le secrétaire général du département de la Communication relevant du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Abdelaziz El Bouzdaini, et l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, en présence du ministre Mehdi Bensaïd.

Dans une déclaration à la presse, Mehdi Bensaïd a souligné l’importance de ce partenariat pour renforcer la coopération bilatérale dans le domaine des jeux vidéo, mettant en avant la nécessité de la formation pour établir une véritable industrie du gaming au Maroc, ainsi que l’incubation des start-up et des TPME marocaines opérant dans ce domaine.

« Ce partenariat important avec l’ambassade de France nous permettra aussi de développer cette industrie du gaming qu’on veut aujourd’hui installer dans le Royaume, » a-t-il déclaré.

Cette initiative vise également à créer des incubateurs capables d’aider ces start-up à croître davantage afin d’intégrer le marché mondial et attirer des investisseurs internationaux, a ajouté le ministre, soulignant l’importance de ces partenariats pour les start-up marocaines.

De son côté, Christophe Lecourtier a salué l’engagement du Maroc dans le secteur du gaming, affirmant que cette convention représente une occasion opportune pour les deux pays de mutualiser leurs compétences et leurs ressources afin de promouvoir l’innovation et la créativité.

Mehdi Bensaid : En 2030, le Maroc disposera d’une industrie du gaming qui générera des milliards de dirhams

Deux ans après avoir révélé à Médias24 que son département allait créer une industrie de conception de jeux électroniques, le ministre revient sur les avancées du projet et notamment sur l’organisation de la première édition d’un salon du gaming qui aura lieu du 24 au 26 mai 2024 à Rabat.

« Un salon inédit en Afrique pour séduire les leaders mondiaux de l’industrie des jeux électroniques »

« Sachant que le ministère va prendre en charge la construction d’une cité du gaming dans la capitale qui sera prête en 2025, nous avons décidé de préparer le terrain en organisant du 24 au 26 mai, un événement international à Rabat qui s’intitulera Morocco Gaming Expo », nous explique Mehdi Bensaïd avant de préciser la vocation de ce salon qui est une première au Maroc et en Afrique.

Le rôle de cet événement international sera de présenter l’offre marocaine et de mettre en valeur les PME locales qui travaillent dans ce domaine afin d’attirer un champion mondial de la conception informatique de jeux électroniques pour qu’il choisisse de délocaliser une partie de sa production.

Ayant déjà multiplié les contacts avec plusieurs investisseurs étrangers comme Sony ou Ubisoft qui se sont montrés intéressés par le niveau de formation des jeunes marocains, le ministre avance que le salon débouchera certainement sur des annonces relatives à l’installation d’un leader mondial de l’industrie du gaming à l’image de Renault pour l’automobile et Bombardier pour l’aéronautique.

« Le début des travaux de la cité du gaming est imminent »

Sur la construction de la cité industrielle du gaming qui démarrera en avril prochain, Mehdi Bensaïd affirme que le plan architectural est prêt. Son département qui investira 260 millions de DH pour son édification attend les autorisations de construction pour commencer les travaux qui dureront environ 18 mois.

« Avant son inauguration prévue au deuxième trimestre de 2025, nous faisons en sorte de multiplier notre présence dans tous les salons internationaux de gaming afin de pousser les investisseurs étrangers à s’installer au Maroc », souligne le ministre en ajoutant que ce travail de séduction s’effectue avec l’aide de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et du ministère de l’Industrie.

Si au départ, la future cité du gaming devrait être construite au sein du Technopark de Rabat situé à 20 kilomètres de Rabat, le ministère a finalement choisi de l’édifier derrière l’ancienne gare routière à l’entrée de la capitale car les investisseurs n’étaient pas intéressés par un lieu aussi éloigné.

« Un projet de création d’écoles de concepteurs de jeux à l’étude »

Se félicitant de l’accélération du projet depuis 2021, Mehdi Bensaïd précise que contrairement à l’industrie automobile ou aéronautique dont la grande majorité du personnel est constituée d’ouvriers spécialisés effectuant un travail manuel, la future industrie marocaine du gaming fera appel à des jeunes Marocains qui ont fait des études d’informatique au Maroc ou à l’étranger.

Ces futurs concepteurs de jeux électroniques seront issus de cycles de formation en coding, en intelligence artificielle ou en graphisme qui sont dispensés dans plusieurs universités marocaines, dans les 4 écoles des Beaux-arts du Royaume ainsi que dans les Maisons de jeunes.

Si la formation la plus classique est celle du coding, le ministre nous apprend qu’il existe en Belgique et en Espagne, des écoles dédiées à l’apprentissage des techniques de création de jeux avec qui son département négocie pour importer leur expertise à travers une filiale implantée au Maroc.

« Nous allons mettre en place un partenariat international en termes de formation mais nous n’avons pas encore tranché entre instaurer un cursus spécialisé dans les écoles des Beaux-arts ou alors créer des écoles qui délivreront un diplôme spécialisé en gaming », s’interroge Bensaïd en précisant que les études pour devenir concepteur de jeux électroniques durent entre 3 et 5 ans, en fonction de la spécialité choisie.

« 5.000 à 10.000 personnes seront employées dans le futur écosystème »

En effet, à l’instar des industries automobile ou aéronautique qui emploient des ouvriers spécialisés dans chaque étape de la construction, des ingénieurs et des cadres de direction, l’industrie du gaming est multiservices car elle fait appel à de nombreux métiers comme des dessinateurs, des rédacteurs d’histoire, des graphistes, des spécialistes de l’animation ou des dessins animés, des créateurs de logiciels, des spécialistes du tournage…

Partant de ce constat, le ministre espère que d’ici 2030, le futur écosystème sera constitué d’un cluster d’entreprises, nationales et étrangères qui emploieront entre 5.000 et 10.000 experts.

 « Le Maroc table sur un chiffre d’affaires de 5 MMDH à l’horizon 2030 »

Sachant que le marché mondial du gaming occupe le 1er rang des industries culturelles et créatives avec un chiffre d’affaires de 295 milliards de $ en 2022, 321 milliards $ en 2026 et 400 MM$ en 2030, l’objectif du Maroc est de récupérer un petit pourcentage soit un minimum de 5 milliards de DH en 2030. Ce qui est déjà énorme.

Et d’ajouter que la rentabilité financière de cette nouvelle industrie vouée à l’exportation sera bien plus intéressante que celles de l’automobile ou de l’aviation qui nécessitent des investissements très lourds en termes d’équipements en machines de production de pièces extrêmement coûteuses.

« La matière grise sera le principal investissement de l’industrie marocaine du gaming »

“En dehors des locaux, les seuls investissements nécessaires pour créer des jeux électroniques sont des ressources humaines spécialisées et du matériel informatique », révèle notre interlocuteur en se félicitant du fait que les dirigeants de sociétés coréennes reçus récemment au Maroc avaient été très impressionnés par le niveau des étudiants des écoles 1337 de coding situées à Khouribga, Ben Guerir et Tétouan.

Et de conclure que le nerf de la guerre de cette industrie sera la matière grise et le capital humain de la jeunesse marocaine qui est connue à l’international pour ses capacités d’apprentissage en sciences et en informatique.

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Le gaming, une industrie prometteuse au Maroc

Le Maroc ambitionne de devenir un leader africain en matière de développement du e-sport. Aussi, de nombreuses initiatives ont été lancées ces dernières années par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, en coordination avec la Fédération royale marocaine des jeux électroniques (FRMJE).

En témoigne la déclaration de Mohamed Mehdi Bensaid, le jeudi 20 octobre, en marge du Morocco e-sport Summit. « Ce premier rendez-vous autour du gaming est très important compte tenu de la volonté du Royaume de développer cette industrie prospère au niveau mondial. Les jeunes Marocains sont les premiers consommateurs de e-sport au niveau continental, et il est temps de passer à la production et au développement de contenus dans le domaine du gaming », a-t-il noté.

Et d’ajouter : « Le e-sport est un vecteur de développement de nouveaux métiers, comme l’intelligence artificielle et le coding, dont nous devons exploiter le potentiel. »

« Nous estimons que c’est le moment opportun pour aller dans le sens d’un développement du gaming, notamment au niveau de la création de contenus », a-t-il fait savoir, précisant que cette démarche est également portée par des entreprises mondiales leaders dans ce domaine.

État des lieux

Où en est le secteur du gaming au Maroc ? « La Fédération a été créée dans le sillage du développement social et économique insufflé par le Roi Mohammed VI en 2020 », rappelle le directeur marketing et communication de le FRMJE, Soufiane El Filali. Depuis, la fédération travaille étroite collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication.

Dans le cadre d’une convention de partenariat conclue en mars dernier entre ledit ministère et la Fédération « 28 Maisons de jeunes ont été équipées en espace de gaming un peu partout dans le Royaume, notamment à Agadir, Rabat, Dakhla, Es-Semara, Casablanca et Youssoufia », précise notre source.

« Nous avons l’ambition d’en équiper 100 d’ici la fin de l’année. L’idée à travers ce projet est l’inclusion des jeunes dans le gaming, mais aussi de leur permettre de jouer dans des conditions optimales. Nous aspirons également à identifier les talents qui pourraient nous représenter dans les années à venir dans les compétitions internationales ».

« La Fédération organise par ailleurs des formations au profit des jeunes dans les associations locales. Ce que l’on peut dire, c’est que le Maroc est sur le bon chemin pour devenir un hub du gaming en Afrique. Il s’agit d’un vrai levier d’investissement et d’emploi pour le pays. »

Le secteur a besoin d’une étude élargie

Quid du nombre de gamers au Maroc ? « Différents chiffres circulent dans ce sens », nous confie Soufiane El Filali. « Certaines études parlent de 4 millions de gamers, dont un million d’actifs, alors que d’autres parlent de 8 millions, dont 3 millions d’actifs. Tout dépend de la manière dont est défini un gamer. Par exemple, est-ce qu’un utilisateur qui joue à Candy Crush sur son mobile peut être considéré comme gamer ? »

« Dans tous les cas, ce que l’on peut assurer, c’est que le secteur ne se limite pas aux hommes et aux adolescents. Il attire une tranche d’âge plus large, notamment des personnes entre 34 ans et 44 ans qui commencent à consacrer beaucoup de temps aux jeux vidéo, mais aussi de plus en plus de femmes. »

« A ce jour, la Fédération connaît plus ou moins sa cible. On a lancé, dans ce sens, en début d’année, un ‘pass gamer’, qui est l’équivalent d’une licence. Ce pass permet aux gamers marocains de s’inscrire sur la plateforme de la Fédération, et d’être ainsi au courant de toutes les compétitions que nous allons organiser. »

Depuis son lancement, « nous avons pu identifier 37.000 personnes, avec leurs coordonnées, et les jeux qu’elles pratiquent. Le top 5 des jeux pratiqués au Maroc est le suivant : Fifa, Pubg mobile, Football, Free Fire et Valorant. Quant au top 5 des villes qui regroupent le plus de joueurs, il s’agit de Casablanca, en premier lieu, suivie de Marrakech, Agadir, Rabat et Fès ».

Pas de données précise sur l’activité économique du secteur

« A ce jour, il n’y a pas de chiffre exact du nombre d’entreprises opérant exclusivement dans le secteur », reconnaît Soufiane El Filali, qui estime qu’une étude élargie doit être menée pour avoir des chiffres plus parlants.

« La FRMEJ n’a démarré officiellement ses activité qu’en août 2021. Il faut donc lui laisser le temps de s’installer, de comprendre l’écosystème et de voir la possibilité de nous faire accompagner par des universités dans ce type d’études. »

Cependant, « ce secteur fait appel à plusieurs métiers, notamment les boîtes d’événementiel, les agences de communication et de marketing, les boîtes de production vidéo, les photographes, les auto-entrepreneurs tels les commentateurs, analystes et arbitres. Ce sont des métiers annexes au gaming, qui, peut-être dans les prochaines années, seront exclusivement dédiés à cette industrie ».

« Aujourd’hui, on fait appel à beaucoup de métiers, mais plus le secteur deviendra important, plus des entreprises se créeront et y opéreront exclusivement. On pourra à ce moment-là, par exemple, penser à la création de studios pour développer des jeux… »

Quant au chiffre d’affaires, « dans le monde, l’industrie du gaming a été évaluée en 2020 à 1.175 milliards de dollars. Elle dépasse ainsi les industries du cinéma et de la musique confondues, qui atteignent à elles deux 60 milliards de dollars. Ces chiffres donnent ainsi une idée sur ce que le gaming représente dans le monde ».

« Au Maroc, on parle d’un secteur évalué à 1,2 milliard de DH, avec de plus en plus d’emplois générés. Les débouchés existent dans le marketing, la communication, le e-commerce, la production de vidéos et dans plusieurs autres secteurs. »

La Fédération ne dispose pas non plus du chiffre exact relatif aux dépenses des gamers marocains dans cette industrie, mais Soufiane El Filali nous explique ce qui suit :  « Tout le monde n’a pas les moyens d’acheter des consoles à 5.000 DH ou des PC gamers à 30.000 DH, d’où l’objectif de la FRMJE de donner au maximum de Marocains la possibilité de jouer dans de bonnes conditions. Nous pourrons détecter des génies ou des talents qui représenteront le Royaume à l’international. »

Quelles opportunités pour l’économie marocaine ?

« La plus grande opportunité reste l’emploi », nous répond le directeur marketing et communication de la Fédération. « Le gaming peut représenter la porte d’entrée pour les jeunes Marocains, notamment dans le contexte actuel de digitalisation. Il y a également le fait que la moitié des métiers qui existeront en 2030 n’existent pas encore aujourd’hui. »

D’autres opportunités peuvent se présenter au Maroc, « notamment devenir le hub africain du gaming, à travers l’attraction d’investisseurs étrangers pour investir dans les jeux africains à venir, l’hébergement des serveurs au Maroc pour l’Afrique, et en attirant les médiateurs de jeux. Nous disposons de talents et de compétences qui pourraient répondre aux standards des grosses boîtes ».

Pour conclure, Soufiane El Filali nous cite cinq principaux défis et perspectives d’avenir. La première « est le développement d’une stratégie sportive responsable. C’est une mission à part entière. On ne veut pas que le gaming soit associé à l’addiction ou qu’il soit perçu comme néfaste pour les participants ».

« Deuxièmement, il faut installer des compétitions nationales ou internationales pour détecter les meilleurs profils qui vont représenter le Maroc à l’international. » Notre interlocuteur précise que le Royaume a déjà organisé plusieurs évènements au niveau national, et participé à des manifestations sur le plan international. Il a également gagné quelques compétitions.

« Il faut, par ailleurs, mettre en place des filières de formation dans le gaming. Pour réussir dans un domaine, il faut des compétences. Et pour cela, il faut former des gens. Nous allons dans ce sens essayer d’entamer un travail avec les universités, pour développer des diplômes en gaming. »

Soufiane El Filali appelle aussi à la « valorisation de l’attractivité du Maroc sur le e-sport, et à assurer une représentativité au niveau international ».

Et de conclure : « Enfin, il faut accompagner la transformation numérique dans le e-sport en général, sans oublier le fait que le gaming a son rôle à jouer dans la digitalisation, à travers les emplois et les compétences. »