Gazoduc Maroc-Nigeria : des échanges en cours avec des institutions américaines, aucune décision d’investissement à ce jour
Des médias nigérians ont rapporté que Wale Edun, ministre des Finances et ministre coordinateur de l’économie, a déclaré que les États-Unis étaient intéressés par l’option d’investir dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP).
« Les principaux domaines d’intérêt des États-Unis au Nigeria comprennent les investissements dans le secteur du gaz naturel, en particulier le gazoduc Nigeria-Maroc, compte tenu des vastes réserves de gaz du pays ».
Selon des sources fiables sondées par Médias24, il s’agit pour le moment de ce que l’on peut qualifier de déclaration d’intention. En ce sens, où il n’y a rien de concret à ce stade.
Cela dit, le Maroc comme le Nigeria cherchent à intéresser et à séduire les Américains pour une participation dans ce projet de grande envergure continentale. Selon notre source, des discussions et des échanges ont bien lieu.
« Certaines entreprises essaient d’explorer les opportunités sur la partie équipement/infrastructures », nous confient-elles. De plus, « en mars dernier, la directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra, s’est rendue dans la capitale américaine où elle a rencontré des responsables de fonds d’investissement, de l’Eximbank et de l’US Energy Department ».
Ces échanges ont notamment eu lieu en marge du forum « Powering Africa Summit », plateforme de dialogue sur les projets énergétiques du continent, auquel l’ONHYM a participé. L’objectif est d’intéresser les institutions américaines au potentiel stratégique du NMGP, à la fois pour le financement et pour les opportunités industrielles.
Par ailleurs, et selon nos sources, le Maroc a exprimé « son intérêt de voir la Development Finance Corporation (DFC) participer au financement du projet NMGP ». Ce souhait a été exprimé par l’ONHYM.
Le projet de gazoduc Afrique-Atlantique entre dans une « phase décisive d’investissement » (Benkhadra)
La directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a présenté à Washington les avancées majeures du gazoduc Afrique Atlantique (GAA), à l’occasion d’un événement organisé mercredi 5 mars par le think tank américain l’Atlantic Council.
Ce projet d’envergure émanant de la vision du Roi Mohammed VI et du président du Nigeria entre dans une phase décisive d’investissement, a affirmé Mme Benkhadra lors de ce briefing stratégique, tenu en marge de sa participation au « Powering Africa Summit », un événement majeur sur le partenariat énergétique entre les Etats-Unis et l’Afrique qui se tient les 6 et 7 mars dans la capitale fédérale américaine.
Devant un parterre de diplomates, d’experts du domaine énergétique, de représentants du secteur privé et de bailleurs de fonds, la DG de l’ONHYM a souligné l’importance fondamentale de cette infrastructure pour la sécurité énergétique de l’Afrique de l’Ouest, de l’Europe et, plus largement, de l’espace atlantique.
Dans cette perspective, elle a insisté sur l’importance des partenariats stratégiques, évoquant les discussions avancées en cours avec de grands opérateurs internationaux, y compris américains, et des institutions financières afin de garantir la viabilité économique et technique du projet.
Soulignant l’impératif d’accélérer les collaborations internationales, l’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de mobiliser les financements et d’accompagner les prochaines étapes du projet, en capitalisant sur l’intérêt croissant manifesté par les partenaires internationaux.
At the Atlantic Council in Washington, during the Powering Africa Summit, ONHYM DG Amina Benkhadra unveiled major advancements in the Africa Atlantic Gas Pipeline. More than a pipeline, it’s a game-changer—powering 400M people, fueling industries, and reshaping Africa’s energy… pic.twitter.com/Ve7ukPZkqS
Mauritanie-Sénégal : British Petroleum achemine le premier gaz naturel du champ GTA
Dans un communiqué publié le 2 janvier 2025, British Petroleum et Kosmos Energy ont annoncé avoir acheminé avec succès le gaz naturel extrait du champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce champ gazier offshore, situé à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, a été officiellement inauguré le 31 décembre 2024, avec l’ouverture de son premier puits.
Lors de cette première phase d’exploitation, le gaz naturel a été extrait à partir de puits sous-marins situés en eaux profondes. Ce gaz a été transporté avec succès par conduites sous-marines jusqu’à une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), où il a subi un traitement initial visant à éliminer l’eau, les condensats et autres impuretés.
Découvert en 2015, le gisement de Grand Tortue Ahmeyim renferme 15 trillions de pieds cubes de gaz naturel (environ 424 milliards de mètres cubes). Situé à environ 40 kilomètres des côtes, dans des eaux atteignant 2.850 mètres de profondeur, ce champ offshore figure parmi les plus complexes au monde. Les défis techniques liés à cette profondeur ont nécessité des adaptations spécifiques pour la réussite de l’installation de la plateforme de production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Après extraction et pré-traitement du gaz naturel, la prochaine phase d’exploitation concerne le transport du gaz via pipelines vers le navire méthanier flottant GIMI, situé à environ 10 kilomètres, où il sera refroidi à très basse température (cryogénie) pour être liquéfié et stocké temporairement avant son chargement sur des méthaniers destinés à l’exportation.
Arrivé début 2024, le navire de liquéfaction du gaz naturel GIMI appartient à Golar LNG, qui l’exploite dans le cadre d’un contrat de location et d’exploitation (Lease and Operate Agreement) d’une durée de vingt ans entre British Petroleum et Golar LNG.
Selon Kosmos Energy, ce premier flux de gaz naturel du champ GTA constitue un point de passage important vers l’atteinte de l’objectif de production journalier de 90.000 barils équivalent pétrole. Cette augmentation de production permettra d’assurer la livraison d’une première cargaison de GNL dès le premier trimestre 2025, marquant ainsi le démarrage de la phase de production commerciale et générant les premiers revenus issus de ce mégaprojet.
En rappel, ce projet de production de gaz naturel liquéfié (GNL) est porté par un consortium dirigé par British Petroleum, qui détient une participation de 56%. Kosmos Energy (27%), la société sénégalaise Petrosen (10%) et la société mauritanienne SMH (7%) complètent le tour de table.
Le développement de la seconde phase d’exploitation de ce gisement permettra d’augmenter la production annuelle jusqu’à 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié. Cependant, plusieurs rumeurs circulent dans les médias quant à l’intention de British Petroleum de renoncer au développement de ce projet, en raison des coûts relativement élevés et de l’intention prêtée aux décideurs mauritaniens et sénégalais de renégocier les contrats.
Sénégal : vers plus de transparence dans l’exploitation des hydrocarbures
Dans son discours du Nouvel An, le président sénégalais Bassirou Faye a annoncé une réforme du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz, afin d’y inclure davantage de représentants de l’opposition, de la société civile et d’experts. L’objectif est de garantir une exploitation transparente et durable des ressources pétrolières et gazières au profit de tous les Sénégalais, comme cela avait été promis lors de sa campagne électorale.
Carte de localisation des bloc d’exploration d’hydrocarbures offshore du Sénégal (source : Petrosen)
Dans cet objectif, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a nommé, en août dernier, une commission ayant pour mission de réévaluer les contrats signés par le Sénégal dans les secteurs clés de l’économie, notamment les hydrocarbures et les mines. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une opération de nationalisation, cette commission devrait examiner lesdites conventions et vérifier leur conformité afin de préserver les droits des citoyens sénégalais.
En plus du champ pétrolier de Sangomar, dont l’exploitation a débuté en 2024, le Sénégal possède un autre gisement de gaz naturel de plus grande envergure. Il s’agit des champs de Teranga et de Yakaar, dont les ressources sont estimées à près de 25 trillions de pieds cubes (soit environ 707 milliards de m3). La décision finale d’investissement pour le développement de ces champs devrait être prise au cours de cette année, permettant d’envisager un début de production dès 2026.
Mauritanie : des ressources gazières « gigantesques » en attente de développement
Pour sa part, la Mauritanie possède un champ gazier encore plus vaste, dit champ de Birallah, avec des réserves estimées à 50 trillions de pieds cubes (environ 1,41 trillion de m3 ou 1.410 milliards de m3). Cependant, son exploitation est actuellement en suspens à la suite du refus du gouvernement mauritanien de renouveler le contrat de British Petroleum, qui sollicitait un délai de trois ans pour réaliser l’étude de faisabilité de ce projet.
Localisation du gisement Bir Allah (Source : British Petroleum)
Alors que le gouvernement mauritanien a décidé de prendre son temps pour sélectionner le meilleur opérateur pour ce méga-champ gazier, il a décidé de confier l’exploitation du champ de gaz Banda (33 milliards de m³) à un consortium égyptien et émirati, précédemment délaissée successivement par Tullow Oil et New Fortress Energy.
Le lancement imminent de l’exploitation du gaz naturel de Grand Tortue Ahmeyim a relancé la production d’hydrocarbures en Mauritanie, mettant ainsi fin à une période d’inactivité consécutive à l’arrêt de production en 2017 dans le champ pétrolier de Chenguiti.
Gazoduc Nigeria-Maroc : « Les deux premiers tronçons seront opérationnels dès 2029 » (A. Benkhadra)
Après avoir qualifié, lors de son intervention à la 13e édition de « The Atlantic Dialogues », le gazoduc Nigeria-Maroc-Europe de « projet éminemment stratégique de l’Initiative Atlantique », la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) est revenue sur les prochaines étapes avant que ce projet, qui permettra de désenclaver l’approvisionnement gazier du continent africain et de fournir les marchés européens, ne devienne une réalité.
« Un projet majeur qui s’inscrit dans la politique d’intégration africaine du Maroc »
« Depuis le début du règne de Sa Majesté le Roi, la politique de coopération avec l’Afrique a été un axe majeur du Maroc, avec une politique Sud-Sud orientée vers la coopération régionale grâce à la mise en place d’un certain nombre de projets dans des secteurs comme la banque, l’assurance, l’industrie les télécommunications… », résume Amina Benkhadra. La directrice générale de l’ONHYM précise que cette dynamique couronnée par l’Initiative Atlantique, qui propose d’offrir aux pays enclavés l’exploitation de la façade atlantique du Maroc pour développer leurs échanges commerciaux, va permettre d’intégrer 27 pays qui sont engagés dans cette vision extrêmement ambitieuse et stratégique du développement.
En parallèle à toutes ces actions de partenariat économique qui ont fait du Maroc le deuxième investisseur du continent, contribuant ainsi à la croissance dans de nombreux pays africains, notre interlocutrice estime que l’initiative royale de lancer un projet de gazoduc entre le Nigeria et le Maroc, qui concerne 13 pays sur la côte et trois autres enclavés, aura une ampleur encore plus stratégique.
Le gazoduc s’inscrit dans la dynamique de développement continental initiée par le Maroc depuis 25 ans
Et d’ajouter que le futur gazoduc est un projet majeur de la dynamique marocaine de promotion du développement, qui s’inscrit dans la continuité de sa politique de contribution à long terme à la croissance économique de l’Afrique, depuis le début du règne du Roi Mohammed VI en 1999.
À la question de savoir si cette connexion gazière permettra à de nombreux pays africains d’assurer leur consommation énergétique avant 2040, la directrice générale de l’ONHYM espère que le gazoduc deviendra une réalité bien plus tôt, avec le démarrage du dispatching régional du gaz à la veille du coup d’envoi du Mondial 2030.
« First gaz à partir de 2029″
Rappelant que cet ambitieux projet de 25 milliards de dollars sera déployé sur 6.500 kilomètres, découpés en trois tronçons dont deux avanceront en parallèle, Amina Benkhadra se veut prudente en affirmant que l’échéance finale n’est pas encore déterminée.
« Cela dit, le début de la circulation gazière (first gaz) dans les deux premiers tronçons devrait avoir lieu d’ici 2029”, révèle notre interlocutrice , en insistant sur le fait que ces deux chantiers, à savoir celui du Sud (Nigeria-Ghana-Côte d’Ivoire) et celui du Nord (Sénégal-Mauritanie-Maroc, qui sera ensuite connecté à l’Europe), devraient démarrer en même temps.
Optimiste sur une accélération du projet, Amina Benkhadra conclut son propos en déclarant qu’il ne restera plus qu’à connecter le troisième tronçon entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal pour assurer la continuité du trajet du gazoduc qui ira du Nigeria à l’Europe.
Gazoduc Atlantique Africain : l’accord intergouvernemental validé pour une signature au plus tard au premier trimestre 2025
À Abuja, les ministres de l’énergie de la CEDEAO, du Maroc et de la Mauritanie ont validé des étapes clés pour le Gazoduc Nigéria-Maroc. Les études d’ingénierie et d’impact environnemental sont en cours, marquant une avancée vers la signature d’un accord intergouvernemental au premier trimestre 2025 pour ce projet stratégique de 6.000 km, qui vise à fournir de l’énergie à 13 pays africains.
Le projet de Gazoduc Africain Atlantique (Nigeria-Maroc) vise à permettre l’émergence d’une véritable prospérité pour l’Afrique, a affirmé, vendredi 1er novembre à Abuja, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali.
Mme Benali, qui prenait part à la réunion des ministres de l’énergie des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dédiée au projet de Gazoduc Africain Atlantique (Nigeria- Maroc), a indiqué que ce projet stratégique vise à permettre « l’émergence d’une véritable prospérité pour l’Afrique et ses populations en exploitant localement les ressources africaines, en développant des infrastructures industrielles et en créant des emplois ».
Le gazoduc Nigeria-Maroc a toujours été bien plus qu’un simple pipeline, a-t-elle souligné, affirmant qu’il s’agit d’un projet éminemment politique, dont l’idée est portée par le Roi Mohammed VI et le président du Nigeria.
« Leur soutien à cette vision n’a jamais faibli, car il ne s’agit pas seulement d’une infrastructure traversant plusieurs pays africains sur 6.000 kilomètres, d’une capacité de 15 à 30 milliards de mètres cubes de gaz, ou encore d’un accès moderne à l’énergie pour près de 400 millions de personnes réparties dans 13 pays », a expliqué la ministre, relevant que ce projet est surtout une réponse à la reconnaissance mondiale, particulièrement en Europe, que le dernier réservoir de capacité productive pour les décennies à venir est l’Afrique.
Remerciant les différents partenaires qui ont adhéré à cette vision en contribuant à la persévérance nécessaire à la poursuite de cette initiative, Mme Benali a fait savoir que désormais, le projet se nomme le Gazoduc Afrique Atlantique, en référence à la vision atlantique du Roi, visant à offrir aux pays du Sahel une porte vers l’Atlantique et une ouverture à la prospérité.
Par ailleurs, elle a souligné que cette réunion est une occasion pour avancer concrètement vers les moyens financiers et techniques qui permettront de rendre ce projet viable et réalisable, y compris les projets d’énergie renouvelable essentiels dans la stratégie énergétique marocaine.
Les infrastructures transnationales comme ce gazoduc nécessitent des financements structurés, continus et rigoureux, a-t-elle poursuivi, précisant qu’une fois opérationnelle, cette infrastructure doit être en mesure de répondre aux besoins d’approvisionnement énergétique du continent et de ses partenaires.
L’accord intergouvernemental adopté au niveau ministériel pour une signature au plus tard au premier trimestre 2025
Les études d’ingénierie détaillées menées par des prestataires de renommée mondiale ont été achevées en mars 2024, représentant une avancée significative vers la réalisation de ce projet, a souligné, de son côté Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), notant que le concept est robuste et les données macroéconomiques démontrent la rentabilité du projet et sa compétitivité.
Actuellement, les études de survey du segment nord sont en cours, tandis que celles du segment sud débuteront sous peu, a-t-elle ajouté relevant que les contrats pour les études d’impact environnemental et social (ESIA) ont été attribuées et les travaux sur le terrain ont déjà commencé.
Ces études, a expliqué Mme Benkhadra, permettront d’affiner le plan de mise en œuvre, en intégrant tous les aspects environnementaux et sociaux afin d’assurer le respect des normes les plus élevées
Cette réunion à laquelle a été invitée également la Mauritanie, avait pour objectif l’adoption de l’accord intergouvernemental sur le Gazoduc Africain Atlantique (Nigéria- Maroc) qui sera soumis à la signature des Chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, du Maroc et de la Mauritanie.
Lors de cette réunion, les ministres ont adopté l’accord intergouvernemental (IGA) sur le Gazoduc Africain Atlantique et l’Accord avec le Gouvernement Hôte (HGA) annexé à l’IGA. Ils ont également convenu de l’organisation d’une cérémonie officielle de signature de l’Accord intergouvernemental au plus tard au premier trimestre 2025.
Organisée par la commission de la CEDEAO, cette réunion conjointe des ministres en charge de l’Energie et des Hydrocarbures, élargie aux ministres en charge des Hydrocarbures du Maroc et de la Mauritanie, a été précédée d’une réunion des experts sectoriels.
La réunion d’Abuja intervient après un atelier régional d’examen et de validation de l’Accord des Etats hôtes (HGA- Host Government Agreement), organisé du 8 au 11 octobre dernier à Lagos au Nigéria et qui fait suite à moult rounds de négociations des dispositions de l’Accord Intergouvernemental (IGA) et de l’Accord de Gouvernement Hôtes (HGA), organisés à Rabat, Marrakech et à Abidjan.
(Avec MAP)
Gazoduc Nigeria-Maroc : un atelier régional à Lagos pour finaliser le projet d’Accord des États Hôtes
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) organise, du 8 au 11 octobre à Lagos au Nigeria, un atelier régional destiné à l’examen et la validation de l’Accord des États hôtes (HGA – Host Government Agreement).
Cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre du projet du Gazoduc Nigeria-Maroc initié par le Roi Mohammed VI, et l’ancien président nigérian, Muhammadu Buhari, et soutenu par l’actuel président, Bola Tinubu, fait suite aux divers rounds de négociation des dispositions de l’Accord intergouvernemental (IGA) et de l’Accord de gouvernement hôte (HGA), organisés à Rabat, Marrakech et à Abidjan.
Organisé en partenariat avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC ) en charge du développement du projet, l’atelier connaît la participation de l’ensemble des États traversés, les départements ministériels et les compagnies pétrolières nationales, au niveau des experts des treize pays traversés.
Cet atelier vise à finaliser le projet d’Accord des États hôtes (HGA – Host Government Agreement) qui sera signé entre chacun des pays et la société du projet.
« La présence des experts et des représentants de l’ensemble des pays traversés montre une nouvelle fois, leur volonté et leur engagement à contribuer à l’exécution et à la réalisation d’un projet aussi stratégique et aussi structurant que le gazoduc africain atlantique (Nigeria Maroc) », a souligné le représentant de l’ONHYM, relevant que ce « projet phare qui symbolise la pertinence de la coopération Sud-Sud, va contribuer au développement économique et social, notamment à travers le développement de différentes industries de la région ».
(Avec MAP)
La finalisation des accords du gazoduc Nigéria-Maroc au centre d’un atelier régional à Abidjan
En tant qu’élément catalyseur de ce projet phare de l’intégration africaine, le Royaume du Maroc est représenté à cet atelier de travail, initié par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) par une délégation de responsables du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, ainsi que de l’Office national des hydrocarbures et des mines.
L’organisation de cet atelier de travail sur le projet d’IGA et HGA s’inscrit dans le cadre du projet stratégique de Gazoduc Africain Atlantique, lancé suite à l’initiative du Roi Mohammed VI et l’ancien président du Nigéria Muhammadu Buhari, soutenu par l’actuel président Bola Tinbu.
L’atelier offre l’occasion de finaliser les dispositions des projets de textes de l’IGA et du HGA, suite aux commentaires et recommandations partagés et discutés par les différents pays traversés par ce gazoduc.
Le projet du gazoduc vise à stimuler le développement économique et à faciliter l’accès des pays traversés aux sources énergétiques mais également, à renforcer la coopération Sud-Sud entre ces pays conformément à la vision stratégique du Roi Mohammed VI pour un développement énergétique durable et intégré en Afrique, particulièrement sur la façade atlantique.
Le projet stratégique du Gazoduc africain atlantique est en train d’avancer d’une manière « extrêmement favorable » et ce, grâce à l’engagement de l’ensemble des pays traversés, a souligné la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra.
Ce projet a une portée véritablement stratégique, dans la mesure où il va contribuer à accélérer l’accès à l’énergie pour des pays de cette sous-région africaine, étant donné que certains pays ont un taux d’électrification inférieur à 40%, a précisé Mme Benkhadra dans une déclaration à la presse, en marge des travaux de cet atelier.
« Ce projet phare qui symbolise la pertinence de la Coopération Sud-Sud, va contribuer au développement économique et social notamment, à travers le développement de différentes industries notamment, le secteur minier, compte tenu des ressources minières importantes dont regorgent les pays traversés », a expliqué la responsable.
Après avoir indiqué que ces pays ont besoin d’une énergie durable pour pouvoir se développer, Mme Benkhadra a expliqué que la mise en place de ce projet va contribuer a une croissance soutenue et à la création d’emplois et par là, sera un facteur de stabilisation des jeunes dans cette sous-région du Continent.
Pour Mme Benkhadra, le projet du gazoduc africain atlantique va également contribuer à plus d’intégration de cette sous-région africaine, déplorant le fait que l’Afrique demeure le Continent le moins intégré au niveau mondial, alors même que toute intégration est, sans nul doute, porteuse de croissance et de développement.
C’est pourquoi, estime Mme Benkhadra, au-delà d’un simple projet de transport et d’accès à l’énergie, le GazoducNigéria- Maroc demeure un projet d’envergure qui garantira à cette partie de l’Afrique, une stabilité politique, économique et sociale, et contribuera également à plus de sécurité énergétique non seulement en Afrique mais également, entre ce Continent et l’Europe.
Et Mme Benkhadra de poursuivre que le Gazoduc africain atlantique permettra également d’exporter du gaz vers l’Europe et de ce fait, sera un élément de réduction de la dépendance européenne en gaz naturel vis-à-vis de ses autres fournisseurs, en permettant une diversification des sources d’approvisionnement.
Sur un autre registre, elle s’est félicitée de la tenue à Abidjan de cet atelier de travail dédié à l’examen et la validation de l’IGA et de l’HGA du projet du Gazoduc, rappelant que cette réunion de travail s’inscrit dans le sillage de l’avancement du projet stratégique du gazoduc Maroc- Nigéria.
Après avoir souligné que l’IGA est une pièce fondamentale dans le cadre du développement de ce genre de grands projets transfrontaliers, en ce sens qu’il va fixer toutes les conditions de gestion et de gouvernance du projet entre l’ensemble des pays traversés, elle a tenu à rappeler que cet accord intergouvernemental a été préparé depuis plus d’une année entre l’ONHYM et la NNPC et a fait l’objet de plusieurs ateliers de travail à Rabat, et à Marrakech tout au long de l’année 2023 et 2024.
(Avec MAP)
Gazoduc africain atlantique Nigeria-Maroc : réunion de haut niveau à Rabat pour finaliser les études
Ces réunions ont permis notamment d’acter la finalisation des études d’avant-projet détaillées (FEED) et de présenter l’état d’avancement des études environnementales et sociales.
Les délégations ont également progressé dans la finalisation du futur accord intergouvernemental (IGA) et de l’accord hôte de chaque pays (HGA), fait savoir l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) dans un communiqué.
À l’issue de ces réunions, les directeurs généraux des sociétés nationales ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès réalisés et ont réaffirmé leur engagement ferme à soutenir ce projet stratégique, lancé par le Roi Mohammed VI et l’ancien président nigérian, soulignant les avantages énergétiques, économiques et sociaux considérables attendus pour la région.
Les délégations des pays traversés, à savoir la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la République de Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Ghana le Bénin et le Nigeria, étaient présidées par les directeurs généraux de leurs sociétés nationales pétrolières respectives, la CEDEAO était représentée par Sediko Douka, commissaire chargé de l’énergie, et l’AGAO (Autorité du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest) était représentée par Chafari Hanawa, directrice générale.
Ont également participé à ces réunions des représentants du ministère de la Transition énergétique, du ministère des Affaires étrangères, de la Direction générale des impôts (DGI), de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), ainsi que de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), de l’OCP et de MASEN, ajoute la même source.
Un point sur le projet de gazoduc Maroc-Nigeria (Benali)
« La plupart des études de faisabilité et de conception technique ont été achevées, de même que l’identification du tracé optimal du gazoduc qui sera raccordé au gazoduc Maghreb-Europe », en plus de « la poursuite des études d’évaluation sur le terrain et des études d’impact environnemental et social », a-t-elle déclaré la ministre s’exprimant lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants,
Toujours dans le cadre de l’état d’avancement de ce projet stratégique lancé par le Roi Mohammed VI et l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari, « la société de projet SPV (Special Purpose Vehicle), après les études de faisabilité, sera responsable du financement, de la construction et de l’exploitation du gazoduc », a précisé la ministre.
La responsable a indiqué que le développement du gazoduc Maroc-Nigeria passera par trois phases, la première étant celle du « Sénégal-Mauritanie-Maroc », soulignant, par ailleurs, le rôle que joue le gaz naturel en tant que composante clé de la stratégie de transition énergétique du Maroc.
Ce projet stratégique aura une capacité de 30 milliards de mètres cubes par an de gaz naturel, tandis que l’enveloppe globale de l’investissement s’élève à 25 milliards de dollars US, a-t-elle rappelé.
« Entre 2022 et 2023, plusieurs mémorandums d’entente ont été signés » à cet effet, a-t-elle encore indiqué, citant également la signature, en mars dernier, d’un protocole d’accord stratégique entre les ministères de l’Intérieur, de l’Économie et des finances, de l’Équipement et de l’eau, de la Transition énergétique et du développement durable pour lancer la feuille de route de l’infrastructure gazière.
Potentiels et enjeux stratégiques de la production de gaz en Mauritanie
Le sous-sol mauritanien dispose de ressources naturelles diverses dominées par les ressources minières (Cuivre, Or, Fer, Uranium…), les ressources halieutiques et des ressources pétrolières marginales au moins avant le démarrage de la production de gaz naturel.
Ces nouvelles découvertes deviendront plus rentables après la construction prévue du gazoduc Maroc-Nigéria. Ce projet, une fois achevé, permettra d’acheminer le gaz vers l’Europe et à plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
Dans ce papier, nous retraçons l’évolution du potentiel de gaz naturel en Mauritanie et les enjeux stratégiques du début éminent de la production du gaz.
Le chemin de la découverte du gaz en Mauritanie
Le bassin offshore MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau et Guinée-Conakry), situé au large des côtes allant de la Mauritanie jusqu’en Guinée-Conakry, présente un fort potentiel géologique pour la découverte de nouveaux gisements d’hydrocarbures. Les récentes découvertes de pétrole et de gaz dans la région ont confirmé ce potentiel et accru l’intérêt des investisseurs.
En 2001, la reprise de l’exploration pétrolière en Mauritanie a permis la découverte d’un grand champ pétrolier dans les eaux atlantiques du pays : le champ de Chenguiti. Or ce gisement a été abandonné après une chute rapide de la production journalière de 75.000 barils par jour en 2006 à moins de 4.000 barils/jour en 2017.
Parallèlement, le gouvernement mauritanien a confié à British Petroleum des études de faisabilité pour l’exploitation du gisement de Grand Tortue après la découverte de réserves prouvées en 2015.
Le gaz du gisement de Grand Tortue a été découvert dans des pièges pétroliers dans les paléochenaux marins du delta du fleuve de Sénégal, situé dans le large et plus précisément dans les frontières mauritano-sénégalaises.
Dans les mêmes conditions paléo-environnementales (Chenaux), la continuité des travaux d’exploration a permis la découverte en 2019 d’un plus grand gisement : celui de Bir Allah.
Par ces découvertes consécutives, la Mauritanie va devenir parmi les leaders de gaz africains après le Nigéria, l’Algérie et le Mozambique.
Entrée de la Mauritanie parmi les pays disposant des plus grandes réserves de gaz naturel en Afrique (en Trillions de mètres cubes).
Ce nouveau statut de leader africain est dû principalement à trois gisements de gaz : le gisement de Grand Tortue (15 trillions de pieds cubes), le gisement de Bir Allah (50 trillions de pieds cubes), le gisement de Banda (1 trillion de pieds cubes).
L’exploitation de ce gisement promet des recettes exceptionnelles pour le pays, qui souffre de plusieurs problèmes freinant son développement économique. Le projet de GTA, à lui seul, devrait générer 150 millions de dollars par an, une fois les coûts d’investissement remboursés. Cette somme représente plus de deux fois les recettes provenant de l’accord de pêche de la Mauritanie avec l’Union européenne (60 millions d’euros).
Bien que le pays regorge de richesses, ses habitants et son territoire ne semblent pas en profiter en raison des énormes capitaux nécessaires à leur mise en valeur. La dette nationale a atteint le niveau de 63,53% du PIB en 2023, tandis que 56,9% de la population vit dans une pauvreté multidimensionnelle.
En s’appuyant sur les expériences passées, le gouvernement affiche cette fois-ci une volonté politique claire : exploiter le gaz de manière responsable tout en investissant dans des projets plus durables et rentables, à savoir l’hydrogène vert et les énergies renouvelables. Néanmoins, la réalisation de ces ambitions nécessitera des fonds importants.
Démarrage du gisement Grand Tortue
Découvert en 2015, le gisement de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) abrite 15 trillions de pieds cubes (environ 424 milliards de mètres cubes) de ressources gazières confirmées.
Carte de localisation du Gisement Grand Tortue Ahmeyim.
Dans le gisement de Grand Tortue, le capital est divisé entre British Petroleum (62%), Kosmos Energie (29%), la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) (5%) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (SMHPM) (5%).
Comme le gisement est situé à une profondeur supérieure à 2.500 mètres, l’exploitation prévoit l’installation d’une plateforme de production sous-marine en eaux profondes, constituée d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO, floating production storage and offloading) et de puits sous-marins.
Dans le cadre de ce projet, l’unité GIMI a été mobilisée dans le cadre d’un contrat de LOA (Lease and Operate Agreement) d’une durée de vingt ans entre BP et Golar LNG qui débute une fois l’unité installée dans la plateforme de production. Cette plateforme permettra de produire environ 2,5 millions de tonnes par an (Mtpa) de GNL dans la première phase.
Le navire GIMI, unité flottante de production, de stockage et de déchargement de gaz naturel (Source : BP).
En raison de la pandémie de Covid-19, la livraison de l’unité GIMI a tardé et a impacté le début de l’entrée en production du gisement. Après son arrivée en début d’année 2024, la première production est recalée au quatrième trimestre de l’année 2024. Les estimations de durée d’exploitation rentable devraient durer au moins 30 ans.
Développement du gisement de Bir Allah
Situé au Nord du gisement de Grand Tortue, le gisement Bir Allah abrite les réserves de gaz naturel les plus importantes en Mauritanie. Elles sont actuellement évaluées à 50 trillions de pieds cubes (1,41 trillion de mètres cubes ou 1,410 milliards de m3).
Localisation du gisement Bir Allah (en cours de développement).
Actuellement, le projet de Bir Allah est en phase de développement afin de valider ultérieurement la décision d’investissement dans ce projet porté par British Petroleum et Kosmos Energy. Cette phase d’exploration devrait durer 30 mois pour aboutir à une décision finale.
La participation de l’Etat mauritanien dans ce projet a augmenté par rapport aux projets précédents, atteignant 29%.
Sauf complication, le début d’exploitation dans ce projet commencera vers l’année 2028 et devrait continuer jusqu’à 2060, où il devrait atteindre ses limites économiques.
Le gisement de Banda en quêtes d’investisseurs
Plus petit, le gisement de Banda présente des réserves confirmées d’environ 33,98 milliards de mètres cubes. Initialement, l’exploitation de ce gisement a visé la production d’électricité à partir de gaz.
Carte de localisation du gisement de Banda.
Ce projet est en stand by après son abandon par l’entreprise exploitante Tullow Oil.
Actuellement, le gouvernement mauritanien opte pour une nouvelle exploitation pour l’électrification cette fois-ci de l’industrie minière. Des études de faisabilité du projet sont en cours de réalisation.
Les challenges de la production du gaz en Mauritanie
Le gazoduc Maroc-Nigéria est un projet visant initialement d’acheminer le gaz nigérien vers l’Europe de l’Ouest en passant par plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Ce projet devrait être très bénéfique pour la Mauritanie car il va permettre d’une part de garantir une meilleure commercialisation, et d’autre part de réduire les coûts d’acheminement du gaz produit dans ce pays.
Aujourd’hui, l’Algérie commercialise plus de gaz que le Nigéria du fait de sa proximité avec l’Europe et aussi pour son investissement dans trois principaux gazoducs.
Outre les opportunités, la Mauritanie fait face à un défi qui réside dans le départ de plusieurs compagnies d’exploration. Entre 2019 et 2024, plusieurs grandes compagnies ont quitté l’exploration de l’offshore de la Mauritanie (Total, Shell, Exxon…), ne laissant que BP et Kosmos Energy sur les projets de Bir allah et Grand Tortue.
Ces départs ont été expliqués par des spécialiste de plusieurs manières dont :
– L’exploration par forage sauvage (wildcat drilling) est une méthode d’exploration très coûteuse et à haut risque et seules les grandes compagnies peuvent investir dans de tels projets.
– L’intérêt pour l’offshore mauritanien a atteint son apogée et la probabilité de découverte de gisements plus importants est considérée comme faible.
– Malgré la politique de porte ouverte, le gouvernement mauritanien doit mettre en place des encouragements fiscaux pour attirer de nouveaux investisseurs.
Gazoduc Maroc-Nigeria : Rabat intensifie les négociations pour accélérer le projet
La délégation chapotée par le ministre sénégalais a eu des échanges avec la partie marocaine sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le développement des énergies renouvelables, la réforme du secteur de l’électricité, l’efficacité énergétique et l’électrification rurale, indique un communiqué du ministère de la Transition énergétique et du développement durable.
En marge de cette visite de travail, une réunion tripartite de haut niveau a été tenue le même jour entre Leila Benali, Antoine Félix Abdoulaye Diome ainsi que le ministre d’État nigérian chargé des Ressources pétrolières, Ekperikpe Ekpo, lors de laquelle ils ont discuté de l’état d’avancement du projet stratégique du gazoduc Nigeria-Maroc et des modalités de renforcement de la coopération et la coordination entre les trois pays pour faire avancer cet important projet, précise la même source. Une première réunion a eu lieu le mercredi 24 janvier, avec une délégation nigériane, sur l’avancement du projet.
Par ailleurs, les membres de la délégation sénégalaise ont effectué des visites à l’Agence marocaine de l’énergie durable (MASEN) et à l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), et ont tenu des réunions de travail avec les responsables de ces deux institutions pour discuter des opportunités d’échange d’expériences, de renforcement des capacités et de développement de projets conjoints en matière de transition énergétique, ajoute-t-on.
Outre le ministre, la délégation sénégalaise comprend le directeur général de l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale, le directeur général de la Société nationale d’électricité (SENELEC), le directeur général de Petrosen Holding, le directeur général du Réseau gazier du Sénégal (RGS SA) et la directrice de la Stratégie et de la réglementation au ministère sénégalais du Pétrole et des énergies.
Ont pris part à ces entretiens, du côté marocain, le secrétaire général du département du Développement durable, le secrétaire général par intérim du département de la Transition énergétique, la directrice générale de l’ONHYM, le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), le directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et le directeur général délégué de MASEN.
(Avec MAP)
« Possible » démarrage de la construction du gazoduc Maroc-Nigeria en 2024 (ministre nigérian)
Le ministre a reçu, lundi 27 novembre à Abuja, une délégation marocaine conduite par l’ambassadeur du Royaume au Nigeria, Moha Ouali Tagma, et a déclaré que le Nigeria était prêt et intéressé par le projet, rapportent des médias locaux.
Selon les mêmes sources, la délégation a rendu visite au ministre pour une discussion sur la finalisation du projet de pipeline transatlantique et le développement d’une usine d’engrais au Nigeria.
Le ministre nigérian, tout en exprimant l’intérêt et la volonté du Nigeria, a déclaré qu’avec des réserves prouvées de gaz de 209.000 milliards de pieds cubes, il était nécessaire de fournir du gaz au continent avant de l’exporter vers d’autres continents. « Je pense que d’ici 2024, nous y parviendrons« , ajoute-t-il.
De son côté, l’ambassadeur marocain a déclaré que les études économiques et techniques qui concernent le projet « seront conclues début 2024« , ajoutant que les gouvernements participants « pourraient décider de commencer sa construction en 2024 ».
Par ailleurs, il a déclaré que la construction de l’usine d’engrais de 1,5 milliard de dollars à Akwa Ibom débutera en décembre 2023.