Colis.ma lance une offre logistique dédiée aux e-commerçants

Conçue pour répondre aux besoins spécifiques des vendeurs en ligne, cette solution vise à simplifier la logistique, à accélérer les délais de livraison et à améliorer l’expérience client pour les e-commerçants opérant entre le Maroc et l’Europe, indique un communiqué de Colis.ma.

« Gitex Africa est le rendez-vous incontournable de l’innovation sur le continent. C’était l’endroit idéal pour dévoiler notre nouvelle solution dédiée aux e-commerçants, qui sont aujourd’hui au cœur de l’économie digitale. Notre mission est claire : rendre la logistique transfrontalière plus simple, plus rapide et plus accessible », précise Issam Darui, fondateur et CEO de Colis.ma.

Grâce à ses hubs logistiques implantés au Maroc et à ses partenariats en Europe, Colis.ma entend relever les défis logistiques du e-commerce africain, notamment en matière de fiabilité, de rapidité et de maîtrise des coûts d’expédition internationale, conclut le communiqué.

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Santé numérique : Ahmed Benana détaille la vision de la Fondation Mohammed VI pour l’hôpital du futur

Dans le cadre de notre émission spéciale GITEX Africa 2025 consacrée à la santé numérique, Médias24 a reçu le professeur Ahmed Benana, directeur général du site de Rabat de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, également directeur général de l’Hôpital universitaire international Mohammed VI de Rabat.

Au cours de son intervention, le Pr Benana est revenu sur les ambitions, les choix technologiques, les défis anticipés et les implications organisationnelles du projet hospitalo-universitaire porté par la Fondation, en particulier le futur CHU Mohammed VI de Rabat, dont l’ouverture est prévue pour le dernier trimestre 2025. Plus largement, il a livré la vision stratégique de la Fondation en matière de transformation du paysage sanitaire marocain et africain, en misant sur l’innovation, la formation et l’accès équitable aux soins.

Un hôpital intelligent, agile et tourné vers l’avenir

Le CHU Mohammed VI de Rabat, dont l’ouverture est prévue pour fin 2025, se veut l’incarnation concrète de cette ambition. Un établissement hospitalier intelligent, « mais surtout agile », précise le Pr Ahmed Benana.

« Ce n’est pas seulement un hôpital connecté ou équipé de robots. C’est un hôpital qui pense le futur. La technologie évolue très vite, ce qui est innovant aujourd’hui peut devenir obsolète demain. Nous avons donc conçu une structure capable de s’adapter en permanence, avec une organisation et une gouvernance qui intègrent cette dynamique », insiste-t-il.

Ce projet hospitalier prévoit environ 600 lits extensibles, des plateaux techniques de dernière génération, et une capacité d’adaptation pensée dès la conception. Pour le Pr Benana, l’ »intelligence » d’un hôpital ne se résume pas à ses équipements, mais à la façon dont il articule la technologie, l’organisation des soins et les compétences humaines.

Anticiper les mutations plutôt que les subir

Cette logique d’agilité guide également le fonctionnement de l’écosystème hospitalier mis en place par la Fondation. Un écosystème en constante expansion, qui s’appuie sur plusieurs établissements – à Rabat, Casablanca, et bientôt dans d’autres régions – chacun disposant d’une direction générale autonome. « Nous avons choisi une structuration par site. Chaque établissement a sa direction, adaptée à ses spécificités, tout en partageant la même vision stratégique. C’est une organisation agile, pensée pour accompagner la croissance et les mutations futures », souligne le Pr Benana.

L’un des défis majeurs anticipés concerne les ressources humaines, enjeu crucial pour tous les systèmes de santé. Pour le CHU de Rabat comme pour les autres établissements, la Fondation mise sur une stratégie de formation intégrée, à travers son écosystème universitaire. « Nous formons dans tous les domaines de la santé : médecine, pharmacie, soins infirmiers, ingénierie biomédicale. Nos étudiants sont immergés dans l’univers hospitalier dès leur première année. Ils apprennent dans l’environnement dans lequel ils travailleront », explique notre interlocuteur.

Une innovation technologique au service de la pédagogie et des soins

Cette immersion précoce permet de familiariser les étudiants avec les technologies les plus avancées. Le CHU Mohammed VI de Rabat prévoit ainsi des blocs opératoires robotisés, une logistique hospitalière automatisée, ainsi que des plateformes de simulation médicale de pointe.

« La formation se fera dans un hôpital entièrement équipé, opérationnel, où l’on pratique la médecine de précision, la robotique chirurgicale, les diagnostics assistés par intelligence artificielle. L’idée est de préparer des professionnels parfaitement opérationnels, conscients des enjeux technologiques mais aussi éthiques de la médecine moderne », souligne le Pr Benana.

La recherche et l’innovation sont intégrées à tous les niveaux. La Fondation développe des programmes de collaboration avec des industriels, des laboratoires et des universités partenaires, aussi bien au Maroc qu’à l’international. L’objectif est d’inscrire la production de savoir médical et l’innovation technologique dans une dynamique continue.

Une vision panafricaine de la santé

Mais la vision portée par la Fondation Mohammed VI ne s’arrête pas aux murs de ses établissements. Elle s’inscrit dans une dimension régionale et continentale, tournée vers l’Afrique. L’objectif est clair : contribuer à la construction d’un modèle africain de santé, à la fois innovant et inclusif.

« L’accès aux soins reste un enjeu central pour de nombreux pays du continent. À travers la Fondation, nous voulons apporter des réponses concrètes : en formant des professionnels de santé, en partageant notre savoir-faire, en créant des passerelles académiques et hospitalières », affirme le Pr Benana.

Cette ambition panafricaine se traduit déjà par des actions concrètes à travers l’Académie africaine des sciences de la santé, mais aussi par le développement de futurs sites hospitaliers dans les régions sud du Royaume. « Dakhla est au cœur de notre stratégie. Ce site hospitalier sera une véritable plateforme africaine, un point d’ancrage pour la coopération médicale Sud-Sud ».

Le Pr Benana rappelle qu’il ne s’agit pas simplement de bâtir des hôpitaux high-tech, mais de repenser la médecine, l’organisation des soins, la place du patient et le rôle des soignants dans un monde en mutation.

« Nous sommes dans un moment où la technologie bouleverse tout, mais elle ne remplace pas l’humain. L’hôpital de demain doit être intelligent, oui, mais aussi humain, accessible, ouvert sur son territoire. C’est cela que nous construisons », conclut-il.

Santé numérique : le Maroc accueillera le Gitex Future Health Africa en avril 2026

L’annonce a été faite à l’occasion de la troisième édition de Gitex Africa Morocco par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui. Ce nouvel événement est organisé en partenariat avec Kaoun International, la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS).

Gitex Future Health Africa/Maroc intégrera notamment Gitex DIGI_Health, une plateforme spécialisée dans les technologies de la santé.

Cet événement « reflète la conviction inébranlable du Royaume que la santé constitue un droit fondamental et universel. À l’heure où l’innovation médicale redessine le paysage sanitaire du continent africain, son impact s’étend aux infrastructures, au développement des compétences, à l’élargissement de l’accès aux soins et à l’amélioration des traitements », a déclaré le ministre de la Santé, Amine Tehraoui.

Il a ajouté que « grâce à des partenariats internationaux ciblés, à des investissements structurants et à une coopération renforcée, nous avons l’opportunité unique de bâtir des systèmes de santé résilients, inclusifs et équitables, capables de répondre aux besoins de toutes les populations, sans distinction ».

« En tant qu’acteur majeur dans les domaines de la santé, de la formation et de la recherche scientifique, la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé s’engage, aux côtés du ministère de la Santé et de Kaoun International, à faire du Maroc un hub continental de la Health Tech, en mettant à contribution son expertise médicale et académique dans le développement de la santé numérique et des technologies médicales au Maroc et en Afrique », a souligné Youns Bjijou, le directeur délégué de la FM6SS.

L’événement vise à accompagner les dynamiques de transformation numérique des systèmes de santé en Afrique, en s’appuyant notamment sur les avancées de l’intelligence artificielle, de la collecte de données et des technologies connectées. Il mettra en avant le rôle des partenariats public-privé dans cette transition.

Pour Trixie LohMirmand, directrice générale de Kaoun International, qui organise Gitex à l’échelle mondiale, « il y a aujourd’hui, notamment en Afrique, une volonté pressante des gouvernements et des institutions de santé de moderniser et numériser leurs services pour élargir leur portée, réduire les coûts et améliorer les résultats pour les patients ».

Le salon accueillera pendant trois jours une série de conférences, d’ateliers et une grande exposition réunissant des décideurs, chercheurs, praticiens et entreprises innovantes. Parmi les thématiques qui seront abordées : la sécurité des données, les diagnostics assistés par l’IA, l’intégration des systèmes d’information ou encore la gestion des hôpitaux intelligents.

Nokia veut accompagner la formation des jeunes talents marocains dans le digital

Ce mémorandum a été signé, mardi 15 avril, par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et le vice-président des Infrastructures réseau chez Nokia – Afrique du Nord, Pierre Chaume, en marge des travaux de la 3e édition du Gitex Africa Morocco, qui se tient du 14 au 16 avril à Marrakech.

En vertu de ce MoU, le Centre d’innovation de Nokia, inauguré en octobre 2024, jouera un rôle important en matière de formation des jeunes talents et de développement de solutions adaptées à l’écosystème digital du Royaume. Le Centre soutiendra également l’initiative « Al Jazari » lancée par le ministère, encourageant ainsi l’innovation locale et l’excellence technologique.

La multinationale de télécommunications s’engage à contribuer au développement des talents marocains dans les domaines des technologies digitales, des télécommunications et de l’informatique à travers des programmes de certifications reconnus à l’international.

S’exprimant à cette occasion, Mme Seghrouchni a souligné que ce mémorandum d’entente accompagnera la mise en œuvre de la stratégie nationale Maroc Digital 2030. « Grâce à l’expertise de Nokia, nous aspirons à accélérer la transformation digitale du Maroc, à améliorer l’accès à internet et à créer une économie basée sur l’innovation », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, M. Chaume a fait part de son enthousiasme vis-à-vis de cet accord, qui, selon lui, permettra à la multinationale de collaborer avec le gouvernement marocain afin de réaliser les objectifs ambitieux du Royaume en matière de transformation numérique. « Nous sommes prêts à soutenir la transition digitale du Maroc et à contribuer activement à sa croissance économique », a-t-il ajouté.

(Avec MAP)

Souveraineté numérique. « La cybersécurité est l’affaire de tous » (Imade El Baraka)

Dans la continuité des émissions spéciales GITEX Africa 2025, Médias24 aborde cette fois-ci une nouvelle thématique : la cybersécurité, qui s’impose aujourd’hui plus que jamais comme un enjeu de souveraineté nationale. Les institutions et organismes doivent s’armer, tandis que les opérateurs en cybersécurité doivent rester en alerte face aux innovations.

Dans ce cadre, Médias24 s’est entretenu avec Imade Elbaraka, managing partner Cyber chez Deloitte France, Europe et Afrique francophone.

Médias24 : Alors on ne peut pas parler de cybersécurité, qui est donc la thématique principale de cette émission, sans évoquer le récent événement malheureux de la cyberattaque subie par la CNSS. Peut-être un commentaire à faire dessus ?

Imade Elbaraka : Il faut savoir raison garder. Je pense que les cyberattaques n’ont pas attendu la semaine dernière pour émerger. La cyberattaque est une réalité, et pas seulement au Maroc. Elle touche d’abord les pays qui sont les leaders mondiaux sur le plan économique : en Amérique, en Europe. Bien sûr, le Maroc émerge à bien des égards, et c’est normal qu’on soit ciblé. Il faut savoir raison garder et investir, bien sûr, pour être résilient. Puisqu’on parle d’investissement, la souveraineté numérique, c’est un axe aujourd’hui hyper crucial.

– Quel rôle joue justement la souveraineté numérique dans les stratégies de cybersécurité actuelles ?

-La souveraineté numérique, comme vous l’avez cité, est un élément clé, qui consiste d’abord en une posture très simple : sourcer localement, acheter localement et aussi protéger nos données sensibles.

Maintenant, soyons réalistes, parce que le faire seul, ça paraît impossible ou très difficile. Le Maroc n’a pas encore la capacité de produire l’ensemble de la suite logicielle de bout en bout. On n’a pas encore les moyens de produire les infrastructures nécessaires. Cela dit, on a accompli beaucoup de chemin sur le sujet.

Il faudra réussir à établir des liens, je dirais, intelligents entre les acteurs économiques, les acteurs technologiques nationaux, et aussi internationaux. C’est aussi le rôle de Deloitte sur le sujet : on a fait venir des partenaires internationaux fiables qui souhaitent investir au Maroc, et qui, en se combinant avec des acteurs locaux sur la souveraineté, offriront des solutions intéressantes sur le marché marocain, et qui respecteront bien sûr la directive en vigueur en matière de souveraineté numérique.

– Qui dit numérique dit aussi intelligence artificielle. Comment, justement l’IA change-t-elle la donne en matière de cyber défense ? Si c’est le cas, si elle a effectivement un rôle à jouer, comment ?

-L’IA est un outil du côté des attaquants. Ils vont aussi s’en servir pour être beaucoup plus efficients, beaucoup plus efficaces pour mener des cyber attaques, malheureusement. Mais c’est aussi un moyen de défense très intéressant, car elle permet d’augmenter les capacités de réponse. Même si l’on est limité par le nombre de talents formés, on peut renforcer cette capacité grâce à l’IA. Elle permet aussi d’être plus proactif.

L’IA peut détecter des schémas complexes liés à des virus informatiques avancés, et permettre ainsi d’anticiper et de cibler plus efficacement la réponse. Il est essentiel de former, former et encore former, notamment en deep tech, sur l’IA et sur son interconnexion avec la cybersécurité.

– En parlant de la formation, quel est son rôle dans la construction d’un écosystème cyber résilient ?

-La cybersécurité — en tout cas, une posture cyber réussie — repose sur la combinaison de plusieurs aspects : l’aspect réglementaire, où le Maroc est vraiment en avance sur le sujet ; l’aspect économique, et là aussi, on le voit, les acteurs économiques commencent à s’intéresser à la question.

Sur le plan académique, il faudra réfléchir à une stratégie de bout en bout, allant de la recherche fondamentale appliquée jusqu’au lien entre les universités et l’entreprise, et enfin, bien sûr, la reconversion. Cette dernière est un élément clé pour convertir les talents informatiques vers la cybersécurité.

– Pendant cet événement (le GITEX), vous avez signé un partenariat stratégique avec Atlas Cloud Service. Comment cette alliance va-t-elle contribuer à la souveraineté numérique du Maroc ?

-Dans le prolongement de ma réponse sur la souveraineté, Atlas Cloud Service (ACS) offre des solutions d’infrastructures souveraines sur le plan de l’infrastructure. Deloitte vient y ajouter la couche cybersécurité : le bon chiffrement, la bonne réponse à l’incident, pour offrir au marché marocain des solutions à la fois résilientes sur le plan cyber et robustes sur le plan de l’infrastructure. C’est en ce sens, justement, que le partenariat a été établi avec ACS, qui, je le rappelle, est une filiale de l’UM6P.

– Ce n’est pas le seul partenariat, puisque vous avez également signé deux autres conventions, notamment avec HarfangLab et l’Université Al-Akhawayn d’Ifrane. Pouvez-vous nous expliquer ce que chacune de ces conventions va apporter à Deloitte Morocco Cyber Center ?

-Al Akhawayn est une université de renom. Le partenariat, comme celui que nous avons mis en place avec l’UM6P il y a deux ou trois ans, vise, d’une part, à offrir un accompagnement aux chercheurs en cybersécurité sur les volets de la recherche fondamentale et appliquée, et, d’autre part, à garantir un accès prioritaire au marché de l’emploi pour les diplômés d’Al Akhawayn. Enfin, nous allons coorganiser une journée “CyberSecDay” au service de l’écosystème marocain.

Sur la solution HarfangLab, dans le prolongement de la collaboration internationale appliquée au Maroc, l’objectif est vraiment d’attirer des software vendors issus d’une entreprise européenne qui développe des produits extrêmement avancés en matière de protection contre les cybermenaces sophistiquées. Ainsi, l’entreprise s’installe à Casablanca, au sein de notre capacité locale, et, combinée avec Atlas Cloud Services (ACS), nous allons offrir au marché marocain une solution avancée et proactive, capable de détecter les menaces en temps réel et de proposer une alternative aux solutions marocaines, américaines ou européennes existantes.

-Toujours dans le cadre de la souveraineté numérique, l’intégration d’une plateforme IA souveraine est une annonce forte, quel usage anticipez-vous pour les entreprises marocaines ?

-D’une part, elle est liée à beaucoup de cas d’usage pour les métiers. Je pense qu’effectivement, l’IA générative, en particulier, s’appliquera à des domaines comme le customer care, la relation client, ou encore l’efficience opérationnelle au sens très large. Il faut savoir qu’en cybersécurité, l’efficience est aussi un élément clé. Donc j’imagine, par exemple, que les plateformes IA vont aussi offrir une capacité maîtrisée en termes de coûts, pour mieux se protéger sans avoir à investir des montants assez faramineux en matière de protection cyber.

-Peut-être un dernier mot pour clôturer cet entretien très intéressant sur la cybersécurité ? 

-Je pense qu’il faut que chacun garde du recul sur le sujet. C’est un sujet qui a émergé il y a au moins vingt ans, même si on l’a beaucoup dans l’actualité. Il faut que chacun joue son rôle, à la fois sur le plan académique, sur le plan de la sensibilisation, sur le plan de la collaboration internationale et nationale. Il faut rappeler que la cybersécurité est l’affaire de tous, et pas uniquement de l’État. Les Marocains, en entreprise comme ailleurs, cela reste une affaire collective.

Comment l’UM6SS mise sur l’intelligence artificielle et la simulation pour réinventer la pédagogie médicale

Médias24 : Quel regard portez-vous sur la manière dont la digitalisation redéfinit aujourd’hui les pratiques et les méthodes pédagogiques en médecine ?

Pr Mohamed Adnaoui : La digitalisation représente aujourd’hui la quatrième révolution industrielle. Elle s’impose à tous les secteurs, y compris celui de l’enseignement, en offrant des opportunités d’innovation et d’adaptation aux besoins des générations futures.

Dans le domaine de la santé, l’intelligence artificielle est appelée à transformer en profondeur plusieurs aspects : la pratique quotidienne, le diagnostic, la décision clinique, l’analyse prédictive, la médecine de précision, les objets connectés, la télémédecine ou encore l’exploitation des big data.

Un autre volet important de la digitalisation réside dans sa capacité à servir à la fois les étudiants, les enseignants et, plus largement, la société. Elle ne se limite pas à la pédagogie, mais s’étend également aux aspects pratiques de la formation.

Aujourd’hui, les chirurgiens se forment à l’aide de robots, ce qui représente un tournant significatif. Cela implique une intégration de la digitalisation dans toutes les sphères, aussi bien pédagogiques que décisionnelles, au sein des établissements.

– Quelle place l’Université Mohammed VI des sciences et de la santé (UM6SS) accorde-t-elle à la transformation numérique dans sa stratégie de développement ?

– L’engagement est clair. Depuis que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a lancé l’initiative « Université 4.0 », avec le plan Pact ESRI 2030, toutes les universités ont été invitées à suivre cette dynamique. L’UM6SS a répondu présent, avec la volonté affirmée d’être à la pointe de cette transition.

Nous avons commencé par digitaliser nos plateformes d’enseignement. Les étudiants ne viennent plus en cours pour recevoir passivement un enseignement ; les supports sont accessibles en ligne, en amont, et les séances sont désormais consacrées à l’interaction.

Nous avons également supprimé l’usage du papier pour les examens, désormais réalisés sur tablette. Cette démarche favorise l’équité, renforce la sécurité des évaluations et améliore leur efficacité.

Sur le plan hospitalier, nous avons intégré un système d’information hospitalier permettant de fluidifier les services aux patients : consultation sans ordonnance papier, transmission directe à la pharmacie et déclaration automatique à la CNSS, par exemple.

Cette approche hospitalo-universitaire vise à faire converger la pédagogie et la pratique médicale dans un même écosystème digitalisé. Former, c’est aussi anticiper les compétences de demain.

– Comment anticipez-vous, justement, l’évolution des besoins en compétences dans les métiers de la santé face à l’émergence des nouvelles technologies ?

– Dès le départ, nous avons fait le choix de digitaliser les examens, en les organisant sur tablette. Cette décision a été précédée par une phase pilote : nous avons commencé par la quatrième année, formé les enseignants, les techniciens et les étudiants, et réalisé des examens blancs pour assurer une transition progressive.

Ensuite, le processus a été généralisé. Aujourd’hui, qu’ils soient à Rabat, à Casablanca, à Dakhla ou ailleurs, tous nos étudiants passent leurs examens le même jour, à la même heure, selon les mêmes modalités.

– La digitalisation va-t-elle jusqu’à réinventer les méthodes d’évaluation ? Peut-on imaginer, à terme, des examens en réalité virtuelle ou basés sur la simulation ?

– C’est déjà une réalité. Les évaluations virtuelles et intelligentes sont en place. Nous sommes entrés pleinement dans l’ère de la robotisation et de l’apprentissage assisté, qui s’inscrit dans une logique d’accompagnement individualisé.

Un exemple significatif est celui de l’apprentissage par simulation, crucial dans la formation médicale. L’étudiant est mis en situation sur une machine programmée pour reproduire un ensemble d’actes cliniques, qui sont ensuite enregistrés et comptabilisés. Une fois ce niveau atteint, il passe à des pratiques sur modèles animaux, avant d’être accompagné par un senior en salle d’opération.

Cependant, cette transformation doit être encadrée juridiquement et éthiquement. Ce sont des dimensions fondamentales à intégrer pour garantir une mise en œuvre responsable.

– L’ouverture prochaine de deux campus à Marrakech et Agadir marque une nouvelle étape pour l’UM6SS. Quelle est la philosophie qui sous-tend cette extension géographique ?

– Les fondations, à but non lucratif et d’utilité publique, ont vocation à accompagner l’action de l’État. La Fondation Mohammed VI œuvre ainsi à développer un écosystème complet —hospitalier, éducatif, de recherche — en élargissant l’offre de formation.

Le Maroc est en pleine transformation. Dans la perspective de grands événements comme la Coupe d’Afrique ou la Coupe du monde, il est essentiel de renforcer les capacités des régions, notamment sur le plan socio-économique et éducatif.

L’ouverture de campus à Marrakech et Agadir vise donc à rapprocher l’enseignement des étudiants, en leur offrant la même qualité d’accompagnement qu’à Rabat ou à Casablanca. Cela incarne pleinement l’esprit du nouveau Maroc.

inwi exposera ses innovations au Gitex Africa 2025

Cette offre inclut des solutions de connectivité critique, de communication unifiée, des services de cloud souverain, de cybersécurité, ainsi que des solutions d’hébergement dans les datacenters certifiés d’inwi, indique l’opérateur dans un communiqué.

Marque-produit 100% digitale, « win by inwi », sera également mise en avant lors du Gitex Africa 2025. Élue « Produit de l’année 2025 », pour la troisième année consécutive, cette solution proposera aux visiteurs une immersion dans un parcours interactif unique, témoignant ainsi de la volonté pérenne d’inwi d’offrir une expérience client digitale inégalée, ajoute la même source.

inwi et l’Apebi ouvrent les portes du Gitex Africa 2025 aux PME Tech marocaines

Acteur engagé dans la transformation digitale des entreprises, inwi renforce son soutien aux TPE et PME marocaines en leur offrant une opportunité unique de visibilité et de développement lors du Gitex Africa 2025, le plus grand salon technologique du continent.

Grâce à son partenariat avec l’Apebi, inwi accompagne cette initiative en contribuant à faire connaître l’offre et le savoir-faire de la PME Tech marocaine aux grandes et moyennes entreprises participant à cet événement d’envergure continentale. Ces PME Tech bénéficieront ainsi d’un espace dédié pour présenter leurs solutions, rencontrer des partenaires stratégiques et accélérer leur croissance, fait savoir le communiqué.

Dans le cadre de son programme « inwi Innov », inwi accompagnera 6 start-up à fort potentiel afin de leur offrir une vitrine exceptionnelle au GITEX Africa 2025. Depuis son stand, l’opérateur mettra en avant ces start-up marocaines en leur permettant de présenter leurs solutions et de développer leur activité. Ces jeunes pousses incarnent l’innovation dans des secteurs clés tels que la Deeptech, la HR Tech, le Retailtech, la Sportech et la Traveltech, précise inwi.

Tourisme. Marrakech compte sur le salon Gitex Africa pour booster sa haute saison (Opérateurs)

« Très attendue par l’ensemble de la profession, la haute saison qui commence au début du deuxième trimestre avec les vacances scolaires, qui durent près d’un mois dans toute l’Europe, sera renforcée par un afflux de dizaines de milliers de professionnels de la technologie qui participeront au Gitex Africa dans la ville ocre », estime le secrétaire général du conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech-Safi.

45.000 touristes d’affaires supplémentaires

Hasard du calendrier, la tenue concomitante à Marrakech du plus grand salon mondial de la technologie a fait, selon Mustapha Amalik, exploser le niveau des réservations entre le 14 et le 16 avril grâce à la participation prévue de 45.000 professionnels étrangers venus du monde entier.

Accueilli pour la troisième fois par la ville ocre depuis 2023, cet événement planétaire, qui coïncidera avec les vacances scolaires européennes, a d’ores et déjà permis à certains hôtels d’afficher complet à partir de la semaine prochaine.

« Si ce salon ne dure que trois jours, les participants, qui arrivent le plus souvent avant son ouverture, en profitent pour rester plus longtemps en séjournant près de cinq jours, soit presque le double de la durée moyenne de séjour qui est de trois nuitées », estime le secrétaire général du CRT pour qui l’impact sera considérable en termes de fréquentation hôtelière et de recettes en devises.

Un événement mondial qui rappelle la nécessité d’un palais des congrès

Seul bémol, notre interlocuteur avance que sa localisation sous un chapiteau éphémère en face de l’hôtel Mamounia rend plus que nécessaire la construction d’un palais des congrès et des expositions.

Maintes fois retardé, ce projet s’impose pour que Marrakech puisse accueillir dignement les nombreuses délégations, comme celle qui sera menée par le chef du gouvernement marocain au Gitex Africa. Selon Mustapha Amalik, la tenue de cet événement permettra d’accélérer sa concrétisation et de stimuler la fréquentation hôtelière de la haute saison d’avril par rapport à celle de l’année dernière qui avait été affectée par la période du ramadan.

Un taux d’occupation hôtelier qui pourra frôler 90%

Une semaine après la fin du mois sacré qui avait ralenti le nombre d’arrivées étrangères, plusieurs hôteliers affichent leur optimisme en déclarant un niveau inédit de réservations européennes pour les vacances scolaires et de touristes d’affaires souhaitant participer au Gitex.

« Tous les voyants sont au vert pour que la haute saison printanière, du 7 avril à début mai, soit un véritable succès, avec une croissance importante du nombre de visiteurs internationaux », prédit un professionnel de l’hébergement. Ce dernier table déjà sur un taux provisoire de remplissage de 65%, dans l’attente des réservations de dernière minute qui devraient faire grimper le taux à 90%.

Qualifiant la période d’avril de mois le plus important de l’année, nos interlocuteurs se disent très satisfaits de la dynamique actuelle qui devrait se poursuivre au moins jusqu’aux vacances estivales.

GITEX 2025 : Sicotel Communications chargée de la vidéosurveillance

La solution comprendra des caméras haute définition de type PTZ, speed dôme et IR Bullet, ainsi que des switchs réseau POE assurant un débit adapté pour une supervision en temps réel. Une plateforme sur site sera installée, équipée de grands écrans et des outils nécessaires pour garantir une surveillance continue.

Le dispositif prévoit également un stockage sécurisé des enregistrements sur une période d’un mois avant l’événement et cinq jours après, avec un fonctionnement 24 h/24. Un système redondant sera mis en place pour minimiser les risques techniques.

Sicotel Communications prendra en charge l’ensemble des équipements nécessaires au bon fonctionnement de la vidéosurveillance du GITEX 2025, incluant le câblage CAT6A et la fibre armée, des coffrets techniques, des onduleurs assurant une autonomie minimale de 30 minutes, ainsi que les licences pour des fonctionnalités avancées telles que le comptage, la reconnaissance faciale et la détection de mouvement.

Les préparatifs du GITEX au centre d’un entretien entre Amal El Fallah Seghrouchni et la PDG de Kaoun International

Cette rencontre a constitué une opportunité pour faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs et les plans d’action mis en place en vue de la troisième édition de GITEX Africa, le plus grand événement technologique et dédié aux startups en Afrique. Prévu du 14 au 16 avril 2025 à Marrakech, ce salon ambitionne de rassembler les principaux acteurs de l’innovation et du numérique sur le continent.

À cette occasion, Mme Seghrouchni a salué les efforts conjugués des différentes parties prenantes ayant contribué au succès des deux éditions précédentes. Elle a également réaffirmé l’engagement du Maroc à assurer la réussite de ce rendez-vous stratégique, en parfaite adéquation avec la vision royale clairvoyante du Roi Mohammed VI. Le Souverain a souligné l’importance d’initiatives audacieuses et innovantes pour libérer pleinement le potentiel du continent africain.