Glovo Startup Lab : un tremplin vers l’international pour les startups marocaines

Médias24 a reçu sur son plateau M24 Live Studio au Gitex Africa Adnane Lachheb, responsable du programme Tech Catalyst chez Glovo, ainsi que Nassiba Benabdelhafid, CEO de Logistiqa, l’une des startups bénéficiaires du programme Glovo Startup Lab. Interview croisée.

Adnane Lachheb. Le Glovo Startup Lab est un programme de mentorat lancé lors du Gitex 2024. Pour Glovo, c’était une manière de partager notre savoir-faire, notre expertise et de contribuer à l’essor de l’écosystème entrepreneurial marocain.

L’objectif était de sélectionner des startups marocaines, de les inviter à notre siège à Barcelone afin qu’elles rencontrent d’autres startups issues des pays où nous opérons, et qu’elles découvrent l’écosystème local barcelonais, ville d’origine de Glovo. Le cœur du programme, c’est le partage de notre playbook : nos stratégies, notre approche, nos échecs, nos bonnes pratiques. Le premier pilote a eu lieu en septembre dernier.

Adnane Lachheb. Durant le programme, nous avons organisé des sessions de mentorat avec des experts de Glovo, chacun spécialisé dans un domaine spécifique. Les startups choisissaient les thématiques qui les intéressaient, et nous mettions en place les sessions adaptées.

Par exemple, le CTO de Glovo a animé des séances axées sur le produit, d’autres portaient sur l’expansion à l’international, ou encore sur la stratégie d’entrée sur de nouveaux marchés.

Un volet important concernait également l’impact. Nous avons collaboré avec Impact Hub Barcelona pour accompagner les startups sur cette dimension, afin qu’elles intègrent pleinement la notion d’impact dans leur modèle et puissent ainsi mieux convaincre les investisseurs.

Adnane Lachheb. Dans le cadre du partenariat signé lors du Gitex 2024, nous avons défini des critères généraux : le business model, le secteur d’activité et la maturité de la startup. Chaque partenaire local a été invité à proposer trois startups répondant à ces critères. Logistiqa, fondée par Nassiba Benabdelhafid, a ainsi pu bénéficier du programme.

Adnane Lachheb. L’idée est de transmettre notre expérience, d’inspirer et d’encourager les startups à franchir le pas de l’internationalisation. En les connectant avec des startups étrangères confrontées à des défis similaires mais qui y répondent différemment, on crée une dynamique d’émulation. C’est un vrai mentorat, un partage d’inspiration, qui pousse les startups à se projeter et à accélérer leur développement.

Adnane Lachheb. Absolument. Nous préparons une nouvelle édition en septembre prochain. D’autres startups marocaines pourront se rendre à Barcelone pour y participer.

Glovo, entreprise espagnole bien implantée au Maroc et au Portugal, vient de signer un partenariat avec le ministère marocain de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration. L’idée est de capitaliser sur la dynamique créée par la Coupe du monde 2030 pour fédérer les acteurs de l’écosystème méditerranéen.

Nous envisageons d’organiser à Casablanca un événement d’envergure rassemblant des acteurs du Maroc, du Portugal et de l’Espagne. Ce sera l’occasion de stimuler les échanges de bonnes pratiques et d’attirer des investisseurs.

Retour d’expérience avec une des startups bénéficiaires

Nassiba Benabdelhafid. Logistiqa est une solution cloud pensée pour les très petites entreprises. Elle leur permet d’optimiser leur supply chain et leur logistique de manière simple. Elle intègre la gestion des ventes, des achats et des stocks, et favorise ainsi leur digitalisation.

Notre cible est proche de celle de Glovo : les petites structures, notamment dans le retail. Nous travaillons sur l’optimisation des flux, la réduction des coûts et l’amélioration de la qualité de service.

Nassiba Benabdelhafid. Le programme a réuni des startups de plusieurs pays : Kazakhstan, Kirghizistan, Ukraine… La première leçon a été de constater que, malgré la distance géographique, nous partageons les mêmes défis. Cela a permis de créer des synergies, et même de nouer des partenariats, y compris avec des startups du Kirghizistan ou du Kazakhstan.

La richesse de l’expérience Glovo, à travers leurs réussites mais aussi leurs erreurs, a été très formatrice. Nous avons pu échanger avec des experts impliqués dans leurs opérations et leur stratégie.

Nassiba Benabdelhafid. Absolument. Nous sommes une entreprise à impact : nous accompagnons les coopératives, les petites entreprises, dans leur transition digitale. Le fait d’échanger avec des personnes qui partagent cette vision nous a énormément apporté. Elles ont partagé, de manière ouverte et généreuse, des clés concrètes. C’est ce dont les startups ont besoin : un savoir transmis sans filtre.

Nassiba Benabdelhafid. Oui, clairement. Avec Glovo, nous travaillons actuellement à un partenariat qui vise à créer des synergies entre nos services. Mais le réseautage s’est aussi fait entre startups. Nous explorons des pistes de collaboration technologique et nous avons beaucoup appris en découvrant les écosystèmes d’autres pays. Cela a été une vraie valeur ajoutée.

Partenariats stratégiques : Orange Maroc s’allie à l’AUSIM pour accélérer la digitalisation

Hind Lfal. Le partenariat vient à un point nommé pour traiter une multitude de sujets sur la transition digitale des entreprises au Maroc. Un enjeu majeur pour les entreprises, quelle que soit leur taille, qu’elles soient publiques ou privées. Qui dit transition digitale dit forcément utilisation du cloud.

Avec l’Ausim, la communauté des DSI du Maroc, nous allons travailler sur la manière de vulgariser le cloud auprès des DSI. Nous souhaitons apporter l’expertise d’Orange auprès d’eux pour les accompagner dans cette aventure du cloud. Car, c’est une manière différente de faire les choses et de construire les systèmes.

Nous allons œuvrer avec l’Ausim pour vulgariser le cloud au Maroc à travers la rédaction d’un livre blanc, la mise en place de formations, etc. Nous sommes très fiers d’avoir signé ce partenariat qui aura des effets positifs sur les entreprises marocaines dans la montée en compétences, dans la maturité des entreprises dans leur transformation digitale.

– Nous souhaitons mettre à disposition le savoir-faire d’Orange et du groupe sur ces sujets cloud. Nous sommes un opérateur multicloud. Nous avions annoncé, l’année dernière, ici même au Gitex, le partenariat avec Amazon Web Services (AWS). Ces derniers ont ouvert dans notre datacenter à Casablanca avec la première Wavelength en Afrique. C’était une première africaine. Mais pas que : nous sommes partenaires d’un certain nombre de cloud providers, Azure, OpenStack, VMware, Google et j’en passe. Par ailleurs, nous sommes en train de signer d’autres partenariats avec d’autres hyperscalers mondiaux.

L’objectif est qu’Orange soit l’interlocuteur de tous les clients marocains par rapport à leurs besoins sur le cloud pour qu’ils aient une interface physique pour les aider, les accompagner, que ce soit sur le volet infrastructure ou service.

– Les besoins sont très importants. Parmi les premiers bénéfices du cloud, il y a la capacité à monter en charge très rapidement. Quand vous avez une infrastructure propre, elle n’est pas aussi scalable ou extensible qu’une infrastructure cloud.

Aujourd’hui, nous avons des use cases en intelligence artificielle ou IA générative qui demandent des capacités de stockage importantes qui doivent être extensibles. Le cloud offre ce type d’avantage qu’une infrastructure physique propre ne peut pas offrir.

– Ce livre blanc entre l’Ausim et Orange Maroc sera une co-construction pour donner les outils aux DSI pour l’approche de leur move to cloud. L’objectif est de leur expliquer les étapes, les offres qui existent, les risques à éviter, etc.

– Nous espérons que cette contribution sera un accélérateur de ce « move to cloud ». Nous avons une organisation qui adresse les PME, une autre qui s’occupe des grandes entreprises, des administrations publiques, etc. Nous voulons apporter un support technique à nos équipes commerciales sur ces activités du cloud, afin qu’elles puissent elles-mêmes accompagner les clients cibles dans cette aventure move to cloud. Le but est de contribuer à l’accélération du cloud au Maroc.

– Nous souhaitons tirer profit au maximum des partenariats que nous avons déjà signés avec nos différents partenaires, notamment les hyperscalers, mais pas que. Nous voulons faire bénéficier nos clients au maximum de cette compétence et continuer à signer des partenariats et de ramener de la technologie au bénéfice de nos clients au Maroc.

– Je pense qu’elle est très bien amorcée. Quand on voit le Gitex, le nombre d’exposants, toutes les conventions qui ont été signées, que ce soit par les différents ministères, les opérateurs, etc. Je pense qu’aujourd’hui, le sujet est très bien pris en main, que ce soit par les institutions publiques ou par les entreprises privées.

C’est de toute façon une transformation qui ne peut se faire qu’en co-construction avec tout l’écosystème. C’est tous les opérateurs publics ou privés qui sont présents au Maroc qui vont pouvoir réussir ce pari. Le digital est une formidable opportunité pour les entreprises marocaines et l’économie marocaine en général. Je lisais la dernière fois un rapport qui disait que les pays qui avaient adopté le digital gagnaient à peu près 2% de PIB par an.

Le digital permet aussi une inclusion économique et financière des populations qui n’ont pas forcément l’opportunité d’être incorporées dans l’économie locale et mondiale. Tous les ingrédients sont là. Les levées de fonds qui se font pour les startups se sont accélérées entre l’année dernière et cette année. L’écosystème est en mouvance.

Avec les enjeux qui nous attendent des événements sportifs majeurs, notamment de la Coupe du monde, je pense que nous n’avons pas trop le choix. Nous, les opérateurs, Télécom, avons engagé sous la houlette de l’ANRT un grand programme de partage d’infrastructures, notamment dans la fibre.

Il y a tous les enjeux et les ambitions de Maroc Digital 2030 sur la couverture du pays. Les 5,6 millions de foyers couverts par la fibre optique. Les 70% de la population couverts en 5G. Les ambitions sont là. Le cap est donné. Les entreprises privées et publiques sont en ordre de bataille. Les ministères, et notamment notre ministère de la Transition numérique, donnent le cap. Je pense qu’il n’y a aucune raison que nous n’y arrivions pas.

Orange parie sur le multicloud pour faire du Maroc un pôle régional du numérique

Claire Gaborit : Le cloud, promu par des entreprises comme Orange, constitue un levier essentiel de compétitivité pour des secteurs clés comme la finance, l’agriculture ou encore la santé. Il permet de disposer d’infrastructures évolutives, capables de s’adapter aux besoins réels des entreprises, tout en garantissant un haut niveau de sécurité.

Chez Orange, nous opérons à partir de data centers certifiés, qui assurent cette sécurité. L’autre grande force du cloud réside dans son accessibilité économique : les entreprises peuvent ajuster leur consommation à leurs besoins, optimisant ainsi leurs dépenses.

– Chez Orange, nous accompagnons les entreprises marocaines sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Nous commençons par une phase d’écoute et de compréhension des besoins afin d’identifier comment le cloud peut améliorer leur productivité, favoriser leur développement et encourager l’innovation.

Une fois ces besoins identifiés, nos experts techniques interviennent pour définir la solution la plus pertinente. Ensuite, nous accompagnons nos clients durant la phase post-migration, avec la possibilité de former leurs équipes et de renforcer leurs compétences internes.

– Le cloud reste une technologie relativement nouvelle pour de nombreuses entreprises. Comme pour toute nouveauté, il existe des freins liés à la méconnaissance ou à des appréhensions. Notre rôle est justement de démystifier le cloud et de clarifier les enjeux pour éviter toute mauvaise interprétation.

Un autre défi important concerne l’infrastructure existante de l’entreprise. Nous réalisons alors un audit de l’existant afin de proposer la solution cloud la plus adaptée.

– Notre approche multicloud nous permet de proposer une gamme complète de services : cloud privé, public, hybride… En fonction des besoins spécifiques de chaque client, nous construisons la solution la plus adaptée.

Nous collaborons avec des partenaires technologiques de référence, tels que Microsoft ou AWS. Cela nous permet de proposer les services de ces hyperscalers via Orange, tout en offrant également des solutions de cloud privé sur nos propres infrastructures. Cette flexibilité permet de bâtir des architectures hybrides, entièrement sur mesure.

Cette stratégie multicloud est une vraie force pour Orange comme pour nos clients. Elle nous permet d’apporter des réponses précises à leurs problématiques et de répondre à leur quête d’optimisation des investissements.

– Le cloud est justement une solution idéale pour optimiser les investissements. Il offre une grande flexibilité : au lieu d’investir lourdement dans des équipements (CAPEX), les entreprises peuvent opter pour un modèle en OPEX, basé sur la consommation réelle, en « pay-as-you-go ».

Chez Orange, nous construisons un véritable business case avec le client, avant toute migration. Nous menons une étude financière détaillée, afin d’identifier les coûts, les gains potentiels, et de faciliter la décision. Cela permet au client de visualiser concrètement les économies et bénéfices avant même le déploiement de la solution.

– Nous avons de nombreux projets en préparation. L’intelligence artificielle, par exemple, requiert des capacités de calcul considérables. Le cloud est naturellement l’infrastructure adaptée, car il permet une montée en charge rapide, notamment en GPU.

Nous n’en sommes qu’au début. Nous poursuivrons le développement de nouveaux partenariats, toujours dans cette logique multicloud, pour enrichir notre écosystème.

Cet écosystème doit bénéficier aux clients, mais également aux administrations marocaines et aux start-up. Nous nous inscrivons pleinement dans les chantiers stratégiques du Maroc : transformation digitale des entreprises, digitalisation des services publics, accompagnement des start-up. Notre ambition est claire : être un acteur clé de cette dynamique nationale vers un Maroc numérique, souverain et compétitif.

Mohamed Bennis : “Nous serons prêts pour la 5G” (Orange Maroc)

À l’approche des grands événements sportifs internationaux que le Maroc va accueillir, à commencer par la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030, l’enjeu technologique est plus crucial que jamais.

Dans ce cadre, le Maroc ambitionne d’atteindre un taux de couverture en 5G de 70% de la population d’ici 2030, d’étendre l’accès à l’internet haut débit et d’améliorer l’infrastructure IT dans les stades. Dans ce contexte, les opérateurs télécoms ont un rôle stratégique à jouer.

Sur le plateau de M24 studio, Médias24 a reçu Mohamed Bennis, directeur des ventes B2B chez Orange Maroc.

Médias24. Le Maroc s’engage activement dans l’amélioration ou la mise à niveau de son infrastructure IT et sa connectivité en préparation de ces évènements sportifs de haut niveau. Quel état des lieux, selon vous ?

Mohamed Bennis. Le Maroc a fait beaucoup de progrès dans ce domaine, dans le secteur de l’infrastructure numérique en général, de la connectivité en particulier. Et la stratégie Maroc digital 2030 va accentuer tous les efforts qui sont faits par l’ensemble des acteurs du secteur.

Le Maroc s’est énormément développé sur les infrastructures des réseaux mobiles, ce depuis la libéralisation des télécoms en l’an 2000. Nous avons participé à densifier ce réseau mobile, à le rendre performant à travers les différentes technologies 3G, 4G et bientôt la 5G. Il existe aussi une intensification des investissements.

Le Maroc peut être fier des infrastructures développées, nous allons continuer à les renforcer. Nous ne jouons pas uniquement à l’enjeu d’une entreprise ou d’un opérateur, il s’agit d’un enjeu national.

Nous devons être prêts le jour J du lancement de la CAN, de la Coupe du monde 2030, mais aussi de tous les événements, y compris du GITEX dans lequel nous nous trouvons. C’est un défi technologique d’envergure que d’accueillir 45.000 personnes en 3 jours et de leur offrir, aussi bien aux exposants qu’aux visiteurs, une connectivité performante, un contenu digital qui soit adapté à chaque manifestation.

Nous sommes vraiment fiers, à Orange Maroc, de contribuer à ce développement. Justement, les opérateurs télécom sont en première ligne des préparatifs.

– Les opérateurs télécom sont en première ligne des préparatifs. Avez-vous anticipé les exigences de connectivité dans des lieux à forte affluence comme les stades, les aéroports ou les fan zones ?

– Absolument. Depuis des années, c’est notre travail de monitorer les usages. Le trafic de data au Maroc double tous les 4 ou 5 ans. Déjà, lorsque vous êtes à la maison, vous pouvez sentir que le réseau s’est amélioré depuis les années précédentes, ceci grâce au monitoring, au développement des infrastructures en termes de capacité pour qu’on ait plus de tuyaux, davantage de bandes passantes, d’abord sur les réseaux mobiles, aussi sur les réseaux fixes.

– Quelles solutions technologiques Orange Maroc développe-t-elle ou propose-t-elle visant à accompagner l’organisation de ces événements ?

– Technologiquement parlant, nous avons plusieurs solutions. Je tiens à rappeler qu’Orange Maroc fait partie du groupe Orange et nous sommes fiers d’avoir été l’opérateur de référence pour les JO de Paris en France dernièrement. L’ensemble de la manifestation des JO a été opérée d’un point de vue connectivité et infrastructure digitale par Orange. C’est grâce à cette expérience accumulée, que ce soit dans le foot, dans les JO, ou la Coupe d’Afrique des Nations.

Nous allons tout simplement répliquer les meilleures pratiques à l’international ici, au Maroc. Nous sommes prêts à mettre en place les mêmes solutions, que ce soit des solutions connectées pour le spectateur, pour le fan, pour que nous puissions avoir une solution de gestion des accès au stade, et pour qu’on puisse développer un accès Wi-Fi dans les enceintes des stades, mais aussi sur l’ensemble des fan zones.

Nous sommes en 4G aujourd’hui, mais nous serons prêts en 5G. Nous sommes en train de s’y préparer. Nous avons des dizaines de milliers de kilomètres de fibre optique au Maroc et nous allons continuer à développer cette infrastructure.

Nous avons l’ensemble de l’infrastructure cloud aujourd’hui, qui va permettre à l’ensemble de l’écosystème du monde sportif d’héberger leurs applications qui sont développées pour la billetterie, pour les accès, pour les fans, comme ce que nous avons vu pour le Qatar avec cette fameuse application qui permet à tous d’accéder à l’ensemble des événements.

– En tête des sujets cruciaux : la 5G et le déploiement de la fibre. Quels sont les plans d’Orange ?

– Le plan d’Orange, c’est d’être prêt. Nous sommes en train de NOUS préparer depuis des années. Ce qui nous manque, c’est simplement le feu vert qui va être donné par le régulateur. Chez Orange, on planifie depuis tout le temps. On ne va pas improviser un lancement. Orange Maroc, vous allez voir, nous allons avoir une des meilleures connectivités 5G et nous allons avoir les meilleurs usages en 5G.

– Avez-vous identifié des cas d’usages prioritaires pour des secteurs comme l’hôtellerie ou les transports qui nécessitent une transformation numérique accélérée ?

–  Aujourd’hui, nous avons une transformation de folie sur le secteur de l’hôtellerie. Nous accompagnons plusieurs de nos clients et nous sommes fiers que les grandes chaînes hôtelières au Maroc soient clients d’Orange parce que nous installons pour eux l’ensemble des solutions Wi-Fi, mais pas que. Il faut l’expérience client de l’hôtel.

Par rapport à l’ensemble de ces lieux, les solutions sont des solutions de Wi-Fi connecté, de Wi-Fi enrichi, les solutions pour les stades, comme je l’ai dit tout à l’heure, de billetterie, de contrôle d’accès et en fait tout le cloud qui sera un atout pour l’ensemble des développeurs parce qu’une manifestation ne se fait pas uniquement par un acteur.

Donc nous sommes fiers d’avoir un écosystème très riche qui va pouvoir bénéficier de ces infrastructures, qui va pouvoir lui aussi être prêt en installant sur le cloud d’Orange l’ensemble des applicatifs qui vont permettre de rendre l’expérience des clients une expérience riche et dans les normes internationales.

– Peut-on imaginer des collaborations publiques-privées renforcées autour de l’infrastructure digitale des événements sportifs ? Orange est-elle déjà engagée dans des discussions ou des projets de ce type-là ?

– Nous ne pouvons pas développer des projets d’infrastructure ou des projets de taille au Maroc sans cette collaboration public-privé. D’abord, je prends l’exemple dans le monde rural aujourd’hui. Nous sommes fiers d’avoir développé une connectivité grâce aux leviers réglementaires. Ainsi, nous avons mis en place des solutions d’accès et de partage avec les autres opérateurs pour qu’on puisse mutualiser les infrastructures les uns avec les autres.

Je prends l’exemple du séisme d’Al Haouz. Nous étions très contents de pouvoir réagir très rapidement pour pouvoir offrir l’accès sur nos infrastructures aux autres opérateurs, parce que nous travaillons pour notre pays.

L’accès au domaine public ne se fait pas uniquement par les acteurs d’infrastructures. Nous sommes en train de le faire avec les communes, les wilayas, les différentes mairies pour que nous puissions avoir accès au domaine public et pouvoir mettre nos accès-fibres au profit des citoyens et des administrations.

Sans collaboration privée-public, sans accès au domaine public, nous ne pouvons pas développer les infrastructures. Je suis certain que cette collaboration va même devoir s’intensifier dans l’avenir proche.

– Les médias marocains, mais aussi internationaux qui seront présents pour couvrir, auront un rôle central durant la CAN et la CDM. Quelles solutions spécifiques Orange propose-t-elle pour répondre à leurs besoins en matière de diffusion, de connectivité ou de logistique technologique ?

– Pour les manifestations sportives, nous devons absolument assurer ce qu’on appelle le broadcast. Ce que j’espère, c’est que le Maroc, à l’occasion de la Coupe du Monde 2030, soit le pays hôte pour l’International Broadcast Center (IBC) de l’événement.

Mais dans tous les cas, qu’on accueille l’IBC ou pas, nous devons, à partir du Maroc, à partir des stades marocains, permettre aux médias de transmettre en temps réel les images des compétitions  : lorsqu’un but est marqué, il faudra absolument, à la seconde qui suit, pouvoir relayer l’information avec la vidéo. Donc, il faudra des tuyaux, des pipes avec des débits importants, nous allons être prêts par rapport à ça.

Nous devons avoir non seulement une connectivité, mais avec un temps de latence très faible, qui permet de favoriser un streaming avec une bonne expérience, pour ceux qui vont accéder, pour les clients qui vont accéder aux images médias qui seront diffusées.

– Concernant les solutions IOT, est-ce qu’elles sont en préparation, ou sont-elles opérationnelles dans des lieux comme les hôtels, les aéroports, les enceintes sportives, pour améliorer l’accueil et la sécurité des usagers ?

– Pour l’accueil et la sécurité, Orange se positionne comme un fédérateur d’un écosystème. Nous ne développons pas ces solutions par un seul acteur, elles sont développées par tous les acteurs. Notre rôle, c’est d’ouvrir la porte des infrastructures, de donner l’accès à nos infrastructures aux différents développeurs d’applicatifs dans tous les domaines, l’agriculture, la santé, les mines, les ports, les aéroports.

Nous avons des clients, y compris sur le port de Tanger Med, par exemple, où le chargement-déchargement des conteneurs est opéré à travers l’infrastructure d’Orange. Donc, nous allons également pouvoir favoriser les usages IOT au sein de nos stades, au sein des hôtels, au sein des différentes fan-zones.

Chakib Alj : “Gitex rassemble des personnes qui ne se contentent pas d’imaginer l’avenir, mais qui le construisent”

« Cette année, avec plus de 800 startups, 1 500 exposants et des délégations issues de 140 pays, Marrakech confirme une fois de plus son statut de capitale technologique de l’Afrique. Ce qui me marque le plus – au-delà de la taille et du prestige de cet événement – c’est la vision qu’il incarne : celle d’un continent qui embrasse l’innovation pour relever ses défis les plus pressants, non pas en suivant les chemins classiques du développement, mais en les dépassant. »

« L’Afrique a déjà démontré sa capacité à adopter des technologies disruptives. La révolution fintech en est un parfait exemple. Les solutions de paiement mobile – portées par les opérateurs télécoms et les startups – ont permis à des millions de personnes d’accéder à des services financiers sans dépendre d’infrastructures bancaires lourdes. »

« En 2024, cette dynamique ne fait que s’accélérer. Plus de 1 200 fintechs opèrent aujourd’hui sur le continent, proposant des services qui vont bien au-delà du simple paiement mobile, incluant le crédit, l’investissement ou encore l’assurance. »

« En agriculture, la souveraineté alimentaire n’est pas seulement un défi : c’est une opportunité. L’Afrique détient plus de 60 % des terres arables non cultivées du monde. Et pourtant, la productivité reste faible : entre 1,5 et 3 tonnes de céréales à l’hectare, contre 9 à 10 tonnes dans certains pays européens.

La technologie est la clé. Les innovations en IoT, intelligence artificielle, agriculture de précision ou encore irrigation intelligente peuvent révolutionner l’agriculture et assurer l’avenir alimentaire de l’Afrique. »

« Quant à l’éducation, nous devons relever deux défis. D’un côté, il s’agit d’un marché en pleine expansion et d’une formidable opportunité de saut technologique que les startups doivent saisir. De l’autre, c’est un prérequis fondamental à l’émergence d’un écosystème technologique solide sur le continent. »

« L’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité ou encore l’Internet des objets sont des secteurs en plein essor, appelés à dépasser les 14 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale d’ici 2030. Si nous voulons que l’Afrique soit compétitive dans ces domaines, nous devons investir dans notre ressource la plus précieuse : notre talent. »

« D’ici 2030, l’Afrique comptera 1,4 milliard d’habitants – dont plus de 60 % auront moins de 25 ans. En 2050, ce chiffre atteindra 2,6 milliards. »

« Pour ne pas devenir de simples consommateurs passifs de technologies importées, nous devons doter notre jeunesse de compétences numériques – dès maintenant. L’edtech offre un moyen évolutif et impactant de préparer la prochaine génération aux métiers du digital. »

« Un autre pilier stratégique : les infrastructures. D’ici 2030, le Maroc ambitionne de couvrir 70 % de sa population en 5G – une étape essentielle alors que nous nous préparons à co-organiser la Coupe du Monde de la FIFA 2030 avec l’Espagne et le Portugal. »

« Gitex Africa est bien plus qu’un salon technologique. C’est un espace d’idées audacieuses, de dialogues significatifs et de connexions puissantes. Il réunit des visionnaires, des investisseurs, des entrepreneurs et des décideurs – des personnes qui ne se contentent pas d’imaginer l’avenir, mais qui le construisent. »

Mohamed Drissi Melyani : “Le temps de l’émerveillement passif face à la technologie est révolu” (GITEX)

“Ce salon d’exception, qui a réussi à devenir le cœur battant de l’innovation à l’échelle de notre continent africain, une plateforme de fertilisation croisée des idées et de formulation des ambitions, et, plus important encore, une plateforme d’unification des volontés et des efforts dans ce domaine.”

“Cette édition de « GITEX Africa » se tient dans un contexte marquant de notre histoire contemporaine, représenté par la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans notre quotidien.”

“Elle représente également une transformation radicale dans tous les aspects de la vie : dans nos économies, nos institutions, nos concepts sociaux, soulevant des questions de souveraineté, de gouvernance, d’emploi, de justice, de démocratie, et bien d’autres encore.”

“Lors du dernier Sommet sur l’intelligence artificielle, le Royaume du Maroc a exprimé une position claire, affirmant que : l’Afrique ne peut rester un simple terrain d’expérimentation, mais doit être un acteur, un décideur et un producteur.”

“La stratégie nationale “Maroc Digital 2030” repose sur deux piliers fondamentaux :
Le premier consiste à créer une administration numérique au service du citoyen et de l’entreprise.Le second vise à créer une économie numérique génératrice de richesse, stimulante pour l’innovation et pourvoyeuse d’emplois.”

“Aujourd’hui, nous avançons avec confiance, armés de détermination, de volonté et d’une vision claire pour faire des technologies numériques un moteur de transformation profonde, un levier de compétitivité et un outil de justice sociale.”

“Dans cette perspective, l’Afrique doit travailler au développement des infrastructures numériques, à la connexion du monde rural à Internet, et à la formation des talents en intelligence artificielle et en data. C’est cette orientation que nous défendons aujourd’hui… Car nous voulons un continent qui ne subit pas les révolutions numériques, mais qui les met à profit et les oriente au service de ses peuples.”

“Le salon GITEX Africa constitue un point de rencontre entre le présent et l’avenir, ainsi qu’une vitrine pour les talents africains, afin d’échanger des idées et de poser les bases de la coopération dans le domaine numérique.”

“Le temps de l’émerveillement passif face à la technologie est révolu ; place à l’action, à la coopération et à l’impact.”

Chakib Achour (GITEX) : « Le Maroc peut devenir un hub technologique au service de tout le continent »

À Marrakech, le compte à rebours est lancé. Du 14 au 16 avril 2025, la 3e édition de GITEX Africa s’annonce comme un rendez-vous stratégique pour l’écosystème numérique continental.

Plus de 140 pays, 1.400 exposants et 400 investisseurs sont attendus dans la ville ocre, qui deviendra durant trois jours l’épicentre technologique de l’Afrique. Cette 3e édition se veut un catalyseur d’innovation, de souveraineté numérique et de connexions humaines à l’échelle du continent. Au cœur de cette édition : l’intelligence artificielle (IA).

Agriculture, santé, éducation, services publics… les cas d’usage se multiplient, et l’ambition est claire : faire de l’Afrique un producteur de solutions, et non un simple marché. Au-delà des technologies, GITEX Africa 2025 veut aussi repositionner les grands enjeux de connectivité, de souveraineté numérique et de mobilisation des talents de la diaspora.

Le représentant officiel de l’événement au Maroc, Chakib Achour, répond aux questions de Médias24 sur ce rendez-vous de la tech et des start-up, et les nouveautés qu’il propose.

Médias24 : L’intelligence artificielle est le thème de cette 3e édition. Comment peut-elle participer à l’essor du Maroc et du continent africain ?

Chakib Achour : L’intelligence artificielle, aujourd’hui, ce n’est plus un luxe ou un terrain de recherche réservé aux grandes puissances. C’est un levier immédiat pour résoudre des défis locaux, optimiser nos ressources et créer de nouveaux modèles de développement. En Afrique, où les besoins sont énormes et les structures souvent sous pression, l’IA peut accélérer des changements profonds, dans l’agriculture, la santé, l’éducation ou encore les services publics.

Pour le Maroc, c’est une opportunité historique. Nous avons les talents, les infrastructures, et une ambition politique affirmée à travers la stratégie Maroc Digital 2030. L’IA peut faire du Maroc un hub technologique au service de tout le continent. GITEX Africa 2025 va d’ailleurs offrir une scène centrale à cette thématique, avec des panels, des démonstrations, des cas d’usage concrets d’IA appliquée au développement. C’est une manière d’ancrer cette technologie dans la réalité africaine et de montrer que, oui, l’Afrique peut produire et exporter des solutions en intelligence artificielle.

– Quelles surprises nous réserve la 3e édition de GITEX Morocco Africa ?

– Cette édition 2025 s’annonce comme un moment charnière. D’abord, parce que nous franchissons un seuil en termes de participation internationale. Pour la première fois, nous accueillerons 140 pays, avec un espace inédit baptisé « Pavilion Countries ». Ce sera une vitrine mondiale de l’innovation, une sorte de carte vivante des écosystèmes numériques planétaires.

Ensuite, il y aura des thématiques totalement nouvelles. L’agrégation de secteurs comme l’AgriTech, la SportTech ou encore la Green Energy nous permet d’élargir le champ de la tech africaine. C’est aussi la première fois qu’un sommet sur la souveraineté numérique africaine, couplé à un dialogue sur la régulation des crypto-actifs, sera organisé avec des régulateurs, dont Bank Al-Maghrib.

Et puis, bien sûr, il y a l’intensité du matchmaking cette année. Plus de 400 investisseurs internationaux seront présents, avec une plateforme entièrement repensée pour faciliter les deals, les levées de fonds et les partenariats stratégiques. GITEX Africa 2025, c’est un concentré de technologie, d’ambition et de connexions humaines.

– Quelles ambitions pour l’édition 2025 de GITEX ? Quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre ?

– Notre ambition, elle est claire : faire de cette édition un accélérateur de souveraineté technologique pour l’Afrique. Concrètement, nous voulons connecter les meilleurs talents aux meilleurs investisseurs, offrir aux institutions publiques des solutions adaptées à leurs enjeux, et donner à voir une Afrique en capacité de produire ses propres innovations.

Sur le plan quantitatif, nous visons à dépasser les 50.000 visiteurs, à maintenir une représentation de plus de 1.400 exposants, et à renforcer le rôle de GITEX comme un catalyseur de croissance, avec des centaines de deals signés ou enclenchés. Mais l’objectif le plus important, c’est l’impact. Si une start-up sénégalaise repart avec son premier tour de table, si une entreprise marocaine décroche un contrat continental, ou si un jeune développeur ivoirien trouve son mentor ici à Marrakech, alors l’ambition aura été atteinte.

– Pouvez-vous nous en dire plus sur Africa Future Connectivity ?

– Le coeur battant de cette édition, c’est Africa Future Connectivity. Ce sommet va réunir les décideurs de la connectivité en Afrique – opérateurs télécoms, ministres, régulateurs, géants du cloud, acteurs des data centers – pour une discussion stratégique sur l’avenir des infrastructures numériques.

Pourquoi c’est crucial ? Parce que sans connectivité, il n’y a ni IA, ni e-santé, ni éducation à distance, ni souveraineté numérique. Nous avons besoin d’un socle commun solide. Ce sommet abordera des sujets concrets : comment déployer et étendre la 5G ? Comment sécuriser les réseaux africains ? Comment mutualiser les investissements pour les câbles sous-marins ?

L’Afrique a besoin d’un cadre de gouvernance clair et d’une vision collective sur ces enjeux. GITEX Africa devient ainsi un espace de dialogue politique, économique et technologique, avec un objectif simple : que l’Afrique se parle à elle-même, et construise ses propres routes digitales.

– Cette édition est plus focalisée sur la diaspora. Qu’est-ce que le Diaspora Studio ? Pourquoi est-ce essentiel pour GITEX ?

– Le Diaspora Studio, c’est l’une des grandes innovations de cette édition. Il s’agit d’un espace dédié aux talents africains installés à l’international, qui souhaitent contribuer à l’essor technologique du continent. La diaspora, c’est une richesse exceptionnelle : des ingénieurs, des investisseurs, des chercheurs, des entrepreneurs qui ont acquis une expertise mondiale et qui veulent désormais revenir, transmettre, investir.

Ce studio va leur offrir une scène, mais aussi un programme d’accompagnement, des outils pour investir dans des start-up locales, pour lancer un projet en Afrique, ou simplement pour établir des passerelles entre les deux rives.

C’est aussi un signal fort. GITEX Africa ne regarde pas uniquement l’Afrique continentale. Il s’adresse à l’Afrique globale, celle qui vit à Paris, à Toronto, à Dubaï, mais qui garde une racine, une vision, un désir d’agir. Le futur numérique africain ne se construira pas sans sa diaspora, et nous voulons qu’elle se sente ici chez elle.

Les nouveautés du GITEX 2025 avec la DG de Kaoun International, organisateur de l’événement

Lors de la conférence de presse dédiée à la 3e édition du Gitex, à Rabat, Médias24 a pu rencontrer Trixie LohMirmand, PDG de Kaoun International, l’organisateur de GITEX Africa pour en savoir davantage sur l’édition 2025 prévue à Bab Jdid, à Marrakech, du 14 au 16 avril.

Médias24 : Vous avez annoncé une édition historique pour 2025. En quoi celle-ci sera-t-elle différente ou spéciale par rapport aux autres éditions ?

Trixie LohMirmand : Ce qui rend cette édition particulièrement marquante, c’est que nous entrons dans une décennie dominée par l’intelligence artificielle (IA) – une époque où tout évolue extrêmement vite, dans un climat de compétition intense. Les règles du jeu changent chaque jour. Il est donc crucial que les communautés technologiques marocaines et africaines se connectent avec les 40.000 participants présents, issus de plus de 130 pays, pour comprendre les tendances mondiales, saisir des opportunités de collaboration et s’inspirer des meilleures pratiques.

Alors que nous entamons notre troisième année, les attentes autour des start-up marocaines sont de plus en plus élevées, que ce soit en matière de croissance, d’emploi ou de plans d’investissement, ces jeunes pousses ont beaucoup évolué.

Nous sommes très fiers du salon cette année : près de 300 start-up marocaines y participent, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à la 1re édition.

L’IA est appelée à peser plus de 3.600 milliards de dollars d’ici 2034 dans l’économie mondiale. Pourtant, l’Afrique ne représente aujourd’hui que 2,5% de ce marché, un chiffre encore très bas. Cela montre qu’il y a un énorme potentiel de croissance, avec une projection à 2.900 milliards de dollars d’ici 2030 ou au-delà.

Mais comment y parvenir ? Cela passe par une forte interaction avec des partenaires internationaux, pour comprendre comment s’adapter et évoluer de façon compétitive. Cette année, plus de 40% des entreprises présentes à Gitex Maroc proposent des produits ou des solutions basés sur l’IA, en particulier dans des secteurs comme l’agriculture, la santé, l’éducation ou la finance.

– Pouvez-vous nous donner un aperçu des initiatives clés qui seront présentées lors de cette édition du Gitex Morocco Africa ?

– Plusieurs nouveaux programmes et plans seront présentés par les entreprises elles-mêmes. Ce qui nous importe, c’est de voir à quel point ces start-up ont intégré l’IA dans leurs produits, comment elles ont su faire pivoter leur modèle pour rester pertinentes. De nouveaux secteurs sont mis en lumière cette année, comme l’agritech, la healthtech – déjà présentes l’an passé –, mais aussi l’edtech et la sportech, qui prennent une importance particulière à l’approche de la Coupe du monde de 2030 au Maroc.

Et ce qui est encore plus excitant, c’est que nous accueillons plus de 350 investisseurs venus de plus de 60 pays, dont beaucoup découvrent le Maroc pour la première fois. Quand on leur demande dans quels types de start-up ils souhaitent investir, la réponse est unanime : l’IA.

L’IA s’intègre désormais dans toutes les industries, ce qui donne aux start-up marocaines une chance unique de comprendre ce qu’il faut pour attirer des investissements, gagner en compétitivité et accéder à de nouveaux marchés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la finance et de l’éducation.

– Quelle vision stratégique pour cette 3e édition du Gitex ?

– Nous ne voyons pas cette édition comme un événement isolé, mais comme un tremplin vers l’avenir. Il s’agit de construire sur la dynamique accumulée au cours des deux dernières années, en synergie avec le gouvernement, les institutions partenaires et l’Agence de développement du digital (ADD).

Nous voulons accélérer le développement de l’économie numérique, encourager les exportations digitales et surtout aider les start-up à se développer à l’échelle internationale. C’est dans cette optique que nous insistons sur l’importance de rester concentrés, de guider nos efforts dans la bonne direction et de favoriser les bonnes conversations autour de l’IA, avec les meilleurs experts, pour imaginer les prochaines étapes et affiner les stratégies produit, marketing et de croissance.

La 3e édition de GITEX Africa se tiendra du 14 au 16 avril à Marrakech

Placé sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, cet évènement s’inscrit pleinement dans la vision de la stratégie nationale « Maroc digital 2030 » et s’assigne pour objectif d’accélérer la digitalisation et de renforcer les synergies entre les écosystèmes numériques africains et internationaux, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Organisé par Kaoun International en partenariat avec l’Agence de développement du digital (ADD), ce rendez-vous s’impose comme une plateforme de référence permettant de sceller des partenariats, de dévoiler des solutions innovantes et de créer des alliances internationales, soulignent les organisateurs.

Avec plus de 45.000 visiteurs et 1.500 exposants attendus, cet événement placé sous l’égide du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration promet une dynamique sans précédent.

Les plus grandes entreprises technologiques, aux côtés de start-up audacieuses, viendront présenter des solutions disruptives, tandis que décideurs et investisseurs exploreront les opportunités de collaboration.

Pendant trois jours, l’innovation sera au cœur des échanges, touchant une multitude de secteurs. Gitex Climate Impact mettra en avant les solutions technologiques pour une croissance durable, alors que la HealthTech et la FinTech ouvriront de nouvelles perspectives en matière d’accès aux soins et d’inclusion financière.

L’e-governement et les smart cities seront également mis en avant, avec pour objectif de moderniser les services publics et d’optimiser la gestion urbaine grâce au digital.

L’édition 2024 avait connu la participation de 1.400 exposants et 680 start-up, en plus de 40.000 visiteurs venus de 130 pays. En 2025, Gitex Africa entend franchir un nouveau cap en catalysant des solutions technologiques à fort impact et en affirmant la place de l’Afrique sur la scène numérique mondiale.

Gitex Africa 2025 : attribution de deux des trois lots du marché d’organisation pour plus de 100 MDH

Après l’annulation d’un premier appel d’offres, à la mi-octobre, pour le marché de l’organisation de l’édition 2025 du Gitex Africa, l’ADD en avait lancé un autre dont elle vient d’attribuer, récemment, deux des trois lots.

Il s’agit de deux lots attribués à la Nouvelle société avant-scène. Le premier porte sur l’aménagement des espaces d’exposition pour un peu plus de 73,2 millions de DH. Quant au deuxième, il est relatif à la mise en place de la climatisation temporaire et a été attribué à la même société pour plus de 28,1 MDH.

Le troisième lot de ce marché porte sur la mise en place de l’habillage et de la signalétique des espaces d’exposition, mais il n’a pas encore été attribué.

La 3e édition du Gitex Africa aura lieu à Marrakech, les 14 et 15 avril 2025. Les organisateurs tablent sur 45.000 visiteurs, 1.500 exposants et quelque 650 organisations gouvernementales représentant 130 pays.

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Au Gitex Global, le Maroc et les Émirats explorent les voies de coopération dans les domaines de la digitalisation et de l’IA

La ministre s’est entretenue dans ce cadre avec le directeur général du Département de l’économie et du tourisme de Dubaï (DET), Helal Saeed Almarri.

Cette rencontre, qui s’est tenue en présence de la vice-présidente exécutive du DET (partie organisatrice du salon), Trixie Loh Mirmand, a été l’occasion d’examiner les moyens de renforcer la coopération et le partenariat dans les domaines d’intérêt commun, notamment l’organisation du salon Gitex Africa 2025 en avril prochain à Marrakech.

La ministre a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’œuvrer conjointement et de renforcer les efforts pour garantir le succès de la 3e édition du salon, prévue du 14 au 16 avril prochain.

La coopération en matière de digitalisation et de technologie d’information a été au centre d’une autre rencontre de travail entre Ghita Mezzour et le ministre émirati d’Etat chargé de l’Intelligence artificielle, de l’économie numérique et des applications de travail à distance, Omar Bin Sultan Al Olama.

À cette occasion, Ghita Mezzour a souligné l’importance de poursuivre l’action bilatérale et la consultation effective entre le Maroc et l’Etat des Emirats arabes unis pour « répondre aux aspirations des deux peuples ».

Par ailleurs, la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration a signé une convention de partenariat avec la compagnie « AI71 », spécialisée dans les solutions innovantes d’intelligence artificielle de type « Falcon », qui fournit de nouvelles options aux entreprises et aux institutions internationales en matière de contrôle des données à travers les technologies « IA », dans le but d’améliorer la confidentialité et la sécurité des données.

Cette convention vise à contribuer à la dynamique de transformation numérique que connaît le Maroc dans le cadre de la stratégie « Maroc Digital 2030 », à travers des solutions basées sur l’intelligence artificielle, ainsi qu’à offrir un support aux start-up marocaines via des partenariats avec « AI 71 ».

Le Gitex Global réunit plus de 6.500 exposants, 1.800 start-up et plus de 1.200 investisseurs issus de près de 180 pays.

Cet événement mondial, qui se poursuit jusqu’au 18 octobre, est une plateforme qui vise à établir et renforcer des partenariats, lancer de nouvelles solutions et créer des alliances transcontinentales pour accélérer la transformation sociale et économique par le biais de l’intelligence artificielle.

(Avec MAP)

L’innovation est au cœur de l’ADN de RMA

En intégrant l’innovation et la digitalisation au cœur de sa stratégie, RMA s’engage continuellement à offrir des services technologiques à ses clients, répondant ainsi à leurs besoins de manière simplifiée.

Lors de cette édition du GITEX, RMA a dévoilé deux nouvelles solutions technologiques basées sur l’intelligence artificielle, développées en 2024, à l’initiative de ses collaborateurs en interne, dans le cadre de la stratégie de la compagnie axée sur l’innovation, la recherche et le développement.

Une caméra intelligente pour la sécurité des conducteurs

La première solution est une caméra intelligente, essentielle pour tout conducteur. Cette caméra embarquée est équipée d’une technologie capable de détecter les signes de distraction et de fatigue.

En cas de fatigue, elle envoie des alertes sonores en temps réel au conducteur, l’incitant à faire une pause et favorisant ainsi une conduite responsable et sécurisée.

Un agent IA pour répondre à toutes les interrogations

La deuxième solution est un agent IA incarné dans un avatar 3D. Cet agent virtuel est conçu pour répondre aux questions concernant les produits, les offres, les processus de souscription et la gestion des sinistres automobiles à RMA. Ce dernier sera mis en service avant la fin de l’année 2024.

Gérer les sinistres automobiles n’a jamais été aussi simple

Grâce à la recherche et au développement, RMA optimise et fluidifie l’expérience de ses clients avec des solutions diversifiées. En 2019, elle a lancé une solution de gestion des sinistres automobiles entièrement digitalisée.

Cette solution, destinée aux flottes, réinvente l’expertise des véhicules en cas de sinistre. Elle réduit les délais d’immobilisation, minimise les risques de fraude et permet un pilotage optimal des sinistres.

Le gestionnaire de flotte peut gérer ses dossiers de sinistre en toute autonomie via une plateforme web, une application mobile, et même WhatsApp. Il suffit d’effectuer une pré-déclaration et de prendre une photo de l’accident en temps réel via l’application.

Le rapport certifié est généré automatiquement et validé par l’intermédiaire d’assurance, permettant une déclaration rapide du dossier de sinistre. L’expertise se fait à distance, sur la base du dossier partagé, pour autoriser les réparations nécessaires.