Aïd al-Adha : le lundi 9 juin férié pour l’ensemble des salariés des banques

Dans un communiqué diffusé ce mardi 3 juin, le GPBM précise que chaque banque se chargera d’informer individuellement ses collaborateurs ainsi que sa clientèle de cette fermeture exceptionnelle.

Afin d’assurer la continuité des services et de répondre aux besoins des citoyens durant cette période, le groupement souligne que les banques prendront toutes les dispositions nécessaires sur l’ensemble du territoire national. Il s’agira notamment d’assurer l’approvisionnement en quantités suffisantes de billets de banque pour permettre l’alimentation continue des guichets automatiques de banque (GAB).

De plus, une attention particulière sera portée à la continuité du bon fonctionnement de ces guichets, avec la mobilisation des ressources humaines et techniques appropriées pour pallier tout éventuel dysfonctionnement technique.

Le département du chef du gouvernement fut le premier à décréter le lundi 9 juin jour férié et de manière exceptionnelle pour les administrations de l’État et les collectivités territoriales.

La CGEM a elle aussi appelé ses membres à suivre l’exemple du secteur public et à déclarer férié le lundi 9 juin.

Ouverture exceptionnelle des guichets bancaires les samedi 28 et dimanche 29 décembre

Le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) annonce que des guichets bancaires seront exceptionnellement ouverts ce week-end, afin de permettre au public, aux particuliers et aux entreprises d’effectuer les opérations bancaires de fin d’année.

La liste des agences bancaires ouvertes sera publié sur le site internet de chaque banque.

CapAccess : l’offre en cours de déploiement progressif par les banques

Au début du mois de mars, le produit de financement CapAccess était lancé. Son objectif ? Créer un continuum d’investissement pour l’entreprise et renforcer, avec de la dette subordonnée, les capitaux propres des PME désireuses d’investir.

Qu’en est-il de son accueil par le marché ? Contactées par Médias24, des sources de la place nous expliquent qu’il est encore trop tôt pour le dire. Actuellement, l’offre est en cours de déploiement dans les banques. Plus d’informations à ce sujet seront disponibles en avril.

D’après une source bancaire de la place, « l’offre est là. En revanche, il faut rencontrer les clients, leur expliquer le fonctionnement… Ce n’est pas une offre que l’on peut promouvoir à la va-vite, elle a tout de même une dimension technique, donc c’est un travail au corps à corps. Il faut également assurer la formation des collaborateurs en interne sur le sujet. Cela est en cours de déploiement. En ce qui concerne la réalité du terrain et la confrontation de ce produit à la demande du marché, nous pourrons les estimer d’ici septembre 2024 ».

Un produit intéressant pour les entreprises

Lancé par le Fonds Mohammed VI pour l’investissement (FM6I), en coordination avec les banques et Tamwilcom, le produit a pour but de pallier la sous-capitalisation des PME marocaines.

Une autre source bancaire nous rappelle l’intérêt d’un produit comme celui-ci pour booster l’investissement. « Le FM6I a mis dans une première tranche, 15 milliards de DH, donc il s’agit de montants très importants qui sont alloués à l’investissement. La réalité économique et financière des entreprises marocaines fait qu’elles ont quelques entraves liées à leur sous-capitalisation. Cette sous-capitalisation, dans une orthodoxie financière, peut créer éventuellement des entraves à l’accès au financement. Donc c’est là que la solution CapAccess vient remédier à cette problématique. On parle ici de caractère non dilutif, c’est-à-dire des sociétés qui veulent investir des montants importants, mais qui ne veulent pas ouvrir leur capital », explique-t-il.

Les sociétés doivent cependant respecter certains critères pour pouvoir bénéficier du produit de dette subordonnée. À partir de là, les montants des financements pour les ambitions d’investissement de l’entreprise sont discutés avec la banque. Cette dernière ne dispose pas de limites d’investissement par projet.

« À ma connaissance, il n’y a aucun plafond sur l’investissement. En revanche, il y a un plafond au niveau du Fonds Mohammed VI, qui se limite à 30 millions de DH. Donc, pour les 30 millions du FM6I, les banques sont obligées de financer, a minima, le double, c’est-à-dire 60 millions de DH. Mais la viabilité du projet, sa rentabilité et toutes les caractéristiques du crédit ne limitent aucunement son investissement. Le seul plafond que nous avons ici, c’est le plafond du FM6I », souligne notre source.

Désormais, le travail des banques s’orientera fortement vers la promotion et l’accompagnement des clients potentiels.

Un travail intensif de recrutement des clients

L’offre, lancée au début du mois de mars, invite désormais les banques à déployer la solution auprès de leurs clients potentiels et à les accompagner dans la compréhension du produit et son utilité.

« Nous suivons des solutions de financement d’investissement portées par les entreprises de droit marocain. Le FM6I structure ce nouveau dispositif. Pour ce qui est de la banque, son rôle est celui de la promotion de ce nouvel outil auprès des entreprises marocaines. Donc nous sommes sur le front office. Et nous gérons la relation client avec les entreprises marocaines. Notre rôle est aussi d’assurer le succès du financement via ce mécanisme, c’est-à-dire inciter à l’investissement », nous explique l’une de nos sources bancaires.

En somme, la banque est l’interface entre le client et Tamwilcom. « Nous servons d’interface pour tout ce qui est échanges de données, d’informations, de dossiers, de crédits avec Tamwilcom, qui lui, joue un rôle de back office. Nous sommes le front et nous faisons l’interface avec Tamwilcom qui est gérant de ce fonds qui traite toutes les prises de décision et d’information au nom du FM6I ».

S’adressant à des PME d’au moins trois ans d’existence et avec des revenus compris entre 10 et 500 MDH, l’accompagnement est en effet une donnée importante, notamment pour les plus petites structures. « Nous parlons ici d’entreprises avec un chiffre d’affaires de 10 à 500 MDH. Une entreprise avec des revenus de 10 MDH n’est pas forcément structurée avec un département financier, des trésoriers, des montages de dossiers, des business plans et autres », conclut notre interlocuteur.

CapAccess : taux, modalités de financement, maturités… Les explications de Mohamed Benchaaboun

Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) ont organisé une cérémonie pour officialiser le lancement du produit dette subordonnée, nommé « CapAccess », ce mardi 5 mars 2024.

Des panneaux de présentation définissaient le produit comme bénéficiant de taux avantageux, affichant un différé de remboursement jusqu’à 5 ans et une durée de vie du crédit allant jusqu’à 12 ans.

Durant la cérémonie, le directeur général du FM6I, Mohammed Benchaaboun, a livré les enjeux et quelques détails autour de ce produit, uniquement disponible auprès des banques qui en assureront la promotion et la délivrance. Certains critères d’éligibilité devront être respectés pour les entreprises souhaitant bénéficier de ce produit. Des critères financiers en termes de ratios seront scrutés et le produit standard sera globalement réservé aux entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 10 et 500 millions de dirhams. « Il s’agit de la cible standard dans le cadre de la fiche du produit », a explicité Mohamed Benchaaboun. Des dérogations sont possibles, sur avis d’un comité ad hoc.

Deux tiers des financements portés par les banques, le reste par le FM6I

Le directeur général du FM6I a rappelé que les 15 milliards de fonds propres initiaux du fonds seront mobilisés pour catalyser 8 à 10 fois ce montant pour l’innovation, l’emploi et la croissance.

Concernant le produit en question, Mohamed Benchaaboun a rappelé qu’il est destiné à remédier à un problème structurel d’accès au financement. « Nous sommes partis d’un constat, qui est que les entreprises sont très fréquemment sous-capitalisées« , rappelle-t-il.

De fait, les projets d’investissement des PME et entreprises de taille intermédiaire sont souvent mis à mal en raison de cette sous-capitalisation, freinant l’accès au financement. Le produit en question sera porté par les banques qui assureront les deux tiers de l’investissement par prêt bancaire classique, tandis que le tiers restant sera apporté par le FM6I sous forme de prêt subordonné. « CapAccess dispose de nombreux atouts, notamment un caractère non dilutif pour les entreprises qui ne souhaitent pas ouvrir leur capital », explique le directeur général du fonds.

Le fonds mettra une enveloppe maximale de 30 MDH par projet comme plafond pour le financement à travers CapAccess. De fait, la banque sera obligée de mettre le double au minimum, mais si elle souhaite investir plus, elle le peut. En revanche, peu importe l’investissement souhaité : le FM6I, lui, ne dépassera pas les 30 MDH d’investissement.

Taux standard fixe de 5,5% pour la dette subordonnée

La partie de prêt supportée par la banque affiche un taux avantageux qui, selon le DG du FM6I, « est proposé à un niveau inférieur à celui du crédit bancaire ». Cependant, chaque banque sera libre de fixer son taux de crédit classique en fonction de sa politique, précise-t-il.

La partie subordonnée de la dette, endossée par le FM6I, aura un taux de 5,5%, certainement avantageux car il s’agit d’un produit risqué et d’une dette junior. « La dette subordonnée porte sur plus longtemps. C’est un crédit subordonné, de fait secondaire par rapport au remboursement du crédit bancaire. Le taux doit être plus élevé que la dette bancaire. La maturité est rallongée de trois années par rapport au crédit bancaire. Si la banque octroie un crédit à maturité 7 ans, la dette subordonnée portera sur une maturité 10 ans. Le délai de grâce est de cinq ans. Nous avons décidé de le facturer à taux standard fixe de 5,5% », explique Mohamed Benchaaboun.

Premier produit d’une lignée de financements innovants

Durant les échanges avec la presse, le DG du FM6I a indiqué que ce produit CapAccess était le premier d’une série à venir de produits de financement plus innovants. « Nous les mettrions en place au fur et à mesure et à l’usage après avoir testé CapAccess. Nous pensons que ce produit est une première phase d’un premier produit de CapAccess, et que cela peut être une lignée de produits qui permettrait d’apporter des financements innovants pour les entreprises souhaitant investir », précise Benchaaboun.

Il a également annoncé que ce produit intervient comme une première brique dans une vision plus large du FM6I. L’objectif, in fine, est de créer un produit intermédiaire qui prépare l’entreprise à des étapes plus avancées comme le capital investissement. En somme, l’ambition du fonds est de créer un continuum d’investissements aux entreprises.

Le FM6I et le GBPM vont lancer le nouveau produit de dette subordonnée

Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) vont organiser une cérémonie pour officialiser le lancement du produit dette subordonnée, nommé « CapAccess ».

Ce produit entre dans le cadre des différents mécanismes du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) et révélés par Médias24.

CapAccess interviendra en apportant aux entreprises de la dette subordonnée qui viendra s’ajouter aux fonds propres de ces dernières. En effet, l’une des barrières à l’accès aux financements bancaires pour les entreprises est la sous-capitalisation. L’ancien ministre Benchaaboun l’avait expliqué lors d’un déplacement à la CGEM début février : « La promotion de l’investissement productif passe par le renforcement des entreprises dans un contexte de sous-capitalisation chronique, qui est à l’origine de l’essentiel des difficultés d’accès au financement ». CapAccess est une solution qui viendra remédier à cette barrière.

Selon nos sources, l’éligibilité des entreprises sera décidée par les banques. Tamwilcom interviendra en garantie. Le FM6I mettra au maximum un tiers du financement.

En novembre dernier, le FM6I avait réalisé une levée de fonds auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour un montant équivalent à 5,4 MMDH. Cette enveloppe servira en partie à appuyer les produits de dette subordonnée en partenariat avec le secteur bancaire afin de mieux financer les entreprises dans leurs projets d’investissements. Le but étant de parvenir à maintenir des ratios financiers adéquats

Pour rappel, le FM6I vise à générer entre 120 et 150 MMDH d’investissement dans l’économie. Il interviendra via plusieurs fonds dédiés, notamment un fonds start-up, un fonds infrastructures, un fonds sectoriel et le fonds dette évoqué précédemment.

https://medias24.com/2023/11/12/fm6i-le-produit-de-la-dette-subordonnee-pour-les-entreprises-en-preparation/

https://medias24.com/2024/02/08/a-la-cgem-benchaaboun-explique-comment-le-fm6i-contribuera-au-renforcement-du-capital-investissement/

Climat des affaires : « Le secteur bancaire marocain demeure une source constante de résilience » (Benjelloun)

Dans son allocution lors de la Conférence nationale sur le climat des affaires, ce mercredi 15 mars, Othman Benjelloun a déclaré que cette rencontre avait permis de mettre en exergue le rôle décisif du secteur bancaire pour la réussite de la transition historique vers une nouvelle génération d’investisseurs et d’entrepreneurs qui façonnera le Maroc de demain.

« Le secteur bancaire a financé des projets structurants et a accompagné la naissance de plusieurs figures à l’échelle nationale et internationale dans plusieurs secteurs comme le tourisme, l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies », a-t-il déclaré.

Selon lui, le secteur bancaire marocain demeure une source constante de résilience. La stabilité du secteur est « un gage de transparence ; une transparence qui a sorti le Maroc de la liste grise« , a-t-il ajouté.

Un focus sur l’accompagnement des TMPE et de l’entrepreneuriat

Othmane Benjelloun a souligné que l’acte de promouvoir l’investissement était au cœur des préoccupations du secteur bancaire. « Le GPBM œuvre au déploiement de la nouvelle Charte de l’investissement, et ainsi au financement de la nouvelle génération d’entrepreneurs. »

« D’innombrables opportunités de TPME se trouvent au plus près des réalités géographiques et sociales des différentes régions marocaines. Ces opportunités se multiplieront avec l’avantage que présenteront à l’avenir la décarbonation des industries, la mobilité, le secteur des tech numérique et l’économie sociale et solidaire pour la croissance économique du Maroc. Autant d’opportunités qui peuvent attirer d’autres facteurs de financement, des investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que ceux qui devront y jouer un rôle croissant, à savoir les marchés de capitaux », a-t-il encore souligné.

Othmane Benjelloun de conclure : « Le GBPM continuera d’accompagner la relance de notre pays dans cette transition historique qu’il aborde. »

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Le GPBM lance un comparateur des tarifs bancaires et dates de valeur

La plateforme est mise à la disposition du public, en langues arabe et française, sur le portail internet : www.comparatif-tarifs-bancaires.ma, annonce un communiqué du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM).

La plateforme fournit les tarifs bancaires afférents à une liste de plus de 60 opérations et services bancaires usuels, selon le canal de leur mise à disposition : en agence, en ligne et via GAB.

Cet outil procure également les dates de valeur relatives aux huit opérations bancaires les plus utilisées.

Cette plateforme évolutive sera enrichie à l’avenir par d’autres opérations et services, explique le GPBM.

La mise en place du comparateur s’inscrit dans le cadre des actions de renforcement de la transparence du marché bancaire, et de facilitation de l’accès du public aux conditions appliquées par les différents acteurs, afin de favoriser une concurrence saine dans l’intérêt du consommateur.

Ce site gratuit est accessible via un navigateur web, à partir d’un ordinateur ou d’un smartphone.

Covid-19: « 400.000 demandes de reports d’échéances traitées » (GPBM)

Dans un communiqué, le GPBM fait état de « près de 400.000 demandes de report d’échéances de crédit traitées et validées, en deux semaines, avec un taux de rejet ne dépassant pas 4% ainsi que plusieurs demandes de lignes de crédit additionnelles de fonctionnement présentées aux banques, qui ont été satisfaites avec un taux de rejet également faible ».

Le GPBM relève également plus de 200.000 bénéficiaires par jour des opérations de distribution des aides directes exceptionnelles pour le secteur informel et aux salariés affiliés à la CNSS en arrêt temporaire de travail.

Report des crédits bancaires: les remarques du bâtonnier de Casablanca au GPBM

Suite à la décision du comité de veille économique (CVE) d’accorder la possibilité aux ménages et aux entreprises en difficulté de reporter les échéances de leurs crédits bancaires, la procédure de report a été mise en application par différentes banques, notamment par voie électronique.

En analysant le contenu de certains documents produits par le secteur bancaire à cette occasion, les avocats ont soulevé quelques discordances et contradictions, adressées au Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) par courrier, en date du 30 mars 2020.

Ces observations concernent deux documents: celui émis par le GPBM annonçant « les principales mesures proposées par les banques pour soutenir les ménages et les entreprises en difficultés à cause de la pandémie du coronavirus », ainsi que la « demande de suspension des échéances de crédit bancaire » fournie par les banques à leurs clients.

Deux éléments ont attiré l’attention des avocats suite à l’analyse de cette demande. Le premier concerne « la discordance entre la version arabe et française de la demande ».

Dans sa version française, elle est désignée comme demande de suspension tandis que la version arabe évoque « تأجيل استحقاقات قرض » ce qui se traduit par « report« .

L’importance de la terminologie choisie s’explique par les conséquences qui pourraient en découler.

C’est pourquoi, le bâtonnier du barreau de Casablanca propose de remédier à la situation en modifiant la terminologie choisie et « d’utiliser la même à laquelle il est fait référence à l’article 149 » de la loi 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur. Cet article de loi porte sur la suspension des échéances de crédit.

Le deuxième élément sur lequel s’arrête l’analyse des avocats relative à la demande de suspension des échéances de crédit bancaire, concerne une « contradiction » relevée dans le 4ème paragraphe de la demande de suspension des échéances de crédit bancaire.

Il s’agit de « l’obligation de l’emprunteur d’accepter toutes les modifications ultérieures, dont notamment le montant des échéances », une condition qui « viderait le processus de tout sens » car elle ne correspond pas aux dispositions de l’article 149 de la loi 31-08 relatif au délai de grâce.

A travers cet article, la loi prévoit la possibilité de suspendre les échéances de crédit bancaire sans que cela n’impacte le montant des échéances.

Pourtant, le GPBM a bien précisé dans son communiqué du 28 mars, que le report des échéances de crédit bancaire, si accordé, n’implique ni frais ni pénalité de retard

Les avocats proposent de prévoir dans la demande deux options parmi lesquels les clients peuvent choisir:

– Augmentation de la durée du contrat qui serait égale à la durée de la suspension de paiement avec maintien du montant des échéances

– Maintien de la durée du contrat avec augmentation du montant des échéances, sous réserve d’un commun accord entre les parties, « de façon à se référer à des modalités de calcul simples et claires afin de répercuter, de façon élémentaire, la durée de la suspension sur le montant des échéances ». 

Ce n’est pas tout. Le courrier de Me Hassan Birouaine s’est également penché sur le document émis par le GPBM portant sur « les principales mesures proposées par les banques pour soutenir les ménages et les entreprises en difficultés à cause de la pandémie du coronavirus ».

Les avocats ont remarqué l’absence, dans ce document, d’informations essentielles, à savoir: « la date d’entrée en vigueur et la période couverte par les mesures qui y sont proposées ».

De plus, le même document prévoit la suppression du délai de rétractation de 7 jours pour les reports accordés. Or, comme le précise Me Birouaine dans son courrier, ce délai est une disposition d’ordre public, « il ne peut être ni supprimé ni écarté ».

Lire aussi : Omar Tazi : « Il n’y aura aucune majoration de taux pour les crédits reportés »

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Méditel se rapproche des offres illimitées

Méditel poursuit la refonte de sa grille tarifaire en renouvelant profondément son offre post-payée. A partir du 10 février, les particuliers intéressés par une offre post-payée ont le choix entre deux durées de communication : 5 heures ou 10 heures. L’offre inclut la navigation internet et elle est proposée avec un engagement de 24 mois.

Elle est complétée par 4 options à 25 DH chacune : 1 Go, 2 heurs de communication nationales, 30 minutes vers l’international et 500 SMS. Les tarifs s’échelonnent de 299 DH à 419 DH en fonction de la durée et de la formule, avec ou sans mobile.

Mais c’est surtout au sujet du bonus de 75 heures de communication vers tous les numéros Méditel que l’offre se différencie. Il s’agit d’une innovation, la filiale d’Orange étant le premier opérateur national à lancer ce type d’offre qui se rapproche d’une offre illimitée telle qu’on les connaît en Europe. Selon Méditel, l’illimité vers tous les opérateurs n’est pas possible aujourd’hui au Maroc en raison des tarifs appliqués pour l’acheminement.

Avec cette nouvelle offre, Méditel veut jouer la simplification et la transparence dans la mesure où les 75 heures sont décomptées à la seconde près et valables pour tous les numéros Méditel dès le premier appel.

Le volume horaire de 75 heures correspond à plus de 2 heures par jour de communication. «Il permet de satisfaire la quasi-totalité des clients» a précisé Antoine De Clerck, directeur marketing grand public de Méditel, à l’occasion du lancement de la nouvelle offre. Elle est le fruit de l’écoute des clients et n’a pas été «importée» d’un marché étranger ou d’une autre filiale du groupe Orange.

Avec cette offre, Méditel veut suivre et anticiper la croissance rapide de la durée de communication. Le deuxième opérateur national estime qu’après le doublement de la durée passée au téléphone en 2013, le volume de minutes  consommées devrait fortement progresser en 2014, mais sans toutefois doubler par rapport à 2013.

L’objectif de la nouvelle offre est aussi de fidéliser ses clients déjà abonnés, d’encourager les clients Méditel à migrer du « sans engagement » (offre Hany) vers l’engagement 24 mois et d’attirer les clients d’autres opérateurs. L’opérateur, qui se dit persuadé que le post-payé reste un gisement de croissance, compte sur cette offre pour améliorer ses performances.

Le nombre de clients en post-payé au Maroc, soit 2,13 millions en 2013 selon l’ANRT, progresse fortement : +14,38% en un an, alors que le rythme de progression sur le pré-payé est de 8,5%. Un client en post-payé consomme en moyenne 488 minutes par mois contre 60 minutes pour un client en pré-payé. Méditel ne donne pas le nombre de ses clients en post-payé, ni les objectifs de croissance sur cette cible.

Même si 2014 ne sera pas l’année du retour à l’équilibre pour Méditel et que l’année s’annonce difficile sur le marché des télécoms, l’opérateur estime que la baisse de prix sera moins rapide cette année qu’en 2013 (-23% d’ARPM en 2013 à 0,41 DH HT/min) et juge que les clients, même s’ils sont toujours sensibles au tarif, sont de plus en plus exigeants et prennent aussi en compte la qualité des offres et du service rendu.

Après s’être attaqué au pré-payé, qui représente le segment dominant en nombre de clients, et avoir refondu le post-payé, le filiale d’Orange annoncera dans les prochains mois des nouveautés importantes sur le marché des professionnels et des entreprises.