En grève, les étudiants en médecine dentaire à Casa protestent contre les conditions de formation

Depuis le lundi 10 mars 2025, les étudiants en médecine dentaire du Centre de consultations et de traitements dentaires de Casablanca, affilié au CHU Ibn Rochd, ont entamé une grève des stages cliniques. Ce mouvement, qui pourrait durer deux semaines ouvrables, vise à dénoncer la détérioration des conditions de formation et l’absence de réponses concrètes de l’administration à leurs revendications.

Selon une source estudiantine, cette mobilisation est le résultat de frustrations face à une situation qui ne cesse d’empirer. « Nous avons alerté à plusieurs reprises l’administration sur les dysfonctionnements qui entravent notre formation, mais nos doléances restent lettre morte. Nous manquons de matériel essentiel, les fauteuils dentaires sont dans un état déplorable, et les produits nécessaires aux soins sont souvent indisponibles », déplore un étudiant gréviste.

Les étudiants affirment avoir tenté, à plusieurs reprises, d’ouvrir le dialogue avec les responsables, multipliant les sit-in et les manifestations. Pourtant, aucune solution durable n’a été mise en place, ce qui les a poussés à durcir leur mouvement en boycottant les stages cliniques.

La grève, prévue pour durer initialement deux semaines, pourrait être prolongée si l’administration ne prend pas d’engagements concrets pour améliorer leurs conditions de travail. En attendant, les étudiants en médecine dentaire restent déterminés à faire entendre leur voix et à obtenir des mesures effectives pour garantir une formation de qualité.

Les étudiants en médecine rejettent la proposition du gouvernement et annoncent un nouveau sit-in national

Dans un nouveau communiqué diffusé le mardi 1er octobre, la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie critique la dispersion, par les autorités publiques, du dernier sit-in des étudiants à Rabat.

La même source affirme que le dialogue avec le gouvernement « n’a apporté aucun résultat concret jusqu’à présent ».

Selon le communiqué, les étudiants rejettent « catégoriquement les propositions du Médiateur et du gouvernement », les qualifiant d' »insuffisantes face aux attentes des étudiants et des professionnels de santé ».

La Commission appelle ainsi à un sit-in national le 5 octobre 2024 à midi devant le siège du ministère de la Santé à Rabat, pour protester contre « la marginalisation des étudiants et l’absence de réponses concrètes à leurs revendications ».

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Etudes médicales : les examens maintenus à leur date initiale (Miraoui)

Interrogé ce lundi 13 mai à la Chambre des représentants sur le boycott des cours par les étudiants en médecine, le ministre a affirmé que le gouvernement ne fera pas marche arrière et que « la prolongation du boycott ne présage rien de bon ». « D’autres solutions aux dommages considérables seront malheureusement envisagées », a ajouté le ministre, écartant la possibilité de reproduire le scénario de 2019, lorsque les examens avaient été reportés au mois de septembre.

Abdellatif Miraoui s’est montré ferme : « Pas de session extraordinaire, les examens se dérouleront début juin. » Il enjoint les parents et l’opinion publique à convaincre les étudiants de reprendre les cours et les stages « afin d’éviter le pire », et promet des « sessions de coaching » pour soutenir les différents étudiants.

Le dialogue ne se fait plus au niveau national, mais local désormais, au sein de chaque faculté, impliquant les doyens et les présidents d’université dans l’objectif de trouver des solutions appropriées, a-t-il conclu.

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Comité des étudiants en médecine : « Nous préférons une année blanche à un avenir sombre »

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 26 février au siège de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Rabat, les membres de la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie du Maroc (CNEMEP) ont exprimé leur « indignation face à la remise en cause de leur patriotisme », affirmant leur « engagement constant pour la qualité de la formation et l’amélioration du secteur ». Ils ont avancé comme preuve leur « mobilisation au service de la nation lorsque la situation l’exigeait, notamment lors des crises provoquées par la pandémie de Covid-19 et le séisme d’Al Haouz ».

Les étudiants ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « harcèlement » mené par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur à leur encontre, ainsi que le « mépris » et la « pression » exercés sur eux.

Mohamed El Mehdi Benhamida, coordinateur national du CNEMEP, a déclaré que le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, avait utilisé des termes « dénigrant » le système de santé en décrivant les étudiants en médecine comme des « produits consommables« . Pas moins de 25.000 étudiants mènent un combat depuis début décembre pour améliorer et réformer le secteur, a rappelé Mohamed El Mehdi Benhamida, estimant que le gouvernement est « responsable de tout échec » rencontré par le secteur.

Une nouvelle mobilisation nationale

Les étudiants répondront aux déclarations des responsables gouvernementaux par une mobilisation nationale le jeudi 29 février devant le Parlement à Rabat, à laquelle participeront tous les étudiants de différents secteurs, a annoncé Mohamed El Mehdi Benhamida.

Le porte-parole de la Commission a également exprimé sa « vive réprobation concernant les allégations selon lesquelles certains étudiants adhèrent à l’agenda du groupe islamiste Al Adl Wal Ihsane ». Toutes les décisions du CNEMEP sont prises à partir des assemblées générales par le vote des étudiants, a-t-il assuré. Chaque réunion avec le ministère est suivie d’assemblées lors desquelles les étudiants décident si les propositions sont acceptées ou rejetées.

De son côté, Imane Aït Benamrou, représentante des étudiants en pharmacie, a déclaré que les représentants du ministère, lors des dialogues, imposent aux représentants des étudiants de transmettre oralement les conclusions de la réunion au reste des étudiants. Lorsque ceux-ci répondent que celles-ci doivent être formalisées par la signature d’un accord, les représentants du ministère répliquent : « Si vous ne nous croyez pas, c’est votre problème ».

Par ailleurs, les étudiants remettent en question le processus des concours d’admission, soulignant l’existence de dysfonctionnements et d’irrégularités significatifs. Ils réfutent fermement toute revendication de transformer la soutenance de thèse en pratique plutôt qu’en exercice théorique lors de la 7e année.

Des revendications qui ne se limitent pas à la réduction de la durée de la formation

Les représentants des étudiants ont souligné que la résolution de la crise ne pouvait se faire que par un dialogue sensé et en répondant aux solutions proposées, la fin du boycott étant liée à la ratification d’un procès-verbal d’accord voté par les étudiants, et non par un communiqué de presse des deux ministères concernés. « Les menaces prononcées par les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur lors de la conférence de presse de la semaine dernière n’ont pas atteint leurs objectifs », ont-ils encore affirmé, les examens ayant été entièrement boycottés au lendemain de cette conférence.

Les étudiants estiment qu’il n’est pas raisonnable d’attribuer la note « zéro » à 25.000 étudiants boycottant les examens, comme l’a déclaré le gouvernement, mais plutôt qu’il est nécessaire de s’asseoir pour dialoguer et parvenir à un accord. Leurs demandes ne se limitent pas à la réduction de la durée de la formation, comme l’ont laissé entendre les ministres, mais s’étendent à trois autres axes : la réforme de la formation théorique et pratique (la saturation des terrains et l’insuffisance des terrains de stage), les rémunérations et l’absence de visibilité concernant le 3e cycle.

La commission des étudiants a critiqué l’insistance du gouvernement à réduire la durée des études, considérant que cette décision n’est pas irrévocable et qu’elle n’est qu’une décision ministérielle, alors que le gouvernement la traite comme « un texte sacré ». Si cette décision s’avère inappropriée, il faut pouvoir revenir dessus « sans gêne », soutiennent-ils.

Enfin, ils concluent ainsi : « Nous ne voulons pas causer une année blanche, mais cela nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités ; ce qui n’est pas évident, surtout quand il déclare que la porte du dialogue est fermée, que la décision est irrévocable et qu’il menace les étudiants… Ce qui nous fait dire qu’une année blanche est préférable à un avenir sombre ».

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Les étudiants en médecine et pharmacie en grève ouverte à partir de ce samedi

Suite à la tenue des Assemblées générales nationales dans les différentes facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, pour discuter du dossier revendicatif et l’approuver, la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie appelle à une grève ouverte à partir de ce samedi 16 décembre.

Les étudiants dénoncent une « persistance des problèmes de surcharge et de flou, dans un contexte de planification non structurée » et appellent à engager une « réforme globale de la formation avec toute la responsabilité et l’engagement requis », souligne la Commission dans un communiqué.

« Après avoir épuisé tous les canaux de dialogue et de débat, face à l’intransigeance et aux atermoiements des responsables dans de longues réunions qui peuvent être qualifiées de vides, nous tenons directement [pour] responsables les ministères de la Santé et de la protection sociale, de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, de l’état d’ébullition et de mécontentement dans le milieu étudiant et dans les précédentes assemblées générales au cours desquelles les étudiants ont affirmé qu’il n’était plus possible de garder le silence face à ces dépassements récurrents et aux politiques sectorielles qui menacent la qualité de la formation », poursuit la même source.

Après consultation des assemblées générales au cours desquelles 97% des étudiants en médecine et 91% des étudiants en pharmacie ont voté avec approbation les prochaines étapes, les étudiants des filières de médecine et de pharmacie se déclarent en grève globale et ouverte des stages hospitaliers, des cours théoriques et pratiques, avec un boycott concomitant de tous les examens et évaluations, à compter du samedi 16 décembre 2023.

Les étudiants en médecine dentaire s’engageront, eux, dans le processus de revendication en mettant en place un programme de manifestation adapté aux spécificités de la filière de médecine dentaire, précise enfin le communiqué.

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Facultés de médecine: les examens de rattrapage du 4 au 30 septembre

Les examens se dérouleront selon le calendrier établi et affiché par les Facultés, annonce le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur dans un communiqué.

Le ministère appelle les étudiants à rejoindre leurs établissements pour passer cette session de rattrapage, affirmant que les facultés concernées ont pris toutes les dispositions nécessaires afin que ces examens « puissent se dérouler dans des meilleures conditions ».

En grève depuis près de cinq mois, les étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie, ont annoncé une marche de protestation, le 1er septembre prochain à Rabat.

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Etudiants en médecine: échec des discussions avec le gouvernement

Lors d’une conférence de presse, tenue jeudi 1er août à Rabat, la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM) a annoncé l’échec des négociations avec la commission interministérielle chargée de leur dossier revendicatif.

Après plusieurs réunions, la commission interministérielle présidée par Jamaâ Mouatassim, directeur du cabinet du chef du gouvernement, n’a pas réussi à conclure un accord avec les représentants des étudiants.

Ces derniers regrettent un « manque d’engagements concrets et des propositions vagues dans le cadre d’une réforme globale du système de formation ».

Reportés pour le mois de septembre prochain, les examens de rattrapage sont désormais menacés suite à la poursuite de la grève. Les discussions avec le gouvernement sont suspendues en raison du congé ministériel.

Une marche de protestation est annoncée le 1er septembre prochain à Rabat. Des assemblées générales seront organisées le 3 septembre pour élire les organes de la Commission nationale des étudiants et examiner les prochaines étapes.

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Les étudiants en médecine annoncent une marche nationale en septembre

Dans un communiqué publié mardi 30 juillet, la Commission nationale des étudiants en médecine annonce une marche de protestation, le 1er septembre prochain à Rabat.

Les étudiants dénoncent « une tergiversation du gouvernement et des tentatives de harcèlement vis-à-vis des étudiants à travers notamment l’interdiction de l’obtention de leurs documents administratifs ».

Les représentants des étudiants organiseront, jeudi 1er août, une conférence de presse pour faire le point sur l’évolution des discussions avec le gouvernement et le programme de leur prochain mouvement de protestations.

Des assemblées générales seront organisées le 3 septembre pour élire les organes de la Commission nationale des étudiants et examiner les prochaines étapes.

Rappelons qu’une commission interministérielle a été chargée, par le chef du gouvernement, du dossier revendicatif des étudiants en médecine. La session de rattrapage a été, par ailleurs, reportée au mois de septembre.

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Grève dans les facultés de médecine: Les étudiants du privé montent au créneau

« Visés » par le mouvement de grève des étudiants des facultés publiques de médecine, leurs confrères des facultés privées sortent de leur silence.

Après avoir adressé une note aux deux ministères de tutelle, les étudiants de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé multiplient les rencontres avec les partis politiques et les groupes parlementaires au sujet de la crise qui perdure dans facultés de médecine publiques.

Les étudiants de l’Université ont également demandé une audience avec les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. « Aucune suite n’a encore été donnée à notre demande », affirme Ali Taleb, président du bureau des étudiants de l’université Mohammed VI des sciences de la santé, dans un échange avec Médias24.

C’est l’indignation chez les étudiants des universités privées. Partie prenante de la crise actuelle, ils dénoncent une « discrimination » à leur égard et réclament leur droit de passer les concours de l’Etat sur la base du mérite. 

Le concours de résidanat dans les CHU publics est ouvert à tous les titulaires de doctorat en médecine, issus de facultés publiques, privées ou étrangères.

« Il s’agit d’un droit « constitutionnel » dont ils veulent nous priver, alors qu’une soixantaine d’étudiants des facultés publiques ont passé le concours dans les facultés privées cette année », nous affirme Ali Taleb. La première promotion des médecins diplômés de l’UM6SS n’étant pas encore prête à passer le concours de résidanat.

Ce point, entre autres, est à l’origine du mouvement de contestation des étudiants des facultés publiques, qui s’opposent à la participation de leurs homologues du privé aux concours de résidanat dans les CHU publics.

Des tentatives de médiation sont en cours pour trouver une issue à cette crise qui dure depuis le 25 mars dernier. Les représentants des étudiants ont rencontré le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid. Les étudiants boycottent toujours les stages et les examens. 

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Les étudiants en médecine campent sur leur position

En grève depuis le 25 mars, les étudiants en médecine campent sur leur position. Ils confirment le boycott des examens semestriels à 100% au niveau national et appellent le gouvernement au « dialogue sérieux ». Ils veulent des « actions concrètes, des formules claires et des dates précises de mise en oeuvre ».

Dans une conférence de presse organisée ce lundi 17 juin à Rabat, la Commission nationale des étudiants en médecine répond aux « allégations » autour de son dossier revendicatif, sur la table du gouvernement « depuis plus d’un an ».

« Notre dossier revendicatif traîne depuis plus d’un an. La première réunion n’a eu lieu qu’après l’appel à la grève », affirment les représentants des étudiants. La dernière réunion date du 12 mai dernier.

En réaction aux accusations du gouvernement quant au lien du mouvement de boycott avec « Al Adl Wa Lihsan », les étudiants s’indignent et rejettent tout agenda politique. Ils dénoncent, par ailleurs, la pression du gouvernement sur des parents, enseignants et étudiants dans les cités universitaires. 

Les décisions sont prises au niveau des assemblées générales, après consultation des étudiants par le biais de vote. D’où le boycott des examens voté à 91% au niveau des différentes facultés de médecine.

Des assemblées sont ainsi prévues ce mardi 18 juin pour statuer sur le boycott des examens de rattrapage. « Le boycott des examens est survenu naturellement après trois mois de boycott des cours et des stages », explique la Commission nationale. « Si le gouvernement répond favorablement et concrètement à nos revendications, 18.000 étudiants regagneront les facultés dès demain ».

La Commission nationale pointe un discours « contradictoire » des deux ministères de tutelle par rapport à la légitimité de leurs revendications. Ils dénoncent également les accusations de « manque de communication » sur les discussions avec la tutelle.

Sur les 14 points évoqués par les deux ministères de tutelle, la coordination reconnaît la réalisation de deux acquis:

– la modification de la circulaire n° 48 du 12 octobre 2017 relative aux stages des étudiants de médecine chargés des missions de médecin interne (7e année), en impliquant les étudiants et ce, avant septembre prochain;

– la suppression de la mention des diplômes de docteur en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire.

« Le dossier revendicatif n’a jamais changé », affirment les représentants des étudiants, insistant sur leur position « pacifique » vis-à-vis des étudiants des universités privées et rejetant tout favoritisme au détriment de l’université publique.

Les étudiants en médecine rejettent le projet d’accord du gouvernement

Le projet d’accord des départements de la Santé et de l’Enseignement supérieur, proposé aux étudiants en médecine a été rejeté. Les taux de vote favorable au maintien du boycott varient entre 67% et 98% au niveau des sept facultés de médecine, médecine dentaire et de pharmacie du Royaume.

Suite à l’Assemblé générale de la coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc (CNEM) du samedi 18 mai, les étudiants ont été informés du projet d’accord de leurs ministères de tutelle, qu’ils ont rejeté lors des votes du dimanche 19 mai.

Ils dénoncent un accord « vague et flou » et appellent les deux ministères à des « actions concrètes ».

En grève depuis le 25 mars dernier, les étudiants en médecine s’opposent, entre autres, à l’intégration des étudiants du privé dans les examens d’internat et de résidanat, ainsi qu’à l’ajout récent d’une 6e année au cycle d’études en médecine dentaire.

 
Le projet de la discorde

Le 15 mai, les représentants des étudiants en médecine (générale, dentaire, pharmacie) ont tenu une réunion avec les deux ministères de tutelle qui leur ont proposé un projet d’accord.

Le projet d’accord rejeté, dont Médias 24 détient copie, porte sur plusieurs points:

– réduction des charges et des frais du matériel pour les étudiants en médecine dentaire;

– « les facultés privées doivent créer leurs propres espaces de formation hospitalière, indépendamment des CHU publics »;

– maintien du statut juridique actuel du concours de recrutement des médecins, pharmaciens et médecins dentaires internes, qui « ne permet pas aux étudiants inscrits aux facultés de médecine privées la participation aux concours d’internat organisés par les facultés de médecine et de pharmacie;

– révision du décret relatif à l’organisation des concours de résidanat et la poursuite de l’augmentation des postes qui leur sont attribués;

– augmentation du nombre de postes attribués aux titulaires d’un doctorat en pharmacie et en médecine dentaire;

– révision des cahiers des normes pédagogiques nationales (CNPN) concernant le diplôme de docteur en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire;

– révision du cahier des normes concernant la 6e année en médecine dentaire et garantir les conditions convenables de formation;

– instaurer une bourse dédiée aux étudiants en pharmacie au cours de la 5e année de formation;

– « le ministère de l’Education nationale va faire en sorte, en coordination avec les départements concernés, que les étudiants en médecine dentaire et en pharmacie puissent bénéficier d’indemnités de fonction pendant la 6e année de formation »;

– implication des étudiants dans la programmation des cours de rattrapage, des stages et des examens.

D’autres dispositions concernent les stages cliniques, la couverture médicale et l’accélération de la réhabilitation et de l’amélioration des espaces dédiés à la formation hospitalière.

Interpellé ce lundi 20 mai sur la question à la Chambre des représentants, le ministre de l’Education nationale se veut ferme: les dates des examens seront maintenues et ceux qui ne se présentent pas devront assumer ».

Le ministre a également souligné que les deux départements de tutelle se sont engagés à répondre aux revendications qui leur paraissent légitimes.

Placement de 2 MMDH des excédents du Trésor

Il s'agit d'un placement avec prise en pension pour une durée d'un jour au taux moyen pondéré de 3,11%, précise la DTFE, qui ajoute que la date d'échéance est fixée pour vendredi.

(Par MAP)