Pas de nouvelle vague Covid, juste un pic saisonnier des virus respiratoires (Dr Merabet)

La question d’un éventuel retour d’une vague de Covid-19 refait surface. Contacté par Médias24, le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique, apporte des éclaircissements : « Il y a eu une vaguelette, mais plus maintenant. C’est la grippe qui circule à présent ».

Une circulation saisonnière des virus respiratoires

Chaque année, avec la baisse des températures, divers virus respiratoires refont leur apparition. « En cette période de froid, nous observons, dans l’hémisphère nord, une circulation des virus respiratoires saisonniers », explique le Dr Merabet. Cette circulation commence généralement en octobre et se poursuit jusqu’à la fin mars. Parmi les virus en circulation, on retrouve principalement :

Qu’en est-il du Covid-19 ?

Le SARS-CoV-2, responsable de la maladie Covid-19, continue de circuler, mais sous une forme atténuée. « Le SARS-CoV-2 circule sous forme de vagues entrecoupées de périodes d’intervagues », précise le Dr Merabet. Toutefois, ces vagues sont de moins en moins marquées et dépendent de l’apparition de nouveaux variants.

« Depuis Omicron en 2022, aucun nouveau variant préoccupant ou variant d’intérêt n’a été enregistré « , rassure-t-il. Seuls des sous-variants et sous-lignés d’Omicron ont été observés, sans impact significatif sur la gravité ou la transmissibilité du virus.

La grippe en première ligne

Cet hiver, une légère augmentation des cas de Covid-19 a été observée, mais elle est en train de disparaître. « Nous sommes désormais dans une période où le virus circule faiblement, sans grande vague », indique le Dr Merabet, qui parle de « vagues de troisième génération de Covid-19 », moins intenses qu’auparavant.

C’est la grippe qui domine actuellement. « En premier lieu, c’est le virus de la grippe qui circule », souligne le Dr Merabet, suivi du rhinovirus et du SARS-CoV-2. Les autres virus respiratoires, tels que le VRS ou le parainfluenza, circulent également, mais avec une intensité moindre.

Si le SARS-CoV-2 n’a jamais disparu et ne disparaîtra probablement jamais, il a perdu en gravité et en létalité. « On peut dire que la gravité et la létalité du SARS-CoV-2 rejoignent actuellement celles des autres virus respiratoires saisonniers », conclut le Dr Merabet.

Ainsi, la situation sanitaire actuelle ne présente aucun caractère inhabituel. Comme chaque hiver, la vigilance reste de mise, notamment pour les populations vulnérables, face à la circulation des virus respiratoires.

Dr Moulay Said Afif : « Il n’y a pas d’épidémie liée au virus HMPV au Maroc »

Le métapneumovirus humain (HMPV) peut entraîner des infections des voies respiratoires supérieures et inférieures chez les individus de tous âges, en particulier chez les jeunes enfants, les personnes âgées et celles ayant un système immunitaire affaibli, selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Le virus HMPV, identifié pour la première fois en 2001 chez des enfants souffrant d’infections respiratoires, était déjà présent aux Pays-Bas en 1958. Considéré comme un pathogène des voies respiratoires, comme le rapporte une étude de la National Library of Medicine (NLM).

Les symptômes et le diagnostic

Le virus HMPV provoque des symptômes respiratoires tels que la toux, la fièvre, la congestion nasale et l’essoufflement, pouvant évoluer vers des affections plus graves comme la bronchite ou la pneumonie.

Il n’y a actuellement pas d’épidémie liée à ce virus, ni en France, ni au Maroc

Contacté par Médias24, Dr My Said Afif, pédiatre et spécialiste en vaccination, indique que » les symptômes du virus HMPV sont similaires à ceux d’autres virus respiratoires. Il se classe au quatrième rang en termes de fréquence, après le virus respiratoire syncytial (VRS), le virus de la grippe et le mycoplasme. Ce virus n’est pas nouveau. Le HMPV est désormais détecté grâce au quadruple test, qui a remplacé l’ancien triple test en France. Il n’y a actuellement pas d’épidémie liée à ce virus, ni en France, ni au Maroc ».

« Au Maroc, une cellule de veille épidémiologique, composée d’experts et dirigée par la Direction de l’épidémiologie au sein du ministère de la Santé, suit de près la situation. Aucun communiqué officiel n’a été émis à ce sujet, ce qui rassure sur l’absence de préoccupations majeures. Par ailleurs, il est important de souligner qu’aucun traitement spécifique, ni vaccin n’existe actuellement contre ce virus. Grâce à l’introduction du vaccin contre le VRS en France cette année, il n’y a pas d’épidémie, car tous les enfants nés récemment ont été vaccinés », ajoute la même source.

Comment se prémunir

« Ce qu’on peut tirer comme conséquences avec tous les virus qui circulent actuellement, c’est qu’il est essentiel de continuer à suivre les mesures de prévention habituelles, notamment en se lavant régulièrement les mains. Lorsque l’on est malade, surtout si l’on vit avec des personnes vulnérables, comme des parents âgés ou ceux souffrant de maladies chroniques, il convient de redoubler de prudence, car une infection virale peut être beaucoup plus grave pour eux. Il est donc important de porter un masque et d’éviter tout contact étroit jusqu’à la guérison. En outre, lorsqu’on tousse, il est recommandé d’utiliser un mouchoir ou de se couvrir avec le coude. Il a également été prouvé que l’aération des chambres est cruciale, car la propagation des virus se fait principalement dans les espaces clos« , explique Dr Afif.

Cette année, on a observé des cas de grippe plus graves chez les personnes âgées souffrant de maladies chroniques, ainsi que chez les nourrissons de moins de trois mois

Notre interlocuteur ajoute que « cette année, on a observé des cas de grippe plus graves chez les personnes âgées souffrant de maladies chroniques, ainsi que chez les nourrissons de moins de trois mois. Pour les enfants atteints de maladies chroniques, il est encore temps de se faire vacciner contre la grippe, car ce vaccin permet de réduire la gravité de la maladie. »

« Il est essentiel de maintenir notre vigilance, comme nous l’avons toujours fait, car ce qui demeure essentiel avant tout, c’est la prévention« , conclut Dr My Said Afif .

Lancement de la campagne nationale de prévention contre la grippe et les infections respiratoires aigües

Dans un communiqué, le ministère indique que cette campagne, avec pour thème « La grippe saisonnière : vaccinons-nous et respectons les mesures barrières », a pour objectif de sensibiliser la population sur le respect des mesures barrières pour limiter la propagation des virus.

Elle vise aussi à les sensibiliser sur l’importance de la vaccination pour atténuer les complications de la maladie chez les personnes vulnérables, à savoir les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans, les personnes âgées ainsi que celles atteintes de maladies chroniques.

Infection virale aiguë qui touche le système respiratoire, la grippe saisonnière survient sous forme d’épidémies saisonnières au cours de l’automne et de l’hiver, poursuit le ministère, notant que bien qu’il s’agisse généralement d’une maladie bénigne, elle peut entraîner des complications graves, voire le décès, notamment chez les populations vulnérables sus-citées.

Par ailleurs, le ministère rappelle l’importance du strict respect des mesures préventives telles que le lavage des mains, la couverture du nez et de la bouche lors des éternuements ou de la toux avec un mouchoir ou le pli du coude, l’utilisation de mouchoirs à usage unique, la distanciation physique et le port éventuel du masque en cas de maladie, ainsi que l’aération des espaces fermés.

Ces mesures permettent la prévention de la grippe saisonnière et de la majorité des infections respiratoires qui surviennent lors de la saison hivernale, conclut le communiqué.

Faible circulation du Covid-19 et recrudescence des cas de grippe saisonnière (Dr Mouad Merabet)

Les cas de Covid-19 se maintiennent à la baisse comme en témoignent les dashboards ci-dessous. 113 cas, deux cas sévères et un décès ont été enregistrés le 12 janvier courant, contre 373 cas et trois cas sévères recensés le 19 mai 2023. Le coronavirus devient-il une simple grippe ? La réponse avec le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique.

Medias24
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Le Covid-19 détrôné par les virus saisonniers  

« Nous recensons des cas d’infection par le SARS-CoV-2, mais sa circulation demeure faible. Le taux de positivité est de 5% ; autrement dit parmi 100 patients présentant des signes d’infection respiratoire, seulement 5 sont positifs au SARS-CoV-2. En revanche, ce qui circule actuellement, de façon dominante, c’est l’influenza (grippe). Nous sommes en saison hivernale, et elle se caractérise par la recrudescence des cas d’infection respiratoire aiguë due à la circulation des virus saisonniers », explique à Médias24 le Dr Mouad Merabet.

Et d’ajouter : « Durant les deux premières années du Covid-19, la circulation habituelle des virus saisonniers était quasi nulle. C’est le SARS-CoV-2 qui dominait à l’époque. Or, les virus saisonniers sont de retour depuis 2022 et co-circulent avec le SARS-CoV-2. Aujourd’hui, ils sont en tête de liste, notamment l’influenza (en particulier l’influenza de type A) dont le taux de positivité est de 35%, suivie par le VRS (virus respiratoire syncytial) qui survient généralement chez les enfants mais peut aussi concerner les adultes, dont le taux de positivité se situe entre 8% et 10%. »

Aucun variant préoccupant du Covid n’a été enregistré au Maroc depuis Omicron 

« Il faut garder à l’esprit que les virus saisonniers présentent à leur tour des risques pour les personnes âgées, les personnes présentant des facteurs de risque et les patients atteints de maladies chroniques. Les infections virales saisonnières sont autant contagieuses et sujettes aux complications. Elles sont transmissibles par les mêmes modalités que celles du Covid-19″, poursuit le Dr Merabet.

« Nous devons avoir une culture de prévention des infections respiratoires aiguës après avoir fait face, pendant trois ans, au Covid-19. Les malades symptomatiques, quel que soit l’agent pathogène en cause, doivent donc porter des masques, s’éloigner des autres, s’isoler, éviter de se rendre dans des endroits publics. Ils doivent également consulter un médecin et éviter l’automédication. Les infections respiratoires aiguës, contrairement à ce qui est véhiculé, nécessitent du repos. Les personnes à risque doivent se faire vacciner annuellement contre la grippe saisonnière ».

« Le Covid-19 n’a pas totalement disparu. Nous sommes entrés actuellement dans les vagues de troisième génération, qui sont de petites vaguelettes. Les rumeurs ayant circulé récemment autour de l’apparition d’un nouveau variant plus grave que le variant Delta sont fausses. Depuis l’apparition d’Omicron, il n’y a eu aucun variant préoccupant. Seuls les variants d’intérêt et les variants sous surveillance sont enregistrés », souligne-t-il.

« Non, nous ne manquons pas de lits oxygène » (Dr Merabet)

Nous avons également fait réagir le Dr Merabet sur l’insuffisance prétendue des lits oxygène, signalée par certains internautes. « Non, nous ne manquons pas de lits oxygène. Nous n’en sommes pas là. Pas du tout. S’il est vrai que, par moments, les patients peuvent constater une saturation des lits oxygène, par exemple le soir, il ne faut pas généraliser ces expériences personnelles ».

Le ministère de la Santé et de la protection sociale a récemment démenti les rumeurs concernant la publication d’un communiqué de presse mettant en garde contre la hausse de la gravité des cas d’infection aux variants du coronavirus.

Dans un communiqué publié le mardi 16 janvier, le ministère précise que le variant Omicron-XBB fait partie des souches mondialement répandues depuis 2022. Le Maroc avait enregistré une petite vague de la troisième génération en avril et mai 2023, qui avait duré huit semaines et s’était caractérisée par une propagation modérée du sous-variant Omicron-XBB et de ses sous-variants, avec 12 cas graves et un décès enregistrés au cours de cette période.

Le ministère explique que la situation épidémiologique du Covid-19 est normale, et que les souches découvertes au Maroc ne représentent pas un danger sanitaire supplémentaire par rapport aux variants précédents. Il a en outre confirmé que les vagues de Covid-19 continuaient de s’atténuer en termes de gravité et d’intensité, grâce à l’immunité naturelle et à l’immunité acquise par la vaccination, ainsi qu’à la réduction constante de la gravité des variants en circulation.

Epidémie de grippe saisonnière : les explications du Dr Merabet

Des informations rapportées à Médias24 font état d’une hausse du nombre de cas de grippe, impliquant notamment le virus H1N1.

Joint par nos soins, le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national d’opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé, se montre rassurant sur cette maladie respiratoire virale.

La sérotype B de la grippe domine au Maroc

« Les virus saisonniers dominent actuellement au Maroc, tels que la grippe saisonnière, le VRS (virus respiratoire syncytial, ndlr) et le rhinovirus, et non pas le Sars-CoV-2″, nous confie notre interlocuteur.

« Différents sérotypes de la grippe saisonnière circulent au Maroc chaque année, notamment le B, le H1N1 et le H3N2, et chaque année, l’un de ces sérotypes domine. Cette année, il s’agit du sérotype B de la grippe« , précise-t-il.

Et d’ajouter, concernant le H1N1 : « Il inquiète davantage car il est lié à la grippe porcine. Depuis 2009, année durant laquelle ce virus est apparu chez l’homme, le H1N1 est une maladie communautaire. On ne parle donc plus de grippe porcine, mais de grippe H1N1 qui circule chaque année. »

Dette immunitaire

Le Dr Mrabet explique par ailleurs que « l’actuelle saison grippale arrive après deux ans de circulation très faible des virus saisonniers. Ces derniers sont revenus cette année pour circuler de nouveau de façon habituelle par rapport à la situation d’avant la pandémie de Covid ».

« A l’arrivée du Covid-19, il y a eu un phénomène de compétitivité virale, qui a rendu le Sars-CoV-2 plus dominant. Les mesures barrières et préventives ont également limité la circulation des autres virus saisonniers », poursuit le responsable.

« Ces mesures ont à présent été abandonnées, et le Sars-CoV-2, avec son variant Omicron, a perdu beaucoup de sa virulence. A signaler également, le phénomène de la dette immunitaire. L’infection par ces virus saisonniers nous permet d’acquérir une certaine immunité, alors qu’au cours des deux à trois dernières années, nous n’avons plus été immunisés. Notre immunité est donc devenue très faible. C’est ce qui explique que les malades soient très symptomatiques. »

Eviter les antibiotiques

Les personnes atteintes de grippe saisonnière ont tendance à consommer systématiquement de l’azithromycine sans se faire diagnostiquer.

« L’azithromycine est un antibactérien et non un antiviral », alerte le Dr Merabet. « Il est prescrit dans le cadre du protocole national contre le Covid, combiné avec la chloroquine pour un effet bien déterminé. L’azithromycine sans chloroquine n’est pas recommandé par ce protocole », souligne notre interlocuteur.

Et d’ajouter : « La grippe saisonnière, quant à elle, se soigne via un traitement symptomatique, selon le diagnostic du médecin. Généralement, principalement du paracétamol et de la vitamine C. Prendre automatiquement des antibiotiques contre les infections virales peut s’avérer dangereux. La consommation abusive de ces médicaments peut provoquer une résistance qui rend inefficace un ou plusieurs antibiotiques contre une infection bactérienne à l’avenir. »

« Il faut donc consulter un médecin qui prescrira au patient, selon un examen clinique, le traitement adéquat », conclut le Dr Merabet.

Vaccin, quantité, prix… Voici ce que l’on sait sur la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

Le ministère de la Santé s’apprête à lancer la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière. Elle devrait démarrer vers le début du mois d’octobre, selon différentes sources sollicitées par Médias24, notamment Sanofi, société productrice du vaccin antigrippal. Contacté par nos soins pour confirmer l’information, le ministère de la Santé est resté injoignable.

Les professionnels s’attendent à un nombre élevé de cas de grippe cet hiver

“La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière devrait être lancée fin septembre ou début octobre”, nous confie le Dr Saïd Afif, président de la Fédération nationale de la santé (FNS), appelant toutes les personnes âgées et vulnérables à se faire vacciner.

“Les infectiologues s’attendent cette année à de nombreuses infections virales, comme l’année dernière, où le nombre de bronchiolites et de bronchites a été assez élevé”, surtout chez les enfants. “Pour une protection maximale, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques et cardiaques doivent se faire vacciner en premier”, préconise le Dr Saïd Afif.

Des propos confirmés par le Dr Tayeb Hamdi, président du Syndicat national de médecine générale (SNMG). “Cette année, il faut s’attendre à davantage de cas de grippe. Tout d’abord parce que le virus de la grippe mute chaque année, et ensuite parce que nous avons passé deux à trois ans avec des mesures barrières. Certaines personnes n’ont donc pas été contaminées. Par conséquent, leur mémoire immunitaire commence à oublier ce virus.”

“Comme il n’y a plus de mesures barrières, il y aura probablement beaucoup plus de cas cet hiver. D’ailleurs, l’Australie a enregistré cette année la plus forte saison de grippe depuis cinq ans”, poursuit le Dr Tayeb Hamdi.

“Les personnes souffrant de maladies chroniques, comme le diabète, l’obésité et le cancer, doivent impérativement se faire vacciner, ainsi que les personnes âgées de plus de 65 ans, les enfants de plus de six mois, les femmes enceintes, mais aussi les professionnels de santé. Il s’agit d’une maladie virale qui peut s’aggraver et conduire à des décès. Ce virus fait chaque année entre 300.000 et 650.000 morts dans le monde”, prévient-il.

Attention à la co-infection

Le Dr Saïd Afif fait savoir également que “de nombreux cas de co-infection de Covid et de grippe saisonnière ont été recensés l’an dernier. Les gens sont donc également appelés à poursuivre leur vaccination anti-Covid pour éviter les cas graves de co-infection”, d’autant que le Maroc s’attend à une cinquième vague de contamination.

En effet, à la fin de la quatrième vague, le Dr Mouad Merabet, coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, avait estimé “très probable” la survenue d’une autre vague pendant la saison hivernale.

La campagne de vaccination anti-Covid stagne néanmoins depuis plusieurs mois. Au 21 septembre 2022, le Maroc compte 24,9 millions de primo-vaccinés et 23,4 millions de personnes ayant reçu la seconde dose. L’administration de la D3 plafonne à 6,79 millions de personnes, contre 47.516 personnes pour la D4.

Un vaccin quadrivalent à 125 DH dans les pharmacies

Jointe par Médias24, une source de Sanofi Pasteur confie que le vaccin qui sera disponible en pharmacie est le “Vaxigrip Tetra”. Il s’agit du même vaccin antigrippal quadrivalent administré l’année dernière au Maroc. “Il contient quatre souches de virus de la grippe. Il permet donc une protection élargie, une meilleure adéquation à l’évolution épidémiologique ainsi que des avantages substantiels en termes de santé publique : réduction des cas de grippe, des décès et des hospitalisations”, explique notre source.

“Les premières doses sont déjà arrivées au Maroc et sont en cours d’étiquetage. Leur disponibilité est espérée pour début octobre. La quantité du marché privé est estimée à 200.000 doses” contre 300.000 l’an dernier. Cette quantité sera notamment destinée aux grossistes répartiteurs et aux pharmaciens d’officine.

“La demande du marché public est évaluée par les autorités de santé. Sanofi se tient prêt à répondre à cette demande dès qu’elle nous sera communiquée”, ajoute notre interlocuteur.

Quant au prix, “il reste inchangé”. Selon notre source, il est fixé à 125,30 DH.

Prochain lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

Comme chaque année depuis 2006, le ministère de la Santé s’apprête à lancer la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière.

Le nombre de cas de grippe saisonnière risque d’être plus élevé cette année

Des professionnels de la santé joints par Médias24 se disent étonnés de voir que la campagne n’a toujours pas commencé, sachant qu’elle avait débuté début novembre l’an passé.

« C’est la période. Elle doit normalement être lancée courant novembre, d’autant plus qu’on reçoit depuis le début du mois de nombreux cas de bronchiolite, qui touche en particulier les enfants et les personnes vulnérables. Ce n’est pas de bon augure », nous confie une source au sein de la Fédération nationale de santé.

« Cette année, la vaccination contre la grippe saisonnière est très importante, car nous risquons d’avoir un nombre de cas de grippe plus élevé que l’an passé« , prévient notre source.

« Contrairement à l’an passé où l’enseignement se faisait à distance, cette année la majorité des étudiants se rendent à l’école, ce qui augmente le risque de contamination. Même constat pour les employés et les fonctionnaires, qui ont pour la majorité repris le travail au bureau. Et le risque d’apparition d’une nouvelle vague au Maroc reste toujours présent, vu le ralentissement de la vaccination. Nous sommes généralement en décalage avec l’Europe, où une nouvelle vague est d’ores et déjà déclenchée. »

« La vaccination contre la grippe saisonnière permettra de désengorger les hôpitaux en réduisant le nombre de cas. Les symptômes de la grippe et du Covid-19 sont presque similaires, et dissocier entre les deux maladies peut s’avérer difficile dans certains cas. » En effet, le risque de co-circulation du virus grippal et du Sars-CoV-2 constitue un sérieux problème pour le système de santé, le diagnostic différentiel étant compliqué à établir.

Toujours d’après notre interlocuteur, cette campagne « devrait cibler en premier lieu les enfants, les personnes atteintes de pathologies chroniques, mais aussi la population âgée de plus de 60 ans ».

En effet, si la vaccination contre la grippe saisonnière est destinée généralement au personnel de santé, l’année dernière, le ministère de la Santé avait décidé d’élargir sa cible en vaccinant la population vulnérable ; à savoir les personnes âgées, les personnes présentant une pathologie chronique qui s’accompagne d’une diminution de l’immunité (telle que l’insuffisance rénale, le diabète, les maladies cardiaques et les affections pulmonaires), mais aussi les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

Un membre au sein de Sanofi, contacté par Médias24, confirme cette recommandation. « L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la population à risque de complications graves liées à la grippe comme suit :

Les professionnels de la santé insistent enfin sur la nécessité du respect rigoureux des mesures barrières, d’hygiène et de distanciation physique, qui permettent de prévenir à la fois le Covid et la grippe.

Au sujet de la date de lancement de la campagne de vaccination, le ministère de la Santé nous confie qu’elle est en préparation et qu’elle devrait être lancée « prochainement », sans nous communiquer de date précise. « Aucune date n’a été fixée pour l’instant », déclare la même source.

En attendant la communication officielle des autorités sanitaires, voici ce que l’on sait sur la campagne de vaccination contre la grippe.

Type, quantité et prix du vaccin disponible

Le Dr Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, nous apprend que le vaccin contre la grippe « devrait a priori être disponible au niveau des pharmacies à partir de cette semaine« , ajoutant que « toute personne peut s’en procurer ».

« Nous encourageons les citoyens à le faire cette année. Ce sont les recommandations des grands académiciens et des scientifiques. »

Cette déclaration vient confirmer les propos de Sanofi Pasteur qui nous confiait, dès le jeudi 11 novembre, que « le vaccin anti-grippal serait disponible en pharmacie dans une semaine ».

Notre source à Sanofi a tenu à rappeler que « la grippe saisonnière se caractérisait par l’apparition soudaine des symptômes suivants : fièvre, toux, céphalées, douleurs musculaires et articulaires, malaise généralisé, maux de gorge et écoulements nasaux. Chaque année, cette maladie tue entre 290.000 et 650.000 vies dans les hémisphères Nord et Sud et représente une charge et un coût pour la société. L’OMS recommande la vaccination comme moyen de lutte le plus efficace contre la grippe ».

Sanofi Pasteur fabrique une moyenne de 200 millions de doses par an. Qu’en sera-t-il cette année au Maroc ?

Pour ce qui est du type de vaccin, « pour la deuxième année consécutive, Sanofi Pasteur mettra sur le marché marocain le vaccin antigrippal quadrivalent (Vaxigrip Tetra) qui permet notamment :

« Ce vaccin contient 4 souches de virus grippe, et permet de réduire les cas de grippe, ainsi que les décès et les hospitalisations. Ce sont des avantages substantiels en termes de santé publique. »

Concernant la quantité mise à disposition, « 300.000 doses seront destinées au marché privé, soit les grossistes répartiteurs et les pharmacies d’officine. Pour ce qui est du marché public, la société répondra à un appel d’offres annuel lancé par l’Institut pasteur du Maroc », poursuit notre interlocuteur.

Quid du prix ? « Le prix de vente public (PPV) est fixé à 125,30 DH », comme l’année dernière.

Rappelons par ailleurs que, dans un communiqué publié début novembre par le ministère de la Santé, il est précisé qu’aucun délai n’est nécessaire entre le vaccin anti-Covid et le vaccin contre la grippe saisonnière.

Baisse sensible des cas de grippe saisonnière cette année grâce aux gestes barrières

Le nombre de cas de grippe saisonnière et de bronchiolite a considérablement diminué cet hiver en comparaison à l’hiver 2019-2020, d’après plusieurs pneumologues contactés par Médias24.

Soumaya Safieddine, pneumologue au service de pneumologie de l’hôpital Hassan II de Settat, évoque une baisse « de moitié » de ces deux maladies infectieuses, aussi bien chez les adultes que chez les enfants. « La bronchiolite étant une complication de la grippe, s’il y a moins de grippes, il y a automatiquement moins de bronchiolites« , nous dit-elle.

Elle observe également une forte réduction des complications des maladies respiratoires chroniques, « qui s’exacerbent habituellement pendant la période hivernale« , notamment l’asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Abdelkrim Moumen, président de l’Association des pneumologues privés du Maroc (APPM), constate lui aussi « beaucoup moins de grippes et d’infections virales par rapport à la même période l’an dernier« , tout comme son confrère Abdelhaq Alaoui Yazidi, qui dit en avoir très peu observées.

Chez les enfants, la baisse est encore plus palpable : à hauteur de 90% selon la pédiatre et allergologue Rachida Chami. « Notre indicateur pendant cette période, ce sont les bronchiolites virales qui commencent à apparaître vers le mois de novembre et se poursuivent jusqu’à mars. En temps normal, je vois entre cinq et six bronchiolites par jour. Cette année, jusqu’à présent, je n’en ai vues que trois ou quatre, pas plus. La baisse est donc considérable, particulièrement chez les nourrissons« , dit-elle.

Le prolongement du port du masque souhaitable à l’issue de la crise

Sans surprise, cette baisse drastique du nombre de cas de grippe saisonnière et de bronchiolite est « incontestablement liée au port du masque« , indique Abdelkrim Moumen. Le port du masque, oui, mais pas que : « Le lavage régulier des mains et la distanciation physique imposés par cette crise sanitaire, en plus du port du maque, ont évidemment permis de réduire les cas de grippe et de bronchiolite. Ce sont ces trois facteurs cumulés qui sont à l’origine de cette baisse, et pas seulement le masque« , souligne quant à elle Soumaya Safieddine. « Le lavage des mains est peut-être même plus important que le port du masque : plus on se lave les mains, moins elles sont susceptibles d’être porteuses de virus« , abonde Rachida Chami.

Le port du masque pourrait-il d’ailleurs être prolongé à l’issue de la crise sanitaire, notamment pendant la saison hivernale ? Soumaya Safieddine se montre favorable au prolongement de cette pratique « chez les patients porteurs de maladies chroniques respiratoires, y compris chez les diabétiques et les cardiaques« . « Les diabétiques étant immunodéprimés, ils sont plus sujets aux infections respiratoires, méningées et cardiaques à répétition. On constate d’ailleurs régulièrement des infections respiratoires au sein de cette population en temps normal ; le fait de porter le masque ne peut donc qu’être bénéfique pour eux« , ajoute-t-elle.

Le masque a également des vertus protectrices chez les sujets asthmatiques : « En hiver, on demande aux enfants asthmatiques de porter une écharpe autour de la région buccale (la bouche et le nez) pour réchauffer l’air qui est respiré et ainsi éviter l’inhalation d’air froid, qui peut provoquer des crises », nous avait expliqué, fin janvier, Rachida Chami.

« Il est effectivement souhaitable que le masque continue d’être porté après la crise sanitaire chez les populations à risque, notamment les personnes atteintes de cancers, de maladies rénales et pulmonaires chroniques avec insuffisance respiratoire. Il est dans leur intérêt de le porter entre décembre, janvier et février ; le pic de grippes étant en février« , recommande Abdelhaq Alaoui Yazidi. « C’est une pratique hygiénique, à la fois pour soi et pour les autres, et qui permet d’éviter la flambée des infections virales pendant la saison hivernale« , abonde Abdelkrim Moumen.

Ceci dit, ces recommandations seront-elles suivies par la population, tant le masque est associé à la crise sanitaire et à l’atmosphère anxiogène qu’elle génère ? « Je crains que cette pratique ne soit pas reconduite à l’issue de la crise par la population elle-même, alors que la restriction des libertés est déjà vue d’un mauvais œil. D’un point de vue scientifique, c’est pourtant très souhaitable« , répond Abdelkrim Moumen.

Chez les enfants en revanche, Rachida Chami n’y est pas favorable. « Les enfants ont tout de même besoin de voir des visages, pour leur développement social, pour la reconnaissance des expressions faciales… Il ne faut pas non plus sacrifier tout ce qui participe à la construction des interactions sociales de l’enfant« , conclut-elle.

Grippe saisonnière: les pharmaciens réclament le droit d’injecter le vaccin

La campagne de vaccination devra commencer début octobre au Maroc sur fond de pandémie du coronavirus. Les spécialistes insistent sur l’importance de la vaccination, notamment pour les personnes à risque (personnes âgées et atteintes de maladies chroniques, femmes enceintes…). 

Face aux restrictions imposées par l’état d’urgence sanitaire, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc appellent, dans une lettre adressée lundi 14 septembre au ministre de la Santé, à étendre les compétences d’injection du vaccin contre la grippe saisonnière aux pharmaciens, limitées, jusque là, à sa mise à disposition des citoyens.

« Cette mesure permettra d’alléger la charge sur les centres de santé, d’une part, et de rapprocher le service de vaccination des personnes vulnérables; ce qui permettra à un plus grand nombre de personnes d’être vaccinées, compte tenu des restrictions actuellement instaurées pour limiter la mobilité », nous explique Dr. Mohamed Lahbabi, président de la Confédération.

Cette mesure a fait ses preuves dans d’autres pays, notamment en France, au Portugal et en Tunisie, qui ont vu le taux de vaccination augmenter (jusqu’à 65%). Au Maroc, ce taux n’a pas dépassé les 2% en 2019, regrette Dr. Lahbabi.

Chaque année, près de 600.000 doses de vaccin contre la grippe sont mis sur le marché marocain: 300.000 doses sur le marché privé (les grossistes répartiteurs qui acheminent les vaccins vers les pharmacies d’officine), contre 250.000 sur le marché public (Institut Pasteur et le ministère de la Santé). 

Le vaccin coûte 72 DH dans les pharmacies.

Tout sur la situation épidémiologique de la grippe saisonnière au Maroc

La saison hivernale connaît la propagation de nombreuses maladies virales, causant une diminution de l’auto-immunité des personnes, à la suite d’une infection par l’un des types de grippe saisonnière.

Cette année, la situation épidémiologique de la grippe saisonnière n’a pas changé en termes de nombre de cas au Maroc, a affirmé le directeur de l’Epidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi, dans un entretien à la MAP.

Deux indicateurs sont adoptés pour mesurer cette situation épidémiologique, le premier comprend la détermination du taux d’incidence en divisant le nombre de personnes présentant des symptômes de la grippe par le nombre total des cas signalés par les centres de santé pendant une semaine.

Ce taux est suivi d’une manière hebdomadaire tout au long de l’année, dans le cadre du système de surveillance épidémiologique de la grippe. Le nombre des cas de grippe saisonnière en général augmente au cours du mois de décembre, pour atteindre leur pic à la fin du mois de janvier et au début du mois de février, avant de commencer à baisser au cours des deux dernières semaines de février et début mars.

Pour la saison en cours, le responsable a qualifié de « normale » la situation épidémiologique, affirmant que la comparaison se fait avec la moyenne des dix dernières années, à travers les méthodes d’étude épidémiologique.

Le deuxième indicateur, a-t-il ajouté, se base sur l’envoi au laboratoire des échantillons de certaines personnes présentant des symptômes d’infection grippale, choisis de manière arbitraire pour en assurer la représentativité dans le but d’identifier les virus les plus répandus au cours de la saison actuelle et de s’assurer la disponibilité du vaccin et de sa composition.

Après avoir relevé que le type B du virus est le plus répandu au cours de cette saison, en plus des virus (H1N1) et (H3N2 de type A) répandus au cours des dernières années, le responsable a fait savoir que le triple vaccin utilisé comprend les trois types de grippe, ajoutant qu’en ce qui concerne les cas de grippe saisonnière, il n’existe pas de différence entre les régions ou tranches d’âge par rapport aux années précédentes.

Système sentinelle de surveillance

Le système sentinelle de surveillance de la grippe mis en place par le ministère de la Santé vise à assurer un suivi précis de l’évolution de la grippe saisonnière au Maroc, et à identifier les épidémies de virus au cours de chaque saison, fournissant toutes les données nécessaires sur l’évolution de la situation épidémiologique afin de prendre les mesures nécessaires.

Le système est basé, selon le ministère de la Santé, sur deux composantes principales, à savoir:

– La surveillance clinique du syndrome grippal (SG) à travers un réseau ambulatoire de 412 centres de santé du secteur public, répartis sur toutes les provinces et préfectures;

– La surveillance épidémiologique et virologique du syndrome et des infections respiratoires aigües sévères, pris en charge au niveau de 8 centres de santé et 8 établissements hospitaliers, ainsi qu’à travers un réseau de 28 médecins exerçant dans des cabinets privés.

Situation épidémiologique « normale »

Pour le mois de janvier 2020, le bulletin épidémiologique de la grippe et des infections respiratoires aigües sévères du ministère de la Santé indique que la situation épidémiologique s’est caractérisée par un démarrage rapide de l’épidémie saisonnière entre le 25 novembre et le 1er décembre 2019, avec le dépassement du « seuil moyen » estimée pour le Maroc à 1,51 cas de SG pour 100 consultations, pour atteindre le pic épidémique entre le 16 et le 22 décembre 2019 estimé à 2,17 cas de SG pour 100 consultations et indiquant une saison grippale d’intensité moyenne. Le bulletin révèle également une tendance à la recrudescence depuis entre le 30 décembre et le 5 janvier.

Depuis la semaine du 9 septembre 2019 à la semaine du 19 janvier 2020, quelques 770 échantillons nasopharyngés ont été prélevés, dont 56,9% d’IRAS et 43,1% de SG, avec analyse virologique au niveau du laboratoire de référence du ministère.

Par ailleurs, sur les 770 prélèvements analysés, l’investigation virologique a permis la caractérisation de 192 virus grippaux, dont 1 virus de sous-type A(H1N1) à 0,5%, 17 virus de sous-type A(H3N2) avec un taux de 8,9% et 174 virus de type B à un taux de 90,6%.

En outre, parmi les 332 prélèvements testés sur les SG, on note des taux de positivité élevés pour les groupes d’âge 2-5 ans et 5-15 ans (respectivement 51,2% et 61,2%), fort probablement en relation avec l’exposition scolaire, ainsi que pour le groupe d’âge 15-50 ans (43,1%) en raison de l’exposition professionnelle.

En ce qui concerne les IRAS, parmi les 438 prélèvements testés, on note un taux de positivité peu élevé (10,0%) pour les groupes d’âge des sujets âgés (plus de 65 ans) contrairement aux saisons précédentes (32,9% pour la saison 2018/2019, à prédominance A).

(Avec MAP)

Lancement de la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière

Cette campagne vise à informer et sensibiliser la population aux dangers de la grippe saisonnière, tout en passant en revue les mesures préventives qui permettent d’éviter la contraction, la contagion et les complications qui peuvent accompagner cette maladie.

Elle encourage également la population à se vacciner, puisqu’il s’agit de l’un des moyens les plus efficaces de la protection contre la grippe, essentiellement chez les femmes enceintes et les enfants dont l’âge est compris entre 6 mois et 5 ans, les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes souffrant de maladies chroniques, dont l’insuffisance rénale, le diabète et l’asthme, et chez les professionnels de la Santé.

Le ministère a décidé pour la saison 2019-2020 et, après une série d’études et de réunions, d’assurer la vaccination des femmes enceintes aux deuxième et troisième trimestres de grossesse et des personnes sous hémodialyse en plus des professionnels du ministère de la Santé.

Le secrétaire général du ministère de la Santé, Abdelilah Boutaleb, a affirmé, à l’occasion, que l’épidémie de la grippe saisonnière touche 600 millions de personnes par an dans le monde, causant environ 5 millions de cas de maladies graves et en tue 290.000 à 650.000 personnes.

Conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et dans le cadre du programme national de prévention contre la grippe, M. Boutaleb a précisé que le ministère veille à prendre les précautions nécessaires, œuvrant ainsi au suivi de la situation épidémiologique de la maladie, au diagnostic des différents types de ce virus saisonnier et définissant, par conséquent, les traitements.

Le ministère a lancé des campagnes médiatiques et publicitaires à travers lesquelles il conseille d’adapter certains gestes préventifs pour réduire la propagation de cette maladie, notamment en se lavant les mains et en limitant tout contact avec les personnes grippées.

En outre, le ministère a publié, sur son portail électronique www.sehati.gov.ma l’ensemble des supports papiers et audiovisuels et des articles qui traitent de la question.

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