Assa-Zag, porte historique du Sahara

Au sud de Guelmim-Oued Noun, la ville s’épanouit sous un souffle chaud. Ses palmeraies, ses ksour et ses étendues de terre racontent un mode de vie qui s’adapte aux éléments. Le Ksar d’Assa constitue la première étape du voyage.

Village fortifié, construit au XIIIᵉ siècle par le Saint Sidi Yazza Ou Idha, il se tient sur la vallée comme une sentinelle du passé. Ses remparts, ses tours érodées, ses ruelles étroites racontent la force tranquille d’une communauté soudée autour de la foi et du désert.

Sous cette citadelle, l’oasis d’Assa déploie son ruban de verdure. Palmiers dattiers, potagers irrigués et petites sources forment un refuge de fraîcheur.

Autour de la vallée, la nature prend des accents de grandeur. Les plateaux de la Hamada, les gorges de Touizgui ou les vallées qui prolongent l’Oued Drâa composent un paysage d’une beauté sévère. Les roches noires alternent avec les dunes blondes, ponctuées parfois d’une tente, d’un troupeau, d’une halte nomade. Pour qui aime la marche, ces étendues offrent une liberté absolue, loin des repères familiers.

Assa Zag
Ses remparts, ses tours érodées, ses ruelles étroites racontent la force tranquille d’une communauté soudée autour de la foi et du désert. Ph: DR

Une région captivante

Assa Zag
Assa-Zag est aussi un carrefour de traditions et de spiritualité. PH: DR

La zaouïa (désigne un bâtiment qui abrite une communauté religieuse liée au soufisme, ndlr), toujours active, demeure un lieu de transmission et de recueillement. Elle ne se limite pas à la pratique quotidienne, chaque année, elle devient le point de départ d’un rassemblement qui dépasse les murs du sanctuaire. C’est ainsi que se déroule le Moussem, attirant les tribus voisines et les visiteurs venus partager un moment d’unité.

Assa Zag
Les fêtes populaires, pleines de ferveur et d’élégance, rappellent la continuité d’une culture riche et parfaitement ancrée. Ph : DR

On y entend les chants hassanis, les percussions du Ahwach, les hennissements des chevaux et le frémissement des chameaux au départ des courses. Ces fêtes populaires, pleines de ferveur et d’élégance, rappellent la continuité d’une culture riche et parfaitement ancrée.

Pour découvrir la localité, les options sont multiples. Promenade tranquille à travers la palmeraie, excursion en 4×4 vers les plateaux, balade à dos de dromadaire ou bivouac sous le ciel saharien. Certains choisissent de s’initier à la cueillette des dattes, d’autres de rencontrer les artisans qui tressent les feuilles de palmier ou façonnent la poterie. Assa-Zag échappe à la tentation du décor figé.

Ici, le désert n’est pas une image mais une présence, un espace qui apprivoise. Il enseigne l’introspection, la lenteur et la gratitude. Dans la rudesse de l’environnement, tous les éléments semblent dialoguer entre eux. Mué en compagnon, le paysage guide l’individu vers des découvertes inattendues et des expériences qu’il portera en lui pour l’éternité.

La construction de la plateforme de réserves de première nécessité de Guelmim-Oued Noun coûtera 64,6 MDH

Ce marché a été remporté par le groupement des sociétés Abaache Négoce et Imilchil pour un coût dépassant légèrement 64,6 millions de DH, selon un document de la commission d’ouverture des plis au niveau de la wilaya de cette région.

Ce groupement était en lice avec la société Sergab dont l’offre était nettement supérieure avec 72,4 millions DH.

Donc, en plus du groupement Abaache Négoce et Imilchil, voici, pour le moment, les autres intervenants dans ce projet qui élira domicile dans la province de Guelmim, chef-lieu de la région :

Hydrogène vert : les détails du projet « Chbika » de TotalEnergy à Guelmim-Oued Noun

Sous la présidence du Roi Mohammed VI, et d’Emmanuel Macron, président de la République française, le Maroc et TE H2 avec ses partenaires, ont signé un contrat préliminaire de réservation du foncier pour le projet « Chbika« , précise un communiqué.

Cet accord va permettre à TE H2, une coentreprise entre TotalEnergies et le groupe Eren, conjointement avec les deux sociétés danoises, Copenhagen Infrastructure Partners (CIP), par le biais de son fonds « Energy Transition Fund« , et A.P. Møller Capital, par le biais de son fonds « Emerging Markets Infrastructure Fund« , de lancer les études d’avant-projet, poursuit la même source.

Ce projet constituera la première phase d’un programme de développement visant à « créer un centre de production d’hydrogène vert de taille mondiale. »

TE H2 et CIP seront en charge du développement de la production des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrogène vert et ses dérivés), tandis qu’A.P. Møller Capital développera le port et les infrastructures associées. Ce contrat, une première au Maroc, « mettra en valeur le potentiel renouvelable exceptionnel du pays et contribuera au développement économique du Royaume ».

Cité dans le communiqué, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a déclaré : « Je tiens à remercier les autorités marocaines pour l’attribution du projet « Chbika » et la confiance qu’elles témoignent à notre filiale TE H2 et à nos partenaires. Cet accord s’inscrit dans notre stratégie de développer dans les pays aux ressources renouvelables les plus compétitives, tel le Maroc, une production exportable en Europe. Grâce à sa proximité géographique et à la qualité de ses ressources éoliennes et solaires, le Maroc dispose en effet des meilleurs atouts pour devenir un partenaire majeur de l’Europe dans l’atteinte des objectifs du Green Deal et TotalEnergies a l’ambition d’y contribuer ».

David Corchia, directeur général de TE H2, a ajouté : « La signature de ce contrat préliminaire de réservation du foncier est une première étape décisive pour le lancement de notre programme d’investissement au Maroc. Cela démontre notre engagement à développer des initiatives d’hydrogène vert qui soutiennent la transition énergétique, l’industrialisation et la création d’emplois dans le pays. Le Royaume a le potentiel de fournir une énergie abordable et propre à l’Europe tout en servant son propre développement industriel décarboné ».

Deux petits barrages à l’étude dans les provinces d’Assa Zag et de Tan-Tan

Cette étude portera sur les barrages de Mziriga, situé dans la province d’Assa Zag, commune d’El Mahbes, ainsi que celui de Khangat Aabar, dans la province de Tan-Tan, commune d’Abteh. Le montant estimé des travaux est de 588.000 DH, avec un délai d’exécution fixé à 12 mois.

Le premier volet de cette étude consistera à effectuer un diagnostic de la situation existante. Ce diagnostic s’appuiera sur une étude de faisabilité sommaire déjà établie par l’ABHSHOD, qui inclut l’identification des sites, ainsi que des études hydrologiques et géologiques préliminaires. Une équipe multidisciplinaire sera mobilisée pour visiter les deux sites et recueillir des informations complémentaires.

À l’issue de ces visites, un rapport de synthèse sera élaboré, présentant les données techniques actualisées et nécessaires pour la conception des deux barrages, incluant notamment les aspects hydrologiques, géologiques et topographiques, ainsi que la disponibilité des matériaux de construction.

Le second volet concernera l’élaboration des dossiers techniques. Cela comprendra la réalisation de prestations topographiques, l’étude d’impact environnemental, ainsi que l’étude géologique et géotechnique des sites.

Un avant-projet détaillé sera également élaboré, en vue de constituer le dossier de consultation des entreprises appelées à réaliser les travaux.

Approbation de la création du groupement des collectivités territoriales « Guelmim-Oued Noun-Distribution »

Le conseil provincial de Guelmim a décidé, lors d’une session extraordinaire tenue vendredi 2 août, la création du groupement des collectivités territoriales « Guelmim-Oued Noun-Distribution ».

Cette convention de partenariat, qui concerne les 54 collectivités territoriales de la région Guelmim-Oued Noun réparties sur les quatre provinces de la région (Guelmim, Sidi Ifni, Tan-Tan et Assa-Zag), vise à impliquer ces collectivités territoriales dans le chantier de réforme des secteurs de la distribution d’eau et d’électricité et de l’assainissement liquide.

Outre la gestion de ces services, le groupement des collectivités territoriales doit assurer la mise en œuvre des projets relatifs à la généralisation de l’approvisionnement en eau et en électricité, notamment dans le monde rural, en partenariat avec l’État et les autres acteurs concernés.

(Avec MAP)

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Guelmim-Oued Noun. Mbarka Bouaida revient sur les réalisations et présente les orientations du conseil de la région

Porte d’entrée du Sahara marocain, Guelmim-Oued Noun marque la fin de la chaîne de l’Atlas. Elle fait le lien entre la région Sous-Massa, récemment définie comme le nouveau centre du Royaume, et les autres provinces du Sud, caractérisées par leur positionnement de traits d’union entre le Maroc et ses voisins africains.

Se déployant sur une superficie de 46.000 kilomètres carrés, elle comprend quatre provinces : Sidi Ifni, Guelmim, Assa Zag et Tan-Tan.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, Mbarka Bouaida, présidente du conseil de la région Guelmim-Oued Noun, a souligné les transformations importantes que connaît le Maroc et la nécessité que chaque région suive le même rythme de développement. « Nous constatons qu’il y a une transformation au niveau national, notamment par le début du chantier de l’instauration de l’État social conduit par le gouvernement ».

La responsable a également mis en lumière les nouvelles compétences des régions marocaines. « Les 12 régions ont elles aussi aujourd’hui de nouvelles compétences. Nous avons travaillé pour mettre en place une nouvelle vision stratégique pour la région Guelmim-Oued Noun, en adoptant le Schéma régional d’aménagement territorial (SRAT) ainsi que le Plan de développement régional de cinq ans ».

Mbarka Bouaida a rappelé que le SRAT est un document de référence pour plus de vingt-cinq ans, offrant les grandes orientations de chaque région. « Avec plus de 440.000 habitants et 70.000 km², la région connaît aujourd’hui un vrai changement, dont le point de transformation a eu lieu en février 2016, à travers la signature du programme de développement intégré, dont le budget était de 77 MMDH pour les trois régions les plus défavorisées dont la nôtre ».

Depuis lors, plusieurs grands projets ont été initiés, bien que leurs effets ne soient pas encore pleinement ressentis. « Les grands projets ont commencé, dont on ne sent pas actuellement l’effet, à leur tête l’infrastructure autoroutière dont les travaux ont atteint un niveau d’achèvement de 95%. Le dernier en date est l’autoroute de Guelmim-Tan Tan, qui fut inaugurée à l’occasion de Aïd al-Adha », a-t-elle précisé.

L’objectif de ces projets est double : « Non seulement le désenclavement de certaines populations, mais aussi l’accélération du développement économique, et rapprocher le nord du sud du Royaume ».

Après, sont venus d’autres grands projets sur lesquels travaille le conseil, à leur tête le programme de contractualisation entre l’État et la région d’un montant de plus de 5 MMDH, en plus du SRAT d’un budget de plus de 11,6 MMDH. Notons également qu’entre 2017 et 2023, 40% du budget de la région était alloué au désenclavement à travers le programme de réduction des disparités sociales.

« Dans l’ensemble, nous parlons de plus de 130 projets à moyen et long terme, dont les objectifs sont le rattrapage des retards critiques de la région, le renforcement des infrastructures et des atouts non seulement logistiques, mais aussi culturels et économiques. Nous nous sommes concentrés sur le secteur des équipements, un taux d’électrification qui dépasse 93%, un réseau routier important sur lequel le conseil de la région travaille à achever, avec une convention très ambitieuse qui dépasse les 2 MMDH, dont 58% sont couverts par la région. Cette convention nous permettra de rattraper plus de treize ans de retard ».

Mbarka Bouaida n’a pas manqué de mentionner la problématique de l’eau, élément fondamental de leur stratégie. « Nous participons aussi à mettre en place la feuille de route au niveau national, avec un budget de 1 MMDH, qui inclut la construction de barrages tels que celui de Fask qui protègera Guelmim des inondations et ouvrira des possibilités d’irrigation de 1.000 ha, et le projet de station de dessalement de Chbika sous la houlette de l’Agence régionale de l’exécution des projets ».

Les énergies renouvelables : l’un des principaux atouts de la région

La région de Guelmim-Oued Noun a pour ambition d’être l’un des premiers territoires à atteindre la neutralité carbone dans le monde. Pour réaliser cet objectif, la GON H2 Valley, une plateforme industrielle et technologique qui ambitionne de créer une chaîne de valeur complète autour de l’hydrogène vert, est programmée pour accueillir des centres de recherche et développement et incuber les premiers projets liés à l’hydrogène vert et ses dérivés.
Plusieurs projets de production d’énergie renouvelable sont actuellement engagés par des investisseurs nationaux et internationaux dans la région. Parmi eux, celui du parc éolien d’Aferkat qui devrait produire 320 mégawatts par an.

Mbarka Bouaida s’est montrée optimiste quant à l’avenir de la région. « Selon nous, l’avenir est très prometteur pour la région car ses atouts vont améliorer son attractivité. Nous voyons des projets prometteurs dans le cadre des énergies renouvelables, notamment dans la production de l’hydrogène vert. La région va réellement en bénéficier, non seulement dans le renforcement des infrastructures, mais également dans la création d’emplois pour la population. Nous prévoyons dans ce sens le lancement des travaux de réalisation de l’Institut régional de l’énergie et des mines à Assa Zag ».

Face à la problématique de la durée nécessaire à la mise en places des infrastructures des énergies renouvelables, Mbarka Bouaida a souligné la nécessité de l’innovation dans ce domaine. « Aujourd’hui, la difficulté avec les énergies renouvelables est d’aller vers des projets très court-termistes. On doit être plus innovants et aller vers les meilleures solutions ».

Mbarka Bouaida explique la fulgurante hausse du coût de certains projets

Interrogée sur les hausses « anormales » des coûts de certains projets, Mbarka Bouaida a précisé que la majorité absolue du conseil a voté pour l’adoption d’un avenant qui prévoit de doubler le budget des barrages.

« La première convention qui concerne les barrages contenait seulement une estimation de 438 MDH pour la construction de 10 barrages, mais suite aux études chapeautées par l’Agence du bassin hydraulique et le ministère du Transport et de l’équipement, les coûts ont été revus à la hausse, atteignant 800 MDH. Deux barrages de la région ont pris la part du lion à cause de la difficulté technique de leur construction. Il s’agit des barrages Bounjim et Tarourast ».

La santé dans la région en question

« Le domaine de la santé ne fait pas partie des compétences du conseil de la région, sauf que les carences observées ont obligé le conseil à prendre des mesures pour développer ce secteur social, notamment à travers la signature de conventions de contractualisation et de conventions pour augmenter le nombre de caravanes médicales », a-t-elle expliqué.

Mbarka Bouaida a également cité les efforts supplémentaires entrepris pour améliorer les infrastructures de santé. « Nous avons signé un contrat cadre de 443 MDH pour la construction d’un hôpital provincial à Lakhssas, et une convention pour remédier aux carences dans d’autres  hôpitaux, comme celui de Mirleft et El Ouatia ».

Protection des oasis : les initiatives de la région Guelmim-Oued Noun

Dans la région Guelmim-Oued Noun, les oasis qui abritent les palmiers dattiers produisent 4.250 tonnes de dattes chaque année. « En ce qui concerne la protection des oasis, nous avons signé une convention de 127 MDH qui couvrira toutes les oasis de la région, notamment les oasis d’Asrir et Tighmert », a-t-elle déclaré.

Cette initiative vise à préserver les écosystèmes fragiles des oasis et à soutenir les communautés locales qui en dépendent. Mbarka Bouaida a souligné l’importance de ces efforts pour la durabilité environnementale et le développement économique de la région. « La protection des oasis est essentielle pour maintenir l’équilibre écologique et soutenir les moyens de subsistance des habitants ».

La convention signée prévoit des mesures spécifiques pour la gestion de l’eau, la lutte contre la désertification et la promotion de pratiques agricoles durables. En investissant dans la protection des oasis, la région espère renforcer la résilience des communautés locales face aux défis climatiques et environnementaux.

Mbarka Bouaida a réitéré l’engagement du conseil de la région à continuer de travailler en étroite collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour assurer la réussite de ces initiatives. « Nous sommes déterminés à protéger notre patrimoine naturel et à promouvoir un développement durable pour le bien-être de tous les habitants de la région ».

Autre objectif, améliorer l’éducation dans la région

Mbarka Bouaida a souligné une initiative majeure visant à renforcer le secteur éducatif dans la région. « Nous avons signé une convention avec le ministère de l’Éducation nationale qui dépasse 600 MDH, dont le but est de remédier aux manques de personnel du corps enseignant et d’améliorer la qualité de l’éducation dispensée dans la région ».

La responsable a souligné l’importance de cette convention pour combler les lacunes actuelles en matière de personnel éducatif et améliorer les conditions d’apprentissage pour les élèves. « Cette initiative est essentielle pour assurer un enseignement de qualité et offrir de meilleures opportunités aux jeunes de notre région ».

La convention prévoit également des investissements dans la formation des enseignants, l’amélioration des infrastructures scolaires et l’acquisition de matériel pédagogique moderne. Ces mesures visent à créer un environnement d’apprentissage plus propice et à garantir que tous les élèves de la région aient accès à une éducation de qualité.

Selon Mbarka Bouaida, cette initiative représente un pas significatif vers la réduction des disparités éducatives et le renforcement du système éducatif régional. « Nous sommes déterminés à travailler en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale pour assurer la réussite de ce projet ambitieux et offrir un avenir meilleur à nos enfants ».

Les initiatives sociales et économiques de la région Guelmim-Oued Noun

Urbanisée à 65%, la population de la région fait la synthèse entre les cultures arabe, hassanie et amazighe pour constituer une mixité culturelle unique au Maroc, incarnée notamment dans un format d’entrepreneuriat fortement enraciné dans le commerce et particulièrement enclin aux formes coopératives et solidaires.

« Concernant le secteur social, nous avons subventionné les maisons d’étudiants et aidé les TPE à travers l’Association Guelmim-Oued Noun Moubadara, qui a accordé plus de 80 prêts d’honneur aux jeunes de la région »,  a déclaré Mbarka Bouaida

Pour renforcer le tissu économique local, Mbarka Bouaida a annoncé la signature d’une convention avec le ministre de l’Industrie, d’un montant de 300 MDH. « Cette convention prévoit la mise en place d’une zone d’activités économiques à Guelmim, Assa et Sidi Ifni. Pour attirer les investisseurs, nous devons fournir le foncier, la main-d’œuvre et les compétences », a-t-elle expliqué.

La région sollicite l’aide du ministère de l’Enseignement supérieur dans la réalisation de ces objectifs. « À côté de la Cité des métiers et des compétences qui est en cours de réalisation, nous devons établir une Faculté de sciences économiques dans la région, une École supérieure de commerce et de gestion (ENCG), une École nationale des sciences appliquées (ENSA) », a précisé Mbarka Bouaida.

Revenant sur la justice territoriale, elle a insisté sur l’importance de permettre à toutes les provinces de progresser à un rythme uniforme. « La justice territoriale ne se limite pas seulement à fournir le même budget à chaque ville de la région, mais à permettre à toutes les provinces d’avancer au même rythme sur la voie du développement ».

Une nouvelle société de développement pour dynamiser le tourisme dans la région

La beauté des sites naturels de la région répond aux nouvelles attentes de l’écotourisme. Ainsi, la région entend privilégier un tourisme responsable, respectueux de la nature et de la culture locale. Plusieurs univers présentent de fortes potentialités, avec notamment la Plage blanche, l’embouchure de l’oued Derâa, la station thermale d’Abaynou, et un large territoire composé d’oasis et de dunes de sable.

Mbarka Bouaida a mis en avant les efforts entrepris pour valoriser le secteur touristique de la région. « Concernant le tourisme, la région a des atouts très importants qu’on doit mettre en valeur, c’est pourquoi nous avons dernièrement créé la Société de développement régional (SDR) du tourisme pour stimuler ce secteur ».

Mbarka Bouaida a souligné l’importance de cette initiative pour exploiter pleinement le potentiel touristique de la région. La création de la SDR du tourisme vise à promouvoir les richesses naturelles, culturelles et historiques de Guelmim-Oued Noun, tout en attirant davantage de visiteurs et d’investissements dans ce secteur clé.

Cette nouvelle entité travaillera à la mise en œuvre de stratégies de développement touristique, à la création d’infrastructures adéquates et à l’organisation d’événements destinés à attirer les touristes. En renforçant la visibilité de la région et en améliorant l’accueil des visiteurs, le conseil espère dynamiser l’économie locale et créer de nouvelles opportunités pour les habitants.

« Les budgets des régions doivent augmenter »

Mbarka Bouaida a plaidé pour une augmentation des budgets alloués aux régions afin de mieux soutenir leurs projets de développement. « Nous souhaitons aujourd’hui une augmentation des budgets des régions, car elles sont beaucoup plus impliquées dans les projets de développement des régions ».

La responsable a souligné les progrès réalisés dans le cadre du programme de réduction des disparités sociales, affirmant qu’ »environ 97% du programme a été réalisé dans la région ». Elle a ajouté que ces efforts deviendront plus tangibles avec l’augmentation de l’attractivité économique de la région et la création d’emplois.

« Je crois que, malgré les difficultés et parfois un sentiment d’injustice des populations de la région, la voie est aujourd’hui claire », a-t-elle affirmé, mettant en avant les efforts considérables fournis par le conseil, notamment en garantissant les financements et en responsabilisant toutes les parties prenantes.

Guelmim, terre d’accueil des excursions désertiques

La région Guelmim-Oued Noun, dont le chef-lieu est aussi connu sous l’appellation « la porte du Sahara », brille par son grand potentiel en matière de tourisme oasien et balnéaire avec ses 240 km de côte. Ce n’est pas tout, puisque la région semi-désertique, grand carrefour avant l’immensité saharienne, est aussi une terre d’accueil des excursions désertiques dont sont friands les visiteurs en quête de dépaysement et de tourisme authentique.

 

L’histoire de la ville, réputée pour son souk hebdomadaire de dromadaires, est intimement liée au désert. Jadis, Guelmim était un centre caravanier, idéalement situé sur la route de Tombouctou (Mali), aussi surnommée la « Perle du désert ». Aujourd’hui, Guelmim est une place forte du commerce et d’échanges entre la population sédentaire et les nomades du désert.

Sur le plan culturel et touristique, la ville affiche une singularité liée au fait qu’elle incarne un creuset de la diversité humaine.

Un circuit authentique qui marque à jamais

En matière d’excursions désertiques, un circuit est particulièrement prisé des touristes, fascinés par les dunes de sable et la riche culture saharienne. Il s’agit de l’itinéraire Agadir-Guelmim, avec des escales agréables à Tiznit, réputée pour ses souks et l’orfèvrerie et à El Borj, petit village situé à 75 km de la ville de Guelmim. El Borj est connu pour son climat désertique, son relief varié de montagnes et de plusieurs dunes de sable.

Sur le chemin du désert caillouteux de Guelmim où trônent quelques dunes de sable pouvant abriter des bivouacs, se dresse l’oasis Tighmert. Ce lieu où vivent environ 700 familles fait partie des plus anciens sites oasiens du Sud marocain. L’oasis située à une dizaine de kilomètres de Guelmim offre une profonde immersion dans la culture nomade, grâce notamment au musée Caravansérail et à ses lieux de vie et d’hospitalité. D’une longueur de 10 km et de 5 km de large, l’oasis est très appréciée des touristes, en plus évidemment des habitants de Guelmim qui y trouvent refuge durant les week-ends pour y déguster du thé ou une pléthore de menus bio.

Le point culminant de l’expérience du circuit

Lorsque le visiteur arrive au bivouac ou à la tente nomade plantée à côté des dunes de sables, commence alors le point culminant de l’expérience du circuit. En fin de journée, le visiteur peut ainsi profiter du coucher de soleil et du magnifique spectre de lumière sur les dunes de sable doré. Ce spectacle peut être agrémenté de la meilleure des manières avec du thé à la menthe, accompagné de pâtisseries marocaines et de dattes, fruit très ancré dans la culture des nomades.

Le désert est également le lieu idoine pour les visiteurs qui trouvent du charme aux dîners sous un ciel étoilé. Il est aussi le parfait écrin pour les spectacles musicaux autour d’un feu de camp. L’option de continuer l’excursion désertique jusqu’à El Borj est aussi intéressante eu égard à l’expérience proposée sur place et qui séduit chaque année de plus en plus de touristes.

Trois zones d’activité économique prévues dans la région de Guelmim-Oued Noun

Une convention de partenariat portant sur la réalisation de zones d’activité économique dans les provinces de la région de Guelmim-Oued Noun a été signée le 8 avril 2024, à Rabat, par Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce (MIC),  Najem Abhai, wali de la région de Guelmim-Oued Noun, et Mbarka Bouaida, présidente du conseil de la région .

Ce programme, qui s’étale sur la période 2024-2027, porte entre autres sur la réalisation de trois nouvelles zone d’activité économique dans les provinces de Guelmim, Sidi Ifni et d’Assa Zag, l’achèvement de la zone d’activité économique de El Ouatia, et des travaux hors site de la zone d’activité économique « cactopole » d’Asrir, marquant ainsi la volonté d’améliorer l’attractivité territoriale des régions et de renforcer leur compétitivité économique.

Les trois nouveaux projets de zones d’activité économique se déploient respectivement sur une superficie de 100 ha pour la province de Guelmim, dont un projet d’achèvement des travaux hors site de la cactopole, 80 ha pour la commune de Sidi Ifni et 45 ha pour la commune de Assa Zag.

En vertu de cette convention, le MIC s’engage à apporter une contribution financière de l’ordre de 200 MDH et à appuyer la mise en œuvre de ce programme dans toutes les démarches nécessaires.

Le conseil régional s’engage, quant à lui, à apporter une contribution financière de 100 MDH et à assurer notamment la réalisation des études de positionnement, techniques et financières, la réalisation des travaux in site et hors site et la réalisation des travaux objet de la convention en fonction des études réalisées et des contrats conclus.

L’acquisition du foncier nécessaire à la réalisation du projet revient aux collectivités territoriales, qui s’engagent également à assurer l’appui nécessaire à la mise en œuvre du programme.

Guelmim-Oued Noun : 646 MDH pour le développement éducatif et sportif

Cet accord rime de manière déterminée avec les objectifs de la feuille de route 2022-2026 du ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports, visant à construire une école publique de qualité à l’échelle nationale.

Parmi les objectifs phares de ce partenariat, figure en tête la promotion de la qualité de l’enseignement dans la région. Il s’agit d’une initiative qui prend forme avec la construction de 9 nouveaux établissements éducatifs, la création de 3 internats pour un environnement d’apprentissage enrichi et l’extension de 52 salles de classe, conjuguée à la rénovation de 40 salles de classe anciennes.

Ces projets ambitieux devront contribuer significativement au renforcement de la capacité de la région dans le domaine éducatif, offrant aux étudiants un environnement propice à l’épanouissement académique.

Les investissements substantiels prévus couvriront également l’équipement et la rénovation de 296 établissements éducatifs, tous niveaux confondus, ainsi que la réhabilitation intégrée de 293 établissements éducatifs dans la région, dont certains établissements qui seront dédiés aux lycées d’excellence.

De surcroît, l’accord prévoit la création et la rénovation de 80 bibliothèques scolaires, répondant ainsi aux besoins en matière de connaissances parmi les jeunes. Ce projet comprend également la construction de 45 résidences administratives, permettant une gestion efficiente et fluide des établissements éducatifs.

Par ailleurs, le projet comporte l’installation des réseaux d’eau, d’électricité, d’assainissement et des systèmes de surveillance par caméras, l’objectif étant de garantir un environnement sûr et fonctionnel dans les établissements éducatifs.

Pour accompagner les évolutions du monde du savoir de plus en plus vaste, l’accord prévoit l’équipement des établissements éducatifs avec des technologies numériques de pointe. Cette démarche inclut également l’équipement de 7 établissements d’enseignement technique et littéraire, dans le but de permettre aux étudiants de s’outiller tôt pour réussir et relever les défis du XXIe siècle.

La promotion des sports scolaires occupe une place centrale dans cet accord, avec l’équipement de 100 établissements éducatifs en matériel sportif, la création de 40 terrains de sport, la réhabilitation de 40 autres déjà existants et l’acquisition de 10 véhicules de transport pour faciliter la participation aux manifestations sportives régionales.

L’importance de l’accord réside dans l’implication financière significative de la région avec environ 194 millions de dirhams, soit 30% du montant global du partenariat.

Guelmim. Les portes ouvertes vers la magie du désert

C’est l’adresse incontournable du tourisme saharien. Guelmim présente toutes les potentialités géographiques, historiques et culturelles dont peut se targuer une ville qui se drape dans les étoffes mouvantes des dunes aux mille et un strass d’or. Patrick Simon, premier vice-président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Guelmim Oued-Noun, et résident au Maroc depuis près de cinquante ans, nous parle de cette attractivité à nulle autre pareille. « La région de Guelmim-Oued Noun dispose d’importantes potentialités du fait de l’étendue de son territoire, avec des paysages naturels variés, et de la richesse de son patrimoine culturel, matériel comme immatériel, son histoire et ses traditions ».

Un potentiel qui répond aux besoins exprimés par les touristes étrangers en offrant une gamme d’activités diversifiées et complémentaires à travers le tourisme balnéaire, écologique, culturel, spéléologique, cynégétique, thermal ou d’aventure.

Outre la richesse de son « folklore » et de ses coutumes locales, la province dispose également d’une côte littorale atlantique d’une étendue de plus de 285 km où le tourisme de glisse, la pêche sportive et la pêche au gros s’y côtoient harmonieusement.

Préservée du tourisme de masse, Guelmim Oued-Noun offre de véritables coins de paradis

Patrick Simon, premier vice-président du Conseil régional du tourisme de la région Guelmim-Oued Noun – CP Médias24

>> Lire aussi l’entretien avec Patrick Simon : « Le Maroc a de grandes opportunités à saisir dans le domaine du tourisme nature et culture »

Oasis, palmeraies et paysages paradisiaques

L’une des premières particularités de la région de Guelmim est l’abondance de ses oasis et palmeraies. Patrick Simon cite, à titre d’exemples celles situées dans la province de Guelmim : Asrir, Tigumert, Fask, Tglit, Zraiouila Timoulay, Ifrane dans l’Anti-Atlas, Taghjijt, Aday et Amtoudi – cette dernière est connue aussi pour ses greniers de hauteur. Dans la province d’Assa, on peut visiter également les oasis d’Assa et Zag, tandis que la province de Tan-Tan abrite l’oasis Wen Massdour, considérée comme un site oasien d’une beauté unique.

>> Lire l’article : Dans les greniers de hauteur de la vallée d’Amtoudi

Il faut savoir que « le Maroc a obtenu, en 2000, le label ‘Réserve mondiale de biosphère de l’Unesco’ pour l’essentiel de ses oasis présahariennes, soit plus de 7 millions d’hectares. Plutôt préservée du tourisme de masse, Guelmim Oued-Noun offre de véritables coins de paradis », souligne le premier vice-président du CRT de la région. « L’oasis d’Amtoudi, aussi appelée Id-Aïssa, est un lieu d’une grande beauté. Pour sa part, l’oasis de Taghjijt est une palmeraie parmi les plus belles de Guelmim, en tant que territoire de la tribu des Aït Brahim ».

>> Lire aussi notre reportage : Tourisme durable : L’oasis de Tighmert, un site naturel et culturel à préserver

L’oasis d’Amtoudi, aussi appelée Id-Aïssa, est un lieu d’une grande beauté

Plein phare sur une culture ancestrale

Si le tourisme oasien est un des piliers de l’attractivité de la région de Guelmim, celui culturel l’est tout autant. En attestent les vestiges et les études scientifiques et archéologiques qui les accompagnent. Ils sont autant de témoignages du passé préhistorique, aujourd’hui représenté par des sites rupestres, néolithiques, anthropologiques et artistiques. Pour Patrick Simon, la richesse de cette histoire très ancienne a donné des réalités culturelles humaines très diversifiées et un mode de vie très particulier et propre aux Guelmimis. Ksour et douars, arts traditionnels, architecture, coutumes, folklore sont autant de points d’intérêt originaux.

Le visiteur peut s’immerger dans cette richesse historique en fréquentant les auberges authentiques dont les hôtes sont attachés à leur culture ancestrale aux multiples facettes. Y séjourner équivaut à un voyage express dans le temps. C’est ce qu’on ressent par exemple en visitant la Kasbah Caravansérail. Ce musée, qui retrace la riche histoire des nomades du Sahara, expose, dans une bâtisse à l’architecture saharienne, différents objets traditionnels, jadis d’une grande utilité, aujourd’hui, artefacts d’un autre temps.

Écotourisme, un condensé de la féerie du désert

C’est d’ailleurs grâce à cette profusion naturelle, historique et culturelle que l’écotourisme à Guelmim trace lentement, mais sûrement, sa trajectoire sur la carte touristique du pays. « (Il) est présent grâce aux capacités offertes par la diversité des paysages partagés entre océan et désert avec les oasis, les dunes de sable, les moussems, entre autres celui de Tan-Tan sur l’oralité, celui des dromadaires, ou encore des bijoux d’argent ou des produits de terroir, etc. », confirme notre interlocuteur.

L’écotourisme a d’ailleurs de beaux jours devant lui. Il pourrait même être « réinventé », promet Patrick Simon. Et ce, en tenant compte des spécificités et des espoirs fondés sur la réalisation du parc national Bas Drâa, considéré comme l’un des plus grands parcs nationaux, offrant un paysage désertique à faible densité humaine.

Richesse naturelle, zoom sur la faune et la flore sahariennes

La région de Guelmim se distingue par l’originalité et la diversité de sa faune saharienne. On y trouve des espèces rares ou endémiques d’Afrique du Nord, telles que les gazelles Dorcas et les mouflons à manchettes. Des espèces en voie de disparition auxquelles s’ajoutent des carnivores tels que la hyène rayée, le chacal, le renard roux, le fennec ou encore le porc-épic.

La richesse ornithologique est quant à elle représentée par l’outarde Houbara, l’aigle de Bonelli, le faucon lancier et l’aigle royal, pour ne citer que les plus emblématiques de la région. « Cela devrait très certainement contribuer à l’enrichissement du produit touristique que peut offrir l’arrière-pays de la station balnéaire de la plage Blanche », souligne le premier vice-président du CRT Guelmim Oued-Noun.

>> Lire l’entretien Patrick Bergier : « Le moineau doré du sud du Maroc, une découverte scientifique fascinante »

Il est à noter que Guelmim est une destination de choix pour les adeptes du tourisme d’aventure. La région dispose de plusieurs établissements touristiques qui répondent parfaitement aux besoins des raids et des expéditions vers le sud du Maroc et sur la route de la Mauritanie.

Moussems, invitation au voyage mémoriel

S’il y a un rassemblement historique qui représente la culture des nomades du Sahara, c’est bien le moussem de Tan-Tan (une foire annuelle ayant des fonctions à la fois économiques, culturelles et sociales). L’événement réunit tous les ans « plus d’une trentaine de tribus du Sud marocain et d’autres régions du nord-ouest de l’Afrique. À l’origine, le moussem avait lieu tous les ans vers le mois de mai. S’inscrivant dans le calendrier agropastoral des nomades, il était l’occasion de se retrouver, d’acheter, de vendre et d’échanger des denrées et autres produits, d’organiser des concours d’élevage de dromadaires et de chevaux, de célébrer des mariages et de consulter les herboristes », énumère Patrick Simon.

Le moussem était également le prétexte à diverses expressions culturelles : musique, chants populaires, jeux, joutes de poésie et autres traditions orales hassanies. Il est, depuis 2008, inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (originellement proclamé en 2005). Il faut savoir que c’est à partir de 1963 que ces rassemblements ont pris la forme d’un moussem, quand le premier moussem de Tan-Tan a été organisé pour promouvoir les traditions locales et offrir un lieu d’échange, de rencontre et de réjouissances.

Le premier moussem de Tan-Tan a été organisé pour promouvoir les traditions locales et offrir un lieu d’échange, de rencontre et de réjouissances

Pour les visiteurs qui veulent s’ancrer davantage dans le quotidien des nomades et avoir un aperçu de la culture du Sahara, chaque samedi se tient le souk aux dromadaires d’Amhairiche. Situé à la sortie de Guelmim sur la route de Tan-Tan, ce souk est tout simplement le plus grand marché de dromadaires du sud du pays. Dépaysement garanti.

Pour poursuivre cette expérience immersive, Patrick Simon recommande de noter sur son agenda le moussem des dattes, organisé tous les ans à Taghjijt au mois d’octobre, ainsi que le moussem des dromadaires qui se tient en juillet.

Plages, l’atout charme de Guelmim

Pour le premier vice-président de la région de Guelmim, l’autre adresse incontournable est la plage Blanche. Car l’Atlantique offre à la région de Guelmim quelques-unes de ses plus belles plages. C’est le cas, en effet, de la plage Blanche avec sa quarantaine de kilomètres de dunes en bordure de mer, mais aussi d’Oued Chbika, situé dans la province de Tan-Tan et de Foum l’Oued Assaka.

Les visiteurs peuvent ainsi apprécier le calme qu’offrent ces plages, encore préservées du tourisme de masse. Patrick Simon évoque à juste titre la sérénité des paysages, la nature vierge, l’hospitalité et l’accueil généreux de la population locale, qui vit de la pêche artisanale et sportive, comme autant d’arguments non exhaustifs de l’attractivité de la « Porte du Sahara ». Le premier vice-président du CRT de la région souligne que l’écotourisme est actuellement actif, aussi bien au sein de ses palmeraies que sur les côtes.

L’avenir touristique de Guelmim est donc prometteur. Patrick Simon partage son optimisme quant aux perspectives de développement. « Sur le plan touristique et après de longues années, la région de Guelmim-Oued Noun veut rattraper le retard et reconquérir son rang. Nombreux sont les projets qui sont en cours de réalisation et qui visent le développement du secteur dans la région. Il faut dire que les autorités locales, ainsi que les opérateurs privés, conjuguent leurs efforts pour redonner à cette région son charme et son attractivité ». Et de conclure : « Avec la concrétisation de tous les projets programmés, la région n’aura rien à envier à d’autres destinations touristiques du Royaume ». Et elle pourrait même créer la surprise.

Un prêt de 130 MDH de la BERD pour l’approvisionnement en eau dans la région de Guelmim-Oued Noun

Ce prêt marque le coup d’envoi de la participation de la région au Programme pour des villes vertes de la BERD et accélère le programme environnemental du Maroc en contribuant à la transformation de l’une de ses régions les plus importantes, indique un communiqué de la Banque européenne. Il s’agit du « premier prêt municipal accordé par la Banque à une région du Maroc ».

La BERD cofinancera des investissements visant à améliorer l’accès à l’eau potable pour les ménages des zones rurales de la province de Guelmim en réhabilitant et en étendant les réseaux d’eau potable, réduisant ainsi les pertes d’eau dans le réseau d’approvisionnement.

Modernisation de 4 stations d’épuration des eaux usées et de systèmes de recyclage

Les fonds de la Banque sont complétés par une subvention à des fins d’investissement d’un montant de 1 million de dollars américains (10,1 MDH) accordée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) au titre du Programme de transfert de technologies environnementales (Envitecc).

La subvention du FEM, associée aux fonds de la BERD, cofinancera la modernisation de quatre stations d’épuration des eaux usées et de systèmes de recyclage dans les villes de Guelmim, Lakhssas, Tan Tan et Mirleft. Ces améliorations permettront d’économiser d’importantes quantités d’eau : environ 10 millions de m³ d’eaux usées traitées seront réutilisées chaque année pour l’arrosage des espaces verts et des ceintures vertes de la région, note le communiqué de la BERD.

Le prêt de la BERD sera assorti d’une garantie de l’Union européenne (UE) par le biais de son programme de garantie du Fonds européen pour le développement durable (FEDD). Un volet de coopération technique, financé par l’UE, aidera la région à identifier des solutions appropriées en matière d’exploitation et de maintenance pour les services d’approvisionnement en eau en milieu rural, ainsi qu’un modèle de gestion adéquat pour l’utilisation de l’eau recyclée afin de garantir la durabilité des investissements.

« Je suis vraiment ravie d’accueillir Guelmim-Oued Noun dans le Programme pour des villes vertes de la BERD et de signer ce projet historique pour le Maroc. Ce projet englobe tous les aspects de notre programme urbain phare, en mettant l’accent sur l’amélioration de la vie des habitants en leur garantissant l’accès à l’eau potable et sur la durabilité grâce à des solutions pionnières de recyclage de l’eau destinées aux espaces verts », a déclaré Nandita Parshad, directrice générale de la BERD pour les infrastructures durables, citée dans le communiqué.

Mathieu Bousquet, directeur par intérim chargé du soutien thématique et de la coordination des instruments stratégiques et financiers à la Commission européenne, a déclaré : « Ce projet est un nouvel exemple de notre coopération fructueuse avec la BERD et le Fonds pour l’environnement mondial en vue d’accélérer la transition vers des économies vertes et à faibles émissions de carbone dans les pays voisins de l’UE tels que le Maroc. Nous sommes heureux de constater que la garantie du Fonds européen pour le développement durable réduit le risque perçu d’investir dans des services d’approvisionnement en eau potable dans la région de Guelmin-Oued Noun par le biais d’un prêt de la BERD. »

Pour sa part, Mbarka Bouaida, présidente de la région de Guelmim-Oued Noun, a déclaré : « Nous sommes extrêmement satisfaits de ce partenariat avec la BERD. Guelmim-Oued Noun sera la première région du Maroc à bénéficier d’un prêt en monnaie locale de la part d’une institution financière internationale. L’adhésion au Programme pour des villes vertes de la BERD est également une étape cruciale pour faire avancer l’engagement de la région vers un avenir durable et résilient face au changement climatique, conformément aux ambitions de notre plan de développement régional, et pour nous orienter vers la neutralité carbone d’ici à 2035. »

Un Plan d’action pour une ville verte (PAVV) sera également élaboré avec le soutien du FEM afin d’aider la ville à identifier et à hiérarchiser ses défis environnementaux les plus urgents, et de soutenir la conception et la mise en œuvre d’un plan décrivant les investissements et les mesures stratégiques à prendre. Le PAVV couvrira également les aspects liés au numérique, à l’inclusion et à la dimension de genre. Il comprendra des recommandations visant à promouvoir le développement du capital humain et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Guelmim-Oued Noun : lancement du concours architectural pour l’aménagement de la ZAE El Ouatia

La région Guelmim-Oued Noun a annoncé le lancement du concours des prestations architecturales relatives à l’aménagement en lotissement de la zone d’activité économique (ZAE) El Ouatia, située dans la province de Tan-Tan.

Il est indiqué dans le document rendu public par l’entité territoriale que « la consultation architecturale porte sur les études architecturales d’aménagement de la zone d’activité économique El Ouatia qui s’étale sur une superficie d’environ 60 hectares ».

Le projet de réalisation de la zone d’activité économique El Ouatia s’inscrit dans la stratégie régionale industrielle. L’objectif est de promouvoir l’investissement, créer des emplois et favoriser une croissance économique et un développement de la région respectueux de l’environnement et socialement responsable.

« La conception architecturale urbanistique doit traduire la vocation de la zone d’activité économique en général, destinée à la chaîne de valeur relative aux activités de valorisation des produits de la mer, de logistique et transport, d’agro-alimentaire, de congélation, de maintenance industrielle, de construction navale, et finalement de l’écosystème des énergies renouvelables et de la construction, afin d’accompagner les projets d’envergure projetés dans la région, d’hydrogène vert notamment », détaille le document de la consultation architecturale.

La même source ajoute en substance que la zone d’activité économique doit être pensée et réfléchie au sens où elle doit répondre aux objectifs de la durabilité (systèmes urbains optimisé et intégrés, espace vert, circulation douce…) et de la soutenabilité (coût de réalisation et d’exploitation contenu).

Les lots industriels seront distribués selon trois catégories de superficie :

A- comprise entre 2.500 m2 et 7.000 m2 ;

B- comprise entre 1.000 m2 et 2.500 m2 ;

C- comprise entre 500 m2 et 1.000 m2.

Le budget prévisionnel maximum pour l’exécution des travaux de viabilisation de la zone d’activité économique est de 100 MDH HT.