OCP conseillé par A&O Shearman dans son émission obligataire de 1,75 milliard de dollars

Le cabinet A&O Shearman a conseillé le groupe OCP dans le cadre de son émission obligataire internationale d’un montant total de 1,75 milliard de dollars, apprend-on dans un communiqué publié par des membres du cabinet.

L’opération, réalisée selon les règles 144A/Reg S, comprend deux tranches : 750 millions de dollars à échéance 2030 (taux 6,100 %) et 1 milliard de dollars à échéance 2036 (taux 6,700 %). Les titres sont cotés sur EURONEXT Dublin. Les fonds levés serviront à financer le programme d’investissements du groupe.

L’équipe d’A&O Shearman était dirigée par Hicham Naciri pour les aspects de droit marocain, et par Sachin Dave et Jamie Durham pour le droit américain et le droit anglais, avec l’appui de plusieurs collaborateurs.

Deal IAM-Wana : les parties conseillées par Naciri & Associés A&O Shearman

Naciri & Associés A&O Shearman assiste IAM et Wana Corporate dans leur rapprochement historique, apprend Médias24 de sources sûres.

Le deal a été scellé le 27 mars dans les locaux du cabinet dirigé par Me Hicham Naciri. Ce dernier a piloté les négociations qui ont abouti, entre autres, à la signature de la transaction mettant fin au conflit judiciaire opposant les deux opérateurs de télécommunications.

Le même cabinet intervient également dans la création des deux joint-ventures destinées à mutualiser les infrastructures d’IAM et de Wana pour accélérer le déploiement de la 5G et de la fibre optique au Maroc. Les équipes de Me Hicham Naciri s’occuperont notamment de la notification de ce projet à l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), qui devra donner son aval avant la concrétisation de l’accord.

« La mise en œuvre de ce partenariat restera soumise à l’obtention de l’autorisation de l’ANRT au titre du contrôle des opérations de concentration », lit-on dans le communiqué annonçant le rapprochement. La phrase, où l’on reconnaît la précision du juriste, est une information distillée sciemment par le cabinet. Elle pose une suite au dossier et précise l’instance en charge de son instruction.

L’ANRT dispose d’une compétence exclusive en matière de contrôle des concentrations économiques intervenant dans son secteur. Le Conseil de la concurrence n’a donc pas la main sur l’opération IAM/WANA et sera seulement « informé » de la décision de son homologue, régulateur sectoriel (voir article 8bis de la loi n°24-96 relative à la poste et aux télécommunications, telle qu’elle a été modifiée et complétée).

« L’ANRT est en charge du dossier. Le Conseil sera informé de la décision en fin de parcours« , nous déclare une source autorisée, confirmant les déclarations de plusieurs interlocuteurs impliqués dans le deal.

« Les télécommunications sont le seul secteur dont le Conseil ne contrôle pas les concentrations. Même les secteurs des banques et des assurances, qui sont pourtant soumis à de puissants régulateurs tels que BAM ou l’AMMC, doivent passer par le Conseil », ajoute, sur un ton critique, un spécialiste du droit de la concurrence.

« Les compétences du Conseil en matière d’application du droit de la concurrence dans le secteur des télécoms ont été transférées provisoirement à l’ANRT en 2006, sous la direction de Mohamed Benchaâboun, à une époque où le Conseil n’était pas encore opérationnel. Cette exception unique au monde a été maintenue au Maroc », précise un fin praticien, qui a déjà traité d’importantes affaires de concurrence.

Depuis 2016 (voir décret n° 2-16-347), l’ANRT régule les opérations de concentration économique dans le secteur des télécommunications, conformément à la loi n° 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence. En la matière, l’Agence obéit donc aux mêmes règles de procédure applicables au Conseil de la concurrence. Les parties d’une concentration doivent donc notifier dans les mêmes délais et selon les mêmes modalités.

Théoriquement, la finalité du contrôle reste la même : empêcher que la concentration ne débouche sur la création d’une position abusivement forte sur le marché. Après notification, l’ANRT peut valider ou refuser le projet, ou donner sa validation sous conditions.

Comme le Conseil de la concurrence, l’ANRT intervient également lorsque des opérations de concentration sont réalisées sans notification ou avec des informations incorrectes. L’ANRT peut imposer des mesures correctives si une décision d’autorisation n’est pas respectée. En cas d’abus de position dominante ou de dépendance économique, l’ANRT peut contraindre les entreprises concernées à modifier ou annuler des accords, sous astreinte, pour rétablir la concurrence.

Al Mada-Stellantis : voici les avocats impliqués dans le deal Sopriam

Al Mada a été conseillée par A&O Shearman dans la cession de Sopriam à Stellantis. Le cabinet géré par Me Hicham Naciri a assisté la holding royale dans cette opération scellée le 22 juillet. L’avocat marocain a été épaulé par Nathalie Zanardo et Karim Mernissi.

Pour sa part, le groupe Stellantis a été accompagné par ADNA, firme cofondée par Me Safia Fassi Fihri. L’équipe impliquée dans le montage comprenait également Youssef Benamar, Ghita Berrada, Leila Boujida, Boubacar Diao et Tamba Adrien Iffono.

Les deux cabinets d’affaires sont intervenus notamment dans le dossier de notification de l’opération au Conseil de la concurrence.

L’issue de cette notification initiée début juillet n’a pas encore été publiée par le régulateur.

Des sources proches des parties annoncent que le rapprochement a été signé « sans condition suspensive » puisque les autorisations nécessaires ont déjà été obtenues.

Selon nos informations, le Conseil a bien validé l’opération en attendant la communication officielle qui surviendra ultérieurement.

Rififi entre actionnaires chez Univers Acier

Univers Acier est secouée par des tensions internes. Au tribunal de commerce de Casablanca, les juges examinent un litige entre les actionnaires de ce poids lourd du secteur marocain de la sidérurgie.

L’objet du conflit porte sur deux volets : « la continuation de la société », mais « avec exclusion d’actionnaires ». La demande a été initiée par un groupe d’associés d’Univers Acier, dont le PDG Mohammed Azmi. Elle vise d’importants actionnaires turcs de l’entreprise, dont Ener Gaglar, Gultekin Nazih et Gagil Ener.

Selon nos informations, la requête d’excursion s’appuie sur le Dahir des obligations et des contrats, qui prévoit la possibilité d’écarter des actionnaires en cas de « mésintelligences graves survenues entre associés ».

Le deuxième volet de l’action insiste sur la continuation de la société, les demandeurs souhaitant éviter la dissolution qui peut parfois être assortie à l’exclusion d’associés.

Initié en octobre 2023, ce dossier constitue un tournant dans la vie du sidérurgiste national, né vingt ans plus tôt d’une joint-venture de deux grands opérateurs dans le domaine de l’acier : le marocain Longofer et le turc Demirsan. En 2019, l’entreprise réalisait 2,3 milliards dirhams de chiffre d’affaires dans un secteur pourtant en difficulté.

Le litige semble important. En attestent les avocats mobilisés par les parties. Le camp turc est représenté par Me Hicham Naciri (Naciri & associés Allen & Overy), qui s’est récemment constitué dans l’affaire. Son intervention a d’ailleurs conduit le tribunal à retirer l’affaire des délibérés alors qu’il était sur le point de prononcer le verdict. En effet, le jugement était prévu pour ce lundi 6 mai.

Pour leur part, les demandeurs sont assistés par Me Mustapha Simou, avocat au barreau de Rabat et, par ailleurs, ancien haut magistrat qui avait auparavant officié en tant que président du tribunal administratif de la capitale. La prochaine audience se tiendra le 27 mai 2024.

Saham-Société générale : qui sont les avocats chargés du dossier ?

Le groupe de Moulay Hafid Elalamy est accompagné par Naciri & associés, représentant marocain de la firme internationale Allen & Overy. Le cabinet est dirigé par Me Hicham Naciri, avocat aux barreaux de Casablanca et de Paris.

Pour sa part, Société Générale est assistée par Norton Rose Fullbright, autre cabinet de renommée internationale. Installée à Casablanca depuis 2011, la branche marocaine est pilotée par Me Alain Malek.

Les parties ont annoncé, ce vendredi 12 avril, la signature d’un contrat par lequel le Groupe Saham acquiert la Société Générale Marocaine de Banques (SGMB) et ses filiales pour 745 millions d’euros.

Complexe, l’opération ne sera officiellement consommée qu’après l’obtention des autorisations des différents régulateurs concernés, à savoir Bank Al-Maghrib (BAM), le Conseil de la concurrence, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux.