Nouvel hôpital Ibn Sina de Rabat : 112 MDH pour le matériel d’endoscopie rigide

Le projet se divise en trois lots, chacun étant attribué à une entreprise spécialisée dans le secteur médical. Le premier lot, comprenant des colonnes d’endoscopie rigide de type 1, sera livré par la société Techniques Science Santé, pour un montant de 48,6 MDH.

Le second lot, portant sur des colonnes de type 2, sera pris en charge par Isomed, avec une valeur de 35 MDH. Enfin, le troisième lot, dédié aux colonnes d’endoscopie rigide de type 3, sera fourni par Eramedic pour un montant de 28,4 MDH.

Les équipements seront livrés dans un délai de 4 mois, permettant à l’hôpital de se doter de ces technologies de dernière génération pour renforcer son offre de soins et améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Fès : le groupement Hamdaoui Ali Construction et Soralec remporte un marché pour l’aménagement du CHU Hassan II

L’Agence nationale des équipements publics (ANEP) a attribué le marché des travaux d’aménagement du Centre Hospitalo-Universitaire Hassan II de Fès au groupement Hamdaoui Ali Construction SARL AU et Soralec SARL.

Ce projet, d’un montant de 68,803 MDH TTC, vise à renforcer les infrastructures du CHU de Fès afin d’améliorer les prestations de santé dans la région.

Deux groupements avaient soumis leurs propositions dans le cadre de cet appel d’offres dont Sergab SARL et Electricklim SARL. Après l’ouverture des plis, le marché a été attribué au groupement Hamdaoui Ali Construction et Soralec.

Nouvel hôpital Ibn Sina : les travaux d’aménagement et de mobilier fixe estimés à 35 MDH

Selon les documents accompagnant cet appel d’offres international, le budget estimé pour faire aboutir les travaux de ce 13e lot dépasse un peu plus les 35 MDH.

Les travaux de ce nouvel hôpital ont été lancés en mai 2022 par le Roi Mohammed VI et devront durer 48 mois. Hôpital de nouvelle génération, ce gigantesque établissement viendra renforcer l’offre des hôpitaux de la capitale et de sa région avec une capacité de 1.044 lits.

Nécessitant un financement global de 6 milliards de DH, ce nouvel hôpital sera érigé sur une superficie de 11,4 hectares avec une superficie couverte de 190.000 m2.

Pour ce 13e lot, les soumissionnaires doivent justifier avoir mené des chantiers pareils pour au moins 20 MDH.

La FM6SS prépare des investissements massifs dans la santé à l’horizon 2026

La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé entre en action moins d’un an après la complétion de son cadre légal.  Après la publication du Dahir de promulgation de sa loi (23-23), place aujourd’hui aux projets.

Ce ne sont pas moins de 6 Complexes Hospitaliers Universitaires ou Provinciaux qui sont dans le pipe.

Ainsi sur la période 2024-2026, la fondation compter investir dans la mise en place d’un CHU à Rabat, d’un autre à Dakhla et d’un troisième à Saïdia. Un CHU à Er Rachidia n’est pas exclu.

Sont également prévus des CHP à Smara, Bouarfa et Taza. Montant estimé de l’investissement : plus de 13 milliards de dirhams à financer intégralement ou partiellement par le recours à la dette bancaire.

La fondation est une institution d’utilité publique, à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a bénéficié, selon nos sources, d’une convention avec le ministère de l’économie et des finances qui prend en charge l’intégralité du service de la dette engagée par cette opération.

Discrète jusqu’à présent, la Fondation FM6SS, selon le texte de loi qui lui a donné naissance, « a pour vocation de contribuer, en collaboration avec les administrations et les organismes concernés, à la promotion des soins, au développement de l’enseignement et de la formation ainsi que de la recherche et de l’innovation ».

Parmi ses missions, on peut lire dans la loi qu’elle peut créer des établissements de soins, dont des complexes hospitalo-universitaires et gérer les établissements de soins qu’elle crée ainsi que tout autre établissement de même nature.

Pour ce faire, «la Fondation est habilitée à créer des sociétés ou prendre des participations dans leur capital et à tisser des liens de coopération avec tout organisme, association, établissement ou administration poursuivant au Maroc ou à l’étranger des buts similaires, notamment la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltan et la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd».

Elle peut aussi se faire financer par les revenus des biens Habous constitués à son profit ; des revenus des biens meubles et immeubles qui forment son patrimoine ; des produits de ses prestations ; des revenus issus de ses prises de participations dans le capital des sociétés ; ainsi que des subventions de tout organisme national ou international, privé ou public, des dons et legs ; etc.

Elle a, par ailleurs, un cadre de gestion souple. Ainsi selon son article 13, elle « n’est pas soumise aux dispositions de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes ».

Avec tous ces atouts, la Fondation se positionne clairement comme l’un des acteurs clés d’une nouvelle architecture du système de soins national. Un acteur privé à but non lucratif, avec les moyens publics tout en adoptant la gestion et les prestations du privé.