Avanti : Remax reste propriétaire, mais sous injonction judiciaire

Le juge-commissaire chargé de la liquidation judiciaire de la Samir a tranché : Par ordonnance rendue le 16 décembre, il a refusé de prononcer la résiliation de la vente de l’hôtel Avanti au profit de Remax Immo, tout en ordonnant des mesures immédiates en faveur des salariés licenciés, apprend Médias24.

La décision enjoint l’acquéreur de réintégrer les employés concernés et de leur régler les salaires impayés, calculés depuis la date de leur licenciement jusqu’au prononcé de l’ordonnance. Ces mesures sont assorties de l’exécution provisoire de plein droit, les rendant immédiatement applicables.

Le syndic est par ailleurs chargé de veiller à l’exécution de ces dispositions et d’établir un rapport sur la situation de l’emploi au sein de l’établissement.

Cette décision intervient dans un contexte de forte contestation autour de la cession de l’hôtel Avanti. L’établissement de Mohammedia avait été mis en vente dans le cadre de l’extension de la procédure ouverte contre la Samir et ses anciens dirigeants. Il avait été adjugé à Remax Immo pour un montant de 170 millions de dirhams, selon un cahier des charges intégrant des engagements précis en matière de maintien de l’emploi.

En novembre, Houcine El Yamani, contrôleur à la liquidation représentant les salariés, avait saisi le juge-commissaire pour demander la résiliation de la vente. Il reprochait à l’acquéreur d’avoir manqué à ses obligations sociales, évoquant notamment le licenciement d’une dizaine d’employés, soupçonnés d’être liés à leur appartenance syndicale.

Sur le fond, le juge n’a pas retenu l’argumentation justifiant l’annulation de la cession. Mais il a sanctionné la gestion sociale post-cession, en imposant la réintégration des salariés concernés et le paiement rétroactif de leurs rémunérations.

La vente est donc confirmée, mais placée sous étroite surveillance judiciaire. Des sources proches du dossier nous signalent qu’il s’agit de la première décision du genre en matière de procédure de difficultés d’entreprises.

Avanti Mohammedia : la cession contestée devant le tribunal

Le tribunal de commerce de Casablanca a été saisi d’une demande visant à résilier la cession judiciaire de l’hôtel Avanti au profit de Remax Immo, attributaire de l’établissement depuis juillet dernier.

Selon nos informations, la requête a été introduite le 19 novembre par Houssine Yamani, figure syndicale de la Samir et membre de la CDT, devant le juge-commissaire chargé de la liquidation de la raffinerie.

Au cœur du recours, un motif précis : le non-respect des engagements sociaux, en particulier le maintien de l’emploi, qui figurait parmi les obligations imposées au repreneur lors de l’attribution de l’hôtel. L’affaire a été appelée pour une première audience le 25 novembre.

Ce nouvel épisode judiciaire intervient dans un contexte social conflictuel au sein de l’hôtel. Depuis la reprise, la CDT accuse la direction de licenciements abusifs, y compris de délégués syndicaux, et d’atteintes à la liberté syndicale.

Début novembre, plusieurs dizaines d’employés avaient manifesté devant l’établissement avant de défiler sur le front de mer de Mohammedia. Sollicitée par Médias24, la direction avait, de son côté, rejeté toutes les accusations et affirmé respecter ses engagements.

Des concurrents aux aguets

La démarche de M. Yamani pèse d’autant plus qu’il n’agit pas en simple salarié concerné. Avec la Banque Centrale Populaire et l’Administration des douanes, il est l’un des trois contrôleurs désignés dans la liquidation judiciaire de la Samir. La procédure visant le raffineur avait été étendue à l’hôtel Avanti pour confusion de patrimoines. D’où la vente judiciaire remportée par Remax Immo pour 173,48 millions de dirhams.

Selon nos informations, les candidats évincés lors de l’appel d’offres restent attentifs aux développements du dossier. Ils observaient déjà de près les tensions sociales déclenchées après la reprise, et devraient suivre tout aussi finement l’action introduite devant le juge-commissaire. L’intérêt pour l’hôtel n’a pas disparu, alors même que la cession se retrouve désormais fragilisée par ce recours.

Ce dossier rappelle qu’une première vente de l’Avanti avait déjà été annulée, après son attribution à la société Aylis Fédala, dirigée par la famille Aït Menna. La configuration actuelle est toutefois plus délicate : contrairement à Aylis Fédala, Remax Immo s’est effectivement installée dans l’établissement, ce qui rend toute remise en cause du transfert plus sensible et plus complexe.

Avanti Hotel Mohammedia : premières tensions sociales après la reprise par Remax Immo

À peine installé, déjà contesté. Récemment racheté par Remax Immo dans le cadre de l’extension de la liquidation de la Samir, l’hôtel Avanti de Mohammédia est secoué par un début de conflit social.

Le repreneur, choisi en juillet notamment pour ses engagements de maintien de l’emploi et des acquis sociaux, fait aujourd’hui l’objet de vives critiques de la part d’une partie du personnel. Des salariés ont saisi la Direction régionale de l’emploi pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des « abus » du nouveau management, apprend Médias24 de source interne.

Portée par le bureau syndical de la Confédération démocratique du travail (CDT), une plainte datée du 12 août 2025 fait état de ce que les représentants des salariés considèrent comme des atteintes aux droits acquis.

Une réunion de conciliation

Parmi les points soulevés : des suspensions jugées abusives par le syndicat, le refus allégué de délivrer des attestations relatives aux accidents du travail, la remise en cause de la demi-heure de pause-déjeuner assimilée à du temps de travail effectif, ainsi que des manquements signalés en matière de congés annuels et jours fériés payés. Dans cette même correspondance, les représentants des salariés évoquent un climat de « menace et intimidation « .

Saisie de ces griefs, la Direction régionale de l’emploi a convoqué les parties à une réunion de conciliation. La rencontre est programmée pour le 17 septembre 2025 à 10 h, dans les locaux de l’Inspection du travail à Mohammédia.

Cette démarche fait écho à l’article 551 du Code du travail. On y prévoit que tout différend susceptible d’entraîner un  » conflit collectif  » doit obligatoirement faire l’objet d’une tentative de conciliation.

Selon nos informations, Remax Immo s’est effectivement installé le 1ᵉʳ août 2025, soit quelques semaines après son choix par le tribunal de commerce de Casablanca face à deux autres candidats. Le cahier des charges imposé par le juge-commissaire prévoyait explicitement le maintien des postes et des droits acquis.

Ces engagements avaient pesé lourd dans la balance face à des concurrents sérieux comme le groupe Mfadel. Le syndic, Me Abdelkebir Safadi, avait été désigné pour en contrôler l’exécution jusqu’à la clôture de la procédure.

Samir : l’hôtel Avanti de Mohammédia vendu pour environ 170 MDH

Le tribunal de commerce de Casablanca a validé la vente de l’hôtel Avanti (ex-hôtel Samir) dans le cadre de l’extension de la liquidation judiciaire aux anciens dirigeants et à quelques filiales de la raffinerie Samir.

L’ordonnance de cession a été rendue le vendredi 11 juillet 2025 au profit de la société Remax Immo, qui est le nouvel acquéreur de l’établissement.

Selon nos informations, le rachat s’est conclu à hauteur d’environ 170 millions de DH, hors frais d’enregistrement. La mise à prix initiale avait été fixée à 165 MDH. Trois investisseurs étaient en lice pour l’acquisition de cet établissement situé à Mohammédia.

Cette cession intervient quelques mois après l’annulation d’une précédente vente du même hôtel à la société Aylise Fedala, une entité liée à la famille Aït Menna.

Le nouvel acquéreur, Remax Immo, est une société de promotion immobilière fondée en 2005. Elle est dirigée par Abdeljabbar Bouayad. Comme révélé par Médias24, l’entrepreneur qui détient les magasins Sportflex (Skechers, Timberland, etc.) avait déjà tenté de racheter l’Avanti lors de la précédente procédure.

À l’époque, Bouayad s’était positionné à travers une autre société, Al Wifaq Development. Il avait proposé un montant (170,9 MDH) supérieur à celui d’Aylis Fedala (165 MDH), déposé les chèques exigés, mais avait finalement été écarté au profit de son concurrent. L’adjudication avait ensuite été annulée.

La procédure a été relancée depuis quelques mois. Selon nos informations, trois candidats étaient en lice, mais seuls deux ont été jugés sérieux par le tribunal.

Le premier, dont nous n’avons pas obtenu l’identité, a déposé une offre équivalente à la mise à prix (165 MDH), accompagnée des garanties requises. Le second, Remax Immo, avait proposé dans un premier temps un montant supérieur sans apporter de garanties. Il a finalement complété son dossier, qui a été retenu. Un troisième candidat, n’ayant fourni aucune garantie, a été écarté d’office.

Avanti Mohammedia Hotel : le groupe Ait Menna écarté, la vente officiellement relancée

Le syndic Abdelkbir Safadi va prospecter de nouvelles offres pour le rachat de l’Avanti Mohammedia Hotel, établissement en vente dans le cadre de la Société hôtelière Samir (ancienne filiale du raffineur Samir).

Cette démarche survient à la suite du désistement de Aylis Fedala, qui s’était adjugé l’hôtel avant de se rétracter au moment du paiement des 165 MDH fixés par le tribunal de commerce de Casablanca. Comme révélé par Médias24, le groupe a ensuite déposé un désistement officiel devant le juge-commissaire.

Selon nos informations, la volte-face de l’acheteur s’explique essentiellement par des considérations financières, des dépenses supplémentaires qu’impliquait la vente judiciaire. En plus des 165 MDH, l’acheteur devait s’acquitter d’un montant additionnel de 3% au profit du Trésor public.

Ce mercredi 5 juin, le magistrat a rendu une ordonnance où il autorise le syndic à recevoir de nouvelles offres de rachat.

Le retrait des Ait Menna laisse le champ ouvert à un autre acquéreur potentiel : Al Wifaq Development qui s’était positionné avec un montant total de 170.980.000 DH, offre incluant les frais judiciaires. L’entreprise s’était également engagée à maintenir l’activité de la société, ainsi que les postes des salariés.

Situé sur la façade atlantique, l’hôtel est bâti sur un terrain de 4 hectares, auquel il faut ajouter deux terrains mitoyens totalisant près de 20.000 m².

Avanti Mohammedia Hotel fait partie du patrimoine hôtelier détenu par la Société hôtelière Samir et Corral Hotel Resort & Company. Ces deux entités avaient été placées en liquidation pour « confusion de patrimoine » avec la Samir.

Dans leur tour de table, on retrouve d’anciens dirigeants du raffineur marocain, dont les deux Saoudiens Hussein Al Amoudi et Jamal Baamer, eux-mêmes faisant l’objet d’une sanction patrimoniale visant leurs biens personnels.

Rachat de l’Avanti Mohammedia Hotel : les Ait Menna font volte-face

Aylis Fedala n’achètera pas l’Avanti Mohammedia Hotel. Cette entité du groupe Ait Menna a soumis une demande de désistement au tribunal de commerce de Casablanca. La décision du tribunal est attendue pour le 4 juin 2024.

Mis en vente dans le cadre de la liquidation des actifs de la Société hôtelière Samir (ancienne filiale du raffineur), Avanti avait été adjugé en février à Aylis Fedala. L’achat avait même été homologué par le tribunal pour un montant fixé à 165 MDH, avant de faire l’objet d’une ordonnance officielle.

Le désistement a été déposé le 10 mai devant Mohammed Amine Jalbi, juge commissaire chargé de la liquidation. L’affaire a été mise en délibéré après seulement deux audiences.

Nous n’avons pas eu accès à la requête rédigée par Me Chahim Zaina, avocate des Ait Menna. Selon nos informations, la volte-face de l’acheteur s’explique essentiellement par des considérations financières. Pourtant, Aylis avait déposé, au moment des enchères, un chèque correspondant au montant de la mise à prix.

Selon une source directement impliquée dans la procédure, le blocage réside au niveau des dépenses supplémentaires qu’implique la vente judiciaire. En plus des 165 MDH, l’acheteur doit s’acquitter d’un montant additionnel au profit du Trésor public. Nous n’avons pas pu recouper ces éléments auprès d’autres sources. La demande de désistement elle-même n’a pas été notifiée à tous les contrôleurs chargés du dossier.

Selon nos informations, le retrait des Ait Menna laisse le champs ouvert à un autre acquéreur potentiel : Al Wifaq Development. Détenue par Abdeljabbar Bouayad, également propriétaire des magasins Sportflex (distributeur marocain des chaussures Skechers, Timberland, Vans, etc.), cette société s’était positionnée avec un montant total de 170.980.000 DH, offre qui inclut les frais judiciaires. L’entreprise s’était également engagée à maintenir l’activité de la société, ainsi que les postes des salariés.

Situé sur la façade atlantique, l’hôtel est bâti sur un terrain de 4 hectares, auquel il faut ajouter deux terrains mitoyens totalisant près de 20.000 m².

Avanti Mohammedia Hotel fait partie du patrimoine hôtelier détenu par la Société hôtelière Samir et Corral Hotel Resort Company. Ces deux entités sont placées en liquidation pour « confusion de patrimoine » avec la Samir.

Dans leur tour de table, on retrouve d’anciens dirigeants du raffineur marocain, dont les deux Saoudiens Hussein Al Amoudi et Jamal Baamer, eux-mêmes faisant l’objet d’une sanction patrimoniale visant leurs biens personnels.

Les Aït Menna nouveaux propriétaires de l’hôtel Avanti à Mohammedia

Aylis Fedala est le nouveau propriétaire de l’Avanti Mohammedia Hotel, établissement rattaché à la Société hôtelière Samir. L’acquéreur s’est engagé à maintenir l’emploi.

Le tribunal de commerce a validé l’offre de 165 MDH formulée par la société détenue par la famille Aït Menna.

L’offre des Aït Menna a été retenue malgré l’existence d’une proposition supérieure soumise par la société Wifaq Développement, qui avait déposé un chèque de 170 MDH. Selon les explications d’une source proche du dossier, cette offre n’est supérieure que parce qu’elle inclut les frais judiciaires fixés à 3%. L’engagement du maintien de l’emploi a également pesé dans le choix du tribunal.

La vente de l’Avanti s’inscrit dans la procédure d’extension de la liquidation de la Samir à son ancienne filiale, la Société hôtelière Samir. Cette société est détenue par l’ex-dirigeant du raffineur, Hussein Al Amoudi, dont le patrimoine est lui-même sous le coup de la liquidation pour fautes de gestion.

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