Radisson Group vise 30 hôtels au Maroc d’ici 2030

Le Maroc est au cœur de la stratégie d’expansion de Radisson Hotel Group, avec un objectif de 30 établissements dans le Royaume d’ici 2030, positionnant ainsi le pays comme un marché prioritaire et stratégique, indique le groupe hôtelier dans un communiqué.

Ce positionnement prioritaire du Maroc s’inscrit dans une vision à long terme du groupe, misant sur l’attractivité touristique, la stabilité économique et les projets d’infrastructure de grande envergure qui font du pays un hub incontournable du continent, poursuit le communiqué.

Radisson Hotel Group vise à contribuer activement à l’offre hôtelière haut de gamme et à l’essor du secteur touristique marocain.

« Alors que la diversification géographique reste une priorité pour nous, nous voyons également une opportunité claire de renforcer notre présence dans des marchés clés tels que le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud, avec au moins une ouverture prévue dans chacun de ces pays en 2025. Nos résultats confirment la force de notre marque et notre capacité à nous adapter et à croître dans des marchés diversifiés. Nous restons engagés à élargir notre empreinte tout en offrant des expériences hôtelières de classe mondiale à travers l’Afrique », a déclaré Ramsay Rankoussi, vice-président Développement Afrique & Turquie, cité dans le communiqué.

Le groupe annonce également son entrée sur le marché de la République démocratique du Congo avec deux signatures majeures, tout en consolidant sa présence en Afrique centrale, notamment avec la signature du Radisson Blu Hotel & Apartments, Yaoundé au Cameroun.

Au cours des quinze derniers mois, Radisson Hotel Group a signé 11 nouveaux hôtels et en a ouvert 7, totalisant plus de 2.000 chambres signées et 1.500 mises en service, dont 1.000 à travers des conversions. Le Radisson Hotel Group détient désormais un portefeuille de 100 hôtels dans plus de 30 pays, confirmant sa position d’acteur hôtelier leader sur le continent africain.

CAP Hospitality : pour en bénéficier, les hôteliers ont jusqu’à fin 2025 pour régulariser leur situation sociale

Sachant que le Maroc qui connaît un essor touristique remarquable s’apprête à accueillir des événements internationaux d’envergure, la modernisation du parc hôtelier s’impose comme une priorité. Pour cela, le gouvernement a lancé en juin 2024 le programme Cap Hospitality qui vise à rénover 25 000 chambres.

Pour bénéficier de ce programme, les Établissements d’Hébergement Touristique Classés (EHTC) doivent régulariser leur situation sociale et une convention public-privé a donc été récemment signée entre le ministère de l’Économie et des finances, le ministère du Tourisme, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH).

Cette convention permet aux établissements d’hébergement touristique classés (EHTC) de régulariser leur situation sociale dans des conditions préférentielles avant le 31 décembre 2025, afin de pouvoir bénéficier du programme de mise à niveau du parc hôtelier Cap Hospitality, indique un communiqué du ministère du Tourisme.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des efforts qui visent à moderniser le parc hôtelier national pour répondre aux standards internationaux et aux besoins des grands événements sportifs que le Maroc s’apprête à accueillir, ajoute la même source.

La régularisation sociale constitue un prérequis essentiel pour accéder au programme gouvernemental Cap Hospitality, mais également à tout autre programme d’aide proposé par l’État.

Selon le ministère, le dispositif prévoit deux options : un paiement intégral avec une exonération des pénalités et frais, ou un rééchelonnement sur une période maximale de 60 mois accompagné de remises sur les majorations de retard, les astreintes et frais de recouvrement de la créance. Un comité de suivi dédié assurera la bonne mise en œuvre et pourra proposer des ajustements.

Cette mobilisation conjointe État-profession offre aux établissements une opportunité d’améliorer leur compétitivité et de contribuer au rayonnement touristique du Royaume, ajoute le communiqué.

Les établissements souhaitant bénéficier de ce dispositif sont invités à se renseigner auprès de la CNSS dans les meilleurs délais.

 

Soho Hotels accélère son expansion au Maroc avec un investissement de 30 millions d’euros

La chaîne hôtelière espagnole Soho Boutique Hotels mise sur le Maroc comme destination clé pour son développement international, a affirmé le directeur général de sa filiale marocaine.

« Nous avons choisi le Maroc en raison de son potentiel touristique et culturel exceptionnel », a indiqué Tarik Hantout dans une déclaration à la presse, notant que cet engagement repose sur un financement combinant fonds propres et partenariats avec des groupes immobiliers et d’investissement.

Dans cette optique, le groupe espagnol prévoit l’ouverture de nouveaux établissements hôteliers qui reflètent la richesse et l’identité du patrimoine marocain, grâce à une collaboration étroite avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et le ministère du Tourisme, a-t-il soutenu.

Le groupe entend ainsi mettre en avant les innombrables atouts du Maroc et sa position de destination touristique de premier plan pour offrir une expérience de voyage unique et authentique aux visiteurs, a-t-il fait savoir.

Tarik Hantout a relevé que la formation des employés représente une priorité majeure pour le groupe afin de garantir la réussite de son expansion hôtelière au Maroc, notant qu’une académie supérieure de tourisme sera créée à cette fin, en partenariat avec l’ONMT et des écoles spécialisées.

La chaîne hôtelière espagnole va consacrer un investissement annuel de 5 millions de dirhams à son programme de formation qui se déroulera au Maroc et en Espagne, a-t-il souligné. Le but est de former environ 250 employés par an à intégrer dans les nouveaux établissements hôteliers qui seront ouverts au Maroc.

Le directeur général de la filiale marocaine de Soho Boutique Hotels a également indiqué que le groupe espagnol prévoit l’ouverture d’un complexe de luxe à Tanger, tout en négociant de nouveaux projets à Casablanca, Rabat et Marrakech.

Réaffirmant l’engagement de la chaîne andalouse en faveur du tourisme durable, il a assuré que Soho Boutique Hotels compte appliquer au Maroc les normes écologiques qui lui ont valu six certifications environnementales en Espagne, et intégrer pleinement le respect de l’environnement dans son processus d’expansion.

(Avec MAP)

Hôtellerie. Marrakech affiche complet du 27 décembre au 2 janvier

Marrakech tire toujours son épingle du jeu lors de cette année qui a enregistré plusieurs records dans le secteur touristique.

Selon des professionnels consultés par Médias24, les établissements d’hébergement touristiques de la ville ocre, hôtels, riads et maisons d’hôtes affichent complet entre le 27 décembre 2024 et le 2 janvier 2025.

Le taux de remplissage a davantage profité à certaines unités comme les clubs de vacances. « Les 17 clubs de vacances proposant des offres All Inclusive affichaient complet depuis le 19 décembre et le resteront jusqu’au 2 janvier 2025″, affirment nos sources.

Les fêtes de fin d’année y sont pour beaucoup, surtout qu’elles coïncident avec les vacances scolaires dans les principaux marchés émetteurs, européens en général, français et britannique en particulier. La rentrée des classes aura lieu le 2 janvier en Grande-Bretagne et le 6 en France.

Marrakech dispose d’une capacité litière globale avoisinant 70.000 lits fournis par quelque 1.650 établissements touristiques toutes catégories confondues.

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Hilton renforce sa présence au Maroc avec l’ouverture de 9 hôtels

Cette expansion s’appuie sur la signature de neuf nouveaux établissements, totalisant plus de 1.300 chambres et englobant sept marques de son portefeuille, dont l’entrée remarquée de Waldorf Astoria à Rabat, ainsi que le lancement des marques LXR Hotels & Resorts, Curio Collection by Hilton et Hampton by Hilton, indique un communiqué du groupe.

Cité dans le communiqué, Carlos Khneisser, vice-président du développement pour le Moyen-Orient et l’Afrique chez Hilton, a déclaré : « Avec 13,1 millions de visiteurs enregistrés au Maroc au cours des neuf premiers mois de cette année, soit une hausse de près de deux millions par rapport à la même période l’an dernier, le pays s’impose comme une destination touristique de premier plan. Ces neuf nouvelles signatures renforceront le portefeuille de Hilton au Maroc en ajoutant plus de 1.300 chambres et environ 1.500 collaborateurs, consolidant ainsi notre ambition de dépasser les 20 hôtels dans les années à venir. L’introduction de nouvelles marques, ainsi que l’expansion de nos enseignes existantes, témoignent de notre engagement à répondre aux besoins diversifiés des voyageurs dans un pays où nous jouissons d’un héritage riche de près de six décennies ».

Hilton renforce sa présence luxe et lifestyle au Maroc

Waldorf Astoria Rabat-Salé

Le Waldorf Astoria Rabat-Salé, prévu pour 2025, sera installé dans la Tour Mohammed VI, un projet mixte qui se distinguera par sa hauteur, atteignant 250 mètres et comptant 55 étages. Il abritera des bureaux, des résidences, et un observatoire. L’hôtel proposera 55 chambres et suites, deux restaurants de spécialités, un espace signature Peacock Alley, ainsi qu’une piscine extérieure, un spa et un studio de fitness.

Ce projet fait partie du développement de la Vallée du Bouregreg, un des axes clés du programme gouvernemental  « Rabat, ville lumière, capitale marocaine de la culture ». Parmi les infrastructures environnantes, le Grand Théâtre de Rabat, conçu par Zaha Hadid, ainsi que divers projets remarquables tels que des musées, une marina et un centre commercial complèteront l’offre, rappelle le communiqué.

LXR Hotels & Resorts – Casablanca

Marquant l’arrivée de LXR Hotels & Resorts dans le pays, la collection d’hôtels de luxe indépendants de Hilton, cet établissement devrait ouvrir en 2025 dans le « Triangle d’or » de Casablanca, au sein du projet Metropolitan, un développement à usage mixte regroupant résidences, commerces, bureaux et hôtels. En tant qu’élément central de ce projet, l’hôtel LXR offrira 148 chambres et suites, trois restaurants de spécialités, un espace sur le toit, un spa bien-être, une piscine extérieure ainsi que des espaces flexibles pour des réunions et des usages multiples.

Destiné aux voyageurs internationaux en quête de nouveaux horizons, l’hôtel se distinguera par des expériences uniques soigneusement pensées pour mettre en valeur la culture locale. S’inspirant de l’héritage des Arènes de Casablanca (ancien amphithéâtre emblématique, en activité de 1921 à 1972), l’hôtel rendra hommage à la richesse culturelle de la ville, avec un design moderne captivant et un service personnalisé distinctif de la marque LXR.

Curio Collection by Hilton – Casablanca

Cet hôtel lifestyle, dont l’ouverture est prévue en 2026, proposera 63 chambres au design soigné, un centre de remise en forme, ainsi qu’un accès aux diverses offres de restauration, de divertissement et de commerce du projet Metropolitan. Chaque hôtel de la collection Curio est sélectionné pour offrir aux clients des expériences singulières dans des destinations renommées, en mettant en valeur une architecture et un design uniques, une offre culinaire de qualité, ainsi que des expériences pensées pour refléter l’identité locale.

Curio Collection by Hilton – Rabat

Le Curio Collection by Hilton Rabat, dont l’ouverture est prévue en 2026 en partenariat avec le groupe Yamed, proposera 94 chambres et trois espaces de restauration, incluant une brasserie, un restaurant signature et un restaurant sur le toit, à côté de la piscine.

Inspiré par le Jardin botanique de Rabat, l’hôtel bénéficie d’une bonne accessibilité aux principaux quartiers de la ville. Il est situé à cinq minutes du Palais royal de Rabat et à une demi-heure en voiture de l’aéroport Rabat-Salé.

Expansion continue à Rabat et Casablanca

Hilton poursuit l’expansion de ses marques phares Hilton Hotels & Resorts, DoubleTree by Hilton, primée à plusieurs reprises, et Hilton Garden Inn, offrant à la fois des options haut de gamme et abordables, à travers le pays, avec une première à Rabat et Casablanca.

Hilton Rabat

Avec 162 chambres et suites modernes, Hilton Rabat, développé en partenariat avec Bin Ham Group, marquera le lancement de la marque Hilton Hotels & Resorts dans la capitale marocaine. L’hôtel, dont l’ouverture est prévue en 2026, sera situé dans le cadre d’un projet de développement majeur pour le Capital Mall et proposera diverses installations récréatives, y compris une piscine intérieure et extérieure, un spa et un centre de fitness. Offrant des moments uniques pour compléter l’exploration culturelle, les clients pourront dîner dans le restaurant spécialisé, le lobby ou le bar de la piscine.

DoubleTree by Hilton Casablanca City Centre & Hilton Garden Inn Casablanca City Centre

Hilton a également formé un partenariat avec Ynna pour l’ouverture de DoubleTree by Hilton Casablanca City Centre et Hilton Garden Inn Casablanca City Centre.

L’ouverture de DoubleTree by Hilton Casablanca City Centre, prévue pour la fin de cette année, apportera à Casablanca un mélange moderne de confort et d’hospitalité caractéristique de DoubleTree, au cœur de la ville. L’hôtel, qui accueille les voyageurs avec son fameux cookie chaud, comprendra 389 chambres et suites, quatre restaurants spécialisés, un bar dans le hall, un salon de thé, des installations de loisirs, un spa de 2.500 m², 13 salles de réunion et un grand ballroom, le tout dans une ambiance chaleureuse, fidèle à la signature de la marque.

L’ouverture de Hilton Garden Inn Casablanca City Centre est prévue en 2026. Cet hôtel, aux prestations haut de gamme tout en étant abordable, disposera de 176 chambres modernes, d’un restaurant ouvert toute la journée, ainsi que d’un café et d’un bar dans le hall.

Hampton by Hilton fait son entrée au Maroc

Hilton introduira sa marque Hampton by Hilton au Maroc avec des hôtels à Ben Guerir et à Fès.

Hampton by Hilton Ben Guerir

Propriété de la Société Hôtelière de Benguérir, Hampton by Hilton Ben Guerir ouvrira ses portes en 2025 dans la Green City de Benguérir. Situé en face de la prestigieuse Université Polytechnique Mohammed VI, l’hôtel promet un séjour moderne et confortable avec 94 chambres soigneusement conçues, un espace de restauration et de détente, ainsi qu’une salle de sport.

L’Université Polytechnique Mohammed VI est un centre d’excellence en matière d’enseignement, de recherche appliquée et d’innovation. La Green City de Benguérir, à 50 km de Marrakech, est un modèle de développement durable, reposant sur des principes écologiques et intelligents dans sa conception et ses infrastructures.

Hampton by Hilton Fès Golf

L’ouverture de Hampton by Hilton Fès Golf est prévue pour 2027, en partenariat avec Le Clos de l’Atlas, un promoteur immobilier marocain. L’hôtel sera situé à proximité du complexe Oued Fès Golf Resort, de la gare de Fès, de plusieurs établissements éducatifs et de la médina de Fès, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il disposera de 161 chambres, d’une piscine extérieure et de trois salles de réunion.

Selon le communiqué du groupe hôtelier, ces neuf nouveaux établissements viennent compléter le portefeuille croissant de Hilton au Maroc, qui compte déjà 10 hôtels opérationnels, dont le Conrad Rabat Arzana et le Hilton Taghazout Bay Beach Resort and Spa, ainsi que quatre autres projets en développement, dont les hôtels Waldorf Astoria et Canopy by Hilton à Tanger.

En quête d’une 5e étoile, les ambitions du Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub

Le Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub prépare actuellement un projet de montée en gamme pour atteindre le statut 5 étoiles, a annoncé son directeur général, Adel Koubaji, lors d’un point de presse organisé le samedi 22 juin.

Ce projet, actuellement en phase de finalisation, vise à attirer une clientèle plus diversifiée et à accroître la visibilité de l’établissement sur les plateformes de réservation et lors des grands salons internationaux.

« Les premières réunions ont été tenues avec le Centre régional de l’investissement et la délégation régionale du tourisme. Les plans de la structure ont été approuvés, et nous attendons maintenant l’obtention des autorisations nécessaires pour concrétiser ce projet d’ici la fin de l’année en cours« , a-t-il ajouté.

Actuellement, entre 70% et 80% de la clientèle de Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub est marocaine, a précisé Adel Koubaji. L’hôtel aspire à élargir sa clientèle afin de répondre aux exigences des événements majeurs à venir au Maroc, notamment la Coupe d’Afrique 2025 et la Coupe du Monde 2030.

Avec ses 100 chambres initialement construites selon les standards d’un hôtel 5 étoiles, le Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub procédera à de légères restructurations pour répondre aux exigences du nouveau classement.

Bien que le budget nécessaire ne soit pas exorbitant, l’élévation est un processus méticuleux où chaque détail compte. Les ressources humaines sont au cœur de cette transformation : le complexe, qui compte actuellement 150 employés, mise sur les formations internes pour garantir un service d’excellence. La diversification de l’offre et des services, ainsi que des campagnes de marketing ciblées, sont également prévues pour renforcer la marque.

Une destination de bien-être global

Située à environ 20 kilomètres au nord-ouest de Fès, la station thermale de Moulay Yacoub est renommée pour ses eaux thermales aux propriétés curatives. Ces eaux sulfurées, sodiques et hyperthermales (avec une température d’environ 54°C), sont réputées pour traiter diverses affections telles que les rhumatismes, les maladies de la peau et les troubles respiratoires.

Les premières mentions des sources thermales de Moulay Yacoub remontent au Moyen Âge. Les premières infrastructures modernes pour les bains thermaux ont été construites au début du XXe siècle. Au fil des années, la station a connu des opérations de rénovation des infrastructures existantes et d’ajout de nouvelles installations dédiées au bien-être.

 

L’ouverture du Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub en 2018 donne un nouvel élan à la station. Fruit d’un partenariat entre les autorités marocaines et la société française Vichy Spa International, ce centre combine depuis lors les propriétés curatives des eaux thermales de Moulay Yacoub avec l’expertise des soins de la marque Vichy.

Le Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub affiche désormais une volonté d’élargir son offre de bien-être à travers une approche de la santé globale. Ce concept, qui allie santé préventive et qualité de vie optimale, repose sur une palette de soins, de thérapies naturelles et de programmes sur mesure. L’hôtel propose ainsi une méthode innovante articulée autour de cinq piliers :

– Consultation médicale et/ou diététique : Un suivi personnalisé et adapté à chaque besoin pour optimiser les bénéfices de la cure thermale.
– Trilogie quotidienne de soins « Signature » : Utilisation de l’eau thermale de Moulay Yacoub, incluant des bains hydromassants, des douches à jet alternées, des enveloppements de boues végéto-minérales et des massages sous une pluie d’eau thermale.
– Soin expert quotidien : prescrit pour répondre aux besoins thérapeutiques individuels.
– Activité physique progressive et régulière.
– Cuisine « Saveurs, Plaisir et Santé ».

Intégration dans le tissu touristique régional

L’une des grandes ambitions du top management de Vichy Thermalia Spa est d’intégrer le complexe à la ville de Fès, afin de le positionner dans le paysage touristique régional. À cette fin, plusieurs actions ont été lancées, notamment des partenariats avec d’autres établissements pour assurer la connectivité avec la ville de Fès et un plan de visite incluant des activités dans différents sites de la région.

©Médias24

Ce rattachement permettra à « Moulay Yacoub de renouer avec son histoire ancrée dans celle de la capitale spirituelle », comme le souligne Ahmed Akkouri, directeur du Centre thermal du complexe Vichy. Il permettra également de répondre aux objectifs de développement de la région, où la durée moyenne de séjour ne dépasse pas deux jours actuellement.

L’objectif aujourd’hui est de faire de Moulay Yacoub une destination prisée non seulement pour ses vertus curatives, mais aussi pour son cadre de bien-être global.

Radisson prévoit d’exploiter 25 hôtels au Maroc d’ici 2030

Avec l’ambition de doubler sa présence au Maroc, le Radisson Hotel Group envisage de porter son portfolio actuel de 11 établissements, à 25 unités à l’horizon 2030.

« L’objectif principal réside dans le renforcement de notre présence à Casablanca et Marrakech, où nous gérons déjà le Radisson Blu Hotel, Casablanca City Center, ainsi que le renommé Radisson Blu Hotel, Marrakech Carré Eden. En outre, nous envisageons de nous implanter dans les villes stratégiques de Rabat, Tanger, Agadir et Fès », a déclaré Erwan Garnier, directeur senior du développement pour l’Afrique au sein du Radisson Hotel Group, cité dans un communiqué.

« Dans le cadre de notre plan quinquennal et en prévision de la Coupe du Monde FIFA 2030 au Maroc, ces villes représentent un potentiel considérable pour le développement d’un portfolio diversifié. L’introduction de la marque Radisson, avec l’ouverture imminente du Radisson Hotel Casablanca Gauthier la Citadelle dans l’élégant quartier de Gauthier à Casablanca, signe une évolution notable. Ce nouvel établissement sera le flagship de la marque Radisson au Maroc, marquant l’entrée d’une nouvelle enseigne du groupe dans le pays et soulignant notre engagement envers une expansion de qualité et diversifiée », a-t-il poursuivi.

Tourisme : la lecture de Hamid Bentahar, président de la CNT

Le tourisme est une priorité pour le gouvernement, en témoignent les objectifs ambitieux fixés à l’horizon 2026 et 2030. Et les thématiques liées à ce secteur stratégique sont nombreuses, à commencer par un contexte géopolitique impactant négativement certaines destinations arabo-musulmanes.

Mais il n’y a pas que cela. Ouverture de bureau de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) en Inde, réouverture de la ligne directe Casablanca-Pékin, marchés émergents à privilégier, priorités budgétaires, destinations concurrentes dont il faut s’inspirer, résultats des voyages communs CNT-ONMT à l’étranger, projets structurants nécessaires pour réussir la CAN 2025 et le Mondial 2030, taux d’occupation idéal… Hamid Bentahar revient sur tous les thèmes d’actualité qui permettront de générer 26 millions d’arrivées en 2030.

Medias24 : Le conflit au Proche-Orient a-t-il généré une crise des arrivées étrangères ?

Hamid Bentahar : Cette triste situation a, bien évidemment, impacté quelques marchés émetteurs de touristes vers le Maroc, à l’image des États-Unis qui ont subi de grosses perturbations. Cependant, d’autres marchés ont été moins touchés, comme le marché anglais ou français, qui sont stratégiques pour le Maroc.

Mobiliser l’aérien et faciliter l’obtention des visas seront porteurs de résultats conséquents.

– Quel est le principal enseignement ?

– Cette situation géopolitique dont le tourisme mondial est tributaire doit nous pousser à accélérer encore plus la diversification de nos marchés, car les destinations mono-marché sont beaucoup plus fragiles que celles qui ont une offre diversifiée.

En 2022, les destinations qui ont dépassé les objectifs de 2019 ne sont pas nombreuses, mais celles qui ont subi une diversification, notamment celles de la région du Moyen-Orient, ont enregistré en 2023 la plus grande progression par rapport à 2022. Ceci a été rendu possible grâce à une diversification des compagnies aériennes qui ont construit de nouvelles routes et des liaisons avec le monde entier aussi bien sur le moyen que le long courrier. Cela leur a permis de trouver d’autres solutions et d’être moins dépendantes lorsqu’il y a une perturbation dans l’un de leurs marchés.

– En parlant de diversification, l’ONMT vient d’ouvrir un bureau en Inde…

– C’est une très bonne initiative de l’ONMT, qui a cette volonté de diversifier les marchés émetteurs. J’espère que cette action sera suivie par l’ouverture d’une ligne aérienne directe ; le potentiel de ce marché est très important, les professionnels y croient depuis longtemps.

Mobiliser l’aérien et faciliter l’obtention des visas seront porteurs de résultats conséquents.

– A court terme ?

– Si on mobilise les avions rapidement, ce sera à court terme mais cela dépendra juste du nombre de sièges que l’on arrivera à créer pour satisfaire la demande qui est bien présente.

Il y a un potentiel important dans les pays de l’Est et dans les pays d’Asie comme le Japon, la Chine, la Thaïlande, la Corée du Sud…

– Quid de la réouverture rapide de la ligne directe Casablanca-Pékin ?

– Bien évidemment et pas seulement pour la Chine car en réalité, les opérateurs privés veulent accélérer la mise en œuvre de la feuille de route du ministère et aussi celle de la Royal Air Maroc.

Nous sommes bien évidemment contents que la RAM mette de nouveaux moyens et nous espérons qu’elle ouvrira des lignes non seulement vers la Chine mais aussi pour le Japon.

– Quels sont les autres marchés émergents qui pourraient performer ?

– Nous sommes persuadés qu’il y a un potentiel important dans les pays de l’Est et dans les pays d’Asie comme le Japon, la Chine, la Thaïlande, la Corée du Sud…

Mais aussi en Amérique latine comme la ligne fermée du Brésil et vers l’Argentine et le Mexique, car aujourd’hui, le Maroc est connu grâce à la Coupe du monde et ces marchés ont envie de venir chez nous.

Il faut donc leur permettre de venir en vol direct comme par exemple aux États-Unis, où nous sommes très loin du potentiel de ce marché qui n’est pas un pays mais un continent où il faut multiplier les lignes aériennes avec des longs courriers.

L’envie de Maroc est devenue encore plus forte parce que notre pays a démontré une réactivité remarquable dans la gestion des crises successives qu’il a connues.

– Comment expliquer le million de visiteurs supplémentaires en 2023 (14,5 au lieu de 13,5) ?

– Au-delà des chiffres, il y a l’engouement sur le voyage car les gens aiment voyager et parce que la demande sur le voyage est beaucoup plus importante qu’avant. Sachant que les gens veulent changer d’air, les compagnies aériennes sont revenues en force dans la connectivité par rapport à la période ayant précédé la pandémie.

En effet, l’envie de Maroc est devenue encore plus forte parce que notre pays a démontré une réactivité remarquable dans la gestion des crises successives qu’il a connues.

Cette gestion exemplaire nous a permis de revenir plus fort avec le travail collectif accompli par les professionnels et par l’Office national marocain du tourisme, ainsi que grâce à l’effort remarquables du gouvernement qui a mis en place des moyens supplémentaires pour lancer la campagne « Terre de lumière ».

Sans compter la stratégie offensive annoncée par la Royal Air Maroc et les signaux positifs des compagnies low cost et des tours-opérateurs qui ont permis d’accélérer la reprise en 2023.

– Ne faut-il pas craindre que la soif de voyager post-Covid ne finisse par s’essouffler en 2024 ?

– Avant de vous répondre, je voudrais rappeler que dans les performances de 2023, il y a surtout 2 millions et demi de Marocains qui vivent de manière directe ou indirecte du tourisme, qui se sont remis au travail après avoir traversé trois années très difficiles. Le fait que l’on revienne au niveau des performances de 2019 doit être célébré.

Pour l’avenir, je reste confiant ; toutes les études montrent que les gens veulent voyager davantage et que malgré l’inflation et le contexte de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le tourisme international va progresser en 2024 avec des opportunités et des réservoirs de croissance à saisir. Le Maroc devra être en première ligne.

– Que préconisez-vous pour maintenir la croissance ?

– D’abord la rapidité d’exécution, à savoir faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait en accélérant la mise en œuvre des programmes déjà lancés par le ministère du Tourisme et par la Royal Air Maroc ainsi que les projets structurants qui sont inscrits dans la feuille de route.

Accélérer également la mise en œuvre des E-visas pour que leur délivrance soit rapide, parce que l’envie de Maroc est bien là, il faut la transformer en venue effective et continuer à simplifier les procédures.

Travailler aussi sur la qualité de l’expérience durant tout le parcours, que ce soit dans les aéroports où l’on a du travail à faire pour améliorer l’expérience des visiteurs et des voyageurs ainsi que dans les transports en commun dont les chantiers ont été identifiés au niveau de la feuille de route. L’ONDA doit avoir les moyens de donner la meilleure image et la meilleure expérience aux voyageurs aussi bien nationaux qu’internationaux dès leur arrivée. Sans leur mise en œuvre, on ne pourra pas atteindre les objectifs.

En septembre 2022, vous déclariez qu’il fallait quadrupler les moyens publics pour doubler le nombre d’arrivée. Les 6 milliards de DH injectés entre 2023 et 2026 suffiront-ils ?

– Si les 6 milliards sont accompagnés d’une véritable mobilisation accompagnée de moyens au niveau de la RAM et des projets structurants avec une véritable synchronisation et un effort collectif sur la qualité de l’expérience en stimulant l’animation et la diversité de l’offre, on pourra y arriver. Mais il est évident qu’avec les 6 milliards seulement, la réponse est non, ce ne sera pas suffisant.

– Quels sont les pays dont le Maroc peut s’inspirer en termes de benchmark ?

– Sur chaque segment, comme le tourisme d’affaires, le tourisme balnéaire, le tourisme rural ou pour l’animation, il y a des best in class. Ce sont ceux-là qui m’intéressent. C’est pourquoi nous nous devons de continuer à observer les meilleures pratiques en nous inspirant par exemple, pour Agadir, de destinations balnéaires concurrentes comme la Turquie, l’Espagne ou la Grèce.

Pour l’offre Affaires, il faut regarder du côté des pays qui organisent de grands congrès internationaux pour le business, comme Dubaï qui a beaucoup investi dans les rencontres internationales culturelles, sportives et dans les grands événements business. Ces évènements sont de véritables leviers de développement au-delà du tourisme.

Barcelone est un bon exemple de benchmark pour Casablanca avec un mix de tourisme d’affaires et de loisirs, ainsi que le Portugal qui réalise presque autant de visiteurs que son nombre d’habitants.

Pour pouvoir changer de dimension en termes d’occupation et relancer la machine de l’investissement, il faut en effet développer le tourisme d’affaires.

– La multiplication des voyages de la Confédération nationale du tourisme avec l’ONMT est-elle payante ?

– C’est en effet grâce à ce travail collaboratif que nous avons réussi à convaincre les partenaires internationaux et nos clients historiques d’attirer de nouveaux clients. Bien évidemment, ce n’est que le début parce que le potentiel est très important et que nous devons redoubler d’efforts pour aller chercher de nouveaux clients à la fois dans les marchés matures historiques mais aussi dans les nouveaux marchés.

Au regard de nos ambitions et des objectifs de croissance, nous devons par conséquent accélérer la diversification des marchés et des segments de clients auxquels on s’adresse. Mais l’effort de promotion ne sera pas suffisant s’il n’est pas accompagné de la mise en œuvre urgente et rapide des projets structurants qui ont été identifiés dans le cadre de la feuille de route.

– Un exemple de projet structurant nécessaire ?

– Les palais des congrès et les parcs d’exposition qui sont prévus dans les grandes villes touristiques et nous permettront de changer de dimension pour atteindre la croissance supplémentaire escomptée.

Ainsi, le palais des expositions de Marrakech permettra d’augmenter l’occupation durant les jours de semaine où le défi de la ville ocre est de remplir les hôtels, parce qu’en dehors des vacances scolaires, le niveau d’activité des jours de semaine est plus faible. Pour pouvoir changer de dimension en termes d’occupation et relancer la machine de l’investissement, il faut en effet développer le tourisme d’affaires.

A contrario, dans les villes d’affaires comme Casablanca, il faudra trouver des solutions pour développer l’activité hôtelière pendant les week-end avec de nouvelles infrastructures d’animations et un grand effort au niveau de l’événementiel pour remplir la partie week-end.

– Que faut-il faire pour augmenter le taux d’occupation hôtelier qui stagne ?

– Nous avons récupéré le niveau d’activité de 2019, qui était de 48%, mais il nous faut encore travailler. L’objectif de la feuille de route, c’est que si on veut relancer la machine, il faut parvenir à 65% de taux d’occupation.

– Comment y parvenir ?

– Pour stimuler le taux d’occupation, la diversification des segments est une des solutions. Pour les destinations du tourisme de loisirs, nous devons assurer un remplissage hôtelier les jours de semaine et les week-ends avec une offre de palais d’expositions et l’organisation d’événements pour augmenter le taux d’occupation.

Les villes d’affaires doivent trouver des solutions pour les week-ends avec de l’animation comme New York l’a fait en lançant la culture du spectacle et de Broadway pour pouvoir maximiser l’activité commerciale et la performance pendant tous les jours de la semaine et tous les mois de l’année.

– Dans ce cas, quel serait le taux idéal d’occupation ?

– L’idéal serait d’arriver à viser d’abord 65% et ensuite dépasser la barre des 70%, qui était l’objectif initial de la vision 2010. Pour cela, il faut mobiliser l’ensemble des acteurs et des moyens pour atteindre cet objectif qui nous emmènera dans un cercle vertueux en termes d’investissements et de création d’emplois.

– Sachant que 51% des arrivées ont été réalisées par des MRE et que les marchés étrangers traditionnels ont connu une croissance assez moyenne, n’y a-t-il pas lieu de s’inquiéter ?

– Encore une fois, je pense qu’il faut apprécier le fait que l’on ait remis tout l’écosystème au travail. Dans tous les pays touristiques qui ont connu des crises, on a d’abord vu le retour du tourisme interne suivi par la diaspora, la clientèle de luxe, le tourisme de loisirs et enfin celui des affaires. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ; le classement mondial du Maroc a connu une croissance remarquable : on est passés de la 34e place en 2019 à la 22e en 2022 selon l’Organisation mondiale du tourisme.

– Que signifie ce classement ?

– L’Organisation mondiale du tourisme fait un classement annuel des destinations touristiques selon leurs performances. Et dans ce classement, notre pays a gagné 12 places. Cela signifie que nous sommes bel et bien sur un trend positif.

– Quelles sont les régions qu’il faut accompagner ?

– Toutes celles qui ont des taux d’occupation inférieurs à 50% méritent plus d’attention, à l’image de Ouarzazate ou de la région de l’Oriental qui est une destination saisonnière. Ces régions méritent une mobilisation à la fois au niveau national et au niveau régional pour réduire la saisonnalité et augmenter leur niveau d’activité.

– Comment renforcer la capacité hôtelière à l’horizon du Mondial de 2030 ?

– En construisant de nouveaux hôtels, en ouvrant ceux qui sont toujours fermés et en accompagnant les rénovations.

– Quel impact touristique aura la future ligne à grande vitesse pour Marrakech et Agadir ?

– Marrakech ne serait pas la destination qu’elle est aujourd’hui s’il n’y avait pas eu d’autoroute. De la même manière, la LGV va avoir un impact très important pour les villes de Marrakech et Agadir. Ce sont des projets structurants qui vont nous permettre de faciliter la mobilité et surtout de permettre aux visiteurs étrangers de vivre plusieurs destinations dans un même temps et de découvrir la diversité de l’offre marocaine. Nous espérons que les autres destinations touristiques et régions du Royaume connaîtront également un développement accéléré de leurs connectivités par des infrastructures terrestres, maritimes et aériennes.

Si on veut que la relance soit saine et durable, il faut impérativement réduire l’écart entre le formel et l’informel.

– Pour augmenter les arrivées en hiver, peut-on imaginer, comme en Espagne, des villages anglais ou allemands à Agadir ?

– Je suis contre ; le succès du Maroc ne repose pas sur des ghettos mais sur l’authenticité et le vivre-ensemble. Dans nos médinas, les visiteurs nationaux, les habitants et les visiteurs internationaux se côtoient, s’entraident et se nourrissent de leurs différences. Nous ne sommes pas une destination touristique mais une destination à vivre avec un véritable melting pot.

Un mot sur la concurrence déloyale des locations de type Airbnb ?

– Si l’on veut que la relance soit saine et durable, il faut impérativement réduire l’écart entre le formel et l’informel. Ceux qui dérangent aujourd’hui sont ceux qui commercent sur les plateformes qui signent des contrats en anglais et virent des devises à l’étranger.

Nous avons eu des réunions avec les grandes plateformes, qui nous ont dit qu’il suffisait de faire passer une loi pour clarifier les montants à acquitter et les procédures à suivre, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays.

Aujourd’hui, il y a une volonté gouvernementale, tout le monde est d’accord y compris les plateformes. Il faut juste accélérer la mise en œuvre de ce projet pour contrer l’informel structuré.

– Que représente financièrement le manque à gagner ?

– Il n’y a pas, à ce jour, de chiffres officiels. Tout ce que je peux avancer, c’est qu’il y a environ plus de deux fois plus d’acteurs informels sur ces plateformes que d’acteurs formels.

– C’est-à-dire ?

– Concrètement, il y a 4.000 établissements hôteliers recensés par le ministère du Tourisme et presque 12.000 plateformes d’hébergement en ligne.

– Comment se présente le premier trimestre 2024 ?

– A l’image du dernier trimestre 2023, nous avançons doucement sur certaines destinations. En 2023, nous avons très bien commencé l’année et avons été ralentis vers les derniers mois. Cette fois-ci, nous démarrons timidement ces premiers mois de l’année, mais je reste optimiste. Chaque mois qui passe, les performances s’améliorent.

Je suis confiant, même si tout dépendra de notre capacité à ouvrir de nouvelles liaisons aériennes, à diversifier les marchés, à mettre en œuvre les projets structurants…

– Personne ne pensait que le Maroc serait co-organisateur du Mondial 2030. Selon vous, est-ce une autoroute pour votre secteur ?

– Nous, nous y avons toujours cru et nous en sommes très fiers. Nous sommes dans une dynamique très positive et avons une feuille de route offensive avec, pour la première fois, des moyens conséquents qui vont nous permettre d’être au rendez-vous pour le Mondial, mais également pour la Coupe d’Afrique des nations qui aura lieu l’année prochaine.

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OFPPT, les chiffres et les nouveautés de la rentrée de formation 2023-2024

La nouvelle année académique a été lancée ce jeudi 7 septembre par Loubna Tricha, directrice générale de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), lors d’une conférence de presse à la Cité des métiers et des compétences de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Cette nouvelle rentrée se caractérise par une hausse très sensible des inscriptions, reflétant un intérêt croissant des jeunes pour les parcours professionnels. Le taux de demande au niveau national a en effet atteint 435%, soit plus de 4 demandes pour 1 place pédagogique, avec plus de 7 demandes/place pour le niveau technicien spécialisé.

L’offre de formation que propose l’OFPPT cette année comprend 410.000 places pédagogiques. Au total, 64% des étudiants vont suivre une formation diplômante, 27% une formation qualifiante et 6% une formation qualifiante.

Les établissements récemment ouverts dans le domaine de la santé ont connu une affluence exceptionnelle, avec jusqu’à 130 candidats pour une seule place. D’autres domaines tels que le digital et l’intelligence artificielle, l’hôtellerie-tourisme et la gestion et commerce ont recueilli jusqu’à 70 candidatures pour une place.

Les programmes d’excellence élargis

Cette année connaîtra une expansion des programmes VET By EHL et PIE, désormais accessibles dans deux nouvelles régions, afin d’atteindre davantage de jeunes.

Le Programme d’innovation entrepreneurial (PIE) a été conçu en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) pour développer l’esprit entrepreneurial des jeunes. Il s’étendra à la région Casablanca-Settat, en plus des six régions initialement couvertes depuis deux ans.

De leur côté, les formations VET by EHL (Ecole hôtelière de Lausanne), centrées sur le tourisme et ayant prouvé leur efficacité depuis 2021-2022, seront introduites dans plusieurs Cités des métiers et des compétences, notamment dans les régions Souss-Massa, l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, sans oublier l’Institut spécialisé de technologie hôtelière et touristique (ISTHT) de Dakhla.

L’OFPPT maintiendra par ailleurs le programme « Commerce électronique transfrontalier » lancé dès 2021 à l’Institut spécialisé de technologie appliquée (ISTA) Hay Hassani à Casablanca, en partenariat avec le Tianjin College of Commerce. De plus, il lancera cette année des sessions de formation en mandarin afin, d’une part, de répondre au fort intérêt manifesté par les jeunes, et d’autre part, de diversifier son offre linguistique.

Des formations conformes aux attentes du monde professionnel

Pour l’année 2023-2024, le paysage de la formation professionnelle s’est considérablement enrichi. En effet, 74% des programmes introduits sont soit des nouveautés, soit des adaptations de programmes existants, venant bénéficier à 68% des apprenants. Ces changements, initiés en 2021-2022, s’inscrivent dans la dynamique de la nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle.

42 centres d’orientation professionnelle seront implantés

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour le développement de la formation professionnelle, l’OFPPT introduit un système d’orientation modernisé, inclusif, digitalisé et sur-mesure. Ce système met l’accent sur un soutien continu de l’individu, allant du simple prospect au diplômé.

Pour accompagner cette vision, la plateforme numérique « My way » a été lancée. Elle offre aux jeunes la possibilité de choisir les formations les plus adaptées à leurs aspirations.

En complément, l’OFPPT établira 42 centres d’orientation professionnelle à l’échelle nationale cette année. Ces centres offriront un soutien personnalisé en matière d’information, d’orientation et d’accompagnement à la réalisation de leurs ambitions professionnelles, y compris des activités favorisant leur intégration sur le marché du travail.

Parallèlement, une série d’établissements de l’OFPPT se muniront d’espaces mutualisés pour les stagiaires, tels que des zones de co-working, des médiathèques et des incubateurs. Cette initiative vise à renforcer l’intégration des stagiaires dans leur milieu de formation tout en stimulant leur créativité et initiative.

Deux instituts de formation inaugurés à Kénitra

Le coup d’envoi de cette rentrée de formation a également été marqué par l’ouverture de deux instituts de formation professionnelle à Kénitra :

L’institut spécialisé dans les métiers du transport routier et de la logistique : occupant un espace de 19.278 m², cet établissement propose 800 places. Il jouera un rôle clé pour les futurs stagiaires, notamment avec plus de 8.000 entreprises de transport routier dans la région Rabat-Salé-Kénitra. Cette initiative soutient aussi la Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026.

L’institut spécialisé en industrie agroalimentaire de Kénitra : associé à la Cité des métiers et des compétences de Tamesna, cet institut peut accueillir 200 stagiaires. Les formations couvrent divers domaines, dont la technologie alimentaire, l’agro-industrie et les aspects liés à la qualité, hygiène, sécurité et environnement.

Le grand retour des investissements touristiques en 2022

Boosté par la forte reprise des arrivées touristiques qui a suivi la réouverture des frontières en février dernier, le volume des investissements touristiques locaux et étrangers en 2022 a dépassé le niveau de l’année pré-crise de 2019, s’établissant à 8,5 MMDH contre 7 MMDH durant l’année de référence.

« Le rebond post-crise a dépassé toutes les espérances »

Le volume des investissements touristiques s’était effondré en 2020 et 2021. La reprise qui a marqué l’année 2022 a pour sa part dépassé les prévisions les plus optimistes, qui ne tablaient que sur un montant inférieur à 5 milliards de dirhams et un retour à la normale en 2024 ou 2025.

« Alors que tout laissait penser que le secteur ne retrouverait son niveau d’investissement de 2019 (7 MMDH) qu’à partir de 2023, l’année 2022 s’est terminée avec un volume de 8,54 MMDH qui a dépassé toutes les prévisions », se félicite la ministre, dans un échange avec M2dias24. Fatim-Zahra Ammor a rappelé que le volume des investissements était de 2,954 MMDH en 2021 et de 1,8 MMDH durant la première année de crise (2020).

27 MMDH d’investissement prévus entre 2023 et 2025

Assurée de la pérennité de la dynamique actuelle de hausse des investissements liés au secteur touristique, une source de la SMIT prévoit 27,044 MMDH de projets d’investissement, dont 37% par des chaînes hôtelières internationales pour la période 2023-2025, soit une moyenne annuelle de 9 MMDH consacrés à l’hôtellerie et l’animation touristique (restaurants…).

Les 27,044 MMDH se ventilent de la manière suivante : 15,225 MMDH vont être investis en propre ; 1,430 MMDH attendent d’être placés ; 361 MDH par des chaînes hôtelières nationales ; et enfin, 10,028 MMDH par des enseignes internationales.

Les 10,028 MMDH d’investissement des chaînes internationales iront dans l’ordre décroissant pour un montant de 4,995 MMDH à Rabat ; 1,610 MMDH à Casablanca ; 1,465 à Agadir ; 1,099 MMDH à Tanger ; 720 MDH à Fès ; 139 MDH à Marrakech.

Pour 2023, la SMIT estime que la capacité litière du Maroc devrait s’enrichir de 9.541 nouveaux lits. Elle prévoit la création de 3.100 emplois directs grâce à des investissements hôteliers (hors animation) de 7,644 MMDH.

« En 2022, nous avons enregistré une bonne dynamique avec de grandes enseignes, ce qui démontre la confiance des investisseurs dans la destination Maroc. Ces professionnels (Hilton, Barcelo, etc.) ne comptent pas s’arrêter là, et prévoient de développer plusieurs unités hôtelières dans les années à venir. »

« En parallèle, grâce à la nouvelle feuille de route qui sera dévoilée dans quelques jours, nous espérons améliorer nos performances, tout en orientant l’investissement également vers les produits d’animation et de loisirs « , promet la ministre de tutelle de la SMIT qui nous a fourni les chiffres des investissements touristiques au Maroc.

Le nombre de chambres d’hôtels a presque doublé entre 2011 et 2021

Selon des documents communiqués par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), cette progression a permis au Maroc d’occuper une bonne place du classement des pays de la zone MENA ayant attiré le plus d’investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur du tourisme, durant la période 2017-2021.

En effet, avec 20 MM$ d’IDE touristiques, le Royaume se classe derrière les Emirats arabes unis qui ont réussi à drainer 87 MM$ d’IDE et après l’Arabie saoudite et l’Egypte, qui ont chacun attiré 21 MM$. Loin derrière, viennent le Bahreïn avec 11 MM$, Oman et l’Afrique du Sud avec 10 MM$ et, enfin, Israël et la Tunisie avec 8 MM$.

La hausse des investissements touristiques, aussi bien internationaux que locaux, a permis au Maroc d’augmenter très sensiblement sa capacité en nombre de chambres durant la période 2011-2021.

Malgré  deux années de crise terrible pour le secteur, son offre globale de clés, dans la catégorie des établissements hôteliers classés, est passée de 64.424 à 121.092 chambres, soit une hausse de 88% en un peu plus d’une décennie.

Une évolution marquée par une montée en gamme, sachant que le nombre de chambres des chaînes hôtelières internationales (Hilton, Sofitel…) durant la même période a pratiquement doublé, passant de 11.580 clés en 2011 à 21.956 chambres en 2021, soit 90% d’augmentation.

Barceló s’engage à investir 500 millions de DH au Maroc

Un mémorandum d’entente a été signé, jeudi 15 septembre à Tanger, entre le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, le ministère délégué en charge de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques et le groupe Barceló, en vue de stimuler l’investissement privé dans le secteur touristique.

Ce mémorandum d’entente consiste à acquérir et rénover plusieurs hôtels au Maroc, afin de leur donner un nouveau souffle et d’enrichir l’offre hôtelière du Royaume.

“Ce mémorandum signé avec un grand opérateur espagnol, qui fait partie des principaux groupes hôteliers au Maroc et a prévu d’investir 500 millions de DH dans les prochaines années, vise à promouvoir l’investissement dans le tourisme”, a déclaré le ministre délégué chargé de l’Investissement, Mohcine Jazouli.

Le groupe compte aujourd’hui six hôtels au Maroc, à Casablanca, Fès, Marrakech, Agadir et Tanger.

Le Barceló Tanger fait peau neuve

La ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, a inauguré jeudi l’hôtel Barceló Tanger, une propriété historique datant de 1950 et qui fait peau neuve pour proposer une nouvelle expérience aux voyageurs.

Le Barceló Tanger enrichira la capacité litière de Tanger-Assilah de 400 lits supplémentaires, pour atteindre une capacité globale de 17.600 lits.

Userguest, la start-up qui augmente le taux de conversion des sites web hôteliers

Selon une étude d’Expedia Group, plateforme de voyages mondiale, le volume mondial de recherche de voyages a connu une augmentation qui a dépassé lèes 70% au cours du 4e trimestre 2021 par rapport à 2020. L’expérience utilisateur devient, dans ce contexte, la clé de voûte pour se différencier dans un marché à très forte demande.

Userguest est une start-up qui aide les établissements hôteliers à améliorer leur performance par l’optimisation de l’expérience utilisateur. « Personnaliser le contenu des messages affichés sur le site web de l’hôtel selon le profil de chaque utilisateur, afin d’optimiser le taux de réservation » : telle est la mission de Userguest, résumée par son cofondateur Assil Bernossi lors d’un échange avec Médias24.

Les fondateurs de Userguest, serial entrepreneurs de l’hôtellerie

Assil Bernossi, féru de voyages et doté de fibre entrepreneuriale, est un serial entrepreneur dans le secteur touristique. En 2012, il pose ses valises à Bali et crée une plateforme d’organisation de séjours et de réservation d’hôtels après avoir obtenu un diplôme en marketing et gestion de projet en France, à l’Institut supérieur de gestion et à la Sorbonne, ponctué d’une expérience en gestion de projet et Online Marketing Management. L’île nichée au Sud de l’Indonésie séduisant les digital nomades, son ami d’enfance Hicham Benyebdri le rejoint de Londres et lui apporte une expertise pointue en marketing, qu’il a acquise en tant que Marketing Manager au sein du groupe Expedia à Londres.

Ce duo complémentaire unit ses talents et lance Swell Hotel Marketing en décembre 2015, une agence marketing spécialisée dans l’hôtellerie. Elle mène des campagnes de performance et des missions de conseil marketing et digital pour des hôtels à Bali, en Thaïlande, aux Philippines et aux Maldives. En 2017, le géant de l’hôtellerie InterContinental Hotels Group (IHG) la désigne comme l’une des « appointed agency » pour gérer les campagnes marketing des hôtels appartenant au groupe comme Intercontinental, Holiday Inn ou Indigo. Un moment fort qui a encouragé la start-up à développer une solution plus intelligible et actionnable qui agisse directement sur le taux de conversion : c’est le départ de Userguest.

Les deux entrepreneurs font appel à un troisième ami d’enfance, Ahmed Chami, pour rejoindre l’équipe en tant que CTO (directeur des technologies), expert dans l’ingénierie informatique du fait de son expérience depuis 2008 au sein de grands groupes et start-ups basés en France principalement.

En août 2019, Userguest voit le jour sur le marché de l’Asie du Sud-Est, une région frappée de plein fouet par la crise sanitaire quelques mois plus tard. Ce qui incite la start-up à opérer un virage stratégique pour remonter la pente : partir à la conquête de l’Europe.

Userguest s’impose grâce à l’analyse prédictive

En moins de trois ans, le tableau des réalisations de Userguest est reluisant : elle affiche une augmentation moyenne mensuelle (MoM) du revenu mensuel récurrent (MRR) de 17% depuis l’été de 2021, compte des clients de quatre et cinq étoiles dans plus de 40 pays, couvre les cinq continents et a conclu dernièrement son troisième tour de table auprès d’investisseurs spécialisés dans la Tech et l’hôtellerie.

La start-up, implantée à Amsterdam et Casablanca, dispose aujourd’hui d’un puissant actif technologique, d’une base de clients de premier rang et d’une croissance soutenue. Des ingrédients qui ont séduit des investisseurs pour ce dernier tour de table, après des levées de fonds en 2019 et 2020 auprès de business angels et des fonds de capital-risque comme CDG Invest. « L’enveloppe globale atteint 800.000 dollars », nous annonce Assil Bernossi. Cet investissement sera principalement utilisé pour doper les capacités d’analyse et d’innovation du tunnel de conversion, afin d’enrichir l’offre de service actuelle de la start-up.

En effet, la nouvelle version, qui sera opérationnelle très prochainement, apporte davantage d’automatisation et de personnalisation au produit. Techniquement, la solution est basée sur un algorithme d’analyse prédictive qui analyse des ensembles de données, hiérarchise et segmente dynamiquement les offres et les tarifs des hôtels. Objectif : aménager un chemin logique et personnalisé vers la réservation en fonction des profils des utilisateurs.

« Plusieurs données sont traitées, analysées et qualifiées, provenant de sources différentes mais liées et en temps réel. Les données peuvent relever du champ de l’établissement hôtelier comme le prix en direct, le taux d’occupation réel, la saisonnalité, les données des OTAs (Online Travel Agents) ou de celui de l’utilisateur et de son comportement de réservation », détaille Assil Bernossi.

La levée de fonds servira également à « asseoir [leur] notoriété sur le marché européen, qui constitue à lui seul une importante partie de [leur] chiffre d’affaires, majoritairement dans des marchés clés comme le Royaume-Uni et la France », conclut notre interlocuteur.