Radisson Group vise 30 hôtels au Maroc d’ici 2030

Le Maroc est au cœur de la stratégie d’expansion de Radisson Hotel Group, avec un objectif de 30 établissements dans le Royaume d’ici 2030, positionnant ainsi le pays comme un marché prioritaire et stratégique, indique le groupe hôtelier dans un communiqué.

Ce positionnement prioritaire du Maroc s’inscrit dans une vision à long terme du groupe, misant sur l’attractivité touristique, la stabilité économique et les projets d’infrastructure de grande envergure qui font du pays un hub incontournable du continent, poursuit le communiqué.

Radisson Hotel Group vise à contribuer activement à l’offre hôtelière haut de gamme et à l’essor du secteur touristique marocain.

« Alors que la diversification géographique reste une priorité pour nous, nous voyons également une opportunité claire de renforcer notre présence dans des marchés clés tels que le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud, avec au moins une ouverture prévue dans chacun de ces pays en 2025. Nos résultats confirment la force de notre marque et notre capacité à nous adapter et à croître dans des marchés diversifiés. Nous restons engagés à élargir notre empreinte tout en offrant des expériences hôtelières de classe mondiale à travers l’Afrique », a déclaré Ramsay Rankoussi, vice-président Développement Afrique & Turquie, cité dans le communiqué.

Le groupe annonce également son entrée sur le marché de la République démocratique du Congo avec deux signatures majeures, tout en consolidant sa présence en Afrique centrale, notamment avec la signature du Radisson Blu Hotel & Apartments, Yaoundé au Cameroun.

Au cours des quinze derniers mois, Radisson Hotel Group a signé 11 nouveaux hôtels et en a ouvert 7, totalisant plus de 2.000 chambres signées et 1.500 mises en service, dont 1.000 à travers des conversions. Le Radisson Hotel Group détient désormais un portefeuille de 100 hôtels dans plus de 30 pays, confirmant sa position d’acteur hôtelier leader sur le continent africain.

Mondial 2030 : le Maroc prépare 32 camps de base pour accueillir les équipes

Lors de son intervention à la CGEM, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et ministre délégué en charge du Budget, a partagé des précisions sur les préparatifs du Maroc en vue de la Coupe du monde 2030.

En plus des villes de Rabat, Casablanca, Fès, Agadir, Tanger et Marrakech, qui accueilleront les matchs, l’accent est mis sur un réseau de 32 camps de base répartis sur tout le territoire national, reflétant une vision inclusive et équilibrée.

Contrairement aux idées reçues, les équipes participantes ne résident pas nécessairement dans les villes où se déroulent les matchs. Ces camps de base offriront aux participants des infrastructures de haut niveau, notamment des hôtels et des terrains d’entraînement.

Selon Fouzi Lekjaa, ces installations nécessitent une importante mise à niveau avec au moins deux hôtels et deux terrains d’entraînement pour chaque camp, dont un principal et un secondaire pour pallier toute dégradation de la pelouse.

Le Bid Book soumis par le Maroc, l’Espagne et le Portugal met en avant un ensemble de 94 camps de base, répartis entre les trois pays : 32 au Maroc, 45 en Espagne et 16 au Portugal. Ces infrastructures combinent confort, luxe et fonctionnalité, avec des hôtels quatre et cinq étoiles ainsi que des terrains d’entraînement répondant aux standards internationaux.

Les camps de base constituent une opportunité de développement pour des régions souvent en marge des grandes compétitions sportives. Même les villes qui ne recevront pas de matchs bénéficieront d’investissements dans les infrastructures hôtelières et sportives.

Les villes concernées sont Tanger, Tétouan, Al Hoceima, Nador, Saïdia, Larache, Fès, Ifrane, Rabat, Casablanca, El Jadida, Marrakech, Ouarzazate, Essaouira et Taghazout.

Parmi les hôtels retenus figurent des établissements prestigieux comme le Hyatt Place Taghazout Bay, le Fairmont Taghazout Bay, le Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub, le Sofitel Essaouira Mogador, le Pullman Mazagan Royal Golf, le Conrad Rabat Arzana, le Michlifen Resort & Golf, le Radisson Blu Resort Al Hoceima… Ces infrastructures seront accompagnées de terrains d’entraînement modernes, incluant des académies de football et des sites sportifs de pointe.

En plus des camps destinés aux équipes, deux camps de base pour les arbitres sont prévus à Casablanca et à Madrid.

Voici la liste exhaustive des 32 camps de base prévus pour accueillir les équipes au Maroc :

Bugshan Morocco annonce un projet hôtelier de 300 MDH à Casablanca

Ce projet hôtelier s’inscrit dans une dynamique « de modernisation et d’embellissement de cette zone emblématique de la capitale économique du Maroc, à laquelle le groupe souhaite contribuer, en prévision des échéances stratégiques que le Royaume accueillera », peut-on lire dans un communiqué de Bugshan Morocco.

Le projet, poursuit-on, se distingue par « son emplacement stratégique surplombant l’océan Atlantique, et vise à renforcer l’attractivité de Casablanca en tant que destination de choix pour les voyageurs d’affaires et de loisirs ».

Le complexe comprendra un hôtel 4 étoiles, avec 127 chambres et suites « alliant confort, modernité et raffinement ». Les travaux ont débuté en décembre 2023, avec une ouverture prévue pour fin 2026.

Dans le cadre de ce projet, Bugshan Morocco a procédé à la signature d’un contrat de gestion avec Marriott International Inc. pour l’ouverture de l’hôtel AC by Marriott.

Avec un investissement total de 300 millions de dirhams, ce projet permettra la création de 100 emplois directs et indirects.

Le design du projet a été confié à l’architecte Archguess, « qui a conçu un espace moderne, respectueux de l’environnement et parfaitement intégré ».

Cet accord a été signé par Nasser Obada, directeur général de Bugshan Maroc, et Karim Ouaziz, directeur du développement de Marriott International pour l’Afrique du Nord, conclut-on.

Cap Hospitality : un succès confirmé, des révélations prometteuses pour le tourisme marocain

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à fin octobre, 14,6 millions de touristes avaient visité le Maroc depuis le début de l’année 2024, un nouveau record qui impose des exigences accrues en termes de qualité d’accueil et de service. Le programme Cap Hospitality, avec des financements allant jusqu’à 100 millions de dirhams, dont les intérêts sont intégralement couverts par l’État, apparaît comme un levier stratégique pour transformer l’offre hôtelière nationale.

Lors de cette nouvelle édition de l’émission « Zone Franche », organisée sous forme d’une table ronde dans le studio de Médias24 à Casablanca, en partenariat avec BANK OF AFRICA, Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme, a salué cette tendance exceptionnelle. « Chaque mois, on constate des performances record. On vient de dépasser les performances de l’année dernière sur 12 mois, lors des 10 premiers mois de l’année. Donc, c’est quelque chose d’exceptionnel ».

Cap Hospitality, un premier bilan très prometteur

Les premiers chiffres confirment l’efficacité du programme. Salma Bellamine, directrice exécutive du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, a indiqué que près de 100 demandes ont déjà été déposées, avec 30 projets approuvés en deux mois seulement. Cette rapidité témoigne de l’engouement des hôteliers à moderniser leurs établissements pour répondre aux exigences du marché.

L’impact régional est également significatif. Imad Barrakad, directeur général de la SMIT, a insisté sur la diversité géographique des projets soutenus : « Près de 40 établissements à Marrakech, 20 à Casablanca-Settat, et un nombre important à Souss-Massa et Drâa-Tafilalet. Ces régions, parfois touchées par des fermetures d’hôtels, profitent d’une attention particulière pour revitaliser leur activité touristique ».

Pour renforcer son impact et garantir une large adoption, BANK OF AFRICA s’est mobilisée en organisant une tournée régionale de sensibilisation. Des étapes dans des villes clés telles que Marrakech, Tanger, Fès et Agadir ont permis de présenter les opportunités du programme, d’accompagner les hôteliers dans leurs démarches et de répondre à leurs interrogations sur ce mécanisme inédit.

Dans ce cadre, Imane Berrada Rhzioual, responsable Financement de la promotion immobilière et de l’hôtellerie au sein de BANK OF AFRICA, a également souligné que ce soutien s’accompagne d’une démarche de proximité, avec des focus groupes régionaux pour sensibiliser les professionnels et adapter les projets aux spécificités locales.

Pour garantir son efficacité, le programme repose sur des critères exigeants. Parmi eux, l’obligation d’ouvrir les établissements dans un délai de 18 mois après le déblocage des fonds. La responsable Financement de la promotion immobilière et de l’hôtellerie à BANK OF AFRICA a expliqué l’importance de cette mesure : « Si cette condition peut sembler contraignante, elle est indispensable pour une mise en œuvre rapide et efficace des rénovations ».

Ce mécanisme ne se limite pas à la rénovation. Il permet également l’extension des infrastructures, avec des projets incluant des chambres supplémentaires, des espaces de restauration ou des installations d’animation. Ces évolutions visent à répondre à la demande croissante et à améliorer la compétitivité des établissements marocains.

Un cap vers l’excellence hôtelière

Avec près de 25.000 chambres concernées à terme, Cap Hospitality s’annonce comme un pilier de la réinvention du tourisme marocain. Ce programme accompagne la stratégie nationale qui a pour ambition de renforcer l’attractivité touristique du Maroc et de se préparer aux échéances majeures de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde 2030.

Pour Othmane Cherif Alami, président du Conseil régional du tourisme Casablanca-Settat, « le tourisme est un secteur d’opportunités capable d’apporter prospérité et espoir dans toutes les régions du Maroc. Cap Hospitality est une première étape pour ancrer durablement l’excellence de notre destination ».

Il a également souligné le rôle déterminant du Conseil régional du tourisme dans cet écosystème. « Nous accompagnons les destinations, particulièrement sur l’expertise produit, en veillant à ce que l’hôtellerie soit revue et améliorée, pour répondre aux attentes des visiteurs et maintenir l’attractivité de nos régions ».

Par ailleurs et malgré son succès, Cap Hospitality ne prétend pas résoudre tous les défis du secteur. Comme l’a rappelé Hamid Bentahar, « Cap Hospitality est une excellente solution pour la rénovation, mais elle s’inscrit dans une stratégie globale. Il reste d’autres mécanismes à développer pour répondre aux besoins des petites structures et des projets émergents ». En effet, alors que les premiers résultats confirment le potentiel du programme, les discussions ont également mis en lumière des ajustements nécessaires, notamment pour élargir l’accès aux petites structures et renforcer l’accompagnement sur le terrain.

En conclusion, cette table ronde a confirmé que le Maroc est prêt à relever les défis du tourisme de demain, avec un secteur hôtelier rénové, inclusif et tourné vers l’excellence.

 

Hausse de 10% des nuitées dans les hôtels classés à fin septembre 2024 (observatoire)

Cette hausse a été portée par une augmentation de 16% des nuitées des touristes internationaux, tandis que le tourisme national a connu une légère baisse de 2%, ressort-il des statistiques de l’Observatoire du mois de septembre 2024.

Le volume des arrivées de touristes aux postes frontières du Maroc a atteint environ 13,1 millions de visiteurs entre janvier et septembre 2024, enregistrant une augmentation de 18% par rapport à la même période en 2023.

Les principaux marchés émetteurs ont contribué à cette performance avec des hausses notables, notamment le Royaume-Uni (+43%), l’Allemagne (+30%), l’Italie (+25%), la France (+19%) et l’Espagne (+14%).

Mondial 2030 : Fès se prépare à la visite d’inspection de la FIFA

La délégation de la FIFA effectuera une visite approfondie des sites clés qui pourraient accueillir la compétition mondiale.

Au cours de cette inspection, le Grand Stade de Fès sera scruté avec attention. La délégation examinera également les sites d’entraînement prévus pour les sélections participantes, ainsi que les infrastructures hôtelières qui devront assurer un séjour confortable aux joueurs et aux staffs techniques.

Cette visite, la première depuis la soumission officielle de la candidature conjointe du Maroc, est un moment décisif dans le processus de décision de la FIFA.

Les inspecteurs se pencheront sur chaque détail, analysant les stades proposés, les infrastructures de transport, les capacités d’hébergement, les plans de sécurité et la gestion globale des événements.

L’objectif est de démontrer la capacité du Maroc, et plus particulièrement de Fès, à organiser un événement d’une telle envergure.

L’ambiance à Fès est empreinte d’une énergie palpable. Les travaux d’infrastructures se poursuivent à un rythme soutenu, rapporte la MAP.

L’élargissement et la rénovation des artères principales, comme la route de Sefrou et le boulevard Allal El Fassi, sont visibles.

Le complexe sportif de Fès, pièce maîtresse du projet, est au cœur de cette transformation. Les travaux s’accélèrent pour livrer des infrastructures à la hauteur des exigences de la FIFA, note la même source.

La délégation visitera également d’autres sites sportifs, notamment les stades Hassan II et l’Institut des sports de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès.

Pour une fluidité optimale des déplacements, Fès mise sur un projet de busway. Ce système de transport en commun permettra de connecter, entre autres, l’aéroport, le complexe sportif et le centre-ville, facilitant les déplacements des visiteurs et des supporters.

Au-delà des infrastructures sportives, la délégation de la FIFA examinera également la capacité d’accueil hôtelière de Fès. La ville entend mettre en avant une offre diversifiée et de qualité, notamment grâce à ses hôtels 5 et 4 étoiles. L’objectif est d’atteindre plus de 7.600 chambres d’hôtel classées d’ici 2028, une capacité indispensable pour répondre à l’afflux massif de visiteurs attendu en cas d’organisation de la Coupe du monde.

Ce programme d’investissement englobe la construction de nouveaux hôtels et la rénovation d’établissements existants, assurant ainsi des standards internationaux.

L’intégration des résidences étudiantes dans l’offre d’hébergement contribue également à optimiser la capacité d’accueil de la ville.

La connectivité aérienne est un élément capital pour la réussite de la candidature de Fès. L’aéroport Fès-Saiss, qui bénéficie d’un projet d’expansion grâce à un investissement de 500 millions de DH, vise à augmenter sa capacité d’accueil de 3 à 5 millions de passagers par an d’ici décembre 2028. Cette réalisation permettra d’accueillir jusqu’à 19.000 passagers par jour.

L’extension inclut l’ajout de 100 places de stationnement pour avion, ce qui nécessitera l’aménagement de 15 hectares de foncier.

(Avec MAP)

Hausse de 8% des nuitées dans les hôtels classés au 1er semestre 2024

Dans le détail, cette évolution concerne principalement les touristes non résidents (+13%), précise l’Observatoire dans ses statistiques du mois de juin 2024, notant que les résidents ont, eux, enregistré une baisse de 2%.

Durant cette période, les principales destinations, à savoir Al Haouz (+19%), Agadir (+19%), Essaouira (+9%), Marrakech (+9%), Casablanca (+7%) et Rabat (+3%) ont enregistré des résultats positifs par rapport au premier semestre d’une année auparavant, ajoute la même source.

Par ailleurs, pour le seul mois de juin, le volume des nuitées réalisées dans les EHTC a enregistré une hausse de 9% par rapport à juin 2023, avec +13% pour les touristes non-résidents et +2% pour les résidents.

Durant ce mois, les principales destinations ont connu des performances positives par rapport à l’année précédente, notamment Al Haouz (+32%), Agadir (+18%), Marrakech (+10%), Tanger (+8%), Essaouira (+6%) et Fès (+1%).

En revanche, Casablanca et Rabat ont connu des performances négatives, avec des résultats de -3% et -5%, respectivement, selon l’Observatoire.

S’agissant des recettes voyages en devises générées par l’activité touristique des non-résidents au Maroc, elles se sont élevées à 49,01 milliards de DH au S1-2024 contre 47,9 MMDH en 2023, soit une hausse de 2,3%. Durant le mois de juin uniquement, ces recettes ont atteint 7,5 MMDH contre 7,2 MMDH en 2023.

Hausse de 14% des arrivées touristiques

Au 1er semestre 2024, le volume des arrivées aux postes frontières a atteint environ 7,44 millions de touristes, en hausse de 14% par rapport à la même période une année auparavant, selon l’Observatoire du tourisme.

Par rapport au 1er semestre 2023, les principaux marchés émetteurs, notamment le Royaume-Uni (+34%), l’Allemagne (+28%), l’Italie (+21%), la France (+17%) et l’Espagne (+6%) ont affiché de bonnes performances, d’après les statistiques de l’Observatoire du mois de juin 2024.

Ainsi, les cinq plus importants aéroports du Royaume, à savoir Agadir-Al Massira, Marrakech-Ménara, Tanger-Ibn Battouta, Fès-Saïss et Mohammed V ont respectivement accueilli 32%, 26%, 14%, 6% et 5% du total des arrivées de touristes, poursuit la même source.

Par ailleurs, pour le seul mois de juin 2024, le volume des arrivées aux postes frontières a atteint environ 1,5 million de touristes en hausse de 10% par rapport à juin 2023.

Les principaux marchés ayant contribué à cette performance durant ce mois sont le Royaume-Uni (+48%), la France (+17%) et l’Espagne (+1%).

Pour ce qui est des aéroports du Royaume, ceux d’Agadir-Al Massira, Marrakech-Ménara, Tanger-Ibn Battouta, Fès-Saïss et Mohammed V ont respectivement accueilli 37%, 31%, 18%, 8% et 1% du total des arrivées de touristes, précise l’Observatoire.

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Mondial 2030 : stades, hébergement et transport, l’offre marocaine détaillée par le Bid Book

Les stades seront indéniablement le point crucial de la Coupe du monde 2030. En conséquence, la candidature tripartite a sélectionné 20 stades modernes dans 17 villes, dont 6 stades situés dans 6 villes marocaines.

Six stades marocains sélectionnés

Si jusqu’à présent Médias24 a consacré plusieurs articles aux travaux menés au niveau de ces six stades, aucune information n’avait été officiellement annoncée ou publiée concernant leur capacité et leurs différentes installations, jusqu’à la publication de ce Bid Book.

>  Le Stade Prince Moulay Abdellah : une capacité brute de 68.700 places

À ce jour, ce sont les premiers détails officiels sur la rénovation de ce stade, qui a été complètement démoli et reconstruit. Depuis 2023, le stade fait l’objet d’une rénovation complète, dont l’achèvement est prévu en 2025, en prévision de la CAN 2025. La transformation comprend une refonte complète des tribunes, l’ajout d’un toit brise-vent à 360° et la mise en place de zones VVIP, VIP et d’hospitalité haut de gamme, de loges supplémentaires et de zones médias modernes.

Le stade présentera un aménagement sophistiqué avec des zones de spectateurs premium aux niveaux 1 et 2, tels que VVIP et VIP dans la tribune ouest, et l’hospitalité dans les tribunes opposées. Le niveau 3 sera le cœur des fans d’admission générale. La nouvelle construction disposera d’une capacité d’accueil brute de 68.700 places (soit une capacité nette de 63.900 places).

Situé à 7 km au sud du centre-ville, ce stade occupe un emplacement privilégié. Une nouvelle station de mobilité multimodale (Hay Riad) est en construction à 500 mètres de son périmètre extérieur, offrant un accès pratique via le RER et Al Boraq. Il sera ainsi directement relié à Tanger en une heure, à Casablanca en 40 minutes et aux aéroports de Rabat-Salé et Mohammed V en respectivement 10 et 35 minutes.

> Le Grand Stade Hassan II de Casablanca : 115.000 places brutes

Ce stade de 115.0000 places (soit une capacité nette de 108.800 places) s’inscrira dans un complexe multidisciplinaire, au sein d’un vaste programme d’aménagement urbain régional qui comprendra un stade d’athlétisme de 25.000 places, une piscine olympique, un centre de congrès et d’exposition, un centre commercial, un parc et un hôtel ; ce qui en fera un lieu de sport et de divertissement complet. Le stade deviendra le domicile des deux clubs locaux les plus réputés, le Wydad Athletic Club (WAC) et le Raja Club Athletic (RCA), ainsi que de l’équipe nationale marocaine.

Situé à Benslimane dans la région de Casablanca-Settat, à mi-chemin entre Casablanca et Rabat, le stade sera facilement accessible par divers moyens de transport. Les autoroutes R313, A1 et N1 relieront le stade à Rabat. La liaison sera encore enrichie grâce à la route continentale en construction entre Casablanca et Rabat. De plus, la gare du futur Grand Stade Hassan II, située à proximité immédiate du site, proposera à la fois des RER et le train Al Boraq, permettant un voyage rapide vers et depuis Casablanca en 15 minutes, Rabat en 20 minutes et l’aéroport Mohammed V de Casablanca en 20 minutes.

>  Le Stade de Fès : la suppression de la piste d’athlétisme et l’augmentation de la capacité se confirment 

Ce stade est situé dans le périmètre urbain de Fès, à 7,5 km au sud de la ville nouvelle, la principale zone commerciale et touristique de Fès, qui comprend également la gare ferroviaire. Il se trouve à l’intersection de la route nationale N8 (Essaouira-Al Hoceima) et de la rocade sud reliant le stade à l’autoroute A2 (Rabat-Oujda). L’aéroport et le centre-ville sont tous deux à 20 minutes en voiture. Plusieurs bus, une ligne de bus à haut niveau de service et des pistes cyclables sur la N4 relieront le stade au centre-ville.

La modernisation de ce stade se fera en deux phases. Initiée en amont de la CAN 2025, son achèvement est prévu d’ici 2028. La première phase consistera à la construction d’un bâtiment d’accueil adjacent à la tribune ouest, permettant une gestion rationalisée des flux grâce à des passerelles aériennes pour les officiels, les VVIP, les VIP et les médias. La phase suivante comprend pour sa part la suppression de la piste d’athlétisme, l’ajout d’un toit à 360° et de loges supplémentaires, l’abaissement du niveau du terrain pour une meilleure visibilité et un meilleur confort, la rénovation complète de la zone de stationnement, l’organisation des environs du stade pour l’hospitalité et les services, et l’augmentation de la capacité d’accueil de 35.000 à près de 55.800 places.

>  Le Grand Stade de Marrakech : plus de 45.000 places

Situé à l’entrée nord de la ville et à 20 minutes du centre-ville et de l’aéroport, le stade est entouré par la Palmeraie, un célèbre quartier touristique. Son emplacement est adjacent à la route nationale N9 reliant Marrakech à Casablanca. La gare du Grand Stade de Marrakech, qui ouvrira en 2028, à proximité du stade, améliorera l’accessibilité en reliant le stade au centre-ville via le RER et aux autres villes hôtes via Al Boraq.

Comme pour le Stade de Fès, sa modernisation se fera en deux phases. La transformation en cours, relative à la première phase, comprend l’abaissement du niveau du terrain de 6 mètres après la suppression de la piste d’athlétisme, l’intégration de tribunes plus basses et une modernisation et une mise à niveau globales du stade. En 2028, le stade offrira une capacité brute totale de 45.860 places (soit une capacité nette de 42,800 places), dont 119 places VVIP, 828 places VIP et 4.077 places d’hospitalité et de loges.

>  Le Stade d’Agadir : 46.000 places

Ce stade de 32 hectares est situé à seulement 15 minutes en voiture du centre-ville, parfaitement relié au réseau routier par l’autoroute principale (N1) au sud et la route périphérique menant au nord à Taghazout. Il est également proche de la rocade et à 30 minutes de l’aéroport d’Agadir Al-Massira.

Ce stade fait aussi l’objet d’une modernisation en deux phases. La première phase, qui devrait être achevée avant la CAN 2025, se concentre sur le réaménagement des extérieurs et de la zone de compétition. Cela comprend la construction de nouvelles places de parking, la refonte des accès et de la gestion des flux, ainsi que la rénovation des vestiaires et des zones d’échauffement. En outre, un nouveau terrain d’entraînement auxiliaire sera construit, en complément des trois terrains existants qui seront également rénovés.

La deuxième phase, qui débutera après la CAN 2025 et se terminera en 2028, se concentrera sur l’augmentation de la capacité brute du stade à 46.000 places (soit une capacité nette de 42.800 places). Cette phase comprend l’ajout d’un nouveau toit à 360°, l’abaissement du niveau du terrain et la suppression de la piste d’athlétisme pour faire de la place aux tribunes plus basses. La tribune principale sera entièrement remodelée pour agrandir les sièges et les salons VVIP et VIP, offrant une vue panoramique sur le terrain et une terrasse extérieure unique pour les VVIP. La tribune opposée sera également entièrement rénovée pour accueillir des espaces d’accueil supplémentaires et des loges, offrant plus de 4.166 sièges.

>  Le Grand Stade de Tanger : une capacité brute de 75.600 places

Situé à l’entrée sud de la ville, ce stade se trouve à 10 minutes du centre-ville et bénéficie de la proximité de la gare ferroviaire (10 km) et de l’aéroport international de Tanger (4 km). Bordé par la route nationale N1 et l’avenue Moulay Rachid, le stade est desservi par jusqu’à 10 lignes de bus. D’ici 2027, il sera complété par une ligne de busway et des pistes cyclables sur la route N1.

Le Grand Stade de Tanger est en cours de rénovation depuis 2023. Celle-ci devrait s’achever en 2025. Le stade augmentera sa capacité brute à près de 75.600 places (soit une capacité nette de 71.000 places), dont plus de 5.800 en loges. Les travaux de rénovation ont commencé par la suppression de la piste d’athlétisme. L’abaissement du terrain de jeu d’environ 8 mètres et l’ajout de 2 niveaux de loges créeront une atmosphère plus intime et engageante pour les fans. Les salons VVIP et VIP ont été entièrement modernisés et offriront une vue panoramique sur le terrain de jeu.

Hébergement : plus de 100.000 chambres dans six villes marocaines

La candidature tripartite détaille, pour chacune des villes hôtes marocaines, sa capacité en termes d’hôtels et de chambres.

> Agadir : une capacité hôtelière existante et prévue de 16.118 chambres

Agadir dispose d’une capacité hôtelière existante et prévue de 16.118 chambres réparties en hôtels 3, 4 et 5 étoiles. Il s’agit d’une capacité suffisante pour répondre aux besoins de 2.800 chambres des groupes constitutifs de la FIFA pour un quart de finale, en plus des 800 chambres qui seront dédiées aux installations des équipes.

De manière générale, la ville dispose d’une grande capacité de 25.932 chambres, y compris les chambres d’hôtels, ce qui garantira la disponibilité de 22.332 chambres pour le public, après avoir hébergé les groupes et équipes de la FIFA.

> Casablanca : une capacité hôtelière existante et prévue de 18.806 chambres 

Casablanca dispose d’une capacité hôtelière existante et prévue de 18.806 chambres réparties également en hôtels de 3, 4 et 5 étoiles. Cette capacité est suffisante pour répondre aux besoins de 11.500 chambres des groupes constitutifs de la FIFA pour la finale, en plus des 1.100 chambres qui seront consacrées aux installations des équipes et des arbitres.

Plus généralement, la ville dispose de 28.181 chambres, y compris les chambres d’hôtels, ce qui garantira la disponibilité de 15.581 autres chambres, même après l’hébergement des groupes constitutifs de la FIFA. Cela comprend notamment des logements dans des résidences universitaires qui seront réaménagées pour accueillir les supporters pendant la compétition. Le public aura aussi accès à d’autres options d’hébergement, telles que la location de biens immobiliers et les bateaux de croisière. De plus, le trajet en train à grande vitesse d’une heure depuis Marrakech permettra à de nombreux supporters séjournant à Marrakech de visiter la métropole les jours de matchs.

> Fès : une capacité hôtelière existante et prévue de 10.625 chambres

Fès dispose pour sa part d’une capacité hôtelière existante et prévue de 10.625 chambres dans des hôtels 3, 4 et 5 étoiles, suffisante pour répondre aux besoins de 2.800 chambres pour les groupes constitutifs de la FIFA pour un quart de finale, en plus des 480 chambres qui seront dédiées aux installations des équipes.

La capacité générale prévue de la ville s’élève à 18.648 chambres d’ici 2030, qui se traduira par 15.368 chambres disponibles après hébergement des groupes constitutifs de la FIFA. Le public aura la possibilité de séjourner dans le centre-ville ou à Meknès, à seulement 60 km de Fès, ainsi que dans les résidences universitaires.

> Marrakech : une capacité hôtelière existante et prévue de 35.115 chambres 

Marrakech dispose quant à elle d’une capacité hôtelière existante et prévue de 35.115 chambres dans des hôtels 3, 4 et 5 étoiles, suffisante pour répondre aux besoins de 2.800 chambres des groupes constitutifs de la FIFA pour un quart de finale, en plus des 560 chambres qui seront dédiées aux installations des équipes.

La capacité générale de la ville est de 40.295 chambres, ce qui garantit la disponibilité de 36.935 autres chambres pour le public, après avoir hébergé les groupes constitutifs et les équipes de la FIFA. L’extension prévue de la ligne à grande vitesse (LGV) qui reliera Marrakech à Casablanca, Rabat et Tanger en respectivement une, deux et trois heures, permettra à la ville de devenir un camp de base central pour de nombreux fans suivant leurs équipes dans le Royaume.

> Rabat : une capacité hôtelière existante et prévue de 9.090 chambres

Rabat dispose d’une capacité hôtelière existante et prévue de 9.090 chambres dans des hôtels 3, 4 et 5 étoiles, suffisante pour répondre aux besoins de 5.900 chambres pour les groupes constitutifs de la FIFA pour une demi-finale, en plus des 560 chambres qui seront dédiées aux installations des équipes.

La capacité générale de la ville est de près de 19.536 chambres, ce qui garantit la disponibilité de 13.076 chambres supplémentaires après l’hébergement des groupes constitutifs de la FIFA. L’offre de Rabat comprend des hôtels de luxe ainsi qu’un large éventail de résidences universitaires qui seront réaménagées pour héberger les fans pendant cet évènement.

> Tanger : une capacité hôtelière existante et prévue de 13.825 chambres

Tanger dispose d’une capacité hôtelière existante et prévue de 13 .25 chambres réparties en hôtels 3, 4 et 5 étoiles, suffisante pour répondre aux besoins de 5.900 chambres des groupes constitutifs de la FIFA pour une demi-finale, en plus des 800 chambres qui seront consacrées aux installations des équipes.

La capacité générale de la ville s’élève à près de 19.081 chambres, garantissant la disponibilité de 12.381 chambres supplémentaires, après avoir hébergé les groupes constitutifs de la FIFA. D’autres options d’hébergement seront également proposées au public, telles que des locations immobilières, des résidences universitaires et des ferries. De plus, la station balnéaire de Tétouan, située à seulement 60 km, offrira également une grande capacité aux fans souhaitant profiter des plages méditerranéennes tout en appréciant leurs matchs à Tanger.

Ci-dessous, de manière générale, les capacités d’hébergement des six villes hôtes :

Transport : six grands aéroports en pleine rénovation

S’agissant du transport, la candidature tripartite met en avant les aéroports dont dispose chaque pays, notamment le Maroc, avec les projets d’extension qui y sont programmés en prévision de l’augmentation du nombre de passagers d’ici 2030, mais aussi les moyens de transport possibles entre les villes.

En ce qui concerne les aéroports, le Royaume dispose de six principales structures. Il s’agit de :

> L’aéroport international d’Agadir Al-Massira 

Situé à 20 km au sud-est de la ville d’Agadir, il propose 53 vols vers l’Europe, l’Asie et l’Afrique, ainsi que des vols intérieurs quotidiens ou fréquents vers 8 à 16 autres villes hôtes.

En prévision d’une augmentation du trafic annuel de passagers pour atteindre 6,3 millions d’ici 2030, un projet de rénovation complet y est prévu, visant à augmenter considérablement sa capacité d’accueil à plus de 56.000 passagers par jour. Ce projet de développement, dont l’achèvement est prévu d’ici 2028, comprend la rénovation et l’agrandissement du terminal existant pour couvrir une superficie totale de 75.000 m2. Il comprend aussi l’augmentation des infrastructures externes telles que 30 places de stationnement pour les avions à fuselage étroit, des parkings, des voies d’accès et des espaces verts, ainsi que la modernisation des équipements du terminal.

 

> L’aéroport international Mohammed V

Fonctionnant comme plaque tournante principale de la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc, le plus grand aéroport du Maroc offre des vols directs vers les principaux hubs du monde et 11 villes hôtes de la Coupe du monde 2030.

Prévoyant un trafic annuel de 23,3 millions de passagers d’ici 2030, les plans de développement comprennent la construction d’une troisième piste, l’installation de terminaux supplémentaires et de 130 nouvelles places de stationnement. Pendant le Mondial 2030, le terminal T3, actuellement utilisé pour le trafic saisonnier, sera également réaménagé pour renforcer la capacité.

L’aéroport Mohammed V est relié à la ville par un train rapide, avec des plans pour augmenter la fréquence d’un train par heure à toutes les 15 minutes. De plus, d’importantes améliorations de connectivité sont prévues pour 2030, en collaboration avec l’Office national des chemins de fer : une nouvelle gare de train à grande vitesse sera construite, offrant des liaisons directes vers le Grand Stade Hassan II (en 20 minutes) et trois autres villes hôtes (Tanger, Rabat et Marrakech).

 

> L’aéroport international de Fès-Saïss

Il offre des connexions directes vers 38 villes du monde entier, dont 7 villes hôtes. Son terminal T1, partiellement utilisé pour le trafic intérieur, sera exploité pendant le Mondial 2030 pour permettre une ségrégation spatiale et accueillir efficacement différents groupes constitutifs ou flux de supporters.

Un plan d’aménagement a été élaboré dans cet aéroport, qui sera doté d’un terminal d’aviation d’affaires d’ici fin 2024. Les visiteurs arrivant à l’aéroport peuvent accéder au centre-ville via un service de navettes aéroportuaires ou des taxis.

 

> L’aéroport international de Marrakech-Ménara

Il offre une variété de destinations nationales et internationales, notamment en Europe, dont 12 villes hôtes. En vue d’accueillir les 14 millions de passagers prévus d’ici 2030, des plans ambitieux sont en cours pour améliorer et doubler la superficie du terminal passagers, de 72.000 m2 à 142.000 m2, offrant une capacité quotidienne de plus de 100.000 passagers d’ici fin 2028.

En outre, la zone de stationnement des avions sera agrandie. Au total, 2.000 places seront ajoutées au parking. L’aéroport est relié au centre-ville par des bus toutes les 20 minutes. Le centre-ville de Marrakech et la gare principale se trouvent à seulement 15 minutes en voiture de l’aéroport.

 

> L’aéroport de Rabat-Salé

Il offre des connexions directes vers 26 destinations nationales et internationales, dont cinq villes hôtes. L’aéroport s’est lancé dans un programme d’expansion substantiel. La construction d’un nouveau terminal conçu pour accueillir 5 millions de passagers par an est en cours, triplant ainsi sa capacité totale.

Une nouvelle zone de stationnement des avions sera également créée avec 61 places de stationnement commerciales supplémentaires, en plus des 14 existantes. Les plans comprennent également la construction d’un nouveau terminal d’aviation générale pour améliorer considérablement les services VIP, et la création d’un parking à deux niveaux pouvant accueillir 1.300 véhicules.

À l’heure actuelle, l’aéroport est accessible par des lignes de bus le reliant au centre-ville. D’ici 2030, l’aéroport sera doté d’une nouvelle gare TGV, qui s’intégrera au réseau TGV existant. Cette amélioration permettra un accès pratique aux matchs disputés à Rabat, Casablanca et Tanger.

 

> L’aéroport international de Tanger-Ibn Battouta

Il constitue un lien clé entre la région du nord du Maroc et 42 destinations directes dans le pays et dans le monde entier, dont 10 villes hôtes.

Le trafic passager devant être augmenté de plus de 100% d’ici 2030, de nouvelles initiatives de développement sont prévues dans les années à venir. Un nouveau terminal d’aviation générale devrait être opérationnel d’ici 2024, tandis que le nouveau Terminal 3 sera opérationnel d’ici fin 2028, augmentant encore la capacité quotidienne à 63.300 passagers. Les plans prévoient également l’aménagement de 63 places de parking, la construction d’une nouvelle tour de contrôle et la construction d’un parking de 1.400 places.

À leur arrivée à l’aéroport, les passagers auront facilement accès au centre-ville de Tanger et au stade grâce aux services de transport par bus.

 

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Couples non mariés à l’hôtel : les déclarations de Ouahbi ne lèvent pas le flou juridique

Un hôtel n’a pas le droit de solliciter l’acte de mariage pour l’hébergement d’un couple. Il s’agirait même « d’une infraction à la loi sur la protection des données personnelles », estime Abdellatif Ouahbi. Le ministre de la Justice l’a affirmé lors de son récent passage dans l’émission Point à la ligne, sur la chaîne publique Al Oula.

Le ministre réitérait ce qu’il avait clamé quelques semaines plus tôt, cette fois-ci au Parlement. Des déclarations tranchées, mais qui ne lèvent pas le flou juridique autour de la question. Et qui, surtout, n’endiguent pas le risque de condamnations judiciaires.

La preuve avec ce cas récent. Le 3 juin, la gérante d’un hôtel a été condamnée aux côtés de deux clients non mariés qu’elle avait hébergés dans son établissement situé à Sidi Kacem. Sentence : un mois de prison ferme pour la première, un mois avec sursis pour le couple.

La gérante n’a pas été sanctionnée « pour défaut de sollicitation d’un contrat de mariage ». Cette infraction, en tant que telle, n’existe pas dans le Code pénal marocain. Mais, dans la pratique, ce comportement est indirectement puni sous d’autres qualifications.

En l’occurrence, l’intéressée a été reconnue coupable de « mise en place d’un lieu de prostitution » et « défaut d’inscription d’un client de l’hôtel dans le registre prévu à cet effet« . Quant au couple, il a été condamné pour « relation sexuelle hors mariage« . Le tribunal de Sidi Kacem a ainsi validé les chefs de poursuite relevés par le procureur du Roi.

Les déclarations de Ouahbi ont-elles entraîné la gérante dans une imprudence juridique ? En réalité, l’arrestation des prévenus a précédé de quelques jours la première sortie du ministre. Le deuxième élément concerne les faits à l’origine de l’arrestation.

En effet, la prévenue a été condamnée sur la base de l’article 502 du Code pénal, qui implique des comportements habituels. Ce texte punit ainsi le fait de « posséder, gérer, exploiter, diriger, financer ou participer au financement de tout établissement ouvert au public ou habituellement fréquenté par le public, en acceptant la présence habituelle d’une personne ou d’un groupe de personnes s’adonnant à la débauche ou à la prostitution ».

Dans la pratique, les professionnels savent qu’aucun texte clair ne les oblige à réclamer l’acte de mariage aux couples. Sondée par nos soins, une source sécuritaire évoque plutôt une règle extra-légale, établie entre forces de l’ordre et hôtels pour prévenir la prolifération de la prostitution et du tourisme sexuel. Pour les établissements touristiques, demander un certificat conjugal est une manière de se protéger contre les poursuites éventuelles.

Les déclarations du ministre mettent ces mêmes hôteliers devant un dilemme : demander le contrat de mariage constitue pour lui une infraction à la loi sur les données personnelles.

En faisant fi de cette demande, ils encourent le risque d’une poursuite dans le cadre de l’article 502 du Code pénal.

Plus qu’un dilemme, c’est un cas concret d’insécurité juridique, une plaie décrite avec insistance dans le rapport sur le Nouveau Modèle de développement.

Les propos de Abdellatif Ouahbi, pour pertinents qu’ils soient, n’engagent que lui. Ils n’engagent surtout pas les magistrats. Cette indépendance avec l’exécutif concerne évidemment les juges du siège. Mais depuis 2017, elle s’étend également aux procureurs qui ne sont plus soumis à la tutelle du ministère de la Justice. Aujourd’hui, ce département ne dispose que d’un levier pour agir : légiférer pour lever le flou juridique.

Près de 1,4 MMDH pour 28 projets touristiques à Fès

D’après le délégué régional du Tourisme, Abdellah Lamniai, la préfecture de Fès s’apprête à accueillir de nouveaux investissements touristiques qui devraient lui permettre de renforcer son attractivité et son potentiel d’accueil.

S’exprimant lors de la session ordinaire du conseil préfectoral, tenu la semaine dernière, il évoqué 42 autres unités touristiques en cours d’étude, représentant un investissement supplémentaire de 1,05 MMDH, qui permettront le renforcement de la capacité d’accueil de 3.442 lits et 142 places de restauration.

Pour l’année 2023, M. Lamniai a fait état de cinq nouveaux projets touristiques opérationnels, offrant une capacité additionnelle de 74 lits et 120 places de restauration, pour un investissement global de 53,7 MDH.

En 2023, la ville de Fès a accueilli quelque 489.260 visiteurs, soit une hausse de 32% par rapport à 2022 (369.552 touristes). Cette progression s’est également traduite au niveau des nuitées, qui ont bondi de 28% entre 2022 et 2023, passant de 746.445 à 953.439.

Si la durée moyenne de séjour a légèrement baissé, passant de 2,02 à 1,95 jour, le taux d’occupation a pour sa part augmenté d’un point pour atteindre 43%.

Les chiffres dévoilés sur la provenance et le profil des touristes démontrent que la destination séduit une clientèle internationale variée, avec une prédominance des marchés américain (16% des nuitées), français (13%), italien (8%), espagnol (7%) et allemand (5%). Les Britanniques et les Néerlandais représentent chacun 4% des nuitées.

Côté types d’hébergement, le délégué a souligné que ce sont les hôtels 4 étoiles qui ont capté la plus grande part avec 32% des nuitées, suivis par les établissements 5 étoiles (23%), les maisons d’hôtes (19%) et les hôtels 3 étoiles (18%).

M. Lamniai a également noté que la fréquentation touristique de Fès est largement dominée par les visiteurs étrangers non-résidents, qui ont représenté 68% des touristes contre 32% pour la clientèle résidente en 2023.

En matière d’offre touristique, le délégué régional a souligné que la destination dispose d’une offre touristique diversifiée. Pour lui, ‘’La préfecture compte actuellement 40 unités d’hébergement classées, totalisant 3675 chambres et 7206 lits ».

Ce sont les hôtels 5 étoiles (6 unités, 2385 lits) qui offrent la plus grande capacité, suivis par les 4 étoiles (11 unités, 2363 lits), les 3 étoiles (12 unités, 1625 lits), les 2 étoiles (577 lits) et les 1 étoile (256 lits). L’offre des 133 maisons d’hôtes classées (1215 chambres, 2440 lits) représente 25% des lits disponibles, contre 72% pour les hôtels.

Au volet restauration, la ville compte 35 établissements d’une capacité totale de 4375 places. Le secteur est également soutenu par un réseau de 57 agences de voyages, dont 14 filiales, ainsi que 136 sociétés de transport et de logistique.

Enfin, 548 guides touristiques, dont seulement deux spécialisés dans le patrimoine naturel, officient à Fès.

(Avec MAP)

Risma devrait tirer profit des chiffres record du tourisme au Maroc

L’année 2024, sur le plan touristique, est sur une bonne lancée. D’après les derniers chiffres disponibles du ministère du Tourisme, les arrivées touristiques à fin avril 2024 ont progressé de 14% par rapport à la même période l’an dernier, avec 4,6 millions d’arrivées aux postes-frontières, soit 567.000 arrivées supplémentaires.

Cette dynamique touristique va dans le sens des objectifs annoncés par la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, avec 15 millions de touristes attendus cette année et un objectif de 17,5 millions à l’horizon 2026.

Cette bonne tenue conforte les acteurs touristiques, notamment Risma qui avait déjà affiché des résultats en progression à fin 2023.

Le groupe profitera de la bonne dynamique touristique en 2024

Les bons chiffres des arrivées touristiques profiteront au groupe. D’autant plus que ce dernier dispose encore d’une marge de progression, notamment concernant son taux d’occupation qui s’était fixé à 57% en 2023, encore légèrement en deçà de son niveau pré-Covid.

« Le groupe profitera certainement de cette bonne dynamique du tourisme, mais il est encore trop tôt pour dire dans quelle proportion. Pour le moment, il est plus sage d’être conservateur et de se référer aux indications du management qui tablait cette année sur une progression de 3% de l’excédent brut d’exploitation du groupe, ainsi que sur une légère hausse des revenus », nous indique une source du marché. Pour rappel, ce dernier augmentait de 18% en 2023 à 414 MDH.

Une année sous de bons auspices se dessine et, sauf éléments éxogènes, « il n’y aura pas de mauvaise surprise ; et si surprise il y a, elle sera bonne car, fondamentalement, rien ne plaide en faveur d’une baisse de l’activité vu les chiffres du secteur », prédit notre interlocuteur.

Des perspectives réjouissantes à long terme

Le groupe Risma affichait en 2023 de 34% de son RNPG courant à 138 MDH. Le RNPG publié comprenant l’élément exceptionnel de la plus value de cession des parts dans Accor Gestion Maroc (AGM), affiche quant à lui une hausse de 60% à 244 MDH. Cette cession fait que le groupe dispose désormais de plus de latitude pour développer d’autres marques s’il le souhaite, sans être nécessairement sous le giron d’Accor.

D’ailleurs, d’ici 2030, cinq nouveaux hôtels seront développés dans le Royaume pour atteindre un total de 28 établissements. « Ils disposent d’une plus grande liberté dans le choix des marques mais, actuellement, il n’y a aucune annonce en termes d’investissement ni d’échéance », précise notre source. Cette ambition pourra être partiellement portée par l’excédent de cash perçu lors de la cession des 33% détenu dans AGM.

Le groupe a également envoyé des signaux positifs à ses actionnaires avec l’annonce d’un dividende de 6 dirhams par action au titre de 2023. « Le groupe n’avait pas distribué depuis 2018. Le management a annoncé qu’il maintiendrait ces niveaux-là sur les années à venir », souligne notre interlocuteur. Cette volonté se fonde sur la solidité financière du groupe et le retour progressif à des niveaux normatifs d’activité. La croissance des bénéfices sera au rendez-vous cette année, car dans les faits il y a toujours une amélioration à aller chercher concernant le taux d’occupation qui était entre 65% et 68% en 2019 (57% en 2023, ndlr).

Qui plus est, le secteur touristique se porte bien et devrait établir des records d’arrivées dans les années qui viennent, offrant à Risma un bon cadre de développement pour ses activités.

 

Hotusa étend sa présence au Maroc avec trois nouveaux hôtels

Le premier hôtel, l’Eurostars Casa Anfa, situé dans le nouveau hub de Casablanca, ouvrira ses portes à l’automne, annonce le groupe dans un communiqué.

La chaîne prévoit également d’ouvrir l’Eurostars Californie dans la même ville fin 2024 et l’Exe Zerktouni mi-2025, ce qui portera le nombre total des chambres proposées à 251.

Les trois établissements, tous nouvellement construits, sont situés dans des zones stratégiques de la ville. « Le Maroc devient ainsi le vingtième pays dans lequel la chaîne Eurostars Hotel Company est présente, élargissant son portefeuille international d’établissements dans des zones touristiques de premier plan », souligne le groupe.

« Les prochaines ouvertures à Casablanca constituent la première étape de notre plan de croissance en Afrique du Nord, l’une des principales zones d’intérêt international de la chaîne, avec l’Europe occidentale, les États-Unis et l’Amérique latine », a déclaré le président du groupe Hotusa, Amancio López, cité par le communiqué.