Natural hydrogen and helium: Sound Energy opts for an advanced position in Morocco

After several years of development in Morocco, Sound Energy and its partner Mana Energy are preparing to reap the rewards of their efforts, with the first flow of liquefied natural gas from the Tendrara field expected before year‑end.

Sound Energy said it has completed installation of well equipment and the gas-gathering system and is connecting processing units across the plant. The company described this as the final step before commissioning, with first flows expected before year‑end or early next year as the field ramps up.

Image showing the completion of the connection with the gas production well (Sound Energy)

Building on its expertise in exploring Morocco’s subsurface, Sound Energy aims to position itself in the promising natural hydrogen sector with partner Getech, through their joint venture HyMaroc, paving the way for formal talks on a hydrogen exploration licence in Morocco.

Speaking in an episode dedicated to the gas and oil sector on the VSA Capital platform, John Argent, Vice President in charge of geosciences at Sound Energy and Director of the joint venture HyMaroc, discussed the progress of this new direction for Sound Energy and Getech in Morocco.

Morocco’s potential in natural hydrogen and helium

Before creating HyMaroc, Sound Energy, drawing on its experience in Morocco, and Getech, which holds the world’s largest database of gravimetric and magnetic data, identified several potential exploration areas.

According to the assessment, Moroccan rocks can generate hydrogen through two processes:

Morocco has a crystalline basement conducive to the radiolysis mechanism, along with several formations of iron-rich ultramafic rocks overlain by sedimentary layers.

Like hydrocarbons, produced hydrogen must migrate before being trapped by impermeable sedimentary layers such as salt, one of the most efficient seals in the subsurface.

“We now have several high-potential targets, allowing us to focus on the next phase — refining our exploration program, reviewing permits, acquiring licenses, advancing on-the- ground geophysical work, and eventually drilling,” specified John Argent, Sound Energy’s Vice President.

Utilisée par Getech, l'Inversion vectorielle magnétique est une modélisation qui permet d'identifier les sources de l'hydrogène naturel.
Magnetic vector inversion is a modelling technique that helps identify hydrogen sources. Example of a section compiled from Sound Energy and Getech’s work in Morocco.

Helium is often extracted alongside natural hydrogen, but has a far higher market value, at about $400 per thousand cubic feet.

“It is rare, cannot be manufactured and is always in high demand. The market has recently tightened, creating potential for an additional revenue stream from any natural hydrogen discovery, as some helium would be expected to be associated with it,” said John Argent, Sound Energy’s Vice President.

Investment in natural hydrogen: passing trend or underlying trend?

Exploration of natural hydrogen remains limited, with only about 50 companies worldwide seeking to exploit the resource.

“The economic factors are very compelling. Suddenly, you have a clean, scalable, and low-cost resource; highly attractive for heavy industry, hard‑to‑abate sectors, chemicals, energy production — in short, any sector reliant on hydrogen feedstock,” emphasized John Argent.

Unlike green hydrogen, which requires water and energy, natural hydrogen costs about $1 per kilogram, competing with grey hydrogen from natural gas. Large-scale exploitation is not yet unlocked, but several companies have recently raised significant funding for exploration.

In the United States, Koloma recently raised $246 million from investors including Bill Gates (via Breakthrough Energy Ventures), Amazon, and United Airlines.

In the United Kingdom, Snowfox Discovery is backed by investors and world-renowned institutions such as BP, Rio Tinto, and Oxford Capital.

Next steps for HyMaroc

ONHYM has already formed partnerships for hydrogen exploration: with Switzerland’s HyNat near Dakhla and France’s Storengy in the coastal Meseta zone.

HyMaroc holds no exploration licences for drilling or sampling. Its preliminary prospecting is remote, based on available geoscientific data and satellite spectra analysis.

Although areas are already reserved for Moroccan and foreign parties, John Argent sees other high-potential zones worth exploring. Once secured, HyMaroc will be able to make further investments.

“We have conducted our screening study across Morocco and believe we have identified areas with strong potential. We are in talks with stakeholders in Morocco on how to secure permits, which would allow us to move forward with new investments in this field,” said John Argent.

The government is close to introducing legislation on natural hydrogen production and exploration. Once adopted, it will clarify the regulatory framework and facilitate investment needed to unlock the resource in Morocco.

Several companies worldwide are preparing to launch high-potential natural hydrogen drilling. Morocco has been exploring the resource since 2017, but the number of players remains limited, potentially slowing project progress.

 

Hydrogène naturel et hélium : Sound Energy opte pour une position avancée au Maroc

Après plusieurs années de développement au Maroc, Sound Energy s’apprête avec son partenaire Mana Energy à récolter les fruits de ses efforts avec le premier flux de gaz naturel liquéfié du champ de Tendrara attendu avant la fin de l’année.

La compagnie Sound Energy a récemment annoncé l’achèvement de l’installation des équipements de puits et du système de collecte de gaz, ainsi que la poursuite du raccordement des ensembles de travaux à travers l’usine. C’est la dernière étape avant la mise en service, dont le premier flux est possiblement prévu avant la fin de l’année, voire au début de l’année prochaine pour la montée en puissance du champ.

Image montrant la finalisation de la connexion avec le puits de production du gaz (Sound Energy).

Capitalisant sur l’expertise acquise dans l’exploration du sous-sol marocain, Sound Energy compte se positionner dans le secteur mondialement prometteur de l’hydrogène naturel avec son partenaire Getech, à travers leur coentreprise HyMaroc qui ouvre la voie à la négociation formelle d’une licence d’exploitation d’hydrogène naturel au Maroc.

S’exprimant dans un épisode dédié au secteur du gaz et du pétrole de la plateforme VSA Capital, John Argent, vice-président chargé des géosciences de Sound Energy et directeur de la coentreprise HyMaroc, est revenu sur l’avancement de cette nouvelle orientation pour Sound Energy et Getech au Maroc.

Le potentiel marocain en hydrogène naturel et hélium

Avant de décider la création de HyMaroc, Sound Energy, s’appuyant sur son expérience au Maroc, et Getech, qui dispose de la plus grande base de données mondiales de données gravimétriques et magnétiques, ont identifié plusieurs zones potentielles pour l’exploration.

D’après cette évaluation, les roches marocaines peuvent produire de l’hydrogène selon les deux processus suivants :

Au Maroc, il existe un socle cristallin, propice au mécanisme de radiolyse, ainsi que plusieurs formations des roches ultramafiques riches en fer et qui sont recouvertes par diverses couches sédimentaires.

À l’image des hydrocarbures, l’hydrogène produit devra migrer avant d’être piégé par des couches sédimentaires imperméables, comme le sel, qui est l’un des scellements les plus efficients dans le sous-sol.

« Nous avons maintenant plusieurs cibles à haut potentiel, et cela nous permettra de nous concentrer sur la phase suivante, qui est d’affiner notre programme d’exploration, d’examiner les permis, d’acquérir des licences d’exploration, d’avancer avec des activités géophysiques au sol et peut-être finalement le forage », a précisé John Argent, vice-président de Sound Energy.

Utilisée par Getech, l'Inversion vectorielle magnétique est une modélisation qui permet d'identifier les sources de l'hydrogène naturel.
L’inversion vectorielle magnétique est une modélisation qui permet d’identifier les sources de l’hydrogène. Exemple d’une section compilée par les travaux de Sound Energy et Getech au Maroc.

Concernant l’hélium, il est souvent extrait conjointement avec l’hydrogène naturel, mais il possède une valeur marchande bien supérieure, avec un prix avoisinant les 400 dollars pour mille pieds cubes.

« Il est rare, vous ne pouvez pas le fabriquer, et il est toujours en forte demande. Récemment, le marché s’est relativement resserré. Il y a donc un potentiel d’ajouter un flux de revenus supplémentaire à toute découverte d’hydrogène naturel car vous vous attendriez à ce qu’un peu d’hélium y soit associé », a expliqué M. Argent.

Investissement dans l’hydrogène naturel : simple effet de mode ou tendance de fond ?

Aujourd’hui, l’exploration de l’hydrogène naturel est très limitée, avec seulement une cinquantaine d’entreprises dans le monde qui cherchent à exploiter cette ressource.

« Les facteurs économiques sont très convaincants. Vous disposez soudainement d’une ressource propre, évolutive et à faible coût ; et c’est très attractif pour l’industrie lourde, l’industrie difficile à décarboner, l’industrie chimique, la production d’énergie, bref, tout secteur qui dépend des matières premières d’hydrogène », a souligné John Argent.

Par rapport à l’hydrogène vert, qui nécessite de l’eau et de l’énergie, l’hydrogène naturel présente un faible coût, avoisinant un dollar par kilogramme, ce qui rivalise avec l’hydrogène gris issu du gaz naturel. Bien que son exploitation à grande échelle ne soit actuellement pas entièrement débloquée, plusieurs entreprises ont récemment levé des financements importants pour l’exploration.

 

 

Aux États-Unis, Koloma a récemment levé 246 millions de dollars. Cet investissement a été réalisé par Bill Gates (via Breakthrough Energy Ventures), Amazon et United Airlines, parmi le groupe.

Au Royaume-Uni, Snowfox Discovery est soutenu par des investisseurs et des institutions de renommée mondiale comme BP, Rio Tinto, Oxford Capital…

Les prochaines étapes de HyMaroc

L’ONHYM a déjà conclu quelques partenariats pour la découverte de l’hydrogène : avec le Suisse HyNat dans les environs de Dakhla et le Français Storengy, qui explore la zone de la Meseta côtière.

De son côté, HyMaroc ne dispose à ce jour d’aucune licence d’exploration permettant d’effectuer des forages ou des échantillonnages. Leur prospection préliminaire est distante, utilisant les données géoscientifiques disponibles ainsi que l’étude des spectres des données satellitaires.

Même si des périmètres sont déjà réservés pour des parties marocaines et d’autres étrangères, John Argent estime qu’il existe d’autres zones à fort potentiel qui méritent d’être explorées. Une fois les périmètres sécurisés, HyMaroc sera capable d’effectuer des investissements supplémentaires.

« Nous avons mené notre étude de dépistage à travers tout le Maroc, et nous pensons avoir trouvé des zones avec un potentiel très enthousiasmant. Et évidemment, nous parlons à nos parties prenantes au Maroc de la manière dont nous pourrions procéder pour sécuriser des permis, ce qui nous permettrait de progresser avec de nouveaux investissements dans ce domaine », a indiqué John Argent.

De son côté, le gouvernement est très proche d’introduire une loi spécifique sur la production et l’exploration de l’hydrogène naturel. Une fois adoptée, elle permettra de clarifier le cadre réglementaire et facilitera le flux de nouveaux investissements, nécessaires pour débloquer cette ressource potentielle au Maroc.

Rappelons qu’à l’échelle mondiale, plusieurs entreprises se préparent à lancer des forages d’exploration à fort potentiel en hydrogène naturel. Bien que le Maroc ait choisi d’explorer cette ressource depuis 2017, le nombre d’acteurs reste restreint, ce qui potentiellement limite la vitesse d’avancement des projets.

Hydrogène naturel : voici le plan d’action de Storengy au Maroc

Bénéficiant d’un immense potentiel en énergies renouvelables, le Maroc a identifié l’hydrogène vert comme un vecteur clé de sa transition énergétique. Depuis son lancement en 2023, « l’Offre Maroc » a suscité un vif intérêt auprès des investisseurs internationaux, convaincus du potentiel du Royaume dans le domaine de l’hydrogène vert. La dynamique est remarquable : en quelques mois, plus d’une quarantaine de projets ont été déposés, confirmant l’attractivité de cette nouvelle filière pour la transition énergétique du Maroc.

Si l’hydrogène vert au Maroc présente un potentiel indéniable, il ne semble pas être la seule voie à explorer. L’hydrogène naturel, par exemple, est devenu une alternative prometteuse, tant sur le plan de l’efficacité que de l’économie, et son exploration fait l’objet de recherches intensives.

Il présente l’avantage d’être extrait du sol à travers des puits, tout comme le gaz naturel, et ne nécessite pas d’investissements massifs. De plus, il offre une perspective économique prometteuse grâce à un coût de production (entre 0,5 et 2 € /kg d’H2) potentiellement plus compétitif que celui de l’hydrogène vert.

 

 

Bien que longtemps considéré comme une source d’énergie rare et complexe à exploiter, de récentes découvertes ont dissipé ces incertitudes, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’exploitation de l’hydrogène naturel. Au Maroc, l’ONHYM partage cette conviction quant à son potentiel d’exploitabilité, comme en attestent ses campagnes d’exploration autonomes et les permis de recherche qu’il a réussi à promouvoir.

À l’heure actuelle, on compte trois opérateurs privés pour l’exploration de l’hydrogène naturel : la société suisse Hynat dans la région du Sahara, le consortium formé par Sound Energy et Getech initialement à Tendrara et Sidi Mokhtar (environs d’Essaouira), et l’entreprise française Storengy dans les bassins sédimentaires de la Meseta côtière.

En juillet 2024 , Storengy, filiale d’Engie, et l’ONHYM ont signé un protocole d’accord pour explorer le potentiel en hydrogène naturel de la Meseta côtière, notamment les bassins de Berrechid, Ben Slimane et Doukkala. Contactée par nos soins, Storengy nous a dévoilé son plan d’action pour une exploration accélérée de l’hydrogène naturel de sa zone de prospection, s’étendant de Benslimane au Nord jusqu’à Safi au Sud.

Les bassins de la Meseta, un potentiel en hydrogène à décrypter

Les bassins sédimentaires, objet de cet accord, ont été précédemment investigués par l’ONHYM qui avait réalisé des mesures dans des zones d’échappement d’hydrogène à la surface, ayant mis en évidence des quantités importantes d’échappement d’hydrogène.

Les zones d’échappement prennent souvent la forme de structures circulaires à la surface de la terre, connues sous le nom de cercles de fées. C’est le cas du suintement d’hydrogène mis en évidence dans des structures similaires au Brésil, aux Etats-Unis, en Russie… Dans la Meseta côtière, ces cercles de fées sont très nombreux et certains ont donné des teneurs mesurées en hydrogène très importantes. Ceci, avec un contexte géologique favorable, rend la zone prospective pour l’exploration d’hydrogène naturel.

L’observation d’images satellitaires dans la région de Safi montre clairement des centaines de structures circulaires éparpillées dans plusieurs zones, et dont le diamètre est plurimétrique.

 

Comment Storengy compte-t-elle développer ce potentiel ?

Dans un premier temps, Storengy devrait cibler les zones à forte concentration en hydrogène dans les bassins contractés pour, par la suite, prospecter la possible présence d’un système « hydrogène », capable d’accumuler l’hydrogène dans des pièges situés dans le sous-sol.

En collaboration avec l’ONHYM, Storengy va poursuivre les travaux d’exploration par l’acquisition de données géochimiques et géophysiques, qui devront en principe évaluer le potentiel de la zone et démontrer de possibles accumulations d’hydrogène naturel dans des réservoirs souterrains, alimentés par de l’hydrogène généré naturellement par des réactions chimiques entre l’eau présente et des roches potentiellement riches en fer pouvant catalyser la formation de la molécule de l’hydrogène.

En plus d’outils venant de l’exploration du gaz naturel qui peuvent être utilisés aussi pour l’exploration d’hydrogène naturel, les équipes d’Engie-Storengy ont développé des outils spécifiques pour la recherche comme les capteurs Parhys (Permanent Analyses of Renewable Hydrogen with Sensors). Ce sont des capteurs permanents de mesure d’hydrogène à la surface du sol qui permettent d’évaluer le flux d’hydrogène sur des périodes de plusieurs mois, ou des techniques spécifiques comme la sismique passive.

Un réseau de capteurs Parhys installés dans deux cercles de fées du bassin du São Francisco, au Brésil, a révélé des flux quotidiens de l’ordre de 1.000 m³ d’hydrogène, soit environ 10 tonnes par an.

Flux d’hydrogène enregistré par les capteurs Parhys dans un cercle de fées dans le bassin du São Francisco au Brésil.

Selon Storengy, une campagne d’acquisition de données sera menée sur plusieurs mois dans les zones à fort potentiel hydrogène de la Meseta côtière, combinant sismologie passive et déploiement d’un réseau de capteurs Parhys. Les signaux sismiques passifs enregistrés permettront de caractériser en détail le sous-sol de la région. Une relecture et une interprétation des données géologiques seront réalisées en parallèle afin de mieux appréhender ce système d’hydrogène probable.

Sous réserve de résultats positifs lors de cette première phase « courte », un nouveau programme d’exploration sera proposé en collaboration avec l’ONHYM avant la fin de l’année 2025. Ce programme consistera en la réalisation de travaux plus ambitieux, tels que des forages exploratoires et des campagnes géophysiques et géochimiques haute résolution, afin de mieux caractériser les zones d’intérêt.

L’hydrogène naturel, une révolution énergétique à venir ?

L’hydrogène, bien que constituant la majeure partie de la matière visible, se retrouve principalement combiné à d’autres éléments sur terre, formant des composés comme l’eau (H₂O) ou les hydrocarbures. Sa densité énergétique élevée (120 MJ/kg) par rapport au gaz naturel (56 MJ/kg) en fait un vecteur énergétique prometteur qui pourra contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’hydrogène naturel nécessite de trouver un système « hydrogène » en profondeur permettant de produire l’hydrogène en injectant de l’eau (hydrogène orange) ou de trouver des pièges similaires à ceux piégeant les hydrocarbures (hydrogène en or). L’exploration de ces gisements se développe rapidement dans plusieurs pays industrialisés, notamment aux États-Unis, en Australie, en Espagne et en Russie. Les premiers forages réalisés dans ces pays et à travers le monde permettront de développer les méthodes d’exploitation possibles de cette ressource naturelle.

Modèle de formation de l’hydrogène dans le sous-sol (source: nature.org)

Dans la région de Bourakébougou au Mali, un forage en quête d’eau a pris une tournure inattendue au cours de l’année 2012. Au lieu d’atteindre une nappe phréatique, les chercheurs ont découvert un important écoulement qui s’échappait sans interruption du puits qui s’est avéré par la suite inflammable. Les tests effectués ont permis d’identifier cet air comme étant de l’hydrogène, une découverte surprenante qui a ouvert pour la première fois de nouvelles perspectives pour l’extraction de l’hydrogène, au lieu de le synthétiser.

Tout comme le Mali, l’Australie dispose des conditions géologiques favorables à la production d’hydrogène orange. Ses importantes réserves de fer et d’uranium forment la roche mère essentielle à la réaction avec l’eau pour dissocier l’hydrogène de l’oxygène, offrant un potentiel de production significatif.

En Espagne, Helios Aragon estime pouvoir extraire environ 1 million de tonnes d’hydrogène du seul champ de Monzon. Selon cette entreprise, les quatre puits de production prévus dans ce champ pourraient générer l’équivalent énergétique de 650 éoliennes, sans nécessiter d’eau, et pourraient commencer à produire avant l’arrivée de 2030.

Bien que les explorations n’en soient qu’à leurs débuts, le potentiel de découvrir de méga-gisements d’hydrogène naturel peut se concrétiser. Cependant, leur exploitation à grande échelle devra surmonter plusieurs défis, techniquement solvables, liés en particulier au stockage de l’hydrogène naturel, à son caractère explosif et à sa température de liquéfaction extrêmement basse.

Sound Energy et Getech s’allient pour l’exploration de l’hydrogène et de l’hélium du Maroc

Sound Energy et Getech ont annoncé la signature d’un accord de collaboration pour l’exploration de l’hydrogène naturel et de l’hélium au Maroc. Dans un premier temps, une étude régionale permettra d’identifier les zones les plus prometteuses pour des investigations plus poussées.

Lors de sa dernière réunion « investisseurs » datant du 3 octobre 2024, Sound Energy avait annoncé que le gaz de Tendrara pourrait contenir de l’hélium et annoncé également un fort potentiel en hydrogène dans les hydrocarbures à Sidi Mokhtar dont les paramètres étaient en cours d’examen.

Grâce à sa connaissance approfondie du sous-sol marocain, acquise au cours de ses nombreuses années d’exploration, Sound Energy est bien placée pour fournir à Getech les informations les plus pertinentes, permettant ainsi d’identifier les cibles les plus prometteuses, notamment sur les deux permis en sa possession (Tendrara et Sidi Mokhtar).

« Fort de notre présence et de notre expertise opérationnelle, combinées aux outils géoscientifiques innovants de Getech, nous sommes bien positionnés pour prendre la tête de la recherche du potentiel hydrogène et hélium du Maroc », a déclaré John Argent, vice-président géosciences de Sound Energy.

Le nouveau partenaire de Sound Energy est une entreprise britannique spécialisée dans la fourniture des données géologiques pour guider les entreprises à mieux cibler des zones prometteuses, s’agissant d’hydrocarbures et de minéraux stratégiques ou critiques. Elle peut également fournir une assistance dans les démarches et processus de décarbonation des industriels.

La base de données de Getech offre une couverture dense du Maroc en données gravimétriques.

Cette entreprise britannique dispose d’une large base de données gravimétriques et magnétiques, notable à l’échelle mondiale, avec une plateforme internationale de données géoscientifiques et des algorithmes d’apprentissage automatique (Machine Learning). La compilation de l’ensemble de ces données et algorithmes pourrait conduire à trouver les cibles les plus importantes, en l’occurrence l’hydrogène et l’hélium. L’examen de sa base de données montre une large couverture en données gravimétriques et magnétiques, y compris des grandes superficies du Maroc.

« Nous sommes impatients de collaborer avec Sound Energy pour débloquer le potentiel des ressources naturelles en hydrogène et en hélium au Maroc. Nos solutions géoscientifiques avancées et nos capacités en intelligence artificielle joueront un rôle crucial dans la conduite d’explorations dans cette région très prometteuse », a affirmé Richard Bennett, PDG de Getech.

Si des potentiels sont découverts, les deux compagnies négocieront conjointement les autorisations d’exploration et d’exploitation d’hydrogène et d’hélium auprès des autorités marocaines.

Rappelons que dans le permis d’exploration de Guercif, situé à proximité du champ de Tendrara, Predator Oil & Gas a précédemment annoncé un potentiel significatif en hélium, en plus des ressources en gaz et en condensats. Ces estimations devront être confirmées par les prochains forages d’exploration.