IFC officiellement dans le tour de table de Holmarcom Finance Company

Ce partenariat stratégique, en vertu duquel IFC a acquis une participation minoritaire dans HFC à hauteur de 1,35 milliard de DH, a obtenu les autorisations réglementaires requises de Bank Al-Maghrib, du Conseil de la concurrence et de l’Office des changes, peut-on lire dans un communiqué. Holmarcom restera détenteur d’une participation majoritaire dans le capital de HFC qui s’impose aujourd’hui comme un groupe financier diversifié et intégré.

« Cette alliance avec IFC reflète notre vision commune de bâtir un secteur financier performant et durable, au service de nos clients et des économies africaines », a déclaré Mohamed Hassan Bensalah, président-directeur général du groupe Holmarcom, cité dans le communiqué. « Elle marque une nouvelle étape dans notre engagement à proposer des solutions responsables et à fort impact, en phase avec les enjeux de transformation du Royaume et du Continent », a-t-il ajouté.

La prise de participation d’IFC dans le capital de HFC a pour objectif d’accompagner ses projets de développement tant sur le marché marocain que sur les marchés subsahariens majeurs. Elle vise par ailleurs à soutenir la croissance de l’assurance et à améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises, en particulier celles détenues par des femmes et à appuyer le développement de projets verts, favorisant ainsi une transition vers une économie plus responsable et durable.

HFC bénéficiera, par ailleurs, de l’accompagnement conseil d’IFC en vue de renforcer son cadre de gouvernance de la durabilité. Cet appui lui permettra de mieux intégrer les enjeux environnementaux et sociaux au cœur de son modèle de développement et de générer un impact positif et tangible dans ses territoires d’intervention, conclut la même source.

InnovX veut mobiliser 800 millions de dollars pour transformer les chaînes agricoles en Afrique

La plateforme MAVA (Mobilizing for Agricultural Value Chains in Africa), portée par InnovX, a organisé la 3ᵉ édition du Forum africain sur l’investissement dans les chaînes de valeur agricoles, en présence d’investisseurs, d’acteurs du secteur agroalimentaire, d’entrepreneurs et d’agences de développement, indique un communiqué d’InnovX.

« InnovX contribue au développement de l’initiative MAVA, aux côtés de l’IFC et du groupe OCP, dans une volonté commune d’accompagner la transformation durable des chaînes de valeur agricoles en Afrique. Cette 3e édition du forum reflète notre engagement à favoriser les synergies entre innovation, investissement et impact au service des territoires », déclare Amine Houssaim, CEO d’InnovX, cité dans le communiqué.

Créée en octobre 2023, MAVA est le fruit d’une alliance stratégique entre InnovX, le groupe OCP (via sa filiale OCP Africa) et la Société financière internationale (IFC), bras du secteur privé du groupe Banque mondiale.

« MAVA incarne une ambition forte : mobiliser 800 millions de dollars d’ici 2030 pour catalyser et déployer des investissements stratégiques dans les chaînes de valeur agricoles à travers l’Afrique en conjuguant leur expertise respective en matière de financement et de développement des systèmes alimentaires », explique Younes Addou, vice-président Agribusiness & Sustainability Solutions chez InnovX.

 

Lors du Forum, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé une subvention stratégique de 350.000 euros à InnovX, destinée à financer des études de diagnostic et de faisabilité sur les chaînes de valeur agricoles. Parmi les axes ciblés : la valorisation des sous-produits agricoles à des fins de séquestration du carbone.

Des projets concrets déjà en cours

MAVA s’inscrit dans une approche orientée terrain. Elle a déjà soutenu des projets pilotes autour de filières stratégiques comme le riz et la noix de cajou, à savoir :

Un start-up challenge a également été lancé avec Digital Africa (groupe PROPARCO), pour appuyer les meilleures innovations en Agtech, Fintech et Insurtech, avec des tickets d’investissement pouvant aller jusqu’à 100.000 dollars.

 

L’approche MAVA repose sur un modèle collaboratif unique mêlant innovation, appui financier, renforcement des capacités locales et mise en réseau. D’autres rencontres sont prévues dans les mois à venir pour assurer le suivi opérationnel des projets et maintenir la dynamique engagée sur le terrain, conclut le communiqué.

Kazyon obtient un financement de 30 millions de dollars de l’IFC pour son expansion au Maroc

Ce financement permettra d’augmenter la capacité des magasins et des infrastructures de stockage, avec pour objectif la création de 3.000 emplois, indique un communiqué de l’IFC.

Fondé en 2014, Kazyon est aujourd’hui le premier distributeur discount d’Égypte, avec plus de 1.000 magasins d’alimentation et cinq centres de distribution. Au Maroc, où l’entreprise est présente depuis 2023, elle exploite déjà plus de 150 magasins discount et un centre de distribution.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’investissement de l’IFC en Afrique, visant à structurer une chaîne de valeur « moderne » dans le secteur du commerce de détail et à « garantir une plus grande sécurité alimentaire pour les populations vulnérables », ajoute le communiqué.

« Nous sommes fiers de renforcer notre partenariat avec l’IFC, ainsi qu’avec d’autres institutions financières de premier plan. Ce financement consolide notre position en tant que premier discounter alimentaire africain et arabe, présent du Maroc à l’Arabie saoudite », a déclaré Hassan Heikal, fondateur et président exécutif de Kazyon, cité dans le communiqué.

De son côté, Cheick-Oumar Sylla, directeur de l’IFC pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique, a souligné l’importance de ce projet : « L’accès à des produits essentiels abordables est crucial pour assurer la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie. L’expansion de Kazyon renforcera le secteur du commerce discount au Maroc et jouera un rôle décisif dans l’accessibilité des produits nutritifs pour les familles ».

Selon la même source, l’IFC accompagnera également Kazyon dans l’intégration de l’égalité des sexes dans ses processus de recrutement et de promotion. Par ailleurs, l’institution aidera l’entreprise à développer des systèmes de gestion environnementale et sociale conformes à ses standards.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de partenariat-pays du groupe de la Banque mondiale pour le Maroc pour la période 2019-2025, qui vise à promouvoir des emplois de meilleure qualité dans le secteur privé et à développer le capital humain. Il est également en phase avec la Stratégie Genre 2024-2030 du groupe de la Banque mondiale, qui ambitionne d’accélérer l’égalité hommes-femmes pour un avenir plus durable et inclusif.

IFC envisage une participation minoritaire dans Holmarcom Finance Company pour 1,35 milliard de dirhams

Dans un communiqué de presse publié ce 12 décembre 2024, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé la conclusion d’un accord pour l’acquisition d’une participation minoritaire dans Holmarcom Finance Company (HFC) pour un montant de 1,35 milliard de dirhams, soit 135 millions de dollars. Cette opération, encore soumise à des autorisations réglementaires, a pour objectif d’accélérer l’accès aux services financiers en Afrique tout en promouvant une croissance économique durable.

Cette collaboration avec IFC s’inscrit dans la continuité d’un partenariat initié en 2021, avec une première prise de participation dans Holmarcom Insurance Activities (HIA), filiale d’HFC spécialisée dans les activités d’assurance. Ce nouvel investissement permet à IFC d’élargir son engagement à l’ensemble des activités financières du groupe, renforcées par l’acquisition de Crédit du Maroc.

« Ce partenariat reflète notre volonté commune de créer des opportunités de développement durable. En plus de soutenir nos ambitions, IFC nous apporte son expertise pour accompagner l’évolution de notre gouvernance et notre politique ESG, conformément aux standards internationaux », a déclaré Mohamed Hassan Bensalah, PDG du groupe Holmarcom.

Holmarcom Finance Company se positionne comme un acteur clé de l’intégration financière en Afrique. Son expansion repose sur trois axes stratégiques principaux. Le groupe ambitionne d’abord de renforcer sa position dans les secteurs bancaires et des assurances en consolidant ses filiales pour accroître leur compétitivité sur les marchés marocain et africain. Ensuite, il cherche à diversifier ses métiers financiers en explorant de nouvelles opportunités dans les services financiers. Enfin, il vise à accélérer son expansion en Afrique subsaharienne pour répondre aux besoins des marchés subsahariens majeurs, notamment pour les PME et les femmes entrepreneurs.

IFC jouera un rôle central dans l’atteinte de ces objectifs. Son soutien financier et technique permettra à HFC de mieux accompagner les petites et moyennes entreprises (PME), tout en favorisant des projets écologiques visant une transition vers une économie durable.

L’arrivée d’IFC au capital de HFC marque une volonté de renforcer l’inclusion financière avec un accent particulier sur l’accès au crédit pour les PME et le financement de projets verts. L’objectif est de soutenir les entreprises locales, notamment celles dirigées par des femmes, et de contribuer à des initiatives écologiques en Afrique.

« Cet investissement traduit notre engagement en faveur de l’inclusion financière et du développement durable au Maroc et en Afrique. Nous sommes fiers de ce partenariat avec Holmarcom, qui s’aligne sur notre stratégie en Afrique visant à libérer de nouvelles opportunités pour les PME, les femmes entrepreneurs et la finance climatique », a affirmé Aliou Maiga, directeur des institutions financières d’IFC pour l’Afrique.

HFC bénéficiera également d’un accompagnement conseil d’IFC pour améliorer son cadre de gouvernance, notamment en matière de durabilité et d’intégration des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Ce renforcement vise à structurer davantage l’organisation pour répondre aux standards internationaux tout en maintenant une approche inclusive.

IFC s’impose comme un acteur incontournable du développement économique au Maroc. Au cours des trois dernières années, l’institution a mobilisé plus d’un milliard de dollars dans le pays. Rien que pour l’année fiscale 2024, elle a engagé environ 600 millions de dollars pour soutenir des secteurs clés, renforçant ainsi son rôle de catalyseur de la croissance économique et de la résilience.

IFC mise 363 MDH et rejoint le tour de table de BLS de la famille Belkhayat

La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale et institution d’aide au développement axée sur le secteur privé dans les marchés émergents, a annoncé, ce mercredi 23 octobre, une prise de participation en monnaie locale d’une valeur de 363 millions de DH (soit environ 37 millions de dollars) dans Building Logistics Services S.A (BLS), prestataire de services logistiques au Maroc et filiale de H&S Invest Holding, précise un communiqué.

L’accord d’investissement entre IFC et BLS a été signé en marge des Assemblées annuelles 2024 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale.

Suite à cet investissement, IFC détiendra une participation minoritaire dans BLS aux côtés de STOA, un fonds d’impact créé fin 2017 qui a également acquis une participation minoritaire de 20 % dans BLS en 2023, ajoute-t-on.

Le projet, poursuit la même source, répond au besoin de modernisation et de professionnalisation des services de transport et de logistique dans le pays, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux marchés et aux services, tout en réduisant les coûts pour les entreprises et les particuliers.

« Je suis ravi et honoré de voir IFC rejoindre notre Conseil d’administration. Leur contribution et celle de l’équipe infrastructure de STOA permettront à BLS d’accélérer le déploiement de ses services sur le marché et d’être plus centré sur le client », a déclaré Moncef Belkhayat, PDG de H&S Invest Holding.

Et d’ajouter : « Nous mettrons en place une politique en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG) avec l’ambition d’être la première société logistique africaine en termes de protection de l’environnement, de politiques de développement durable et de gouvernance d’entreprise au plus haut niveau ».

« La prise de participation de IFC dans BLS renforcera la compétitivité du secteur logistique marocain », a indiqué Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour l’Afrique. « En soutenant un champion local de la logistique dans l’expansion de ses opérations, ce projet contribuera à rendre les chaînes d’approvisionnement plus efficaces et soutiendra les ambitieux objectifs de développement de l’entreprise qui créeront des emplois et amélioreront les conditions de vie », ajoute le même responsable.

Le projet s’aligne sur le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Maroc pour les exercices 19-25 et s’inscrit dans le mandat d’IFC de mobiliser des capitaux privés à long terme pour le financement d’infrastructures essentielles de transport et de logistique dans les marchés émergents.

Au cours des trois derniers exercices, IFC a investi et mobilisé 1,3 milliard de dollars au Maroc et pour ce seul exercice, elle a déjà engagé près de 600 millions de dollars en faveur de la réalisation des objectifs de développement du pays, conclut-on.

IFC et OCP lancent un projet pour remédier à la pénurie d’eau au Maroc et à l’insécurité alimentaire en Afrique

Le prêt soutiendra la construction d’un pipeline de 219 kilomètres et d’une station de pompage pour transporter de l’eau dessalée depuis les usines de dessalement existantes et prévues par le Groupe OCP à Jorf Lasfar, sur l’océan Atlantique, jusqu’aux sites de production du Groupe à Khouribga, dans le centre du Maroc.

La construction est déjà bien avancée et, une fois achevé, le pipeline aura une capacité annuelle totale de 80 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de l’eau contenue dans plus de 32.000 piscines olympiques.

Le Maroc s’efforce de remédier à une situation de stress hydrique sévère, qui affecte la production agricole et impacte le développement économique du pays. Ce projet fournira au Groupe OCP une source d’eau durable et fiable en plus de libérer de l’eau pour les agriculteurs, les entreprises et les consommateurs à l’intérieur de Khouribga et dans ses alentours.

«Nous sommes ravis de l’accompagnement et du soutien d’IFC face à l’un des défis les plus urgents de notre époque : la pénurie d’eau », a déclaré Mostafa Terrab, Président-Directeur Général du Groupe OCP. « Ce projet témoigne de l’engagement du Groupe OCP en faveur du développement durable et de l’innovation. En sécurisant une source fiable d’eau dessalée, nous permettons non seulement la poursuite de la croissance de nos opérations, mais nous fournissons également des ressources essentielles aux communautés locales. Cette initiative s’aligne parfaitement avec notre vision de renforcer la résilience et la sécurité alimentaire à travers l’Afrique. Ensemble avec IFC, nous traçons la voie vers un avenir durable et prospère ».

« La pénurie d’eau est un obstacle majeur au développement économique en Afrique – et ce projet innovant du Groupe OCP montre comment les entreprises peuvent développer des solutions pour relever des défis de développement complexes », a déclaré Makhtar Diop, Directeur Général d’IFC.

« En soutenant la construction de ce pipeline, IFC permet au Groupe OCP de répondre non seulement à ses propres besoins en eau, mais également de fournir des ressources en eau vitales aux communautés et de soutenir la production de cultures à forte valeur ajoutée, contribuant ainsi à un avenir plus résilient et sécurisé sur le plan alimentaire pour l’Afrique ».

Le pipeline fait partie du programme d’eau du Groupe OCP, mis en œuvre par sa filiale spécialisée, OCP Green Water, qui vise à fournir 100% d’eau non conventionnelle au Groupe pour fin 2024. D’ici 2027, grâce à des investissements totalisant 611 millions de dollars, le Groupe OCP prévoit une capacité de production de 560 millions de m3/an d’eau dessalée et 60 millions de m3/an d’eaux usées traitées. Combiné à de nouvelles technologies pour réduire les besoins en eau du Groupe, cela garantira non seulement l’approvisionnement de ses opérations industrielles, mais offrira également une capacité excédentaire aux communautés locales, renforçant ainsi leur résilience face au changement climatique.

Ce projet soutient la priorité du Maroc en matière de développement durable et s’aligne étroitement avec la stratégie du Groupe de la Banque mondiale au Maroc, qui accorde une attention particulière au climat. D’ici 2030, le pipeline devrait être entièrement alimenté par des sources renouvelables, améliorant ainsi l’accès aux ressources en eau durables et renforçant la résilience face aux chocs climatiques.

Le projet soutient également la stratégie pays d’IFC pour le Maroc, qui se concentre sur la promotion d’investissements favorisant le développement d’infrastructures durables et la croissance verte et inclusive.

Fipar Holding et la SFI veulent entrer dans le capital de Retail Holding de Zouhair Bennani

Le Conseil de la concurrence a reçu la notification d’un projet de concentration concernant l’acquisition, par la société Holding Financière, de participations et d’investissements (Fipar Holding), et par la Société financière internationale, (SFI) du « contrôle conjoint » de la société Retail Holding aux côtés des sociétés Best Financière et Sanam Holding.

Fipar Holding est un fonds d’investissement généraliste détenu par CDG Invest. A travers cette opération, la société Fipar Holding projette d’acquérir 12,03% du capital social et des droits de vote de Retail Holding.

De son côté, SFI, membre du groupe de la Banque mondiale, projette de se porter acquéreur de 7,05% du capital social et des droits de vote de Retail Holding.

Retail Holding est une société ayant pour principal objet la prise de participation directe ou indirecte dans des sociétés.

Au Maroc, elle est un acteur de premier plan dans le secteur de la distribution et détient plusieurs enseignes de distribution alimentaire et de distribution spécialisée (Carrefour, Carrefour Market, Atacadao, Kiabi, Virgin, Gifi, etc.). Son siège social est situé à Rabat et ses filiales sont principalement présentes à Casablanca et Rabat, ainsi qu’en France et en Côte d’Ivoire. L’activité de ses principales filiales englobe l’achat et la vente de produits de consommation courante, notamment de produits alimentaires et non-alimentaires.

IFC accorde un prêt d’un milliard de DH à Crédit du Maroc

Cette ligne, qui est destinée à promouvoir le développement des petites et moyennes entreprises (PME), de l’entrepreneuriat féminin et des projets verts, s’inscrit dans le cadre mondial des Objectifs de développement durable (ODD) tels que répertoriés dans l’agenda 2030 de l’ONU.

Cet accord est en phase avec la stratégie d’IFC au Maroc, qui vise à soutenir la croissance économique via la création d’emplois, en favorisant l’essor des PME, l’épine dorsale de l’économie du pays et à développer des projets en mesure d’atténuer les effets du changement climatique, explique un communiqué conjoint.

Les PME représentent plus de 90% des entreprises et contribuent à plus de 20% du PIB du Maroc, selon les données de la Banque mondiale. Toutefois, elles peinent à accéder aux financements pour croître et créer de l’emploi. En effet, peu ont accès à un prêt bancaire ou à une ligne de crédit.

En outre, le Maroc fait face à d’importants besoins de financement pour atteindre son objectif de porter la part des énergies renouvelables à 52% de son mix énergétique d’ici 2030, et pour poursuivre ses efforts dans les domaines de l’efficacité énergétique, des bâtiments écologiques et de l’agriculture climato-intelligente, selon la même source.

« Crédit du Maroc, désormais filiale du groupe marocain Holmarcom, est plus que jamais déterminée à jouer un rôle moteur dans la construction d’une économie inclusive et durable. Avec cette 2e ligne de financement, notre partenariat stratégique avec IFC se renforce et nous permet d’adresser des sujets qui nous tiennent à cœur et qui cadrent avec nos ambitions stratégiques », a déclaré Ali Benkirane, président du directoire de Crédit du Maroc, cité dans le communiqué.

Cet accord est le deuxième partenariat en moins d’un an entre Crédit du Maroc et IFC. En décembre 2022, les deux institutions avaient signé un accord pour la mise en place d’une ligne de financement de 50 millions de dollars afin de répondre à la demande croissante de financement du commerce dans le pays.

https://medias24.com/2023/02/08/ifc-accorde-un-pret-de-50-millions-de-dollars-a-credit-du-maroc/#:~:text=La%20Soci%C3%A9t%C3%A9%20financi%C3%A8re%20internationale%20(IFC,financement%20du%20commerce%20au%20Maroc.

 

Start-up : Tamwilcom et IFC s’allient pour la création de nouveaux véhicules de financement

Hicham Zanati Serghini, directeur général de Tamwilcom, et Xavier Reille, directeur d’IFC pour le Maghreb et Djibouti, ont procédé, ce mardi 19 septembre à Rabat, à la signature d’une convention de coopération devant donner naissance à de nouveaux véhicules de financement des start-up marocaines, à même de les accompagner dans leur croissance en leur donnant accès au capital.

À cette occasion, Hicham Zanati Serghini a déclaré que « grâce à ce partenariat avec IFC, Tamwilcom pourra renforcer notamment le segment accélération, qui demeure faiblement servi à l’heure actuelle, et ce, afin de contribuer à accroître le nombre de start-up pouvant réaliser des levées de fonds, à l’avenir, pour financer leur développement ».

Pour sa part,  Xavier Reille a rappelé que « le Maroc a besoin d’un écosystème de start-up fort, moteur d’innovation et de compétitivité pour l’économie du pays ». Et de poursuivre : « Ce nouveau partenariat entre Tamwilcom et IFC permet de renforcer l’écosystème des start-up dans le Royaume, notamment dans la phase cruciale d’amorçage. Il s’inscrit dans le partenariat de long terme du Groupe de la Banque mondiale avec Tamwilcom et le Fonds innov invest ».

Jesko Hentschel, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, a indiqué en substance  que « la Banque mondiale se réjouit de cette nouvelle étape importante pour le renforcement d’un écosystème dynamique de start-up au Maroc, clé pour une croissance plus inclusive et résiliente ».

En définitive, ce partenariat stratégique permettra d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’écosystème de l’entrepreneuriat innovant au Maroc. Il viendra ainsi compléter les interventions du Fonds innov invest dans sa nouvelle édition, en s’alignant sur les meilleurs pratiques et standards internationaux.

Partenariat IEF-IFC pour promouvoir la bonne gouvernance au sein des entreprises familiales

« J’ai signé ce matin un partenariat historique avec IFC, représentée par Xavier Reille, son Country Manager Maghreb », a déclaré Kacem Bennani-Smires, président de IEF-Maroc, avant de préciser que ce partenariat englobe une formation sur les problématiques de la bonne gouvernance, la conduite d’une analyse de l’environnement marocain des entreprises familiales et l’accompagnement de l’IEF-Maroc dans son développement.

Cette convention a pour objectif d’établir les mécanismes de coopération entre les deux parties et de réaliser une étude pour le recensement et l’évaluation des entreprises familiales marocaines.

IFC contribuera à cette étude, qui devrait identifier le nombre et la taille des entreprises familiales, par la collecte des données sur l’état de l’entreprise familiale au Maroc, et accompagnera l’IEF pour soutenir sa stratégie de développement.

Les gammes de produits de services d’investissement proposés comprennent les prêts, les placements en actions, le financement du commerce et des matières premières, les produits dérivés, le financement structuré et le financement mixte.

OCP obtient un prêt d’IFC de 100 M€ pour la production d’engrais verts en utilisant l’énergie solaire

Dans le cadre de cet accord, la Société financière internationale (SFI) accordera un prêt vert de 100 millions d’euros au groupe OCP pour la construction de deux centrales solaires. Celles-ci fourniront de l’énergie propre à ses activités dans les villes minières de Benguerir et de Khouribga.

Ces centrales auront une capacité combinée de 400 mégawatts-crête (MWc) et jusqu’à 100 mégawattheures (MWh) de stockage en batterie, ce qui en fait le premier projet solaire photovoltaïque à grande échelle doté d’une infrastructure de stockage intégrée au Maroc − et le plus grand en Afrique du Nord −, précise un communiqué conjoint publié à l’issue de la signature de l’accord.

Un prêt vert est une forme de financement de projets remplissant les conditions requises et contribuant à la réalisation d’objectifs environnementaux tels que l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique.

« L’accord d’aujourd’hui constitue une étape majeure vers notre objectif d’utiliser 100% d’énergie renouvelable dans notre production d’engrais d’ici 2027 », déclare Mostafa Terrab, président-directeur général du Groupe OCP, cité dans le communiqué.

« IFC est fière de soutenir OCP dans sa démarche de réduction de son empreinte carbone, une stratégie qui aura des  effets positifs à long terme non seulement au Maroc, mais aussi sur l’approvisionnement alimentaire mondial », explique Makhtar Diop, directeur général d’IFC. « L’industrie des engrais a besoin d’entreprises de premier plan comme OCP pour s’engager sur la voie du développement durable, et IFC est déterminée à soutenir cette transition importante », poursuit la même source.

Il s’agit du deuxième prêt octroyé par IFC à OCP cette année. En avril dernier, dans le cadre de la première phase du programme solaire de 1,2 gigawatts-crête (GWc) d’OCP, IFC a accordé un prêt de 100 millions d’euros pour la construction de quatre centrales solaires, également à Benguerir et Khouribga, d’une capacité combinée de 202 MWc.

Le programme solaire du groupe OCP est mis en œuvre par OCP Green Energy SA, sa filiale détenue à 100% et créée en 2022 pour développer les activités de production d’énergies renouvelables du groupe OCP. Cela fait partie du programme d’investissement vert de 13 milliards de dollars du groupe OCP, qui vise à augmenter sa production d’engrais verts et à convertir entièrement ses opérations à l’énergie verte d’ici à 2027.

Ce projet s’appuiera également sur l’expertise d’InnovX, une entreprise multisectorielle lancée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) dédiée au développement d’entreprises et d’écosystèmes innovants et durables à fort impact local.

L’accord de prêt vert d’IFC avec OCP s’inscrit dans le cadre de sa stratégie visant à accroître les investissements et les projets liés au climat dans les marchés émergents, à décarboner les économies et à s’adapter au réchauffement de la planète. Ce projet s’inscrit également dans le cadre de la Plateforme mondiale pour la sécurité alimentaire d’IFC, un mécanisme de financement de 6 milliards de dollars lancé en 2022 afin de renforcer la capacité du secteur privé à répondre à la crise alimentaire et à soutenir la production durable de nourriture.

Un prêt de 8 millions de dollars de l’IFC à Al Amana Microfinance pour soutenir les microentreprises

En vertu d’un accord signé vendredi 8 juillet, la Société financière internationale (IFC) accordera un financement de 8 millions de dollars à Al Amana Microfinance. Il lui permettra de renforcer son impact et de couvrir davantage de micro-entrepreneurs et d’entreprises informelles. Au moins la moitié du prêt sera destinée à soutenir les femmes et les entreprises détenues par des femmes.

« Notre soutien à Al Amana Microfinance permettra d’améliorer l’accès au financement pour de nombreuses microentreprises, y compris celles dirigées par les femmes, et de poursuivre leurs activités », a déclaré Cheick Oumar Sylla, directeur régional d’IFC pour l’Afrique du Nord, cité dans un communiqué.

Al Amana Microfinance et IFC sont partenaires depuis 2006 grâce à un programme d’assistance technique qui a évalué sa préparation institutionnelle pour une transformation en cas de réforme de la réglementation au Maroc.