City Club : les détails du conflit avec la CNSS

2.049.243 DH. Le montant peut sembler insignifiant à l’évocation de City Club, chaîne de salles de sport la plus importante au Maroc. C’est pourtant cette dette, invoquée par la CNSS, qui vaut aujourd’hui au groupe de Jonathan Harroch une avalanche de saisies judiciaires.

Selon nos informations, la créance résulte d’un cumul de cotisations impayées entre décembre 2017 et janvier 2024. Elle comprend les droits d’adhésion à l’organisme de sécurité sociale, la taxe de formation professionnelle, les droits d’adhésion à l’assurance maladie obligatoire… L’ardoise est amplifiée par des pénalités de retard.

Une douzaine de salles attendant leur mise aux enchères

Le débiteur s’est abstenu de régler « spontanément » son dû, d’où l’exécution forcée diligentée par la branche casablancaise de la CNSS. Résultat : au moins une douzaine de salles, localisées dans plusieurs régions, sont actuellement immobilisées en attendant leur vente aux enchères. L’opération touche précisément les fonds de commerce, le foncier étant souvent loué par City Club.

La CNSS réclame une seule créance, mais pour la récupérer, elle a dû soumettre une requête séparée pour chaque salle concernée. Car, chacune d’elles fonctionne en tant que société commerciale indépendante.

La défense de Jonathan Harroch a tenté de court-circuiter les ventes en faisant appel. Principal argument : une « transaction » signée en 2022 avec l’établissement public. Celle-ci faisait bénéficier City Club d’un rééchelonnement de la dette sur 57 mois. L’autre élément tient, selon la même partie, à l’absence d’un « jugement actant le paiement » de la créance ou d’une « mise en demeure ».

Des expertises sont en cours pour fixer la mise à prix des fonds de commerce

Ces défenses n’ont visiblement pas convaincu la cour d’appel de commerce de Casablanca. Hormis City Club Agadir, dont la vente a été annulée, les décisions ont été pour la majeure partie confirmées par la juridiction de second degré.

Après les arrêts confirmatifs d’octobre 2024, d’autres ont suivi entre décembre 2024 et janvier 2025 (City Club Médina, El Jadida et Tanger), ouvrant la voie à la phase d’exécution. Des expertises sont en cours pour fixer la mise à prix des fonds de commerce ciblés.

Ce conflit renforce le doute autour de l’avenir du groupe, déjà fortement secoué par le volet pénal visant son dirigeant, Jonathan Harroch. L’intéressé est englué dans deux affaires parallèles. La première, où il est poursuivi pour chèque sans provision, lui a récemment valu une condamnation à deux ans de prison ferme. La deuxième, plus grave, est en cours d’instruction. L’homme d’affaires y est soupçonné de trafic d’êtres humains.

L’encours des crédits atteint plus de 1.070 MMDH en novembre 2023

La dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib montre une hausse notable des crédits bancaires en novembre 2023 par rapport à la même période en 2022.  L’encours des crédits bancaires se situe à 1.078,7 MMDH, en progression de 5,3%, soit 54,6 MMDH en valeur.

L’encours des crédits immobiliers en novembre 2023 est stable par rapport au mois précédent à 302,4 MMDH. Par rapport à la même période de l’année précédente, l’encours des crédits immobiliers a progressé timidement de 1,3%.

Les comptes débiteurs et crédits de trésorerie ont reculé de 0,9% d’un mois sur l’autre. L’encours en novembre atteint 255,6 MMDH, en baisse de 2,3 MMDH par rapport à octobre. Par rapport à novembre 2022, l’encours a baissé de 1,5%, soit près de 3,8 MMDH en valeur.

Les créances en souffrance ont reculé par rapport au mois précédent. En novembre, elles atteignent 94,5 MMDH, en retrait de 0,6% par rapport au mois précédent. Sur une année glissante cependant, les créances en souffrance augmentent de 4,8 MMDH.

Les crédits de trésorerie repartent à la hausse en octobre, les impayés progressent

D’après les derniers chiffres des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib à fin octobre, les créances en souffrance atteignent 95,1 MMDH, en hausse de 6,4% ou 5,7 MMDH sur 12 mois.

Avec l’accroissement du portefeuille des créances en souffrance, le chantier de création d’un marché secondaire des créances impayées semble devenir un impératif.

L’encours des crédits bancaires a baissé de 0,2% par rapport au mois précédent à 1.081 MMDH. Sur une année glissante, les crédits affichent une progression de 4,9% ou 50 MMDH en valeur.

Ce qui ressort principalement des chiffres, c’est une reprise soutenue des crédits de trésorerie de 3% en octobre à 258 MMDH par rapport au mois précédent. Sur un an, ils reculent néanmoins de 3,8%.

Les crédits à l’équipement progressent de 0,6% à 190,7 MMDH. Les crédits aux promoteurs sont en quasi stagnation par rapport au mois précédent à 52,3 MMDH. Ces derniers ont affiché une baisse de 1,7% depuis le début de l’année, dans le sillage du resserrement monétaire.

Hausse du crédit bancaire et des impayés en septembre

La dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib montre une hausse notable des crédits bancaires en septembre 2023 par rapport au mois précédent.

L’encours des crédits bancaires se situe à 1.084 MMDH, en hausse de 2,2% ou 22,8 MMDH par rapport à août 2023. Si l’on compare avec la même période en 2022, le crédit bancaire affiche une progression de 4,6% soit 47,8 MMDH.

L’encours des crédits immobiliers en septembre 2023 est stable par rapport au mois précédent à 301,7 MMDH. Par rapport à la même période l’an précédent, l’encours des crédits immobiliers a progressé de 1,5%.

Les comptes débiteurs et crédits de trésorerie ont affiché une accélération de 2,1% d’un mois sur l’autre. L’encours en septembre atteint 250,4 MMDH, en hausse de 5,2 MMDH par rapport à août. Par rapport à septembre 2022, l’encours a baissé de 6,1%. Depuis le début de l’année, l’encours a reculé de près 13,6 MMDH.

Les créances en souffrance ont également augmenté par rapport au mois précédent. En septembre, elles atteignent 95,1 MMDH, en hausse de 1,2% par rapport au mois précédent. Sur une année glissante, les créances en souffrance augmentent de 6,57 MMDH.

Crédit bancaire : léger recul des impayés en avril 2022

La dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib montre une baisse des crédits bancaires en avril 2022 par rapport au mois précédent.

L’encours des crédits bancaires se situe à 980 milliards de dirhams, en hausse de 0,8% ou 7,9 milliards de dirhams par rapport à mars 2022. Si l’on compare avec la même période en 2021, le crédit bancaire affiche une progression de 3,2% mais accuse une baisse de 0,5% en YTD (Year to date, ou cumul annuel jusqu’à ce jour).

Dans le détail, le crédit immobilier en avril 2022 a affiché une légère hausse de 0,2% par rapport à mars 2022, à 293 milliards de dirhams. Par rapport à la même période l’an dernier, l’encours des crédits immobiliers a progressé de 2,3%.

Les comptes débiteurs et crédits de trésorerie ont affiché une hausse de 4,2% d’un mois à l’autre. En mars, l’encours atteint 236,4 milliards de dirhams. Par rapport à fin avril 2021, l’encours a progressé de 10,5%.

Le crédit à l’équipement s’affiche à 175,5 milliards de dirhams, en légère progression de 0,3% par rapport au mois dernier. Comparé à la même période l’an dernier, il régresse de 2,9%.

Le crédit à la consommation évolue légèrement de +0,3% à 56,3 milliards de dirhams. Sur une année glissante, il progresse de 2,3%.

Baisse des encours au secteur financier en avril 2022

Concernant les différentes catégories d’emprunteurs, l’encours des crédits aux ménages s’élève à 371,5 milliards de dirhams, en hausse de 0,3% par rapport au mois dernier. Par rapport à fin avril 2021, l’encours a augmenté de 3,4%.

L’encours aux entreprises privées s’élève à 415,7 milliards de dirhams, en progression de 1,6% par rapport au mois dernier. Sur un an, l’encours aux entreprises privées affiche une hausse de 5,6%.

Concernant le secteur financier, l’encours des crédits bancaires a connu une forte contraction de 10,9%, ou 15,4 milliards de dirhams en valeur par rapport au mois dernier, à 126,4 milliards de dirhams. D’une année sur l’autre, l’encours a progressé de 3,2%.

L’encours au secteur public baisse légèrement de 0,3% à 66,9 milliards de dirhams par rapport au mois dernier. D’une année sur l’autre, l’encours affiche une baisse de 10,3%.

Les impayés stagnent en avril mais reculent concernant les entreprises privées

Les créances en souffrance s’élèvent à 86 milliards de dirhams en avril, en baisse de 0,2% par rapport au mois précédent. Sur un an, elles ont augmenté de 6,1% ou 4,95 milliards de dirhams.

Celles des ménages ont légèrement progressé de 0,2% par rapport à mars 2022. Elles atteignent 36,6 milliards de dirhams. Sur une année, elles affichent une progression de 5%.

Les impayés des sociétés non financières privées, en revanche, reculent d’un mois sur l’autre à 48,5 milliards de dirhams, en baisse de 0,6% par rapport au mois précédent. Sur une année glissante, ils affichent une croissance de 5,2%.

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