Incendie dans la forêt Ouadras à Aïn Lahcen (Tétouan), 15 hectares ravagés

L’opération se déroule dans des conditions climatiques difficiles, marquées par des rafales de vent du Chergui et des températures élevées, qui ont contribué à la propagation rapide des flammes ayant ravagé, jusqu’à présent, environ 15 hectares, composés essentiellement de conifères et d’essences secondaires.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur provincial de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) à Tétouan, Halim Akaâboun, a souligné que l’incendie s’est déclenché avec deux foyers rapprochés, précisant que « le premier foyer a été maîtrisé à 90%, tandis que les efforts se poursuivent pour circonscrire complètement cet incendie ».

Le responsable a précisé que les équipes d’intervention, composées d’environ 500 éléments des Forces armées royales, de la Gendarmerie royale, des Forces auxiliaires, de la Protection civile, de l’ANEF et des autorités locales, ainsi que des agents de la Promotion nationale et des volontaires de la population locale, et appuyées par 4 avions « Canadair » des Forces Royales Air, sont toujours mobilisées pour maitriser cet incendie.

Il a, en outre, noté que d’importants moyens logistiques et techniques ont été déployés, comprenant notamment des camions-citernes, des véhicules de première intervention, des ambulances, des bulldozers et d’autres engins.

M. Akaâboun a rappelé que les cartes de prévision publiées par l’ANEF, à travers ses bulletins d’alerte, permettent d’identifier les zones à risque élevé, en fonction des conditions météorologiques, notamment la hausse des températures et les vents de « chergui » enregistrés ces deux derniers jours.

Une enquête judiciaire a été ouverte par les services de la Gendarmerie royale, sous la supervision du parquet compétent, pour déterminer les circonstances du déclenchement de cet incendie.

Baisse des incendies de forêt et des surfaces brûlées au Maroc à fin août 2024

Selon un bilan établi par l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), 430 hectares de la superficie affectée étaient constitués de formations forestières arborées (55%), et 350 hectares d’essences secondaires et de formations herbacées (45%).

Baisse des incendies et des surfaces brûlées

En comparant les données de 2024 avec les années précédentes, le Maroc a connu une nette réduction des incendies et des surfaces brûlées, constate l’ANEF. Par rapport à 2022, une diminution de 40% des départs de feu a été constatée (375 feux), suivie d’une baisse de 30% en 2023 (350 feux) et de 15% par rapport à la moyenne décennale (2014-2023) qui était de 310 feux.

En termes de superficies brûlées, l’année 2024 affiche une réduction de 29 fois par rapport à 2022, où le record historique de 22.490 hectares brûlés avait été enregistré. Comparée à 2023 (6.100 hectares brûlés), la superficie affectée en 2024 est sept fois plus faible. De plus, la superficie brûlée en 2024 reste nettement en deçà de la moyenne décennale, estimée à 4.800 hectares, soit une réduction de 5,5 fois.

La superficie brûlée par incendie en 2024 a été 15 fois moins importante qu’en 2022 (45,6 ha/incendie) et quatre fois moins qu’en 2023. Comparée à la moyenne décennale (2014-2023), cette superficie est trois fois plus faible (11 ha/incendie).

L’ANEF explique cette amélioration par plusieurs facteurs :

• Conditions météorologiques favorables : Les zones forestières à risque ont bénéficié de conditions météorologiques moins propices au déclenchement et à la propagation des incendies durant les trois derniers mois.
Stratégie d’attaque précoce des feux : La politique de prévention adoptée par les différents acteurs, incluant le ministère de l’Intérieur, l’ANEF, la Protection civile, les Forces armées royales, et autres, a permis de maîtriser 80% des départs de feu avant qu’ils n’atteignent un hectare. Au total, 94% des incendies ont été contenus avant d’atteindre 5 hectares. Seuls deux incendies ont dépassé 100 hectares, à Taza (162 ha) et Tétouan (156 ha).
• Renforcement des moyens aériens : L’acquisition d’un septième Canadair et le déploiement stratégique de la flotte aérienne dans les zones à haut risque ont permis des interventions rapides, limitant l’impact des grands feux. Ces avions ont été mobilisés dans sept incendies majeurs, réalisant environ 250 largages et protégeant ainsi 19.000 hectares de forêt.
• Campagnes de sensibilisation : Les campagnes menées à l’occasion de la Journée nationale de sensibilisation contre les incendies de forêt (21 mai) et les Bulletins de risque d’incendie de forêt (BRIF) diffusés pendant les périodes critiques ont sensibilisé le public et renforcé la vigilance collective.

La région de Fès-Meknès est la plus touchée

La région de Fès-Meknès a été la plus touchée cette année, avec 40 départs de feu et 350 hectares brûlés, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (87 feux, 271 hectares) et de l’Oriental (112 hectares). Le dispositif de surveillance et d’intervention est maintenu à son niveau optimal, car le mois de septembre reste une période à haut risque.

Au niveau méditerranéen, le Maroc se distingue avec le taux le plus faible de surface incendiée par rapport à sa superficie forestière totale, relève l’ANEF. D’après l’Office européen chargé du suivi des feux de forêt (EFFIS), les surfaces brûlées cette année dans d’autres pays méditerranéens sont bien plus élevées : Espagne (38.058 ha), Italie (36.449 ha), Grèce (31.758 ha), Portugal (12.407 ha) et France (11.857 ha).

L’ANEF appelle instamment les utilisateurs des espaces forestiers, tels que les campeurs, les apiculteurs et les éleveurs, à faire preuve de vigilance. Il est crucial de limiter l’utilisation du feu, et de signaler immédiatement tout départ de feu ou comportement suspect aux autorités compétentes.

Incendie dans la forêt de Bourd (province de Taza) : 40 hectares détruits

Les espèces forestières touchées par l’incendie qui s’est déclaré dans la forêt de Bourd sont le chêne vert, le pin d’Alep et les herbes secondaires, a précisé à Médias24, Mourad Essaâfadi, directeur provincial de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) à Taza.

Une fois informées, des équipes d’intervention composées d’éléments de l’ANEF, de la Protection civile, des autorités locales, de la Gendarmerie royale, des Forces auxiliaires et des Forces armées royales (FAR) se sont mobilisées pour se rendre sur les lieux et entamer l’opération d’extinction des feux.

Il a souligné que les équipes d’intervention ont été confrontées à plusieurs difficultés sur place, notamment un terrain accidenté, des vents forts qui changent constamment de direction, des températures élevées et des difficultés d’accès au foyer du feu, ce qui a prolongé la durée de lutte contre l’incendie.

Les équipes d’intervention provinciales, soutenues par des équipes terrestres des FAR et deux avions Canadair, poursuivent leurs efforts pour circonscrire l’incendie.

Certaines résidences menacées par l’incendie ont également été évacuées, a précisé le responsable, notant que les efforts se poursuivent conformément aux instructions du centre de commandement sur place, supervisé par le gouverneur de la province de Taza, qui surveille la situation et prend les mesures appropriées.

 

 

Risque extrême de feux de forêt dans 11 provinces

Afin d’anticiper la problématique des incendies de forêt, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) publie une carte des zones à risque d’incendies de forêt sur l’ensemble du territoire national.

Pour les journées du 22 au 24 juin 2024 et après analyse des données relatives notamment aux types de forêt, à leurs niveaux de combustibilité et d’inflammabilité et aux paramètres topo-climatiques, l’ANEF a repéré :

La vigilance est requise de la part des riverains des forêts et de tous les citoyens, estivants et visiteurs, ainsi que des personnes travaillant en milieu forestier, afin de prendre les précautions nécessaires pour éviter les départs de feux de forêt.

L’Espagne poursuit sa coopération avec le Maroc pour lutter contre les incendies de forêt

L’accord de 1992 entre Rabat et Madrid prévoit une assistance mutuelle pour réduire les incendies de forêt et offrir une aide sur le terrain. « En ce qui concerne la coopération internationale pour la lutte contre les incendies, l’Espagne est déterminée à maintenir les accords bilatéraux avec le Portugal, le Maroc et la France », rapportent des médias espagnols, en citant le gouvernement espagnol.

Selon les mêmes sources, la ministre espagnole de l’Éducation, de la formation professionnelle et des sports et porte-parole du gouvernement, Pilar Alegría, a annoncé l’approbation par le Conseil des ministres du Plan de prévention et de lutte contre les incendies de forêt 2024. Ce plan, en place depuis 2005, comprend des mesures intersectorielles visant à aborder cette problématique.

Pilar Alegría a précisé que, dans le cadre des accords bilatéraux avec plusieurs pays, dont le Maroc, l’Espagne poursuivra sa coopération avec ce pays nord-africain en matière de lutte contre les incendies. En raison des conditions environnementales de l’Espagne, l’arrivée de l’été provoque de nombreux incendies qu’il est nécessaire de maîtriser pour en minimiser les effets.

En 2023, le Maroc a connu 466 incendies de forêt qui ont affecté environ 6.426 hectares. En comparaison, l’année 2022 avait enregistré près de 500 incendies, causant des dommages sur une superficie totale de 22.700 hectares. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a été particulièrement touchée, avec 182 incendies détruisant 1.620 hectares en 2022, soit 40% du nombre des incendies à l’échelle nationale témoignant d’’une forte pression dans cette zone.

L’ANEF entame la publication quotidienne d’une carte des zones à risque d’incendie de forêt

Pour les journées du 30 mai au 2 juin 2024, et après analyse des données relatives notamment aux types de forêts et à leur niveau de combustibilité et d’inflammabilité, ainsi qu’aux paramètres topo-climatiques, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a repéré :

un risque extrême (niveau rouge) dans les provinces de Tanger Assilah, Fahs Anjra, Al Hoceima, Nador, Oujda Angad, Taourirt, Taza, Khénifra et Béni Mellal.

un risque élevé (niveau orange) dans les provinces de Larache, Chefchaouen, Ouezzane, Driouch, Sefrou, Taroudant, Berkane, Driouch, Rabat, Skhirat-Témara, Salé et Kénitra.

un risque moyen (niveau jaune) dans les provinces de Tétouan, Mdiq-Fnideq et Agadir-Ida Outanane.

La vigilance est requise de la part des riverains des forêts et de tous les citoyens estivants et visiteurs, ainsi que des personnes travaillant en milieu forestier, afin de prendre les précautions nécessaires pour éviter les départs de feu de forêt, prévient l’ANEP. L’Agence incite les citoyens à alerter rapidement les autorités locales en cas d’observation de fumées ou de comportements suspects.

Plus de 34 MDH pour l’entretien de 4 forêts à Tanger

Une enveloppe budgétaire de 34,6 millions de DH a été allouée à la mise à niveau et au renforcement de la protection des forêts urbaines aux alentours de la ville de Tanger.

Ce programme, qui fait l’objet d’une convention multilatérale, vise à réduire les risques d’incendies dans les forêts urbaines, à faciliter la lutte contre les incendies, à protéger les ressources forestières et à renforcer la prise de conscience sur l’importance de la protection des forêts.

Cette convention, approuvée par la commune de Tanger lors de sa session ordinaire du mois de février, concerne essentiellement les forêts de Donabo, Rmilat, Cap Spartel et Rahrah.

Selon une note d’information de la commune, ce programme comprend l’installation de 87 bornes d’incendies dans les zones à risques, l’ouverture de 9 kilomètres de nouvelles voies pour faciliter l’accès des équipes d’intervention et des engins, et l’entretien de 2 kilomètres de voies existantes.

Il porte également sur la construction d’une clôture sur une distance de 1.500 mètres pour empêcher tout accès non autorisé, l’ouverture de fossés de protection contre les incendies et l’élargissement des fossés existants, ainsi que la réalisation des opérations de nettoyage des arbres brûlés et de débroussaillement.

Le programme ambitionne aussi de reboiser les zones touchées par les incendies et les zones qui connaissent une détérioration du couvert forestier, en plus de la création d’une zone tampon autour des maisons.

(Avec MAP)

Le Maroc se prépare aux risques de feux de forêt cet été

Les 9 millions d’hectares de forêts du Royaume sont soumis à un risque d’incendie élevé, en particulier dans les régions du Nord, où prolifèrent les espèces conifères résineuses, hautement inflammables. D’ailleurs, lors des huit premiers mois de 2021, 55% de la superficie totale incendiée (2.722 ha) se situait dans la région de Tanger-Tetouan-Al Hoceima.

En cette année 2022 atypique sur le plan climatique, où la sécheresse a causé l’assèchement des arbres, prédisposant le couvert végétal aux incendies de forêt, Abderrahim Houmy, directeur de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), revient pour Médias24 sur la stratégie déployée par le Royaume dans la lutte contre ce phénomène de plus en plus fréquent.

En coordination avec le ministère de l’Intérieur, la Protection civile, la Gendarmerie royale, les Forces armées royales et les autorités locales, l’ANEF a opté pour une stratégie anticipative et participative, marquée par une coopération bilatérale avec les service des forêts des États-Unis (United States Forest Service), connus pour leur expertise en la matière.

La contribution financière de l’ANEF se chiffre à 150 MDH, incluant la prévention, l’investissement dans la modernisation des moyens d’opérations et les opérations d’interventions. Cette stratégie repose sur trois axes :

-la sensibilisation;

– la lutte terrestre et aérienne à travers une modernisation du métier de forestier, la digitalisation et l’utilisation de nouvelles techniques de restauration des forêts;

-la différentiation de la gestion et du développement forestier en fonction des vocations afin de prévenir et analyser les risques.

Une approche de prévention participative 

En plus des actions de sensibilisation à destination du grand public et l’aménagement des tranchées pare-feu, l’ANEF ambitionne de réinventer et structurer l’approche participative en consolidant la relation entre le citoyen et la forêt. Autrement dit, il s’agit d’encourager la participation effective des populations dans le processus décisionnel forestier, afin que le citoyen soit au cœur de la gestion forestière.

“Cette volonté se traduit par l’organisation de la population qui vit autour des forêts sous formes de coopératives, d’associations ou d’organismes de développement forestier (ODF), un nouveau concept pour valoriser les forêts du pays” précise Abderrahim Houmy.

L’ANEF souhaite ainsi transformer la forêt en un espace de création de richesses en responsabilisant les citoyens. Un dialogue permanent sera entretenu entre ces derniers et l’administration forestière, au sujet du respect des capacités forestières.

La flotte marocaine sera portée à 8 canadairs

La création de l’ANEF a accéléré la modernisation des moyens techniques d’intervention et de lutte contre les feux de forêt. A commencer par un drone pour délimiter les zones sensibles et à risques afin de protéger les citoyens “et collecter des informations en temps réel sur l’évolution des incendies,“ complète M. Houmy.

Sans oublier “cinq canadair opérationnels en attendant l’acquisition de trois autres dont le premier devrait être livré cet été, portant à 8 avions la flotte marocaine de Canadairs” indique notre interlocuteur. Cette modernisation est également illustrée par de nouveaux algorithmes pour la gestion des risques d’incendies en se basant sur l’intelligence artificielle (I.A).

“Un projet en cours de développement tout comme les nouvelles techniques de restauration des forêts. Un aspect crucial pour assurer l’avenir de la forêt marocaine”

La différenciation de la gestion du développement forestier 

Cet axe a une visée à long terme. Il détermine la gestion et le développement forestier en fonction des vocations. Partant du principe que les 9 milliards d’hectares de forêt dont dispose le Maroc “n’ont pas le même potentiel, ni la même vocation” selon M. Houmy, il s’agit donc de définir l’utilité des forêts du Maroc.

“Certaines doivent servir à la préservation de la biodiversité et peuvent aussi être des espaces de développement d’écotourisme comme les parcs nationaux et les sites d’intérêt biologique” explique-t-il.

“D’autres forêts dans la région du Nord ont un potentiel de production inexploité. En ce sens, la stratégie nationale prévoit une amélioration des rendements de production de ces forêts”. A travers notamment le repeuplement, à l’horizon de 2030, de 133.000 ha de forêts.

Plus de 200 incendies de forêt enregistrés en 2019 au Maroc

Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les feux de forêt, les Forces armées royales et la Gendarmerie royale travaillent en étroite coordination avec le Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ainsi que les éléments de la protection civile, pour la mise en œuvre du schéma de prévention.

De janvier à août 2019, 229 incendies ont été enregistrés. Les avions des FAR et la Gendarmerie royale ont mené plusieurs interventions dans 20 régions, effectuant 800 heures de vols.

Ces interventions ont eu lieu, en particulier, à Tanger, Nador, Tétouan, Kénitra, Oujda, Al Hoceima, Beni Mellal, Khémisset et Khénifra.

Pour faire face aux incendies, les FAR mettent en place dans les régions à risque, en hiver et en été, de manière préventive, différentes mesures telles que le matériel d’assistance et de secours au profit des habitants, les moyens d’intervention et de secours dans les centres médicaux, ainsi que les moyens de secours air et terre. 

Tétouan: 40 hectares ravagés par un incendie dans la forêt d’Aïn Lahcen

A présent, une grande partie de l’incendie, qui a détruit environ 40 hectares de couvert forestier, a été maîtrisée, a déclaré le commandant régional de la protection civile à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, le colonel Abderrahim Kabbaj, faisant savoir que le bilan demeure provisoire.

Les efforts se poursuivent et tous les moyens aériens et terrestres sont mobilisés pour venir à bout des flammes. Toutefois que les vents forts et le terrain accidenté ont augmenté la vitesse de propagation du feu et rendu plus difficile la tâche des équipes d’intervention.

Il a été procédé à la mobilisation de 10 camions citernes de la Protection civile, 6 engins du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, trois avions canadairs des Forces armées royales (FAR), trois ambulances, en plus de centaines de soldats, d’éléments des forces auxiliaires et d’autres services (Eaux et forêt, Entraide nationale) pour circonscrire l’incendie.

(Avec MAP)

La Chambre des conseillers adopte une proposition relative à son règlement intérieur

Composée de 292 articles répartis sur 7 parties, ladite proposition comprend plusieurs nouveautés dont notamment la régulation du mécanisme des questions relatives à la politique générale conformément à la décision du Conseil constitutionnel concernant les sujets y afférents, la répartition des durées d'intervention entre la Chambre et le Chef du gouvernement et la rectification de certains détails relatifs aux questions orales compte tenu des dysfonctionnements révélés par la pratique.

Selon le rapport de la commission de la justice, de la législation et des droits de l'Homme, présenté à cette occasion, cette proposition donne au président de la 2éme Chambre le droit de soumettre les rapports des commissions d'enquête à la justice, remplace la motion d'avertissement au gouvernement par une motion de questionnement et supprime la motion de censure.

Par ailleurs, le texte du règlement intérieur met l'accent entre autres sur l'équilibre en matière de répartition des compétences entre les commissions permanentes de la Chambre haute, la coordination avec la Chambre des représentants pour la tenue de séances plénières conjointes et la constitution d'une commission mixte de coordination entre les deux Chambres.

La première partie du règlement intérieur de la Chambre des conseillers est consacré aux instances de la Chambre. Elle fixe les modalités d'ouverture et de clôture des sessions de la Chambre, la composition et les attributions de son bureau, les conditions de constitution et les attributions des groupes parlementaires, des commissions permanentes et des commissions parlementaires provisoires d'enquête. Elle évoque également les décrets et la conférence des présidents.

La deuxième partie consacrée au fonctionnement de la Chambre, contient plusieurs chapitres relatifs à la fixation de l'ordre du jour de la Chambre, le déroulement des séances, les modes de vote, les avertissements et la discipline, l'immunité parlementaire et les nominations personnelles pour représenter la Chambre.

La troisième partie est consacrée à la procédure législative à travers des dispositions relatives aux projets et propositions de loi, l'action législatives des commissions, la discussion des projets et propositions de loi, la procédure d'adoption simplifiée, la nouvelle lecture d'un projet ou d'une proposition de loi sur proposition du Roi, la discussion du projet de loi de finances et l'approbation des traités et accords internationaux.

La quatrième partie est consacrée à la responsabilité du gouvernement devant la Chambre des conseillers. Elle contient des chapitres relatifs à la discussion du programme du gouvernement, la motion du questionnement du gouvernement, les déclarations et communiqués du gouvernement devant la Chambre, les questions relatives à la politique publique, les questions orales et les questions écrites, outre la discussion et l'évaluation des politiques générales.

La cinquième partie du règlement intérieur est consacrée à la relation de la Chambre des conseillers avec la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, le Conseil économique, social et environnemental et avec les institutions et instances de protection des libertés, de la bonne gouvernance, du développement humain durable et de la démocratie participative. Elle contient également des chapitres relatifs à la discussion des projets et propositions relatives à la révision de la Constitution et à l'amendement du règlement intérieur de la Chambre.

La sixième partie est consacrée au code de déontologie parlementaire tandis que la septième partie évoque des dispositions transitoires.

(Avec MAP)

Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger: 5 films marocains retenus pour la compétition officielle

Il s'agit de «Margelle» de Omar Mouldouira, «Entropya» de Yassine Marco Morocco, «Jezebel» de Amir Rouani, «Réglage» de Driss Gaidi et Hicham Ragragui et «La malédiction» de Faysal Boulifa, selon un communiqué du Centre cinématographique marocain (CCM).

Présidée par le réalisateur Nouredine Gounajjar, la commission de sélection qui était composée des réalisatrices Layla Triqui et Salma Bargach et des critiques de cinéma Omar Benkhemmar et Bouchta Farqzaid avait visionné 41 films.

(Par MAP)