Inclusion financière : une caravane pour digitaliser les paiements des commerçants

Développée en concertation avec les associations de commerçants, cette offre comprend plusieurs services adaptés à leurs besoins. Elle propose un compte bancaire dédié, une solution de crédit avantageuse pour financer leurs activités, ainsi que l’acquisition de terminaux de paiement électronique (TPE) afin de faciliter les transactions numériques.

En plus de ces services bancaires, une offre Barid Cash est également mise en place, permettant aux commerçants de bénéficier de services financiers plus accessibles et adaptés à leur réalité. L’objectif est de démocratiser les paiements digitaux et d’aider ces professionnels à moderniser leurs méthodes de transaction.

Pour assurer la diffusion de cette initiative, une caravane va parcourir plusieurs régions du Maroc afin de sensibiliser les commerçants aux bénéfices de l’inclusion financière et de la numérisation des paiements. Un projet pilote a été lancé dans la région Rabat-Salé-Kénitra. La généralisation à l’ensemble des régions du pays est prévue d’ici fin 2025.

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a insisté sur la nécessité de moderniser le commerce via la digitalisation des paiements. Selon lui, cette initiative accompagne les mutations de l’économie nationale et répond aux défis de la transformation numérique, tout en renforçant la compétitivité des commerçants.

Al Amine Nejjar, président du directoire d’Al Barid Bank, a mis en avant l’impact concret de cette offre. Il a expliqué qu’elle a été conçue en concertation avec les représentants des commerçants, afin de répondre directement à leurs attentes et de leur offrir des solutions adaptées pour mieux gérer leurs transactions financières.

Hassan Sakhi, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Rabat-Salé-Kénitra, a affirmé le soutien de son institution à cette initiative. Il a souligné l’importance d’accompagner les commerçants dans cette transition vers le numérique, en leur offrant des outils qui facilitent leur gestion quotidienne et renforcent leur position face à la concurrence.

De son côté, Sami Romdhane, directeur général de Visa au Maroc, a rappelé que les paiements numériques représentent un levier essentiel pour la croissance des commerçants. Il a cité une étude réalisée par Visa, révélant que deux tiers des petits commerçants préfèrent aujourd’hui les paiements numériques et que ceux qui les ont adoptés ont constaté une augmentation de leur clientèle et de leurs revenus.

Brelotte Ba : « L’inclusion digitale et financière est au cœur de la stratégie d’Orange »

L’inclusion commence par la connectivité. C’est en substance ce qu’a expliqué le directeur général adjoint d’Orange Moyen-Orient et Afrique, Brelotte Ba, au micro de Médias24, à l’occasion de la 2e édition du Gitex Africa. Sans accès aux services de base, la participation au monde digital reste hors de portée. C’est pourquoi Orange investit massivement, avec plus d’un milliard d’euros par an, pour développer les réseaux dans les zones urbaines et rurales africaines. Cet investissement couvre les infrastructures essentielles, telles que les câbles sous-marins et la fibre optique, pour assurer une connectivité robuste et fiable.

Il précise que depuis son lancement il y a 15 ans, Orange Money est devenu un pilier de l’inclusion financière, avec plus de 90 millions d’utilisateurs. Ce service permet non seulement les transferts d’argent, mais aussi les paiements et les crédits, comme avec Orange Bank Africa en Côte d’Ivoire. Chaque semaine, plus de 800 millions de transactions sont effectuées, ce qui illustre l’impact significatif de ces services sur la vie des populations.

 

Aussi, un autre élément d’inclusion : l’accès à l’électricité. « Dans les zones rurales subsahariennes, où un habitant sur deux n’a pas accès à une électricité de qualité, Orange propose des kits solaires abordables. Grâce à des solutions de paiement échelonné via Orange Money, même les foyers à faible revenu peuvent accéder à l’électricité et à la télévision, améliorant ainsi leur qualité de vie », affirme-t-il.

Enfin, pour combler le fossé des compétences digitales en Afrique, Orange a lancé les Orange Digital Centers. Ces centres, présents dans 18 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, offrent des formations gratuites en codage, des Fab Labs pour les prototypes et des accélérateurs de startups. À ce jour, « plus d’un million de personnes ont été formées grâce à des partenariats avec des géants de la technologie comme AWS, Microsoft et Meta », souligne-t-on.

Max  It, une super-app pour l’inclusion

À travers des investissements stratégiques dans la connectivité, des solutions innovantes pour l’inclusion financière et énergétique et des initiatives de formation digitale, l’opérateur télécom s’assure que personne n’est laissé pour compte dans la transition numérique. Max It, en particulier, est un exemple éclatant de cette stratégie inclusive. Elle vise à offrir un accès égal aux opportunités du monde digital à des millions de personnes à travers le continent africain. Défini par le directeur comme un écosystème intégré, la solution est prête à répondre aux besoins diversifiés de ses utilisateurs et à soutenir la croissance économique et numérique du continent. En combinant accessibilité, sécurité, soutien aux startups et innovation technologique, Max It se divise en trois parties :

Actuellement présente dans sept pays − le Cameroun, le Botswana, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie −, Max It vise à s’étendre à 17 pays d’ici la fin de l’année. « L’objectif est d’atteindre 45 millions de clients d’ici 2025 parmi les 150 millions de clients potentiels d’Orange », souligne-t-il.

Par ailleurs, grâce à un modèle de co-développement, une équipe centrale basée à Casablanca collabore avec des équipes locales pour adapter la plateforme aux besoins spécifiques de chaque pays. Cette approche permet une intégration pertinente des contenus locaux, comme l’ajout de la langue Wolof au Sénégal.

Inclusion financière : les recettes de la Reine Máxima pour le Maroc

L’événement ouvert à la presse a permis aux deux personnalités de faire le point sur le niveau d’inclusion financière au Maroc, tout en en identifiant les principaux obstacles. Les solutions et les principaux leviers à activer ont occupé une large partie de l’exposé de la Reine Máxima, qui s’est prêtée à l’exercice des questions-réponses avec les représentants de la presse nationale.

« Le Maroc, que je félicite, a fait beaucoup d’efforts pour renforcer l’inclusion financière. Pour preuve, le taux de la population adulte ayant accès aux services financiers formels est passé de 29% en 2017 à 44% en 2021. Toutefois, ce chiffre doit atteindre 100% », a déclaré la Reine, mandataire spéciale du secrétaire général de l’ONU depuis 2009.

Le cash corse l’équation

L’une des grosses épines dans le pied de l’inclusion financière est l’utilisation du cash. Un moyen de paiement plébiscité au niveau national pour les transactions, mais difficilement traçable dans le cadre des contrôles contre le blanchiment d’argent et la lutte contre le financement du terrorisme. De nombreux salariés du secteur privé – un acteur incontournable de l’inclusion financière – sont rémunérés en cash à la fin du mois.

« Il y a énormément de cash qui circule dans notre pays », a admis Abdellatif Jouahri. « 75% des consommateurs utilisent de l’argent liquide pour leurs transactions. Ces personnes ne perçoivent pas encore les multiples avantages du paiement digital, démocratisé par le mobile banking« , a souligné la Reine Máxima, qui a visité une quarantaine de pays dans le cadre de sa mission onusienne.

Le parti-pris de la Reine pour le paiement digital est justifié par le fait que ce moyen de paiement sécurisé peut faciliter l’accès au crédit, à l’épargne et aux produits d’assurances. Dans l’optique de renforcer l’inclusion financière au niveau national, la mandataire spéciale des Nations unies recommande, entre autres, la digitalisation des paiements de l’Etat, mais aussi celles des allocations sociales et de l’assurance santé.

Dans le même ordre d’idées, Jouahri a saisi cette occasion pour demander à la Reine Máxima des Pays-Bas de plaider la cause du paiement mobile auprès des autorités marocaines. « Pour l’heure, il existe près de 8 millions de M-Wallet au Maroc, mais ils sont très peu utilisés. La distribution des aides de l’Etat via le mobile banking est une bonne solution« , a martelé Abdellatif Jouahri, admettant toutefois que cette pratique n’a pas rencontré le succès escompté en raison de la frilosité des commerçants, acteurs majeurs de l’écosystème.

Par ailleurs, le mobile banking est cité comme un accélérateur de l’inclusion financière des agriculteurs et des femmes. Au Maroc, le gap entre les hommes ayant accès aux services financiers (56% en 2021) et les femmes incluses financièrement (33% en 2021), est conséquent.

Faire plus de place aux fintech

La Reine Máxima a également plaidé en faveur des fintech, mettant en avant leur capacité à innover. Selon elle, ces acteurs innovants constituent une partie de la solution en matière d’inclusion financière, notamment pour les femmes et le monde rural.

« Il faut donner plus d’espace aux fintech. Les banques et les opérateurs télécoms doivent travailler ensemble », a recommandé l’hôte de Jouahri. Au sujet des fintech, recensées par le guichet unique de Bank Al-Maghrib au nombre de 70, le wali a joué la carte de la franchise. « Des efforts sont déployés à notre niveau et par la CDG [Caisse de dépôt et de gestion, ndlr] pour promouvoir les fintech, mais les banques considèrent ces acteurs comme de potentiels concurrents », a concédé, en substance, le gouverneur de la Banque centrale. Au final, le sujet de l’inclusion financière et celui des fintech auront droit au chapitre dans le prochain Plan stratégique de la Banque centrale, qui sera implémenté à partir de 2024.

Mobile money : Digital Act publie son 1er policy paper et dresse des recommandations

Publié le 2 octobre par Digital Act, un collectif indépendant qui a pour vocation la contribution à une réflexion enrichie sur les principaux enjeux qui sous-tendent le numérique dans tous les domaines, ce policy paper a mis en exergue les obstacles à l’inclusion financière, les prérequis du paiement mobile ainsi que les perspectives sur ce volet.

« Dans sa dernière sortie, le wali de Bank Al-Maghrib a exprimé son mécontentement devant les médias en appelant au déploiement massif dans les meilleurs délais du mobile money. Cela en dit long sur la déception de l’argentier du royaume et témoigne de la nature de l’urgence. Il est incompréhensible que l’option du recours au mobile money pour distribuer des aides directes aux ménages impactés par la crise sanitaire, largement débattue, soit abandonnée. D’ailleurs le gouverneur de BAM a appelé les décideurs à lancer une opération pilote. » souligne Mohamed Douyeb, président et cofondateur de Digital Act.

« Qu’attendent donc les gouvernants et les politiques ? On ne le répétera jamais assez. Démocratiser le mobile money constitue aujourd’hui un accélérateur d’accès aux services financiers et donc, d’inclusion financière d’une bonne partie de la population qui reste exclue des mécanismes classiques de financement de l’économie. Mais c’est aussi un formidable modèle de création de richesse afin de soutenir la croissance et consolider notre nouveau modèle de développement. » a ajouté le président du collectif. 

Pour le développement du Mobile money au Maroc, ce policy paper a dressé plusieurs recommandations, à savoir : 

– L’assouplissement du cadre réglementaire afin de le rendre propice au développement du mobile money,

– Le renforcement l’interopérabilité par la mise en place d’un mécanisme unique à tous les acteurs,

– La garantie de la disponibilité technologique des services à travers le partage des infrastructures,

– La favorisation d’une étroite collaboration entre les différents acteurs : banques, opérateurs télécoms, sociétés de transfert d’argent, compagnies d’assurances et organismes de crédit,

– Etendre la gamme des services à travers la promotion du mobile, en tant que canal transactionnel financier habituel et non plus marginal, tout en développant des solutions innovantes, accessibles et à forte valeur ajoutée,

– L’intégration du mobile money comme levier du développement sine qua non de la micro-finance et micro-assurance,

– L’amélioration la distribution en étendant les points de distribution actuels pour la souscription aux services du mobile money,

– Le renforcement de la communication et l’éducation financière,

– La consolidation de la confiance des utilisateurs en sensibilisant sur la protection des données personnelles,

– La fédération des commerces et réseaux de distribution en leur offrant des dispositifs adaptés.

Document: voici la Stratégie nationale d’inclusion financière

Document accessible sur Médias 24, la synthèse de la banque centrale est publiée suite à la première réunion constitutive du Conseil national de l’inclusion financière, tenue le 1er avril au siège du ministère de l’Economie et des finances.

Le document met l’accent sur les principaux résultats des travaux effectués et les conclusions qui ont été dégagés en terme d’actions et de présentation de la structure de gouvernance, indique Bank Al Maghrib.

Présidée par Mohamed Benchaâboun, la réunion a connu la participation de Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, Othman Benjelloun, président du GPBM, Nezha Hayat, présidente de l’AMMC, et Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture.

La Stratégie nationale d’inclusion financière découle d’une initiative conjointe du ministère de l’Economie et des finances et de Bank Al-Maghrib.

Son objectif est de définir une vision commune et des orientations nationales afin de réduire les disparités en terme d’accès et de pénétration des services financiers. 

Lire aussi: Tenue de la 1ère réunion du Conseil national de l’inclusion financière

Tenue de la 1ère réunion du Conseil national de l’inclusion financière

Une réunion à laquelle ont participé Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, Othman Benjelloun, président du GPBM, Nezha Hayat, présidente de l’AMMC, ainsi que Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture.

Cette réunion, qui fait suite à la présentation par le ministre de l’Economie et des finances du projet de la Stratégie nationale d’inclusion financière au Conseil du gouvernement du 31 janvier dernier, a été l’occasion de présenter et valider les orientations de la nouvelle stratégie.

Il convient de rappeler que cette dernière a été développée sous l’initiative conjointe du ministère de l’Economie et des finances et de Bank Al-Maghrib. Elle vise à définir une vision commune et des orientations nationales en vue de réduire les disparités qui persistent en terme d’accès et de pénétration des services financiers. L’objectif étant de faire de l’inclusion financière un réel vecteur du développement socio-économique.

Les principaux leviers de la stratégie retenus par le Conseil portent sur:

– L’accélération du développement de modèles alternatifs adaptés aux spécificités de la population exclue notamment les femmes, les jeunes, les ruraux et la Très petite entreprise;

– Le renforcement du rôle du modèle « classique » dans la promotion de l’inclusion financière;

– Le renforcement des outils permettant de mieux appréhender le risque des populations exclues;

– La création des conditions d’un plus grand usage des produits financiers.

Lors de cette réunion, le Conseil national de l’inclusion financière a entériné le schéma de gouvernance de la stratégie et a confié la présidence du comité stratégique au wali de Bank Al-Maghrib.

La Conseil national a décidé également de l’organisation d’une journée de présentation et de sensibilisation au profit de l’ensemble des parties prenantes, des secteurs public et privé et des partenaires internationaux.

Inclusion financière: l’accord de prêt entre le Maroc et la BM signé

L’accord a été signé par Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Economie et des finances et Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations, département Maghreb, Bureau régional Moyen-Orient et Afrique du nord à la Banque mondiale.

A cette occasion, le ministre de l’Economie s’est félicité de l’adoption le 19 février 2019, par le Conseil d’administration de la Banque mondiale du nouveau cadre de partenariat pays 2019-2024 qui a été préparé en concertation avec les autorités marocaines. Ce nouveau cadre porte sur la promotion de la création d’emplois par le secteur privé, le renforcement du capital humain, la promotion d’un développement territorial inclusif et résilient, la gouvernance et l’engagement citoyen, l’autonomisation des femmes et des filles pour une prospérité partagée ainsi que l’économie numérique au service de l’emploi et d’une croissance plus rapide.

M. Benchaâboun a souligné l’importance de cette opération qui « contribuera au renforcement de l’inclusion financière et à la transformation numérique au profit des individus, entreprises et entrepreneurs ainsi que l’accélération de l’adoption des technologies numériques afin d’en faire une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité », indique un communiqué.

Irak: le coup de force de Nouri Al-Maliki

Dans une allocution à la télévision dimanche soir, Nouri al-Maliki a accusé Fouad Massoum d'avoir violé la Constitution, notamment en ne confiant pas à un Premier ministre la formation d'un nouveau gouvernement, et annoncé son intention de porter plainte contre lui.

Selon des médias officiels irakiens, la Cour fédérale aurait confirmé que la coalition de l'Etat de droit de M. Maliki était la plus importante du Parlement, et donc qu'il était le mieux placé pour le poste de Premier ministre, la Constitution stipulant que cette charge revient au chef de la première force parlementaire. Mais aucune confirmation officielle n'avait pu être obtenue lundi en milieu de journée, et plusieurs médias ont mis en doute l'authenticité de cette décision.

La charge de M. Maliki a soulevé l'ire des Américains qui l'ont prié de ne pas ajouter une crise politique aux urgences militaire et humanitaire."Nous soutenons fermement le président Massoum (qui) a la responsabilité de garantir la Constitution de l'Irak", a déclaré John Kerry lors d'un déplacement à Sydney, "nous espérons que M. Maliki ne causera pas de problèmes".

D'autant que Washington vient, pour la première fois depuis le retrait de ses troupes du pays fin 2011 de s'impliquer directement en Irak en menant des frappes aériennes contre des positions jihadistes dans le nord. La Cour fédérale avait levé la limitation à deux mandats du poste de Premier ministre, permettant à M. Maliki d'en briguer un troisième aux élections parlementaires du 30 avril.

Alliances mouvantes, allégeances fragiles: depuis ce scrutin le Parlement est devenu le lieu de toutes les tractations pour rester ou arriver au pouvoir. Dans cette bataille, M. Maliki a perdu de précieux alliés, américains ou membres de son propre parti, mais il n'a jamais abandonné, martelant que sa coalition était arrivée en tête, bien que sans majorité claire.

Bagdad quadrillée

Face à cette situation explosive, la capitale était quadrillée lundi par un nombre inhabituel de forces de sécurité, des mesures ressemblant à celles prises en cas d'état d'urgence, selon un haut responsable de la police. Plusieurs grandes artères étaient bouclées, des ponts fermés, et la "zone verte", où sont basées les institutions clés du pays, encore plus protégée que d'ordinaire.

Par ailleurs, une réunion extraordinaire des ambassadeurs des pays de l'UE a été convoquée à Bruxelles pour examiner les moyens de contrecarrer l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak. Dans sa courte allocution dimanche soir, le Premier ministre a affirmé que le pays faisait face à une "situation dangereuse", et que les "fils de l'Irak" devaient se tenir prêts.

Ces propos résonnent particulièrement alors que l'armée échoue depuis plus de deux mois à défaire les jihadistes qui se sont emparés de pans entiers du territoire sans rencontrer de grande résistance. Dans le Nord, les forces kurdes ont longtemps représenté le seul rempart contre les jihadistes. Réputés pour leur efficacité et leur organisation, les peshmergas ont même profité de la déroute de l'armée pour s'emparer de nouveaux territoires, déclenchant la fureur de M. Maliki.

Mais sous pression financière et plombées par le poids que représente la sécurisation d'un territoire agrandi de 40%, elles même ont dû fuir face à l'Etat islamique (EI). Les jihadistes en ont profité pour s'approcher à une quarantaine de km d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, et s'emparer du barrage de Mossoul, le plus grand du pays.

Appels à l'unité politique

Les difficultés des peshmergas ont largement pesé dans la décision de Washington de mener des frappes aériennes contre les jihadistes. Depuis jeudi, les forces américaines ont mené "avec succès de multiples frappes aériennes, tant avec des avions qu'avec des drones, pour défendre les forces kurdes près d'Erbil", selon des responsables.

Cela a permis aux peshmergas de reprendre l'avantage dans certaines villes. Dimanche, ils "ont libéré Makhmour et Gwer (…) Le soutien aérien américain a aidé", a affirmé un porte-parole des forces kurdes, Halgord Hekmat. Ils ont cependant perdu la ville de Jalawla à 130 km au nord-est de Bagdad après deux jours de combats féroces. La situation humanitaire reste, elle, catastrophique: des centaines de milliers de personnes ont été jetées sur les routes par l'avancée jihadiste. Parmi ces réfugiés, de nombreux chrétiens chassés de Mossoul, deuxième ville du pays tombée début juin aux mains des jihadistes et de la localité chrétienne de Qaraqosh, prise par l'EI la semaine dernière. La minorité kurdophone et non musulmane des Yazidis est également menacée depuis la prise de Sinjar, l'un de ses bastions. Réfugiés dans les arides montagnes environnantes, des milliers de Yazidis tentent de survivre entre la famine et les jihadistes, sous des chaleurs pouvant dépasser les 50°.

La Ligue arabe a accusé lundi les jihadistes de commettre des "crimes contre l'Humanité" en persécutant les Yazidis. Face à cette situation, les Etats-Unis ont largué depuis jeudi soir "plus de 74.000 repas et plus de 56.780 litres d'eau potable" aux populations en détresse, selon le Pentagone. Le Royaume-Uni a également commencé à larguer de l'aide, et la France en a livré.

Mais l'unité politique est un pré-requis pour "mener la bataille contre le terrorisme", a estimé le ministre français des affaires étrangères en visite en Irak dimanche. La communauté internationale implore depuis des semaines les politiciens irakiens de former un gouvernement d'unité nationale. Si Nouri al-Maliki remporte son combat et est nommé pour un 3e mandat, il aura 30 jours pour former un cabinet.

(Avec AFP) 

Holcim ferme une ligne de production à Oujda

L’augmentation de la capacité de production de la cimenterie Holcim de Fès ne manque pas d’avoir des conséquences sur l’entreprise. Le premier effet de cette extension porte sur l’unité d’Oujda qui va fermer l’une de ses lignes de production. «Cette usine dispose de deux lignes de production autonomes. En raison du recul des ventes dans la région de l’Oriental et du doublement de la capacité de production de l’usine de Fès, nous avons décidé d’optimiser la production et donc d’abandonner une partie de la production réalisée à Oujda», explique un haut responsable d’Holcim.

La ligne de production concernée par la fermeture servait à approvisionner l’usine de Fès en clinker, broyé par la suite pour produire du ciment prêt à l’emploi. D’une capacité globale d’1,6 millions de tonnes, l’usine d’Oujda va passer à 800.000 tonnes, «une capacité largement suffisante pour couvrir les besoins de la région tant que les frontières avec l’Algérie sont toujours fermées », précise la même source.

Notons par ailleurs que cette fermeture intervient dans une conjoncture économique difficile. Le secteur est en nette perte de vitesse depuis 2012 (le marché a encaissé une baisse de 21% par rapport à la même période de l’année passée), et aucun cimentier n’y échappe. L’année en cours continuera sur la même tendance. La demande nationale subira, selon les estimations des opérateurs, une baisse oscillant entre 5% et 10%.   


 

A la clôture, la Samir clôt les top 5

A la clôture de la séance du vendredi 3 mai 2013, les valeurs les plus échangées en vertu du nombre de contrats ont été :

Maroc Telecom avec 48 contrats totalisant un volume de 1302761,45 DH,
Attijariwafa bank avec 38 contrats totalisant un volume de 9252996,1 DH,
Disway avec 34 contrats totalisant un volume de 584326,85 DH,
Addoha avec 32 contrats totalisant un volume de 5410515,2 DH,
Samir avec 21 contrats totalisant un volume de 2417186,8 DH.

Le top 5 des valeurs par quantité de titres échangés revient à :

Addoha avec 96548 actions échangées pour 32 contrats,
Attijariwafa bank avec 27529 actions échangées pour 38 contrats,
BMCE Bank avec 25691 actions échangées pour 19 contrats,
Maroc Telecom avec 11826 actions échangées pour 48 contrats,
Samir avec 8396 actions échangées pour 21 contrats.