Indemnités et frais professionnels : un arrêté clarifie l’exonération CNSS et met fin au flou

Jusqu’à présent, de nombreux chargés de comptabilité en entreprise opéraient dans l’incertitude. Quelle indemnité pouvait-on soustraire de l’assiette de cotisation, et jusqu’où ?

L’arrêté 1314-25, publié au Bulletin officiel n° 7443 du 29 septembre 2025, apporte des réponses précises. Il met fin à des années de flou juridique et de pratiques hétérogènes entre entreprises.

Désormais, pour chaque type de paiement (frais de déplacement, indemnité de représentation, voiture de service, fin de contrat, etc.), le texte établit des conditions, plafonds et justificatifs exigibles pour que l’élément soit exonéré.

Un barème clair pour les entreprises et la CNSS

Concrètement, l’arrêté fixe un cadre normatif à des éléments de rémunération qui étaient souvent sources de divergences lors des contrôles. Les frais de déplacement, les indemnités de mission, les avantages en nature ou encore les primes de représentation sont désormais codifiés.

Pour les trajets domicile-travail, l’exonération est plafonnée à 500 DH par mois lorsque le lieu de travail est à l’intérieur du périmètre urbain, et à 750 DH par mois s’il est hors de ce périmètre urbain. Tout montant au-delà de ces plafonds est automatiquement soumis à cotisation. L’indemnité doit être clairement documentée (adresse du salarié, distance, zone urbaine ou non, etc).

Ce qui est prévu pour les frais de déplacement

Pour les frais de déplacement professionnels (transport, repas, hébergement), l’exonération est acceptée si les dépenses sont réelles, justifiées et reliées à un ordre de mission précis. Le salarié doit fournir les factures nominatives (transport, repas, hôtels), un ordre de mission interne mentionnant le motif, les dates, les lieux. Si une dépense est exagérée ou non justifiée pièce par pièce, l’administration peut la remettre en assiette.

Il est possible d’octroyer cette indemnité de manière forfaitaire, à condition qu’elle soit versée régulièrement et que le salarié soit tenu de se déplacer de façon continue en raison de la nature de son travail. Le plafond d’exonération de l’indemnité de déplacement et des frais de déplacement versés forfaitairement est fixé à 100% du salaire de base, sans dépasser 5 000 dirhams par mois. Cette exonération couvre tous les frais de déplacement, y compris le transport, les repas et l’hébergement.

Lorsque ce plafond ne suffit pas, l’employeur doit justifier le montant total des frais au moyen de pièces justificatives, notamment un ordre de mission écrit et des relevés de déplacement accompagnés des justificatifs correspondants. Si aucune pièce ne permet de prouver les dépenses engagées, l’indemnité de déplacement exonérée est calculée selon les éléments suivants :

  • Frais de transport : calculés selon le barème kilométrique prévu par la loi si le salarié utilise son véhicule personnel, ou selon les tarifs des transports publics.
  • Frais de repas par jour : 10 fois le montant du salaire minimum légal pour une heure de travail.
  • Frais d’hébergement par nuit : 30 fois le montant du salaire minimum légal pour une heure de travail.
  • Le plafond précité est majoré de 100% pour les déplacements à l’étranger.

L’indemnité de représentation (destinée à couvrir les frais inhérents à des fonctions de direction, relations institutionnelles, etc) est exonérée dans une limite stricte de 10% du salaire de base.

Cette indemnité est accordée aux personnes occupant des fonctions de direction ou des postes équivalents au sein de l’entreprise, tels que président-directeur général, directeur général, chef d’unité, directeur commercial, directeur financier, directeur administratif, directeur technique, directeur des ressources humaines, directeur de succursale ou directeur d’agence. Elle peut également être accordée, à titre exceptionnel, aux agents commerciaux et à toute personne exerçant une fonction équivalente.

Ce que dit le texte pour les éléments du salaire et des indemnités de rupture de contrat, de préjudice et de départ volontaire ou mise à la retraite

Sur les indemnités de rupture et de fin de contrat, deux mécanismes sont strictement circonscrits. Les dommages et intérêts versés à l’issue de décisions judiciaires, arbitrales ou de transactions régulières sont exonérés jusqu’à 1 MDH. Le texte précise que seul le montant reconnu légalement ou contractuellement peut bénéficier de l’exonération.

Sont exonérées de cotisations, dans la limite de 1.000.000 DH, les indemnités de licenciement perçues par le salarié suite à un accord conclu par l’inspection du travail ou en vertu d’une décision judiciaire ou d’une sentence arbitrale. De manière exclusive, les indemnités exonérées dans ce cadre comprennent l’indemnité pour préjudice et l’indemnité de licenciement.

Pour les indemnités de départ volontaire ou de départ à la retraite, l’exonération s’applique dans la limite de 2.080 fois le SMIG horaire (dans les secteurs non agricoles) ou 260 fois le minimum journalier dans les secteurs agricoles. Toute somme versée au-delà de cette formule est soumise aux cotisations.

Le texte couvre également des éléments périphériques souvent sources de litiges, tels que les primes de collation ou de repas, les indemnités de transfert en cas d’affectation, ainsi que les avantages en nature liés à la restauration collective, entre autres.

L’objectif principal de l’arrêté est de clarifier les pratiques entre les entreprises et la CNSS. En posant des critères explicites et vérifiables, il réduit les marges d’interprétation et, par conséquent, le risque de redressement lors des contrôles.

Annulation de certaines dettes dues à la CNSS au titre du régime de l’AMO

Le Conseil de gouvernement a approuvé, le jeudi 26 octobre, le projet de loi n° 41.23 relatif à l’annulation des arriérés dus à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), présenté par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, au nom du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

L’élargissement de l’Assurance maladie obligatoire de base (AMO) pour couvrir toutes les catégories concernés, tel que stipulé par l’article 5 de la loi cadre n° 09.21 relatif à la protection sociale, a démontré qu’une grande partie des personnes soumises à ce système ont accumulé des arriérés de paiement, ce qui a conduit à l’accumulation de dettes, des arriérés et des amendes, ainsi qu’à la suspension des prestations au profit des assurés concernés et leurs ayants droit, a expliqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse tenu à l’issue du Conseil.

Cette situation entraînera un déséquilibre financier du système de l’AMO pour les professionnels, travailleurs indépendants et des non-salariés exerçant une activité privée.

En réponse à cette situation, le gouvernement a décidé d’annuler exceptionnellement les dettes dues à la CNSS au titre du régime de l’AMO, selon des conditions claires et bien définies. Cette procédure vise à exonérer les assurés du régime de l’AMO qui ne pourront pas payer leurs dettes, afin de leur permettre de bénéficier de la couverture maladie, de régulariser leur situation auprès de la Caisse, de reprendre et de maintenir le paiement des cotisations.

Les bénéficiaires de cette annulation sont les assurés qui n’ont pas payé leurs cotisations à la CNSS durant une période d’au moins trois mois précédant la publication de cette loi au Bulletin officiel, à condition de reprendre le paiement des cotisations et de le maintenir pendant douze mois consécutifs.

La loi instaure également une période probatoire de trois mois, à compter du début de paiement des cotisations.

Indemnité CNSS: Conditions d’éligibilité des employés ANAPEC dans la restauration

Dans un communiqué daté du vendredi 2 avril, la CNSS annonce que les salariés et stagiaires ANAPEC du secteur de la restauration, dont les employeurs ont temporairement arrêté leurs activités sur décision administrative suite à la pandémie, sont éligibles aux indemnités forfaitaires financées par le fonds spécial Covid-19, dans le respect de certaines conditions

Cette annonce s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement, prévues par le décret-loi 2-60-605, au profit des entreprises affiliées à la CNSS. Le communiqué porte sur les mesures d’appui aux restaurateurs amenés à suspendre leurs activités suite à des décisions administratives visant à lutter contre la propagation du Coronavirus.

« Leurs salariés et stagiaires (ANAPEC), déclarés au titre du mois de février 2020 à la CNSS, peuvent bénéficier de l’indemnité forfaitaire financée par le fonds spécial Covid-19″, lit-on dans le communiqué.

« Cette indemnité, qui couvre la période allant du 1er janvier 2021 jusqu’à la date d’expiration de la décision administrative de clôture temporaire, sera servie selon la durée d’arrêt de travail déclarée par l’employeur », poursuit la même source.

Ainsi, si l’arrêt provisoire de travail concerne tout le mois, le stagiaire ou salarié éligible recevra la totalité de l’indemnité, soit 2.000 DH

S’il s’agit d’un arrêt provisoire qui concerne le quart du mois, la personne concernée recevra 500 DH. Pour la moitié du mois, elle percevra 1.000 DH et pour les trois quart du mois elle en recevra 1.500 DH

« Les restaurateurs qui vérifient les conditions d’éligibilité visées au décret n°2.21.155 et qui souhaitent que leur personnel bénéficie de l’indemnité forfaitaire pour la période de janvier à mars 2021, doivent procéder à leur déclaration via le portail covid19.cnss.ma à partir d’aujourd’hui, vendredi 2 avril, jusqu’au 3 mai 2021« , indique le communiqué. 

Il convient de préciser que les personnes déclarées sur le portail avant le 7 avril à minuit percevront l’indemnité forfaitaire à partir du 13 Avril. En revanche, ceux déclarés après cette date, recevront l’indemnité forfaitaire relative aux mois de janvier, février et mars, à partir du 10 mai 2021.

« La CNSS invite donc les affiliés concernés à procéder à la déclaration de leur personnel avant le mercredi 7 avril minuit sur le portail susmentionné, opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24,  et ce afin de permettre à leurs employés de bénéficier du paiement de l’indemnité à partir du 13 avril ».  

Par ailleurs, le Comité de Veille Economique, a décidé ce vendredi 2 avril, lors de sa 12éme réunion de travail de prolonger jusqu’au 30 juin 2021 les mesures de soutien relatives aux huit contrats-programmes signés, dont celui du secteur de la restauration.

« Aussi, le bénéfice de l’indemnité forfaitaire sera prolongé jusqu’à fin juin 2021. En conséquence, les déclarations du personnel sur le portail covid19.cnss.ma, pour le bénéfice de l’indemnité forfaitaire au titre des mois d’avril, mai et juin 2021, s’effectueront du 16 du mois concerné au 3 du mois suivant », conclut le communiqué.

A noter que le centre d’appel « AlloDaman » est mis en place par la CNSS pour fournir toutes informations supplémentaires. Joignable via le 0802033333 ou bien le 0802007200.

>> Lire aussi: CVE : Les offres de garantie et les mesures de soutien prolongées jusqu’à fin juin

Indemnités CNSS: un portail dédié aux salles de sport, crèches et industries créatives

La CNSS annonce aux opérateurs de ces trois secteurs que le portail covid19.cnss.ma est déployé à partir ce dimanche 7 mars. Ces derniers peuvent désormais faire leurs demandes de bénéfice de l’indemnité forfaitaire pour leurs salariés, mais aussi les demandes de report de paiement des cotisations. 

Dans des communiqués diffusés ce dimanche matin, la CNSS précise que ces indemnités concernent la période allant du 1er juillet 2020 au 31 mai 2021:

– Pour les mois de juillet 2020 jusqu’en janvier 2021, les demandes peuvent être effectuées à partir de ce dimanche 7 mars, jusqu’au 15 du mois courant; 

– Pour les deux mois de février et mars 2021, les demandes peuvent également être effectuées à partir de ce 7 mars, jusqu’au au 20 mars 2021;

– Pour les mois d’avril et mai 2021, les demandes pourront être effectuées à partir du 16 mars, jusqu’au 3 avril 2021

Pour ce faire, la CNSS met à la disposition de ces secteurs un guide consultable sur son portail officiel, ainsi qu’une vidéo explicative, publiée sur ses réseaux sociaux. 

En cas de difficulté, ces opérateurs peuvent également contacter le service « Allo Damane », aux numéros suivants: 0802033333/0802007200. 

Rappelons que les décrets relatifs à ces indemnités ont été signés le 3 mars dernier par le Chef du gouvernement, et les ministères concernés.

Lire aussi: 

Retard d’activation des mesures de soutien aux secteurs sinistrés décidées en janvier 

Salles de sport, restaurateurs… Les détails des contrats-programmes signés

Tourisme: les filières concernées par l’indemnité CNSS

Le nouveau décret vient compléter le décret-loi relatif aux mesures exceptionnelles au profit d’employeurs déclarés, ainsi que certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non-salariées assurées auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, ayant souffert des répercussions du coronavirus.

Il définit les filières qui bénéficieront de l’indemnité accordée aux salariés des entreprises de tourisme en difficulté. 

Il s’agit des:

– établissements d’hébergement classés,

– agences de voyages agréées par l’autorité chargée du Tourisme,

– transports touristiques agréés par l’autorité chargée du Transport,

– guides touristiques.

 La durée d’indemnisation a été fixée du 1er juillet au 31 décembre 2020.

Tourisme: prorogation du délai de demande de l’indemnité CNSS de juillet et août

Les opérateurs relevant du secteur du tourisme concernés peuvent effectuer, jusqu’au 24 septembre, les déclarations de leurs salariés pour bénéficier de l’indemnité forfaitaire des mois de juillet et août 2020, indique la CNSS dans un communiqué.

S’agissant de l’indemnité du mois de septembre, les opérateurs pourront procéder à la déclaration de leurs salariés sur le portail « covid19.cnss.ma » durant la période allant du 16 septembre au 3 octobre, fait savoir la Caisse.

Cette mesure concerne les établissements d’hébergement classés, les agences de voyages agréées, les transporteurs touristiques agréés, ainsi que les guides touristiques assujettis au régime de sécurité sociale conformément à la loi 98.15 et 99.15 relatives à la couverture sociale et médicale des travailleurs non salariés.

Mardi 8 septembre, la CNSS a lancé un portail électronique réservé à la déclaration des salariés des entreprises du secteur touristique et des professionnels éligibles à l’indemnité forfaitaire. Les entreprises concernées peuvent déclarer leurs salariés et les stagiaires sous contrat insertion pour bénéficier d’une indemnité mensuelle de 2.000 DH devant être servie durant la période allant du 1er juillet à fin décembre 2020, outre le droit aux allocations familiales et à l’assurance maladie obligatoire (AMO), conformément aux dispositions juridiques en vigueur.

Pour pouvoir profiter de ce soutien, le chiffre d’affaires de l’entreprise doit être en baisse d’au moins 25%, de même que celle-ci doit s’engager à maintenir au moins 80% des postes d’emploi.

Le texte pour proroger l’indemnité Covid dans certains secteurs adopté par l’Exécutif

Le Conseil de gouvernement, tenu ce mercredi 9 septembre, a adopté un projet de décret-loi relatif aux mesures exceptionnelles au profit d’employeurs déclarés, ainsi que certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non-salariées assurées auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, ayant souffert des répercussions du coronavirus. Le projet doit à présent être adopté au parlement avant d’être publié au Bulletin officiel. Ses textes d’application seront ensuite examinés dans les Conseils de gouvernement à venir. 

Contacté par Médias 24, Mohammed Amekraz, ministre du Travail, nous a expliqué qu’ »il s’agit d’un projet qui vient compléter la loi 25-20 édictant les mesures exceptionnelles en faveur des employeurs affiliés à la CNSS et de leurs employés déclarés, qui pâtissent des retombées de la propagation du virus, adoptée au début du confinement et qui était en vigueur du 15 mars jusqu’au 30 juin ».

« Ce nouveau projet de décret-loi est un cadre général relatif à la poursuite de l’octroi des indemnités au profit des employés, indépendants, non-salariés et stagiaires en insertion, affiliés à la CNSS, et qui opèrent dans des secteurs en difficulté, à partir du mois de juillet ».

« Ces secteurs, ainsi que la durée d’indemnisation, seront fixés par des décrets d’application ».

Il s’agit clairement du cadre légal qui permettra de continuer à servir l’indemnité Covid aux employés du secteur touristique, tel que décidé dans le contrat-programme signé il y a quelques semaine par le gouvernement et la CNT (employés des hôtels, transporteurs touristiques, guides…). Mais pas seulement. D’autres secteurs également sinistrés pourraient profité de cette prorogation du cadre légal.

La note de présentation accompagnant ce projet de décret-loi, dont Médias24 détient copie, précise que les catégories concernées sont:

– Les employés et stagiaires sous contrat d’insertion déclarés à la CNSS au titre du mois de février 2020 et relevant des entreprises qui opèrent dans des secteurs touchés par les répercussions du covid, dont la liste sera fixée par un décret d’application.

 Est considéré en difficulté, tout employeur qui répond aux conditions qui seront également fixées par un décret d’application.

– Les indépendants et les non-salariés assurés à la CNSS, selon la loi 98-15 relative au régime de l’assurance maladie obligatoire de base, et la loi 99-15 instituant un régime de pensions pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale, touchée par les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le covid. 

Ce projet comprend également les mesures exceptionnelles suivantes:

– Le report du paiement des cotisations sociales par les employés concernés, durant la période fixée.

– Les allocations familiales et d’assistance à la famille, fixées par l’article 57 du Code des impôts, ne seront pas comptabilisées, si l’ensemble des allocations dépasse 50% du salaire moyen net.

– Toute fausse déclaration devra obligatoirement être remboursée, sous peine d’appliquer les sanctions prévues par la législation en vigueur. 

Lire aussi: Tourisme : les inscriptions pour l’indemnité Covid de la CNSS démarrent le 8 septembre

L’indemnité CNSS du mois d’avril servie à partir du 14 mai

L’acheminement de l’indemnité de 2.000 DH sera assuré via :

– Virement bancaire pour les employés dont le numéro de compte est communiqué à la CNSS.

– Le réseau Wafacash pour les autres, après réception du code de paiement.

Dans ce dernier cas, le code sera transmis par SMS ou à l’adresse postale de l’employé communiquée à la Caisse.

Le code peut également être obtenu sur le site https://www.cnss.ma/portail_cnss ou en appelant le 0520447100

Indemnités CNSS: le décret reprogrammé ce vendredi au Conseil de gouvernement

Le Conseil examinera également un projet de décret portant modification du décret relatif à l’application de la loi sur l’état civil.

Lire aussi: Entreprises en difficulté: détails des modalités d’octroi de l’indemnité CNSS

Indemnité CNSS: le projet de loi adopté à la Chambre des représentants

Le projet de loi, dont la date d’entrée en vigueur a été fixée au 1er avril 2020, précise les délais, conditions et modalités de mise en place des mesures. 

L’employeur est tenu, en vertu de ce projet de loi, de restituer à la CNSS les sommes versées sur la base d’une fausse déclaration de sa part, sous peine de l’application des sanctions.

Le projet de loi précise également les conditions de suspension du paiement des cotisations pour les entreprises en difficulté, à partir du 1er mars 2020 jusqu’à une date qui sera précisée par un texte réglementaire.

Un projet de décret précisant davantage de critères d’éligibilité à l’indemnité forfaitaire, dont le nombre d’employés par entreprise et le chiffre d’affaires, a été examiné, vendredi 17 avril par le Conseil de gouvernement.

Lire aussi: Les fausses déclarations de salariés en arrêt de travail vont exploser en avril

Sit-in contre le projet de loi-cadre 97-13 sur les personnes en situation de handicap

Le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap (CPDPH) a organisé samedi 5 juillet un sit-in à 21 heures devant le siège du Parlement à Rabat pour protester contre le projet de loi-cadre n° 97-13, accusé de marginaliser et d’exclure les handicapés.

Adopté jeudi 19 juin par le Conseil du gouvernement, ce projet de loi a été rejeté par les militants des droits des personnes en situation de handicap car il contribue, selon ces derniers, à la marginalisation et l’exclusion des personnes handicapées et de leurs familles. "Nous sortons aujourd’hui car il s’agit d’un projet de loi-cadre discriminatoire, injuste et vide de sens", nous déclare Soumia Amrani, vice-présidente du CPDPH et membre du conseil consultatif du Médiateur pour la démocratie et les droits de l'Homme.

Mais quelles sont les raisons qui attisent le mécontentement de ce collectif ?

En réalité, la réussite de projet de loi-cadre sous-entendrait une concertation entre toutes les parties de la société: Etat, société civile et secteur privé. Les besoins urgents des personnes en situation de handicap, tels que l’accès au logement (article 7) et l’accès au travail (article 16), seraient donc tributaires d’un secteur privé qui n’agirait qu’en cas de présence d’intérêts partagés.

L’ambition du projet le rend irréalisable

En effet, les personnes en situation de handicap devraient prendre leur mal en patience pendant plusieurs années avant la création de comités régionaux auprès des académies régionales de l’éducation et formation (article 13), la mise en place d’un pourcentage de postes dans la fonction publique à leur consacrer (article 16) et l’établissement de conditions favorables pour l’octroi de la carte destinée aux personnes handicapées (article 23), une carte qui aurait dû être allouée dans les années 2000, lorsque Nouzha Chekrouni était ministre déléguée auprès du ministre de l'Emploi, de la formation professionnelle, du développement social et de la solidarité, chargée de la condition féminine, de la protection de la famille et de l'enfance et l'insertion des handicapés.

C’est donc l’ensemble de ces raisons, et bien d’autres encore, qui ont poussé le CPDPH à s’insurger et à passer à l’acte.

La première étape pour le CPDPH a été d’adresser une lettre au Chef du gouvernement pour exprimer sa désapprobation suite à l’adoption du Conseil du gouvernement du projet de loi-cadre n°97-13.

Face au mutisme de Abdelilah Benkirane, le collectif est passé à la vitesse supérieure et a annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse l’organisation d’un sit-in le 5 juillet 2014 devant le Parlement.

Pour Said Honsali, président de l'association des Parents et tuteurs des enfants trisomiques 21 (APTET), affiliée au Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap, l’ensemble des 135 associations gérées par le collectif se positionnent contre le projet de loi-cadre n°97-13 puisqu’il a été élaboré sans aucune concertation avec la société civile. "Cela est d’autant plus grave que le CPDPH a émis une proposition de projet de loi il y a 5 ans qui n’a à aucun moment été prise en compte, ajoute Said Honsali.

Les revendications se résument en trois points principaux, selon Soumia Amrani: "le retrait pur et simple du projet de loi-cadre, l’adoption d’une réelle approche participative et consultative avec la société civile et l’harmonisation des projets de loi-cadre avec le contenu de la constitution de 2011 ainsi que la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

 


 

La Bourse de Casablanca: un bilan mi annuel positif

En dépit de deux contre-performances mensuelles du Masi et trois pour l'indice Madex, les baromètres de la bourse casablancaise se sont inscrit en hausse, au titre des six premiers mois de l'année, respectivement à 9.226,63 points et 7.511,99 points.

La même tendance haussière a marqué les indices internationaux, FTSE CSE Morocco 15 et FTSE CSE Morocco All-Liquid, qui ont avancé de 1,63% à 8.965,80 points et 1,15% à 7.850,12 points respectivement. Ces derniers ont effacé leur nette contre-performance du mois dernier respectivement de -3,63% et -3,36%.

Au terme des 125 séances du premier semestre, le volume global des échanges a dépassé les 19,558 MMDH, au moment où la capitalisation boursière s'est articulée autour de 456,461 MMDH.

Pour la même période, le volume des actions échangées sur le marché central a été de l'ordre de 8,497 MMDH, contre 1,554 MMDH pour les obligations. Les réalisations du marché de blocs se sont élevées à 5,533 MMDH en termes d'actions, et 890,875 MDH en termes d'obligations, tandis que les transferts réalisés à fin juin 2014 étaient de 110,791 MDH.

Les apports de titres ont totalisé pour leur part 2,047 MMDH d'actions, et les offres publiques ont atteint 671,917 MDH. Le volume des introductions (obligations) s'est élevé, quant à lui, à 45 MDH au titre des six mois écoulés.

En termes de variations semestrielles, le spécialiste dans l'industrie du papier, Med Paper, s'est situé en tête de liste avec une performance de 91,33 pc à 37,29 DH. La deuxième place du classement est revenue à la Société nationale d'électrolyse et de pétrochimie (SNEP) pour sa variation de 81,84% à 301,85 DH, suivie de l'action Stroc Industrie qui a avancé de 77,3% à 133 DH, Risma (+41,95% à 283,90 DH) et CTM (+41,19% à 296,50 DH).

Les plus fortes baisses ont touché Rebab Compagny (-21,05% à 150 DH), Balima (-15,06% à 129,75 DH), Maghrebail (-13,54% à 690 DH), Eqdom (-13,47% à 1.600 DH) et Stokvis Nord Afrique (-12,96% à 34,80 DH).

Le premier semestre s'est également soldé pour la Bourse de Casablanca par la conclusion de nombre d'accords de partenariat avec d'autres bourses et places financières internationales, dont le dernier avec le London Stock Exchange Group(LSEG), l'un des principaux groupes boursiers internationaux.

Ce partenariat stratégique, qui vient consolider la coopération déjà établie entre Casablanca Finance City et la City de Londres en 2012, devra contribuer au développement de la liquidité du marché financier et au rayonnement régional de la capitale économique notamment sur le plan africain, en facilitant aux entreprises et aux Etats de la région l'accès aux financements internationaux.

La bourse casablancaise a également signé un protocole d'accord avec la Bourse de Tunis en vertu duquel les deux bourses s'engagent à renforcer les liens de coopération autour de quatre axes principaux, à savoir l'échange d'informations et d'expériences, la formation et l'assistance technique, la promotion de la culture boursière outre le développement des doubles cotation.

Pour ce qui est de l'éducation financière, perçue comme la base du développement durable du marché financier, plus de 3.000 personnes, de profils différents, notamment des étudiants, ont été formées à l'Ecole de la Bourse, une entité interne à la Bourse de Casablanca assurant différentes types de formations financières.

Ces sessions de formations sont le fruit de plusieurs conventions signées par la Bourse avec un certain nombre d'écoles et universités dans le but de contribuer à mieux diffuser l'éducation financière et banaliser l'information financière.

Créée en 1929, la Bourse de Casablanca compte aujourd'hui 77 sociétés cotées qui réalisent un chiffre d'affaires de 250 MMDH, soit 25% du PIB, et génèrent 26 MMDH de résultats net.

Près de 15 MMDH de levée de fonds permettent de financer un peu moins de 10% de l'investissement du pays.

La Bourse casablancaise a été classée, en juin dernier, la 4ème en Afrique en termes de capitalisation, selon un rapport de la banque d'investissement African Alliance.

D'après ce classement, la place casablancaise représente une capitalisation globale de 55,446 milliards de dollars sur la base des données arrêtées au 31 mai 2014.

Près de 30% de la capitalisation de la place est détenue par les investisseurs internationaux, dont le nombre et le montant global des investissements ont connu une augmentation en 2013.