Casablanca : un incubateur de start-up numériques sera construit à Hay Hassani

Un projet d’incubateur pour les start-up numériques verra bientôt le jour à Hay Hassani, à Casablanca. La SDL Casa Aménagement a lancé un marché pour la maîtrise d’œuvre ingénierie de cette future infrastructure, dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

Le marché couvre l’ensemble des phases de conception et de suivi, allant de l’étude d’avant-projet détaillée à l’assistance aux opérations de réception provisoire et définitive des travaux, en passant par la réalisation du projet d’exécution, la préparation du dossier de consultation des entreprises, la passation des marchés et la direction des travaux.

Le coût prévisionnel des prestations de maîtrise d’œuvre est estimé à 336.000 DH, pour un délai d’exécution global fixé à 18 mois.

Un espace de 1.400 m² dédié à l’innovation numérique

Prévu dans la préfecture d’arrondissement de Hay Hassani, le futur bâtiment s’étendra sur une surface de plancher totale d’environ 1.406 m². Le budget des travaux est estimé à 11,5 millions de DH.

Un incubateur dédié aux startups numériques bientôt construit à Hay Hassani
Site du futur incubateur dédié aux start-up numériques à Hay Hassani.

Le rez-de-chaussée comprendra un espace d’accueil, des bureaux administratifs, un bureau pour le directeur avec sanitaires, une salle de réunion, une salle de conférence, une cafétéria, des espaces de coworking, des box, un studio d’enregistrement multimédia ainsi qu’un espace récréatif.

Le premier et le deuxième étage accueilleront principalement des espaces collaboratifs et de travail, avec des bureaux, des salles de réunion, des salles de classe et des box. Chaque étage sera également équipé de blocs sanitaires accessibles, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Une guérite d’accès et des zones de circulation complèteront l’ensemble.

Inauguration du « Complexe des métiers du numérique » à Médiouna

L’inauguration de ce complexe (Centre de réhabilitation sociale) intervient après une opération de réhabilitation soutenue par l’INDH dans le cadre de son troisième programme.

Le complexe des métiers du numérique de Lahraouyine, auquel l’institution « Ibdaâ » contribue également, propose une série de programmes de formation spécialisés, qui incluent, entre autres, le développement des logiciels, l’apprentissage des langages de programmation, le développement d’applications et de sites électroniques, l’analyse des données, le marketing numérique, la cybersécurité, l’analyse des performances et l’intelligence artificielle.

Le complexe propose également des formations liées à la gestion de projets numériques, notamment les méthodes de planification et de mise en œuvre efficaces de projets dans l’environnement numérique et l’entrepreneuriat social.

Le complexe propose également des formations liées à la gestion de projets numériques, notamment les méthodes de planification et de mise en œuvre efficaces de projets dans l’environnement numérique et l’entrepreneuriat social.

Il comprend aussi des espaces de formation en entrepreneuriat numérique et des programmes avec les organismes de financement, qui contribuent à doter les bénéficiaires des connaissances nécessaires pour créer des projets durables et faire face aux défis du marché numérique moderne.

(Avec MAP)

Quatre nouveaux centres de santé à Salé

Il s’agit du centre de santé urbain de niveau 1 baptisé « Al Mountazah » qui a été érigé dans un nouveau quartier de la commune de Sidi Bouknadel, et de trois centres rénovés dans différents quartiers de la ville de Salé, à savoir Saïd Hajji, Ibn Al Haytem et Moulay Ismail.

Le centre « Al Mountazah » est le fruit d’un partenariat entre le ministère de la Santé et l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), pour lequel 2,7 millions de DH ont été mobilisés.

D’une superficie globale de 1.400 m², cet établissement doit profiter à près de 15.000 citoyens. Il est composé, entre autres, de salles pour les soins et les injections, la sensibilisation et l’éducation thérapeutique, les consultations médicales, les vaccinations, ainsi que d’une pharmacie.

Pour sa part, le centre de santé urbain de niveau 1 « Saïd Hajji » a été réhabilité dans le cadre du partenariat entre le ministère et le Conseil préfectoral de Salé pour un montant de 1,2 MDH. Il profitera à 46.000 personnes.

La rénovation du centre de santé urbain de niveau 1 « Ibn Al Haytem » a été réalisée dans le cadre du même partenariat, pour une enveloppe budgétaire de près de 1,8 MDH. L’établissement bénéficiera à près de 54.000 personnes.

Installé dans l’arrondissement de Bettana, le centre de santé urbain de niveau 1 « Hay Moulay Ismail » a été réhabilité par des crédits alloués par le ministère de la Santé à hauteur de 2 MDH. Quelque 20.000 personnes profiteront de ses prestations.

Le coup d’envoi des quatre centres a été donné par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb. Il a été accompagné du wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, du gouverneur de la préfecture de Salé, du président du conseil préfectoral et du président de la commune de Salé.

Le Roi inaugure des projets en faveur des jeunes, dans le Souss-Massa

Ce projet, réalisé dans le cadre du programme III de l’INDH « Amélioration du revenu et inclusion économique des jeunes », contribue à doter les jeunes d’outils variés à même de stimuler l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat chez eux et de leur garantir une meilleure intégration socio-économique.

Il permettra aux jeunes de la région Souss-Massa de tirer le meilleur parti du « Programme intégré d’appui et de financement des entreprises », qui a été élaboré conformément aux orientations royales et qui comporte plusieurs mesures destinées à contenir et à dépasser les difficultés entravant l’accès au financement des jeunes porteurs de projets et des très petites et petites entreprises.

La plateforme des jeunes « Argana » pour l’écoute et l’orientation, dont le coût de réalisation s’élève à près de 7 millions de DH (MDH), abrite des espaces d’accueil, d’entreprenariat, d’emploi et d’écoute, un auditorium, des ateliers, une médiathèque, une salle de sport et un terrain de mini foot.

Cette plateforme constitue un carrefour de rencontre des différents acteurs impliqués dans le chantier de l’intégration des jeunes et une réponse aux attentes des jeunes à la recherche d’opportunités d’emploi. Elle ambitionne de faciliter l’accès des personnes cibles à l’information relative au marché du travail et à les encourager à créer leurs propres entreprises.

Cet espace sera encadré par des équipes spécialisées dans l’orientation, l’écoute et l’accompagnement des bénéficiaires dans le processus de conception de leurs projets professionnels.

Outre la plateforme des jeunes « Argana » pour l’écoute et l’orientation, la région Souss-Massa a connu également la réalisation, au niveau de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, de l’espace culturel « Dar Momkin » au quartier Lagouira, et de celui des « Etoiles du Souss » au quartier El Farah (Bensergao centre) et ce, dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain.

L’espace culturel « Dar Momkin », ayant nécessité une enveloppe budgétaire de près de 6,7 MDH, est un nouvel espace d’accompagnement des jeunes âgés de 18 à 28 ans, désireux de s’améliorer et d’apprendre des compétences nouvelles.

L’espace tente à travers des activités de lecture, d’écriture, de théâtre, de musique et de vidéo, de promouvoir chez les personnes bénéficiaires la pensée critique, la créativité, la collaboration, la communication, l’ouverture sur l’autre et les valeurs de citoyenneté. Il offre aux bénéficiaires l’opportunité d’explorer le possible, de retrouver confiance et de nourrir l’espoir.

Pour ce qui est de l’espace culturel « Les étoiles du Souss », il s’agit du troisième centre du genre initié par la Fondation Ali Zaoua, après celui de Casablanca (Les Etoiles de Sidi Moumen) et celui de Tanger (Les Etoiles du Détroit).

Lieu d’apprentissage, de découverte, de partage mais également d’expression, le Centre « Les étoiles du Souss », qui compte actuellement 240 inscrits (53% sont des filles) âgés de 6 à 28 ans, abrite des cours de théâtre, d’arts plastiques, de danse, de musique et de langues étrangères, assurés par 13 professeurs.

Ce centre est également une plateforme de création accessible aux talents de tous âges. Des programmes d’accompagnement artistique et de coaching créatif sont en effet mis en place via des concerts et des spectacles, permettant de soutenir et d’encourager les vocations.

A cette occasion, le Roi a remis vingt-huit minibus, dont 26 de transport scolaire et deux pour le transport de sportifs, aux présidents de communes et d’associations bénéficiaires relevant de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane. Ces minibus, acquis dans le cadre de l’INDH participeront à l’amélioration des conditions de scolarité, à la lutte contre la déperdition scolaire des élèves des zones rurales cibles et à la promotion des activités sportives.

Tous ces projets s’inscrivent dans le cadre de la 3e phase de l’INDH (2019-2023) qui mobilise une enveloppe budgétaire de 18 milliards de DH et vise pour l’essentiel la préservation de la dignité du citoyen et l’amélioration de ses conditions de vie ainsi que la valorisation du capital humain, conformément à la dynamique enclenchée par l’Initiative depuis 2005, année de son lancement.

Cette troisième phase s’articule autour de quatre principaux programmes:

-La résorption des déficits en matière d’infrastructures et des services de base,

-L’accompagnement des personnes en situation de précarité,

-L’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes

-L’impulsion du capital humain des générations montantes.

La campagne nationale pour le développement de la petite enfance lancée

« Bâtir l’avenir de nos enfants commence à partir de la petite enfance » est le thème choisi pour cette campagne dont l’objectif principal est la sensibilisation à l’importance de la petite enfance.

La campagne cible un grand nombre de citoyens, et plus particulièrement les parents d’enfants en bas âge, ainsi que les professionnels et les acteurs de la petite enfance, en plus des responsables et des décideurs.

L’objectif étant de permettre à tous ces protagonistes de prendre les bonnes dispositions dans le domaine de la santé, de l’alimentation de la maman et de l’enfant et l’accès à l’enseignement primaire.

La campagne prévoit des rencontres avec divers intervenants, notamment les autorités publiques, les collectivités territoriales, la société civile et les représentants des secteurs public et privé.

Le programme de la campagne comprend, en outre, des visites de terrain dans différentes provinces du royaume pour évaluer l’état d’avancement des projets et chantiers lancés par l’INDH, notamment ceux relatifs au développement de la petite enfance et en particulier les projets qui concernent la création et la réhabilitation des unités  d’enseignement primaire en milieu rural. 

Une campagne nationale pour le développement de la petite enfance au Maroc

Cette campagne nationale a pour premier objectif de sensibiliser les citoyens à l’importance de cette étape initiale de la vie pour le développement du capital humain.

Elle vise un très large public de citoyens avec des messages ciblant plus particulièrement les parents des enfants en bas âge, les professionnels et acteurs du domaine de la petite enfance ainsi que les responsables et décideurs, appelés à prendre les mesures adéquates en matière de santé maternelle et infantile ou encore d’éducation préscolaire.

En effet, l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant et la mise en place d’un système d’éducation préscolaire de qualité constituent des leviers décisifs d’un développement de la petite enfance et partant du développement humain au Maroc.

De récentes études scientifiques ont à cet égard démontré que les investissements dans le développement du capital humain à un âge précoce sont de 1,5 à 5 fois plus rentables qu’à un autre moment de la vie. 

Dans le cadre de cette campagne nationale, les médias sous toutes leurs formes, presse écrite et digitale, télévisions, radios et réseaux sociaux, sont mobilisés pour diffuser et expliquer les bonnes pratiques en matière de suivi médical et de nutrition de la femme enceinte et de son bébé ou encore de la stimulation de l’enfant, aussi bien à la maison qu’en milieu préscolaire.

Par ailleurs, des rencontres réunissant les parties concernées, pouvoirs publics, tissu associatif, représentants du secteur privé, experts…, sont prévues dans le but de faire adhérer l’ensemble de ces acteurs à cette vision.

De même, des visites de terrain dans les provinces et préfectures du Royaume permettront d’évaluer le bon déroulement des réalisations et des chantiers de l’INDH en relation avec le développement de la petite enfance, notamment la création ou la réhabilitation d’unités préscolaires en milieu rural.

Une convention Maroc-Unicef pour améliorer la santé maternelle et infantile

La signature de cette convention a eu lieu en marge des premières Assises nationales du développement humain qui se tiennent à Skhirate.

Cette convention a pour objectif d’apporter une réponse intégrée aux différents enjeux et défis de l’amélioration de la santé et de la nutrition maternelle et infantile à travers le renforcement du dispositif de santé communautaire pour réduire le taux de mortalité maternelle et infantile en milieu rural et la mise en place d’une approche intersectorielle focalisée principalement sur la malnutrition.

Elle a également pour but de lutter contre la malnutrition et les problèmes de croissance chez la petite enfance à travers la mise en place d’une structure intersectorielle chargée de la sensibilisation, du suivi et du soutien des familles et des professionnels au niveau régional.

Le ministère de la Santé s’engage à veiller, dans le cadre de la mise en oeuvre de cette convention, à accompagner l’enfant de la période de grossesse aux 1.000 jours suivant la naissance à travers un programme de nutrition équilibrée afin de pallier aux problèmes de croissance qui touchent 15% des enfants marocains.

L’objectif est d’assurer à l’enfant une croissance normale et une meilleure intégration à l’école et dans la vie socio-professionnelle.

(Avec MAP)

Message royal aux premières Assises nationales du développement humain

Dans son message, dont lecture a été donnée par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, le Roi Mohammed VI a souligné que l’investissement dans les aspects immatériels du développement humain « constitue la condition nécessaire pour l’édification du Maroc de demain ».

Cette action représente, en outre, « un défi que nous entendons relever, car elle ouvre des perspectives prometteuses aux générations montantes, en leur offrant de nouvelles opportunités », a ajouté le Souverain.

Disparités spatiales et socio-économiques

Le Maroc a consenti des « efforts considérables pour la prise en charge de la petite enfance, en réduisant le taux de mortalité chez les femmes enceintes et les enfants, en résorbant le retard de croissance, en améliorant l’alimentation et l’accès à l’enseignement préscolaire et aux soins de santé », a affirmé le Souverain, notant que, néanmoins, les faits attestent d’ »un déficit significatif à ce niveau, en raison d’une faible coordination de l’élaboration des politiques publiques et de l’absence de convergence, de cohérence des interventions ».

Le Roi a relevé, à cet égard, que cet état de fait est, par ailleurs, accentué par les « disparités spatiales et socio-économiques ».

« Pour remédier à cette situation critique, l’Initiative nationale pour le développement humain, constitue un modèle à suivre, par ses interventions transversales et son rôle de levier majeur du développement social », a indiqué le Souverain.

« Une bonne mise en œuvre du programme dédié à la petite enfance, étape charnière dans la vie de chaque individu, permettra de remédier aux facteurs responsables des inégalités, par un ciblage rigoureux des catégories concernées, issues de milieux pauvres et démunis », a souligné le Roi, se disant convaincu de l’importance de la « vision nouvelle » qui sous-tend l’INDH.

Investir dans les aspects immatériels du développement humain

Dans son message, le Souverain a souligné la nécessité d’améliorer le système de santé, en attachant un « intérêt accru à la santé maternelle et infantile, en assurant un accès équitable aux prestations sociales; en proposant une offre cohérente dans le domaine de l’enseignement préscolaire, et en veillant à sa généralisation, notamment, dans le monde rural, pour lutter contre l’abandon scolaire ».

Après avoir souligné l’importance d’examiner, lors de ces assises, « les questions de gouvernance, de financement, de formation pour que, in fine, soit améliorée la qualité des prestations sociales, que soient encouragées la libre entreprise et la créativité, que soit suscitée une prise de conscience accrue chez les catégories ciblées », le Souverain a fait noter que « ce sont là des préalables essentiels à l’aboutissement de cette nouvelle orientation sociale, où le développement des composantes immatérielles constitue une condition sine qua non pour gagner le pari de cette phase si importante dans l’épanouissement d’individus dotés d’une capacité à embrasser le futur ».

Pour cela, a insisté le Roi, « il doit être tenu compte des impératifs d’équilibre, de justice, d’équité, tout en écartant les obstacles induits par la pauvreté et l’exclusion sociale ».

(Avec MAP)

L’INDH se lance dans la généralisation du préscolaire dans le monde rural

Ce programme de préscolaire est l’une des premières concrétisations de la nouvelle INDH. Cette phase 3 de l’INDH avait été lancée en septembre 2019 par le Roi Mohammed VI. Elle se démarque nettement des précédentes en ciblant la jeunesse et l’enfance, en accordant une large priorité au vrai développement humain et non pas simplement à l’infrastructure ou aux activités dites génératrices de revenus. Le budget général de l’INDH est de 18 MMDH sur 5 ans (2019-2023).

Pour le préscolaire donc, le programme prévoit au total et sur 5 ans, la création de 10.000 unités de préscolaire et la réhabilitation de 5.000 autres, le tout dans les zones rurales démunies et les zones de montagne. La capacité totale d’accueil sera de 300.000 enfants. Sur la période, le budget global de cette partie est de 2,3 MMDH pour l’équipement et deux années de fonctionnement.

Pourquoi deux années seulement de fonctionnement ? Parce que l’INDH accompagne l’Education nationale et lui ouvre un peu la voie là où elle n’a pas l’habitude d’accéder. Au bout de deux ans, l’infrastructure sera transférée au MEN.

Quel est le lien entre INDH et enseignement préscolaire ?

Les études les plus récentes montrent qu’il s’agit d’un multiplicateur du PIB, peut-être le plus important. Pour un enfant, une seule année supplémentaire d’éducation de qualité, va générer 8% de revenus en plus lorsqu’il intègrera la vie active. C’est un exemple. Préserver la petite enfance, la protéger, lui permettre de s’épanouir, c’est le faire pour les générations futures.

Mohammed Dardouri, wali coordonnateur national de l’INDH, est intarissable sur la petite enfance : “La petite enfance est essentielle, sinon vous ferez du rattrapage, du curatif tout le reste de la vie“. Celle-ci commence à la gestation, et même avant, par la santé maternelle. Une maman en bonne santé, une gestation dans des conditions aussi bonnes que possible, un accouchement en milieu surveillé, un suivi de la santé de l’enfant pendant les premières années, un réseau préscolaire généralisé et adapté… L’INDH veut suivre l’enfant à partir de la grossesse, puis lui donner toutes les chances d’éveil et d’apprentissage, puis l’aider à avoir une éducation de qualité…

La nouvelle unité scolaire dans la commune rurale Aït Hakim, province du Haouz

De la grossesse jusqu’à 18 ans au moins pour sa formation. Puis jusqu’à l’âge de 34 ans pour son inclusion économique. Tels sont schématiquement deux des axes de l’INDH phase 3. Ces deux axes sont inclus dans le programme 4, celui du soutien au développement humain des générations futures: renforcer le système de santé mère-enfant; améliorer la qualité de la nutrition infantile, diminuer le taux de l’échec scolaire grâce à la généralisation de l’enseignement préscolaire; lutte contre l’abandon scolaire…

680.000 enfants naissent chaque année. “S’ils étaient accompagnés jusqu’à l’âge de 20 ans, le Maroc serait transformé“. Les chiffres de l’abandon scolaire sont effarants : 250.000 à 270.000 élèves par an.

15% des enfants ont un retard de croissance

15% des enfants ont un retard de croissance. Ce chiffre est une moyenne nationale. On imagine le pic dans les régions défavorisées. Le pire, c’est que ce chiffre n’a pas changé depuis 2010. Il ne baisse pas. On verra si l’INDH fait mieux que le ministère de la Santé sur cette problématique.

Il faut agir sur les freins au développement humain dès la gestation et même avant, sur la santé de la future mère. C’est un travail de fourmis où les détails comptent. Il ne suffit pas de mobiliser l’argent et d’identifier les cibles. Il faut être efficace. Il faut que ça fonctionne.

Le préscolaire sera donc généralisé. Dardouri évoque un “vrai“ préscolaire et non pas des classes d’enseignement. Il insiste sur l’éveil, le cognitif, la socialisation. Mais avant le préscolaire, l’enfant doit être en bonne santé. La malnutrition fait des ravages sur les capacités cognitives, les retards de croissance impactent la taille, le poids et même le cerveau de l’enfant.

Améliorer le taux d’accouchement en milieu surveillé

Le wali de l’INDH est fier de Dar Al Oumouma (la maison maternelle), un concept marocain déployé avec des partenaires de haut niveau comme l’Unicef. La moitié des femmes rurales accouchent encore à domicile. Cette structure, c’est pour améliorer le taux d’accouchement en milieu surveillé. C’est un endroit de sensibilisation, de surveillance des grossesses, d’attente de l’accouchement. “L’ascenseur social commence là, dans la santé maternelle et infantile, dans la petite enfance…“.

La mortalité maternelle et infantile reste trop élevée au Maroc. 110 femmes meurent en couches sur 100.000 naissances dans le monde rural. 45 en milieu urbain. Et sur 1.000 naissances, 22 enfants meurent avant 5 ans, dont 12 avant l’âge de deux ans. Les régions d’Errachidia, Marrakech et Beni Mellal seront les premières concernées par des programmes de l’INDH ciblant la santé maternelle et infantile.

33.000 douars sont recensés au Maroc. 15.000 d’entre eux bénéficieront au total d’unités préscolaires, dont 1.200 avant fin 2019. Un investissement à long terme dont l’effet durable ne sera visible que dans une génération…

Première édition des Assises nationales du développement humain en septembre

Les objectifs escomptés de ces Assises sont de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes aux enjeux liés au développement de la petite enfance et de partager la vision et la démarche de l’INDH dans ce domaine.

Il s’agit notamment de mettre en exergue l’apport décisif de l’investissement dans la petite enfance au développement du capital humain et à la préparation des générations futures.

Les premières réalisations soutenues par l’INDH en matière d’accueil des tout jeunes enfants seront également présentées lors de cette rencontre et serviront de base à l’élaboration d’éventuelles recommandations d’amélioration.

De nombreux experts Marocains et étrangers ainsi que des acteurs de la société civile et des décideurs politiques assisteront à la manifestation. Les représentations des institutions nationales et des organismes internationaux concernés par cette thématique prendront également part aux sessions programmées.

Les Assises nationales du développement humain constitueront enfin l’occasion d’impliquer les jeunes talents avec l’organisation d’un « Hackathon », compétition d’élaboration de projets innovants en lien avec la petite enfance, qui se déroulera sur une durée d’un mois entre le 9 juillet et le 9 août à travers les 12 régions du Royaume. Les meilleurs projets seront primés lors des Assises et bénéficieront de prix destinés à faciliter leur mise en œuvre.

Jerada: Remise d’équipements et matériels dans le cadre de l’INDH

Le gouverneur de la province de Jerada, Mabrouk Tabet, a ainsi procédé, aux côtés de plusieurs responsables locaux, à la remise de matériels d’une valeur totale de près de 1,33 million de dirhams, l’objectif étant de promouvoir les activités génératrices de revenus et de créer des emplois pour les jeunes, indique un communiqué de la préfecture de la province de Jerada.

Dans le cadre du renforcement des infrastructures et le désenclavement du monde rural, M. Tabet a également procédé à l’inauguration d’un pont au niveau de la commune Labkhata ayant nécessité un investissement de 16,3 MDH.

A Hassi Blal (commune de Jerada), le gouverneur a, par ailleurs, suivi des explications sur le programme de promotion du préscolaire, s’inscrivant dans le cadre de la vision 2015-2030, visant la création et l’équipement de 46 classes, ainsi que la création de 31 unités de préscolaire dans le cadre du Plan de développement de la province de de Jerada.

Le gouverneur et la délégation l’accompagnant a, par la suite, effectué une visite au chantier de construction de la Maison de l’étudiante, située à la commune de Lamrija, et au chantier d’un internant pour l’école communautaire  »3 mars ». 

Al Haouz: 51 unités d’enseignement préscolaire bientôt équipées mises à niveau

Selon des données présentées vendredi lors d’une cérémonie organisée par la Province à l’unité d’enseignement préscolaire au douar Talgaft (commune Tamazouzte) dans le cadre de la célébration du 14è anniversaire du lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), 06 unités d’enseignement préscolaire ont été équipées et dotées d’éducatrices et étaient prêtes à l’utilisation à partir de fin avril dernier.

Cette opération, réalisée dans le cadre d’un diagnostic participatif territorial effectué par le CPDH pour les douars connaissant un manque au niveau des classes d’enseignement préscolaire, rentre dans le cadre du programme d’impulsion au développement humain des générations montantes afin de généraliser l’enseignement préscolaire dans les zones rurales précaires conformément aux objectifs de la troisième phase de l’INDH.

Lors de cette cérémonie organisée en présence du gouverneur de la province d’Al Haouz, Rachid Benchikhi, le CPDH a mis en relief les acquis de la phase I et II de lINDH durant lesquelles 1.656 projets ont été réalisés pour un coût global de 636 MDH dans les différents programmes notamment dans les infrastructures, les services sociaux et les activités génératrices de revenus (AGR). 

(MAP)