Automobile. « Les équipementiers résistent, mais leur situation reste précaire » (Adil Zaidi)

Depuis le début de l’année, il est clairement apparu que l’industrie automobile ne vit pas sa meilleure période, en raison d’un recul significatif des exportations.

Si la demande en véhicules montés diminue, cela devrait logiquement affecter aussi les pièces et composants. Ainsi, les équipementiers commencent à ressentir cette pression.

En réalité, ce ne sont pas seulement les équipementiers qui sont concernés, mais l’ensemble de l’écosystème qui risque d’être affecté. Il s’agit d’un véritable effet domino sur toute la chaîne de valeur : dès que la demande recule, c’est l’ensemble de l’arrière-plan industriel qui encaisse le choc.

Médias24 s’est entretenu avec Adil Zaidi, président de la Fédération de l’automobile au sein de la CGEM.

Médias24 : la baisse historique des exportations automobiles marocaines sur les quatre premiers mois touche-t-elle directement les équipementiers ?

Adil Zaidi : Avant de parler de baisse, il est important de rappeler que les exportations automobiles marocaines ont connu trois années exceptionnelles, avec une croissance à deux chiffres, et ce malgré une conjoncture européenne très défavorable. Le recul constaté en 2025 doit donc être relativisé : il survient après une période prolongée de forte progression.

Sur la période de janvier à avril 2025, les chiffres globaux du secteur automobile montrent un repli modéré des exportations marocaines, estimé à -7%, passant de 52,7 MMDH en 2024 à 49 MMDH cette année.

Le mois de janvier 2025 avait amorcé cette tendance avec une baisse de -9%. Cependant, en avril, cette contraction est modérément revenue à -7%. Malgré ce recul, les exportations restent à un niveau élevé, supérieur à celui de plusieurs années précédentes.

Les équipementiers résistent, mais leur dépendance aux constructeurs les rend vulnérablesConcernant spécifiquement les équipementiers, ils ne sont pas directement touchés dans l’immédiat. En effet, les chiffres montrent une progression pour le câblage (1,7%) et pour les composants (4,21%). Ces hausses traduisent la résilience de la plateforme industrielle marocaine, ainsi que l’importance croissante des produits dérivés dans la chaîne de valeur automobile mondiale.

Cependant, l’alerte sur les ventes de voitures reste importante, car c’est le premier débouché des productions de pièces. L’activité des équipementiers est étroitement liée à celle des constructeurs automobiles installés au Maroc, principalement Renault et Stellantis.

Lorsque les exportations de véhicules finis diminuent, cela reflète généralement une baisse des commandes locales et donc un ralentissement de la production, ce qui entraîne une moins bonne utilisation des capacités de production et des absorptions de coûts.

Les équipementiers, souvent organisés en mode « just-in-time », calquent leur production sur le rythme des chaînes d’assemblage. Moins de véhicules produits signifie moins de besoins en pièces, donc un impact direct sur le chiffre d’affaires, l’emploi et les investissements futurs. Cette situation met en lumière la vulnérabilité d’un modèle fortement dépendant de la dynamique d’exportation, elle-même centrée sur un seul marché principal : l’Europe à 70%.

-Nos deux principaux producteurs, Renault et Stellantis, exportent majoritairement vers l’Europe. Est-ce que cette dépendance géographique est aujourd’hui un facteur de fragilité pour tout l’écosystème ?

Je ne dirais pas que c’est un facteur de fragilité. Car la force de l’écosystème marocain provient aujourd’hui de la constitution d’une plateforme industrielle intégrée et connectée dans la chaîne de valeur automobile mondiale. Au-delà des capacités de production, ce sont les maîtrises des standards et codes de productions selon les normes internationales qui prévalent. Nous avons un modèle de plug and play industriel modulaire et flexible qui nous confère notre force.

Nous avons constaté qu’entre 2022 et 2024, alors que le marché européen était en recul, les exportations marocaines ont pu progresser en Europe. Le modèle marocain basé sur le «best cost» a répondu à la demande du consommateur européen, peut-être au delà des attentes : la Dacia Duster est la voiture la plus vendue en Europe.

Cependant, le fait d’avoir deux locomotives qui ont enclenché la dynamique industrielle et qui la maîtrisent constitue un motif de préoccupation en matière de souveraineté décisionnelle, ainsi que de diversification potentielle, tant sur le plan géographique que stratégique. Ainsi, la forte concentration des exportations vers l’Europe reste un point de vigilance.

Dans ce sens, deux niveaux d’analyse s’imposent :

  1. conjoncturel : explication de la baisse des exportations marocaines (janvier-avril 2025)

Sur les quatre premiers mois, les exportations du secteur automobile ont reculé de 7%, et plus spécifiquement de 22% pour les véhicules montés. Ce recul s’explique par plusieurs facteurs combinés :

Par ailleurs, il faut attendre les mois d’été pour avoir une vraie tendance pour les ventes de voitures, même si les tendances de régression du moteur thermique semblent se confirmer.

  1. Structurel : pourquoi la dépendance à l’Europe fragilise l’écosystème marocain ?

Actuellement, près de 70% des exportations de voitures produites au Maroc sont destinées à l’Union européenne. Cette concentration géographique crée une exposition élevée à :

Le Maroc est donc sensible à tout ralentissement ou changement structurel du marché européen. Ceci veut dire que nous devrons avoir une capacité d’évolution tant en termes de marchés que de produits. Or, cela ne dépend pas vraiment du Maroc. Cela dépend, en priorité de la stratégie des opérateurs locaux et notamment des locomotives installées.

Par contre, les perspectives européennes, basées sur des décisions politiques de l’UE, pourraient ouvrir des perspectives pour la plateforme marocaine comme base de production et même d’ingénierie pour le moteur thermique.

En parallèle, nous avons une nécessité de programmer une stratégie pour la diversification, tant en verticale (pour la recherche de nouveaux marchés, avec des produits adaptés) qu’horizontale, en encourageant l’essaimage de PMI dans la production de pièces et composants : et là, la question de la promotion et de l’accompagnement des PMI, sur tous les plans, devient une priorité.

-Le virage vers l’électrification en Europe est connu depuis plusieurs années. Pourquoi le Maroc n’a-t-il pas anticipé ce basculement ?

La problématique de l’électrique contre le moteur thermique ne date pas d’aujourd’hui. Au 19° siècle, il y avait plus de voitures électriques que thermiques (55%). C’est avec la stratégie de Ford et les besoins de mobilité sur des grandes distances relativement non équipées, que le moteur thermique s’est imposé.

Aujourd’hui, les prises de conscience environnementales et la fluctuation à la hausse des hydrocarbures militent pour une transition vers des énergies à basse émission de carbone et l’électrique a le vent en poupe.

Mais cette transition n’est pas si naturelle, car le véhicule électrique a encore besoin de subventions pour s’imposer. En fait, nous avons 5 à 10 ans pour rencontrer la bonne technologie qui alliera la performance et les coûts à l’aspect pratique.

Face à ces évolutions, le Maroc doit adopter une approche articulée autour de deux dynamiques complémentaires :

Au niveau de la distribution, les concessionnaires ont déjà intégré les véhicules électriques dans leurs offres et une association de promotion de la mobilité électrique a vu le jour.

Cependant le débat reste encore vif en Europe et ce seront les évolutions technologiques qui montreront la voie définitive.

L’Europe prend donc ses décisions en fonction de son propre modèle de mobilité, actuel et futur (transports publics, déplacements collectifs, mobilité partagée, règlementations urbaines, etc.). Mais ces choix nous affecteront aussi, notamment via les touristes et les marocains du monde qui nous rendront visite par route.L’environnement industriel va changer radicalement et très viteLes décisions prises par l’Europe entraîneront plusieurs changements :

Toutefois, il n’est pas encore évident que les autres régions du globe adoptent aussi vite cette position. Sans compter que la décision européenne de stopper le moteur thermique peut faire baisser la consommation d’hydrocarbure et induire par conséquent une baisse des prix de cette énergie, ce qui ramènerait l’intérêt économique du moteur thermique.

Probablement, l’Europe, qui changera ses outils de production, doit vouloir garder des plateformes de production pour les pays non européens qui continueront dans le moteur thermique. Les bases marocaines pourront servir de relais pour approvisionner le reste du monde.

En plus, la transition thermique-électrique prendra du temps et nous verrons surement un allongement de vie des moteurs thermiques et donc un marché de l’occasion plus dynamique et un besoin de pièces beaucoup plus élevé.

De toute façon, le Maroc dispose aujourd’hui d’une culture industrielle spécifique à l’automobile. Il évoluera selon les exigences du marché et s’adaptera à la demande. Les projets de giga-factories pour les batteries sont un signe que le Maroc sera au rendez-vous, d’autant plus facilement que la technologie électrique semble, pour l’instant plus simple que le moteur thermique.

Cette mutation vers l’électrique impose que le pays se penche sérieusement sur la R&D pas seulement pour la source d’énergie, mais pour l’approche globale du véhicule (habitacle, matériaux et poids, aérodynamique, etc) et de son environnement (méthodes de production, routes, moyens de charge, sécurité, règlementations, etc).

Donc, le Maroc est vigilant et a commencé à anticiper l’avènement du véhicule électrique. N’oublions pas que nous sommes au début du processus et que les technologies et les comportements évoluent très rapidement et de manière entrecroisée. Ceci veut dire qu’il faudra prendre le train au bon moment. En plus, il faudrait que nous ayons les capacités décisionnelles pour entrer dans le cercle. Ce qu’on sait, c’est que la technologie de l’électrique apparaît comme plus simple et plus abordable que le moteur thermique.

Pour l’instant, la batterie semble être la solution privilégiée. Nous voyons que le Maroc s’est positionné avec des partenaires mondiaux d’envergure pour être dans la chaine de la batterie, élément qui représente 40% de la solution électrique.

N’oublions pas qu’une batterie cela doit se charger et que la stratégie royale pour une électricité renouvelable verte nous donne un avantage certain, tant au niveau des coûts qu’au niveau des règlementations.

Il faut que nous puissions analyser l’environnement complémentaire à mettre en place pour préserver nos atouts comparatifs. Cette discussion, nous devons la mener avec les opérateurs qui prennent les décisions. Je pense qu’un vrai écosystème batteries, basé sur la production d’électricité verte à bas coût et des ressources naturelles marocaines, représentera un atout et des opportunités d’attirer des investissements industriels dans le véhicule électrique. Il faudra par contre agir sur toute la partie software, en préparant nos talents dans les nouvelles approches digitales, car la différenciation et la valeur ajoutée passera par là.

3 giga-factories sont prévues au Maroc pour la production de batteries et de leurs sources d’énergie : donc le pays a saisi la problématique et les nœuds critiques du véhicule électrique et il se prépare.

Le virage est donc amorcé. Le Maroc veille à ne pas rater le bon moment pour s’engager à grande échelle, tout en restant réaliste sur les opportunités restantes pour le moteur thermique, en particulier à l’export.

-Le ministère parle aujourd’hui de chercher de nouveaux débouchés. N’est-ce pas trop tard ?

Le ministère joue son rôle en lançant une réflexion sur le Maroc de 2035. La recherche de nouveaux débouchés implique toutefois une refonte de l’offre industrielle, des produits et des chaînes logistiques. Et cela dépend avant tout des stratégies des opérateurs économiques, pas seulement de l’État.

C’est pour cela que nous avons intérêt à promouvoir une floraison de PMI industrielles qui, en s’appuyant sur les atouts du pays, pourront proposer une offre compétitive, capable de convaincre les nouveaux marchés. Le produit marocain est aujourd’hui bien positionné sur la carte automobile mondiale, et le label « Made in Morocco » bénéficie d’une reconnaissance. Nous pouvons ainsi surfer sur cette reconnaissance, mais nous devons avoir une stratégie industrielle ad hoc pour construire cette offre complémentaire.Ce qui était hier une opportunité devient aujourd’hui une nécessité vitaleDonc, il n’est pas trop tard, mais le temps presse. Le Maroc dispose d’atouts solides pour repositionner son industrie automobile sur de nouveaux marchés. Toutefois, l’alerte actuelle marque un tournant stratégique : ce qui était hier une opportunité devient aujourd’hui une nécessité vitale.

Ce n’est pas trop tard, car :

1-Le Maroc reste compétitif industriellement : il conserve un avantage en matière de coût de production, de proximité logistique, de stabilité politique, et d’infrastructures portuaires (Tanger Med reste une plateforme de rang mondial).

2-Le marché africain est en forte croissance : l’Afrique subsaharienne connaîtra dans les prochaines années une explosion de la demande automobile, portée par :

3-Des régions comme le Moyen-Orient, l’Amérique latine ou l’Asie du Sud-Est s’ouvrent : avec une offre adaptée, notamment de véhicules robustes, abordables, ou hybrides, le Maroc pourrait capter une part de ces marchés alternatifs, si une stratégie commerciale et diplomatique volontariste est mise en œuvre.

Mais le risque de retard est bien réel si rien n’est accéléré. À ce titre, trois points méritent une attention particulière :

-Plus de 15 ans après l’essor de l’industrie automobile au Maroc, quelle part réelle de valeur ajoutée le pays parvient-il à capter, en termes de savoir-faire, d’ingénierie, de propriété intellectuelle ou de montée en compétence ?

Le Maroc a incontestablement réussi en un peu plus d’une décennie à bâtir un écosystème automobile robuste. Le pays est devenu le premier exportateur de voitures en Afrique, avec un tissu industriel structuré autour de grands donneurs d’ordre (Renault, Stellantis) et un réseau dense d’équipementiers.

Cependant, si la performance est notable en matière d’industrialisation, la valeur ajoutée réellement captée mérite d’être examinée plus en profondeur.

En matière de savoir-faire, la montée en puissance en compétences technique est indéniable :

En matière d’ingénierie et de R&D, le Maroc est en train de se positionner :

Maintenant, nous avons encore à travailler, et si le chemin semble long, c’est aussi une formidable opportunité pour évoluer et grandir encore. Notre retard dans la valeur ajoutée, c’est autant d’ambition et de possibilités de croitre :

Recul des exportations des véhicules : les explications de la direction de l’automobile au ministère de l’Industrie

Le recul des exportations automobiles marocaines en ce début d’année 2025 ne constitue pas un simple accident conjoncturel. Il s’inscrit dans une tendance plus profonde : sur les trois premiers mois, les performances à l’export du secteur affichent leur plus bas niveau depuis la crise du Covid. Cette dynamique s’est d’ailleurs confirmée en avril, selon les données de l’Office des changes, avec une baisse de 7% par rapport aux quatre premiers mois de 2024.

Ce signal doit être pris au sérieux : il ne s’agit plus d’un à-coup conjoncturel, mais d’une dégradation persistante, qui appelle à une lecture stratégique.

Un modèle sous pression face aux mutations européennes

Pourquoi ce fléchissement ? Selon les deux principaux constructeurs opérant au Maroc, Renault et Stellantis, le problème ne réside pas dans le niveau de compétitivité du site marocain, mais dans la nature même de la demande européenne. Le ralentissement est d’abord structurel. En Europe, le marché automobile évolue rapidement : les consommateurs se détournent des motorisations thermiques traditionnelles, et l’électrification des gammes progresse à marche forcée. Or, la quasi-totalité des véhicules exportés par le Maroc reste thermique.

Mais ce basculement ne se résume pas à une préférence technologique. C’est aussi une question de coûts. Les nouvelles réglementations européennes imposent des critères de plus en plus stricts en matière de sécurité, d’émissions, etc. Chaque contrainte réglementaire alourdit le coût de production, pousse les constructeurs à revoir leur stratégie produit, et freine la demande sur certains segments.

À cela s’ajoute un autre signal, moins visible mais tout aussi stratégique : les tensions commerciales avec Bruxelles. En assimilant certaines mesures incitatives marocaines à des “subventions illégales”, la Commission européenne ouvre une brèche. La récente taxation des jantes en aluminium envoie un message explicite : le climat commercial se durcit. Le Maroc, qui a longtemps construit son attractivité sur une offre combinée d’infrastructures, de main-d’œuvre qualifiée et d’avantages fiscaux, doit désormais défendre juridiquement son modèle de compétitivité.

Le tableau n’est pas noir pour autant. Le Maroc conserve des atouts différenciateurs puissants : proximité logistique, stabilité macroéconomique, etc.

Médias24 s’est entretenu avec Ayda Fathi, directrice de l’industrie automobile au ministère de l’Industrie et du commerce.

Médias24 : Renault et Stellantis évoquent un “moment charnière” pour l’automobile européenne, avec une baisse structurelle de la demande et une pression réglementaire croissante. Le Maroc, qui exporte plus de 85% de ses véhicules vers l’Europe, est-il en train de payer sa dépendance excessive de ce marché unique ? Envisagez-vous une stratégie de diversification géographique des débouchés ?

Ayda Fathi : Le diagnostic posé par Renault et Stellantis est juste : le marché européen traverse une phase de mutation profonde, avec une baisse structurelle de la demande, un contexte inflationniste et une pression réglementaire croissante.L’industrie automobile marocaine s’est construite sur la compétitivité, la qualité et la résilienceÀ la demande de ces deux constructeurs, la Commission européenne a accepté d’ouvrir un dialogue stratégique sur l’avenir de l’industrie automobile européenne pour soutenir cette industrie et assouplir la réglementation.

En tant que plateforme industrielle intégrée à l’Europe, le Maroc est forcément exposé à ces évolutions et constitue un relais de compétitivité du vieux continent. L’industrie automobile marocaine s’est construite sur la compétitivité, la qualité et la résilience. Ces atouts restent pleinement d’actualité, y compris dans un contexte européen tendu.

Ce n’est pas un hasard si le Maroc exporte majoritairement vers l’Europe. Ce n’est pas un choix de dépendance, c’est une réalité économique. L’Europe est notre voisin, notre principal partenaire commercial, et c’est aussi un marché historiquement dynamique. Cela dit, nos voitures et pièces sont exportées dans plus de 90 pays dans le monde.

Il est important de rappeler que le Maroc a pris le virage de l’électrification depuis des années. Le Royaume compte actuellement dans son portfolio des véhicules électriques de micro mobilité (Citroën AMI, OPEL Rocks-e, Fiat Topolino, Mobilize) et des véhicules hybrides (Renault Jogger), et se positionne en pôle position pour fabriquer de nouveaux véhicules (européennes, chinoises, etc.).

De plus, la localisation progressive de la chaîne de valeur de la batterie pour véhicules électriques renforce et consolide le positionnement du Royaume en tant que plateforme mondiale parmi les plus compétitives en matière de production et d’exportation.

– La baisse de 7,8% des exportations automobiles au T1-2025 est inédite hors période Covid. Peut-on encore parler de choc conjoncturel ou s’agit-il d’un retournement structurel du cycle automobile, notamment thermique, auquel le Maroc est particulièrement exposé ?

La baisse de 7,8% des exportations au premier trimestre 2025 est effectivement notable, et c’est la première baisse de cette ampleur hors période Covid. Ce ralentissement est avant tout conjoncturel. Cela est surtout lié à des difficultés d’exportations suite à des contraintes techniques, des rappels de véhicules équipés de certains moteurs défaillants sur les marchés européens, ainsi que des opérations de maintenance programmées sur les chaînes de montage.

Mais il est important de replacer cette évolution dans son contexte global : le marché automobile européen est en repli avec une baisse généralisée des immatriculations en particulier sur les modèles thermiques d’entrée de gamme. À l’inverse, les véhicules électrifiés produits a Kénitra ou à Tanger poursuivent leur montée en charge.

Par ailleurs, certains composants exportés, comme les faisceaux, ont même connu une hausse de la demande sur d’autres marchés (34% de parts de marchés en Europe). Aussi, et de façon générale, dans un contexte mondial en mutation, il est plus opportun d’analyser les chiffres du secteur sur l’année et non sur un trimestre.

– Les données européennes montrent que les motorisations électriques et hybrides représentent désormais plus de 50% des ventes. Or, la quasi-totalité des véhicules exportés depuis le Maroc restent thermiques. Le basculement vers l’électrique est-il trop lent ? Des réallocations ciblées sont-elles prévues pour accompagner cette mutation ?

L’industrie marocaine est entrée dans une nouvelle phase, guidée par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui place la souveraineté industrielle au cœur des priorités nationales. Cela implique plus de valeur ajoutée localement, plus d’ingénierie, mais aussi une meilleure résilience face aux mutations mondiales.

Concernant l’électrification, il est important de rappeler que le Maroc n’est pas en décalage, bien au contraire. Sur les treize modèles de véhicules actuellement produits, cinq sont déjà électriques ou hybrides, soit près de 40% de la production locale. Et cette part est appelée à augmenter dans les prochaines années, avec de nouveaux projets industriels actés dans les segments électrifiés.

Il faudrait également prendre en considération la réalité des marchés. Le Royaume suit de près les exigences européennes en matière de décarbonation et y répond avec des modèles adaptés. Mais il est aussi essentiel de maintenir un certain équilibre dans notre mix de production, notamment pour satisfaire une demande croissante en Afrique et au Moyen-Orient, où les motorisations thermiques restent très majoritaires pour des raisons de coût et d’infrastructures.La transition vers l’électrique est bel et bien engagée au Maroc, tant au niveau de la production automobile que des investissementsEnfin, comme évoqué, la mutation vers l’électrique est bien engagée au Maroc, non seulement dans la production de véhicules, mais aussi à travers les investissements structurants dans toute la chaîne de batteries. Cette transition est donc progressive, maîtrisée, et pleinement alignée avec la stratégie industrielle de souveraineté du Royaume.

– Peut-on espérer un repositionnement de la base industrielle marocaine vers des véhicules électrifiés d’entrée de gamme, notamment dans le segment des citadines électriques accessibles, où la Chine gagne du terrain ? Quels leviers concrets mobilisés  pour y parvenir (partenariats, formation, R&D locale, batteries) ?

Un repositionnement de la base industrielle marocaine vers les véhicules électrifiés d’entrée de gamme est non seulement possible, mais déjà amorcé de manière concrète. Le Maroc produit aujourd’hui des véhicules électriques ultra-compacts, presque exclusivement destinés à l’export.

Pour ce qui est de la montée en gamme, je rappelle que la Citroën AMI a été conçue et développée par des ingénieurs et techniciens marocains au sein de l’Africa Technical Center (ATC) de Stellantis à Casablanca et avec l’écosystème ingénierie en place. Renault, de son côté, a également lancé la production de la Mobilize dans son usine à Tanger et a récemment mis en place son centre d’ingénierie.

Ce positionnement stratégique dans le segment des citadines électriques accessibles permet au Maroc de s’aligner sur les nouvelles tendances mondiales de mobilité urbaine, tout en consolidant sa montée en gamme industrielle.

– La Commission européenne assimile désormais les incitations marocaines à des “subventions illégales”, avec des droits compensateurs appliqués à des entreprises installées au Maroc. Cela remet-il en question l’arsenal d’incitations à l’investissement mis en place ? Le modèle marocain est-il menacé juridiquement ?

– Je pense que vous faites référence à deux cas en particulier. La Commission européenne a publié, le 14 mars dernier, le règlement d’exécution instituant des droits compensateurs définitifs sur les exportations marocaines de roues en aluminium. Ce règlement prévoit l’application de droits compensateurs de l’ordre de 31,45% pour la société Dika Morocco Africa, et de 5,60% pour la société Hands.

Le ministère considère que les droits compensateurs imposés par la Commission européenne sur les exportations marocaines de roues en aluminium « présentent des incompatibilités » par rapport aux accords de l’OMC. Le ministère est donc en train d’étudier les recours appropriés contre ces mesures.

Le ministère regrette les orientations prises par la Commission européenne, qui visent à contraindre les investissements chinois au Maroc et à encourager leur installation en Europe.

Alfa Romeo inaugure un nouveau showroom à Casablanca et célèbre ses 115 ans

Implanté sur le boulevard Al Massira Al Khadra, l’un des axes les plus emblématiques de Casablanca, ce showroom de 65 m² marque une nouvelle étape dans le développement d’Alfa Romeo au Maroc. Conçu selon les derniers codes esthétiques de la marque, il mêle minimalisme, sophistication et émotion, dans un environnement pensé pour sublimer l’expérience client.

Chaque élément de ce nouvel espace a été pensé pour éveiller les sens : jeux de lumière précis, matériaux à textures innovantes et palette de couleurs dominée par le rouge Alfa emblématique, contrasté par des gris minéraux évoquant la puissance et le raffinement.

Loin d’un simple point de vente, ce showroom se présente comme un véritable écrin émotionnel, fidèle à l’ADN passionnel d’Alfa Romeo.

Avec ce nouveau showroom, Alfa Romeo porte à neuf le nombre de ses points de vente à travers le Royaume, couvrant ainsi les principales villes du pays : Tanger, Rabat, Fès, Agadir, Marrakech et Casablanca. Un maillage stratégique qui témoigne de la volonté de la marque d’allier proximité, qualité de service et attention personnalisée, en phase avec les standards internationaux du segment premium.

À travers cette expansion, Alfa Romeo affirme son ambition de renforcer durablement sa présence sur le marché marocain et de séduire une clientèle en quête d’élégance, de sportivité et d’innovation.

Alfa Romeo : le retour gagnant

Cette inauguration intervient dans un contexte particulièrement favorable pour la marque. À fin avril 2025, Alfa Romeo enregistre une croissance de 77% par rapport à l’année précédente, soit la meilleure performance du segment premium.

La progression a atteint 180% lors du mois d’avril, propulsant la marque italienne au deuxième rang des plus fortes croissances du marché automobile marocain, toutes marques confondues.

Au cœur de cette performance, un modèle fait figure de catalyseur : le Junior. Lancé il y a six mois, ce SUV compact électrifié a su capter l’attention dès les premiers jours.

Avec son design audacieux, son tempérament affirmé et son ADN Alfa Romeo, il incarne une proposition à contre-courant sur un marché en pleine transition. Une résonance forte, qui n’est pas sans rappeler l’impact qu’avait eu, en son temps, l’iconique Giulietta.

Cette dynamique s’appuie également sur une organisation structurée et une stratégie claire mise en œuvre par les équipes de Stellantis Maroc. Elle a permis à Alfa Romeo de retrouver une place plus visible sur le marché, en alignant ambition commerciale, rigueur opérationnelle et montée en gamme progressive.

Automobile. En 2024, le Maroc affiche le coût de main-d’œuvre le plus bas au monde

Dans un secteur automobile mondial confronté à de fortes pressions, la maîtrise du coût de production devient un facteur stratégique. Le cabinet de conseil Oliver Wyman a ainsi publié en avril 2025 un rapport intitulé « Getting Under The Hood Of Automotive Labor Cost Per Vehicle« , qui analyse le coût de la main-d’œuvre dans plus de 250 usines d’assemblage à travers le monde.

Au cœur de ce rapport, un indicateur-clé : le coût de la main-d’œuvre par véhicule. Ce facteur représente entre 65% et 70% du coût total de transformation d’un véhicule, ce qui en fait un levier de compétitivité essentiel.

En 2024, le Maroc figure en tête avec le niveau le plus bas au monde : 106 dollars par véhicule produit, devant la Roumanie (273 $) et le Mexique (305 $). À titre de comparaison, le coût en Allemagne atteint 3.307$.

Cette performance s’explique par plusieurs facteurs : des salaires compétitifs, une montée en compétence progressive de la main-d’œuvre locale et surtout, un positionnement stratégique dans les chaînes d’approvisionnement européennes.

Le rapport souligne que plus de la moitié de la production des constructeurs français s’effectue désormais hors de France, avec le Maroc en première ligne.

Jeep Avenger : le SUV urbain par excellence

L’Avenger marque un tournant dans l’histoire de Jeep, en mêlant l’esprit aventureux de la marque à une approche plus moderne et accessible. Plus compacte, mais tout aussi audacieuse, elle incarne un nouveau souffle dans la gamme. Dotée d’une transmission 4×2 et d’un moteur e-hybride, l’Avenger a déjà été récompensée par des titres prestigieux, tels que la « Voiture européenne de l’année 2023 » et la « Meilleure voiture » au Women’s World Car 2023.

Un design « Jeep » au format compact

On reconnaît immédiatement l’empreinte Jeep dans l’Avenger, mais elle se distingue par ses dimensions compactes et sa silhouette carrée. Fidèle à l’héritage de la marque, elle intègre des éléments emblématiques, tels que la calandre à sept fentes ou le capot horizontal, tout en les réinterprétant avec une modernité audacieuse. Ce design progressiste, à la fois fonctionnel et esthétique, donne à l’Avenger une personnalité unique, robuste et contemporaine.

Ce qui fait de l’Avenger une véritable Jeep, c’est sa carrosserie protégée à 360° par un plastique anti-rayures, garantissant une durabilité exceptionnelle. Cette protection ne se contente pas de renforcer sa solidité ; elle s’inscrit dans une approche pratique et élégante, parfaite pour affronter les défis du quotidien comme les escapades dans la campagne.

Autre atout qui conforte son identité Jeep : une garde au sol de 200 mm, un chiffre remarquable pour une compacte du segment B-SUV. Cette caractéristique confère à l’Avenger une réelle capacité d’adaptation, qu’il s’agisse de franchir des trottoirs élevés en ville ou de s’aventurer sur des chemins accidentés.

Un intérieur astucieux et technologique

Malgré ses dimensions compactes, l’Avenger surprend par son habitabilité et sa modularité. Son espace intérieur est optimisé grâce à des solutions de rangement ingénieuses, totalisant 34 litres à l’avant. Ces espaces comprennent des bacs de porte, une console centrale astucieusement agencée, une étagère pratique sous les aérateurs et un porte-gobelet ajustable pour accueillir différents formats de bouteilles et de canettes. En outre, le coffre de 380 litres, doté de contours carrés et d’une ouverture d’un mètre de large, se révèle particulièrement pratique pour le quotidien. L’accès est simplifié grâce à un hayon électrique mains-libres, un atout qui ravira les utilisateurs actifs.

Côté technologie, l’Avenger dispose d’un cockpit digital et d’un écran tactile d’infodivertissement, chacun de 10,25 pouces, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil. La configuration des menus est intuitive et personnalisable grâce à des raccourcis pour les tâches courantes, tandis que les commandes physiques pour la climatisation et les modes de conduite assurent une ergonomie optimale. La gestion des fonctions de conduite, comme les sélections de marche avant ou arrière, se fait également via des commandes accessibles et modernes.

L’intérieur de l’Avenger ne se contente pas d’être pratique et technologique : il mise aussi sur le confort et l’élégance. En version haut de gamme « Summit », il propose des sièges en cuir chauffants avec réglage électrique, ainsi qu’une fonction de massage pour le conducteur. Enfin, son toit ouvrant électrique offre une luminosité naturelle à l’habitacle et renforce la sensation d’espace, rendant chaque trajet encore plus agréable.

Motorisation e-hybride : sobriété et efficacité

La Jeep Avenger embarque une technologie e-hybrid, combinant un moteur essence et un moteur électrique, pour offrir un équilibre parfait entre performance et consommation maîtrisée. Ce système permet à l’Avenger de rouler en mode 100 % électrique lors des manœuvres ou à basse vitesse, offrant ainsi une conduite fluide et silencieuse en milieu urbain. L’e-hybrid assure également des accélérations réactives grâce à un supplément de puissance délivré par le moteur électrique, tout en garantissant des démarrages et des arrêts en douceur, pour un confort optimal au quotidien.

Avec une puissance de 100 chevaux et un couple de 205 Nm, l’Avenger combine agilité et polyvalence, parfaitement adaptée à la conduite en ville comme sur route. Sa transmission automatique à 6 rapports optimise chaque passage de vitesse, tandis que sa consommation maîtrisée de 5,0 L/100 km en fait une option économique et respectueuse de l’environnement.

La Jeep Avenger se décline en deux finitions au Maroc : La finition Altitude, accessible à partir de 272.000 DH, propose déjà une dotation généreuse en matière de confort et de sécurité. Pour ceux qui recherchent une expérience plus premium, la finition Summit s’impose avec un équipement encore plus raffiné, au prix à partir de 314.500 DH.

Alfa Romeo Junior débarque au Maroc

C’est lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 20 octobre à Bouskoura qu’Alfa Romeo a levé le voile sur son tout dernier modèle, le Junior. Ce SUV compact incarne le style audacieux et la sportivité raffinée qui font la renommée du constructeur italien. Avec un niveau d’équipement impressionnant et des tarifs ultra compétitifs, le Junior s’annonce comme une véritable révolution dans le segment B des SUV compacts.

L’ADN Alfa Romeo en version Junior

Fidèle à l’ADN d’Alfa Romeo, le Junior reprend les codes de sportivité caractéristiques de la marque tout en offrant une approche moderne et dynamique du SUV compact. Ce choix stylistique, marqué par des lignes épurées et des proportions équilibrées, a permis au Junior de décrocher de prestigieuses distinctions, notamment le Prix du Style de l’édition 2024 du Grand Prix Auto Moto et le premier prix Autonis du meilleur design dans la catégorie SUV compact.

Sa calandre emblématique en « V » s’associe à des projecteurs 100% LED avec signature lumineuse, conférant au véhicule un look immédiatement reconnaissable. Les lignes tendues qui parcourent la carrosserie ajoutent une touche de dynamisme, tandis que les détails raffinés, comme les jantes exclusives et les finitions chromées, rappellent l’élégance italienne propre à la marque.

Ce look ne sacrifie aucunement la praticité. Les dimensions de l’Alfa Romeo Junior sont pensées pour incarner la parfaite voiture compacte sportive, avec une longueur de 4.173 mm et une hauteur de 1.535 mm. Le coffre offre un volume de chargement spacieux jusqu’à 415 litres, permettant de ranger aisément bagages et effets personnels, proposant un choix polyvalent et pratique pour les trajets en ville comme pour les voyages.

Un intérieur soigné à l’italienne

L’intérieur de l’Alfa Romeo Junior a été conçu avec une attention particulière portée au poste de conduite. Ergonomique et moderne, il combine des technologies de pointe, un design intuitif et des matériaux haut de gamme. Le combiné « Cannocchiale » de 10,25 pouces, au cœur de cette configuration, présente des informations personnalisables et intuitives. Incliné à 11 degrés vers le conducteur, l’écran tactile de même dimension garantit une lisibilité optimale, tout en offrant une interaction fluide.

L’élégance italienne est rehaussée par des finitions soigneusement sélectionnées, avec des matériaux comme le cuir et l’Alcantara disponibles dans le Pack Sport. Les sièges sport « Corsa », en daim noir et rouge, ajoutent une touche audacieuse, soulignant le caractère dynamique du Junior. La console centrale, recouverte d’un matériau doux au toucher, allie confort et design ergonomique. Elle regroupe des commandes essentielles comme le bouton Start&Stop, le sélecteur DNA, et même un espace de rangement astucieux.

L’Alfa Romeo Junior Ibrida se distingue également par sa connectivité avancée. Grâce au pack Connect Plus et à l’assistant vocal ChatGPT Generative AI, les interactions avec le véhicule sont naturelles et contextuelles, offrant des conseils personnalisés et une connectivité sans faille. L’atmosphère premium est sublimée par un éclairage d’ambiance personnalisable à 8 couleurs, illuminant des détails comme le tableau de bord « Cannocchiale » et les bouches d’aération où le logo Biscione s’illumine discrètement. Ajoutez à cela un socle de recharge sans fil et des ports USB-C pour tous les passagers, tellement importants de nos jours.

Deux motorisations pour le Junior

L’Alfa Romeo Junior se décline en deux motorisations : une version hybride (MHEV) et une version 100% électrique. Le Junior Ibrida, disponible en finitions Ibrida, Ibrida+ et Speciale, est équipée d’un système hybride de 136 chevaux. En parallèle, le Junior Elettrica offre une motorisation entièrement électrique de 156 chevaux et jusqu’à 410 km d’autonomie en cycle WLTP, une première pour Alfa Romeo.

Le système hybride du Junior Ibrida repose sur un moteur 3 cylindres de 1,2 litre, accompagné d’un moteur électrique de 48 volts et d’une boîte automatique à double embrayage à six vitesses. Ce dispositif innovant permet d’optimiser la consommation énergétique tout en offrant une conduite fluide et réactive. Les fonctionnalités telles que l’e-Launch (démarrage électrique), l’e-Parking (stationnement électrique) et l’e-Coasting (récupération d’énergie lors des phases de décélération) illustrent l’engagement du Junior pour une mobilité plus durable, avec des émissions de CO₂ réduites à 117 g/km en cycle combiné WLTP.

Avec une vitesse maximale de 206 km/h et un 0 à 100 km/h réalisé en 8,9 secondes, le Junior offre de belles sensations de conduite. Le sélecteur de mode de conduite DNA permet de personnaliser l’expérience selon les préférences : le mode Dynamique privilégie une conduite sportive, le mode Naturel offre un équilibre pour les trajets quotidiens, tandis que le mode Efficacité Avancée, maximise l’autonomie électrique et l’économie de carburant.

Des tarifs agressifs

Disponible depuis le 20 novembre en précommande au Maroc, la nouvelle Alfa Romeo Junior débarque avec des prix stratégiquement bien positionnés. En motorisation hybride légère (MHEV), la gamme débute avec la finition Ibrida, proposée à 299.000 DH, une offre d’entrée de gamme compétitive qui inclut des équipements modernes et un design signature Alfa Romeo. La finition Ibrida+, disponible à 332.500 DH, enrichit l’expérience avec des options supplémentaires en matière de confort et de technologie. Pour les amateurs de raffinement et de sportivité, la finition Speciale, proposée à 341.000 DH, se distingue par des détails sportifs et un équipement premium.

L’Alfa Romeo Junior se décline également en une motorisation 100 % électrique (BEV). La finition Speciale, affichée à 490.000 DH. Avec cette gamme de prix soigneusement étudiée, Alfa Romeo affirme son ambition de faire du Junior une référence incontournable dans le segment des SUV compacts.

Skoda Maroc dévoile le nouveau Kodiaq

Réputée pour son excellent rapport qualité-prix, Skoda poursuit sur cette lancée avec la deuxième génération de son grand SUV, le Kodiaq. Succès indéniable de la marque, la première génération a enregistré 800.000 unités vendues à travers le monde en huit d’an d’existence. Pour ce nouveau modèle 4×4, le constructeur tchèque reprend sa recette gagnante tout en y ajoutant des équipements plus complets et un design soigné.

Un design plus flatteur

C’est peut-être le seul petit reproche qu’on pouvait avoir pour la première génération de la Kodiaq. Son design était loin de plaire à tout le monde. Il avait un look correct, mais loin de prétendre au prix de la voiture la plus jolie du segment. Avec ce nouveau lifting, Skoda se rattrape et rend son Kodiaq « plus grand, plus beau et plus luxueux », pour reprendre les mots de Rania Jeoual, chef Produit chez Skoda Maroc, lors de la conférence de presse de présentation du nouveau Kodiaq, le jeudi 31 octobre à Casablanca.

Doté d’une nouvelle calandre plus large avec une bande lumineuse horizontale, une nouvelle signature cristaline, ce Kodiaq est indéniablement plus flatteur à la rétine. Avec ses lignes élégantes, ses courbes dynamiques et son allure robuste, il a une apparence plus longue et plus basse et particulièrement plus moderne. Nous parions que les plus jeunes ne seront désormais plus réticents à l’idée de se procurer ce Kodiaq.

Dès la première finition « Sélection », la différence se ressent avec l’ancienne génération, mais si vous optez pour un niveau de finition supérieur, ce Kodiaq devient même plus sportif grâce à des phares avant Matrix LED, des jantes de 18 pouces, des vitres arrière surteintées et des barres de toit argent.

Un habitacle épuré

L’intérieur reflète clairement la montée en gamme du Kodiaq. L’habitacle a été épuré et modernisé. Skoda a misé sur de la sellerie mixte (cuir, suède, tissu) apportant une ambiance soignée et sophistiquée. Le rendu est magnifique.

On retrouve également dans cet intérieur des sièges avant à réglage électrique avec fonction mémoire, permettant une personnalisation totale de l’expérience de conduite. Cet habitacle se veut spacieux et accueillant, capable de transporter confortablement sept passagers. L’ergonomie est optimisée avec des commandes bien placées, à l’image du levier de vitesse qui a été repositionné pour se trouver plus proche du volant, optimisant ainsi le confort du conducteur.

En finition sport, l’intérieur de ce Kodiaq prend une allure encore plus dynamique grâce à des sièges sport enveloppant, un volant sport en cuir, un pédalier en aluminium et un revêtement intérieur des portes en suède.

Pour accéder à cet intérieur, le système Kessy Full permet un accès et un démarrage sans clé à partir de la deuxième finition « Business », tandis que la connectivité de votre smartphone avec Apple Car Play et Android Auto est disponible de série. Le virtual cockpit et l’écran tactile de 10 pouces offrent une maîtrise totale des informations essentielles.

Fidèle à son concept « simply clever », Skoda a doté l’intérieur de son Kodiaq d’astuces ingénieuses qui rendent la vie à bord plus pratique, comme l’entonnoir intégré, la protection de bord de porte, ou encore le compartiment pour parapluie. Et pour compléter l’expérience pratique, le Kodiaq offre un volume de coffre impressionnant de 910 litres, parfait pour les familles ou les adeptes d’activités nécessitant beaucoup d’espace de chargement.

Un moteur de confiance

Sous le capot de la Skoda Kodiaq, on retrouve la motorisation 2.0 L TDI développant 150 chevaux, un choix bien connu des passionnés de la marque et qui a déjà fait ses preuves en termes de performance et de fiabilité. Associé à une boîte automatique DSG à 7 rapports, ce moteur offre un équilibre idéal entre dynamisme et coûts de fonctionnement raisonnables.

Cette configuration permet d’exploiter au mieux le couple généreux de 340 Nm, idéal pour de bonnes accélérations et des reprises dynamiques. La technologie 4×4 ajoute un niveau de maîtrise supplémentaire, rendant le Kodiaq capable de s’adapter aussi bien aux trajets quotidiens qu’aux escapades sur des terrains plus exigeants.

Malgré sa puissance et sa traction intégrale, le Kodiaq reste relativement économe, avec une consommation mixte de 6,6 L/100 km. Un atout pour les conducteurs soucieux de leurs dépenses en carburant sans sacrifier la performance.

Le Kodiaq est disponible dans tous les showrooms Skoda à partir de 359.000 DH.

La 3e édition du Salon Auto Occasion ouvre ses portes à Casablanca

S’étendant sur 10.000 m², le Salon met en lumière une vingtaine d’exposants, comprenant plusieurs acteurs majeurs du commerce de voitures d’occasion, ainsi que des partenaires clés tels que les sociétés de financement et les accessoiristes automobiles, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

« Cette édition est une véritable opportunité pour les acheteurs à la recherche de solutions économiques adaptées à leurs besoins. Nous sommes ravis de voir un tel engouement, et nous sommes convaincus que ce Salon contribuera à dynamiser davantage le marché marocain de l’automobile d’occasion », a déclaré Fatima Ouriaghli, directrice générale du magazine Autonews, citée dans un communiqué.

Le marché de l’automobile d’occasion au Maroc est en plein essor, avec une demande croissante des consommateurs. Entre 2019 et 2023, le nombre de transactions a grimpé de 400.000 à 700.000 unités, soit une progression remarquable de 75%.

3e édition du salon « Auto Occasion » du 10 au 15 octobre

Cet événement, organisé sous l’égide du ministère de l’Industrie et du commerce, revient pour fédérer l’ensemble de l’écosystème automobile autour d’un marché en pleine expansion, peut-on lire dans un communiqué.

S’étendant sur une surface de plus de 10.000 m², Auto Occasion 2024 accueillera, selon les organisateurs, une vingtaine d’exposants représentant les acteurs majeurs de la vente de voitures d’occasion, ainsi que des partenaires stratégiques du secteur automobile, tels que les sociétés de financement, les accessoiristes automobiles…

Des tables rondes seront organisées tout au long du Salon, offrant un espace de dialogue pour débattre des enjeux et des perspectives de développement du marché de l’occasion au Maroc, poursuit la même source.

Les visiteurs auront l’opportunité de découvrir une large gamme de véhicules d’occasion, allant des citadines économiques aux SUV, sans oublier les berlines de luxe.

Le marché de l’automobile d’occasion continue de se développer à un rythme soutenu au Maroc, avec une demande croissante des consommateurs, comme en témoigne l’augmentation du nombre de transactions réalisées entre 2019 et 2023, rappelle le communiqué. Durant cette période, les ventes sont passées de 400.000 à 700.000 unités, soit une très forte progression de 75%, avec seulement 2% du volume d’affaires captés par les opérateurs structurés.

M-Automotiv : un an et des résultats prometteurs

En un an seulement, M-Automotiv a construit un réseau de 14 points de vente à travers le pays et a servi plus de 80.000 clients. En une année, le groupe a pu enregistrer 15% de part du marché automobile national et se situe déjà dans le top 30 des grandes entreprises marocaines, avec 5 milliards de DH de chiffre d’affaires. M-Automotiv a également pu décrocher de prestigieuses distinctions à l’instar du « Service Client de l’Année Maroc 2024 » dans la catégorie distributeur automobile multimarques.

« M-Automotiv s’est rapidement positionné comme leader incontesté grâce à une offre complète de véhicules neufs et d’occasion. Nous avons pu atteindre autant de part de marché grâce à l’augmentation du nombre de points de vente, à l’organisation RH et à la communication sur laquelle nous avons travaillé pour répondre aux attentes des consommateurs. Nos résultats reflètent l’engagement de nos équipes et de nos partenaires, Renault et Dacia, qui nous ont aidés à poser les bases de notre succès. Nous sommes confiants que l’avenir apportera encore plus d’opportunités », a déclaré Souhail Houmaini, directeur général.

Le groupe continue de se développer. Durant ces douze derniers mois, le distributeur automobile a recruté plus de 200 nouveaux collaborateurs, faisant passer son effectif global à 630 personnes, avec pour ambition de recruter plus de 500 collaborateurs dans les trois ans à venir.

« Nos ambitions sont grandes. Nous souhaitons créer 10 points de vente supplémentaires d’ici 2025, et nous avons un plan de recruter 500 collaborateurs sur les trois prochaines années », a ajouté Souhail Houmaini.

M-Automotiv prévoit également d’élargir sa gamme en intégrant trois nouvelles marques automobiles asiatiques dans un avenir proche. Toutefois, le distributeur automobile préfère ne pas dévoiler pour le moment l’identité de ces marques.

Par ailleurs, le distributeur automobile lancera une nouvelle marque d’occasion, promettant de développer et de contribuer à la structuration du marché de l’occasion avec des solutions opérationnelles pour les consommateurs.

« Nous travaillons sur un projet ambitieux et novateur axé sur le marché des véhicules d’occasion. Il est inconcevable que le secteur formel ne capte que 1% des 650.000 transactions annuelles dans ce segment. À ce stade, nous avons déjà accompli 90% du travail et nous partagerons davantage de détails sur ce projet très prochainement ».

Dès son démarrage, le groupe s’est engagé dans l’innovation, notamment en proposant des services comme la prise de rendez-vous après-vente en ligne, les essais de véhicules à domicile, ou encore des ateliers mobiles offrant des services de vidange en trente minutes sur place.

Volvo Trucks inaugure la première édition des Greendays

C’est au sein de l’Institut de formation des métiers du transport et de la logistique que Volvo Trucks a décidé d’héberger la première édition des Greendays. L’événement a rassemblé plusieurs acteurs clés de l’écosystème Green, soulignant l’engagement de la marque à atteindre le Net Zero en 2040 en proposant des camions alimentés par des alternatives neutres en carbone.

« Dans le monde et au Maroc, nous souhaiterions apporter notre jalon à la transformation positive du marché. Ce que nous faisons au quotidien, les décisions que nous prenons et notre manière d’agir s’inscrivent dans cet état d’esprit. Notre voyage vers la durabilité est un pas de géant. Aujourd’hui, nous voulons laisser une action marquante pour les générations futures : nous déclarons fièrement notre engagement en faveur d’un air plus pur, de villes plus calmes et d’un monde plus sûr pour nos enfants », a souligné Goran Travancic, directeur général Volvo Maroc.

C’est dans ce cadre que la 1re édition des Greendays de Volvo a vu le jour. Cette occasion permet de discuter et d’apporter des solutions à un pays en pleine mutation. Cette édition scellera un pacte entre les acteurs clés, qui se rencontreront régulièrement pour constituer une communauté active et échanger sur la transformation énergétique.

« Nous avons déployé des partenariats stratégiques solides avec des acteurs locaux pour contribuer au développement de la stratégie de la marque. Ces partenariats renforcent un écosystème engagé et adaptable aux contraintes locales », a déclaré Goran Travancic.

Volvo Trucks travaille conjointement avec Solar Power, un acteur 100% marocain engagé dans la transition énergétique et la décarbonation, et membre de Green Tech Partners. Solar Power est actif dans toutes les étapes du processus de mise en œuvre de leur projet d’énergie, avec des solutions allant du solaire photovoltaïque pour l’électricité aux chaudières biomasses pour la thermique. Solar Power a réalisé de nombreux projets d’énergies renouvelables (EnR) au Maroc totalisant plus de 20 MW installés sur tout le territoire.

Né en Suède en 1929, Volvo Trucks construit des véhicules dans 130 pays, avec plus de 104.000 employées et un réseau de 2.300 points de vente. La marque a vendu plus d’un million de véhicules qui sillonnent le monde.

La superficie de Tanger Automotive City revue à la hausse

Le Conseil de gouvernement a adopté, ce jeudi 12 septembre, un projet de décret modifiant le décret 2.10.337 portant création de la zone franche d’exportation de Tanger Automotive City.

Ce décret prévoit ainsi l’augmentation de la superficie de la zone de 517 ha à 808 ha.