Le franco-marocain Selha Group reprend le site d’Éolane à Valence

Selha Group a annoncé, dans un communiqué, que son offre pour la reprise des activités du site d’Éolane Valence, en France, avait été retenue par le tribunal de commerce de Paris.

Avec la reprise d’Éolane Valence, le groupe créé par des industriels marocains et français renforce son positionnement sur des marchés stratégiques comme l’énergie, l’industrie et le médical, tout en consolidant une dynamique de croissance fondée sur la complémentarité de ses implantations en France et au Maroc, ajoute Selha Group dans le communiqué.

Ce rapprochement contribuera directement au développement du site de Casablanca, qui joue un rôle central dans la stratégie industrielle du groupe.

« L’intégration du site de Valence illustre notre volonté de bâtir un groupe industriel solide et performant, fondé sur la complémentarité des savoir-faire entre la France et le Maroc. Elle offre de nouvelles perspectives à notre site de Casablanca, en confortant son rôle dans les synergies du groupe », explique Karim El Ouazzani, directeur général de Selha Maroc.

Le site marocain bénéficiera ainsi directement de cette dynamique, en accueillant de nouvelles opportunités industrielles, en valorisant les compétences locales et en contribuant au rayonnement du savoir-faire marocain à l’échelle internationale, selon la même source.

Banque de projets industriels : 1.905 projets pour 126 MMDH d’investissements

Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le lundi 14 avril, Ryad Mezzour a relevé que le montant total des investissements pour ces projets industriels atteint 126 MMDH, dont 95 MMDH destinés à la substitution des importations et 96 MMDH pour l’exportation, notant que plus de 177.000 postes d’emplois directs seront créés.

Et de poursuivre que l’enveloppe dédiée aux projets relatifs aux industries alimentaires atteint 19 MMDH, ce qui permettra de créer 750.000 emplois directs.

Par ailleurs, le ministre a souligné que l’industrie alimentaire se distingue par ses nombreuses potentialités, notamment sa capacité à répondre à la demande de justice spatiale. L’industrie agricole et de transformation peut être implantée dans toutes les régions du Royaume et se concentre principalement sur le marché intérieur, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire du pays, a-t-il poursuivi.

En effet, près de 200 entreprises évoluent dans les industries alimentaires, parmi les 13.000 entreprises du secteur industriel, générant 43 MMDH d’exportations et un chiffre d’affaires de 185 MMDH, soit une part significative des 800 MMDH que représente le CA global de l’industrie marocaine, a précisé le ministre.

(Avec MAP)

La CGEM publie un white paper sur les enjeux de la souveraineté industrielle

Ce document dresse un état des lieux de plusieurs secteurs de l’industrie marocaine et propose des mesures adaptées à chacun d’eux.

De la souveraineté industrielle au soutien à la compétitivité, en passant par l’énergie, la décarbonation et la gestion de l’eau, ce White Paper se veut une véritable feuille de route pour l’industrie nationale. Son objectif est de répondre aux défis actuels et de saisir les opportunités de demain, afin de renforcer la souveraineté industrielle du Maroc et d’assurer un développement équilibré de ses territoires, peut-on lire sur le document.

Leoni ouvre sa nouvelle usine à Agadir

La nouvelle unité de production de Leoni à Agadir, d’un investissement de 230 millions de DH, est implantée au cœur de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) Souss-Massa. S’étendant sur 7,6 hectares, dont plus de 19.000 m² sont dédiés à la production, cette unité permettra, selon le groupe, la création de plus de 3.000 emplois directs d’ici 2027, portant ainsi à 19.000 le nombre total d’emplois au sein de Leoni au Maroc. Cette implantation fera passer le nombre d’unités de production du groupe dans le Royaume à 11.

Cette inauguration représente une étape clé dans la mise en œuvre du protocole d’accord conclu entre le groupe Leoni et le gouvernement marocain, visant la réalisation de six projets capitaux dans le secteur automobile. Ces investissements, d’un montant global de plus de 932 millions de DH, sont répartis sur plusieurs régions du Royaume, avec un impact significatif attendu sur l’économie locale, indique un communiqué de Leoni. À terme, ces projets généreront la création de 7.100 nouveaux emplois directs d’ici 2027.

« Un tel investissement est de nature à conforter la position de notre pays sur la carte mondiale de l’industrie automobile, et la confiance du groupe allemand Leoni vient confirmer le dynamisme et l’essor que connaît ce secteur au Maroc, grâce à la vision éclairée du Roi Mohammed VI, faisant désormais du Royaume une destination de choix pour les leaders mondiaux du secteur de l’automobile », a déclaré le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui présidait la cérémonie d’inauguration.

« Ce projet renforcera, par ailleurs, la position d’Agadir en tant que nouveau pôle industriel, au regard du potentiel dont dispose cette ville en termes d’infrastructures industrielles et logistiques modernes, en plus d’un système de formation professionnelle qui s’adapte aux besoins des entreprises », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son expansion, Leoni a mis en place des programmes de formation sur mesure pour accompagner ses employés dans le développement de leurs compétences, souligne le communiqué de Leoni. Ces initiatives comprennent des formations techniques spécifiquement conçues pour répondre aux exigences de production, ainsi que des séminaires axés sur le leadership d’équipe.

Ce site de production est dédié à la fabrication de câblages pour véhicules commerciaux, y compris les poids lourds, les chaînes cinématiques et les véhicules tout-terrain. Conçu pour répondre aux normes strictes des marchés internationaux tels que l’Allemagne, la France, l’Italie et le Japon, il se distingue par sa capacité à produire des séries limitées de câblages hautement complexes, parfaitement adaptés au segment des véhicules utilitaires, indique la même source.

« Notre implantation à Agadir reflète une décision stratégique qui témoigne de notre engagement à long terme envers le Maroc et sa région en pleine croissance. Cette démarche illustre notre conviction dans le potentiel du pays ainsi que dans le dynamisme du continent africain et confirme notre capacité à transformer nos engagements en actions concrètes. Elle nous permet de renforcer notre compétitivité dans le secteur des véhicules utilitaires, tout en déployant des processus intelligents au sein de notre réseau de production mondial », a déclaré Ingo Spengler, member of the Executive Board & COO of Leoni.

« Leoni Operating Systems (LOS), véritable colonne vertébrale de notre production, est utilisé sur notre site de Leoni Agadir comme site pilote pour les applications automobiles et industrielles. Il offre une gamme étendue de fonctionnalités pour la gestion des données et des processus liés à la production de faisceaux de câbles, parmi d’autres applications. LOS s’intègre harmonieusement aux processus industriels de Leoni afin d’améliorer la productivité, d’optimiser les flux de production et de soutenir la gestion de systèmes de fabrication complexes. Il inclut des modules avancés pour la surveillance en temps réel, les rapports et d’autres outils essentiels aux opérations de Leoni », a-t-il expliqué.

« Grâce à cette nouvelle orientation axée sur l’innovation technologique de nos processus de production, nous visons à améliorer durablement notre flexibilité. Nous sommes déterminés à croître plus rapidement que le marché dans le segment des véhicules utilitaires au cours des années à venir, en mettant l’accent sur une stratégie orientée vers l’excellence en qualité, le coût optimal et la livraison conforme », a conclu Ingo Spengler.

« L’inauguration de notre nouveau site à Agadir marque une étape clé dans notre stratégie de développement au Maroc, symbolisant notre engagement à long terme dans le Royaume. En choisissant de nous installer dans cette région, nous participons activement au dynamisme économique local tout en renforçant l’innovation et l’excellence dans le secteur des technologies automobiles », a déclaré, pour sa part, Fakhri Bouguerra, directeur général de Leoni Maroc.

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Les prévisions économiques du HCP pour 2025

Comme chaque début d’année, le Haut Commissariat au Plan (HCP) publie ses prévisions pour l’année en cours.

Pour 2025, le HCP prévoit :

Voici son argumentaire.

Reprise du secteur primaire en 2025

La campagne agricole 2024/2025 devrait se caractériser par des conditions climatiques relativement plus favorables que celles de la campagne précédente qui a connu un déficit pluviométrique sévère, menant à une production céréalière limitée à 31,2 MQx, estime le HCP.

Dans son analyse, le HCP s’appuie sur :

Ainsi, la valeur ajoutée agricole devrait évoluer de 4,1% en 2025, sous l’hypothèse d’une production céréalière inférieure à la moyenne, après un repli de 5% estimé en 2024.

Tenant compte d’un accroissement du secteur de la pêche maritime de 6,5% en 2025 après 3,8% estimé en 2024, le secteur primaire devrait s’améliorer de 4,2% en 2025, après une baisse de 4,6% estimée en 2024, contribuant ainsi positivement de 0,4 point à la croissance du produit intérieur brut après une contribution négative de 0,5 point en 2024.

Poursuite de la bonne performance des activités non agricoles

Les activités non agricoles devraient évoluer de 3,6% en 2025, soutenues par la dynamique continue du secteur du BTP, des activités minières et des activités industrielles, ainsi que par la poursuite de la bonne tenue des activités du commerce, du tourisme et du transport.

L’activité industrielle, représentant 59% de la valeur ajoutée secondaire en moyenne entre 2019 et 2023, devrait connaître un accroissement de 3,7% en 2025 après une amélioration attendue de 4% en 2024.

L’activité des industries chimiques, stimulée par un accroissement de la demande extérieure, aurait connu un rebond de 12,9% en 2024. En 2025, les industries chimiques devraient maintenir leur dynamique quoiqu’en ralentissement, en liaison avec la poursuite prévue de l’amélioration de la demande extérieure pour ces produits.

Par ailleurs, les industries du matériel du transport auraient enregistré une croissance remarquable de 14,4% en 2024, grâce à l’implantation de nouveaux équipementiers et à l’extension des usines de l’automobile qui auraient permis d’accroître les capacités de production. En 2025, ces industries devraient poursuivre leur dynamisme avec une croissance de l’ordre de 9,6%, profitant des investissements directs étrangers dans le secteur de l’automobile, qui devraient permettre d’introduire de nouvelles technologies et de renforcer la production nationale, notamment celle des batteries électriques.

Manque de compétitivité pour le textile

En revanche, l’industrie textile devrait continuer de pâtir de la faible compétitivité sur le marché mondial, de la forte dépendance aux marchés européens et de la prédominance des activités informelles, dans un contexte des coûts élevés de l’énergie et de la faiblesse de l’amont textile local. De ce fait, sa valeur ajoutée aurait connu une croissance négative de 3% en 2024 avant de s’améliorer légèrement de 1,7% en 2025.

De son côté, l’activité de l’industrie agroalimentaire, représentant 27,5% de la valeur ajoutée industrielle en moyenne entre 2019 et 2023, devrait enregistrer une croissance modérée de près de 1,3% en 2025, au lieu 0,9% estimée en 2024 et d’un recul de 0,2% en 2023, suite aux retombées relativement favorables de l’amont agricole.

Progression des activités du BTP

En 2025, les activités du secteur du BTP devraient poursuivre leur progression avec une croissance de 3,8%. Cette dynamique devrait être soutenue par la diminution progressive des prix des matériaux de construction et par l’allègement des conditions de financement, encourageant l’investissement des promoteurs immobiliers.

En outre, elle devrait bénéficier de l’accélération des projets d’infrastructures hydrauliques et énergétiques et de ceux liés à l’organisation de grandes manifestations sportives, ainsi que de la poursuite des mesures en faveur de l’accès au logement et du programme de reconstruction et de réhabilitation des zones sinistrées.

Par ailleurs, l’activité minière, fortement liée à l’industrie des produits chimiques, aurait rebondi de 17,9% en 2024, marquant un retournement positif après deux années consécutives de recul de 23% et 2,7% respectivement en 2022 et 2023. Cette reprise reflète la consolidation de la production du phosphate brut, stimulée par une demande locale accrue des industries de transformation pour les engrais chimiques. En 2025, le secteur devrait poursuivre son raffermissement avec une croissance de 5,9%, soutenue par la hausse continue de la production marchande du phosphate.

Dans ces conditions, le secteur secondaire devrait afficher une valeur ajoutée en hausse de 3,8% en 2025.

Le secteur tertiaire, principalement orienté vers le marché intérieur

Pour le HCP, le secteur tertiaire devrait continuer de soutenir la croissance économique en 2025, avec une progression de 3,5% après 3,2% prévue en 2024.

Cette évolution devrait être attribuable à l’amélioration des services non marchands de 3,2% en 2025, et des services marchands de 3,6% en 2025 :

Dynamique consolidée de la demande intérieure

La consommation des ménages en 2025 devrait s’accroitre de 3% après 3,2% estimé en 2024.

Cette tendance s’explique notamment par un niveau maitrisé de l’inflation et par une amélioration des revenus suite aux augmentations salariales décidées dans le cadre du dialogue social, à la bonne tenue des transferts des MRE, et à la poursuite de l’attribution des aides sociales directes.

Ainsi, la contribution de la consommation des ménages devrait atteindre près de 1,8 point à la croissance du PIB en 2024 et 2025.

Ainsi, tenant compte de la consommation des administrations publiques qui devrait enregistrer une évolution de 4,1% en 2025 après une hausse attendue de 3,9% en 2024, la consommation finale nationale devrait afficher un accroissement de près de 3,3% en 2025 après 3,4% estimé une année auparavant, contribuant à hauteur de 2,6 points à la croissance du PIB, après 2,7 points en 2024.

Allégement du déficit budgétaire en 2024 avant une légère accentuation en 2025

Après avoir atteint son pic de 7,1% en 2020 suite aux répercussions de la crise pandémique, le déficit budgétaire s’est inscrit dans une trajectoire descendante depuis 2021, pour atteindre 4,3% du PIB en 2023, grâce notamment aux différentes mesures prises pour rétablir l’équilibre des finances publiques.

Ce niveau reste néanmoins élevé par rapport à la moyenne de 3,7% observée entre 2014 et 2019. Les perspectives des finances publiques devraient être caractérisées par un accroissement plus marqué des dépenses globales que des recettes ordinaires en 2025.

En 2025, ces recettes devraient poursuivre leur raffermissement, profitant de la hausse simultanée des recettes fiscales et non fiscales de 7,5% et 5,6% respectivement.

Les dépenses globales devraient poursuivre leur tendance haussière en 2025, atteignant près de 28,8% du PIB après 28,2% estimé en 2024.

https://medias24.com/2025/01/20/le-hcp-prevoit-un-rebond-de-la-croissance-economique-au-maroc-en-2025/

Investissements : la 6e Commission nationale approuve 56 projets pour 134 MMDH

Le Maroc, une destination industrielle compétitive (Aziz Akhannouch)

Lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement à la Chambre des conseillers, consacrée au « système industriel national comme levier de l’économie nationale », Aziz Akhannouch a souligné que la réalité industrielle du pays aujourd’hui est le fruit de stratégies ambitieuses lancées par le Roi Mohammed VI, tels que le Plan Emergence en 2005, le Pacte National pour l’Émergence Industrielle en 2009, le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, ainsi que la Charte de l’Investissement en 2022. Celles-ci ont été soutenues par des projets d’infrastructure stratégique majeurs, notamment le port Tanger Med qui « est devenu le premier port à conteneurs du bassin méditerranéen et d’Afrique, et le quatrième au monde en termes d’efficacité ».

Pour accompagner les ambitions du pays, le chef du gouvernement a rappelé que le Maroc est passé de 80 km d’autoroutes en 1999 à 1.800 km aujourd’hui. Le Royaume a également réussi à mobiliser plus de 13.600 hectares de terrains pour la création de 150 zones industrielles actives aujourd’hui.

Le point sur le programme « Banque de Projets »

Depuis son lancement, le programme « Banque de Projets a permis d’identifier 1.864 projets d’investissement à travers les différentes régions du Royaume ». Ces projets représentent « un investissement total de 119 milliards de DH » et devraient permettre de « créer plus de 181.000 emplois directs ». A ce jour « 654 projets ont déjà été signés, pour un montant total de 78 milliards de DH« , et devraient générer « plus de 89.000 emplois« .

Lors de son exposé, le chef du gouvernement a précisé que « 2.012 projets industriels ont été traités par les comités régionaux unifiés d’investissement, représentant un investissement total de 800 MMDH« . Ces initiatives permettront de créer « plus de 275.000 emplois directs« .

Investissements dans les infrastructures industrielles

Pour soutenir le développement du secteur industriel, le gouvernement a signé « 30 conventions pour des projets d’infrastructure industrielle, avec une valeur d’investissement de 7,8 MMDH« , a précisé le chef du gouvernement.

En parallèle, « 32 projets relatifs à la création et à l’expansion de zones d’accélération industrielle, de zones industrielles et de zones d’activités économiques ont été lancés depuis octobre 2021 ». Ces projets permettront de fournir une « offre foncière industrielle supplémentaire de 3.705 hectares« , ce qui représente « 30% de la superficie actuelle » et constitue une base solide pour l’expansion future du secteur industriel marocain.

Aziz Akhannouch a mis en avant lors de son intervention le lancement progressif de la zone industrielle Mohammed VI, également connue sous le nom de « Tanger Tech » qu’il a qualifié de « modèle de partenariat réussi entre le Maroc et la Chine, et une valeur ajoutée pour l’industrie nationale ». Cette zone vise à « renforcer la compétitivité de la région de Tanger et à accélérer le développement des dans le Nord du Royaume. »

Toujours dans l’optique de diversifier les activités industrielles, Aziz Akhannouch a rappelé la création de « deux zones industrielles de défense« . Ces zones ont pour objectif d' »attirer des projets d’investissement dans les industries de défense, les armes, les munitions, et les équipements de sécurité », contribuant ainsi à renforcer l’indépendance stratégique du Maroc.

Charte de l’investissement

Le chef du gouvernement a affirmé que « le gouvernement a veillé à l’adoption de la nouvelle Charte de l’investissement, après des années d’hésitation et de retard. Cette charte devrait constituer un outil essentiel pour renforcer la compétitivité industrielle, en développant le cadre juridique et réglementaire afin d’inciter les investisseurs locaux et étrangers à orienter leurs investissements vers les secteurs prioritaires, y compris le secteur industriel ».

Aziz Akhannouch a expliqué que « la dynamique créée par la nouvelle Charte a permis de développer la performance de la Commission nationale des investissements, avec une multiplication par dix du capital d’exploitation des projets industriels approuvés, passant de 13 MMDH (ancienne formule avant la Charte) entre octobre 2021 et avril 2023 à 140 milliards de DH entre mai 2023 et novembre 2024″.

« Afin de garantir les facteurs de succès de l’écosystème d’investissement au Maroc, y compris l’investissement industriel, le gouvernement a simplifié 22 décisions administratives relatives à l’investissement, en les numérisant via la plateforme électronique ‘CRI-invest’, et a réduit de 45% les documents requis, qui concernent principalement l’éligibilité des projets, la mobilisation du foncier, les permis de construire et les autorisations d’exploitation », a rappelé le chef du gouvernement.

Pour garantir une interaction rapide et une réponse immédiate aux demandes des investisseurs, le chef du gouvernement a souligné que « la décision a été prise de déléguer l’approbation des dossiers d’investissement dont la valeur est comprise entre 50 et 250 MDH au niveau régional, après avoir doté les comités régionaux unifiés d’investissement de toutes les ressources nécessaires pour accélérer l’approbation des dossiers et projets d’investissement dans des délais raisonnables ».

Pour encourager l’innovation, le chef du gouvernement a relevé le financement de « 108 projets innovants, d’un coût total de 615 MDH , dont 264 MDH de contribution de l’État ». Ces projets visent à renforcer la compétitivité des entreprises marocaines dans des secteurs variés.

Transition écologique

L’approvisionnement en énergie stable et durable pour le secteur industriel est également fondamental. Pour ce faire, le gouvernement a lancé un projet stratégique pour construire une ligne électrique de très haute tension de 1.400 kilomètres, avec une capacité de 3 gigawatts, reliant le sud et le centre du Royaume, a rappelé le chef du gouvernement.

Aziz Akhannouch a également rappelé que MASEN (Agence Nationale pour l’Énergie Durable) a reçu plus de 40 demandes pour profiter des opportunités d’investissement dans l’hydrogène vert, « ce qui témoigne de l’attrait croissant du Maroc pour les acteurs internationaux dans ce domaine stratégique », a-t-il estimé.

Evoquant la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », le chef du gouvernement a souligné que cette stratégie « joue un rôle crucial dans la numérisation de l’administration, la facilitation des services pour les acteurs économiques, ainsi que la promotion de l’économie numérique et la création d’emplois ».

Pour mettre en œuvre cette stratégie, le gouvernement « a alloué un budget de 11 milliards de DH  pour la période 2024-2026, dans le but de créer 240.000 emplois directs d’ici 2030″.

Automobile : « 700.000 véhicules produits annuellement »

Aziz Akhannouch a également présenté les chiffres du secteur automobile, qui est devenu un pilier du tissu industriel marocain, en soulignant que « notre pays a réussi à exporter des voitures vers plus de 70 destinations à travers le monde » avec « un taux d’intégration qui s’élève actuellement à 69%, grâce à un réseau industriel solide composé de plus de 250 fournisseurs de pièces automobiles ».

Il a réaffirmé « l’engagement du gouvernement à augmenter ce taux d’intégration locale pour atteindre 80% dans un avenir proche, renforçant ainsi la compétitivité du secteur automobile marocain sur le plan international ».

S’attelant aux résultats, Aziz Akhannouch a noté que « 148 milliards de DH ont été générés en 2023 par les exportations de véhicules », soit une augmentation de « 28% par rapport à 2022 ». Jusqu’à octobre 2024, les revenus des exportations automobiles ont atteint « 115 milliards de DH « , avec une hausse de « 7% par rapport à la même période de 2023 ». Le Maroc est aujourd’hui le principal producteur de voitures en Afrique, avec une « capacité de production annuelle d’environ 700 000 véhicules ».

Le secteur aéronautique marocain a lui aussi enregistré une croissance importante. « Le chiffre d’affaires des exportations s’est élevé à 20 milliards de DH entre janvier et septembre 2024″, ce qui représente une augmentation de « 20% par rapport à la même période de 2023″. Ce secteur, souligne Akhannouch, a su attirer 150 entreprises dont des géants de l’aéronautique, comme Boeing et Airbus, consolidant ainsi la place du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales.

Exportations industrielles : 377 MMDH en 2023

Les indicateurs de l’industrie montrent une croissance notable », a fait observer le chef du gouvernement, mentionnant que « le chiffre d’affaires du secteur industriel a atteint 800 MMDH en 2022, enregistrant une augmentation de 22,7% par rapport à 2021« .

En 2023, les exportations industrielles ont atteint « 377 MMDH « , soit près du double des « 184 milliards enregistrés en 2015 ». Ces chiffres témoignent du rôle moteur de l’industrie dans l’économie marocaine, avec des exportations représentant « 87% du total des exportations de biens« . Jusqu’en septembre 2024, les exportations industrielles ont atteint « 291 MMDH ».

Depuis le début du mandat gouvernemental, le secteur industriel a permis de « créer plus de 125.000 emplois » jusqu’à juillet dernier, a conclu le chef du gouvernement.

 

Chambre des conseillers : nouveau grand oral pour Aziz Akhannouch, le 19 novembre

La séance, qui se tiendra conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution, sera axée sur « Le système de l’industrie nationale, un levier de l’économie nationale », indique la Chambre des conseillers dans un communiqué.

 

 

La recette d’Ahmed Reda Chami pour plus d’industrie et de productivité

Ex-ministre de l’Industrie et président du CESE, au moment de la réalisation de cet échange, le 16 octobre dernier, Ahmed Reda Chami a partagé son point de vue avec Médias24 sur les leviers pour aller vers la souveraineté industrielle et les mesures à mettre en place pour renforcer l’industrie.

Le désormais ex-président du CESE s’est prêté au jeu des questions-réponses sur le plateau de Médias24, délocalisé à Benguerir lors de la 2e édition de la Journée nationale de l’industrie. Interview.

A noter qu’entretemps, Ahmed Reda Chami a été nommé ambassadeur du Maroc à l’UE. 

Médias24. Aujourd’hui nous parlons de la nouvelle ère industrielle pour le Maroc avec comme mot-clé la souveraineté. Comment pouvons-nous l’atteindre ?

Ahmed Reda Chami: En fait, le mot souveraineté a une forte charge émotionnelle, économique et stratégique. Nous n’atteindrons pas la souveraineté industrielle du jour au lendemain. C’est un processus qui a été enclenché il y a pratiquement une vingtaine d’années et les différents gouvernements qui se sont succédés ont travaillé, chacun de leur côté, avec des plans stratégiques, industriels. Chaque gouvernement apporte sa brique, c’est un travail de longue haleine pour atteindre la souveraineté. Il faut qu’on parvienne à faire les choses les plus stratégiques pour nous, les plus vitales. Et on y arrivera.

Quand on regarde les résultats, l’industrie, c’est aujourd’hui six fois plus d’exportation qu’il y a 25 ans

Quand on regarde les résultats, l’industrie, c’est aujourd’hui six fois plus d’exportation qu’il y a 25 ans. Nous sommes devenus la plus grande base automobile en Afrique. On exporte en Europe plus de voitures que les Chinois. Dans le secteur de l’aéronautique, et de l’industrie pharmaceutique, nous commençons à exporter dans certains pays d’Afrique. Il y a encore beaucoup de choses à accomplir.

– Vous dites qu’on ne peut pas tout faire, et concernant la souveraineté, il faut aller vers des sujets vitaux pour nous. Selon vous, quels sont-ils ?

– Tout ce qui est médical, armée, défense, c’est important. L’agroalimentaire, il faut que les gens mangent, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller vers les autres secteurs. Est-ce vital d’avoir ses propres voitures ? La réponse est peut-être non, on peut les importer. Mais c’est bien d’avoir ses propres voitures, puisque ça génère de l’emploi. C’est bien d’avoir des gens qui ont fait de grandes études pour les postes managériaux, mais c’est bien aussi d’avoir des techniciens, des techniciens spécialisés, même des gens qui ne sont pas des techniciens. L’industrie a cette capacité d’absorber ces gens-là, même ceux de faible qualification.

– Avec l’ère de l’intelligence artificielle, l’industrie 4.0 ou même 5.0, est-ce qu’on va toujours avoir cette industrie qui absorbe même la faible qualification ? Est-ce qu’il ne faut pas penser que pour le futur il faudrait faire en sorte que nous ayons un capital humain avec un minimum de qualification pour suivre ces mutations ?

– Bien sûr, si on pouvait avoir tout le monde bien formé, c’est l’idéal. Ces 20 dernières années, nous avions des problèmes d’adéquation, de formation, et d’emploi. Nous avions des gens qui étaient sortis de l’école, rappelez-vous, des NEET (personnes sans emploi ne poursuivant pas d’études et ne suivant pas de formation, ndlr). Nous avons des gens qui sont venus de la campagne, qui n’étaient pas formés. Heureusement que l’industrie a pu les absorber en partie, parce que là, on voit le taux de chômage repartir.

Maintenant, l’avenir, c’est l’industrie 4.0, c’est tout ce qui est robotique, digital. Il faut qu’on se positionne, donc il faut qu’on forme de plus en plus de personnes dans ces domaines d’avenir.

L’avenir, c’est l’industrie 4.0, c’est tout ce qui est robotique, digital

Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut, parce que nous avons une population jeune, beaucoup peuvent être reconvertis pour aller dans des secteurs, faire du coding, ou vers certains secteurs à haute valeur ajoutée.

Nous avons augmenté en capital d’investissement. Nous avons fait de la croissance parce qu’on avait plus de personnes qui sont arrivées sur le marché de l’emploi, avec un petit peu de productivité. Pour qu’on puisse croître plus fortement, pour qu’on sorte de ces pays à revenus intermédiaires, les recettes sont connues, il faut qu’on arrive à augmenter la productivité de l’entreprise marocaine. Quand je parle de la productivité de l’employé ou du salarié, ça passe par la formation, par exemple, donc le capital humain. Quand je parle de l’entreprise, je parle d’innovation.

– La productivité a été au cœur de rapports récents qui l’ont présentée comme un levier important pour parvenir à cette transformation et pour créer plus de croissance dans le pays. Est-ce que vous partagez ce point de vue ?

– Je défends ce point bien avant ces rapports. Nous avons remarqué que l’État investit plus de 30-35% par an du PIB. Nous ne pouvons pas aller plus loin que ça. On peut améliorer la qualité de l’investissement, et donc, avoir beaucoup plus de privés qui investissent. Pour moi, il faut que le privé ne soit pas frileux. Il l’est peut-être parce qu’il y a encore trop de barrières administratives, peut-être qu’il n’a pas confiance.

Malheureusement, concernant la force de travail, nous avons un taux d’emploi qui est l’un des plus bas au monde parce que la femme ne participe pas. Et donc, qu’est-ce qu’on fait pour ramener la femme sur les lieux de travail ?  Et dernier point, il faut miser sur la productivité totale des facteurs. Donc, il faut qu’on forme les gens. La formation continue est importante. La formation de dirigeants est nécessaire.

Il faut que le privé ne soit pas frileux. Il l’est peut-être parce qu’il y a encore trop de barrières administratives, peut-être qu’il n’a pas confiance

On a parlé des 20 dernières années, ce qui a été fait. Donc, on avance. Maintenant, pour abonder dans votre sens, on n’avance pas assez vite. N’est-ce-pas ? Nous sommes un pays millénaire, il y a des habitudes qui sont installées. Nous avons ce passif du passé qui est là. Il y a des gens qui ont pris beaucoup de mauvaises habitudes. Et donc, il faut secouer le cocotier. Il ne faut pas l’oublier qu’il y a beaucoup de lobbies dans ce pays qui défendent leurs intérêts. Je peux le comprendre mais il faut qu’il y ait un contre-pouvoir. Maintenant, il faut se tourner vers l’avenir.

– Si vous aviez une ou deux mesures que vous pensez indispensables, à mettre en place immédiatement, pour améliorer la productivité et aller vers cette nouvelle ère industrielle à laquelle le Maroc aspire ? Quelles seraient-elles ?

– Je pense qu’il y a une chose que je ferai : J’annulerai et je supprimerai toutes les autorisations qui ne sont pas liées à des secteurs vitaux. Je remplacerai cela par des cahiers de charges qu’on vérifie a posteriori et on laisse les gens travailler. Il faut libérer l’activité.

Deuxièmement nous avons besoin d’un choc de compétitivité. Ensuite, il y a la montée en gamme, en réalisant des choses plus complexes dans l’industrie. Le problème, c’est que les industriels ne vont pas tenter puisque pour eux c’est trop risqué. Il a son business déjà, il gagne bien sa vie, il ne va pas risquer.

Et donc, il faut ce qu’on appelle des financements pour que ce coût de la découverte soit réduit au maximum pour l’industriel.

Il faudrait qu’on fasse beaucoup plus d’efforts au niveau de la gouvernance, de la coordination entre les différents secteurs, de la convergence des stratégies.

Ryad Mezzour : “Le Maroc a une compétitivité comparable à celle de la Chine”

Le ministre de l’Industrie et du commerce Ryad Mezzour s’est exprimé lors de l’allocution d’ouverture de la deuxième édition de la Journée nationale de l’industrie. L’événement s’est déroulé le mercredi 16 octobre à Benguerir. Le ministre a fait un état des lieux de l’industrie au Maroc. Voici quelques chiffres clés.

“Nous sommes passés de 185 milliards de dirhams en 1999 à 800 milliards en 2023. On a quadruplé le chiffre d’affaires”, annonce le ministre de l’Industrie et du commerce. Il explique qu’en termes d’exportations “c’est encore plus impressionnant” puisque le royaume est passé de 61 à 377 milliards de dirhams au cours des 25 dernières années.

44% des emplois dans l’industrie occupés par des femmes

Toujours selon la même source, le Maroc réalise 2 milliards de dirhams de chiffres d’affaires chaque jour, et 1 milliard de dirhams de chiffre d’affaires exporté. 88% de la valeur d’exportations de biens sont des exportations de produits transformés.

Il ajoute aussi que 44% des emplois dans l’industrie sont occupés par des femmes.

Le modèle de développement avait fixé un objectif de 55% d’exportations d’industries complexes. Ce chiffre a été atteint en 2023, alors qu’il était prévu pour 2035.

Le secteur automobile a une croissance à deux chiffres tous les ans et 150 milliards de dirhams de chiffre d’affaires. “On peut multiplier par 5 ce chiffre si on l’intègre à la fabrication de batteries dans le secteur automobile. Et ce dans les 3 prochaines années”, ajoute le ministre.

Pour Ryad Mezzour, le Maroc “a une compétitivité comparable à celle de la Chine, voire quelques fois meilleure”. Le royaume a aussi 69% d’intégration industrielle et 42% d’intégration locale en aéronautique.

Le futur objectif pour les prochaines années est de “pouvoir assembler de manière finale des avions” au Maroc.

Les disparités régionales, grand frein à la souveraineté industrielle du Maroc (Adil Zaidi)

Adil Zaidi a mis l’accent sur la concentration des industries sur l’axe Tanger-El Jadida. Ce pôle concentre à lui seul 68% des forces industrielles du pays, tandis que 32% seulement sont dispersées dans le reste du Maroc. Cette inégalité se reflète directement dans la création des emplois et de la valeur ajoutée.

« Au niveau du pôle Tanger- El Jadida, la valeur ajoutée se chiffre à 330.000 DH par actif. En revanche, dans les autres régions, la valeur ajoutée par emploi ne dépasse pas 160.000 DH par actif« , détaille de président de la Fédération de l’automobile.

Face à cette situation, Adil Zaidi a souligné l’urgence de rééquilibrer l’ancrage industriel du Maroc. Il a insisté sur le fait que la mutation démographique du Maroc, avec une population de moins en moins agricole, exige des efforts soutenus pour intégrer ces travailleurs dans le secteur industriel. « D’où la nécessité de la création de plateformes industrielles », insiste-t-il.

Verbatim. Le plaidoyer de Chakib Alj pour l’industrie à la 2e édition de la JNI

« Cette Journée nationale de l’industrie s’inscrit dans la continuité du succès de la première édition en 2023. Elle répond aux hautes directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, avec des orientations clairvoyantes, ambitieuses et réalisables qui tracent le chemin pour une véritable montée en gamme de notre industrie », a affirmé Chakib Alj, président de la CGEM.

Il a ensuite souligné que la JNI s’impose désormais comme un rendez-vous annuel incontournable, offrant une plateforme de discussion sur des sujets essentiels pour le développement industriel du Maroc et sa place dans l’économie mondiale. Dans une économie mondiale en perpétuelle transformation, où la souveraineté industrielle et l’indépendance économique sont devenues des priorités stratégiques, la JNI permet de réfléchir aux défis actuels et futurs.

Le président de la CGEM a également mis en avant la progression notable des exportations industrielles marocaines : « En 2023, notre industrie a atteint 429 milliards de DH d’exportations, contre 329 milliards en 2021. Une industrie performante et exportatrice contribue non seulement à rééquilibrer notre balance commerciale, mais aussi à renforcer la stabilité de notre monnaie ».

Des acquis…

Chakib Alj a évoqué la Charte de l’investissement et le Fonds Mohammed VI, doté de 15 milliards de DH, comme des catalyseurs du développement industriel. « Ces initiatives, ouvertes aux TPME, dynamisent les projets à travers tout le pays ».

Sur le plan environnemental, la décarbonation occupe une place centrale dans la stratégie industrielle. Le Maroc dispose aujourd’hui de 38% de capacité installée en énergies renouvelables, avec une ambition d’atteindre 52% d’ici 2030. En parallèle, la stratégie digitale à l’horizon 2030 vise à transformer les administrations et les entreprises, en intégrant la transformation digitale au secteur industriel, notamment pour les PME. Selon lui, cela est essentiel pour maintenir la compétitivité du pays sur la scène internationale.

Pour M. Alj, le Maroc est désormais perçu comme un connecteur stratégique et une base arrière industrielle de premier plan pour les marchés mondiaux. Parmi les succès notables, il a cité le projet de gigafactory et les récentes investissements chinois dans le secteur textile, qui devraient générer près de 10.000 emplois.

… et des défis

Le président de la CGEM a insisté sur l’importance d’une inclusion territoriale plus large, rappelant que 80% de l’industrie est concentrée entre El Jadida et Tanger. Le développement des autres régions et l’accessibilité au foncier sont des priorités pour attirer les investissements. Il a également souligné l’urgence de réformer le système de formation professionnelle, avec l’appui du secteur privé, pour former la main-d’œuvre nécessaire à la transformation industrielle.

Lors de son discours, Chakib Alj a également mis en exergue la nécessité de réformer le Code du travail, en vigueur depuis plus de 20 ans, et de promulguer la loi sur la grève, afin de stimuler la création d’emplois. Il a ajouté que la simplification des procédures administratives est cruciale pour améliorer l’attractivité des investissements, appelant à une refonte du parcours de l’investisseur.

Le financement des projets industriels reste un défi central. Le président de la CGEM a appelé les banques à soutenir davantage les entrepreneurs, tout en mettant en avant la Bourse de Casablanca comme un levier essentiel pour l’accélération du développement des entreprises via des levées de fonds publics.

Chakib Alj a conclu en réaffirmant que l’objectif ultime est d’accélérer le développement industriel du Maroc, avec une inclusion territoriale accrue et la création d’emplois durables, tout en renforçant la souveraineté industrielle. Il a également appelé à l’émergence de champions nationaux capables de porter les ambitions marocaines à l’international, notamment en Afrique, à travers des complémentarités régionales dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, le textile, l’électronique et l’automobile.