Zagora : la grêle détruit les cultures de pastèques et inonde plusieurs quartiers

Les précipitations soudaines ont rapidement inondé les rues de Zagora, rendant la circulation difficile et affectant les activités quotidiennes des habitants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des routes submergées et des véhicules tentant de naviguer à travers les flots.

 

Outre les dommages urbains, la tempête a eu des conséquences dévastatrices sur l’agriculture, secteur vital pour la région. Les cultures de pastèques, en particulier, ont été gravement endommagées par les chutes de grêle, menaçant la principale source de revenus pour de nombreux agriculteurs locaux.

 

Barrages : les nouveaux projets en cours totalisent 4,4 milliards de m3 de capacité

Plusieurs barrages d’une capacité globale de plus de 4,4 milliards de m3 (MMm3) sont en cours de construction.

Le Maroc poursuit ses investissements dans la construction de nouveaux barrages dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027. Initialement doté de 115 milliards de dirhams (MMDH), ce programme bénéficie désormais d’un budget porté à 143 MMDH. Son ambition : assurer l’accès universel à l’eau potable et couvrir 80% des besoins en irrigation à l’échelle nationale.

Dans cet article, Médias24 vous propose un aperçu des principaux projets de barrages en cours et à venir. Cette analyse, non exhaustive, s’appuie sur les déclarations de Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’eau, lors des conseils d’administration de certains bassins hydrauliques tenus en début d’année, ainsi que sur les marchés publics récemment lancés ou attribués.

Barrages prévus pour être achevés en 2025

Aujourd’hui, le Maroc dispose d’un réseau d’au moins 154 grands barrages d’une capacité de plus de 20,7 MMm³ et de 146 petits barrages, permettant ainsi de répondre aux besoins en eau (potable, industrielle et touristique), et de contribuer à la production d’énergie hydroélectrique, à la protection contre les phénomènes extrêmes tels que les inondations et la sécheresse, et à assurer l’irrigation dans certaines zones du pays. Notons toutefois que, suite à la succession des années de sécheresse, plusieurs zones et cultures n’ont pas bénéficié, au cours de la campagne agricole en cours et de celles précédentes, de l’eau d’irrigation.

En 2024, deux grands barrages ont été mis en eau : le barrage Mdez (700 Mm3), situé dans la province de Sefrou, et le barrage Fask (80 Mm3), dans la province de Guelmim. Par ailleurs, les travaux d’une quinzaine de grands barrages se sont poursuivis tout au long de l’année 2024, dont plusieurs programmés pour un achèvement en 2025, parmi lesquels :

– Le barrage Sidi Abbou dans la province de Taounat, avec une capacité de 198 millions de m³ (Mm³) sur l’oued Leben, au niveau du bassin hydraulique du Sebou. Ce barrage a pour objectif l’irrigation d’un périmètre d’environ 4.600 hectares, le renforcement de l’approvisionnement en eau potable (AEP) de plusieurs petits centres urbains et ruraux, la protection contre les inondations, la production hydroélectrique d’une puissance d’environ 5 MW et la diminution des pertes vers la mer en offrant une possibilité d’interconnexion avec d’autres bassins hydrauliques ;

– Le barrage Béni Azzimane dans la province de Driouch, d’une capacité de stockage de 44 Mm³. Cette infrastructure contribuera, elle, à approvisionner la région en eau potable, mais aussi à l’irrigation des terres avoisinantes et à protéger la zone contre les inondations.

Poursuite des chantiers de grands barrages en 2025…

En 2025, plusieurs projets de grands barrages se poursuivront, notamment le barrage Rhis, situé dans la province d’Al Hoceima, au sein du bassin hydraulique du Loukkos, et disposant d’une capacité de stockage de 95 Mm³.

Sont également concernés :

– Le barrage Kheng Grou, avec une capacité de stockage de 1.068 Mm³. Ce projet, qui se situe dans la région de l’Oriental, contribuera particulièrement à un nouveau projet de développement de l’agriculture à vocation oasienne dans la province de Figuig. Le coût global de sa réalisation dépasse les 900 MDH ;

– Le barrage Taghzirt à Beni Mellal au niveau du bassin hydraulique de l’Oum Er-rabia. Sa capacité de stockage s’élève à 85 Mm³. Il servira notamment à approvisionner la zone en eau potable et à la production hydroélectrique. Ce projet, qui coûtera plus d’un milliard de DH, est prévu pour être finalisé en 2027 ;

– Le barrage sur l’Oued Lakhdar à Azilal, également au niveau du bassin hydraulique de l’Oum Er-rabia, d’une capacité de stockage de 150 Mm³. Il contribuera également à l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation. Ce projet, prévu pour être achevé en 2027, coûtera plus de 1,2 MMDH ;

– Les travaux de surélévation du barrage Mokhtar Soussi à Taroudant, relevant du bassin hydraulique de Souss-Massa, pour atteindre une capacité de 281 Mm³. Ces travaux ont atteint 60% actuellement. Le budget global alloué à ce projet s’élève à plus de 1,1 MMDH ;

– Le barrage Ribat Al Kheir à Taounate. Réalisé par la société des travaux agricoles marocains (STAM) pour plus d’un milliard de DH, la capacité de stockage de cette infrastructure est d’environ 124 Mm³. Son achèvement est prévu pour 2029 ;

– Le barrage Tamri à Agadir-Ida Outanane, relevant également du bassin de Souss-Massa. Sa capacité s’élève à 204 Mm³. Les travaux de construction de cette infrastructure ont atteint 62% actuellement ;

– Le barrage Sidi Abbou dans la province de Taounate, avec une capacité de stockage de 200 Mm³. Ce dernier, dont la réalisation nécessite une enveloppe budgétaire de 657 MDH, relève du bassin de Sebou ;

– Le barrage Ait Ziat dans la province d’Al Haouz, relevant du bassin de Tensift. Disposant d’une capacité de stockage de 185 Mm³, ce projet, pour lequel une enveloppe budgétaire de plus d’un milliard de DH a été mobilisée, est prévu pour être achevé en 2026 ;

– Le barrage Boulaouane à Chichaoua, relevant également du bassin de Tensift, avec une capacité de stockage de 66 Mm³. Il est prévu d’être achevé en 2026. Sa réalisation nécessitera un budget de plus de 900 MDH. Ce barrage contribuera au développement de l’irrigation dans la plaine de Mejjat, au renforcement de l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Imintanoute et à la protection contre les inondations des zones situées en aval ;

– Le barrage Ratba à Taounate, avec une capacité de stockage de 1,9 MMm³. Son achèvement est prévu pour 2028. Il s’agit du deuxième plus grand barrage du bassin de Sebou, après celui d’Al Wahda.

… mais aussi de petits barrages, essentiels pour l’irrigation et la recharge des nappes

Les autorités compétentes continueront également la construction de plusieurs petits barrages dans différents bassins hydrauliques, notamment :

– Le barrage Idaougnidif dans la province de Chtouka Ait Baha (800.000 m³) ;

– Le barrage Akhfamane, dans la province de Taroudant (2,49 Mm³), qui contribuera à la recharge de la nappe, à l’irrigation des périmètres avoisinants et à l’abreuvement du cheptel ;

– Le barrage Kodiet El Berna à Sidi Kacem (12 Mm³), qui servira à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable ;

– Le barrage Tassa Ouirgane dans la province d’El Haouz (3 Mm³) ;

– Le barrage Khenig Maider dans la province de Tinghir (1,17 Mm³). Ce dernier contribuera à l’abreuvement du cheptel, au contrôle des crues, au stockage d’une part importante des apports d’eau et à la recharge de la nappe phréatique ;

– Le barrage Ait Moussa dans la province de Khouribga (1,33 Mm³) qui servira entre autres à l’irrigation des périmètres avals…

La construction d’autres petits barrages dans plusieurs provinces sera également bientôt lancée, avec les marchés récemment attribués. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment :

– Au niveau du bassin de la Moulouya, le barrage Belmini dans la province de Figuig (0,88 Mm³) et le barrage Bellassoued à Oujda Angad, dont la réalisation a été attribuée, en ce mois de mars, à SNTRO SARL, respectivement pour 23,7 MDH et 10,5 MDH ;

– Au niveau du bassin hydraulique de Draâ-Oued Noun, les barrages Tagueriante à Sidi Ifni (26,9 Mm³) et Ouin Medkour (1,26 Mm³), dont la construction sera réalisée par la société Majmed pour, respectivement, 16,6 MDH et 16,7 MDH. Ces deux barrages serviront à l’abreuvement du cheptel ;

– Les barrages Oued Assafao (1 Mm³) et Tazounte à Guelmim, qui seront respectivement réalisés par la société CAPEP pour 28,9 MDH et Abhaje Frères pour 32,5 MDH. Le barrage Oued Assafao contribuera essentiellement à la recharge de la nappe phréatique, à la protection contre les inondations et à l’abreuvement du cheptel, tandis que le second contribuera à l’irrigation, à l’abreuvement et à la lutte contre les inondations ;

– Les barrages Oussat Hassen (1,73 Mm³) et Ain Nokra à Boulmane, qui seront construits par la société Perla BTP pour, respectivement, 32,8 MDH et 38,4 MDH ;

– Le barrage Tannoust à Khemisset (3,90 Mm³), dont la réalisation a été attribuée au groupe Mojazine pour 189,2 MDH.

Les futurs projets de barrages

Nizar Baraka a, par ailleurs, fait un point, lors des conseils d’administration de plusieurs bassins hydrauliques, sur les projets de barrages à venir, ainsi que sur ceux pour lesquels les appels d’offres seront prochainement lancés. Il s’agit notamment de :

– Les barrages Bouhmed à Chefchaouen et Tfer à Larache, dont les appels d’offres devraient être lancés durant l’année en cours ;

– Le barrage Sidi Yaacoub à Tiznit, dont la capacité de stockage s’élève à 286 Mm³. Le marché relatif à sa construction a récemment été lancé en ce mois de mars. Il servira à l’irrigation des terres situées à l’aval du barrage, à la fourniture en eau provenant du stockage momentané, à la recharge graduelle de la nappe phréatique d’Ammelne, à la protection contre les inondations de la vallée d’Ammelne, ainsi qu’à l’abreuvement du cheptel ;

– Le barrage Ain Ksob à Benslimane (13,93 Mm³), qui contribuera pour sa part à l’irrigation et à la protection contre les inondations ;

– Le petit barrage Hamdallah dans la province de Sidi Kacem (1,53 Mm³), dont le marché a été lancé ;

– Le petit barrage Azrou Nait Lehassen dans la province de Khénifra (1,29 Mm³), dont le marché a également été lancé. Cette infrastructure contribuera à alimenter la zone en eau potable et en eau agricole.

EN IMAGES. Inondations à Salé et mousse mystérieuse à Casablanca après les fortes pluies

Dans la nuit du mercredi 12 mars, une scène surprenante s’est déroulée dans le quartier de Bernoussi, où ce phénomène inhabituel a paralysé la circulation, immobilisant voitures et camions dans une épaisse couche de mousse aux allures d’amas spongieux.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent cette substance mystérieuse se répandant à grande vitesse, suscitant l’inquiétude et l’étonnement des riverains. À ce stade, l’origine exacte de cette mousse reste inconnue, bien que certains évoquent une « réaction chimique liée aux eaux usées et aux précipitations intenses ».

Selon nos recherches, les principales causes du phénomène peuvent être :

– un excès de tensioactifs (détergents, savons, produits chimiques) : dans ce cas, les eaux de ruissellement peuvent entraîner des résidus de lessive, de shampoing ou de produits industriels présents dans les canalisations. Ces substances moussent lorsqu’elles sont agitées par le débit d’eau important.

– des rejets industriels ou domestiques non traités ;

– de la matière organique en décomposition ;

– un mauvais fonctionnement des stations d’épuration ;

– la présence de bactéries filamenteuses.

Salé sous l’eau après les intempéries

Par ailleurs, la ville de Salé a été particulièrement touchée par les intempéries. Plusieurs axes routiers ont été submergés, compliquant les déplacements des habitants et perturbant le trafic.

Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des rues et avenues totalement inondées, mettant en difficulté les automobilistes et piétons. Chaque année, des épisodes de pluies intenses provoquent des débordements, révélant des lacunes dans l’entretien des infrastructures et soulevant des interrogations sur leur capacité à faire face à de tels phénomènes.

 

Casablanca-Settat : 800 agents et 180 équipements spécialisés pour la gestion des eaux pluviales

L’épisode pluvieux des 8 et 9 mars 2025 a été marqué par de fortes précipitations avec un cumul moyen de 15 mm le samedi et de 19 mm le dimanche. Certains secteurs ont enregistré des pics, notamment Ben Abid à Dar Bouazza (21,60 mm), Sidi Bernoussi (20,60 mm) et la trémie Roudani (20,20 mm) à Maârif. Ces pluies, d’une intensité modérée à forte, ont provoqué des mises en charge temporaires du réseau d’assainissement liquide entraînant des débordements localisés et des stagnations d’eaux dans certains endroits.

Suite aux premières alertes météorologiques annoncées par la Direction générale de la météorologie, les équipes techniques de la SRM Casablanca-Settat au niveau central, en coordination avec les directions préfectorales et provinciales, ont été mises en situation d’alerte afin d’anticiper et de gérer efficacement l’épisode pluvieux, indique un communiqué de la société.

Selon la même source, plus de 800 cadres et agents spécialisés dans l’assainissement liquide ont été mobilisés sur l’ensemble du territoire pour des interventions ciblées. Sur le terrain, environ 180 équipements spécialisés ont été déployés, incluant 36 hydrocureuses, 15 aspiratrices, 16 minicureuses, 60 pompes et motopompes, 15 pompes immergées, 25 nacelles et 12 camions grues. Ce dispositif a permis d’intervenir rapidement sur les zones critiques et d’éviter des débordements majeurs, note la SRM.

Afin d’assurer des interventions rapides et de garantir la continuité du service, les équipes de la SRM Casablanca-Settat se sont pleinement mobilisées 24h/24 et ont œuvré sans relâche sur tout territoire de la Région, à savoir les préfectures de Casablanca et Mohammedia, ainsi que les provinces de Nouaceur, Médiouna, Benslimane, Berrechid, Settat, El Jadida et Sidi Bennour, poursuit la même source.

Face aux précipitations qui continuent de s’abattre sur la région, la société régionale maintient une « vigilance accrue et poursuit la mobilisation de ses moyens humains et matériels, afin de s’assurer du bon fonctionnement du réseau et des ouvrages d’assainissement et de gérer au mieux les prochains épisodes pluvieux », conclut la SRM Casa-Settat.

Inondations à Valence : le Maroc va dépêcher 24 camions et 70 secouristes

À la suite des inondations du 29 octobre dernier, l’offre d’assistance du Maroc a été l’une des premières à parvenir aux autorités espagnoles, indique un communiqué du ministère espagnol de l’Intérieur.

Après cette offre d’aide, le ministère de l’Intérieur espagnol s’organise pour intégrer 24 camions et 70 secouristes marocains dans les opérations de nettoyage et de transport des boues et des déchets accumulés dans les zones sinistrées.

Ce dispositif est coordonné par la direction générale de la Protection civile espagnole, en collaboration avec les autorités valenciennes, afin d’assurer une intervention rapide et efficace dans les efforts de réhabilitation des régions touchées, souligne la même source.

Le Maroc légèrement affecté par la dépression atmosphérique « Dana » qui touche l’Espagne

Le phénomène de la dépression atmosphérique « Dana » s’est formé à la suite de la descente d’une masse d’air froide, qui s’est détachée du courant-jet froid dans les couches supérieures de l’atmosphère, explique la Direction générale de la météorologie.

Cette dépression a entraîné une instabilité atmosphérique, provoquant de fortes pluies, des orages violents et des vents puissants qui ont causé des dégâts importants dans le sud-est de l’Espagne, durant la nuit de mardi à mercredi (29 et 30 octobre 2024). Dans cette région, une masse d’air chaude et humide en provenance de la Méditerranée s’est heurtée à l’air froid dans les couches supérieures. Cette différence de température et d’humidité a favorisé la formation de courants ascendants et de fortes précipitations, poursuit la DGM. Le sud-est de l’Espagne a été fortement touché en raison de son climat méditerranéen et de la présence de masses d’air humides et chaudes dans le bassin méditerranéen, ce qui a entraîné de fortes pluies et des inondations.

Selon la Direction générale de la météorologie, cette tempête affecte également notre pays de temps en temps, provoquant des nuages denses accompagnés de pluies ou d’averses orageuses, notamment dans les régions du nord et du centre, ainsi que dans les montagnes de l’Atlas, du Rif et certaines zones de l’est du pays. Les montagnes de l’Atlas moyen et du Grand Atlas ont également connu des chutes de neige.

Jusqu’à 100 mm à Tanger

Au Maroc, l’impact de cette dépression a été moins intense par rapport au sud-est de l’Espagne, mais elle a néanmoins provoqué des précipitations significatives mardi, atteignant 100 mm à Tanger-Med et 84 mm à Fnideq.

En ce qui concerne les prévisions, bien que cette tempête affecte principalement le sud de l’Espagne, le Maroc en ressent également les effets, mais de manière moins intense.

Selon la DGM, des pluies sont encore attendues ce jeudi 31 octobre dans les régions de Tanger, Loukkos, Gharb, l’ouest du Rif et l’ouest de la Méditerranée, avec de possibles gouttes de pluie dispersées le long des côtes atlantiques au nord d’Essaouira. Le temps sera relativement froid avec un risque de gelées locales dans les régions de l’Atlas et les hauts plateaux orientaux. Des rafales de vent relativement fortes sont également attendues sur les côtes nord.

Vendredi, cette perturbation va se dissiper peu a peu et ses effets vont devenir minimes, bien que des résidus de pluies éparses persisteront le matin sur le littoral méditerranéen, les reliefs de l’Atlas et les côtes atlantiques nord et centre. Il fera froid sur les reliefs et les hauts plateaux.

Inondations en Espagne : le Maroc, sur instructions du Roi, propose de fournir toute l’aide nécessaire

Au cours de cet entretien, le ministre de l’Intérieur a informé son homologue que, conformément aux hautes instructions royales, le Maroc est pleinement disposé à dépêcher des équipes de secours et à fournir toute l’aide nécessaire à l’Espagne pour faire face à cette catastrophe naturelle, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Il a aussi réitéré les expressions de condoléances et de solidarité aux autorités espagnoles et aux familles des victimes, selon la même source.

(Avec MAP)

2023, année la plus chaude jamais enregistrée au Maroc et la plus sèche depuis au moins 80 ans

La direction générale de la météorologie vient de publier un rapport sur l’état du climat du Maroc en 2023. Selon ce document, dont Médias24 détient copie, l’année 2023 est l’année la plus chaude jamais enregistrée au Maroc depuis au moins le début du 20e siècle avec 1,77°C au-dessus de la normale calculée sur la période 1981-2010, battant ainsi l’ancien record de 2022 de 0,14 °C.

Cette tendance au réchauffement est particulièrement notable dans les régions de Chichaoua, Rehamna (plaines centre) et Tinghir (versant Est), où l’anomalie de température moyenne a excédé +3 °C. Ailleurs, l’anomalie est restée inférieure à 3°C, illustrant une variabilité climatique moins marquée mais néanmoins significative.

Les mois de mars, avril, août et octobre ont été les plus chauds jamais enregistrés. Les températures moyennes quotidiennes ont été supérieures à leurs normales durant 279 jours , soit 79% des jours de l’année, précise la même source. De plus, un nouveau record national absolu de la température maximale quotidienne de 50,4°C a été enregistré à Agadir le vendredi 11 août 2023 dépassant ainsi la barre symbolique des 50°C pour la première fois au Maroc.

En 2023, l’analyse des températures a révélé des variations significatives de la température moyenne annuelle à travers le Maroc. Sur les sommets des Haut et Moyen Atlas, la température a oscillé entre 4,8 et 12°C, illustrant les conditions climatiques typiques de ces régions montagneuses. Dans le Rif et les zones avoisinantes, la température s’est maintenue entre 12 et 16°C. Sur le reste du territoire, notamment dans les plaines et les zones côtières, elle a varié entre 18 et 24°C. Des températures particulièrement élevées ont été enregistrées sur les versants sud-est du pays, ainsi que dans les régions de Marrakech et de Laâyoune-Sakia El Hamra, où elle ont fluctué entre 22 et 24,9°C.

L’année la plus sèche depuis au moins 80 ans

Concernant la pluviométrie, 2023 est l’année la plus sèche depuis au moins 80 ans avec un déficit pluviométrique d’environ 48%. D’autre part, 2023 est la cinquième année sèche consécutive au Maroc, constituant ainsi la période la plus longue d’années sèches consécutives dans l’histoire contemporaine du Maroc. Ces cinq dernières années ont accusé un déficit pluviométrique moyen d’environ 35% considéré comme « déficit extrême ».

En 2023, la pluviométrie au Maroc a été marquée par des cumuls inférieurs aux normales de la période de référence 1981-2010, révélant ainsi un déficit pluviométrique notable. Les zones du Tangérois et du Rif ont enregistré des précipitations entre 400 et 600 mm, des valeurs nettement moindres que les normales habituelles pour ces régions.

Tanger, qui a affiché le cumul le plus élevé avec 588,1 mm, a tout de même connu une pluviométrie inférieure à sa normale qui est de 696,7 mm (-15%). Des écarts significatifs ont été observés à Chefchaouen et Tétouan où les cumuls respectifs de 383 mm et 369 mm se situaient bien en-dessous de leurs normales respectives de 1018 mm (-62%) et 692 mm (-47%).

D’autre part, Laâyoune et Dakhla, situées dans des zones habituellement arides, ont continué de présenter de faibles cumuls, ne dépassant pas les 100 mm. Errachidia fait exception à cette tendance se distinguant par un cumul pluviométrique de 128 mm qui surpasse légèrement sa normale pluviométrique qui est 124 mm.

En somme, le déficit pluviométrique a varié généralement entre 50 et 80% sur les régions situées à l’Ouest des Haut et Moyen atlas.

Cartographie des événements extrêmes

Le climat du Maroc est fortement influencé par la circulation à grande échelle aux moyennes latitudes, de l’Oscillation Nord-Atlantique « North Atlantic Oscillation (NAO) » durant la saison d’hiver. De nombreux autres facteurs, tels que l’ENSO (El Niño-Southern Oscillation), la température de surface des mers méditerranéennes et tropicales atlantiques, l’Oscillation Pacifique « Pacific Decadal Oscillation (PDO)« , l’Oscillation quasi-biennale « Quasi Biennal Oscillation (QBO)« , le flux solaire « Solar Flux (SF)« , la concentration de la glace de mer « Solar Ice Concentration (SIC) » et la couverture neigeuse « Snow Cover (SC) » en Eurasie, peuvent impacter de manière indirecte le climat du Maroc, explique la Direction générale de la météorologie dans son rapport.

En 2023, le Maroc a connu l’occurrence de 26 évènements météorologiques extrêmes qui ont fait l’objet de bulletins météorologiques d’alerte. Certains de ces phénomènes extrêmes ont causé des dommages plus ou moins importants.

Les phénomènes météorologiques extrêmes en 2023 sont répartis comme suit : fortes averses orageuses (35%), vagues de chaleur (30%), chutes de neige (19%) et vents forts (16%).

Néanmoins, et malgré une année globalement sèche, des chutes de neige particulièrement importantes ont eu lieu en février sur certaines régions du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas, avec des hauteurs atteignant jusqu’à 2 mètres.

(Source : DGM)

Inondations à Marrakech : les fortes pluies du 13 octobre paralysent la ville

Les fortes pluies orageuses qui se sont abattues sur Marrakech le soir du dimanche 13 octobre ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la ville. En à peine une heure, la situation est devenue critique, entraînant l’arrêt et l’obstruction de la circulation, selon différentes images partagées sur les réseaux sociaux.

Des voitures se sont retrouvées immergées, notamment au niveau du pont Targa, durant l’intervention des autorités pour tenter de rétablir la situation. Ce phénomène météorologique a semé la panique parmi les habitants de Marrakech, qui ont vu leurs rues se transformer en lits de rivières.

L’aéroport Marrakech-Menara submergé

Cet épisode de pluies diluviennes, dépassant la capacité maximale des systèmes de drainage des eaux pluviales, a provoqué, au niveau de l’aéroport Marrakech-Menara, l’endommagement de quelques canalisations, causant des infiltrations « plus ou moins fortes » dans certaines zones du terminal, a indiqué l’Office national des aéroports dans un communiqué. Les infrastructures et des opérations aéroportuaires ont été touchées « sans incidence majeure sur l’activité », rassure la même source.

Ces mauvaises conditions climatiques ont également entrainé le déroutement de quelques vols à l’arrivée.
« Dès le lancement des alertes par la direction de la météorologie nationale, l’ONDA a mis en place une cellule de crise qui a mobilisé les équipes et déployé des mesures nécessaires », affirme l’Office, qui rassure les passagers, les compagnies aériennes et ses partenaires que « les installations aéroportuaires et aéronautiques de l’aéroport de Marrakech sont opérationnelles et que l’écoulement du trafic aérien s’opère normalement pour les vols au départ comme à l’arrivée ».

La Direction générale de la météorologie a relevé des hauteurs de pluies significatives dans différentes villes du pays au cours des dernières 24 heures, avec Marrakech enregistrant 14 mm. Voici un aperçu des hauteurs des pluies enregistrées :

Inondations du sud-est du Maroc : des aides financières de 80.000 à 140.000 DH pour réhabiliter les habitations affectées

Cette réunion a été consacrée à l’examen des axes majeurs de ce programme, des projets qu’il prévoit, des mécanismes et moyens de les mettre en œuvre de manière rapide et efficace, ainsi qu’à la programmation des crédits nécessaires, arrêtés à 2,5 milliards de DH, enveloppe qui sera déposée auprès du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, indique un communiqué du Département du chef de gouvernement.

En application des instructions du Roi Mohammed VI, et dans le volet de la réhabilitation des habitations sinistrées, le gouvernement accordera des aides financières directes pour la réhabilitation de 1.121 habitations, dont 269 habitations ont été détruites totalement et 852 partiellement, souligne la même source.

Le montant de ces aides sera de 80.000 DH pour le financement des travaux de réhabilitation des habitations effondrées partiellement, et 140.000 DH pour les habitations effondrées totalement.

Le programme de réhabilitation des zones sinistrées par les inondations dans le sud-est du Royaume comprend également des volets relatifs à la réhabilitation de l’infrastructure routière, des réseaux de télécommunications, de distribution d’électricité et d’eau potable et des réseaux d’assainissement.

Le programme prévoit, par ailleurs, un soutien aux activités agricoles, notamment à travers la réfection des ouvrages de petite et moyenne hydraulique et le soutien aux éleveurs afin de permettre une reconstitution du cheptel dans les régions sinistrées, ainsi que la reconstruction et la réhabilitation des édifices publics sinistrés, relève-t-on.

Ont pris part à cette réunion, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.

(Avec MAP)

https://medias24.com/2024/09/26/inondations-dans-le-sud-est-du-maroc-25-mmdh-pour-la-rehabilitation-des-zones-sinistrees/

Inondations dans le sud-est du Maroc : 2,5 MMDH pour la réhabilitation des zones sinistrées

Selon un communiqué des services du chef du gouvernement, ce programme vise la réhabilitation des zones sinistrées dans les provinces d’Errachidia, Midelt, Ouarzazate, Tinghir, Zagora, Figuig, Jerada, Taroudant, Tata, Tiznit, Guelmim et Assa Zag, pour un budget prévisionnel d’environ 2,5 milliards de DH.

La même source indique que « le gouvernement a mobilisé tous les moyens humains et logistiques pour répondre de manière rapide et efficace aux besoins de la population sinistrée, et mis à contribution les différents  départements ministériels concernés afin d’assurer la bonne mise en œuvre de ce programme ambitieux ».

« Conformément à ce programme, un soutien et un accompagnement seront mis en place pour la reconstruction et la réhabilitation des édifices et habitations sinistrés, ainsi que la réhabilitation de l’infrastructure routière et des réseaux de télécommunications, de distribution d’électricité et d’eau potable, et des réseaux d’assainissement« , poursuit le communiqué.

Ce programme vise également à soutenir les activités agricoles dans les zones sinistrées, notamment à travers la réfection des ouvrages de petite et moyenne hydraulique et le soutien aux éleveurs qui ont perdu leurs troupeaux du fait des inondations, afin de permettre une reconstitution du cheptel dans ces régions.

« Le lancement du programme de réhabilitation des zones sinistrées par les inondations dans le sud-est du Royaume consacre l’esprit d’engagement et de responsabilité qui fonde l’action du gouvernement et son attachement à la proximité et à l’écoute permanente des besoins de la population », conclut la même source.

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Orages et précipitations dans le Sud : vers un déplacement des phénomènes météorologiques ?

Selon les explications fournies par la Direction générale de la météorologie (DGM), les événements météorologiques ayant touché ces régions entre le 19 et le 22 septembre 2024 s’expliquent par la montée de masses d’air tropicales, chaudes et instables, en provenance du Sud, qui ont rencontré des masses d’air froides venant du nord du Maroc. Cette confrontation a provoqué une forte instabilité atmosphérique, entraînant des averses orageuses intenses, avec des précipitations variant de 30 à 130 mm en 24 heures.

Dans certaines zones, comme à Aqqa (province de Tata), des niveaux de pluie atteignant 127 mm en une journée ont été enregistrés, provoquant des crues importantes et des dégâts. La province de Tata, notamment en raison de son relief accidenté, s’est transformée en une zone de collecte des eaux, contribuant à l’augmentation rapide du niveau des cours d’eau locaux.

Entre le 14 septembre 2024 et le 24 septembre 2024, les données cumulées des précipitations indiquent que certaines stations auxiliaires du sud du Maroc ont enregistré des valeurs remarquables. Par exemple, Tata-TATA a reçu 105,2 mm, tandis que Tata-AKKA a reçu 77,5 mm. D’autres stations auxiliaires comme Zagora-NKOB et Zagora-TANSIFTE ont enregistré respectivement 63 mm et 60,5 mm. Ces chiffres illustrent bien l’intensité des précipitations dans ces régions traditionnellement arides.

Selon les données cumulées des précipitations sur la même période, les résultats des stations principales sont les suivants :

Les stations auxiliaires ont également enregistré des valeurs remarquables :

Le rôle du changement climatique

Selon Mohamed Benabou, expert en climat et développement durable, joint par Médias24, ces précipitations abondantes ont eu un effet bénéfique sur les réserves en eau du pays, contribuant à remplir les barrages dans les zones touchées. Il souligne toutefois que les orages observés sont des phénomènes météorologiques extrêmes, responsables de pertes matérielles importantes dans plusieurs régions.

Pour Mohamed Benabou, ces phénomènes ne sont pas simplement le fruit du hasard. Ils sont directement influencés par le changement climatique qui modifie progressivement les régimes climatiques mondiaux. Les événements météorologiques deviennent ainsi plus violents et imprévisibles. « Le changement climatique rend les phénomènes météorologiques plus extrêmes, ce qui explique l’intensité de ces orages« , explique-t-il.

Interrogée sur la manière dont ces changements de précipitations pourraient influencer les régimes climatiques à long terme, la DGM nous indique qu’elle utilise des modèles climatiques pour anticiper l’évolution du climat. Ces modèles montrent une réduction pluviométrique qui s’accentue avec le réchauffement global, accompagnée d’une augmentation des phénomènes extrêmes tels que les inondations.

« Le Maroc pourrait connaître une diminution des précipitations annuelles de 10% à 30%, avec un impact particulièrement marqué dans les régions arides », précise la DGM. « Cela engendrera des précipitations de plus en plus irrégulières, avec des périodes de sécheresse plus longues, ponctuées d’épisodes de fortes pluies. Cette occurrence des événements extrêmes a déjà été observée avec les récentes inondations dans le sud et le sud-est du pays, entrecoupant une longue période de sécheresse. »

Bien que ces événements soient locaux et concernent des régions habituellement caractérisées par un climat aride, leur impact à long terme sur les régimes de précipitations reste difficile à prédire avec précision.

Un glissement des fronts pluvieux vers le Sud ?

Ces récentes vagues de précipitations soulèvent la question d’un changement durable dans la répartition des pluies au Maroc. Si ces événements restent pour l’instant ponctuels, certaines tendances semblent émerger : un glissement des fronts pluvieux vers les régions sud du Maroc, autrefois réputées pour leur aridité. Bien qu’il soit encore trop tôt pour affirmer avec certitude que le Sahara marocain et les zones sud-est atlassiques deviendront des zones pluvieuses permanentes, les experts estiment que ces précipitations, dues à des masses d’air tropicales, pourraient devenir plus fréquentes à l’avenir, sous l’influence du changement climatique. Ce déplacement des précipitations pourrait également avoir des implications importantes pour la gestion de l’eau et l’agriculture dans ces régions.