Outsourcing : Intelcia lance u&ai, sa plateforme d’IA générative

L’acteur global de l’outsourcing Intelcia a dévoilé, le mardi 21 mai, sa réponse à l’arrivée de l’IA générative dans son secteur, l’outsourcing global. Dans différents pays, y compris chez les leaders mondiaux du secteur, l’IA a généré de l’inquiétude quant à la survie de la relation clients et de différents services aux entreprises. Intelcia a eu l’intelligence d’apporter sa réponse et de l’annoncer publiquement. Peu d’acteurs du secteur l’ont fait dans le monde.

Cette solution d’Intelcia est la plateforme d’IA générative « u&ai ». Elle s’appuie sur l’expertise des consultants d’E-voluciona by Intelcia – experts terrain dans les départements opérationnels – ainsi que sur des technologies reposant sur l’IA générative, pour offrir des solutions performantes aux marques, à leurs clients et aux conseillers.

Concrètement, u&ai plonge au cœur de la voix des clients des marques, sur différents canaux de contact, pour cerner avec une plus grande précision les irritants et apporter les réponses adéquates. Elle permet également de mieux engager les conseillers clients en les libérant des tâches à faible valeur ajoutée pour qu’ils se concentrent sur des aspects essentiels tels que l’empathie, la résolution de problèmes complexes et l’établissement de relations « uniques » avec les clients.

u&ai permet également d’automatiser la qualification, le routage ou encore les réponses pour un certain nombre d’interactions « simples » avec les clients finaux, une automatisation qui se veut « réfléchie » pour garantir une satisfaction client optimale.

Plusieurs cas d’usage 

« L’IA générative représente une étape naturelle dans l’évolution technologique que nous intégrons continuellement dans nos centres de relation client depuis notre création. La plateforme u&ai enrichit notre gamme de solutions et offre un déploiement rapide avec de bien meilleures performances, ce qui permet à nos clients de se concentrer pleinement sur leur cœur de métier »,
déclare Youssef El Aoufir, Deputy CEO Intelcia, à l’occasion du lancement de la plateforme.

Cette dernière est déjà déployée actuellement sur plusieurs cas d’usage. « u&ai est une plateforme qui repose sur une synergie entre l’humain et l’IA générative pour délivrer de la valeur ajoutée aux conseillers, aux marques et à leurs clients finaux. C’est une approche sur mesure et pragmatique permettant de générer des retours sur investissement (ROI) rapides et substantiels », indique pour sa part Hanaa Sadouk, directeur d’E-voluciona sur le marché francophone.

« L’IA, une brique additionnelle très prometteuse »

« Dans notre secteur, la technologie est un élément fondamental de longue date. Pour qu’une prestation outsourcing quelconque puisse exister, pour que des collaborateurs puissent servir des collaborateurs installés dans un autre pays, il faut qu’il y ait de la technologie. Nous avons d’abord commencé par intégrer des technologies d’infrastructures. Nous avons ensuite installé des technologies de couplage-téléphonie-informatique pour mieux cerner nos clients. Il y a eu ensuite la vague de robotisation des tâches simples. On est donc dans une succession d’évolutions technologiques, que les acteurs du secteur, en particulier Intelcia, ont embrassées depuis quinze à vingt ans. L’IA générative est ainsi une brique additionnelle très prometteuse. C’est une évolution que nous avons nous-mêmes intégrée depuis des années », souligne Youssef El Aoufir.

Egalement intervenant à l’occasion du lancement de u&ai, Walid Daou, directeur de School of Computer Sciences de l’UM6P, a insisté pour sa part sur la nécessité d’adapter les algorithmes de l’IA générative aux différents secteurs, y compris pour les Corporate.

« Parmi les secteurs les plus avancés en matière d’IA se trouve naturellement le secteur de la Tech. Les acteurs Tech ont su par défaut, puisque ce sont des boîtes d’ingénieurs, algorithmiser leur business. Vous avez aussi les acteurs du Hardware. La troisième vague est celle des Corporate, notamment les entreprises qui ne sont pas nécessairement Tech natives. C’est très pertinent pour notre cas ici. Si vous regardez par exemple au Maroc, les grands acteurs ne sont pas ceux de la Tech, mais plutôt les business à l’ancienne, à l’instar du secteur minier, qui créent beaucoup de valeur pour leur écosystème. Du coup, l’algorithmisation d’un business comme OCP, une banque ou un acteur de l’OCP diffère de l’algorithmisation d’une plateforme ou d’un réseau social. Pour faire de l’IA, il faut des ingénieurs brillants qui puissent collaborer avec différents métiers et comprendre quel algorithme correspondra à quel métier », précise-t-il.

« Une grosse partie de l’IA, dans les Corporate par exemple, c’est surtout des outils qui aident à la décision. Selon ce que j’observe, ce ne sont pas des outils qui remplacent les gens. Même dans un milieu comme l’industrie, c’est très rare de complètement repositionner des salariés ou des opérateurs, puisqu’il s’agit d’outils qui leur permettent de mieux faire leur boulot », conclut Walid Daou.

Intelcia inaugure son premier site en Jamaïque

Le groupe Intelcia a officiellement inauguré son premier site opérationnel aux Caraïbes.

“L’arrivée d’Intelcia dans le secteur des services en Jamaïque permet la création de 600 nouveaux emplois. Nous sommes ravis qu’Intelcia s’installe dans notre pays, aux côtés des 15 autres pays de présence du groupe”, a déclaré le sénateur Hon. Aubyn Hill, ministre de l’Industrie, de l’investissement et du commerce, cité dans un communiqué d’Intelcia.

Au démarrage de l’aventure Intelcia dans les années 2000, le management avait initialement concentré ses efforts pour servir le marché francophone, à travers plusieurs implantations en France, au Maroc, en Afrique subsaharienne et dans l’océan Indien, permettant ainsi au groupe de se hisser à la 5e place dans le secteur de la relation client sur ce même marché, indique la même source.

Le développement et la croissance du groupe, ainsi que le choix de la diversification géographique, font que le marché anglophone, et précisément celui des États-Unis, au regard de l’opportunité et du potentiel considérables qu’il offre au groupe, est aujourd’hui prioritaire. Pour servir ce dernier, Intelcia lance actuellement ses opérations aux États-Unis, dans les Caraïbes et en Égypte.

Intelcia rachète le groupe espagnol Unísono

Cette décision a été entérinée après l’approbation des conseils d’administration des deux groupes le 6 août 2021, indique Intelcia dans un communiqué.

Fondée à Madrid en 1999, Unísono est spécialisé dans l’expérience client, l’externalisation de processus métiers, la digitalisation, l’automatisation et le conseil en relation client. L’entreprise compte 9.000 collaborateurs répartis sur 16 sites en Espagne, en Colombie, au Chili et en Ecosse.

« Avec un chiffre d’affaires de 146 millions d’euros en 2020 et plus de 100 clients dans son portefeuille, Unísono a su s’imposer sur le marché espagnol grâce à ses investissements soutenus, dans l’innovation et un modèle d’exploitation multicanal axé sur la maximisation de la qualité et de l’expérience client », poursuit Intelcia.

« L’acquisition du groupe Unísono s’inscrit dans le cadre de la stratégie 2020-2025 d’Intelcia et vient ainsi répondre à l’enjeu stratégique de diversification à la fois géographique et métier du groupe. Un virage amorcé en 2020 avec la création du pôle Intelcia IT Solutions ainsi que son implantation en Amérique, et notamment aux Etats Unis », ajoute-t-on de même source.

« Nous sommes heureux de pouvoir accueillir le groupe Unísono et l’ensemble de ses collaborateurs dans la grande famille qu’est Intelcia. Notre volonté est de nous appuyer sur les connaissances du management local et de préserver les compétences pour continuer à construire ensemble une histoire commune. Cette opération s’inscrit dans un véritable partenariat qui offrira aux collaborateurs d’Unísono des perspectives d’évolution, notamment vers des positions plus globales. Aussi, la complémentarité de nos expertises et de nos géographies de présence ont permis d’ores et déjà d’identifier plusieurs gisements de croissance », affirme Karim Bernoussi, président directeur général et co-fondateur du groupe Intelcia, cité dans le communiqué.

Le groupe Intelcia lance sa radio interne qui connecte 8 pays d’implantation

Cette radio est conçue « comme un outil de diffusion de sa culture d’entreprise », indique l’entreprise dans un communiqué. Elle vise à rassembler à terme l’ensemble des 24.000 collaborateurs d’Intelcia.

Elle est accessible sur intranet et sur l’application MyIntelcia dans huit pays pour commencer, à savoir la France, le Portugal, le Cameroun, Madagascar, le Côte d’Ivoire, Maurice et Maroc.

« Pour permettre à tous les territoires d’avoir les mêmes programmations aux mêmes heures de la journée, la radio s’est dotée d’un serveur dans chaque pays où elle est diffusée. À terme, chacun d’entre eux devrait disposer d’une programmation spécifique, en plus de la programmation commune axée autour des thématiques suivantes : Business & Stratégie, RH & Formation, Vie des collaborateurs…

Nadia Ben Bahtane, Directrice de la Marque et de l’Engagement.

« Cette première étape de construction de notre “Brand culture“ nous a permis de réaffirmer notre ADN, notre identité et nos valeurs.
Nous avons redéfini et formalisé notre raison d’être, notre culture et tout ce qui constitue le socle de notre différence »

Cette radio, pensée dans le cadre de la « Brand Culture », constitue un moyen de pérenniser les acquis de cette dernière sur le long terme », poursuit le communiqué.

Intelcia a en effet lancé début 2019 un projet de formalisation de la « Brand Culture«  de l’entreprise. L’objectif de ce travail est de « donner un même sens, une direction commune à tous les collaborateurs du groupe, pour accompagner la diversification et le développement engagés depuis deux ans« .

Intelcia IT Solutions s’implante au Cameroun et en Côte d’Ivoire

Durant la période de confinement dû au Covid-19, plusieurs outils ont été développés par Intelcia IT solutions (IITS), spécialisé dans l’externalisation de solutions IT, pour permettre la continuité des activités des administrations publiques marocaines.

Au total, plus de 500 administrations ont bénéficié des solutions de dématérialisation. Le « Portail achats » a permis une continuité des achats publics et privés à travers un processus d’appel d’offre totalement digitalisé de la préparation à l’ouverture des plis. Le « e-bureau  » d’ordre a permis l’envoi et la réception de courrier et l’accélération des circuits de validation en plein confinement, et le « e-parapheur » une continuité des parcours de décisions dans les entreprises.

« Pour nos nouvelles implantations en Afrique Subsaharienne, nous avons l’ambition d’accompagner les institutions dans leurs projets e-gov, ainsi que les entreprises locales et panafricaines. Nous avons l’agilité et la volonté pour nous adapter aux spécificités réglementaires et culturelles des pays où nous sommes présents », affirme Malika Ahmidouch, directrice du pôle Intelcia IT Solutions.

Ainsi, dans une première phase, IITS cible les administrations publiques, les banques et les télécoms, avant d’adresser dans une seconde phase l’ensemble des secteurs de l’économie.

Intelcia: création du pôle Intelcia IT Solutions

« Le pôle Intelcia IT Solutions a pour vocation de renforcer le portefeuille d’expertise du groupe, en ligne avec sa stratégie de diversification entamée il y a quelques années avec le lancement d’activités dans le digital advertising et le BPO (Business Process outsourcing) », précise l’entreprise dans un communiqué.

Le nouveau pôle s’appuiera pour son lancement sur les expertises des entreprises acquises et regroupera différents services d’externalisation de solutions SI comme le développement et la maintenance d’applications, les services d’infrastructure, la sécurité, le testing…

Il a été confié à Malika Ahmidouch, qui a rejoint Intelcia en 2017 pour lancer les activités de service client digital avant de gérer l’ensemble des activités du service client commercial à travers l’ensemble des pays d’implantation d’Intelcia. 

Itelcia annonce également l’acquisition de deux nouvelles structures: 

– SBS Morocco, créée en 2009, est une entreprise spécialisée en intégration et exploitation d’infrastructure IP (LAN, WAN, TOIP et sécurité). Elle compte près de 120 collaborateurs.

-Atexo est un éditeur de progiciel qui accompagne ses clients dans leur projet de dématérialisation et d’informatisation métier. Société indépendante créée en 2002, Atexo compte une trentaine de collaborateurs.

 

Intelcia ouvre un deuxième site au Sénégal

Il s’agit de la deuxième implantation d’Intelcia dans le cadre du développement de ses activités au Sénégal.

« Actuellement, le site de Dakar emploie 550 collaborateurs. Nous prévoyons environ 350 positions sur le site de Thiès, ce qui portera nos effectifs à près de 1.000 collaborateurs au Sénégal », lit-on dans un communiqué du groupe.

Nouvelle organisation chez Intelcia

Cette nouvelle organisation vise à « soutenir la stratégie d’internationalisation et de diversification métier entamée par le groupe », explique un communiqué d’Intelcia.

Désormais, les territoires de présence seront organisés en directions régionales et directions pays.

En France, Yves Cornette, anciennement directeur de la région Nord, est nommé directeur France. Il pilote l’ensemble des opérations et des sites.

Au Portugal, Carla Marques, qui a récemment rejoint le groupe en tant que directeur Portugal, a pour missions de lancer les activités du nouveau site de Lisbonne et de développer la présence d’Intelcia plus globalement dans le pays.

En Afrique sub-saharienne, un cluster regroupant le Cameroun, le Sénégal et la Côte d’Ivoire a été créé et confié à Jean-Yves Kotto, anciennement directeur général Cameroun.

Dans l’Océan indien, les sites de Madagascar et de Maurice ont été confiés à Gildas Bocquier en tant que directeur région pour l’Océan indien. Jusque-là Gildas était directeur pays–Madasgacar.

Le Maroc, quant à lui, continuera pour l’instant d’être piloté directement par Youssef El Aoufir, directeur général du groupe Intelcia, en charge des opérations.

Par ailleurs, le groupe prévoit la création d’une entité M&A (fusion & acquisition) et Corporate Development, rattachée au pôle Finance et pilotage de la performance. Elle a pour vocation la veille, l’identification d’opportunités et la coordination de la réalisation des projets d’acquisition et de croissance externe du groupe. Elle a été confiée à Mourad Halloum.

La direction ressources humaines groupe recevra deux nouvelles entités: direction Talent Management et direction « HR Shared Service Center ». La direction RH Groupe est dirigée par Saâd Berrada.

La direction Talent Management est confiée à Hind Berrada. La direction « HR Shared Service Center » est confiée à Mohamed Amine El Mansouri.

Croissance inclusive, le Maroc mauvais élève de l’Afrique du Nord

Dans ce rapport, on apprend qu’en dépit des progrès enregistrés par les économies d'Afrique du Nord, parmi lesquelles l’économie marocaine, les inégalités entre les groupes sociaux se sont fortement accentuées dans deux domaines: sur le marché du travail et entre les régions. En d’autres termes, ni sur le marché du travail ni en termes d’inégalités régionales, la croissance –réelle- n’a été inclusive.

L’ironie du sort veut qu’entre 2008 et 2010, ce sont les économies tunisienne, égyptienne et libyenne qui ont été les plus inclusives et celles qui ont généré le moins d’inégalités et mieux redistribué les richesses.

Il ne faut pas y voir de cause à effet. Mais les causes des révolutions en Afrique du Nord n’ont pas été étudiées sous l’angle des causalités économiques et sociales. De rares articles scientifiques ou observations journalistiques s’y sont intéressés. Ce que l’on constate, c’est qu’en Tunisie, l’explosion sociale a culminé avec le pic de diplômés universitaires formés et le pic du chômage des jeunes.

A la recherche de l’inclusion

Une synthèse de la situation socio-économique du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de l’Égypte, voilà donc ce que propose la BAD dans son nouveau rapport. En matière de modèle économique, la BAD constate en effet que la croissance en Asie réduit bien davantage les inégalités que la croissance en Afrique.

D’emblée, la banque multinationale de développement dont le siège se trouve à Abidjaninsiste sur l'importance d'une croissance et d’un développement inclusifs.

Une meilleure croissance pour les pays qui ont connu le Printemps arabe

Dans le chapitre 1, intitulé «Comment mesurer le caractère inclusif de la croissance?», le rapport de l’institution  présente une nouvelle approche pour mesurer les progrès du bien-être, laquelle approche permet selon la BAD une meilleure comparaison de la trajectoire de développement l’Afrique du Nord avec celles d'autres pays en développement.

Sur la base de cette nouvelle approche, il s'avère que sur la période 2008-2010, c'est-à-dire juste avant que le début du Printemps arabe, les cinq pays d'Afrique du Nord étudiés ont affiché une performance inférieure à la moyenne enregistrée dans les autres pays au plan de l’inclusion. Mais c'est ce qui est paradoxal, c'est que ce sont les pays qui ont connu les turbulences du Printemps arabe qui affichent les meilleurs classements. Ainsi, la Tunisie arrive en tête, suivie de l'Égypte de la Libye. Viennent ensuite le Maroc puis l'Algérie. 

Le tableau ci-dessous présente l’indice de croissance inclusive (moyenne sur la période 2008-2010) :

 

 

Chômage et secteur informel

Dès lors, et en dépit les progrès enregistrés par nos économies, le rapport affirme que les inégalités entre les groupes sociaux se sont considérablement accentués dans deux domaines: sur le marché du travail et entre les régions.

Ces inégalités constituent le principal obstacle au caractère inclusif de la croissance, alors même qu’une croissance inclusive dans ces pays permettrait justement un meilleur partage des richesses entre classes d’âges, catégories sociales et entre régions.

Autre point important évoqué par le rapport: les marchés du travail respectifs de la région sont tout à fait inégalitaires, car caractérisés par une fracture considérable entre secteurs formel et informel. Les obstacles à l’emploi renforcent les inégalités et font basculer les salariés vers l’informel.

En effet, le taux de participation au marché du travail de la population en âge de travailler reste extrêmement faible (inférieur à 50 %), tandis que celui du chômage avoisine les 10 % dans tous les pays d’Afrique du Nord. Selon la BAD, les jeunes de 15 à 24 ans risquent trois fois plus de se retrouver au chômage que les adultes de 25 ans et plus.

Autre constat tout aussi frappant: le chômage est particulièrement élevé parmi les jeunes gens éduqués et les femmes, lesquelles sont deux fois plus susceptibles d'être au chômage que les hommes. La situation s’avère encore plus grave pour les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, trois fois plus exposées au chômage que les femmes de plus de 24 ans. C’est dire si les inégalités encore les hommes et les femmes sont criantes dans nos sociétés.

Le chômage peut conduire à des troubles sociaux

Comme le rappelle si bien le rapport de la BAD, le chômage de longue durée conduit presque systématiquement à un retrait du marché de l'emploi, à la pauvreté chronique et à une marginalisation des populations. In fine, comme l’a démontré le Printemps arabe, le chômage de longue durée est susceptible d'exaspérer les populations aboutissant ainsi à des troubles sociaux.

Outre le chômage, les pays de la région souffrent de l’importance du secteur informel. En effet, une forte proportion des travailleurs nord-africains occupe un emploi précaire dans l’informel sans contrat ni protection sociale. Les chiffres sont alarmants: seuls 30 % des travailleurs au Maroc sont dotés d’un contrat de travail, contre 46 % en Tunisie et 50 % en Égypte.

Inégalités entre les régions

La situation est pour le moins hétérogène en Afrique du Nord.En effet, le rapport souligne que le niveau des revenus, tout comme d'autres indicateurs de bien-être, diffère sensiblement en fonction des zones géographiques, au sein même des pays d’Afrique du Nord.

Ces différences se reflètent, aussi bien dans la qualité des services publics et des aides sociales octroyées, qu’en termes d’opportunités d’emploi dans le secteur privé ou d’appui public au développement du secteur privé.

Au final, les pays d'Afrique du Nord ont une opportunité historique à saisir, conclut le rapport. Et pour cause, les dynamiques démographiques continueront de générer une masse de travailleurs sans cesse croissante jusqu'en 2020. Moyennant un marché du travail bien fonctionnel et un climat de l'investissement attrayant, cette dynamique pourrait favoriser une forte croissance.

Il convient de noter que la BAD demeure l’un des principaux partenaires de la région. Elle y compte plus de 100 opérations en cours d’exécution, financées par des prêts et des dons, pour un montant total de 7 milliards de dollars. Sa coopération avec Maroc est en constante évolution. Récemment, le Fonds Africa 50 initié par la BAD et destiné au financement des infrastructures au Maroc est venu établir son siège à Casablanca Finance City (CFC).

BP va signer un contrat gazier de 20 milliards de dollars avec la Chine

Il s'agit d'un contrat sur 20 ans d'une valeur totale de 20 milliards de dollars (environ 14,75 milliards d'euros), a précisé Bob Dudley à des journalistes, en marge du Congrès pétrolier mondial qui se déroule jusqu'à jeudi à Moscou.

"BP va signer aujourd'hui devant le premier ministre chinois et (son homologue britannique) David Cameron un accord avec CNOOC sur un contrat de fourniture de GNL sur 20 ans", et d'"une valeur d'environ 20 milliards de dollars sur l'ensemble de la durée du contrat".

Ce contrat représente "un bon prix pour nous, et un bon prix pour eux", a-t-il assuré, ajoutant que "c'est un bon accord et un bon lien commercial entre le Royaume-Uni entre la Chine".

Selon la presse britannique, le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell devrait également signer un contrat avec CNOOC lors de la visite de Li Keqiang, qui débute ce mardi un déplacement de trois jours au Royaume-Uni.

(Avec AFP)

Tourisme: Le Club Med se concentre sur la Chine et ses riches

Depuis plusieurs années, le Club Med s’est mis en tête de faire de la Chine son deuxième marché d’ici fin 2015, après la clientèle française, en capitalisant sur sa renommée mondiale. Et il a franchi pour la première fois cette année le cap des 100.000 clients chinois, sur 1,23 million dans le monde. « Deuxième économie mondiale, la Chine est désormais le premier marché mondial en termes de dépenses touristiques », soit 102 milliards de dollars en 2012, a souligné le président du Club Med, Henri Giscard d’Estaing, en présentant vendredi les résultats annuels et la stratégie des prochaines années.

Le potentiel de clients chinois les plus aisés, candidats aux vacances de luxe, devrait tripler d’ici 2020, passant de 8 millions de foyers aujourd’hui à 24 millions, alors que « sur le même niveau de revenus », il n’y a en France « que 5 millions de foyers » aujourd’hui, a-t-il souligné. Un réservoir précieux quand la crise touche les clientèles européennes. Le Club Med se pose en pionnier en Chine. Dès 2003, il a posé ses jalons dans ce pays en plein boom, avant d’y ouvrir fin 2010 un premier village ski à Yabuli, puis un club « découverte et nature » cet été à Guilin dans un site classé par l’Unesco, qui a déjà conquis 13.000 clients.

Trois autres projets sont sur les rails. Le prochain village chinois sera balnéaire et doit ouvrir à Dong’ao Island l’été prochain, sur une île au large de Macao et Hong Kong. Un autre projet concerne l’île de Hainan (sud de la Chine), paradis des milliardaires chinois. Les vacances des Chinois : un marché de 700 milliards d’euros « Nous nous devons aujourd’hui de renforcer nos ambitions » en Chine pour « capter le marché chinois des vacances qui devrait croître de 14% par an pour atteindre 700 milliards d’euros en 2020 », a martelé le PDG du Club Med. « Il ne faut pas se faire dépasser par cette croissance ». Et de souligner « l’affinité » entre l’offre du Club Med et les riches Chinois, adeptes de luxe et dépensiers en la matière. Les Chinois forment déjà la première clientèle de certains villages du Club Med sur l’île Maurice, aux Maldives et en Thaïlande.

Le Club Med entend d’ailleurs faire coup double: attirer en Chine ces riches Chinois voyageurs, pour les faire venir ensuite dans ses autres clubs ailleurs. « Nous visons bien évidemment la clientèle chinoise à hauts revenus, familiale ou venant en couple », a relevé le PDG, tout comme en France le Club Med cible « les 4 à 8% de foyers les plus aisés ». Ne ménageant pas ses efforts, le Club Med va même lancer une marque tout spécialement pour la Chine, « By Club Med ». L’idée est de développer des « resorts » près de grandes villes « comme Pékin, Shanghai, Chengdu… », en ciblant les riches urbains dépourvus de résidence secondaire et qui cherchent à « passer des week-ends prolongés » près de chez eux, « dans un environnement naturel et avec des activités ».

Le premier de ces vastes « resorts-hôtels haut de gamme » devrait ouvrir en 2016 au nord de Pékin, « sur une plage ». Le Club Med n’est pas seul sur le marché chinois, qui attire tous les grands groupes hôteliers ou presque, jusqu’au réseau Gîtes de France…Au-delà des Chinois, le Club Med cible aussi les Brésiliens et les Russes, et plus généralement toutes les clientèles de « pays à croissance rapide » (Mexique, Argentine, Malaisie, Corée du Sud, Thaïlande, Moyen-Orient…). Les clients de ces pays forment désormais 29% de son public. Le groupe ouvrira en 2016 un nouveau village au Brésil, où il en compte déjà trois. Un autre est à l’étude en Corée du Sud notamment.

(Avec AFP)

Ouverture dans le rouge

Le Masi se hissait de 0,82% à 8.712,41 points.

Le Madex reculait également de 0,86% à 7.081,52 points.

Le FTSE CSE Morocco 15 a quant à lui avancé de 0,55% à 8.700,83 points.

Le FTSE CSE Morocco All-Liquid enregistrait une baisse de 0,04% à 7.560,44 points.

Le volume global traité était e 14 631 349,39 DH.

Les plus fortes hausses ont concerné :

  HPS :                                      5,85% à 344 DH
  Stroc Industrie :                    5,82% à 74,60 DH
  Cosumar :                              5,10% à 1.897 DH
  Atlanta :                                 4,80% à 60,89 DH
  Lydec :                                   4,65% à 315 DH

Les plus fortes baisses ont concerné :

  Mediaco Maroc :                   -6% à 28,20 DH
  Lafarge Ciments :                 -5,82% à 970,10 DH
  Involys :                               -5,33% à 113,60 DH
  Microdata :                           -3,87% à 98 DH
  Auto Hall :                            -3,58% à 70,52 DH