Zagora : la grêle détruit les cultures de pastèques et inonde plusieurs quartiers

Les précipitations soudaines ont rapidement inondé les rues de Zagora, rendant la circulation difficile et affectant les activités quotidiennes des habitants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des routes submergées et des véhicules tentant de naviguer à travers les flots.

 

Outre les dommages urbains, la tempête a eu des conséquences dévastatrices sur l’agriculture, secteur vital pour la région. Les cultures de pastèques, en particulier, ont été gravement endommagées par les chutes de grêle, menaçant la principale source de revenus pour de nombreux agriculteurs locaux.

 

Perturbation du trafic maritime entre Tarifa et Tanger en raison du mauvais temps

Tous les départs programmés depuis Tarifa ont été annulés, à l’exception de celui de 20h, dont le maintien dépendra de l’évolution des conditions météorologiques, précise la même source.

De plus, les liaisons depuis Algésiras vers Tanger Med subissent des retards, bien qu’aucune annulation n’ait été signalée pour le moment, ont assuré les autorités portuaires d’Algésiras.

L’Agence météorologique nationale espagnole (Aemet) a émis une alerte jaune en vigueur jusqu’à midi pour le détroit de Gibraltar et plusieurs zones de la province de Cadix, où des précipitations allant jusqu’à 40 litres par mètre carré sont attendues dans certaines localités.

Le littoral du détroit reste également placé sous vigilance météorologique pour fortes vagues, avec des rafales de vent de sud-ouest atteignant 80 km/h et une houle pouvant atteindre quatre mètres, selon Aemet.

EN IMAGES. Inondations à Salé et mousse mystérieuse à Casablanca après les fortes pluies

Dans la nuit du mercredi 12 mars, une scène surprenante s’est déroulée dans le quartier de Bernoussi, où ce phénomène inhabituel a paralysé la circulation, immobilisant voitures et camions dans une épaisse couche de mousse aux allures d’amas spongieux.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent cette substance mystérieuse se répandant à grande vitesse, suscitant l’inquiétude et l’étonnement des riverains. À ce stade, l’origine exacte de cette mousse reste inconnue, bien que certains évoquent une « réaction chimique liée aux eaux usées et aux précipitations intenses ».

Selon nos recherches, les principales causes du phénomène peuvent être :

– un excès de tensioactifs (détergents, savons, produits chimiques) : dans ce cas, les eaux de ruissellement peuvent entraîner des résidus de lessive, de shampoing ou de produits industriels présents dans les canalisations. Ces substances moussent lorsqu’elles sont agitées par le débit d’eau important.

– des rejets industriels ou domestiques non traités ;

– de la matière organique en décomposition ;

– un mauvais fonctionnement des stations d’épuration ;

– la présence de bactéries filamenteuses.

Salé sous l’eau après les intempéries

Par ailleurs, la ville de Salé a été particulièrement touchée par les intempéries. Plusieurs axes routiers ont été submergés, compliquant les déplacements des habitants et perturbant le trafic.

Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des rues et avenues totalement inondées, mettant en difficulté les automobilistes et piétons. Chaque année, des épisodes de pluies intenses provoquent des débordements, révélant des lacunes dans l’entretien des infrastructures et soulevant des interrogations sur leur capacité à faire face à de tels phénomènes.

 

En images, les dégâts des dernières intempéries à Tanger et à Casablanca

La ville de Tanger a été frappée dans la soirée du mercredi 29 janvier par de fortes précipitations qui ont provoqué d’importantes inondations. Ces intempéries ont entraîné des perturbations de la circulation et causé d’importants dégâts matériels.

Des images et vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des rues complètement submergées, avec des commerçants tentant désespérément de sauver leurs marchandises endommagées par l’eau.

Un vaste système dépressionnaire

Selon la Direction générale de la météorologie (DGM), ces intempéries s’inscrivent dans le cadre d’un vaste système dépressionnaire qui affecte le Maroc depuis mercredi soir. Ce système a d’abord touché le nord-ouest du pays, notamment la région du détroit, avant de s’étendre aux autres régions. La DGM avait alerté sur des pluies abondantes, des chutes de neige et des vents violents.

Du mercredi 29 janvier à 6 h du matin au jeudi 30 janvier à la même heure, Tanger a enregistré 27 mm de pluie, faisant de la ville l’une des plus touchées par ces intempéries. À Salé, les précipitations ont atteint 16 mm, tandis que Fès et Ifrane ont chacune enregistré 13 mm. Casablanca a reçu 12 mm de pluie, tandis que Chefchaouen et Tétouan ont enregistré 10 mm. Meknès et Kénitra ont relevé respectivement 9 mm et 8 mm de précipitations.

À Casablanca, les vents violents ont également causé des dégâts, notamment au niveau de la Corniche où des structures ont été endommagées, comme l’a constaté Médias24 sur place.

La DGM avait déjà mis en garde contre des rafales de vent localement fortes, estimées entre 75 et 90 km/h, du mercredi à 19 h au jeudi à 7 h dans plusieurs provinces.

La Météorologie nationale prévoit la poursuite de ces conditions instables dans les prochaines heures. Des averses sont toujours prévues sur le Rif, le Moyen Atlas, les plaines atlantiques et la région orientale.

Des chutes de neige sont attendues à partir de 1.200 mètres sur les reliefs, tandis qu’une baisse des températures et de fortes rafales de vent sont également prévues dans plusieurs régions du pays.

Orages et précipitations dans le Sud : vers un déplacement des phénomènes météorologiques ?

Selon les explications fournies par la Direction générale de la météorologie (DGM), les événements météorologiques ayant touché ces régions entre le 19 et le 22 septembre 2024 s’expliquent par la montée de masses d’air tropicales, chaudes et instables, en provenance du Sud, qui ont rencontré des masses d’air froides venant du nord du Maroc. Cette confrontation a provoqué une forte instabilité atmosphérique, entraînant des averses orageuses intenses, avec des précipitations variant de 30 à 130 mm en 24 heures.

Dans certaines zones, comme à Aqqa (province de Tata), des niveaux de pluie atteignant 127 mm en une journée ont été enregistrés, provoquant des crues importantes et des dégâts. La province de Tata, notamment en raison de son relief accidenté, s’est transformée en une zone de collecte des eaux, contribuant à l’augmentation rapide du niveau des cours d’eau locaux.

Entre le 14 septembre 2024 et le 24 septembre 2024, les données cumulées des précipitations indiquent que certaines stations auxiliaires du sud du Maroc ont enregistré des valeurs remarquables. Par exemple, Tata-TATA a reçu 105,2 mm, tandis que Tata-AKKA a reçu 77,5 mm. D’autres stations auxiliaires comme Zagora-NKOB et Zagora-TANSIFTE ont enregistré respectivement 63 mm et 60,5 mm. Ces chiffres illustrent bien l’intensité des précipitations dans ces régions traditionnellement arides.

Selon les données cumulées des précipitations sur la même période, les résultats des stations principales sont les suivants :

Les stations auxiliaires ont également enregistré des valeurs remarquables :

Le rôle du changement climatique

Selon Mohamed Benabou, expert en climat et développement durable, joint par Médias24, ces précipitations abondantes ont eu un effet bénéfique sur les réserves en eau du pays, contribuant à remplir les barrages dans les zones touchées. Il souligne toutefois que les orages observés sont des phénomènes météorologiques extrêmes, responsables de pertes matérielles importantes dans plusieurs régions.

Pour Mohamed Benabou, ces phénomènes ne sont pas simplement le fruit du hasard. Ils sont directement influencés par le changement climatique qui modifie progressivement les régimes climatiques mondiaux. Les événements météorologiques deviennent ainsi plus violents et imprévisibles. « Le changement climatique rend les phénomènes météorologiques plus extrêmes, ce qui explique l’intensité de ces orages« , explique-t-il.

Interrogée sur la manière dont ces changements de précipitations pourraient influencer les régimes climatiques à long terme, la DGM nous indique qu’elle utilise des modèles climatiques pour anticiper l’évolution du climat. Ces modèles montrent une réduction pluviométrique qui s’accentue avec le réchauffement global, accompagnée d’une augmentation des phénomènes extrêmes tels que les inondations.

« Le Maroc pourrait connaître une diminution des précipitations annuelles de 10% à 30%, avec un impact particulièrement marqué dans les régions arides », précise la DGM. « Cela engendrera des précipitations de plus en plus irrégulières, avec des périodes de sécheresse plus longues, ponctuées d’épisodes de fortes pluies. Cette occurrence des événements extrêmes a déjà été observée avec les récentes inondations dans le sud et le sud-est du pays, entrecoupant une longue période de sécheresse. »

Bien que ces événements soient locaux et concernent des régions habituellement caractérisées par un climat aride, leur impact à long terme sur les régimes de précipitations reste difficile à prédire avec précision.

Un glissement des fronts pluvieux vers le Sud ?

Ces récentes vagues de précipitations soulèvent la question d’un changement durable dans la répartition des pluies au Maroc. Si ces événements restent pour l’instant ponctuels, certaines tendances semblent émerger : un glissement des fronts pluvieux vers les régions sud du Maroc, autrefois réputées pour leur aridité. Bien qu’il soit encore trop tôt pour affirmer avec certitude que le Sahara marocain et les zones sud-est atlassiques deviendront des zones pluvieuses permanentes, les experts estiment que ces précipitations, dues à des masses d’air tropicales, pourraient devenir plus fréquentes à l’avenir, sous l’influence du changement climatique. Ce déplacement des précipitations pourrait également avoir des implications importantes pour la gestion de l’eau et l’agriculture dans ces régions.

 

Aides alimentaires à Figuig et opérations de secours à Tata après les violentes intempéries (vidéos)

Dans la province de Figuig, des distributions de vivres et de denrées alimentaires ont été organisées en faveur des familles touchées par les inondations provoquées par ces violentes intempéries, afin de répondre à leurs besoins urgents.

Dans la province de Tata, à Douar Aoukerda, les opérations de secours se poursuivent. Les équipes s’emploient à dégager les débris et à rechercher les personnes potentiellement disparues à la suite des crues.

Ces interventions s’inscrivent dans une campagne plus large visant à restaurer la normalité dans les zones gravement impactées par les inondations et les glissements de terrain.

Selon le dernier bilan actualisé au 9 septembre à 18 h, les 18 décès se répartissent comme suit : dix à Tata, trois à Errachidia (dont deux étrangers, un Canadien et un Péruvien), deux à Tiznit, deux à Tinghir (dont un Espagnol), et un à Taroudant. Par ailleurs, quatre personnes restent portées disparues dans la région de Tata, où les recherches se poursuivent activement.

Intempéries à Tata : à Douar Aoukerda, les opérations de secours toujours en cours

Douar Aoukerda, situé dans la commune de Tamanarte, cercle d’Akka dans la province de Tata, a été gravement touché par les récentes intempéries. Les fortes pluies et les glissements de terrain ont causé d’importants dégâts, entraînant la destruction de nombreuses infrastructures et l’isolement de ce village.

Face à cette situation critique, des interventions d’urgence ont été mises en place pour venir en aide aux habitants et réhabiliter les infrastructures.

Depuis ce lundi 9 septembre matin, les opérations de secours se sont intensifiées. Les équipes de la Protection civile, soutenues par les éléments de la Gendarmerie royale et des Forces auxiliaires, travaillent sans relâche pour dégager les décombres et rechercher d’éventuels disparus à Douar Aoukerda.

Un bilan provisoire publié par le ministère de l’Intérieur, dimanche soir, indique que les fortes précipitations ont causé la mort de 11 personnes et la disparition de 9 autres à travers plusieurs régions du Royaume. Parmi les décès, sept sont recensés à Tata, deux à Tiznit et deux à Errachidia, dont une victime de nationalité étrangère. Les neuf personnes portées disparues se répartissent entre les provinces de Tata, Errachidia et Taroudant.

Grâce à une amélioration des conditions météorologiques et à la réouverture de certaines routes, ces équipes continuent de s’efforcer de rouvrir les voies bloquées par les glissements de terrain.

Le Maroc frappé par la tempête Nelson ce week-end, pluies, neiges et vents forts attendus

Durant la période allant du 24 au 29 mars, la ville de Chefchaouen s’est démarquée avec un cumul de 72 mm de pluie, suivie de Safi (63 mm) et d’Ifrane dans le Moyen Atlas avec 46 mm. Les régions de Chaouia, notamment Casablanca avec 31 mm et Settat avec 22 mm, ont également reçu des précipitations notables. En revanche, des quantités relativement faibles ont été enregistrées dans les villes du sud.

La masse d’air froide et humide qui a affecté le Maroc en début de semaine a provoqué d’importantes chutes de neige dans les reliefs de l’Atlas et du Rif, comme en témoigne une image satellite du 27 mars 2024, nous explique Lhoucine Youabd, chef du service communication à la Direction générale de la météorologie (DGM).

 

Il s’agit de la première observation de neige sur les sommets des montagnes pour cette année agricole. Les hauteurs de neige ont été significatives, atteignant jusqu’à 60 cm au sommet et 40 cm à la base dans le Haut Atlas, 10 cm à Ifrane et 17 cm sur Jbel Habri dans le Moyen Atlas.

Dans le Rif, les hauteurs de neige ont varié entre 2 et 12 cm sur les plateaux et les sommets d’Al Hoceima. En revanche, dans les régions du sud-est de l’Atlas, comme Ouarzazate, la hauteur de neige était moins significative, traduisant une moindre influence des systèmes météorologiques atlantiques dans cette région. Les températures ont également baissé dans tout le pays.

Une tempête attendue dans les jours à venir

La Direction générale de la météorologie annonce l’arrivée imminente d’une tempête qui affectera le Royaume dès ce vendredi 29 mars 2024.

« Le Maroc sera affecté à partir de ce vendredi par l’extension d’une dépression assez profonde, appelée tempête Nelson, associée à des masses d’air froid en altitude », précise M. Youabd. Le phénomène touchera également l’Europe de l’Ouest, apportant des conditions météorologiques sévères dans ces régions.

La tempête Nelson provoquera « de vendredi à dimanche des pluies orageuses localement intenses avec des risques de grêle dans le Nord et le Centre du pays, l’Atlas, le Rif et le Nord de l’Oriental », ajoute notre interlocuteur. Les provinces de Chefchaouen, Tétouan, Larache, Al Hoceima et Tanger-Assilah sont particulièrement concernées, avec des précipitations allant de 90 à 130 mm, nécessitant un niveau de vigilance rouge.

D’autres régions comme Ouazzane, Fahs-Anjra, M’diq-Fnideq, Kénitra, Taounate et Taza sont en vigilance orange, avec des prévisions de 40 à 60 mm de pluie. Safi et Essaouira s’attendent à recevoir entre 20 et 30 mm.

Les conséquences de la tempête Nelson incluent également des chutes de neige sur les hauteurs de l’Atlas et du Rif, dépassant les 1.500 mètres, et une baisse notable des températures à travers le Maroc. De fortes rafales de vent, atteignant 75 à 95 km/h, balayeront le nord et le centre du Maroc ainsi que les Hauts plateaux de l’Atlas, l’est et le sud-est du pays, avec des risques de dispersion de poussière ou de sable, notamment dans l’Oriental, le sud et localement au Centre.

La mer, agitée à très forte le long de la côte atlantique entre Tanger et Tan-Tan, affichera des hauteurs de vagues de 3,5 à 5,5 mètres, posant un risque significatif pour les activités maritimes.