Paris illégaux : pourquoi la justice astreint les opérateurs télécoms

inwi lance son réseau 5G sans surcoût ni changement d’offre ou de carte SIM

Dans un communiqué publié ce vendredi 7 novembre, inwi a annoncé le lancement de son réseau 5G, ouvrant la voie à « une transformation profonde des modes de travail ».

L’opérateur annonce des débits « ultra-rapides », pouvant dépasser plus de 2 Gbps, « une latence minimale et des capacités décuplées ».

Ce débit permet « de transférer et partager instantanément fichiers, maquettes et vidéos, quelle que soit leur taille », précise inwi. « La latence minimale garantit, quant à elle, des visioconférences d’un réalisme inédit et une réactivité en temps réel sur les outils métier », ajoute le document.

« Les capacités décuplées permettent pour leur part de connecter plusieurs appareils simultanément sans perte de performance, assurant une expérience fluide pour chaque utilisateur ».

Pas de surcoût ni de changement d’offre ou de carte SIM

« Dès son lancement, la 5G inwi couvrira les principales villes du Royaume, marquant une avancée majeure vers un Maroc pleinement connecté », souligne le communiqué, sans plus de précisions.

Pour les clients mobiles d’inwi, la 5G est accessible immédiatement et sans surcoût. Elle est automatiquement accessible pour tous les clients mobiles sans changement d’offre ou de carte SIM.

Les cartes SIM inwi étant déjà compatibles 5G, les clients bénéficiant d’un smartphone compatible et présents en zone couverte peuvent profiter de cette nouvelle expérience connectée.

Plusieurs formules prépayées et postpayées proposées

A l’occasion de ce lancement, plusieurs formules prépayées et postpayées sont proposées par inwi, offrant des volumes data adaptés aux différents usages, avec des vitesses pouvant dépasser plus de 2 Gbps.

Afin de répondre à tous les besoins du foyer, l’opérateur lance également la « 5G i-Box« . Il s’agit d’une « solution plug & play simple et performante ». Elle garantit « un Wi-Fi « ultra-rapide, stable et sécurisé, idéal pour le télétravail, le gaming, le streaming ainsi que l’ensemble des usages foyers connectés du quotidien ».

inwi propose aussi des solutions 5G Business, « qui permettent aux entreprises de développer des usages innovants et porteurs de valeur ajoutée tangible au niveau de leur performance, de leur compétitivité et de leur qualité de service ».

« Avec des fonctionnalités optimisées spécifiquement aux réseaux d’entreprises, ce réseau permet désormais des déploiements effectifs de larges cas d’automatisation de la production en mode industrie 4.0.  Il apportera la technologie et le service nécessaires pour assurer une mise en place massive de cas de télémaintenance proactive avec la généralisation des machines connectées et des digital twins dans les unités industrielles, les parcs de production énergétique, les mines intelligentes et les grands complexes logistiques ».

Par ailleurs, « les services distants à la personne, notamment pour la télémédecine, seront désormais d’un réalisme et d’une précision sans commune mesure », ajoute le communiqué, « ce qui permettra une plus grande adoption de ce mode d’accès aux services publics et ainsi une plus grande accessibilité géographique de ces services au profit des Marocains ».

inwi propose également aux entreprises de nouvelles box « 5G Business Connect », « qui associent la puissance du très haut débit à la simplicité d’une solution tout-en-un, intégrant une ligne fixe et des options sur mesure pour connecter collaborateurs, visiteurs et équipements avec une performance supérieure ».

Les forfaits mobiles inwi Business sont désormais compatibles 5G sans frais ni démarches supplémentaires.

Wana et IAM enterrent officiellement leur litige commercial

Le long contentieux opposant Wana Corporate à Ittissalat Al Maghrib (IAM) est désormais clos. Selon nos informations, Maroc Telecom a renoncé à son pourvoi en cassation contre l’arrêt qui l’avait condamnée pour abus de position dominante, dans le cadre d’une action engagée par son concurrent Wana, opérateur de la marque inwi.

La lettre de désistement, signée par Me Abdellah Moustaid (cabinet Bennani & Associés), a été enregistrée ce lundi 30 juin 2025 auprès de la Cour de cassation. Elle met un terme définitif à une bataille judiciaire entamée plusieurs années plus tôt, dans le secteur stratégique des télécommunications.

Une issue attendue depuis le rapprochement stratégique

Ce désistement n’est pas un revirement isolé. Il s’inscrit dans la continuité du rapprochement stratégique conclu en mars 2025 entre Wana et Maroc Telecom, officialisé par un accord de partenariat portant sur la création de deux coentreprises dans les domaines de la 5G et de la fibre optique.

Parallèlement à cet accord industriel, les deux opérateurs avaient acté la fin du contentieux commercial, sans annuler rétroactivement la condamnation. IAM avait déjà versé les 6,3 milliards de dirhams à Wana en exécution de l’arrêt d’appel. Le protocole signé en mars prévoyait une transaction à l’amiable : Wana s’engageait à rétrocéder 2 milliards de dirhams, ne conservant que 4,3 milliards à titre définitif.

Une attente liée à la validation des joint-ventures

Toujours selon nos informations, les parties avaient volontairement temporisé sur le désistement, le conditionnant à la réalisation effective du partenariat industriel. Ce n’est qu’après la validation par l’ANRT, le 24 juin 2025, des deux concentrations économiques — la FiberCo et la TowerCo — que l’opérateur historique a levé les dernières réserves.

Le retrait du recours a lui même fait l’objet d’un accord signé entre les deux opérateurs au cours de la semaine dernière, apprend Médias24 de source sure.

Cette démarche met ainsi fin à l’un des plus importants contentieux de concurrence au Maroc, à la fois sur le plan financier et symbolique. Un chapitre judiciaire se ferme, au moment où s’ouvre une coopération stratégique inédite entre deux anciens adversaires.

Un contentieux au statut particulier

Le différend Wana/IAM constitue le premier – et à ce jour le seul – dossier de “private enforcement” de droit de la concurrence au Maroc.

Le private enforcement désigne l’action en justice intentée par une entreprise privée, devant les juridictions de droit commun, pour faire valoir un préjudice concurrentiel, sur la base d’une infraction déjà constatée par l’autorité de régulation.

C’est précisément ce qu’a entrepris Wana après que l’ANRT, régulateur sectoriel des télécommunications, a sanctionné Maroc Telecom en 2020 pour pratiques anticoncurrentielles. Wana a ensuite saisi la justice commerciale pour obtenir réparation du dommage subi. Ce recours direct fondé sur une décision administrative a ouvert une voie jusque-là encore inexplorée dans le paysage juridique marocain.

Innovation : rencontre inédite entre start-up IA et managers de Inwi

Nous sommes chez Inwi, au siège de l’opérateur, au cœur de la Marina de Casablanca. Ce mercredi 28 mai 2025, l’ambiance est à la fois studieuse, collaborative et chaleureuse pour cette première édition de Inwi Innov Connect. Dans la salle de réunion, règne une effervescence maîtrisée, rythmée par les échanges entre fondateurs de start-up et managers métiers.

Tous les métiers de l’entreprise sont représentés : direction commerciale, juridique, RH, marketing, ingénierie réseau, service client, excellence opérationnelle, innovation, pilotage de la performance, développement produit, réglementation économique, achats, organisation…

Ici, pas de spectateurs passifs : les équipes sont là pour comprendre, challenger, proposer. Cette configuration reflète un état d’esprit d’ouverture et de collaboration active qui caractérise l’approche d’inwi, portée par une vision claire, celle de Azdine El Mountassir Billah, PDG de l’opérateur. Son intervention pose les bases de cette dynamique. « Le digital a permis d’abattre les barrières à l’entrée. Mais pour aller loin, il faut s’entourer, demander conseil et s’accrocher à son idée ».

Son discours met également en avant l’importance de proposer des solutions concrètes, ancrées dans la réalité marocaine, nourries par l’intelligence collective, l’esprit de co-construction et un dialogue permanent avec l’écosystème. Une posture de leadership axée sur la persévérance, la recherche d’impact et l’adéquation entre offre et besoins réels du marché.

Payer un POC (Proof of Concept), plus important que la levée de fonds

Pour cette première édition de Inwi Innov Connect, la thématique centrale est sans surprise l’intelligence artificielle. L’objectif est double : permettre aux start-up de bénéficier d’un accompagnement de proximité avec les experts métiers d’inwi et favoriser l’émergence de collaborations concrètes, incluant des commandes directes lorsque les solutions proposées répondent à un besoin opérationnel avéré.

Invité par Inwi à cette première édition, Mohamed Saad, directeur général adjoint de la Bourse de Casablanca, a souligné le rôle structurant de l’intelligence artificielle dans la transformation des services financiers, mais aussi dans l’évolution des modèles économiques et des dynamiques de co-développement entre grands groupes et start-up.

Cet esprit d’ouverture d’Inwi ne date pas d’hier. Depuis 2021, plus de 200 collaborations entre start-up et Inwi ont été initiées, certaines ayant abouti à des projets déployés à grande échelle. Pour fluidifier davantage ces échanges, l’opérateur a mis en place une procédure fast track, avec des conditions de contractualisation et de paiement pensées pour la réalité des jeunes entreprises.

« Pour nous, payer un POC (Proof of Concept), c’est souvent plus important que du funding. Parce que c’est un vrai bon de commande, une vraie validation marché », affirme Mehdi Laachach, Manager Open Innovation chez Inwi, dans une déclaration à Médias24.

8 start-up, 8 cas d’usage concrets de l’IA

Les start-up sélectionnées l’ont été selon des critères précis : maturité technologique, pertinence métier, capacité à collaborer avec les équipes internes et potentiel d’impact. Chacune a eu 5 minutes pour pitcher sa solution devant un panel attentif de décideurs. Un format rythmé, pensé pour faire émerger rapidement les synergies.

Voici un aperçu de leurs propositions :

> BlueDove développe ZARK, un moteur d’IA souverain capable de transformer des caméras de vidéosurveillance classiques en dispositifs intelligents. Sa solution répond aux enjeux de sécurité, de gestion de foules, de HSE et de retail.

> Defendis propose une plateforme de cybersécurité pilotée par l’IA, pour les banques, les entreprises et les institutions publiques. Elle permet de détecter et d’alerter en temps réel sur les risques comme les fuites de données ou les attaques par ransomware.

> Juridia conçoit une IA juridique dédiée au droit marocain, entraînée sur le corpus national. L’outil fournit des réponses fiables et sourcées aux professionnels, tout en garantissant la simplicité d’usage et la confidentialité.

> Prevaia, spécialisée dans la gestion des risques liés aux tiers (TPRM), combine IA et expertise pour anticiper les risques cyber et renforcer la conformité des organisations.

> Reborn est une start-up SportsTech qui utilise des capteurs biométriques et l’IA pour optimiser la performance des joueurs dans les académies de football. Elle fournit des données sur la charge, la récupération et la readiness physique.

> Seiki analyse et anticipe les flux de mobilité en temps réel, en croisant données de géolocalisation et lieux d’intérêt. Une solution utile aux secteurs du transport, du retail et des médias pour affiner leurs décisions.

> Thinkable permet de créer des agents intelligents collaboratifs et autonomes, sans coder. Ces agents peuvent automatiser des processus, dialoguer et résoudre des problèmes complexes en entreprise.

> Zynerator mise sur le no-code pour générer des applications évolutives, sécurisées et personnalisées en quelques minutes, avec un code propre prêt pour la production.

À l’issue des pitchs, l’événement s’est poursuivi autour d’un déjeuner, prolongeant dans un cadre informel les échanges entamés durant la matinée.

Les fondateurs ont pu approfondir les discussions avec les experts métiers, explorer des pistes concrètes de collaboration et poser leurs questions de manière plus directe.

« C’est une première. Voir tous les managers aussi impliqués, présents pour nous accompagner et partager leur retour, c’est vraiment inédit », confie l’un des entrepreneurs présents.

inwi exposera ses innovations au Gitex Africa 2025

Cette offre inclut des solutions de connectivité critique, de communication unifiée, des services de cloud souverain, de cybersécurité, ainsi que des solutions d’hébergement dans les datacenters certifiés d’inwi, indique l’opérateur dans un communiqué.

Marque-produit 100% digitale, « win by inwi », sera également mise en avant lors du Gitex Africa 2025. Élue « Produit de l’année 2025 », pour la troisième année consécutive, cette solution proposera aux visiteurs une immersion dans un parcours interactif unique, témoignant ainsi de la volonté pérenne d’inwi d’offrir une expérience client digitale inégalée, ajoute la même source.

inwi et l’Apebi ouvrent les portes du Gitex Africa 2025 aux PME Tech marocaines

Acteur engagé dans la transformation digitale des entreprises, inwi renforce son soutien aux TPE et PME marocaines en leur offrant une opportunité unique de visibilité et de développement lors du Gitex Africa 2025, le plus grand salon technologique du continent.

Grâce à son partenariat avec l’Apebi, inwi accompagne cette initiative en contribuant à faire connaître l’offre et le savoir-faire de la PME Tech marocaine aux grandes et moyennes entreprises participant à cet événement d’envergure continentale. Ces PME Tech bénéficieront ainsi d’un espace dédié pour présenter leurs solutions, rencontrer des partenaires stratégiques et accélérer leur croissance, fait savoir le communiqué.

Dans le cadre de son programme « inwi Innov », inwi accompagnera 6 start-up à fort potentiel afin de leur offrir une vitrine exceptionnelle au GITEX Africa 2025. Depuis son stand, l’opérateur mettra en avant ces start-up marocaines en leur permettant de présenter leurs solutions et de développer leur activité. Ces jeunes pousses incarnent l’innovation dans des secteurs clés tels que la Deeptech, la HR Tech, le Retailtech, la Sportech et la Traveltech, précise inwi.

Deal IAM-Wana : les parties conseillées par Naciri & Associés A&O Shearman

Naciri & Associés A&O Shearman assiste IAM et Wana Corporate dans leur rapprochement historique, apprend Médias24 de sources sûres.

Le deal a été scellé le 27 mars dans les locaux du cabinet dirigé par Me Hicham Naciri. Ce dernier a piloté les négociations qui ont abouti, entre autres, à la signature de la transaction mettant fin au conflit judiciaire opposant les deux opérateurs de télécommunications.

Le même cabinet intervient également dans la création des deux joint-ventures destinées à mutualiser les infrastructures d’IAM et de Wana pour accélérer le déploiement de la 5G et de la fibre optique au Maroc. Les équipes de Me Hicham Naciri s’occuperont notamment de la notification de ce projet à l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), qui devra donner son aval avant la concrétisation de l’accord.

« La mise en œuvre de ce partenariat restera soumise à l’obtention de l’autorisation de l’ANRT au titre du contrôle des opérations de concentration », lit-on dans le communiqué annonçant le rapprochement. La phrase, où l’on reconnaît la précision du juriste, est une information distillée sciemment par le cabinet. Elle pose une suite au dossier et précise l’instance en charge de son instruction.

L’ANRT dispose d’une compétence exclusive en matière de contrôle des concentrations économiques intervenant dans son secteur. Le Conseil de la concurrence n’a donc pas la main sur l’opération IAM/WANA et sera seulement « informé » de la décision de son homologue, régulateur sectoriel (voir article 8bis de la loi n°24-96 relative à la poste et aux télécommunications, telle qu’elle a été modifiée et complétée).

« L’ANRT est en charge du dossier. Le Conseil sera informé de la décision en fin de parcours« , nous déclare une source autorisée, confirmant les déclarations de plusieurs interlocuteurs impliqués dans le deal.

« Les télécommunications sont le seul secteur dont le Conseil ne contrôle pas les concentrations. Même les secteurs des banques et des assurances, qui sont pourtant soumis à de puissants régulateurs tels que BAM ou l’AMMC, doivent passer par le Conseil », ajoute, sur un ton critique, un spécialiste du droit de la concurrence.

« Les compétences du Conseil en matière d’application du droit de la concurrence dans le secteur des télécoms ont été transférées provisoirement à l’ANRT en 2006, sous la direction de Mohamed Benchaâboun, à une époque où le Conseil n’était pas encore opérationnel. Cette exception unique au monde a été maintenue au Maroc », précise un fin praticien, qui a déjà traité d’importantes affaires de concurrence.

Depuis 2016 (voir décret n° 2-16-347), l’ANRT régule les opérations de concentration économique dans le secteur des télécommunications, conformément à la loi n° 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence. En la matière, l’Agence obéit donc aux mêmes règles de procédure applicables au Conseil de la concurrence. Les parties d’une concentration doivent donc notifier dans les mêmes délais et selon les mêmes modalités.

Théoriquement, la finalité du contrôle reste la même : empêcher que la concentration ne débouche sur la création d’une position abusivement forte sur le marché. Après notification, l’ANRT peut valider ou refuser le projet, ou donner sa validation sous conditions.

Comme le Conseil de la concurrence, l’ANRT intervient également lorsque des opérations de concentration sont réalisées sans notification ou avec des informations incorrectes. L’ANRT peut imposer des mesures correctives si une décision d’autorisation n’est pas respectée. En cas d’abus de position dominante ou de dépendance économique, l’ANRT peut contraindre les entreprises concernées à modifier ou annuler des accords, sous astreinte, pour rétablir la concurrence.

Maroc Telecom bondit en bourse après l’accord avec Inwi, mais le marché reste en observation

Le retour en Bourse de Maroc Telecom (IAM), ce 28 mars, a concentré l’attention des investisseurs. Après une journée de suspension exceptionnelle, la valeur a repris sa cotation sur un bond spectaculaire, porté par une annonce inattendue : la conclusion d’un accord stratégique entre IAM et Inwi, deux rivaux historiques du secteur des télécoms.

Le marché a immédiatement réagi. Le 26 mars, veille de l’annonce, le titre Maroc Telecom clôturait à 113,55 DH. Le 27 mars, il était suspendu à la cotation. À la réouverture, le 28 mars, le cours s’est envolé à 123 DH dès l’ouverture, soit une hausse de plus de 8%. Mais après cette impulsion initiale, les échanges ont montré un marché plus nuancé, partagé entre optimisme et retenue.

Des acheteurs présents, mais prudents

L’analyse du carnet d’ordres révèle une demande bien répartie autour de 122 dirhams. Au total, 20.219 titres sont demandés à l’achat, avec des pics à 8.392 titres à 122 DH, 5.500 titres à 122,15 DH, et 2.708 titres à 121,5 DH. Les acheteurs sont là, mais restent disciplinés, positionnés sur des niveaux cohérents avec le prix d’ouverture.

La concentration des ordres entre 121,5 DH et 122,4 DH montre une volonté d’entrer sur le titre sans céder à l’euphorie, traduisant une posture d’opportunisme mesuré.

Une offre de vente plus dense au-dessus de 123 DH

Côté vendeurs, la pression est visible dès 122,5 DH, avec 11.136 titres proposés à ce seuil. L’offre s’épaissit ensuite rapidement : 8.810 titres à 123 DH, 1.985 titres à 122,9 DH, 1.116 titres à 122,95 DH, et des volumes significatifs persistent jusqu’à 123,2 DH. Au total, 25.188 titres sont proposés à la vente, dont près de 14.000 au-delà de 123 DH, traduisant une volonté manifeste de prendre des bénéfices à un seuil jugé élevé après la flambée initiale.

Un marché en observation

L’écart entre le meilleur prix d’achat (122,4 DH) et le meilleur prix de vente (122,5 DH) est très réduit. Ce spread étroit pourrait en temps normal traduire une proximité de consensus. Mais la profondeur de l’offre au-dessus de 123 DH, combinée à la dispersion des ordres d’achat, reflète un marché attentiste.

Les investisseurs saluent l’accord sur le fond, mais attendent d’en savoir davantage sur ses modalités concrètes, son calendrier de mise en œuvre, et surtout ses conséquences sur les équilibres du marché.

Entre revalorisation et prudence

La séance du 28 mars illustre parfaitement le mélange de rationalité et de spéculation qui accompagne les annonces stratégiques majeures. Le titre Maroc Telecom a clairement bénéficié d’un effet d’annonce, mais l’absence d’exécutions massives après l’ouverture montre que les opérateurs ne se sont pas précipités.

Le marché semble vouloir digérer la nouvelle à son rythme, avec des niveaux de prix désormais scrutés de près : 122 DH apparaît comme une zone de soutien, tandis que la zone 123–123,5 DH constitue une barrière technique à franchir pour toute poursuite haussière.

Le titre clôture finalement à 122,5 DH, en hausse de +7,88% sur la séance, avec un volume d’échanges massif de 246,3 millions de dirhams. Itissalat Al-Maghrib s’impose ainsi comme le premier actif de la journée à la Bourse de Casablanca, porté par un engouement fort mais maîtrisé.

Inwi lance la 7e édition des « Rencontres Entreprises »

Cet événement incontournable de la transformation digitale des entreprises se déroulera dans les villes de Casablanca, Rabat, Tanger et Agadir, indique un communiqué conjoint.

Cette édition mettra l’accent sur les nouveaux enjeux de l’accélération digitale. Elle ambitionne d’accompagner les entreprises marocaines à adopter les meilleures solutions et pratiques et à transformer ainsi les opportunités que leur offre cette transition numérique, souligne le communiqué.

Au programme de cette nouvelle édition, des thématiques essentielles concernant la digitalisation des entreprises, notamment l’accélération de la compétitivité de l’industrie marocaine, ainsi que la digitalisation des services comme levier de croissance et d’amélioration de l’expérience client ou encore l’importance du digital pour une croissance durable du secteur agroalimentaire.

Les professionnels et les entreprises peuvent s’inscrire à ces événements en remplissant le formulaire en ligne qui a été mis à disposition.

IAM Vs Inwi : l’opérateur historique a payé

Epinglée pour abus de position dominante sur le marché des télécommunications, IAM a exécuté l’arrêt d’appel ayant confirmé sa condamnation à dédommager son concurrent Wana Corporate pour un montant de 6,3 MMDH, apprend Médias24 de plusieurs sources sûres.

Selon nos informations, le paiement a eu lieu il y a un mois, soit à peine quelques jours après la décision de la Cour d’appel de commerce de Casablanca datée du 3 juillet. On s’est gardé toutefois de nous préciser si le montant de la réparation a été réglé partiellement ou en intégralité.

Conforté par les juges du deuxième degré, Wana, propriétaire de la marque Inwi, avait sollicité l’ouverture d’une procédure d’exécution parallèlement à la notification de l’arrêt à l’opérateur historique.

Cette démarche a été engagée le 12 juillet devant le tribunal de commerce de Rabat. A la lecture du dossier sur le site public Mahakim.ma, on apprend que le dossier a été « exécuté« , ce qui corrobore les informations recueillies auprès de nos sources.

Pour autant, cette exécution ne signifie pas renonciation au pourvoi en cassation annoncé par IAM, qui conteste sa condamnation. Le recours a bien été déposé le 9 août 2024. Le litige se poursuivra devant la plus haute juridiction du Royaume, soit la Cour de cassation.

inwi s’associe au champion olympique Soufiane El Bakkali

Double médaillé d’or olympique et double champion du monde dans sa discipline, Soufiane El Bakkali incarne parfaitement les valeurs de persévérance, de détermination et d’excellence. Autant de valeurs que l’opérateur global partage avec notre champion national, peut-on lire sur un communiqué d’inwi.

« Ce partenariat avec Soufiane El Bakkali illustre la volonté de promouvoir des modèles de réussite qui, par leur détermination et leur engagement, inspirent la jeunesse marocaine à croire en ses rêves et à viser toujours plus haut », poursuit la même source.

« À travers ce partenariat, inwi aspire à encourager les talents marocains à se dépasser, à explorer de nouvelles voies avec audace et confiance, et à suivre les traces de Soufiane El Bakkali pour atteindre l’excellence ».

La sanction pécuniaire de Maroc Telecom anticipée par le marché

La sentence a été rendue le 3 juillet dernier. Maroc Telecom devra bien payer 6,4 MMDH à Wana Corporate, propriétaire de la marque Inwi, pour abus de position dominante.

L’arrêt a été rendu par la cour d’appel de commerce de Casablanca qui a donc confirmé la décision annoncée en janvier dernier par le tribunal de commerce de Rabat.

Le jour même, le titre dévissait de plus de 7% à la mi-séance avant de clôturer en légère baisse seulement. In fine, le marché n’a pas tellement paniqué à cette annonce, relativement anticipée par les investisseurs.

Concernant l’amende, le groupe a annoncé, dans un communiqué le 4 juillet dernier, qu’il envisageait d’exercer tous les recours possibles contre cette décision. Il convient cependant de noter que le jugement est exécutoire ; c’est-à-dire que même si Maroc Telecom se pourvoit en cassation, ce recours n’est pas suspensif.

La valeur devient un investissement de moyen long terme

Le groupe a reçu des amendes ces dernières années, impactant notamment sa capacité de distribution. Un professionnel de la place rappelle que « 6,4 MMDH, c’est plus que leur résultat annuel. Ils devraient probablement s’endetter, soit à travers une émission obligataire ou des concours bancaires ».

En outre, il faut noter que le groupe a prévu la distribution de dividende au titre de l’année 2023 pour un montant de 3,7 MMDH soit 4,2 dirhams par action. « Cela pourrait vouloir dire qu’ils vont au moins s’endetter pour 4 MMDH. En effet, le groupe a 3,7 MMDH de dividendes à distribuer et l’amende de 6,4 MMDH. Cela fait grossièrement 10 MMDH. Le résultat annuel de cette année devrait tourner autour de 6 MMDH », explique notre interlocuteur.

De plus, le groupe réalise de forts investissements, notamment dans la 5G. « Réellement, le groupe aura moins de disponibilité de cash », poursuit notre interlocuteur.

Inquiétude sur la rentabilité du titre

Il se peut également que le groupe ait de nouveau à faire face à une astreinte de l’ANRT, comme ce fut le cas en 2020 et en 2022. « Tous les deux ans, il y a une astreinte de l’ANRT. C’est environ 2,4 MMDH en sanction qui pourraient encore tomber sur le groupe », explique notre source.

Après ce verdict dans le conflit qui lie l’opérateur historique et Wana Corporate, la peur de la jurisprudence est également présente. « Pourquoi un acteur comme Orange ne ferait pas la même chose que Wana ? La démarche serait logique car, derrière, il y a des actionnaires d’Orange et un conseil d’administration qui pourrait décider de suivre les pas de Wana, car ce dernier a été dédommagé pour pratique anticoncurrentielle », poursuit notre interlocuteur.

Le titre a également nettement reculé depuis l’annonce de la sentence en première instance en janvier dernier. Alors qu’il était à un peu plus de 105 dirhams, il est redescendu à 89,5 dirhams à la clôture de la séance du 4 juillet.

Désormais la question se pose quant à l’évolution de la capacité bénéficiaire du groupe, ainsi que son payout pour les prochaines années du fait du conflit avec Wana. En effet, auparavant le groupe affichait un payout de 100%, mais depuis quelques années, le titre perd en attractivité du fait, notamment, qu’il affiche un rendement moindre. Notons également que le groupe affiche un potentiel de croissance sur le marché local qui demeure limité, avec un environnement concurrentiel de plus en plus virulent.

Le football et la technologie au cœur de la 12e édition des InwiDays

La thématique de cette édition met en lumière l’usage croissant des nouvelles technologies au service d’un secteur et d’une discipline sportive en constante évolution, et ce à la veille de l’accueil par le Maroc de deux grandes manifestations footballistiques : la Coupe d’Afrique des nations et la Coupe du monde 2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal, souligne un communiqué de Inwi.

Durant l’événement, plusieurs panels de discussion seront organisés pour échanger autour de thématiques comme : l’usage de la data et de l’IA dans le football moderne, la technologie au service de la santé et de la performance des joueurs, ou encore la technologie au service de la « fan experience » pour une expérience immersive et connectée pour les supporters, ajoute la même source.

Un appel à candidature, destiné aux start-up opérant dans divers domaines technologiques, a été lancé sur la plateforme de Inwi dédiée à l’entrepreneuriat. Au terme de cet appel à candidatures, les participants présélectionnés auront l’occasion de présenter leurs projets lors des sessions de pitch organisées au cours des InwiDays.

Ainsi, les InwiDays Awards primeront 5 start-up qui bénéficieront d’un programme d’accompagnement et d’accélération déployé en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique. Les jeunes entrepreneurs consacrés pourront également participer à des sessions de mentoring et à des rencontres avec des investisseurs pour soutenir le développement de leur start-up, conclut le communiqué.