Après le remaniement, des ministres nous racontent leur intégration au gouvernement

La plupart des ministres nommés pour la première fois, entreprennent leur mission avec un mélange de trac et de bonheur; sauf s’ils avaient déjà à leur actif une carrière dans la haute administration.

Que peut-on faire ? Que peut-on dire ? Quelles sont les formules consacrées, les formulations à utiliser et les autres à éviter ?

Un ancien ministre, qui n’est plus aux affaires, nous a raconté comment il avait constamment sur lui des fiches, données, notes, concernant son département. Au cas où il recevrait un appel lui demandant des explications sur un sujet donné. Ce coup de fil est arrivé -et à plusieurs reprises, mais les anti-sèches n’ont jamais été utiles, car les questions portaient sur des sujets auxquels il ne s’attendait pas.

Il arrive aussi qu’un ministre ne passe pas ce test du téléphone et ne montre pas une maîtrise suffisante de ses dossiers.

Et comment gérer son image ? Comment se comporter au parlement ? Comment gérer les équipes? Quels sont les codes dans ce microcosme de Rabat ?

Voici trois témoignages de premier plan concernant les 8 ministres et 6 secrétaires d’Etat nommés lors du dernier remaniement.

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« L’intégration gouvernementale des nouveaux ministres et secrétaires d’Etat a été facilitée par le fait que ces derniers se sont très rapidement adaptés, à savoir en moins de trois mois, aux arcanes du pouvoir et aux spécificités propres à l’administration marocaine », nous assure une source fiable proche du RNI.

Ministre de la Santé: une expérience administrative utile

C’est notamment le cas du ministre de la Santé Amine Tahraoui qui a, selon notre interlocuteur, l’avantage de bien connaître les rouages administratifs grâce à son passé d’ancien secrétaire général de la primature et de chef de cabinet du ministre de l’Agriculture.

Tout en reconnaissant qu’il découvre le secteur de la santé, notre source affirme que son cumul d’expériences préalables l’a habitué à gérer un département ministériel et lui a par conséquent permis de s’intégrer beaucoup plus facilement.

De plus, la création récente des agences du sang, des médicaments et des groupements sanitaires, qui a contribué à déconcentrer ce domaine, a également largement facilité la tâche du remplaçant de Khalid Aït Taleb qui a désormais un rôle administratif qui est plus centré sur la gouvernance et l’implémentation de la réforme.

« S’il n’aura aucun mal à gérer une machine administrative aussi sensible que la santé, on peut cependant reprocher à ce diplômé de la même promotion de l’Institut de sciences politiques de Paris que le président Emmanuel Macron d’être excessivement discret au niveau médiatique mais avec l’aide de communicants, cette situation est amenée à  évoluer », confie optimiste notre interlocuteur en affirmant que le nouveau titulaire n’a plus besoin de faire ses preuves.

« Des lacunes en arabe classique ne sont pas rédhibitoires au parlement »

Interrogé sur les premiers pas au gouvernement du ministre de l’Éducation nationale, notre source estime que si Mohamed Saad Berrada a eu « des débuts assez difficiles » au parlement, son évolution et sa maîtrise actuelle des dossiers de son département donnent désormais l’impression qu’il a toujours fait partie du gouvernement.

Revenant sur sa première séance de questions orales qui n’a pas été une réussite à cause de ses lacunes en arabe classique, l’observateur ajoute que cette expérience négative l’a poussé à redoubler d’efforts et de préparation lors de son deuxième passage où il s’est avéré « très convaincant en s’exprimant en darija sans lire ses notes ».

Nul besoin d’être dans le secret pour comprendre qu’un rendu positif aussi rapide en termes de communication a certainement pour origine plusieurs séances de soutien d’un coach en langue arabe.

« La greffe a pris plus rapidement pour certains secrétaires d’État. »

« Concernant la nouvelle secrétaire d’État à la pêche Zakia Driouch ou son collègue à l’Artisanat, Lahcen Essaadi (RNI): l’une est comme un poisson dans l’eau dans ce secteur qu’elle connaît depuis des années et le deuxième dans son élément grâce à sa simplicité et son aisance relationnelle avec les artisans », avance notre source en laissant entendre que certains profils s’adaptent beaucoup plus rapidement que d’autres.

En guise de conclusion, notre interlocuteur juge qu’au terme des trois mois écoulés depuis leur nomination, « la greffe a rapidement pris » avec l’ensemble des nouveaux venus qui sont désormais totalement intégrés dans une équipe parfaitement homogène malgré leurs différences d’affiliation partisane.

« Un passé de militant est une des clés pour devenir responsable gouvernemental »

« Il n’y a pas de formation pour intégrer un gouvernement mais la plupart des nouveaux venus ont eu un parcours politique qui les a préparés à occuper leurs fonctions », affirme Omar Hejira secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur en rappelant qu’il a occupé plusieurs mandats d’élu avant d’être nommé à son poste actuel.

S’il reconnaît qu’une expérience de technocrate peut également aboutir à une nomination gouvernementale, Omar Hejira affirme cependant que l’encartement de longue date à un parti politique constitue souvent la voie royale pour prendre la tête d’un département ministériel.

« Une bonne intégration résulte d’une aptitude à savoir travailler en équipe »

« Il faut cependant savoir travailler avec les techniciens, directeurs et fonctionnaires qui maitrisent les dossiers pour être en mesure de faire le point sur l’état d’avancement des programmes », résume notre interlocuteur en ajoutant que cette qualité est essentielle pour pouvoir déterminer les priorités ministérielles et imprimer sa propre touche.

A la question de savoir si un responsable de parti a moins de mal qu’un technocrate à s’intégrer au gouvernement, Omar Hejira s’inscrit en faux en affirmant qu’un technicien qui a multiplié les expériences de gestion dans le secteur privé peut aussi bien exceller au sein du pouvoir exécutif.

Et d’ajouter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été un responsable politique pour faire preuve d’efficience, la principale difficulté consiste à savoir communiquer avec ses nouveaux interlocuteurs du secteur public.

« Une nécessaire période d’adaptation pour apprendre à communiquer »

Se disant prêt à occuper ses nouvelles fonctions dès le premier jour de sa nomination, notre interlocuteur nuance son propos en affirmant qu’il lui a fallu en réalité une quinzaine de jours pour comprendre le fonctionnement du département et devenir véritablement opérationnel puis efficient.

Ce n’est en effet qu’à l’issue du premier conseil du gouvernement qu’il a pu se mettre dans « la peau de secrétaire d’État qui tranche avec celle d’ancien parlementaire’ habitué à interpeller le gouvernement, alors que son poste actuel lui impose d’être réactif et de répondre aux questions des députés.

« Mon premier passage au parlement n’a pas été de tout repos, car j’ai dû me préparer activement sous peine de passer pour un ministre qui ne maîtrise pas ses dossiers », confie Omar Hejira en précisant qu’il devait être à la hauteur des attentes de sa majorité en étant capable de répondre aux questions de l’opposition qui l’attendait au tournant.

Bien qu’il soit un parfait arabophone habitué à s’exprimer sans difficulté en public, le secrétaire d’État reconnait cependant qu’il est nécessaire pour tout nouveau responsable de passer par une période transitoire pour apprendre à mieux communiquer avec l’aide d’un coach personnel ou de son cabinet ministériel.

« Mon champ d’action a été déterminé dès le début avec le ministre de tutelle »

Tout aussi volontaire que son collègue Omar Hejira, le secrétaire d’État chargé du Travail auprès du ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, affirme n’avoir eu aucune difficulté à s’intégrer à l’équipe gouvernementale remaniée.

Sachant que son rôle est d’accélérer la digitalisation du monde du travail, d’effectuer les démarches nécessaires pour relancer la négociation collective et enfin d’aboutir à la signature des conventions collectives dans le cadre du dialogue social, Hicham Sabiry estime que les axes prioritaires de ses attributions gouvernementales ont permis de décharger le ministre Younes Sekkouri de certaines tâches au sein de son super-ministère.

« Notre département dispose de ses propres locaux »

Sur les étapes ayant suivi son installation au département, créé à l’occasion du remaniement, le secrétaire d’État précise que son ministre de tutelle lui a d’abord présenté tous les responsables de son administration avant de pouvoir accéder à toutes les informations utiles et de déterminer ses attributions.

« Dès le lendemain de ma nomination, qui a eu lieu le 23 octobre dernier, nous avons pu nous installer avec l’équipe que j’ai nommée dans des locaux dédiés annexes à ceux du siège du ministère avant de commencer à enchainer les réunions de travail », confie Hicham Sabiry pour qui il n’a fallu que quelques jours pour être opérationnel.

Dans une démarche de coordination de leurs apports respectifs, le responsable qui est en contact permanent avec son ministre de tutelle, conclut, à l’instar de ses collègues d’autres partis politiques, que le début de sa mission a été grandement facilité par leur appartenance commune au parti de l’authenticité et de la modernité (PAM).

Mehdi Bensaïd : « Le PAM dirigera le gouvernement du Mondial »

Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication et membre de la direction collégiale du PAM, a tenu ces propos lors d’un débat, jeudi 23 janvier, à la Fondation Lafqui Titouani à Salé.

Le jeune dirigeant du PAM a tenu à rassurer quant à la solidité de son parti. « Nous sommes un parti debout après 14 ans dans l’opposition, sinon nous aurions eu 16 sièges (à la Chambre des représentants, Ndlr.), sinon moins », a répondu Mehdi Bensaïd à une question sur les chances de son parti pour les échéances électorales de 2026.

Récemment, quelques polémiques ont eu lieu au sujet de cette échéance entre le PAM et le RNI, chacune des formations déclarant être prête pour remporter les prochaines élections législatives.

Pour autant, Mehdi Bensaïd a tenu à minimiser les conséquences de ces échanges sur la cohésion de la majorité. S’il a admis l’existence de quelques « escarmouches » entre le PAM et le RNI, il a toutefois affirmé que de tels différends doivent être réglés lors des réunions de la majorité.

Celui qui nous provoque nous trouvera!

« Quand vous avez un différend avec votre femme, vous en discutez au sein du domicile conjugal, mais vous ne sortez pas dans la rue pour crier que ce qu’elle fait n’est pas à votre goût », a commenté le dirigeant du PAM qui a cependant émis cette sorte de mise en garde : « Celui qui nous provoque nous trouvera! ».

Ouahbi et le référentiel

Lors de ce débat, Mehdi Bensaïd a rendu hommage à Abdellatif Ouahbi, ancien secrétaire général du parti et ministre de la Justice. Il a affirmé qu’il avait toute sa place au sein du parti et qu’il était toujours membre du Bureau politique, même s’il n’était pas aussi assidu qu’auparavant.

Il l’a remercié pour avoir permis que le parti soit mené par une direction collégiale. « Je ne suis pas adepte de la logique des leaders (Za3amat) », a-t-il affirmé en précisant que Abdellatif Ouahbi répond présent à chaque fois que le parti le sollicite.

« Nous estimons qu’il fait partie des ministres qui ont une importante cadence politique et législative », a encore dit Mehdi Bensaïd à propos du ministre de la Justice tout en signalant que le parti aurait pu le remplacer lors du remaniement gouvernemental, mais qu’il ne l’a pas fait.

La politique ne doit pas se mêler de la confession des citoyens

Interrogé sur l’identité et l’idéologie du PAM, il a répondu que cette question était posée entre les années 2007 et 2010, mais qu’elle a été tranchée en 2012 avec une plateforme politique dans laquelle le parti a opté pour la démocratie sociale.

« Quand nous avons rejoint les rangs d’une organisation internationale des partis libéraux, nous l’avons fait dans une optique sociale et libérale. Le nom du parti Authenticité et modernité est clair. Nous sommes un parti progressiste qui croit en les valeurs sociales et de progrès, mais dans le cadre des valeurs nationales », a expliqué M. Bensaïd qui a précisé ce qu’il voulait dire en faisant référence aux valeurs nationales.

« Le parti croit en la Commanderie des croyants. La politique ne doit pas se mêler de la confession des citoyens. Dans la religion, nous puisons les valeurs que nous défendons dans notre projet politique, et le monde vit actuellement des guerres de valeurs et non d’idéologies », affirme le jeune dirigeant du PAM.

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Chômage, pouvoir d’achat, perspectives d’avenir…, Nizar Baraka plaide la cause des jeunes

Cette rencontre s’est déroulée samedi 11 janvier à Casablanca en commémoration du 81ᵉ anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance et en présence de la direction, des parlementaires et des responsables locaux et régionaux du parti de l’Istiqlal.

Le secrétaire général du PI, Nizar Baraka, également ministre de l’Équipement et de l’Eau, a choisi de plaider la cause de la jeunesse marocaine dans un discours empreint de vérité. Pour le volet diagnostic, le chef de file du PI s’est d’abord basé sur les chiffres du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2024) pour évoquer une situation extrêmement préoccupante.

« Le taux de chômage croissant, qui a atteint des niveaux très élevés ces dernières années, jusqu’à 21,3% selon les dernières statistiques, est plus élevé chez les jeunes (39,5%) et chez les femmes (29,6%) », a rappelé Nizar Baraka qui a fait un long préambule sur le rôle joué historiquement par les jeunes dans toutes les luttes menées par le Royaume. D’ailleurs, il intervenait sur le thème Les jeunes, bâtisseurs d’aujourd’hui et de demain.

« C’est vrai… et nous le disons en toute franchise et responsabilité : la jeunesse de notre pays a des raisons objectives et légitimes de se sentir anxieuse face à l’avenir et de craindre l’incertitude, ce qui contribue à créer une crise de confiance complexe et multidimensionnelle », a enchaîné Nizar Baraka qui a aussi exprimé son inquiétude quant à la situation de la classe moyenne, cette catégorie qui a toujours été force de progrès et dont les jeunes sont le moteur.

La jeunesse de notre pays a des raisons objectives et légitimes de se sentir anxieuse face à l’avenir et de craindre l’incertitude.

« Le déclin de la classe moyenne en raison du coût élevé de la vie et de l’approfondissement des disparités sociales, malgré les efforts consentis en matière de couverture de santé, d’accompagnement social, d’augmentation des salaires et de réduction de l’impôt sur le revenu, ainsi que la rareté et la fragilité des emplois créés, et donc les possibilités limitées de promotion sociale pour les jeunes », analyse M. Baraka qui appelle à un sursaut national par et pour les jeunes.

« Aujourd’hui, il existe des opportunités aux niveaux régional, continental et international qui ne peuvent être transformées en moteurs de croissance et en projets créateurs de richesses que grâce à la mobilisation et à l’engagement de la jeunesse », affirme-t-il.

« Des opportunités pour asseoir le Maroc comme une puissance régionale et internationale montante et comme un pôle de stabilité et de prospérité à l’échelle régionale et continentale. L’organisation de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal est une étape importante pour démontrer nos capacités dans tous les domaines », poursuit-il.

Et d’enchaîner: « Nous disposons encore, grâce à Dieu, d’un potentiel de jeunesse prometteur dans lequel il convient d’investir (…) et dans lequel nous devons lui fournir une offre globale, intégrée, capable de libérer les énergies des jeunes dans les différents domaines et secteurs dont notre pays a besoin pour les chantiers actuels et à venir ».

Le manque de réponse politique et culturelle à ces défis complexes (…) alimente les tensions et les fractures au sein de la société et crée un climat d’incertitude et d’anxiété qui conduit à une perte de confiance dans les institutions et les partis politiques.

Sur un autre registre, Nizar Baraka a exprimé l’inquiétude de son parti quant à la conjoncture actuelle marquée par la succession des années de sécheresse, notamment.

« La fréquence des phénomènes naturels extrêmes (sécheresse, inondations et pénurie d’eau) dus au changement climatique et leurs impacts négatifs sur la résilience des jeunes et les moyens de subsistance vitaux des générations futures, notamment avec l’exacerbation des phénomènes épidémiques et des crises sanitaires ces dernières années, avec leurs répercussions humaines, économiques et sociales », détaille le SG du PI pour qui la solution réside en une réponse politique et culturelle.

« L’absence d’une réponse politique et culturelle à ces défis complexes (…) alimente les tensions et les fractures au sein de la société et crée un climat d’incertitude et d’anxiété qui conduit à une perte de confiance dans les institutions et les partis politiques », affirme Nizar Baraka.

« Il convient de souligner ici que ces craintes et ces raisons objectives d’anxiété ne disparaîtront pas d’elles-mêmes et ne se dissiperont pas à moins que les jeunes ne passent de la zone d’attente à la zone d’action et de contribution à la formulation de solutions et d’alternatives, et prennent l’initiative avec le pouvoir de suggestion et de participation », conclut Nizar Baraka sur ce registre.

La mobilité durable au cœur d’une conférence-débat organisée par l’Alliance des ingénieurs istiqlaliens

La première session de la conférence a vu la participation des membres du comité politique du Parti de l’Istiqlal, notamment Aziz Hilali, président de l’Alliance des ingénieurs istiqlaliens, Abdessamad Kayouh, ministre des Transports et de la logistique, Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, ainsi que Stefan Hörner, directeur régional de la Fondation Konrad Adenauer pour le Maroc et la Mauritanie.

Dans son intervention, Ryad Mezzour a souligné que la transition énergétique constituait une transformation fondamentale à l’échelle mondiale, « car elle répond à des défis majeurs liés à la sécurité énergétique, à la durabilité des ressources et aux changements climatiques ».

Le ministre a également mis en avant les opportunités qu’offre cette orientation pour le Royaume, notamment en ce qui concerne le développement de l’industrie nationale et la création d’emplois verts, ainsi que la réalisation de projets majeurs en infrastructures grâce à d’importants investissements. « Les événements nationaux et internationaux que le Maroc accueillera d’ici 2030 doivent servir de moteur pour accélérer ces projets et renforcer les solutions soutenant la mobilité durable », a-t-il ajouté.

Le ministre a conclu que la réalisation de cette ambition exige une mobilisation collective de toutes les parties prenantes, « afin de construire un avenir durable répondant aux aspirations des générations futures et consolidant la position du Maroc en tant que leader régional dans le domaine de la durabilité et de l’innovation ».

La deuxième session a vu quant à elle la participation de Bahija Boucetta, directrice des Transports routiers au ministère des Transports et de la logistique, Tarek Chbourk, directeur du Pôle Transformation à Royal Air Maroc, Said Chandid, directeur de la Stratégie, de la coopération et de la qualité à l’Office national des chemins de fer, et Lahcen Farhat, directeur de la Stratégie à l’Office national des aéroports.

Chambre des représentants : Allal Amraoui et Abdelmajid El Fassi remplacent les ministres Hejira et Kayouh

Omar Hejira, nommé par le Souverain secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, a été remplacé à la présidence du groupe de l’Istiqlal par Allal Amraoui, député de la circonscription de Fès Nord, apprend Médias24 auprès de l’intéressé. Allal Amraoui, médecin de renom et figure politique très connue dans la capitale spirituelle, avait dirigé le CHU de la ville. Actif également sur le plan de la scène politique locale, le Dr Amraoui a été premier adjoint au maire Hamid Chabat.

Quant à Abdessamad Kayouh, nommé ministre du Transport et de la logistique à la place de Mohammed Abdeljalil, il sera remplacé au bureau de la Chambre des représentants par Abdelmajid El Fassi. Ce dernier, élu dans la circonscription de Fès-Sud, y occupera le poste de deuxième vice-président. Spécialiste des médias et diplômé de Sydney et de Liverpool, il s’agit du fils de l’ancien Premier ministre Abbas El Fassi.

Abdelmajid El Fassi a travaillé à la SNRT comme chargé de mission avant d’entamer sa carrière politique.

Les noms des deux nouveaux responsables ont été proposés par Nizar Baraka qui a eu le feu vert du comité exécutif (direction du parti).

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Gouvernement Akhannouch II : la répartition des portefeuilles par parti (Infographies)

Sept portefeuilles pour le RNI en plus de la présidence du gouvernement, sept pour le PAM et quatre pour l’Istiqlal. Du côté des secrétariats d’Etat, pas de différence. Chaque parti en a obtenu deux.

Ce remaniement a été particulier en ce sens que la majorité n’a pas changé les périmètres ou les intitulés des ministères. Elle a gardé les mêmes portefeuilles qu’auparavant, en changeant les visages pour apporter du « sang neuf ». Mais il convient de préciser tout de même que le RNI « gagne » un ministère, celui de la Santé.

En 2021, la formation gouvernementale avait été annoncée avec un portefeuille de la Santé attribué à une ministre RNI, Nabila Rmili, qui remplaçait le ministre sortant de l’époque Khalid Aït Taleb. Sauf que quelques jours après la nomination, Rmili avait été remplacée au pied levé par Khalid Ait Taleb qui reprenait ses fonctions. Ce dernier est sans appartenance politique.

Avec la sortie d’Aït Taleb du gouvernement, le RNI reprend ainsi « ses droits » sur un ministère qu’il a toujours lorgné avec celui de l’Education.

Pour le reste, rien ne change ou presque… voici la répartition des portefeuilles par parti.

Le parti de l’Istiqlal se dote pour la première fois d’une commission d’éthique

Un communiqué diffusé à la suite de la réunion du comité exécutif du parti de l’Istiqlal (PI, majorité), le lundi 21 octobre, indique que l’organisation des congrès régionaux, provinciaux et préfectoraux se fera dans les prochains jours, selon un calendrier qui sera annoncé ultérieurement et sous la supervision de membres de la direction.

Le parti a également annoncé la création d’une commission d’éthique, conformément aux dispositions de l’article 21 du règlement intérieur du parti, adopté lors du 18e congrès.

La commission d’éthique est composée de plusieurs figures du parti, « reconnues pour leur compétence, leur intégrité, leur droiture, et leur attachement aux principes nationaux et aux valeurs du parti ».

Présidée par Abdelouahed El Fassi (ancien ministre de la Santé), cette nouvelle instance compte parmi ses membres Mohamed Saâd El Alami (ex-ministre des Relations avec le Parlement et ancien maire de Chefchaouen), Chiba Mae El Ainine (ancien directeur du cabinet de Abbas El Fassi, ministre d’Etat), Mohamed El Moussaoui Souissi, Latifa Bennani Smires, Mohamed El Habib El Kherraz et Fayçal Lahlou.

Le même communiqué précise que la réunion du comité exécutif a abordé les récents développements liés à la question de l’intégrité territoriale, ainsi que les dernières évolutions de la situation politique au Maroc. Il a également examiné les principaux points du projet de loi de finances, ainsi que la coordination entre les composantes de la majorité.

Le parti a exprimé son engagement collectif derrière le Roi Mohammed VI, mobilisant tous les moyens et ressources pour soutenir la cause nationale, et a également réaffirmé sa volonté de contribuer à la réussite du travail gouvernemental et des différents chantiers de réforme que connaît le pays.

L’Istiqlal dit œuvrer « dans le but de renforcer les bases d’une économie nationale solide et résiliente face aux risques, de consolider les piliers de l’État social, de promouvoir la justice territoriale, de soutenir l’emploi, d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyennes et citoyens, et de préserver leur dignité ».

Chambre des conseillers : voici la nouvelle configuration des instances par appartenance politique

De sources sûres, Médias24 apprend que le nouveau président, Mohamed Ould Errachid a convié chez lui les présidents des groupes et des groupements parlementaires pour se mettre d’accord sur une liste unifiée qui sera soumise au vote lors d’une séance plénière, ce jeudi 17 octobre à 11 heures.

À priori, il n’y a pas de changements notables dans la configuration de ces instances (Bureau et présidences des six commissions permanentes), affirment nos sources puisque cette chambre garde la même représentativité proportionnelle.

Ainsi, le Bureau de la chambre sera composé comme suit :

Selon nos sources, l’ancien ministre du Tourisme Lahcen Haddad a été choisi pour remplacer, au Bureau de la chambre, Fouad Kadiri au nom de l’Istiqlal alors que la CGEM aurait opté pour Mohamed Réda Lahmini en remplacement de Abdelilah Hifdi.

Les présidences des six commissions permanentes devraient également garder les mêmes présidents.

De toutes les manières, cette répartition étant arrêtée par consensus entre les formations politiques, les partis doivent soumettre des noms de candidats pour chaque poste au plus tard ce mercredi 16 octobre. Il sera aussi de leur ressort de désigner les présidents de leurs groupes et groupements.

La Chambre des conseillers est composée de 120 membres (moins un élu décédé, Mohamed Qandoussi du RNI). Ils sont répartis entre 8 groupes, 2 groupements alors que deux conseillers ne sont affiliés à aucun groupe ou groupement.

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Réunion au sommet de la majorité gouvernementale : voici ce qui a été convenu

Comme nous l’annoncions sur nos colonnes, une réunion, au sommet, de la majorité gouvernementale, s’est tenue mercredi 9 octobre. L’objectif était d’évoquer plusieurs questions liées à la conjoncture économique, politique et sociale du pays, comme l’indique un communiqué diffusé dans la matinée de ce jeudi 10 octobre.

Dans ce communiqué, les partis de la majorité gouvernementale (RNI, PAM et PI) expriment leur refus de la dernière décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). « Son contenu manque de clairvoyance, d’impartialité et atteste d’une méconnaissance juridique », affirme la majorité pour qui « le dossier de l’intégrité territoriale du Maroc est du ressort exclusif des Nations Unies et du Conseil de sécurité« .

« La souveraineté du Maroc sur ses régions du Sud ne saurait souffrir d’aucun chantage ou tractation. Elle [la majorité, ndlr] appuie la position inébranlable de l’Etat marocain de ne s’engager dans aucun accord ou d’accepter un document juridique qui ne respectent pas l’intégrité territoriale nationale », ajoutent les partis de la Majorité.

La souveraineté du Maroc sur ses régions du Sud ne saurait souffrir aucun chantage ou tractation

Après avoir condamné les attaques israéliennes contre les peuples palestinien et libanais, en appelant à résoudre les différends régionaux par un retour aux tables des négociations, la majorité gouvernementale s’est exprimée sur des questions de politique intérieure.

Elle a salué « la célérité et le sérieux » des efforts du gouvernement dans la concrétisation des programmes et politiques publics, ainsi que l’efficacité de son intervention suite aux « chocs et aux catastrophes naturelles » qu’a connus le pays.

Après avoir salué la forte implication du gouvernement dans la concrétisation du chantier de l’Etat social en matière de généralisation de la couverture sanitaire, de logement et de santé, la majorité a promis d’aller de l’avant pour installer une école publique de qualité, terreau de futures compétences, pour lui permettre de s’acquitter de sa mission d’ascenseur social.

Sur le plan économique, la majorité dit comprendre la problématique de l’inflation au Maroc durant les deux dernières années et les augmentations progressives de certains produits. Une « inflation importée », affirme la majorité qui rappelle les mesures « volontaristes » du gouvernement pour y faire face : les aides sociales directes aux familles et l’intervention pour garantir la stabilité des prix de l’eau et de l’électricité.

Le dossier de l’emploi sera à la tête des priorités dans la prochaine étape

La majorité promet que le gouvernement allait persévérer dans son action pour améliorer les conditions sociales et financières des Marocains avec une attention particulière pour la classe moyenne et une action soutenue pour aboutir à une justice territoriale au profit des zones précaires.

« Le dossier de l’emploi sera à la tête des priorités dans la prochaine étape », promet encore la majorité gouvernementale qui dit se féliciter du degré de « cohésion » de ses composantes.

Parti de l’Istiqlal : voici ce qui attend Nizar Baraka et la nouvelle direction

Armistice au sein du parti de l’Istiqlal. La page des guerres intestines entre clans semble tournée. Les Ould Errachid (appelés clan du Sahara) y sont bien représentés. Les pro-Nizar Baraka aussi. Selon des sources sûres, en interne, le parti de l’Istiqlal a eu le courage de prendre des décisions « dans la douleur », dont celle d’écarter la candidature de Nordine Moudiane, impliqué dans une affaire soumise à la justice et l’opposant à la conseillère communale Rafiaa Mansouri.

Retour à la normale et à la première position

Ces problèmes organisationnels ayant été expédiés, les militants de l’Istiqlal placent d’énormes espoirs en la nouvelle direction. « Nizar Baraka n’a plus d’argument pour ne pas faire de l’Istiqlal la première force politique, pas en termes de voix mais en présence nationaliste et politique », nous déclare un ancien responsable du « parti de la balance », qui avait choisi de prendre ses distances.

« Cette nouvelle direction doit faire le ménage et préparer un retour à la normale », explique notre interlocuteur pour qui il est plus que jamais temps d' »honorer la responsabilité morale du plus ancien parti marocain« , avec « un réel ancrage dans les régions et de nouvelles méthodes pour faire la politique dans les partis ».

« Il nous faut un « retour aux valeurs et nous intéresser aux grandes questions de la Nation : la jeunesse, le civisme, l’emploi et l’appartenance à tamaghrabite », ajoute notre source pour qui « aujourd’hui, cette équipe [La nouvelle direction, ndlr] a une responsabilité nationaliste morale et historique du côté de l’USFP et du PPS ».

Avec ces deux partis, en plus de l’Organisation de l’action démocratique et populaire (OADP), l’Istiqlal formait un bloc politique qui avait négocié l’alternance politique avec feu Hassan II dès la moitié des années 1990.

« La place de notre parti est bien dans cette famille politique naturelle », insiste notre interlocuteur. Une remise en question de la participation du PI au gouvernement au moment où l’on évoque, de plus en plus, un éventuel remaniement ?

Parti de l’Istiqlal: voici la composition du nouveau Comité exécutif

Istiqlal : l’élection du Comité exécutif aura lieu le 5 octobre

Conformément aux dispositions des statuts du parti de l’Istiqlal, qui prévoient la présentation par le secrétaire général d’une liste des candidats au Conseil national du parti pour approbation, il a été décidé de convoquer une nouvelle réunion dudit conseil afin que le secrétaire général puisse mener des consultations approfondies avec les instances du parti et écouter les diverses opinions et visions relatives à la proposition de la liste du comité exécutif« , annonce un communiqué de l’Istiqlal.

À la suite de l’achèvement des consultations internes, le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, informe les membres du Conseil national que la session se poursuivra le samedi 5 octobre 2024 à Salé.

selon des sources sûres, Nizar Baraka a terminé lesdites tractations le lundi 23 septembre avec une réunion avec le groupe de l’Union générale du travail au Maroc (UGTM) à la Chambre des conseillers. Auparavant, il a tenu des réunions similaires et élargies avec les organisations parallèles du parti: la jeunesse, les élus de la Chambre des représentants, l’Organisation de la femme istiqlalienne…

Message de félicitations du Roi Mohammed VI à Nizar Baraka à la suite de sa réélection à la tête de l’Istiqlal

Dans ce message, le Souverain le félicite pour la « confiance renouvelée en lui par le Conseil national du parti, en reconnaissance de son action partisane fructueuse ».

Le Roi exprime également à Nizar Baraka ses « vœux de plein succès pour continuer à mener à bien ses missions partisanes en vue de réaliser les aspirations du parti à conforter sa place sur la scène politique nationale et à remplir au mieux ses missions constitutionnelles avec un sens élevé de responsabilité et de patriotisme sincère, au service des intérêts suprêmes de la nation et des citoyens ».

Le Souverain lui demande de transmettre sa « haute considération à l’ensemble des militantes et militants du parti de l’Istiqlal ».

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