Partenariat entre Ithmar Capital et le fonds souverain du Nigeria pour la création d’une plateforme d’investissement

Ithmar Capital et Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA), le fonds souverain du Nigeria, ont récemment signé un accord de collaboration pour la structuration conjointe d’une plateforme d’investissement.

L’accord a été signé en marge de la 4ᵉ réunion annuelle de l’Africa Sovereign Investors Forum (ASIF) qui s’est tenue à Abuja, au Nigeria, du 15 au 17 juin.

Portée par Ithmar Capital et première du genre en Afrique, la plateforme d’investissement compte mobiliser des capitaux à grande échelle et sur le long terme pour combler le déficit chronique en infrastructures du continent, estimé entre 130 et 170 milliards USD par an, et stimuler une croissance durable et inclusive.

Dans cette optique, elle adoptera une démarche modulaire par secteur, avec un lancement progressif des véhicules. Le premier, dédié aux énergies renouvelables, ciblera des projets greenfield et brownfield dans les pays membres de l’ASIF.

Quatre autres fonds souverains africains, ceux du Sénégal (Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques), du Rwanda (Agaciro Development Fund), d’Éthiopie (Ethiopian Investment Holdings) et du Ghana (Ghana Infrastructure Investment Fund), ont rejoint l’initiative en signant des lettres d’intérêt. D’autres fonds de pays membres sont également en voie d’adhérer à cette dynamique.

Lors de cette réunion, Ithmar Capital a été réélu à l’unanimité par acclamation à la présidence d’ASIF pour un nouveau mandat de trois ans. La réunion a aussi connu l’adhésion de deux nouveaux membres à l’ASIF. Il s’agit de : Ghana Petroleum Funds et Mutapa Investment Fund (Zimbabwe).

Le Forum africain des investisseurs souverains et la CNUCED s’allient pour l’accélération de l’investissement

Ce partenariat entre la CNUCED, organe des Nations unies, et ASIF, plateforme initiée par Ithmar Capital et regroupant 12 fonds souverains africains, permettra aux deux organisations de mettre à profit leurs expertises et leurs réseaux respectifs au bénéfice de la promotion de l’investissement et du développement. Il aura pour objectif de :

– Promouvoir les opportunités d’investissement en Afrique pour les investisseurs internationaux dans les forums internationaux.

– Faciliter les partenariats avec des investisseurs institutionnels internationaux et des institutions de financement du développement pour améliorer les profils risque-rendement des investissements, tout en encourageant les co-investissements et les collaborations.

– Promouvoir l’intégration de la durabilité dans l’investissement institutionnel afin de mieux évaluer les risques et les opportunités en matière de durabilité, tout en maximisant l’impact du développement durable de l’investissement institutionnel.

– Faciliter les échanges sur les meilleures pratiques dans la préparation des projets liés aux ODD, ainsi que la simplification de l’investissement pour les fonds souverains africains et les parties prenantes concernées, notamment dans les domaines de l’infrastructure durable, l’énergie propre et la transition climatique.

« Les investissements institutionnels à long terme peuvent faire une grande différence dans le financement du déficit d’investissement des ODD en Afrique, mais ils sont confrontés à des coûts en capital élevés et à des défis politiques. Le partenariat de la CNUCED avec ASIF vise à aider les investisseurs à surmonter ces défis et à soutenir les pays africains pour attirer des investissements à long terme dans les ODD », a déclaré Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, citée dans un communiqué.

Le World Investment Forum est un événement de haut niveau organisé tous les deux ans sous l’égide de la CNUCED. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, décideurs, dirigeants d’organisations internationales et chefs d’entreprise ont pris part à cet événement, qui portait sur l’investissement dans le développement durable.

Triple certification pour Ithmar Capital

Dans un communiqué, Ithmar Capital a annoncé avoir récemment obtenu la triple certification : ISO 37001 (version 2016) – Système de management anti-corruption ; ISO 9001 (version 2015) – Système de management qualité ; ISO 45001 (version 2018) – Système de management santé et sécurité au travail.

« Cette certification tripartite a fait suite à un audit externe réalisé par un des cabinets accrédités de la place pour la délivrance des certifications, dont les travaux ont conclu à la conformité du système de management en vigueur à Ithmar aux normes ISO 37001, ISO 9001 et ISO 45001″, poursuit le communiqué.

Ithmar Capital a également rappelé qu’il était « le premier fonds souverain africain à obtenir la certification ISO 37001 relative au Système de management anti-corruption« .

Fonds souverains africains : le point avec Obaïd Amrane (Ithmar Capital)

Sous l’impulsion de Ithmar Capital, un réseau de fonds souverains africains a vu le jour ce 20 juin. L’Africa Sovereign Investors Forum (ASIF) regroupe les fonds souverains de dix pays africains, dont le PIB cumulé représente 55% du PIB du continent. L’Egypte, le Gabon, le Ghana, l’Afrique du sud, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Angola, Djibouti se sont réunis pour agir de concert au profit du développement et de la croissance du continent.

Le contexte de crise et les besoins de développement de l’Afrique sont à la fois des défis et des opportunités qu’il est nécessaire de saisir. Pour ce faire, il faut mobiliser les moyens nécessaire. Attirer les capitaux, individuellement, peut s’avérer difficile. Agir collectivement rend l’investissement sur le continent plus attractif, et accélère de fait la mobilisation de capitaux internationaux au profit de projets structurants. C’est pourquoi Obaïd Amrane, directeur général de Ithmar Capital, estime que « la collaboration entre fonds souverains africains est cruciale ».

L’initiative est soutenue par la BAD et Africa50, qui ont signé une lettre d’intention, à travers laquelle ils expriment leur volonté de développer conjointement des projets d’infrastructures vertes et résilientes au changement climatique dans toute l’Afrique.

Fédérer autant d’entités et d’institutions autour d’un objectif de développement continental est « historique » pour reprendre les termes de l’ex-Premier ministre du Mali, Moussa Mara. Intervenant au cours de l’évènement à Rabat, il qualifie cette initiative de « première ».

« Pour la première fois, à ma connaissance, sur le continent, on essaye de mettre ensemble des capacités de financement, à la confluence entre le public et les méthodes de management privé que sont les fonds souverains pour soutenir les infrastructures, pour soutenir le développement du continent. Donc, c’est vraiment historique, et c’est à mettre au même niveau que les initiatives comme le NEPAD, ou même encore plus loin, que l’initiative de Lagos au début des années 1980 », souligne Moussa Mara.

Dans cet entretien accordé à Médias24, le directeur général de Ithmar Capital revient en détail sur les objectifs, les ambitions et les priorités d’ASIF.

Le PIB combiné des pays membres d’ASIF s’élève à près de 1.400 milliards de dollars, soit environ 55% du PIB total du continent.

– Médias24 : Nous assistons à la naissance d’un réseau regroupant d’importants fonds souverains africains. Pourquoi une telle initiative et en quoi est-il important de fédérer les fonds souverains africains ?

– Obaïd Amrane : Il faut commencer par préciser que les fonds souverains en Afrique ont un mandat spécifique. À la différence des fonds souverains qui cherchent à déployer du capital provenant de surplus commerciaux ou de revenus de vente des matières premières ou des hydrocarbures, le plus souvent les fonds africains prennent la forme de fonds stratégiques de développement qui cherchent à mobiliser les capitaux internationaux, en essayant de maximiser l’effet de levier sur le capital public qu’ils investissent dans des projets stratégiques répondant à leurs intérêts nationaux.

À ce titre, la collaboration entre fonds souverains africains est cruciale. En effet, les investisseurs internationaux ne considèrent les opportunités que si celles-ci dépassent une certaine taille et répondent à des logiques de portefeuilles et de diversification des risques géographiques, souvent difficiles à atteindre par un projet unique et/ou national.

De plus, ces investisseurs ont des critères d’investissement qui imposent de plus en plus que les projets soient préparés selon les meilleurs standards internationaux, notamment en termes de structuration juridique et financière et de normes ESG. C’est avec l’ambition d’adresser ces enjeux et en application des hautes directives royales relatives à l’Afrique que Ithmar Capital a initié ASIF avec ses pairs sur le reste du continent.

Cette initiative permet également de bénéficier des expériences des uns et des autres et de devenir plus audible auprès des investisseurs internationaux, notamment via des projets transformationnels et régionaux.

Les fonds souverains viennent compléter les dispositifs publics de développement en mobilisant les capitaux, et surtout les fonds propres si rares.

– Combien pèsent les fonds qui se sont réunis à Rabat ? En fonds propres ? En investissements en cours ?

– En termes de chiffres, la taille des économies des pays membres est un bon indicateur. Le PIB combiné des pays membres d’ASIF s’élève à près de 1.400 milliards de dollars (soit environ 55% du PIB total du continent).

Toutefois, il faudrait approcher cette question en tenant compte du fait que les membres d’ASIF sont tous des investisseurs souverains, dont le mandat est d’investir pour les générations futures en agissant en tiers de confiance et comme investisseur patient.

Ce n’est pas tant les actifs sous gestion, mais plutôt la capacité de ces fonds à mobiliser du capital en injectant un ticket, souvent minoritaire. Qu’entendons-nous par là ?

De manière synthétique, pour chaque unité investie par un de ces fonds en fonds propres, deux, trois, parfois quatre unités sont mobilisées auprès des investisseurs privés, premier effet de levier auquel s’ajoute le levier financier de l’endettement pour boucler le financement des projets, deuxième effet de levier.

Avec de telles démarches empruntées à la sphère privée et aux marchés financiers en particulier, les fonds souverains viennent compléter les dispositifs publics de développement en mobilisant les capitaux, et surtout les fonds propres si rares dans les économies en développement, en particulier pendant les périodes de crise ou de perturbation de l’économie. Assurant ainsi une fonction contre-cyclique des plus élaborée.

Les fonds souverains contribuent ainsi, de par leurs missions, à l’émergence et au développement de l’industrie de l’investissement prônée par Sa Majesté le Roi dans son message, afin de garantir une mobilisation massive et pérenne de capitaux et d’assurer une intégration effective aux marchés financiers.

– La logique voudrait que les fonds africains regroupés au sein d’ASIF investissent aussi les uns chez les autres sur le continent, et échangent les savoir-faire pour les montages, l’attractivité, la vision stratégique. Vous inscrivez-vous dans cette logique ?  

– Tout à fait, nous nous inscrivons clairement dans cette logique. Elle est même parmi les raisons derrière la structuration d’ASIF. L’initiative vise à encourager les projets transnationaux, mais aussi les projets à l’échelle d’un pays uniquement et qui peuvent être répliqués dans d’autres pour capitaliser sur les expériences des uns et des autres.

– Quelles sont les priorités de l’Afrique dans le domaine de l’investissement ?

– En termes de secteurs, l’accord signé entre les membres identifie des secteurs prioritaires dans lesquels les besoins sur le continent sont importants, à savoir la connectivité à travers les corridors et les hubs physiques et numériques, ainsi que les souverainetés alimentaires, sanitaires et énergétiques.

D’autres thématiques cruciales pour le continent ont également été identifiées telles que le changement climatique, l’urbanisation ou encore l’intégration régionale.

Autant de sujets prioritaires s’agissant des opportunités sans équivalent qu’offrent les secteurs de l’économie verte, de l’économie bleue et du numérique dans notre continent, comme souligné par Sa Majesté le Roi dans son message.

– Le lancement d’ASIF a également été marqué par une signature avec la Banque africaine de développement et Africa50. De plus, des fonds des pays du Golfe étaient présents à l’événement. En quoi ces signatures sont-elles importantes ? Et qu’apporte ce soutien à une initiative telle qu’ASIF ?

– Ce sont des soutiens de taille, et une marque de confiance envers ASIF et ses membres. La lettre d’intention qui a été signée avec la BAD et Africa50 est une étape importante pour mettre en place une coopération multilatérale répondant aux besoins de financement des projets en Afrique.

Ce partenariat tripartite couvre les dimensions qui font le plus souvent défaut à l’afflux des investissements, à savoir l’identification et la préparation de projets, la mobilisation de capitaux, mais aussi la coopération pour le développement des compétences et expertises.

L’engagement de trois fonds souverains majeurs du Koweït et des Émirats arabes unis à travers la Déclaration de Rabat est l’illustration, s’il en fallait, de l’intérêt que portent les fonds souverains des pays du Golfe aux opportunités d’investissement du continent africain, et de la capacité d’une démarche comme celle d’ASIF à les faire émerger.

On peut dire qu’ASIF a été considéré comme un catalyseur d’opportunités et un accélérateur de projets d’infrastructure répondant aux normes des investisseurs et des marchés des capitaux internationaux. C’est une belle concrétisation pour une plateforme nouvellement lancée.

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Le gazoduc Nigeria-Maroc deviendra bientôt une réalité (Uche Orgi, CEO du fonds souverain du Nigeria)

Après avoir interrogé le président du forum ASIF, Obaid Omrane, et l’ex-Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou, qui ont tous présenté le projet de gazoduc Nigeria-Maroc comme l’exemple parfait de ce que devrait être un investissement africain, le président du Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA) est revenu sur l’importance de « ce gazoduc qui va traverser quinze pays africains avant d’alimenter en gaz l’Europe ».

« Un gazoduc africain, le meilleur exemple de ce que doit être l’investissement continental »

Aussi optimiste que ses confrères marocain et béninois, le président Uche Orgi tient à préciser que « ce rêve qui est en train de devenir progressivement une réalité est un excellent exemple de ce que les pays africains doivent accomplir ensemble pour préparer un avenir meilleur à leurs populations ».

Selon lui, cette décision politique née d’un rêve commun  » va ouvrir de multiples opportunités de développement en termes d’industrialisation et de fertilisation du continent » sans compter « la mise en place d’une base africaine de logistique qui évitera par exemple à l’Angola d’aller jusqu’au Portugal pour s’approvisionner, alors que le Maroc est beaucoup plus proche géographiquement ».

« Un raccordement gazier qui permettra de développer le commerce africain »

« Ce genre d’initiative va aussi permettre de créer une prospérité continentale et, surtout, de développer le commerce africain qui est malheureusement encore beaucoup trop dépendant de l’Europe, à hauteur de plus de 70% contre moins de 40% au niveau continental », déplore Uche Orgi.

Concernant le temps nécessaire pour développer un commerce africain de proximité qui rompe avec la dépendance européenne, le président du fonds d’investissement nigérian estime que « si l’Afrique arrivait à développer 60% de son commerce au niveau continental dans les cinq années, le défi sera gagné ».

« Le moment venu, ASIF deviendra partenaire du gazoduc »

Quant à l’implication éventuelle du forum ASIF en tant qu’investisseur ou du moins en tant que partenaire financier dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc-Europe, Orgi indique qu’il ne pourra en être autrement « une fois que le pipeline sera en phase de développement opérationnel ».

En d’autres termes, les dix fonds souverains africains, à l’origine de la création de ASIF, injecteront le moment venu des capitaux supplémentaires pour développer les connexions gazières à davantage de pays africains, mais aussi européens qui pâtissent aujourd’hui de leur grande dépendance au gaz russe.

« Un projet réel en marche sans retour possible en arrière »

Aux mauvaises langues qui qualifient le projet de gazoduc de « rêve qui n’aboutira jamais », notre interlocuteur évoque en souriant « une réalité déjà opérationnelle via les gazoducs existants entre le Nigeria et ses pays voisins qui, au final, va juste être étendue au Maroc, puis au continent européen ».

Si ce projet qu’il qualifie d’ « énorme » nécessitera plusieurs années avant de devenir fonctionnel pour approvisionner une bonne partie de l’Afrique et de l’Europe, le président, interrogé sur son avenir et sa faisabilité, insisté sur le fait qu’il est bien réel et qu’il n’y aura par conséquent aucun retour en arrière.

Ci-après, l’entretien filmé de Médias24 avec le président du fonds souverain du Nigeria, Uche Orgi, suivi de ceux avec Obaid Omrane, qui préside ASIF, et avec l’ex-Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou :

Ithmar Capital rassemble les fonds souverains africains

« Dans le domaine de l’investissement, le plus souvent la destination et la taille comptent. Agir de concert et ensemble permet d’accroître les possibilité de financement. Le fait de réunir des fonds souverains qui ont beaucoup de choses en commun permet de créer une coalition avec une force sur le marché », nous déclare Obaïd Amrane, Directeur général de Ithmar Capital en marge de la cérémonie de lancement officiel de l’Africa Sovereign Invesors Forum (ASIF).

ASIF réunit une dizaine de fonds souverains et stratégiques africains dans le but d’agir collectivement et de concert au profit du développement et de la croissance du continent pour une Afrique plus résiliente, inclusive, durable et autonome.

L’objectif est donc de fédérer l’action des principaux fonds souverains africains autour des défis auxquels l’Afrique est confrontée afin de renforcer son attractivité et accélérer la mobilisation de capitaux internationaux au profit de projets structurants du continent.

Les membres présents signataires du Protocole d’accord sont :

Sous la Présidence d’Ithmar Capital, ASIF vient consolider les efforts du Royaume en matière de coopération et de partenariats interafricains en application des directives royales, précise le communiqué publié à cette occasion.

Lors de cette cérémonie, une lettre d’intention tripartite a été signée entre ASIF, La Banque Africaine de Développement (BAD) et Africa50, portant sur un accord de collaboration autour des sujets d’identification et de préparation de projets, la mobilisation de capitaux et la coopération pour le développement des compétences et des expertises.

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Par ailleurs, Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), ADQ et Kuwait Investment Authority (KIA), trois fonds souverains du Moyen-Orient parmi les plus importants au monde, ont apporté leur soutien à la nouvelle plateforme ASIF à travers la signature de la Déclaration de Rabat, illustrant le fort intérêt des investisseurs institutionnels et privés pour cette initiative.

Le Roi Mohammed VI prône une « véritable industrie africaine de l’investissement »

Dans le message dont lecture a été donnée, lundi 20 juin, par le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaa, le Roi Mohammed VI souligne que les fonds souverains et stratégiques d’investissement sont de puissants révélateurs d’opportunités et constituent des aiguillons pour une meilleure allocation des capitaux vers les secteurs créateurs de valeur économique et à fort impact social.

L’Afrique a besoin de l’apport d’une véritable industrie africaine de l’investissement, à même de garantir une mobilisation massive et pérenne de capitaux et d’assurer une intégration effective aux marchés financiers, a indiqué le Souverain.

A ce jour, et malgré les efforts du continent en matière de réformes que plusieurs pays ont mises en œuvre, « l’accès au capital reste timide et principalement dominé par les financements des agences et banques de développement« , a ajouté le Roi. « Il est temps que l’Afrique puisse s’affirmer, prendre son destin en main et occuper le rang qui lui échoit », a-t-il poursuivi.

Pour ce faire, les fonds souverains et stratégiques ont le mandat d’agir en investisseurs avisés et patients assurant le relais entre les priorités nationales à long terme et les investisseurs privés, dans le cadre d’une approche partenariale et de développement durable, a soutenu le Souverain dans ce message.

Ceci est d’autant plus crucial, a poursuivi le Roi, quand il s’agit d’assurer l’arrimage de l’Afrique au système financier privé international, notamment par le renforcement et la généralisation des compétences pour les mettre au diapason des meilleurs standards internationaux, consacrant ainsi l’Afrique comme une terre d’accueil des investisseurs et des investissements.

« L’Afrique, un choix de cœur et de raison »

Rappelant les efforts continus déployés par le Royaume au service des intérêts du continent africain et en faveur de son essor économique, le Souverain a assuré que « l’Afrique est un choix de cœur et de raison. C’est un choix clair et volontariste, matérialisé par notre engagement à travers de nombreuses initiatives qui dynamisent et promeuvent la coopération et le développement économique interafricain ».

« Un choix de faire aujourd’hui de l’investissement un moteur de développement économique et social et d’intégration régionale et continentale en Afrique », a-t-il insisté, mettant en avant les approches inclusives et partenariales dans lesquelles le Maroc s’est engagé pour faire face aux nombreux défis actuels et futurs.

Le Souverain a cité, à ce titre, les projets de mise en place d’unités de production de vaccins, de construction d’usines de production d’engrais et de fertilisants, visant respectivement à assurer la souveraineté sanitaire et alimentaire du continent, ainsi que le travail engagé pour l’accélération de l’inclusion financière du continent, ou encore les projets visant à renforcer la souveraineté énergétique du continent tel le mégaprojet de Gazoduc entre le Nigéria et le Maroc.

Pour faire face aux enjeux et défis majeurs auxquels le continent africain se trouve confronté, le Roi a appelé à tout mettre en œuvre pour « accélérer les démarches volontaristes et concertées en matière d’investissement, pour répondre aux aspirations légitimes de nos peuples de manière durable ».

(Avec MAP)