Avec un investissement de 2,3 MMDH, le chinois Aeolon lance la construction de son usine à Nador

Cette nouvelle installation sera la plus grande de ce type dans la zone euro-africaine, avec un investissement de 2,3 MMDH permettant de créer 3.300 emplois dans la région et contribuant ainsi au développement économique de Nador et de l’écosystème industriel énergétique national.

Ce nouveau centre de production sera le sixième de l’entreprise et le premier en dehors de la Chine. Il devrait être opérationnel d’ici janvier 2025.

Grâce à cette expansion stratégique, Aeolon renforcera sa position en tant que leader mondial dans la fabrication de pales éoliennes, tout en contribuant à la transition énergétique vers des sources d’énergie propres et créant ainsi un avenir plus durable et respectueux de l’environnement.

Le projet d’investissement d’Aeolon est l’un des premiers projets ayant été approuvés lors de la Commission nationale des investissements, instaurée par la nouvelle Charte de l’investissement, opérationnelle depuis mars 2023.

« Le Maroc a été choisi comme lieu d’implantation de cette nouvelle usine en raison de plusieurs facteurs déterminants. Tout d’abord, le pays offre une stabilité politique et économique remarquable, permettant à Aeolon de se concentrer pleinement sur ses activités de production. De plus, le Maroc dispose d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et jeune, renforçant davantage la compétitivité de l’entreprise » explique un communiqué d’Aeolon.

La cérémonie de lancement a été marquée par la présence du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, et du wali de la région de l’Oriental, Mouaad Jamai.

https://medias24.com/2024/01/22/a-oujda-mohcine-jazouli-lance-la-territorialisation-de-la-strategie-dinvestissement-prive/

Les plus importants fonds de pension d’Amérique du Nord intéressés par le Maroc (Jazouli)

Dans un tweet publié sur X (anciennement Twitter), Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’Investissement, a annoncé que les représentants du Système de retraite des fonctionnaires de Californie (CalPERS), le plus grand fonds de pension aux États-Unis avec plus de 450 milliards de dollars d’actifs sous gestion, et la Caisse de retraite du Québec (LACDPQ), deuxième plus grand fonds de pension au Canada avec plus de 310 milliards de dollars, ont montré un vif intérêt pour accroître leurs activités au Maroc. Ils ont salué les réformes menées par le Maroc sous la conduite du Roi Mohammed VI.

Mohcine Jazouli a indiqué que cet intérêt s’est manifesté au cours d’une réunion tenue en présence de Mohamed Benchaaboun, PDG du Fonds Mohammed VI pour l’investissement (FM6I), et d’Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM. « La stratégie du Maroc pour développer les investissements privés et le rôle important que le FM6 jouera dans la conduite de cette stratégie » ont été abordés.

« Nous avons par ailleurs évoqué la multitude d’opportunités de financement d’investissement disponibles dans le Royaume, notamment l’ambitieux projet de gazoduc Nigeria-Maroc », a précisé Mohcine Jazouli. 

Lors de cette réunion, les représentants marocains ont « expliqué la politique du Maroc en matière d’attraction des investissements et le rôle que va jouer le FM6I dans cette dynamique. De même, les nombreuses opportunités de financement d’investissements qu’offre le Royaume ont été évoquées, à l’instar du projet d’envergure du gazoduc Nigeria-Maroc ».

Aux entreprises japonaises, Mohcine Jazouli vend le « Morocco Now ! »

« Les entreprises japonaises comptent parmi les plus gros employeurs du pays. Nous pensons que le potentiel est énorme car les investissements japonais représentent moins de 1% du total des IDE marocains. » Dans son allocution à l’ouverture du Forum économique Maroc-Japon, Mohcine Jazouli a fait ce qu’il sait faire de mieux : vendre la destination Maroc, en démontrer le potentiel arguments à l’appui.

« Plus de 70 entreprises japonaises ont déjà investi au Maroc et peuvent témoigner de leur réussite. Je me souviens d’une enquête menée par JETRO auprès des entreprises japonaises basées en Afrique, qui montrait que plus des deux tiers de celles basées au Maroc avaient l’intention de réinvestir au Royaume », a-t-il déclaré.

« Les entreprises japonaises peuvent profiter pleinement du ‘Moroccan Momentum’ et des nombreuses opportunités d’investissement qui existent dans divers secteurs tels que l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire ou les énergies renouvelables, pour n’en citer que quelques-uns. »

Intervenant à l’ouverture, la vice-présidente de la CGEM, Ghita Lahlou, a soulevé l’importance des relations maroco-japonaises, qui ont abouti à la construction d’un écosystème important, précisant que le Japon représente actuellement plus de 50.000 emplois au Maroc. Ce qui fait du Japon le premier employeur privé étranger au Maroc, avec un courant d’affaires de près de 830 millions de dollars environ.

A l’adresse des officiels présents et des entreprises japonaises de différents secteurs, notamment l’ingénierie, l’industrie, l’agro-alimentaire, l’automobile ou le transport, le ministre de l’Investissement a assuré que le potentiel d’investissements directs japonais au Maroc est substantiel, énumérant les facteurs qui font du Maroc l’une des meilleures destinations où investir :

– Le Maroc, un pays stable et démocratique avec une vision claire et à long terme. « Notre stabilité politique est assurée par notre monarchie vieille de treize siècles, nos institutions démocratiques, la paix et la sécurité. »

– L’emplacement stratégique associé à plus de cinquante accords de libre-échange permettent au Maroc de relier l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et les États-Unis. « Cette localisation s’appuie sur le premier port d’Afrique et de Méditerranée, Tanger Med. »

– Le Maroc accorde une grande importance à la durabilité : près de 40% de son mix électrique provient d’énergies vertes et l’objectif d’ici 2030 est d’aller au-delà de 50%.

– Une population jeune et bien formée.

– L’empreinte économique marocaine en Afrique reflète l’extension continentale du Royaume. En tant que premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et deuxième sur le continent, le Maroc est sans conteste la porte d’entrée de l’Afrique.

Signature de deux protocoles d’accord

Initié par l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), en partenariat avec le ministère de l’Investissement, la CGEM et l’AMDIE, ce forum a pour but de mettre en place les moyens à même de développer les relations économiques entre les deux pays.

D’ailleurs, plusieurs protocoles d’accord (MoU) entre le Maroc et le Japon ont été signés, notamment entre l’AMDIE et JETRO ainsi qu’entre la CGEM et JETRO. Ils visent à renforcer les relations économiques entre les deux pays, en favorisant le développement des relations commerciales et d’affaires. Les deux parties pourront échanger sur les opportunités d’investissement et d’échanges commerciaux afin de dynamiser la relation économique bilatérale.

La coopération économique, et plus particulièrement les investissements entre les deux pays, a déjà fait l’objet de deux accords signés en janvier 2020 qui sont entrés en vigueur en avril 2022 : l’Accord pour la protection et la promotion des investissements ainsi que la Convention de non-double imposition.

Le directeur général de JETRO à Rabat, Masahide Honda, s’est dit fier de cette initiative qui réunit les deux pays amis, jetant la lumière sur les relations historiques entre les deux parties dans différents domaines, notamment la manufacture et l’énergie, mais aussi en matière de systèmes d’information. Le but, a-t-il renchéri, est d’élever le niveau de coopération avec le Royaume.

 

Charte de l’investissement : Jazouli chez les patrons pour expliquer les dispositifs de soutien

Le décret a été adopté en Conseil de gouvernement, le 26 janvier dernier. « Il est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement, il sera promulgué dans quelques jours », confie le ministre.

Ce décret était attendu, car il est supposé rendre opérationnelle la Charte de l’investissement. S’il apporte de la visibilité sur le corpus principal du dispositif de soutien, plusieurs points, seuils et critères devront être fixés ultérieurement par arrêtés du chef du gouvernement.

Ce mardi 7 février, Mohcine Jazouli s’est invité chez le patronat pour apporter l’éclairage nécessaire et répondre aux interrogations des hommes d’affaires et potentiels investisseurs.

Avant de prétendre au dispositif de soutien, il faut remplir les critères d’éligibilité.

« Soit nous sommes dans une logique d’emploi où l’investisseur prévoit de créer plus de 150 emplois, il est donc automatiquement éligible. En revanche, si le projet prévoit de créer moins de 150 emplois, il faut répondre au seuil minimum d’emplois qui sera fixé par un arrêté du chef du gouvernement dans les prochains jours, et justifier un investissement de plus de 50 MDH », explique Jazouli.

Les primes du dispositif principal expliquées par Jazouli

>> Tout pour stimuler l’emploi

L’idée directrice consiste à encourager au maximum la création d’emplois.

« On a observé par le passé, que les dispositif de soutien à l’investissement créaient entre 0,4 et 0,5 emploi par 1 MDH investi. L’objectif est de dépasser un emploi par 1 MDH », précise-t-il.

Dans cette même logique, Jazouli explique qu’il y a jusqu’à 13% de prime liée à l’emploi. La première des primes communes à l’investissement concerne en effet le ratio d’emploi stable.

« C’est le ratio emploi sur Capex. Il y a trois seuils. Quand vous créez entre 1 emploi ou 1,5 emploi par 1 MDH investi, la prime est de 5%. Celle-ci peut atteindre 10% quand ce ratio dépasse 3 emplois par 1 MDH investi. Sachant qu’il y a une deuxième incitation, c’est quand le ratio genre dépasse 30%. Ici nous avons insisté pour que ce critère soit un critère de masse salariale et non d’effectifs. Car cela aurait été trop facile de prendre les emplois sous-qualifiés et d’atteindre les 30% », précise le ministre de l’Investissement. « Nous demandons à ce que 30% de la masse salariale soit féminine et ça donne droit à une prime de 3% », ajoute-t-il.

>> 9% de primes sur la durabilité, l’intégration et les métiers d’avenir

Dans les primes communes à l’investissement, 3% est accordé aux projets qui touchent aux métiers d’avenir. Un arrêté du chef du gouvernement doit les préciser. Mais le ministre apporte un premier éclairage. « Cela peut concerner l’intelligence artificielle, la robotique ou la mobilité électrique, par exemple. »

Pareil pour le développement durable primé à hauteur de 3%. « On va fixer des critères de développement durable pour les projets. Est-ce qu’on recycle l’eau, les déchets si on fait appel aux EnR à hauteur de certains seuils. »

L’intégration locale donne droit à 3% de prime. Le seuil attend d’être fixé par un arrêté du chef du gouvernement.

>> Les primes territoriales, Casablanca hors champs

En fonction du territoire d’investissement, l’investisseur peut prétendre à 10% ou 15% de primes. Sur ce volet, Mohcine Jazouli explique que la volonté était de descendre le plus bas possible au niveau des territoires. « On a voulu que chaque province soit catégorisée. On a pris les 75 provinces et préfectures, et on a travaillé sur catégorisation avec des critères définis comme l’indice de développement humain, de pauvreté, du chômage, le PIB par habitant… Des critères objectifs qui vont permettre de faire une classification selon trois catégories », explique le ministre.

Une première catégorie de territoire qui n’aura pas de prime. « Tout l’axe classique, Casablanca, par exemple, n’aura pas de prime », révèle le ministre. « Plus on va vers des provinces qui ont une forme de précarité, plus on va pousser à ce qu’elles soient dans la catégorie A ou B, qui pourra faire bénéficier le porteur du projet de 15% de son investissement s’il s’installe dans une province de catégorie B. »

>> Une prime sectorielle de 5%

C’est une prime accordée ‘d’office’ à tous les projets dans les secteurs mentionnés comme le tourisme, l’industrie, le digital…

La liste est adoptée par décret, mais pourra être évolutive en fonction des secteurs, de la compétition internationale…

Cas pratiques à l’appui

Le ministre est venu avec des cas pratiques pour illustrer le dispositif. Il en a présenté trois que nous restituons ci-dessous :

« C’est très objectif, il n’y a pas de subjectivité, il n’y a pas ou peu de marge d’interprétation. Quand l’investisseur monte son projet, il sait déjà à quel montant il peut prétendre. Et cela facilite grandement la décision d’investir », avance le ministre.

Le dispositif des projets stratégiques

En ce qui concerne le dispositif dédié aux projets à caractère stratégique, le ministre indique que « c’est un dispositif qui n’existait pas, mais qui se faisait dans la pratique ». « Quand un énorme projet stratégique pour le Maroc était là, on arrivait à mettre tout le monde autour de la table bon an mal an pour essayer de le faire aboutir. »

Désormais, « nous avons un véhicule dédié qui laisse la place à une certaine forme d’objectivité pour ces projets importants pour le pays », poursuit Jazouli. Les critères sont « simples » : « Soit ce sont des projets dans l’industrie de la défense, et donc les projets dans ce secteur sont considérés comme stratégiques. Soit ce sont des projets dont le montant d’investissement dépasse 2 MMDH, et répondant à l’un des cinq critères fixés par le décret. »

Les critères sont les suivants :

« Ces deux dispositifs sont quasiment opérationnels. Ils le seront dès la publication des arrêtés du chef du gouvernement dans les prochains jours, et on pourra donner le top départ », promet le ministre.