3e édition du Congrès national des junior-entreprises marocaines

La manifestation annuelle souffle sa troisième bougie et couronne l’accroissement du mouvement des junior-entreprises marocaines. Un carrefour d’échange riche regroupant la force des junior-entreprises marocaines et l’enrichissement de la scène entrepreneuriale.

Le coup d’envoi du congrès sera une conférence inaugurale, une occasion pour discuter de l’air de digitalisation et employabilité dans la sphère professionnelle africaine et le junior- entrepreneuriat comme model.

Un concours junior-entrepreneur « CJEM Challenge » sera également au rendez-vous. Une suite de challenges pour les junior-entrepreneur sur un thème déclinant d’une problématique réelle. Une expérience qui déterminera un vainqueur levant ainsi le drapeau de sa junior-entreprise.

La journée connaîtra des révélations et des projets mettant en avant l’apport et le développement du mouvement sur différentes échelles. Dans le programme aussi « CJEM Expertise », l’occasion pour rencontrer les collaborateurs experts de la CJEM, stands, présentation de projets et de labels et bien d’autres activités parrainées par nos partenaires.

Créer ce point de repère annuel accueillant plus de 400 personnes témoigne de la force du mouvement et de sa forte volonté à faire avancer la jeunesse marocaine.

« Dart App » et « Small Brain », prix de la « Meilleure junior entreprise »

Le concept « Dart App », initiée par les étudiants de la faculté des sciences juidiques, économiques et sociales Souissi-Rabat, est une application qui consiste en la digitalisation du concept d’épargne marocain « Daret ».

Le projet « Small Brain », chapeauté par des élèves du lycée technique Al-Farabi à Salé, consiste en des ateliers de formation qui ciblent les enfants de 7 à 12 ans pour découvrir les notions de la technologie de la robotique.

Le prix de l’innovation a été décerné à l’entreprise « Be Save » de Laâyoune, alors que le prix du meilleur service a été accordé à « Kittap » (Casablanca).

Le prix du développement durable a été décerné à « Easy Fish » de Safi, celui de l’énergie a été attribué à « EcoTire », tandis que « BEP » (Marrakech) a remporté le prix de la recherche et du développement.

(Avec MAP)

Tenue de la première réunion du conseil d’administration de la CJEM

Il s’agit en effet des différents chantiers de structuration légale, administrative et juridique menés par le conseil, ainsi que la définition des fondements et structures de base de la Junior-Entreprise marocaine. Une approche du concept adaptée à la conjoncture marocaine et chapeautée par la CJEM.

Une stratégie d’ouverture est également menée par le conseil d’administration, il s’agit de la concrétisation de l’approche IFA (Intégration formation audit) adoptée par la CJEM à échelle large. Nous parlons d’une intégration transversale du concept aux différentes parties prenantes, ainsi la promotion du mouvement auprès des acteurs clés de la scène entrepreneuriale et économique via les grands projets structurants de l’écosystème. Une ouverture dans l’écosystème entrepreneurial et économique dans un sens de programme de collaboration et de partenariats ainsi qu’une ouverture géographique du mouvement internationale. Il s’agit en effet d’un leadership continental acquis rigoureusement à travers les diverses opportunités saisies et projets menés à l’échelle africaine: La Caravane Africaine des Junior-Entreprises, une réelle prise d’initiative dans le continent développée par nos soins via le développement du mouvement dans l’Afrique et notre positionnement en tant que conseil d’administration comme référence mondiale du Junior-Entrepreneuriat.

Pour construire un modèle performant et efficace de junior entrepreneur et assurer le développement du mouvement à l’échelle nationale, il était nécessaire de s’ouvrir sur l’international et apprendre de leurs expériences et leurs pratiques. Dans ce sens le conseil d’administration de la CJEM s’est lancé dans plusieurs projets ayant pour finalité la structuration administrative, juridique et fiscale du mouvement.

Dans un premier temps il s’agissait de s’informer et prendre conscience de la situation, l’évolution, le fonctionnement et les structures adaptées au sein des JEs étrangères afin d’identifier les facteurs et principaux éléments ayant permis à ces juniors de réussir et se distinguer au sein de leurs pays ou secteur d’activité. Dans un second temps le but était de sortir avec des conclusions et plus spécifiquement trois livrables importants qui seront la clé de la réalisation de ses objectifs.

La première étape consistait à réaliser un benchmark des différents JEs internationales en prenant en considération plusieurs points importants à savoir, le cadre fiscal, le cadre légal par pays et par confédération des distincts mouvements. Ainsi, nous avons réalisé par la suite une étude de marché des JEs à l’échelle nationale et à l’étranger. En effet elle constitue une étape essentielle de la démarche, dans le sens où elle nous permettra de collecter et analyser les informations nécessaires à la prise de décision et indispensable pour nos projets stratégiques

La conférence de presse était également une occasion pour dévoiler les projets actuels de la confédération et sa stratégie à court terme à savoir le développement des Junior- Entreprises, la promotion de la marque Junior-Entreprise, la formation des leaders de demain, le rassemblement des JEs et la promotion de l’esprit entrepreneurial. Le développement des JEs se traduit cette année non seulement par une campagne d’intégration nationale, mais aussi internationale et plus précisément continentale.

En effet cette année nous avons mené une stratégie d’extension géographique dans une perspective d’atteindre de nouvelles zones et étendre le mouvement à l’échelle nationale pour se faire, un premier partenariat a été conclu avec l’organisation affiliée à l’Union européenne « EU Neighboors South » pour l’organisation du campus tour Maroc 2019 visant les trois villes de Oujda, Béni mellal et Agadir. Un campus tour qui a permis de sonder le potentiel de création de Juniors et d’entamer l’intégration de la première JE de la Ville d’Oujda. Parallèlement une nouvelle entité dans la région du sud Essaouira a été créée. Cette stratégie continue de porter ses fruits et nous continuerons dans cette même vision avec comme objectif de 8 nouvelles entités pour cette année.

Une vision continentale est également adoptée par la confédération, à travers la concrétisation d’un projet ambitieux celui de la caravane africaine , grâce à une équipe motivée et engagée constituée des membres de nos Juniors notre objectif de 7 pays africains préalablement établi est en passe d’être dépassé. Aujourd’hui la CJEM accompagne la naissance de JE en: Afrique du sud, à Madagascar, au Togo, au Kenya, en Guinée, au bénin et en cote d’Ivoire. Par ce projet ambitieux, la CJEM suit une stratégie de rayonnement du mouvement et par la même occasion du Maroc à l’échelle africaine. Cette caravane se clôturera par une visite de la CJEM dans les différents pays visés.

Troisième pilier et non des moindres la formation des Juniors, dans un mouvement en plein essor, il était nécessaire de maintenir les standards de qualité qui ont bâtis notre renommé tout en capitalisant sur cette base solide pour poursuivre dans l’amélioration continue des compétences.

3e édition du séminaire des affaires juridiques administratives et financières des Junior-Entreprises au Maroc

Le séminaire repose sur des sujets associés à la structure juridique administrative et financière des Junior-Entreprises, et ce à travers des formations sur la prospection stratégique, le marketing digital, la gestion de projet et la stratégie communication. Un échange productif autour du thème: « L’entrepreneuriat des jeunes, une véritable émulation collective. »

Fidèle à sa coutume, la CJEM met en avant une expérience d’apprentissage et de formation de la culture du junior-entreprenariat. Des ateliers de formation, assurés par des représentants de cabinets et d’entreprises de renom sur la scène marocaine, seront dispensés, ainsi qu’une table ronde dévouée à la gestion de la trésorerie. En parallèle, le séminaire offre au Junior-Entreprises l’occasion de tisser leur réseau à travers la séance de partage inter-Junior.

Notons que l’événement réunira l’ensemble des junior-entreprises des quatre coins du Maroc.

Le coup d’envoi du séminaire sera une conférence inaugurale autour du thème: « Promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, un défi à relever. » Un échange pour majorer les différents challenge d’un Junior-Entrepreneur. Par la suite une séance plénière pour partager les projets courants de la CJEM c’est une occasion aussi pour apprendre d’avantages sur la mission et les activités de la CJEM.

La confédération des Junior-Entreprises atteste toujours sa volonté inédite pour lever le drapeau de la Junior-Entrepreneuriat au Maroc.

Clôture dans le rouge

Egypte: un bastion islamiste pris d’assaut par l’armée à Kerdassa

Les échanges de tirs «nourris entre les forces de sécurité et les terroristes» dans le village de Kerdassa, proche des Pyramides, se sont soldées par la mort du général Nabil Farrah, chef adjoint de la police de la province de Guizeh dont dépend Kerdassa, selon un responsable de la sécurité.

Le gouvernement mis en place par le chef de l’armée et nouvel homme fort du pays, le général Abdel Fattah al-Sissi, a juré d’éradiquer le «terrorisme» qu’il attribue aux partisans de M. Morsi, destitué et arrêté le 3 juillet par les militaires, et à la confrérie islamiste, les Frères musulmans.

Des centaines de manifestants réclamant le retour de M. Morsi ont été tués dans la répression en août, de même que des dizaines de policiers et de soldats dans les heurts et les attaques. Plus de 2.000 membres des Frères musulmans ont été en outre arrêtés dont la quasi-totalité de leurs chefs.

Dès l’aube, la police et l’armée ont pris d’assaut Kerdassa, à la périphérie du Caire, où les islamistes -des pro-Morsi ou des éléments radicaux- sont très actifs. Une dizaine de policiers y avaient été tués le 14 août dans un commissariat juste après le début de la campagne de répression des partisans du président déchu.

L’objectif est d’arrêter «140 personnes recherchées» et de retrouver les auteurs du «massacre» du commissariat du 14 août, selon le responsable de la sécurité.

Ce jour-là, au moment où soldats et policiers tuaient plusieurs centaines de manifestants pro-Morsi au coeur du Caire sur les places Rabaa al-Adawiya et Nahda, les télévisions égyptiennes passaient en boucle les images des corps horriblement mutilés des policiers de Kerdassa. Les médias quasi-unanimement acquis à la cause de l’armée dénoncent régulièrement le «terrorisme» des Frères musulmans qui assurent, eux, que leurs manifestations sont pacifiques.

'Conséquences néfastes' des Frères musulmans

«Les forces de sécurité poursuivent l’opération à Kerdassa», a assuré à l’AFP trois heures après le début de l’assaut un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hani Abdel Latif. «Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas nettoyé le village de tous les terroristes et criminels», a-t-il martelé.

«Quarante-huit suspects» ont été arrêtés, dont certains impliqués dans l’attaque du commissariat, selon des responsables de la sécurité.

Selon lui, les forces spéciales de l’armée sont engagées «dans des combats directs» avec des militants islamistes.

Lundi déjà, l’armée avait repris sans faire de victimes le contrôle de Delga, une ville de 120.000 habitants dans le centre de l’Egypte, tenue depuis un mois par des pro-Morsi que les autorités accusaient d’avoir brûlé des églises.

«Delga et Kerdassa figurent parmi les conséquences les plus néfastes du régime des Frères musulmans», a commenté M. Abdel Latif.

Signe que la tension est à son comble dans le pays, où les attaques se sont récemment multipliées, allant jusqu’à viser le ministre de l’Intérieur, le trafic dans le métro a été interrompu durant une heure après une alerte à la bombe.

Mais les deux engins explosifs découverts sur les rails d’une station du sud de la capitale étaient en réalité des «faux», posés dans le but de faire croire à la présence de bombes dans ce réseau fréquenté chaque jour par quelque trois millions de passagers, selon un responsable du ministère de l’Intérieur.

Depuis le 14 août, l’état d’urgence –dont la levée avait été un des acquis de la révolte populaire de 2011— a été réinstauré pour trois mois, de même qu’un couvre-feu nocturne imposé dans 14 des 27 provinces égyptiennes. Il sera allégé à partir de samedi, selon le gouvernement, et ne s’appliquera plus que de minuit (22H00 GMT) à 05H00 (03H00 GMT), soit deux heures de moins qu’auparavant.

Les nouvelles autorités installées par l’armée ont engagé la transition et la Constituante révise actuellement la loi fondamentale adoptée sous la présidence Morsi. Le nouveau pouvoir a promis une nouvelle Constitution et des élections législatives et présidentielles pour début 2014.

M. Morsi, premier chef de l’Etat élu démocratiquement en Egypte, a été destitué par les militaires après que des millions d’Egyptiens ont manifesté pour réclamer son départ, lui reprochant notamment d’avoir accaparé le pouvoir au profit des Frères musulmans, de vouloir islamiser la société et d’avoir achevé de ruiner une économie déjà exsangue.

(Avec AFP)

IRESEN lance un appel à projets de recherche et développement InnoTherm III pour l’année 2013

L’appel est destiné au financement des projets de recherche et développement appliqué dans le domaine de l'énergie solaire thermique traitant des thématiques prioritaires, notamment les applications du solaire thermique (production d'électricité, de froid de vapeur ) et les technologies et supports du solaire thermique, précise l'IRESEN dans un communiqué.

Les projets devront être portés par des consortiums constitués d'universités et d'industriels pour assurer la transposition rapide des résultats de la recherche en produits et processes innovants, ajoute la même source.

Les projets sélectionnés dans le cadre des appels à projets Innotherm I et II sont au nombre de dix et sont en cours de réalisation impliquant plus d'une vingtaine d'institutions scientifiques et industrielles nationales et internationales, dont 26 chercheurs, doctorants et ingénieurs.
 

Turquie: Erdogan reçoit des « représentants » de la contestation

Alors qu'une rencontre déjà jugée factice entre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et des «représentants» de la contestation se tient à Ankara, M. Erdogan a accueilli les 11 membres de la délégation, composée principalement d'artistes, d'universitaires et d'architectes, au siège de son Parti de la justice et du développement (AKP). Solidarité Taksim, la plateforme de 116 partis et associations qui anime le mouvement pour la préservation du parc Gezi à Istanbul, menacé par un projet d'aménagement urbain et d'où est partie la contestation, a dénoncé mercredi cette réunion à laquelle elle n'a pas été conviée. Au matin du treizième jour de la fronde contre le chef du gouvernement, la célèbre place de la mégapole turque était étroitement contrôlée par les forces de l'ordre, disposées derrière des canons à eau devant chacune des rues environnantes. Drapeaux, banderoles, barricades, voitures brûlées, pavés, cartouches de gaz lacrymogènes, tous les signes extérieurs de la contestation et des affrontements intenses qui s'y sont déroulés jusqu'au petit matin ont été soigneusement effacés. Les forces de sécurité ont repris mardi matin à la surprise générale la place Taksim, cédée le 1er juin aux manifestants qui en ont fait le bastion de leur mouvement. De violentes échauffourées y ont opposé pendant près de vingt heures la police à des groupes de jeunes casqués et armés de pierres et de cocktails Molotov.

 

Selon une infirmière bénévole, quelque 500 personnes ont été soignées mardi dans les centres de soin de fortune ouvert aux manifestants autour de la place. En lisière de la place, seul le parc Gezi, dont la destruction annoncée a donné le signal de la révolte le 31 mai, narguait encore mercredi la police. Nombre de ses occupants ont abandonné leurs tentes à la pluie, par peur d'une évacuation de la police. Mais quelques centaines d'irréductibles y ont passé une nouvelle nuit inconfortable, résolues à protéger «leur» parc et ses 600 arbres. «Nous n'avons pas peur», a assuré à l'AFP Anessa, une photographe de 29 ans qui campe dans le camp. «Nous ne nous arrêterons pas». Dans la capitale Ankara, la police est également intervenue tard mardi soir pour disperser un groupe de quelque 5.000 personnes qui scandait «Tayyip, démission!».Mercredi matin, la police tentait d'obtenir l'évacuation en douceur de plusieurs dizaines de manifestants toujours retranchés dans le parc Kugulu, dans le centre de la capitale. Des milliers d'avocats -dont près de 3.000 à Ankara- ont manifesté mercredi à travers la Turquie pour dénoncer la brève arrestation, la veille à Istanbul, de 73 de leurs confrères.

Accueil d’une délégation, qualifiée de «poudre aux yeux»

 Au lendemain de sa démonstration de force, M. Erdogan reçoit une délégation d'une vingtaine de «représentants» (ONG, société civile, experts, artistes…) de la contestation. La délégation a ensuite été réduite à une dizaine de personnes. Mais leur liste, approuvée par les autorités, est dénoncée par les manifestants, qui ne voient dans ce rendez-vous que de la poudre aux yeux. «Aucun membre de Solidarité Taksim n'a été invité et ne participera aux entretiens», a affirmé le groupe mercredi dans un communiqué. «Ces rencontres n'auront aucun résultat tant que la police continuera d'utiliser une violence impitoyable niant le droit à la vie au parc Gezi et dans ses alentours», a-t-il poursuivi.

D'autres invités, comme Greenpeace, ont décliné pour dénoncer l'opération de la police mardi et l'intransigeance du Premier ministre. Devant les députés de son Parti de la justice et de la démocratie (AKP, issu de la mouvance islamiste), M. Erdogan a une nouvelle fois dénoncé les «extrémistes» ou les «pillards» qui le défient. «Cette affaire est maintenant terminée. Nous ne ferons plus preuve de tolérance», a-t-il martelé. Sûr du soutien d'une majorité de Turcs, le chef du gouvernement a adopté un ton très ferme depuis le début de la crise. Lors des législatives de 2011, l'AKP avait recueilli près de 50% des suffrages. Le chef du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu a appelé le président Abdullah Gül, réputé plus modéré que son Premier ministre, à réunir tous les partis pour tenter de sortir de la crise. Le chef de l'Etat a estimé que «cela n'apporterait pas grand-chose». «Il faut faire baisser la tension», a plaidé M. Kiliçdaroglu, appelant M. Erdogan à ne pas tenir ses deux grandes réunions publiques prévues ce week-end à Ankara puis Istanbul.

Sa fermeté et le coup de force de mardi ont encore valu à M. Erdogan de nombreuses critiques dans le monde. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a préconisé «l'apaisement et la retenue» et son homologue allemand Guido Westerwelle  a qualifié l'intervention de la police de «mauvais signal». Quant à leur collègue italienne Emma Bonino, elle a considéré l'attitude d'Ankara vis-à-vis des manifestants comme son «premier test sérieux» sur la route d'une adhésion à l'Union européenne. Selon le dernier bilan publié mardi par le syndicat des médecins turcs, la vague de protestation qui agite la Turquie a fait quatre morts, trois manifestants et un policier, et près de 5.000 autres ont été blessées, dont plusieurs dizaines grièvement.