La Juventus met fin aux espoirs de qualification du Wydad (4-1)

Le Wydad Athletic Club a commis trop d’erreurs pour espérer une issue favorable face à une Juventus clinique et bien organisée, ce dimanche 22 juin à Philadelphie, pour le compte de la 2e journée du groupe G de la Coupe du monde des clubs. La défaite du WAC (4-1) est somme toute logique, au regard de la supériorité technique et tactique affichée par les Italiens.

Certes, les Marocains se sont battus comme des guerriers, avec notamment la réduction de l’écart par Thembinkosi Lorch (25’). Mais ils n’ont rien pu faire face au talent de Kenan Yildiz, auteur d’un triplé qui le place tout en haut du classement des buteurs dans la compétition. Dusan Vlahovic a inscrit un quatrième but sur penalty dans les arrêts de jeu. 

Mohamed Amine Benhachem a aligné le même système à trois défenseurs que contre les Citizens mais avec des intentions différentes par rapport au match précédent. Avec notamment un pressing un peu plus haut dans le camp adverse. L’objectif était d’empêcher la première passe des Piémontais qui est souvent vers l’avant et récupérer le ballon rapidement.

Ce fut le cas à la 4e minute lorsque Thembinkosi Lorch a bénéficié d’une mauvaise relance des joueurs de la Vieille Dame pour hériter du ballon à l’entrée de la surface de réparation.  Cependant, sa frappe molle n’a pas inquiété M. Di Gregorio, le gardien de la Juve. 

A l’image de la précédente rencontre, les Casablancais n’ont pas concrétisé leur première occasion et se sont fait punir en encaissant l’ouverture du score en moins de dix minutes de jeu (7’), sur un tir croisé de Kenan Yildiz, dévié par Abdelmounaim Boutouil dans ses propres cages.

La déception se lisait sur le visage de leur entraîneur, qui a certainement eu du mal à comprendre comment sa défense s’est fait transpercer aussi facilement. En même temps, en décidant d’organiser encore une fois sa défense à cinq, il a mis ses joueurs dans une situation inconfortable tant ce système de jeu est difficile à assimiler et a besoin de temps pour être maîtrisé.

Que ce soit le premier but de City ou celui de la Juventus, ils soulignent justement des erreurs de placement dues à une absence de maîtrise de ce système et un manque de cohésion entre les trois défenseurs centraux qui ne parlent même pas la même langue. Autant dire qu’en termes de communication, ce n’était pas gagné d’avance.

La deuxième séquence brûlante dans la surface de réparation du WAC, sur une tête qui a effleuré les cages de Mehdi Benabid, a davantage donné du poids à un problème de communication entre les trois centraux. Le portier marocain n’a rien pu faire non plus sur la lucarne de Yildiz, décochée des 20 mètres (17’). À 2-0, l’affaire était pliée.

Toutefois, les coéquipiers de Noureddine Amrabat ont tout de même eu le courage et l’abnégation pour inscrire leur premier but dans la compétition. Après Lorch, c’est Obeng qui a alerté le gardien turinois sur une tête sans trop de conviction. Mais le premier nommé s’est rattrapé en étant à la finition d’une superbe passe en profondeur de Noureddine Amrabat.

L’attaquant sud-africain a ouvert le compteur du WAC dans la compétition d’un ballon piqué, mystifiant le gardien de la Juve (25’). C’était le moment choisi par les supporters du Wydad d’allumer des fumigènes, obligeant l’arbitre à interrompre la rencontre. L’occasion pour le staff du WAC d’apporter des ajustements pour revenir au score et pourquoi pas, créer l’exploit.

Mais de miracle, il n’y en a eu guère, car la Juventus était supérieure techniquement et tactiquement à un onze wydadi trop inégal qualitativement. En particulier lorsqu’il faut conserver le ballon sous pression. De fait, les Rouges et Blancs perdaient le ballon instantanément après l’avoir récupéré, favorisant l’accumulation des temps de jeu piémontais.

Les défenseurs marocains ont également éprouvé des difficultés à contenir Francesco Conceição, qui a fait peser une menace constante sur l’arrière-garde du WAC par sa vivacité et ses changements de direction dévastateurs, aidé par un centre de gravité très bas. L’entrée de Selemani Mwalimu à la place d’Obeng en seconde mi-temps a offert plus de maîtrise technique à l’entrejeu du Wydad, qui en manquait cruellement.

En revanche, les défenseurs du WAC étaient en déficit de vigilance sur corner, ce qui aurait pu leur coûter le but du break, si la reprise de volée de Cambiasso n’avait pas été repoussée par le montant droit du portier du Wydad. Au fil des minutes, les hommes de Benhachem avaient du mal à s’approcher des buts de Di Gregorio.

Pis, ils ont encaissé le but du break après un festival de Kenan Yildiz dans la surface de réparation, couronné par un triplé plein de classe et de maîtrise technique (69’). Épilogue d’une rencontre où le Wydad a été rattrapé par ses limites techniques, tactiques et physiques.

Mais au moins, personne ne pourra reprocher aux Rouges et Blancs de ne pas s’être battus jusqu’au bout, comme sur cette tête de Moufid sur corner, sortie par M. Di Gregorio (92’). La marche était simplement trop haute.

Le Wydad joue gros face à la Juventus

Sachant que seuls les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde des clubs, le Wydad Athletic Club se trouve dos au mur, au moment d’affronter la Juventus de Turin, ce dimanche 22 juin (17 h), sur la pelouse du Lincoln Field Stadium, à Philadelphie.

Après trois revers consécutifs lors des trois dernières rencontres et aucun but marqué, dont la défaite face à Manchester City, il est temps pour les protégés de Mohamed Amine Benhachem de retrouver le chemin des filets. Jusqu’à preuve du contraire, c’est le meilleur moyen de gagner un match. D’autant que le dernier revers en date était porteur d’espoir.

« La dernière défaite ne nous a pas sortis de la compétition. Au contraire, elle nous a permis de préparer le match contre la Juventus avec confiance en notre capacité à nous créer des occasions, malgré des conditions climatiques et un horaire peu favorables », a affirmé l’entraîneur du WAC, en conférence d’après-match.

Aujourd’hui encore, la rencontre a été programmée au plus fort de la canicule, avec un thermomètre qui devrait afficher pas moins de 32°C au coup d’envoi, et jusqu’à 34 degrés à l’entame du second acte. Des conditions loin d’être idéales pour des joueurs qui ont enchaîné les déplacements ces derniers jours.

« Nos séances sont principalement axées sur la récupération, afin que les joueurs soient en bonne condition physique. Surtout que nous avons dû faire plusieurs allers-retours entre Washington (camp de base) et Philadelphie depuis le premier match contre Manchester City », souligne M. Benhachem.

En face, ni le climat ni la fatigue après une saison éreintante ne semblent préoccuper les Turinois. « Je ne vois aucun signe de fatigue dans l’équipe, je vois seulement de l’enthousiasme et un excellent état d’esprit collectif », a indiqué Igor Tudor, le coach croate de la Juve, lors du point presse d’avant-match.

« La chaleur est quelque chose que les deux équipes devront affronter. Ensuite, il faudra l’oublier pour se concentrer sur ce que nous avons à faire », ajoute-t-il. S’il ne s’apitoie pas sur le sort de ses joueurs, le technicien croate ne sous-estime pas non plus son prochain adversaire.

« Le Wydad aurait pu marquer deux buts contre City en première mi-temps. Ce sera un match important contre une équipe de qualité et nous devrons donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il assuré. Le staff turinois a sans aucun doute identifié le manque de cohésion de la défense du Wydad.

« Guilherme Ferreira n’avait disputé aucune minute avec ses coéquipiers avant d’être titularisé face à Manchester City, et Bart Meijers n’a eu qu’une mi-temps en amical », a déploré Mohamed Amine Benhachem, qui devrait récupérer l’arrière gauche Ayoub Boucheta.

À l’inverse du milieu de terrain Hamza Hannouri, toujours blessé et dont le retour n’est prévu qu’à partir des huitièmes. Du moins si son équipe se qualifie. Or, ce n’est pas gagné d’avance. Même si Benhachem promet de poser des problèmes à la Juve. Une équipe dont les qualités sont aux antipodes de celles de Manchester City.

La Juve, une équipe de transition

Avec le ballon, les Turinois ne font pas de la possession une obsession (56 %). Leur volonté est d’abord de trouver une solution rapide vers la profondeur, quelle que soit la zone de récupération. « La Juventus a un projet de jeu différent de celui de Manchester City. C’est une équipe qui mise sur les transitions rapides et un jeu plus direct. On s’attend à une rencontre avec un rythme plus élevé », a précisé Benhachem.

Sur cette action, les joueurs d’Al Ain n’ont pas gêné le porteur du ballon. Thuram va d’ailleurs trouver en profondeur Kolo Muani.

Dès lors, la capacité du onze du WAC à gêner cette première relance et à ne pas laisser trop d’espace entre sa défense et le gardien sera décisive. En outre, et à l’inverse de Manchester City, les ailiers turinois, placés en faux pieds, naviguent davantage à l’intérieur du jeu et longent rarement la ligne de touche.

Les ailiers de la Juventus rentrent systématiquement à l’intérieur du jeu pour combiner dans les petits espaces.

Cela permet à la fois aux pistons de la Juve de bénéficier d’espace sur les côtés, mais aussi d’exploiter les qualités de dribble et de combinaisons dans les petits espaces de Kenan Yıldız et Francisco Conceição notamment. Deux ailiers très explosifs qui brillent également par leur qualité de tir en dehors de la surface.

La défense de la Juventus est vulnérable sur les centres.
Malgré leur supériorité numérique, les défenseurs de la Juventus (en noir) ont trouvé le moyen d’encaisser un but sur un centre au second poteau.

Offensivement, le WAC aura certainement des opportunités. En particulier sur des situations de centres. Les huit derniers buts encaissés par la Juventus l’ont été sur des séquences de jeu similaires, que ce soit dans le jeu ou sur coup de pied arrêté. Au-delà du fait que la Juventus perd plus d’un duel aérien sur deux (55 %, 9e de Serie A), le marquage des défenseurs turinois laisse à désirer, malgré une arrière-garde composée de trois axiaux.

Les Rouges ont tout intérêt à se placer en nombre dans la surface de réparation. En ce sens, la présence de Omar Al-Somah (1,92 m) sera très utile. Encore faut-il qu’il soit apte à participer à cette rencontre, après seulement deux séances d’entraînement avec ses nouveaux coéquipiers.

En convalescence mais toujours redoutable, la Juventus à l’épreuve du Wydad

Largement victorieuse du club émirati d’Al Ain lors de son entrée en lice (5-0), jeudi 19 juin, la Juventus de Turin, prochain adversaire du Wydad Athletic Club lors de la Coupe du monde des clubs, dimanche 22 juin (17h), sort d’une saison au moins aussi étrange que la visite de la délégation piémontaise à la Maison blanche.

Une séquence filmée le mercredi 18 juin et devenue virale. On y voit le président américain Donald Trump, manifestement peu au fait du football européen, enchaîner des discours à connotation politique, au beau milieu d’un hommage improvisé à l’équipe italienne.

Derrière lui, les visages fermés trahissent un certain malaise. Que ce soit le propriétaire du club, John Elkann, l’entraîneur Igor Tudor, mais aussi plusieurs dirigeants, dont Giorgio Chiellini, désormais directeur de la stratégie et Damien Comolli, manageur général.

Aux côtés de Donald Trump se tiennent également quelques joueurs bianconeri, notamment les internationaux américains Timothy Weah et Weston McKennie, visiblement embarrassés par une scène surréaliste.

Cette situation ubuesque symbolise une saison 2024-2025 loin des attentes. Sur le terrain comme en coulisses, la Juventus a vécu une année sportive instable, rythmée par des remous judiciaires, des changements à la tête du club, une direction sportive en transition et des résultats irréguliers. Une saison loin des standards d’un club au palmarès comptant 70 titres, dont :

– 38 titres de Serie A ; 

– 15 Coupes d’Italie ; 

– 9 Supercoupes d’Italie ; 

– 2 Ligues des champions ; 

– 3 Coupes UEFA.

Mais l’hégémonie de la Juventus de Turin sur le football italien n’est plus qu’un lointain souvenir rangé au fond du tiroir des oubliettes. La Vieille Dame n’a plus remporté de titre majeur depuis la saison 2020-2021 : une Coupe d’Italie et la Supercoupe d’Italie. Le Scudetto lui échappe depuis 2020, tout comme cette stabilité qui l’avait autrefois conduit à des années fastes.

Une image durablement entachée par le scandale du Calciopoli

Fondée en 1897, la Juventus a longtemps été une place forte du football européen, forgée par une culture de la gagne et des joueurs légendaires : Del Piero, Buffon, Platini, Pirlo… Toutefois, cette image s’est progressivement fissurée. Elle a été durablement entachée, d’abord par le scandale du Calciopoli en 2006.

Accusée d’avoir influencé la désignation des arbitres dans plusieurs rencontres de Serie A, la Juventus a été lourdement sanctionnée : relégation en Serie B et retrait de deux titres. Près de vingt ans plus tard, le club a de nouveau été rattrapé par les soupçons, cette fois liés à des irrégularités comptables, des plus-values fictives lors de transferts et des salaires dissimulés pendant la pandémie du Covid-19.

Certes, à travers le conglomérat industriel Exor (Fiat, Ferrari, Stellantis…), le club turinois appartient toujours à la famille Agnelli (depuis 1923). Cependant, face à la pression judiciaire, Andrea Agnelli, président depuis 2010, a dû démissionner, entraînant avec lui tout le conseil d’administration où siégeait l’illustre attaquant tchèque Pavel Nedved.

La direction du club a été reprise en main par Gianluca Ferrero, homme de confiance de John Elkann (PDG d’Exor), nommé président en 2023. Il est épaulé par le directeur général Maurizio Scanavino, chargé de piloter une délicate transition juridique, économique et sportive.

Igor Tudor a succédé à Thiago Motta

Un binôme renforcé depuis quelques semaines par l’ancien directeur sportif de Tottenham et ex-président du Toulouse Football Club, le Français Damien Comolli. Bref, une instabilité qui a déteint sur les résultats du club, malgré les promesses nées de la nomination de Thiago Motta aux commandes de l’équipe première.

A la tête d’un effectif rajeuni, Motta a connu un début de saison irrégulier. Les résultats de ses hommes ont souffert d’une attaque peu efficace et d’une défense poreuse. Au soir de la 20e journée de Serie A, la Juve pointait à une préoccupante 9e place. Lors de la fenêtre de transfert hivernale, des ajustements ont été rapportés à l’effectif pour lui redonner un second souffle et davantage de dynamisme.

Mais l’effet escompté a été de courte durée. D’où l’éviction de l’italien Thiago Motta au profit d’Igor Tudor. Moins porté sur la possession que sur les transitions rapides, le technicien croate a mieux exploité les profils à sa disposition. Il a notamment fait confiance aux qualités du jeune Turc Kenan Yildiz, véritable révélation de la saison, et de l’ailier portugais Sérgio Conceição.

Résultat : une remontée progressive au classement, une dynamique enfin positive en championnat, et, au bout du suspense, une qualification pour la Ligue des champions grâce à une 4e place arrachée sur le fil.

Cela dit, la Juventus traîne encore ses casseroles. Entre une réputation écornée, une instabilité structurelle et une direction en reconstruction, sa trajectoire reste difficile à lire. Le Wydad affrontera donc une équipe en convalescence, mais dotée d’armes offensives capables de faire mal à tout moment.

Coupe du monde des clubs 2025. Le Wydad affrontera Manchester City, la Juventus et Al Ain

À l’occasion de la Coupe du monde des clubs 2025 de la FIFA, disputée à 32 équipes du 15 juin au 13 juillet 2025 aux États-Unis, le Wydad de Casablanca (WAC) se frottera à ce qu’il y a de mieux sur la scène européenne et asiatique. Placé dans le groupe G lors du tirage au sort qui a eu lieu le jeudi 5 décembre à Miami, le vainqueur de l’édition 2022 de la Champions League africaine devra se mesurer à Manchester City, six fois vainqueur de la Premier League (Angleterre) lors des sept dernières années et champion d’Europe en 2023.

« Je suis satisfait de ce tirage au sort. Je voulais qu’on soit dans la même poule que Manchester City, c’est chose faite. Affronter un entraîneur que j’admire beaucoup comme Pep Guardiola, ça me motive », a souligné Rulani Mokwena, l’entraîneur du Wydad AC, dans une déclaration à la FIFA.

« Nous avons désormais six mois pour être au top et montrer à la face du monde de quoi nous, le Wydad AC, sommes capables », a-t-il ajouté. En plus des hommes de Pep Guardiola, le Wydad croisera la Juventus de Turin. Malgré des résultats en dents de scie ces dernières saisons, la vieille dame a retrouvé de l’allant et une identité de jeu cette année, sous les ordres de Thiago Motta.

Enfin, le WAC défiera le club émirati d’Al Ain, récent vainqueur de la Ligue des champions asiatique et qui compte dans ses rangs l’ancien attaquant du Raja et international marocain, Soufiane Rahimi. Sur le papier, le club émirati semble être l’adversaire le plus abordable pour les protégés de Rulani Mokwena.

Mais il leur en faudra plus afin d’espérer se qualifier pour le second tour et faire mieux que les deux éliminations précoces lors des éditions 2017 et 2023. En effet, dans cette nouvelle formule de la Coupe du monde des clubs, dont les dates et les horaires des rencontres seront confirmés ultérieurement, seuls les deux premiers de chaque groupe iront en huitièmes de finale.

En cas d’échec, les Rouges se consoleront avec une importante dotation financière. Selon le journal sportif L’Équipe, elle sera comprise entre 30 (330 millions de dirhams) et 40 millions d’euros (440 millions de dirhams) pour chaque participant. Des montants que la FIFA n’a pas encore confirmés. 

En revanche, l’instance internationale a enfin trouvé un diffuseur, puisque DAZN a acquis les droits exclusifs de la compétition dans le monde entier. « Je suis ravi d’annoncer que DAZN va proposer le meilleur du football de clubs gratuitement partout dans le monde. Cela veut dire que n’importe quel amateur de football pourra regarder les meilleurs joueurs des 32 meilleurs clubs s’affronter à la Coupe du Monde des Clubs », s’est félicité Gianni Infantino, le président de la FIFA.

Pour les supporters souhaitant assister à la Coupe du Monde des Clubs, ils peuvent dès à présent s’inscrire sur le site officiel où la FIFA prévoit de fournir prochainement des détails sur les ventes de billets, ainsi que sur les packs d’hospitalité qui permettront de profiter de services exclusifs lors des matchs.