Accusation de viol : Sixtine Felix affirme l’innocence de Kamil Bennis et dénonce une manipulation

Vendredi 28 mars, Sixtine Felix a fait une déclaration à la presse, dont Chouf TV, affirmant l’innocence de Kamil Bennis des précédents faits dont elle l’avait accusé.

Elle affirme ce qui suit : « C’est au nom de la vérité, et non pas d’intérêts obscurs que certains m’ont prêtée, qu’il m’est insupportable de savoir que Kamil Bennis est aujourd’hui emprisonné suite à une manipulation d’envergure dont j’ai fait l’objet et qui a fait de nombreuses victimes. Il est innocent. Il ne m’a ni droguée, ni violée, ni séquestrée ».

Elle avait déposé plainte à Paris, puis à Casablanca. Le 7 mars, la défense de S.F. Avait écrit au juge pour lui annoncer le retrait de la plainte au Maroc. Elle s’est rétractée sur tous les points d’accusation et a donné une version différente des faits.

S’en suivra le retrait de la plainte en France également. Dans ce dossier, les 4 accusés ont déjà été incarcérés pendant plus de 4 mois.

Me Mohamed Kerrout a également donné une déclaration aux médias. La voici :

 

https://medias24.com/2024/12/02/roundup-ce-quil-faut-savoir-sur-laffaire-du-presume-viol-dune-francaise-a-casablanca/

 

Accusation de viol : la plaignante française retire sa plainte

Cela s’est passé vendredi 7 mars 2025. Le juge reçoit une lettre de la défense de la plaignante S.F. qui a accusé Kamil Bennis de l’avoir violée après l’avoir droguée. Le supposé viol se serait déroulé le 2 novembre au cours d’une soirée.

S. F. avait alors déposé plainte à Paris, puis à Casablanca. Son fiancé, Amine Naguib, avait de son côté déposé plainte contre quatre hommes (Kamil Bennis, M’hamed Alj, Saâd Slaoui et Ahmed Daghbor). Début décembre, il a retiré ses accusations de coups, blessures et séquestration.

Ce vendredi 7 mars, la défense de S.F. écrit au juge pour lui annoncer le retrait de la plainte de cette dernière.

Dans l’après-midi du même jour, le juge organise une confrontation entre S.F. et les personnes qu’elle a accusées. Elle maintient alors qu’elle retire sa plainte. Elle s’est rétractée sur tous les points d’accusation et a donné une version différente des faits.

Dans sa plainte, elle déclarait « penser avoir été droguée à son insu et avoir subi une agression sexuelle« . Les analyses à Casablanca avaient relevé des traces de cocaïne dans son sang. À Paris, selon nos sources, les analyses ne mentionnaient pas de traces de GHB, la « drogue du viol ».

Dans ce dossier qui approche ainsi de son dénouement, les 4 accusés ont déjà été incarcérés pendant 4 mois. On attendra avec intérêt les prochaines décisions du juge.

Affaire du viol d’une jeune Française : Amine Naguib retire sa plainte

Un mois après avoir déposé une plainte contre quatre hommes (Kamil Bennis, M’hamed Alj, Saâd Slaoui et Ahmed Daghbor), Mohamed Amine Naguib retire les accusations de coups, blessures et séquestration.

Celles-ci, portées à l’égard des quatre hommes placés en détention préventive depuis plus de deux semaines, faisaient suite à une soirée tumultueuse du 2 au 3 novembre dernier, durant laquelle la compagne de Mohamed Amine Naguib, S.F., affirme avoir été droguée à son insu, puis violée.

Les accusés, eux, réfutent ces accusations. Tous nient avoir porté des coups à Amine Naguib, tandis que Kamil Bennis affirme avoir eu une relation sexuelle consentie avec la plaignante.

Il convient de noter que contrairement à son compagnon, la présumée victime S.F. n’a pas retiré sa plainte ; sachant que même si les deux plaignants se retirent, le parquet peut décider de poursuivre l’action pénale s’il considère que les faits relèvent de l’intérêt général et qu’il s’agit d’une infraction grave ou flagrante.

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Round up. Ce qu’il faut savoir sur l’affaire du présumé viol d’une Française à Casablanca

C’est une affaire dont les détails sont peu ragoûtants, et le mot est faible. Elle pourrait s’intituler « argent, alcool, cocaïne, bagarres et sexe« . Elle a déchaîné les ragots et ne présente d’intérêt peut-être que par la psychosociologie d’une partie de la jeunesse riche ou fascinée par l’argent.

Ci-dessous, Médias24 a reconstitué les éléments essentiels et les étapes judiciaires de cette affaire. La conclusion, ce sont les contradictions nombreuses entre les déclarations ou dépositions des uns et des autres, ainsi que l’absence de preuves, à ce stade, incriminant les mis en cause.

L’accusation repose sur les deux plaintes de Mohamed Amine Naguib pour « coups et blessures et séquestration ». Et sur les plaintes pour viol déposées à Paris et à Casablanca par S. F., plaignante principale, fiancée de Naguib, et qui déclare « penser avoir été droguée à son insu et avoir subi une agression sexuelle ». Les analyses à Casablanca ont relevé des traces de cocaïne dans son sang. À Paris, selon nos sources, les analyses ne mentionnent pas de traces de GHB, la « drogue du viol ».

Voici donc, sans entrer dans les détails scabreux ou glauques, ni dans les ragots, les faits importants, essentiellement d’un point de vue judiciaire.

Toutes nos informations sont recueillies auprès de plusieurs sources sûres.

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L’affaire commence donc le 2 novembre par une soirée réunissant une centaine de personnes dans la villa de Kamil Bennis à Aïn Diab, Casablanca.

Parmi les invités figurent Mohamed Amine Naguib et sa fiancée S. F., française, 27 ans, ayant obtenu son CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) en septembre dernier en France. Elle assure également la direction juridique d’une entreprise française.

Le couple se connaît depuis début 2023. S.F. et Amine se sont rencontrés sur Raya, « l’application de rencontres des stars et des personnes riches ». Ils se sont fiancés. La fiancée aura par la suite l’occasion de croiser Kamil Bennis à deux reprises avant la fameuse soirée, puisque ce dernier est le cousin d’Amine. Une première rencontre à Casablanca, ensuite à Marbella où Kamil invite le couple à déjeuner.

Ce 2 novembre 2024, lors de la soirée où Amine Naguib et S.F. sont donc présents, de l’alcool et de la cocaïne circulent.

Le lendemain, 3 novembre, S. F. affirme à différentes personnes qu’elle ne se souvient de rien de ce qui a pu se passer dans la nuit. Une rumeur se répand et arrive jusqu’à ses proches, lui prêtant un comportement inhabituel, aguicheur, et une relation sexuelle au petit matin avec le maître des lieux, Kamil Bennis.

S.F. conteste le tout, évoque un trou noir entre 2 h du matin et 14 h le lendemain. Elle se rend le même jour (le 3 novembre) dans un laboratoire pour effectuer des analyses, qui révèlent uniquement la présence de cocaïne dans son sang.

→ Le 4 novembre, S. F. prend l’avion pour la France et, dès son arrivée, se rend directement à un commissariat pour déposer sa première plainte pour viol.

→ Le 5 novembre, Mohamed Amine Naguib dépose une plainte auprès du procureur du Roi, pour « séquestration, coups et blessures ». Le 19 du même mois, une deuxième plainte est déposée par le biais de son avocat, plus détaillée, et qui ajoute l’accusation de « viol ». Les mis en cause sont 4 personnes : Kamil Bennis, Mhamed Alj et Saâd Slaoui, ainsi qu’Ahmed Daghbor, agent de sécurité et élu communal.

→ Le 19 ou le 20 novembre, S. F. dépose à Casablanca une plainte par le biais de son avocate, « pour constitution de bande criminelle, séquestration, viol et participation, coups et blessures ».

→ Le même jour, les autorités ordonnent la fermeture des frontières et le retrait des passeports pour les 4 mis en cause.

→ Le jeudi 21 novembre, S.F. revient à Casablanca. Elle est auditionnée à la BNPJ les 21 et 22 novembre.

→ Une perquisition dans la villa de Kamil Bennis permet de saisir des armes à feu et des sabres, dont un Katana japonais. Les armes sont destinées à la chasse, selon leur propriétaire, qui présente un permis.

→ Une confrontation entre les prévenus et Mohamed Amine Naguib est organisée par la BNPJ, mais elle n’aboutit à aucun résultat, chaque partie se cantonnant strictement à sa ou ses dépositions. Les prévenus nient catégoriquement les accusations, tandis que Naguib maintient les siennes.

→ S.F. et Amine Naguib, selon nos sources, présentent des certificats médicaux attestant de contusions et d’ecchymoses… Cependant, aucune preuve matérielle ne vient, jusqu’à présent, étayer l’accusation de viol.

→ Les 4 personnes mises en cause sont interrogées par la BNPJ qui les place en garde à vue le 20 novembre à 19 h. Le 22 novembre, le procureur du Roi prolonge cette garde à vue de 24 heures. Le 23 novembre, au matin, ils sont présentés au procureur général près la cour d’Appel de Casablanca qui décide de les poursuivre et les place en détention dans l’attente des interrogatoires approfondis. Selon nos sources, ces interrogatoires seront entamés autour du 8 ou 9 décembre.

→ Après ces interrogatoires approfondis, le juge d’instruction décidera, sous la supervision du parquet, des inculpations ou l’arrêt des poursuites, ainsi que les qualifications le cas échéant.

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Voici donc un récit des principales étapes de l’affaire et de son déroulement judiciaire. Sauf rebondissement ou intérêt de jurisprudence, Médias24 couvrira la suite d’une manière informative, factuelle et a minima.

Nous constatons bien les contradictions très nombreuses dans les déclarations et témoignages, ainsi que l’absence de preuve concrète alors qu’il s’agit de pénal.

Nous respectons à la fois la présomption d’innocence des mis en cause et les déclarations de la plaignante.

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https://medias24.com/2024/11/24/affaire-du-viol-dune-jeune-francaise-elle-raconte-pv-daudition-et-de-complement-de-plainte/

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Affaire du viol de la jeune Française : les versions des mis en cause

En détention depuis une dizaine de jours, Kamil Bennis, M’hamed Alj et Saâd Slaoui sont visés par de graves accusations dans le cadre d’une affaire à l’apparence bien glauque, révélée par S.F. et son compagnon, Mohamed Amine Naguib.

Médias24 a déjà présenté la version des faits de la jeune Française, telle que recueillie par la police de son pays d’origine (PJ de Paris auprès de laquelle elle avait déposé une plainte). Le présent article est donc consacré aux versions des mis en cause qui, rappelons-le, bénéficient toujours de la présomption d’innocence bien que placés en détention préventive à la prison locale de Aïn Sebaâ.

Ce principe constitutionnel doit être respecté autant que la parole de la victime qui, pour rappel, déclare avoir subi un viol sous l’effet d’une substance administrée à son insu, tandis que son partenaire se dit victime de coups, blessures et de séquestration.

Cette version, maintenue par les plaignants devant la police judiciaire marocaine (BNPJ), est démentie et contredite par les mis en cause, mais aussi par d’autres convives présents sur les lieux au moment des faits. Ici, nous nous intéresserons uniquement aux versions présentées par les suspects à la police judiciaire marocaine. Parmi eux, outre les mis en cause issus de familles à la tête de grandes entreprises, l’on compte une quatrième personne, Ahmed Daghbor, agent de sécurité privé et… conseiller communal du Mouvement populaire à Sbata (Casablanca).

Voici la version de chacun

→L’hôte raconte

Les faits se déroulent – selon toutes les versions confondues – dans la soirée du 2 au 3 novembre, dans une villa à Aïn Diab appartenant à Kamil Bennis, 37 ans, divorcé et père de deux enfants.

Selon les versions de chacun, cette soirée est tantôt organisée à l’occasion de l’anniversaire de Amine Naguib (né un 26 octobre), tantôt pour fêter celui de Saâd Slaoui (né un 3 novembre). Peu importe. Les trois hommes sont présents lors de cette soirée marquée par les festivités mêlant musique et consommation d’alcool. Pour certains, elle est également rythmée par une consommation de cocaïne.

Si S.F. a nié en avoir consommé durant la soirée et se dit surprise par les résultats des analyses effectuées en laboratoire révélant la présence de cocaïne dans son sang au lendemain de la soirée, d’autres invités affirment en avoir consommé. C’est le cas du plaignant, Mohamed Amine Naguib, mais aussi du principal accusé, Kamil Bennis.

Selon ce dernier, la soirée démarre vers 21 h avec l’arrivée des premiers invités, dont Mohamed Amine Naguib qui n’est rejoint par sa partenaire que plus tard (vers 22 h).

Aux alentours de 1 h du matin, Kamil Bennis dit être alerté par message d’une altercation entre S.F. et l’ex-compagne de Amine Naguib. Il s’agit de G.E.R. qui a été entendue par la police judiciaire, puisque S.F. la suspecte de l’avoir droguée à son insu.

Kamil Bennis dit intervenir pour calmer les esprits suite à cette altercation entre le couple et l’ex-partenaire d’Amine Naguib. Puis, vers 6 h du matin, après le départ de la majorité des invités, il perçoit un bruit de verre qui se brise et accourt vers la pièce d’où provient le brouhaha. Il y trouve Amine Naguib en pleine crise d’hystérie en train d’insulter certaines personnes encore présentes.

Hormis sa compagne, S.F., il y avait encore parmi les invités les deux autres suspects (Saâd et M’hamed), ainsi que trois jeunes hommes et deux femmes. L’une d’elles (Y.G.) est l’ex-épouse d’un ancien joueur de l’équipe nationale et du Raja Club Athletic.

Kamil Bennis indique qu’il aperçoit Saâd Slaoui et un autre invité, R.B., en train d’essayer de maîtriser Amine Naguib. Il intervient à son tour et emmène Amine Naguib dans une autre pièce pour tenter de le calmer, tandis que celui-ci continuait d’insulter, notamment S.F., en la qualifiant de femme aux mœurs légères, tout en affirmant qu’il allait la quitter en raison de son rapprochement inapproprié avec les invités. Et lorsqu’il la croise ensuite, il la gifle.

À ce moment-là, Y.G. et Y.E., les deux autres femmes encore présentes, emmènent S.F. à l’écart et lui proposent de la ramener chez elle. Mais elle refuse. C’est ensuite la femme de ménage qui emmène S.F. dans une chambre au premier étage, tandis qu’Amine Naguib reste aux côtés des invités.

Ensuite, Kamil Bennis déclare avoir rejoint S.F. à l’étage pour s’assurer que tout allait bien pour elle. Lorsqu’elle lui demande de rester avec elle, il congédie la femme de ménage. Et c’est là que, selon lui, S.F. lui fait des avances sans ambiguïté. Il affirme avoir refusé ses avances et lui rappelle que son compagnon est “en bas, en train de crier”. Elle sort alors de la chambre pour insulter ce dernier avant de revenir et de fermer à clé la porte de la chambre derrière elle. À nouveau, et toujours selon les déclarations de Kamil Bennis, S.F. lui propose un rapport sexuel. L’acte durera une dizaine de minutes.

Il convient de s’arrêter un instant sur cette partie de l’affaire. Kamil Bennis affirme que le rapport sexuel était consenti et que la jeune Française était à l’initiative de cet acte. Or, elle affirme être victime d’une amnésie partielle et ne se souvenir de rien. Ses derniers souvenirs remontent à 2 h du matin.

L’un reconnaît avoir consommé de la cocaïne et de l’alcool, tandis que l’autre affirme n’avoir pris que de l’alcool, bien que le test toxicologique révèle la présence de cocaïne dans son organisme. En somme, tous deux étaient sous l’influence de substances stupéfiantes. Cela ne remet-il pas en cause le consentement ?

Une demi-heure plus tard, Kamil Bennis sort de la chambre et se dirige vers le salon où se trouvaient ses amis. Il leur raconte ce qu’il s’est passé et confie qu’il regrette ce rapport sexuel, puis s’écroule sur le canapé du salon.

Concernant les allégations de coups, blessures et de séquestration, Kamil Bennis réfute le tout. Il affirme que personne n’a frappé Amine Naguib ce soir-là ,et que les invités ont seulement tenté de le calmer.

Kamil Bennis indique également que personne d’autre que lui n’a eu de rapport sexuel avec S.F.

En revanche, la jeune Française, S.F., accuse M’hamed Alj de l’avoir également violée avant de se rétracter devant la BNPJ et d’affirmer avoir eu un rapport sexuel avec lui, sachant que puisqu’elle dit avoir un trou noir, elle précise que ces accusations reposent uniquement sur des ouï-dire.

→Allégations de coups et blessures réfutées

De son côté, Saâd Slaoui, un entrepreneur célibataire de 32 ans, affirme également que S.F. s’est comportée d’une manière “bizarre”. Selon lui, elle avait “envie d’avoir des rapports sexuels avec tout le monde”. Il indique même qu’elle s’est proposée à lui et qu’il a refusé. Il a ensuite rapporté cela au compagnon de l’intéressée, Amine Naguib, qui lui a demandé de ne pas la prendre au sérieux compte tenu de son état d’ébriété.

Or, selon Saâd Slaoui, S.F. a “dépassé les limites” puisqu’elle s’est assise sur les genoux de M’hamed Alj. Ce comportement a mis Amine Naguib hors de lui. Saâd Slaoui le décrit comme “hystérique” à ce moment-là, et explique que c’est pour cela qu’il a tenté de le maîtriser pour le calmer.

Toujours selon la version de Saâd Slaoui, c’est là que Kamil Bennis les rejoint et lui demande de lâcher Amine Naguib qui va, par la suite, gifler sa compagne, avant que celle-ci ne soit accompagnée par la femme de ménage au premier étage.

Selon Saâd Slaoui, Amine Naguib a quitté les lieux vers 6h30 alors que sa partenaire est restée sur place. Et ce, jusqu’au matin où, lors d’un échange téléphonique avec son amie J.G., elle indique être “chez la crème de la crème”. Ce qui traduit, selon lui, sa joie de se trouver chez Kamil Bennis.

→La version de M’hamed Alj

Invité chez Kamil Bennis pour fêter l’anniversaire de Saâd Slaoui, M’hamed Alj, directeur commercial de 32 ans, marié et père de deux enfants, se rend à cette soirée où se trouvent Amine Naguib et sa compagne française.

Selon lui, celle-ci a, à un moment donné, “commencé à agir de manière inappropriée”. C’est-à-dire qu’elle s’assoit sur les genoux de Saâd Slaoui, de Kamil Bennis et de lui-même. M’hamed Alj indique que, pour l’éloigner de lui, il la repousse “gentiment”. Amine Naguib est en colère. Il appelle sa compagne à plusieurs reprises, mais elle refuse de le rejoindre.

Sa version vient confirmer celles des autres mis en cause. Il indique que les deux femmes présentes (Y.G. et Y.E.) accompagnent S.F. pour la calmer, puis la femme de ménage fait de même en l’emmenant à l’étage.

Mais, plus tard, il entend des insultes émanant d’une pièce. Il s’y rend et y trouve Amine Naguib en colère contre sa compagne. Il la menace elle et Kamil Bennis. C’est là qu’il tente, avec Saâd Slaoui et un agent de sécurité, Ahmed Daghbor donc, de maîtriser Amine Naguib.

Il convient de souligner que ce dernier a présenté des rapports médicaux pour attester de son agression. Toutefois, quels sont les éléments permettant d’établir que cette agression a été commise par les personnes qu’il désigne ? Seule la justice permettra de démêler cette affaire complexe.

→Intervenir pour “calmer les choses”

De son côté, Ahmed Daghbor, 39 ans, conseiller communal (MP) et co-fondateur d’une société de sécurité, indique avoir été engagé par Kamil Bennis pour assurer la sécurité de la villa durant cette soirée.

Il affirme avoir entendu un bruit de verre qui se casse émanant de la chambre du frère de Kamil Bennis. Il  s’y rend et constate qu’une bagarre a éclaté entre Naguib et Slaoui. Il voit aussi que M’hamed Alj et R.B., ainsi que Kamil Bennis, tentent d’intervenir pour mettre fin à la bagarre. Il intervient à son tour pour “calmer les choses”.

Selon Ahmed Daghbor, à ce moment-là, Amine Naguib insultait M’hamed Alj en l’accusant d’avoir touché sa compagne.

Vers 6h30 ou 7 h du matin, il apprend de la part d’un gardien de nuit de la villa qu’une autre dispute a éclaté. Une fois à l’intérieur, il constate que le problème a été réglé et apprend que cette dispute concernait Amine Naguib et Saâd Slaoui.

Selon Ahmed Daghbor, c’est vers 8 h qu’Amine Naguib s’en va en laissant sa compagne dans la villa. Il affirme que la dernière fois qu’il a vu S.F., elle était en compagnie de la femme de ménage.

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