Karim Zidane représente le Roi au 17ᵉ Sommet des affaires USA-Afrique

Karim Zidane conduit une importante délégation composée de dirigeants et de hauts responsables du secteur public et privé, notamment de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), de l’Office national des chemins de fer (ONCF), de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ainsi que de Medz, de Marsa Maroc et de représentants des banques marocaines.

La participation à cet évènement, qui se tient en présence de plusieurs chefs d’État africains ainsi que de hauts responsables de gouvernements de plusieurs pays, s’inscrit en droite ligne des hautes orientations royales en faveur du renforcement des partenariats économiques du Royaume avec les pays africains et les partenaires internationaux.

Elle vise à mettre en valeur les réformes engagées par le Maroc pour renforcer son attractivité économique, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, en particulier la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, et à promouvoir, ainsi, les opportunités qu’offre le Royaume dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’industrie automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie et les technologies vertes.

Dans cette dynamique partenariale, le Maroc se positionne désormais comme un acteur incontournable dans les chaînes de valeur mondiales, à la faveur des relations économiques privilégiées et du partenariat structuré et durable qu’il entretient avec les États-Unis d’Amérique, consolidé par l’accord de libre-échange en vigueur depuis 2006. En effet, le Royaume figure parmi les principaux partenaires commerciaux des États-Unis en Afrique.

Organisé en présence de plus de 1.500 participants, dont des chefs d’État, des ministres, des décideurs économiques et politiques et des représentants du secteur privé, ce sommet constitue une plateforme majeure pour le dialogue économique et la construction de partenariats stratégiques durables entre les États-Unis et les pays africains.

Des entreprises catalanes investissent 500 MDH dans quatre projets industriels au Maroc

Conclus lors d’une rencontre, le mercredi 29 mai à Rabat, entre le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et une délégation importante d’entreprises catalanes, conduite par Josep Sánchez Llibre, président de Foment del Treball, principale confédération patronale de Catalogne, ces protocoles d’accord portent sur des projets devant générer plus de 700 emplois directs dans les villes de Tanger, Tétouan et Kénitra.

Ces projets, qui représentent un investissement cumulé de 500 millions de DH, concernent plusieurs secteurs, dont l’automobile, la valorisation des déchets, l’industrie de l’emballage et les matériaux de construction.

Cette rencontre a été l’occasion pour M. Zidane de rappeler que le Maroc connaît une dynamique d’attractivité exceptionnelle et de souligner que l’ambition du Royaume, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, est de devenir un hub compétitif et durable à l’échelle régionale.

L’engagement des entreprises catalanes vient confirmer la pertinence de cette trajectoire, a-t-il fait remarquer, estimant que ces quatre projets reflètent la volonté de ces entreprises de contribuer à l’essor industriel du Maroc.

Pour M. Zidane, ces investissements sont le fruit d’un climat d’affaires de plus en plus attractif, rendu possible grâce aux réformes entreprises par le Maroc (simplification des procédures, digitalisation et renforcement du rôle des centres régionaux d’investissement).

De son côté, le président de Foment del Treball, Josep Sánchez Llibre, a fait part de sa satisfaction de l’accueil réservé à la délégation des entreprises catalanes qui ont fait le déplacement pour explorer les opportunités d’investissement dans un pays aussi stratégique que le Royaume du Maroc.

Il a mis en avant la détermination de ces entreprises à renforcer leur présence au Maroc, notant que ces projets d’investissement marquent le début d’un engagement durable et structuré en faveur d’un développement économique mutuellement bénéfique.

« Les investissements catalans continueront d’affluer vers le Maroc. Je peux d’ores et déjà annoncer qu’avant un an, nous reviendrons avec une nouvelle délégation d’une vingtaine d’entreprises catalanes pour explorer davantage d’opportunités d’investissement », a souligné le président de Foment del Treball.

Quant à l’ambassadeur d’Espagne à Rabat, Enrique Ojeda Vila, il s’est félicité de la mission de cette délégation qui permet de consolider le partenariat stratégique entre les deux pays.

En plus de la proximité géographique, l’Espagne et le Maroc sont les principaux partenaires économiques et commerciaux l’un de l’autre, a fait valoir M. Ojeda Vila.

Pour sa part, Adil Rais, co-président du Conseil économique Maroc-Espagne (CEMAES), il a indiqué que les quatre conventions d’investissement signées aujourd’hui traduisent la volonté commune de bâtir un partenariat commercial et d’investissement solide.

Selon lui, le CEMAES œuvre activement à l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays, avec l’ambition de renforcer les flux d’investissements, à même de permettre à l’Espagne de devenir le premier investisseur au Maroc.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des roadshows « Morocco Now » réalisés en janvier 2024 à Barcelone et en avril 2025 à Madrid, ainsi que de la première visite au Maroc de la délégation Foment en juin 2024.

Elle traduit la montée en puissance d’une dynamique de coopération bilatérale structurée, fondée sur la confiance mutuelle, la vision partagée d’un développement durable et l’alignement stratégique entre les acteurs économiques des deux rives.

Charte de l’investissement : voici enfin le dispositif dédié aux TPME

C’est l’un des dispositifs les plus attendus dans le cadre de l’application de la Charte de l’investissement.

En effet, en sus des mesures prévues par la loi-cadre 03-22 formant Charte de l’investissement, l’article 20 de cette dernière prévoyait la mise en place d’un dispositif de soutien spécifique destiné aux très petites, petites et moyennes entreprises.

Les modalités de mise en œuvre de ce dispositif ont été fixées et adoptées ce jeudi par le Conseil de gouvernement. Il s’agit de trois primes :

– une prime pour la création d’emplois stables, visant à renforcer la dynamique de l’emploi au sein de ces entreprises ;

– une prime territoriale, qui a pour objectif de réduire les disparités régionales et de promouvoir la justice territoriale, en contribuant à la dynamique de développement et d’emploi au niveau des provinces et préfectures ;

– une prime pour les activités prioritaires, en raison de leur dimension structurelle dans la réalisation du décollage économique.

Le plafond de l’investissement est fixé à 50 millions de DH.

Ce dispositif concernera les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 1 million de DH et 200 millions de DH. L’information a été précisée par le ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement.

 

Charte de l’investissement. « 83 % des projets adoptés ont démarré » (Karim Zidane)

Sur les 191 projets validés en commissions nationales de l’investissement (CNI), 83% ont démarré, révèle le ministre chargé de l’investissement lors de son intervention devant le patronat, ce mardi 11 mars.

Karim Zidane, qui était l’invité de la CGEM en marge de son conseil d’administration, a présenté le bilan global de la Charte de l’investissement. Il a expliqué que « 83,5% du Capex, qui correspond à 326 MMDH a été engagé ». Ces investissements prévoient de générer 150.000 emplois.

Les investissements publics : 6% en nombre, 78% en valeur

La Charte de l’investissement comprend deux dispositifs. L’un, dit principal et, l’autre, stratégique. Pour chaque dispositif, des critères d’éligibilité et des conditions à remplir (pour en savoir plus : dispositif principal, dispositif stratégique).

179 projets ont bénéficié du dispositif principal, dont 12 projets seulement portés par le secteur public. Cependant, ces 12 projets concentrent 195 MMDH d’investissement. « Il s’agit essentiellement des projets des groupes OCP et ONCF », révèle le ministre.

Les 167 projets restants portés par des investisseurs privés se partagent le montant restant, à savoir 53 MMDH. Une nuance importante à relever, ce sont ces investissements privés qui projettent le plus de créations d’emploi : au-delà de 70.000. 

Pour les projets stratégiques, les 12 projets projettent un investissement de 78 MMDH et une création de plus de 58.000 emplois.

Autre indicateur intéressant, 70% des investissements sont portés par des Marocains.

Karim Zidane présente à la CGEM son plan d’action pour simplifier le parcours de l’investisseur

Karim Zidane, ministre chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, était l’invité du patronat ce mardi 11 mars.

Il a présenté un bilan de la charte de l’investissement, donné un aperçu sur le travail mené actuellement pour accélérer la publication du dispositif dédié aux TPME, et livré des explications sur la réforme en cours des CRI.

Mais il a voulu que sa rencontre avec les femmes et hommes d’affaires marocains soit aussi un moment d’annonces. Il a donc partagé en avant-première le plan d’action de son ministère pour simplifier et optimiser le parcours de l’investisseur.

Un plan d’action structuré en cinq volets

Les cinq axes du plan d’action :

Ce plan d’action spécifique au parcours de l’investisseur fait partie d’une stratégie plus large visant à encourager les investissements, notamment ceux des Marocains du Monde.

Une étude réalisée en partenariat avec la CGEM et le ministère de la Transition numérique

Les actions du plan d’action se basent sur les résultats d’une étude spécifique sur la simplification et l’optimisation du parcours de l’investisseur qui a été lancée par le ministère en collaboration avec le ministère pour la Transition numérique et la CGEM.

« L’approche consistait à répondre à deux questions :  Qu’est-ce qu’un parcours et qui sont les acteurs de l’écosystème, qu’ils soient privés ou publics ? Nous avons analysé plus de 613 procédures et textes réglementaires et consulté plus de 250 investisseurs », explique le ministre. Plus de 80 réunions ont été tenues. 

Des questionnaires ont été adressés aux investisseurs nationaux et aux Marocains du Monde. L’étude a permis de dégager quatre principales conclusions :

Pour le ministère, il y a trois principaux objectifs à atteindre pour répondre aux attentes des investisseurs :

Le suisse Synhelion prévoit d’investir 1 milliard de dollars dans la production de carburant solaire au Maroc

La société suisse Synhelion envisage d’investir au Maroc dans l’énergie solaire. L’investissement prévu pour ce projet est de 1 milliard de dollars. Le but est de produire du carburant solaire, c’est ce qu’affirme le PDG et cofondateur de l’entreprise, Gianluca Ambrosseti, à Acharq Business.

Le projet vise à exploiter l’abondance de l’énergie solaire dans le pays pour produire un carburant propre.  D’après Gianluca Ambrosseti, le Royaume offre des conditions idéales pour l’expansion de la production de carburants renouvelables « grâce à ses ressources solaires exceptionnelles, à la disponibilité des matières premières et à un secteur industriel solide ».

À terme, le projet prévu au Maroc aura une capacité de production de 100.000 tonnes de carburant par an. D’après la même source, son financement reposera sur un mélange de financements bancaires, de ventes d’actions et de possibles aides gouvernementales.

D’après Acharq Business, l’entreprise utilise une technologie développée par des scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Zurich, dénommée « Sun to Liquid » [Du soleil au liquide, ndlr]. Ce procédé consiste à installer des champs de miroirs solaires qui suivent la trajectoire du soleil et reflètent ses rayons sur une tour. Ils y sont conservés jusqu’à atteindre une température supérieure à 1.000°C.

D’après la même source, le ministre chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a rencontré, en marge du Forum économique mondial de Davos, des représentants de Synhelion, qui lui ont présenté le projet. Ce projet entre dans le cadre des efforts du Royaume en matière de transition énergétique et de développement durable.

Automobile. Des entreprises japonaises prospectent au Maroc

Initiée par l’Organisation japonaise du commerce extérieur Rabat (JETRO Rabat), en étroite collaboration avec l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA), l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et l’Agence spéciale Tanger Med (TMSA), cette mission de prospection, qui se poursuit jusqu’au 5 février, vise également à présenter aux entreprises japonaises participantes l’environnement des affaires au Maroc, ainsi que les diverses opportunités potentielles dans les différents domaines liés au secteur de l’automobile.

Ces opportunités peuvent se traduire non seulement par l’accélération des investissements, mais aussi par l’augmentation des exportations des produits made in Morocco vers les marchés étrangers.

S’exprimant à cette occasion, le directeur de l’investissement au ministère de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Hicham Chaoudri, a souligné l’importance de cette mission, qui contribuera à renforcer davantage la relation entre le Maroc et le Japon, tant au niveau des acteurs économiques qu’entre les entreprises et les autorités publiques.

Le Japon constitue aujourd’hui l’un des principaux partenaires du Maroc en Asie, a-t-il indiqué, précisant que la relation économique entre les deux pays connaît une forte dynamique, notamment en matière d’investissements, avec plus de 70 entreprises japonaises ayant choisi d’investir au Royaume, principalement dans l’industrie automobile.

Cette situation témoigne de la réussite des entreprises japonaises dans le pays, de leur confiance dans l’environnement des affaires marocain et de leur volonté de poursuivre leur expansion, s’est-il réjoui.

Et de noter que le Maroc, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, s’est affirmé comme une puissance économique régionale, dotée d’une économie moderne et fortement diversifiée, et demeure une destination particulièrement attractive pour les investissements, avec un environnement des affaires favorable.

De son côté, Maria Ouazzani Chahdi, cheffe de département automobile à l’AMDIE, a mis en exergue les avancées du Royaume, désormais un hub de classe mondiale tant pour l’investissement que pour l’exportation, affirmant que le Maroc suscite un vif intérêt auprès des investisseurs, grâce à ses infrastructures de pointe dans divers secteurs et à sa stabilité économique.

Le Maroc est le premier pays d’Afrique à disposer d’un train à grande vitesse, reliant plusieurs pôles majeurs, notamment Casablanca, Rabat, Kénitra et Tanger, a-t-elle rappelé, soulignant qu’il est aussi connecté à plus de 130 villes grâce à ses 18 aéroports.

Maria Ouazzani Chahdi a, par la même occasion, relevé que grâce à une vision stratégique à long terme, le Royaume a pu développer des écosystèmes industriels très performants, notamment dans l’industrie automobile.

Pour sa part, Nishimoto Hirochi, directeur adjoint principal de la division de promotion du commerce au sein du ministère japonais de l’Économie, du commerce et de l’industrie, a mis l’accent sur l’importance de promouvoir la coopération économique entre le Maroc et le Japon, précisant qu’actuellement 70 entreprises japonaises sont implantées au Maroc, notamment dans l’industrie automobile et manufacturière.

Il a exprimé son souhait de discuter de futures collaborations afin de renforcer la présence des entreprises japonaises au Maroc, soulignant que leur développement dans les industries de transformation s’étend désormais à de nouveaux secteurs.

Cette mission de prospection, qui se déroulera également à Kénitra et Tanger, accueille des participants issus de l’écosystème automobile japonais, en provenance d’Europe, du Moyen-Orient et du Japon.

Elle s’inscrit dans le cadre du suivi de la visite effectuée à Tokyo en novembre dernier par le ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, dont l’objectif était de consolider la position du Maroc en tant que destination privilégiée d’investissement pour les entreprises japonaises, en mettant l’accent sur des secteurs clés tels que l’automobile.

Réforme des CRI. Voici les changements introduits par la loi 22-24

Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la loi 47-18 de 2019 qui avait déjà uniformisé le cadre d’action des CRI et introduit des changements majeurs. L’adoption de la loi 22-24 marque une nouvelle avancée, en consolidant le rôle des CRI comme leviers essentiels du développement économique régional et en simplifiant davantage les démarches liées à l’investissement.

Voici les principaux changements apportés par la loi 22-24.

Gouvernance et organisation des CRI

La loi 22-24 introduit une plus grande flexibilité dans l’organisation des CRI. Chaque centre peut désormais adapter son organigramme en fonction des spécificités locales, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes. Un poste de secrétaire général a été institué pour épauler le directeur du CRI, notamment en présidant la CRUI en cas d’empêchement.

Le conseil d’administration des CRI voit également sa composition revue : il inclut désormais le wali de région ou son représentant, ainsi que des responsables d’établissements publics. La fréquence des réunions a été réduite à deux par an.

Par ailleurs, la présidence du conseil d’administration revient au chef du gouvernement ou à l’autorité qu’il délègue à cet effet.

Rôle et fonctionnement de la CRUI

La commission régionale unifiée d’investissement (CRUI) bénéficie d’un renforcement de son rôle et de ses prérogatives. Elle est présidée par le directeur du CRI, avec le secrétaire général comme suppléant désigné.

Désormais, les avis de la CRUI, auparavant consultatifs, deviennent contraignants. Des délais stricts sont imposés : la CRUI doit se prononcer dans un délai de 20 jours, laissant 10 jours supplémentaires à l’administration pour finaliser l’acte. Le CRI, agissant comme secrétariat de la CRUI, doit transmettre les dossiers aux membres dans un délai de deux jours et envoyer les ordres du jour cinq jours avant les réunions.

Déconcentration des conventions d’investissement

Les CRI se voient confier un rôle central dans la gestion des conventions d’investissement d’un montant inférieur à 250 millions de dirhams (MDH). Le directeur du CRI coordonne la préparation des dossiers avec les services déconcentrés, avant de soumettre les projets à la signature des autorités locales et des investisseurs. Cette approche décentralisée permet d’adapter les procédures aux spécificités régionales, tout en réduisant les délais de traitement sous la supervision des walis.

Dérogations urbanistiques

La loi 22-24 limite les dérogations urbanistiques aux secteurs industriel et hôtelier. Ces dérogations, autrefois plus larges, sont désormais accordées exclusivement par le chef du gouvernement, après consultation de la CRUI. Cette mesure vise à aligner les projets approuvés avec les priorités stratégiques nationales.

Clarification des procédures de recours

La réforme apporte une simplification notable au processus de recours pour les investisseurs. En cas de litige, l’investisseur doit d’abord saisir le wali de région, qui peut statuer directement. Si le conflit persiste, une commission ministérielle de recours, nouvellement instituée, prend le relais. Cette commission remplace l’ancienne commission de pilotage et se concentre désormais exclusivement sur les recours.

Charte de l’investissement : 244 MMDH mobilisés et des réformes pour réduire les disparités territoriales

Lors de son intervention à la Chambre des conseillers, le mardi 7 janvier 2025, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, a présenté un bilan chiffré des efforts engagés dans le cadre de la nouvelle Charte de l’investissement.

L’objectif principal de la Charte de l’investissement est de mobiliser 550 milliards de DH d’investissements privés et de créer 500.000 emplois entre 2022 et 2026. À mi-parcours, les résultats sont déjà à la hauteur des ambitions.

« Ces chiffres témoignent de la dynamique créée par la Charte de l’investissement et confirment l’attrait de notre économie », a déclaré le ministre.

L’amélioration du climat des affaires est l’autre pierre angulaire de cette stratégie. Une feuille de route ambitieuse, comprenant 46 initiatives, a été adoptée pour faciliter les investissements. D’après Karim Zidane, 83% de ces initiatives ont été lancées fin 2024, contribuant à :

Depuis l’entrée en vigueur de la Charte, 171 projets d’investissements ont été validés par la commission nationale. Parmi eux, 53 projets sont financés par des capitaux étrangers provenant de 18 pays, pour un montant total de 94 milliards de dirhams, soit 30 % des investissements globaux approuvés. Ces initiatives étrangères devraient engendrer la création de 54.000 emplois.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une hausse significative, atteignant 39,6 milliards de dirhams à la fin novembre 2024, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.

Le ministre a également mis en avant les efforts déployés pour attirer les investisseurs marocains résidant à l’étranger, citant le développement d’une plateforme numérique innovante et l’organisation de rencontres internationales pour promouvoir les opportunités d’affaires dans le royaume.

La Charte de l’investissement accorde une attention particulière à la réduction des disparités régionales. Une « prime territoriale », couvrant 80 % des provinces marocaines, a été mise en place. Cette mesure a permis à 48 projets de voir le jour dans des zones moins attractives, représentant 32 % des projets approuvés. Par ailleurs, des efforts sont en cours pour décentraliser la gestion des projets inférieurs à 250 millions de dirhams, afin de les traiter directement au niveau régional.

Karim Zidane a également présenté les prochaines étapes de la stratégie gouvernementale en matière d’investissement :

« Le Maroc continue de consolider sa position comme destination de choix pour les investisseurs, tout en s’assurant que cette dynamique profite à toutes les régions du pays », a affirmé le ministre.

Adoption définitive de la nouvelle loi sur les CRI

La Chambre des représentants a adopté, le lundi 9 décembre, le projet de loi n° 22.24 modifiant et complétant la loi n° 47.18 portant réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI) et la création des Commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI), dans le cadre d’une deuxième lecture.

Ce texte législatif devrait apporter un changement fondamental pour les CRI, consolidant leur rôle en tant qu’acteurs clés dans la promotion de l’investissement au niveau régional. Il vise ainsi à unifier le cadre de prise de décisions relatives à l’investissement à travers la création des Commissions régionales unifiées d’investissement, la simplification des procédures, l’amélioration des délais de traitement des dossiers d’investissement et la réduction des taux de rejet des projets.

Le projet de loi a été approuvé par 120 députés, tandis que 57 autres se sont abstenus. À cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a expliqué que les amendements apportés à ce projet de loi visent, entre autres, à améliorer la rédaction juridique, à corriger certaines erreurs et à clarifier quelques aspects du texte, notamment en ce qui concerne les compétences des CRI et la composition de leurs conseils d’administration.

Les amendements ont aussi pour objectif de supprimer le poste de directeur général des services de la région de la composition des CRUI, ce poste étant remplacé par celui de président de la région, a-t-il poursuivi, saluant l’interaction positive des parlementaires avec ces textes juridiques.

Karim Zidane a souligné en outre que les amendements, qui concernaient principalement trois articles (1, 2 et 4), incluent également l’obligation d’obtenir une attestation d’acceptabilité environnementale pour les projets d’investissement soumis à une évaluation d’impact environnemental (EIE), relevant des compétences de la CRUI.

Ces amendements, a-t-il ajouté, ont pour but d’accélérer et d’unifier le parcours des investisseurs, de renforcer l’obligation de présenter des rapports aux autorités de tutelle et au wali de la région, afin de renforcer la coordination entre les niveaux régional et central.

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Le Japon et le Maroc veulent renforcer la coopération en matière d’investissement

Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et le ministre japonais de l’Économie, du commerce et de l’industrie, Yoji Muto, ont signé le mercredi 27 novembre à Tokyo, un Mémorandum de coopération visant à renforcer la collaboration des deux pays en matière d’investissement.

La signature de ce Mémorandum s’inscrit dans le cadre du roadshow que conduit M. Zidane à la tête d’une importante délégation marocaine au Japon et en République de Corée.

Organisé conjointement par le ministère et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ce roadshow vise à renforcer les relations économiques bilatérales et mettre en avant les atouts du Royaume en tant que destination privilégiée pour les investissements directs étrangers, notamment dans des secteurs d’avenir.

La délégation marocaine a tenu une série de rencontres avec des acteurs économiques clés du Japon, dont Keidanren (Japan Business Federation), l’un des principaux groupements d’entreprises japonaises, la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC) et la Japan External Trade Organization (JETRO).

Des réunions avec des entreprises japonaises dans les secteurs automobile, aéronautique, agro-alimentaire et des énergies renouvelables ont également été organisées.

Jeudi 28 novembre, la délégation marocaine poursuivra son roadshow à Séoul, où elle présentera les atouts du Maroc comme destination d’investissement lors d’une conférence « Morocco Now ».

Des réunions de haut niveau avec des représentants du gouvernement et des fédérations sectorielles coréennes sont prévues pour renforcer les liens économiques et institutionnels entre les deux pays.

Par ailleurs, des rencontres avec des entreprises coréennes des secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de l’électronique ainsi que des industries ferroviaire et navale seront organisées pour explorer les opportunités d’investissement au Maroc.

Karim Zidane en roadshow au Japon et en Corée pour promouvoir la destination Maroc

Organisé conjointement par le ministère et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ce roadshow vise à renforcer les relations économiques bilatérales et à mettre en avant les atouts du Royaume en tant que destination privilégiée pour l’investissement direct étranger, notamment dans des secteurs tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et l’agro-industrie, indique le ministère dans un communiqué.

Cette mission s’inscrit également dans une démarche de renforcement de la promotion de la marque « Morocco Now » auprès des marchés cibles, ajoute le communiqué.

La tournée prévoit ainsi des rencontres avec des décideurs, investisseurs et acteurs institutionnels japonais et coréens, dans le but d’explorer des pistes de collaboration entre les acteurs économiques des deux pays, selon la même source.

Le Maroc mettra en avant, à cette occasion, son offre d’investissement dans les secteurs d’avenir, notamment lors des conférences « Morocco Now » qui seront organisées par l’AMDIE à Tokyo le 25 novembre et à Séoul le 28 novembre, sur le thème « Maroc : plateforme durable pour l’investissement et le commerce ».