Kazyon obtient un financement de 30 millions de dollars de l’IFC pour son expansion au Maroc

Ce financement permettra d’augmenter la capacité des magasins et des infrastructures de stockage, avec pour objectif la création de 3.000 emplois, indique un communiqué de l’IFC.

Fondé en 2014, Kazyon est aujourd’hui le premier distributeur discount d’Égypte, avec plus de 1.000 magasins d’alimentation et cinq centres de distribution. Au Maroc, où l’entreprise est présente depuis 2023, elle exploite déjà plus de 150 magasins discount et un centre de distribution.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’investissement de l’IFC en Afrique, visant à structurer une chaîne de valeur « moderne » dans le secteur du commerce de détail et à « garantir une plus grande sécurité alimentaire pour les populations vulnérables », ajoute le communiqué.

« Nous sommes fiers de renforcer notre partenariat avec l’IFC, ainsi qu’avec d’autres institutions financières de premier plan. Ce financement consolide notre position en tant que premier discounter alimentaire africain et arabe, présent du Maroc à l’Arabie saoudite », a déclaré Hassan Heikal, fondateur et président exécutif de Kazyon, cité dans le communiqué.

De son côté, Cheick-Oumar Sylla, directeur de l’IFC pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique, a souligné l’importance de ce projet : « L’accès à des produits essentiels abordables est crucial pour assurer la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie. L’expansion de Kazyon renforcera le secteur du commerce discount au Maroc et jouera un rôle décisif dans l’accessibilité des produits nutritifs pour les familles ».

Selon la même source, l’IFC accompagnera également Kazyon dans l’intégration de l’égalité des sexes dans ses processus de recrutement et de promotion. Par ailleurs, l’institution aidera l’entreprise à développer des systèmes de gestion environnementale et sociale conformes à ses standards.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de partenariat-pays du groupe de la Banque mondiale pour le Maroc pour la période 2019-2025, qui vise à promouvoir des emplois de meilleure qualité dans le secteur privé et à développer le capital humain. Il est également en phase avec la Stratégie Genre 2024-2030 du groupe de la Banque mondiale, qui ambitionne d’accélérer l’égalité hommes-femmes pour un avenir plus durable et inclusif.

Après une première année au Maroc, Kazyon fait son bilan

À cette occasion, le groupe, qui existe également en Egypte et en Arabie saoudite, a évoqué son histoire et la répartition de son capital.

120 magasins en une année

Les deux principaux chiffres communiqués ce mercredi par la filiale marocaine ont trait au nombre de magasins ouverts et d’emplois créés.

« En une année, Kazyon a ouvert 120 magasins« , a déclaré son PDG, Mohammed Benmezouara, soulignant que « l’ouverture de chaque magasin nécessite près de 12 jours de travaux et d’approvisionnement ».

Ces magasins s’étendent d’El Jadida à Tanger. La filiale marocaine s’est notamment implantée à Kénitra, Salé, Rabat, Casablanca, et sur l’axe Mohammédia-Casablanca, ainsi qu’à El Jadida, Azemmour, Settat et Berrechid…, soit autour de sa plateforme à Mohammédia, ce qui lui permet d’assurer le service le plus rapide à ses magasins, au coût le plus bas.

En 2025, Kazyon ambitionne d’ouvrir plus de 150 magasins supplémentaires dans de nouvelles villes marocaines. Au niveau des trois pays, le groupe compte 1.250 magasins.

Lors de leurs interventions, Mohammed Benmezouara et Hassan Heikal, fondateur et président exécutif du groupe, ont saisi l’occasion pour comparer la stratégie d’expansion de Kazyon à celle de son concurrent. « BIM n’a ouvert que 112 magasins en quatre ans » à ses débuts, selon le PDG de Kazyon.

« En Egypte, Kazyon a adopté une stratégie d’expansion plus rapide par rapport à BIM, atteignant 966 magasins en juin 2024, contre 381 pour BIM, alors qu’on est arrivé sur le marché après cet acteur. Il en est de même au Maroc, un marché sur lequel nous sommes arrivés près de 14 ans après BIM », a souligné pour sa part Hassan Heikal.

Près de 1.000 employés au Maroc

En ce qui concerne la création d’emplois, le groupe en fait l’une de ses priorités au Maroc, expliquent ses dirigeants. En une année, Kazyon Maroc compte plus de 950 employés, dont 28% sont des femmes. Ce chiffre s’élève à près de 9.000 dans les trois pays où le groupe est présent.

« Nous avons l’ambition d’atteindre 2.000 emplois en 2025 au Maroc« , afin d’accompagner notamment les nouvelles ouvertures prévues.

Outre la création d’emplois et l’expansion géographique, la filiale marocaine a également pour objectif de maintenir des prix bas, tout en garantissant la qualité des produits et de soutenir les fournisseurs locaux, d’autant que « tous nos produits sont achetés au Maroc », précise Mohammed Benmezouara.

Retour sur l’histoire de Kazyon

Lors de cet événement, le groupe est pour la première fois revenu sur son histoire et sur la répartition de son capital.

« Kazyon Limited a été fondé en Egypte il y a dix ans, avec un capital libéré à ce jour de 250 millions de dollars. L’on peut alors dire qu’il s’agit d’une organisation relativement petite », a déclaré son fondateur.

« Nous sommes également présents au Maroc et en Arabie saoudite, et entre ces trois pays, nous servons jusqu’à 500.000 clients par jour« .

« Au Maroc, nous avons décidé de démarrer notre activité en 2022, et le premier magasin Kazyon a été ouvert en octobre 2023« .

Outre Hassan Heikal qui détient 17% du capital, ce dernier est réparti entre :

Des membres des familles royales du Qatar et d’Arabie saoudite, qui en détiennent 30%.

Development Partners International (DPI), une société britannique de capital-investissement qui déploie ses capitaux mondiaux pour libérer le potentiel de forte croissance notamment en Afrique. Elle détient 21% du capital.

DFIs (Development Finance Institutions) and institutions, qui détiennent 18% du capital. Ce sont des organisations de développement spécialisées, généralement détenues majoritairement par les gouvernements qui investissent dans les projets du secteur privé pour promouvoir la création d’emplois.

FIM Partners, qui détient 8% du capital. Il s’agit d’une joint-venture entre la banque d’investissement égyptienne EFG Hermes et Welcome Trust.

« Kazyon n’est pas un supermarché »

Le fondateur du groupe est aussi revenu sur les spécificités des discounters par rapport aux supermarchés traditionnels. « Nous ne sommes pas un supermarché, et plusieurs aspects nous différencient de ce segment au Maroc », a-t-il souligné.

« Le premier est notre assortiment, qui est faible par rapport aux chaînes de distribution traditionnelles. Nous disposons de 1.500 produits », a-t-il expliqué.

« L’autre aspect se rapporte au marketing : nous ne faisons pas de marketing », a précisé Hassan Heikal. « Nous sommes des logisticiens, et la majorité des opérations de la filiale marocaine se déroulent dans ce siège » [à Mohammédia, ndlr].

« Nous sommes compétitifs par nos prix qui doivent être les plus bas sur le marché et par notre proximité » des lieux d’habitation, et « nos magasins sont de petite taille, avec un nombre d’employés réduit par magasin », a-t-il ajouté.

« Dans les 15 prochaines années, le marché de l’épicerie moderne connaîtra une forte croissance »

Et de poursuivre : « Dans les quinze prochaines années, le marché de la distribution connaîtra un grand bouleversement, à l’instar de ce qui est arrivé en Turquie ».

« Au Maroc et en Egypte, le marché de l’épicerie moderne représente à peine 20% du marché de la grande distribution, contre jusqu’à 98% en Grande-Bretagne par exemple. Dans les quinze prochaines années, ce marché connaîtra une forte croissance pour atteindre jusqu’à 50% à 60% au Maroc, et les discounters y prendront davantage de place », estime-t-il.

« Au Maroc, les discounters représentent à peine 4% du marché, contre 80% pour le commerce traditionnel. Si l’on prend l’exemple de la Turquie, en 18 ans, le marché du commerce traditionnel est passé de 80% à 48%, au profit des discounters, dont la part a augmenté de 2% à 26%, et des autres commerces modernes (de 18% à 26%). C’est ce qui arrivera également pour les marchés marocain, égyptien et saoudien », a conclu Hassan Heikal.

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Kazyon Maroc : ce que l’on sait de l’opérateur et de son impact sur le secteur de la distribution

Des magasins arborant une enseigne aux couleurs orange et bleu commencent à fleurir dans certaines villes marocaines.

Il s’agit d’un nouvel opérateur du secteur de la grande distribution. Le groupe Kazyon se présente comme « le premier détaillant discount d’Égypte, proposant des produits abordables et accessibles à ses clients ».

Depuis son arrivée il y a quelques mois, il dispose déjà de plusieurs dizaines de magasins au Maroc. Il ambitionne d’être présent sur tout le territoire d’ici cinq ans et vise la création de 5.000 emplois.

Origine, tour de table, spécificités… ce que l’on sait de Kazyon

L’aventure a démarré en Egypte en 2014, avec son fondateur Hassan Heikal. Mais c’est en 2020 seulement que Kazyon Egypte prend son envol.

Le groupe compte aujourd’hui près de 1.000 magasins. Fort de cette nouvelle réalité, il a décidé de s’exporter vers un nouveau pays pour asseoir son modèle. Le choix s’est porté sur le Royaume.

Aussi, Kazyon s’est lancé début 2023, avec comme dirigeant au Maroc Mohamed Benmezouara, qui avait piloté l’implantation de BIM sur place.

La même année le groupe discount opère une levée de fonds à l’international auprès de DPI et d’autres co-investisseurs, parmi lesquels British International Investment (BII) et South Suez. Il s’agit d’un investissement en capital de 165 millions de dollars dans Kazyon Ltd, la société mère britannique, pour soutenir le développement de l’entreprise tant sur le marché égyptien que sur le continent africain.

Le premier magasin marocain a ouvert ses portes fin octobre 2023. Huit mois plus tard, Kazyon dispose de plus de 80 unités au Maroc. Le groupe est présent à Kénitra, Salé, Rabat, Casablanca, et sur l’axe entre Mohammédia et Casablanca, ainsi qu’à El Jadida, Azemmour, Settat et Berrechid. « Tous ces magasins se trouvent autour de sa plateforme à Mohammédia, un choix fait en vrai logisticien, choisissant un barycentre lui permettant d’assurer le service le plus rapide à ses magasins, au coût le plus bas », nous explique une source bien informée.

La stratégie d’expansion de Kazyon prévoit, dans les cinq prochaines années, une présence sur tout le territoire, de Guergarat à Tanger. Ce qui nécessitera, en toute logique, la mise en place d’autres plateformes logistiques.

Toujours selon nos sources, « Kazyon dispose d’un assortiment permanent d’environ 1.500 produits. Aucun n’est toutefois importé. C’est un choix stratégique du groupe de ne pas importer et de collaborer avec des fournisseurs et des partenaires locaux, qu’ils soient producteurs ou importateurs, son objectif étant de développer l’économie locale au maximum et d’encourager le made in Morocco« .

Quel positionnement dans le secteur ?

Le nouvel arrivant intègre un marché de la grande distribution où l’on dénombre peu d’acteurs en raison de la prédominance du commerce de proximité traditionnel, que les concepts discount et hard discount viennent d’ailleurs concurrencer directement.

Parmi les grandes enseignes de distribution figurent les deux leaders du marché, à savoir Marjane Holding (Al Mada) avec les hypermarchés Marjane et les supermarchés Marjane Market et, plus récemment, l’enseigne de proximité Marjane City, ainsi que le groupe Label’Vie qui déploie les hypermarchés Carrefour, les supermarchés Carrefour Market, les supermarchés Sup Eco et Atacadao, spécialisés dans l’Hyper-Cash.

On retrouve également les hypermarchés Aswak Essalam appartenant au groupe Chaabi et les supérettes BIM du groupe turc Birlesik Magazal A.S. Enfin, le groupe « Système U » se déploie sur le marché marocain à travers deux enseignes, les hypermarchés Hyper U et U Express.

Quelle place lorgne Kazyon dans ce marché ? Quel positionnement ? Le groupe se définit pour le moment comme un discounter, avec des ambitions de hard discounter.

La différence est minime, mais elle existe aux yeux des spécialistes. Le discounter adopte une politique de prix consistant à vendre moins cher que le prix habituellement pratiqué sur le marché.  Le hard discount est un commerce qui propose, sur une surface généralement comprise entre 200 et 1.000 m², un assortiment limité de produits majoritairement alimentaires à forte rotation et à prix discount, la plupart du temps sous la marque du distributeur.

« Tel qu’il est aujourd’hui, le concept de Kazyon est du discount. Qui dit discount dit des coûts minimisés, tout en gardant une très bonne qualité », précisent les sources de Médias24. « On ne peut pas encore qualifier Kazyon de hard discount, puisque sa marque propre n’a pas encore été lancée. Cela nécessite de la taille et du volume notamment, mais l’idée est là, et le groupe y travaille avec des fournisseurs locaux. Le lancement de la marque propre de Kazyon lui permettrait ainsi de baisser davantage ses prix, afin d’en faire bénéficier directement ses clients ».

Son concept : le smart shopping. La cible, ce sont des clients qui peuvent faire partie de différentes catégories socioprofessionnelles (CSP). « Des clients de la classe A qui désirent acheter smart, ou encore un client avec un faible pouvoir d’achat, intéressé par les produits de base offrant une bonne qualité », précisent nos sources. Cela se manifeste d’ailleurs dans son implantation à Casablanca, où l’on retrouve les magasins Kazyon dans le quartier des Iris, à Gauthier, ou encore à Sidi Moumen, Moulay Rachid, Ain Harrouda et Deroua.

Rude concurrence sur le segment de proximité

Bien qu’avec des nuances dans son positionnement, Kazyon vient clairement marcher sur les plates-bandes de BIM principalement, et de Label’Vie et Marjane accessoirement. Ces deux derniers ayant toujours lorgné ce segment sans jamais y investir frontalement jusqu’à récemment. Les deux leaders du marché affutent ainsi leurs nouvelles enseignes qu’ils envisagent de déployer sur le segment de proximité.

Après Xpress Market et Otop, Marjane retente l’expérience sur ce segment à travers sa nouvelle marque, Marjane City, dont le premier magasin a été lancé il y a sept mois à Rabat.

Le nouveau né du groupe Marjane est présenté comme une enseigne de proximité « dont la vocation est de rapprocher le supermarché des Marocains ». Nous n’avons pas pu recueillir plus d’éléments sur la stratégie du groupe pour cette nouvelle enseigne. Mais les annonces de recrutement laissent penser à des ouvertures prochaines, notamment à Casablanca.

Du côté de Label’Vie, on affiche clairement la couleur. Lancée en 2018, Supeco, son enseigne de proximité ou « Ultra Proxi » comme il la qualifie, va prendre plus de place dans la stratégie du groupe.

En annonçant son nouveau plan stratégique à l’horizon 2028, le groupe Label’Vie compte miser sur Supeco comme un des formats à fort potentiel de croissance.

Ce sont des magasins d’une superficie inférieure à 200 m², basés dans des quartiers à forte densité, ciblant des clients particuliers, sensibles aux prix. Ils proposent un assortiment de 1.500 références avec des coûts de distribution très bas et un back-office mutualisé

Label’Vie compte en faire un modèle industrialisé et automatisé. Avec 19 points de ventes en 2023, il envisage de porter le réseau Supeco à 409 magasins en 2028. Cette enseigne, qui ne représente aujourd’hui que 1% dans la structure des ventes du groupe, va passer à 7%.

En attendant, un duel BIM-Kazyon ?

Si Marjane et Label’Vie ont décidé de s’attaquer plus sérieusement à ce segment, il n’en reste pas moins que le duel se joue aujourd’hui directement entre BIM et Kazyon pour plusieurs raisons.

Le leader du segment, BIM, qui dispose de près de 700 magasins et compte encore développer son réseau et améliorer son maillage territorial, est frontalement attaqué par le nouvel arrivant qui marche sur ses pas. Ce qui expliquerait, selon nos sources, les 80 magasins ouverts en peu de temps par Kazyon. La stratégie d’ouvertures de l’enseigne égyptienne serait calquée sur celle de BIM, en étant dans une optique de volume.

« Au fil des années, BIM a fait des études de marché, a ouvert puis refermé certains magasins pour tester des emplacements et des quartiers. C’est du temps, de l’argent et de l’investissement, sur lesquels capitaliserait aujourd’hui Kazyon », nous explique-t-on en référence à l’expérience du management actuel de Kazyon chez BIM.

Sur le terrain, la concurrence entre les deux enseignes est visible pour ceux qui y prêtent attention. Dans certaines zones, là où il y a un BIM, un Kazyon n’est pas loin. Cela pourrait se confirmer davantage avec l’ambition affichée du nouvel opérateur d’atteindre un réseau plus grand rapidement.

Les comptes officiels sur les réseaux sociaux montrent le dynamisme des deux opérateurs en matière d’ouverture de nouveaux magasins. BIM a annoncé fin juin, l’ouverture de trois magasin à un jour d’intervalle. Un à Marrakech le 27 juin et deux à Agadir le 28 juin.

Du côté de Kazyon, quatre nouveaux magasins ont été annoncés au cours du mois de mai : Casablanca, Skhirat, Azemmour et Berrechid

L’autre volet sur lequel Kazyon bouscule BIM, c’est celui de la communication. Ayant des cibles similaires, Kazyon utilise, inévitablement, une approche de communication tournée autour des prix bas, des promotions et de la notion des « bonnes affaires ».

Est-ce que le Turc, principalement, et les Marocains, accessoirement, doivent craindre un chamboulement ou une perte de part de marché ? « Sur le court terme, il n’y a pas d’impact », assurent plusieurs sources.

Et d’ajouter, « l’arrivée de Kazyon permettra de moderniser l’offre et d’innover pour se différencier, mais en termes de part de marché, le marché de la distribution moderne est encore grand. Il représente à peine entre 18% et 25% du commerce. Il est donc encore capable d’accueillir de nouveaux opérateurs, sans grignoter les parts de marché des autres déjà existants. Dans certaines villes, le nombre de magasins dans la grande distribution reste très faible, notamment dans la distribution moderne ».

Avec ses 80 magasins et une récente présence sur un marché où les habitudes de consommation sont déjà installées, l’impact immédiat sur la part de marché des concurrents est mineur, voir nul. Mais l’impact sur leur stratégie, lui, doit être important. Et ce, sans compter une potentielle levée de boucliers des commerçants traditionnels…