Kénitra : 145 cas d’asphyxie dans une unité industrielle

Un incident préoccupant s’est produit dans la soirée du lundi 5 mai à Kénitra, où des dizaines de travailleurs ont été victimes d’asphyxie dans une unité industrielle de la ville. Au total, 145 personnes ont été admises aux urgences de l’hôpital Zemmouri pour recevoir les soins nécessaires. Les causes de cet incident restent pour l’instant inconnues.

Selon le professeur Yassine Hafiani, directeur de l’hôpital Zemmouri, l’établissement a été confronté à un afflux massif et soudain de patients souffrant de troubles respiratoires. « Nous avons reçu environ 145 cas en très peu de temps », a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse.

Le Pr Hafiani précise que les symptômes variaient entre des troubles respiratoires légers à modérés, souvent aggravés par l’état de panique ou le stress psychologique.

« Tous les patients ont reçu l’oxygène et les soins nécessaires. Grâce à l’effort collectif des professionnels de santé, nous avons pu assurer leur prise en charge rapide et efficace. Heureusement, tous les cas ont quitté l’hôpital sains et saufs après traitement« , a-t-il rassuré.

Les circonstances exactes de l’incident au sein de l’unité industrielle (une usine de câblage) n’ont pas encore été précisées par les autorités. Une enquête pourrait être ouverte pour déterminer les causes de cette vague d’intoxication.

Saisie de près de deux tonnes de résine de cannabis à Kénitra

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cette opération a été coordonnée avec les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) aux premières heures de ce jeudi 27 mars.

Les enquêteurs ont ainsi réussi à intercepter un véhicule utilitaire sur la route reliant Kénitra et Sidi Allah El Bahraoui. Les perquisitions effectuées sur place ont permis la découverte de quelque 50 ballots totalisant 1.924 kilogrammes de résine de cannabis, en plus de plusieurs fausses plaques d’immatriculation.

Selon la même source, des investigations sur le terrain sont toujours en cours pour l’arrestation du conducteur du véhicule qui a réussi à prendre la fuite, et de ses éventuels complices.

Tanger Tech et la ZAI de Kénitra au menu du prochain Conseil de gouvernement

Le premier projet de décret porte modification du décret relatif à la création de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) de Kénitra et le second porte modification du décret relatif à la création de la zone franche d’exportation Tanger Tech.

Le Conseil suivra également un exposé du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, sur le bilan de l’action du gouvernement en lien avec ses relations avec le Parlement au cours de la session d’octobre 2024-2025 de la 11ᵉ législature (2021-2026).

Le Conseil examinera par la suite un accord de coopération dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture entre les gouvernements du Royaume du Maroc et de la République du Bénin, signé à Cotonou le 15 février 2024, et l’accord portant approbation dudit accord, ainsi qu’un accord de coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation entre les gouvernements du Maroc et de l’Angola.

A la fin de ses travaux, le Conseil examinera des propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Setexam ou la passion de l’Agar Agar transmise de grand-père en petit-fils

L’entreprise Setexam s’est imposée au cours des 6 dernières décennies comme une référence pour produire de l’Agar Agar. Cette poudre gélifiante a des potentialités énormes, malheureusement encore méconnues au Maroc. L’usine tourne à plein régime, 7 jours sur 7, avec des shifts rotatifs. Sur 7 hectares, les algues marines y sont transformées. Dès que nous franchissons le pas dans l’usine, l’odeur de la mer nous prend à la gorge et nous plonge dans ce monde passionnant de l’aquaculture.

La matière première, l’algue rouge, est transformée en Agar Agar dans cette entreprise. Ph. DR

Le secteur de l’aquaculture au Maroc en est encore à ses balbutiements, mais le potentiel est considérable. Cette année, 442 projets et fermes aquacoles affichent une capacité de production visant à atteindre 300.000 tonnes annuellement à long terme. Il existe un besoin en investissements estimés à 5 milliards de DH. Cela permettrait de créer plus de 7.000 emplois directs, répartis le long du littoral national.

L’entreprise familiale Setexam, spécialisée dans la production de l’Agar Agar, fait partie de ceux qui sortent du lot. Une des rares survivantes à produire cette poudre rare dans le Royaume. Setexam n’a fait que croître au cours des dernières décennies. C’est le grand-père Thami Lebbar qui la crée en 1960. Au début, il n’y avait qu’une seule ligne de production d’Agar Agar. Ensuite, le fils Rachid Lebbar reprend Setexam et parvient à multiplier par dix les capacités de production. Dorénavant, la société de Kénitra dispose de trois lignes de production. “Deux sont dédiées à l’agroalimentaire et à la microbiologie, et une ligne est spécifiquement réservée pour la microbiologie”, nous précise Salim Lebbar, directeur de production.

Or rouge

Leur matière première, c’est le Gelidium sesquipedale, une algue rouge très présente sur le littoral marocain. L’Agar Agar, obtenu après plusieurs étapes de production, est un agent gélifiant qui est très utilisé dans l’agroalimentaire ainsi que dans la microbiologie. Le directeur d’usine Abdelouahab Riad explique que, dans l’alimentaire, nous pouvons le retrouver dans les bonbons gélifiés, ce qu’on appelle des Jellys, dans le nappage des tartes, etc.

Les bonbons à base d’Agar Agar. Ph. DR

 

Soukaina Kerfas – Responsable R&D chez Setexam. Ph. DR

Dans la microbiologie, le produit est le seul solidifiant qui existe pour la recherche, pour les milieux de culture microbiologique, mais aussi dans “tout ce qui est électrophorèse, fragmentation et séparation des fragments d’ADN”, précise-t-il.

Dans la biologie moléculaire, l’Agar Agar permet “d’identifier la parenté d’une espèce grâce à cette molécule. C’est un produit phénoménal”, s’enthousiasme le directeur d’usine.

Production de l’Agar Agar en cours. Ph. DR

Quelques chiffres

La côte atlantique représente une richesse indispensable pour Setexam qui y trouve sa matière première, l’algue rouge. D’après Karim Lebbar, chef de projets chez l’entreprise, 80% des barques sont représentées par des coopératives, 1.000 barques rien qu’à El Jadida, et jusqu’à 200 ou 300 à Safi et Essaouira. Notre interlocuteur explique qu’il y a un quota annuel de 80% de la matière première, soit environ 20.000 tonnes d’algues humides, qui sont ensuite stockées dans les entrepôts de Setexam à El Jadida et à Essaouira, avant d’être transférées au siège, à l’usine de Kénitra.

Ph. Les barques qui assemblent les algues marines. Ph. Setexam

Pourquoi s’implanter à Kénitra ?

Le choix de s’implanter à Kénitra n’est pas anodin. Le grand-père et fondateur de l’entreprise Thami Lebbar a opté pour la ville côtière vu l’offre financière et administrative de l’époque, mais aussi vu l’abondance d’eau présente dans la région, un aspect primordial pour la valorisation de l’algue rouge, la matière première.

Durant la période de Covid-19, Setexam a pu bénéficier d’un accompagnement par Tamwilcom. Cela a permis de faciliterl’accès à toute une panoplie d’outils financiers adaptés à notre activité et à nos besoins”, indique pour sa part Youssef Sarhmouti, directeur financier chez l’entreprise familiale. Grâce à l’accompagnement financier de Tamwilcom, la société a pu renforcer sa position dans un environnement économique très compétitif et améliorer son attractivité.

Et à l’avenir ?

L’entreprise fondée par Thami Lebbar prévoit de se nationaliser et de cibler le marché marocain sur le B2C. Le petit-fils Karim Lebbar explique que Setexam a toujours opéré en B2B à l’international, mais dorénavant : “Nous allons commencer à produire des petits sachets d’Agar Agar pour viser les clients directement via des plateformes, notamment sur Internet”, précise le responsable.

La poudre d’Agar Agar, dans son étape finale de production. Ph. Setexam

Dans une optique de diversification, les dirigeants de l’entreprise ont découvert que les résidus d’algues peuvent être traités comme engrais. Les tests ont été effectués et “fonctionnent plutôt bien”, déclare Karim Lebbar.

Setexam a lancé des projets d’aquaculture à Dakhla et à Nador afin de pallier les déficits de stocks et de matière première. Pour résumer, l’entreprise familiale a encore de beaux jours devant elle.

La vague de froid provoque un retard de croissance des fruits rouges et impacte le cheptel

Le climat est particulièrement capricieux pour le secteur agricole. Après les chaleurs extrêmes estivales, actuellement, c’est le froid hivernal qui met à rude épreuve certaines plantes et incite les éleveurs à augmenter l’alimentation de leur cheptel. En revanche, les arbres de la famille des rosacées s’en tirent à bon compte.

Selon la Direction régionale de la météorologie, une vague de froid s’est abattue sur plusieurs régions du Royaume, du mardi 12 au vendredi 17 janvier. Des conditions climatiques qui persistent dans plusieurs provinces, notamment dans la partie nord, où l’agriculture occupe une place importante.

Pour commencer sur une bonne note, la filière des rosacées (abricotiers, pêchers, amandiers, pruniers…) s’accommode assez bien des températures hivernales. Selon la Direction provinciale de l’agriculture de Sefrou, où des chutes de neige étaient attendues, « les rosacées entrent en dormance et plus elles sont exposées au froid, meilleure sera leur floraison. Une floraison optimale conduit à un meilleur rendement pour l’année suivante ».

A contrario, les vergers d’avocats ne tirent pas de bénéfices du froid et encore moins de la gelée. « La vague de froid implique bien évidemment des dégâts sur les vergers », regrette Abdellah Elyamlahi, président de la Morocco Avocado Association (MAVA). En effet, la majorité des 7.500 hectares d’avocats productifs du pays s’étalent de Larache jusqu’à Kénitra, en passant par Moulay Bousselham.

Des zones agricoles où l’hiver est souvent rude. « On peut apercevoir l’effet sur le fruit lorsqu’il est touché par le gel. Il s’endurcit et ne mûrit pas, même si sa couleur qui vire au noir en donne l’impression. Il devient donc impropre à la consommation. C’est particulièrement vrai pour les exploitants qui ne possèdent pas de dispositifs anti-gel (couvertures ou toiles antigel, ndlr) », poursuit notre interlocuteur.

Le froid peut aussi avoir des impacts significatifs sur les cultures sous serre, même si ces structures sont conçues pour protéger les plantes des conditions extérieures. Dans la région du Gharb, le froid n’est pas aussi intense que dans les zones agricoles plus au nord, mais ce n’est pas pour autant que les cultures sont épargnées, à l’image des fruits rouges.

Cette filière occupe une superficie de 12.500 hectares. La répartition géographique de cette surface se décline comme suit :

– 7.290 ha dans le Gharb ;

– 4.960 ha, répartis entre Souss Massa et Dakhla.

 

Un décalage du cycle de production

Les fruits rouges nécessitent des températures chaudes (généralement entre 20 et 25 °C) pour une croissance optimale. Des températures plus basses, même dans une serre, peuvent ralentir la photosynthèse, retardant ainsi le développement des fruits. Contacté par Médias24, Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, affirme avoir constaté « un retard dans la maturation de tous les fruits rouges à cause du froid, sans exception ».

Et d’ajouter : « Cette situation perturbe le cycle et retarde la production ». Des solutions sont-elles envisageables pour réduire l’effet du froid ? « Il existe des solutions pour chauffer les serres. Mais elles sont trop coûteuses », déplore-t-il.

Même si les températures ne sont pas glaciales dans le Souss, le froid à cette période de l’année y est également problématique, pour la tomate aussi. « Il présente des risques de ralentissement du cycle de production de la tomate et donc de décaler la récolte », prévient Abdelaziz Maânaoui, président de l’Association des producteurs de Chtouka (ACPA).

S’agissant du cheptel national, il possède des prédispositions génétiques qui lui octroient une certaine immunité contre la chute des températures. « Le cheptel national est constitué de races locales qui ont développé une certaine adaptation aux conditions climatiques, sauf s’il s’agit de conditions de froid extrême », estime Jaouad Zemamou, ingénieur pastoral.

« Néanmoins, des difficultés d’approvisionnement en alimentation régulière sont rencontrées à cause des neiges ou du froid extrême, notamment en raison des fermetures des routes à cause de la neige, dans les zones de montagnes ». En conséquence, le renforcement du régime alimentaire est nécessaire.

« Il faut augmenter les rations pour le cheptel durant la période d’hiver, surtout au vu de l’état actuel dégradé des parcours à cause des sécheresses récurrentes. Nous sommes dans une période de disette où l’éleveur est amené à supporter des charges d’alimentation supplémentaires », conclut notre interlocuteur.

Setexam ouvre une nouvelle ligne de traitement des algues et de production d’agar-agar à Kénitra

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a inauguré, mercredi 15 janvier à Kénitra, une nouvelle ligne de production dédiée au traitement des algues et à la production de l’agar-agar relevant de la société Setexam.

Mobilisant un investissement de 60 millions de DH, ce projet, dont le coup d’envoi a été donné en présence de la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, vise à offrir une solution innovante pour réduire l’utilisation des pesticides chimiques.

Cette unité est la seule au Maroc à produire de l’agar-agar, a déclaré à la presse Mme Driouich, notant que le Royaume occupe la 3ᵉ position au niveau mondial après la Chine et l’Espagne pour ce qui est de la production de l’agar-agar, utilisé dans les industries alimentaire, pharmaceutique et cosmétique.

Grâce aux technologies développées au niveau de cette unité industrielle, des fertilisants foliaires destinés à l’agriculture organique seront produits permettant de se passer des pesticides chimiques, a-t-elle souligné.

Pour sa part, le directeur de Setexam, Rachid Lebbar, a souligné l’importance de l’agar-agar qui peut être utilisé dans la production d’antibiotiques.

Produit de haute qualité, l’agar-agar est commercialisé dans les marchés internationaux et dans tous les continents, a-t-il ajouté.

L’extension de cette unité, qui génère à travers ses activités 300 emplois sur site et 10.000 ramasseurs d’algues, permettra également de renforcer le tissu industriel dans la région.

(Avec MAP)

Le RNI récupère la présidence de la commune de Kénitra

Le RNI garde la main sur la présidence de la commune de Kénitra. Le mardi 19 novembre, c’est Amina Hrouza qui a réussi à succéder à Anas Bouanani qui a été révoqué, à la mi-septembre, avec deux de ses adjoints.

Amina Hrouza a été élue à ce poste par 28 voix après le retrait de deux autres candidats : Abderrahmane Belmekssiya du PJD et Kamal Raïdi du MDS.

Le 8 septembre 2021, les élections communales avaient donné gagnant le RNI qui avait remporté 14 des 61 sièges de cette commune (22,95%).

Anas Bouanani a été révoqué à la demande du gouverneur de la ville, en relation avec la gestion des affaires de la commune.

Un autre scandale secoue actuellement ce même conseil avec l’arrestation de cinq élus, en relation avec une tentative d’achat de voix. Mohamed Talmoust, candidat du MDS et principal accusé, aurait cherché à acheter les voix de plusieurs autres élus.

Le procès reprend ce 25 novembre.

Suez signe quatre nouveaux accords dans la gestion de l’eau et des déchets au Maroc

Suez, en partenariat avec Somagec et Jet Contractors, a annoncé, dans un communiqué, la mise en vigueur d’un contrat avec l’Établissement de coopération intercommunale Al Assima pour la construction et l’exploitation du Centre de traitement et de valorisation des déchets d’Oum Azza dans la région de Rabat.

Ce centre, qui reçoit 850.000 tonnes de déchets par an issus des 13 communes de la zone Rabat-Salé (plus de 2 millions d’habitants), deviendra ainsi un green landfill, c’est-à-dire un centre de traitement des déchets qui contribue à l’économie circulaire. Moins de la moitié des déchets reçus seront enfouis (47%). Les résidus liquides (lixiviat) « feront l’objet d’un traitement exemplaire, permettant notamment la production de biogaz ».

En outre, Suez s’est vu attribuer la gestion du centre de traitement et de valorisation des déchets de Kénitra, l’une des plus grandes villes du pays avec près de 500.000 habitants. D’un montant de 1,2 milliard de DH sur 20 ans, ce contrat prévoit la mise en place d’un nouveau site qui deviendra également un green landfill. Les déchets « ne seront plus seulement enfouis, mais aussi valorisés en énergie locale et durable ».

Le centre de Kénitra sera le troisième green landfill opéré par Suez au Maroc, après ceux de Rabat et de Meknès. Le site de traitement et valorisation des déchets de Meknès, premier green landfill créé par Suez dans le pays, « produit aujourd’hui 5.500 MWh/an et a ainsi atteint l’autosuffisance énergétique ».

Améliorer la performance des réseaux d’eau et soutenir la recherche

Suez a également signé un protocole d’accord avec le groupe marocain Safari en vue de créer une entreprise commune qui « fournira aux Sociétés régionales multiservices des solutions innovantes et digitales d’optimisation de la gestion des réseaux d’eau. »

Enfin, Suez réalisera, en partenariat avec la Fondation MAScIR, affiliée à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), un programme de recherche « portant sur le traitement et la valorisation des matières organiques ». Cela s’inscrit dans la continuité de la convention signée par la Fondation MAScIR et Suez en mars 2024 afin d’identifier des solutions innovantes dans le traitement et la valorisation des déchets. Le groupe étendra par ailleurs cette convention au domaine de la gestion de l’eau, et plus particulièrement à celui du dessalement d’eau de mer, conclut-on.

Kitea ouvre un nouveau magasin à Kénitra

Avec ses 4.000 m² de surface commerciale, Kitea  Géant Kénitra « propose une expérience d’achat enrichie, grâce à un agencement optimisé des espaces et des univers de produits. Bien que de taille réduite par rapport aux autres magasins ‘Géant’, ce nouveau point de vente offre une sélection rigoureuse des best-sellers et des produits adaptés à la demande locale, exposant environ 60% des collections de l’enseigne », indique Kitea dans un communiqué.

« Ce magasin incarne notre vision d’offrir des solutions d’ameublement modernes et accessibles, tout en tenant compte des spécificités locales. Nous sommes convaincus que les clients de Kénitra apprécieront l’expérience unique que ce magasin propose », a déclaré Amine Benkirane, président fondateur de Kitea.

« Le concept de ce magasin repose sur un design épuré et minimaliste, mettant en avant les produits de manière optimale. Le parcours client bien défini à travers les différents univers d’ameublement pour la maison et les espaces professionnels permet une navigation agréable et intuitive. Le plafond noir encadre les ambiances chaleureuses, offrant une expérience cosy et douillette pour les visiteurs », a explique Stéphane Joly, chief operating officer de Kitea.

Kitea prévoit de poursuivre son expansion avec l’ouverture prochaine d’un magasin à Laâyoune, a annoncé le groupe.

Les enfants des MRE rencontrent les stars du futsal lors du 25e Séjour culturel à Kénitra

Organisée dans le cadre de la 25e édition du Séjour culturel de la Fondation Hassan II pour les MRE, cette rencontre a permis à des enfants marocains venus des quatre coins du monde d’échanger avec les vedettes de l’équipe nationale de futsal, dans un climat de convivialité.

À cette occasion, un terrain baptisé « Lions de l’Atlas » a été inauguré au sein du centre socioculturel de la fondation, en présence des légendes du ballon rond national, Aziz Bouderbala et Salaheddine Bassir, ainsi que de l’entraîneur adjoint de la sélection nationale A, Rachid Benmahmoud.

Dans une déclaration à la presse, Fatiha Amellouk, directrice du pôle Art, culture et communication relevant de la Fondation Hassan II pour les MRE, a souligné que cette belle rencontre avait été organisée à la demande des enfants qui voulaient voir de près leurs idoles pour s’en inspirer et échanger quelques balles également. Et d’ajouter que cette 25e édition a accueilli 740 enfants venus rendre visite à leur mère patrie et bénéficier de toutes les activités de la fondation.

De son côté, le sélectionneur national de futsal, Hicham Dguig, s’est dit heureux et fier de partager ces moments de joie avec ces jeunes enfants des MRE, qui hissent haut les couleurs nationales là où ils atterrissent.

Il a, dans ce sens, mis en avant le rôle des Marocains résidant à l’étranger dans l’accompagnement des délégations nationales qui prennent part aux différentes échéances mondiales, à l’instar des récents Jeux olympiques de Paris, où les Lionceaux de l’Atlas ont décroché une médaille de bronze historique, de même que Soufiane el-Bakkali qui s’est adjugé l’or pour la deuxième fois consécutive.

Cette 25e édition a été organisée en trois périodes. La première, du 6 au 19 juillet, a accueilli 245 enfants ; la deuxième, du 22 juillet au 4 août, en a accueilli 240 ; et la troisième, du 7 au 20 août, reçoit en ce moment 255 enfants.

Le Séjour culturel accueille des enfants âgés de 9 à 13 ans, venant de divers pays : la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis, la Palestine, le Sénégal, le Gabon, la Tunisie…

Depuis 1998, le Séjour culturel offre la possibilité aux enfants des MRE de s’ouvrir à la culture de leur pays d’origine et de s’imprégner de leur identité marocaine, à travers des activités pédagogiques et culturelles (ateliers, sorties et visites culturelles…).

Stellantis Kénitra : un SUV Fiat et une nouvelle unité d’usinage en préparation pour 2025

Le projet d’extension de l’usine Stellantis à Kénitra, entouré de mystère depuis l’annonce du doublement de la capacité de production au Maroc fin 2022, commence à se préciser. Baptisé « Kénitra3 », ce projet verra la mise en place de deux nouvelles lignes de production dédiées à la marque Fiat, selon des sources proches du dossier.

Ces nouvelles lignes seront consacrées à la production d’un SUV en versions 4×2 et 4×4 sous la marque italienne. Bien que le modèle spécifique reste confidentiel, l’annonce par la direction du groupe que le site de Kénitra sera équipé de la nouvelle plateforme « Smart Car » laisse présager une motorisation hybride.

Lors d’une présentation aux investisseurs en juillet 2024, Stellantis a dévoilé que la plateforme « Smart Car » est une architecture conçue pour accueillir des véhicules électriques (BEV) et des voitures à essence. Cette plateforme, au design SUV, servira de base à sept nouveaux modèles du groupe, dont trois modèles Fiat. La Citroën ë-C3 a été le premier modèle à bénéficier de cette plateforme.

Compatible avec des véhicules électriques offrant une autonomie allant jusqu’à 400 km, ainsi qu’avec des motorisations hybrides, la plateforme « Smart Car » a été pensée pour être économiquement compétitive, notamment face aux constructeurs chinois, sur les marchés européen et MEA (Middle East and Africa). Cette flexibilité de production, adaptée à une échelle mondiale, justifie le choix de sa fabrication au Maroc, ainsi qu’en Amérique latine. Stellantis vise, à terme, une production avec 90% des pièces d’origine locale.

Sur le plan industriel, nos sources indiquent que l’usinage des moteurs se fera sur place. En plus de l’assemblage, une partie des composants des moteurs sera produite localement, augmentant ainsi de manière significative le taux d’intégration industrielle de l’usine de Kénitra.

Pour rappel, en novembre 2022, Stellantis avait annoncé un investissement de 300 millions d’euros pour doubler la capacité de production de son site de Kénitra. D’ici 2025, l’usine devrait atteindre une capacité de production de 450.000 véhicules par an, avec un taux d’intégration locale de 70%.

Intoxication à l’alcool frelaté à Sidi Allal Tazi : 7 personnes placées en détention

Les résultats de l’enquête ont révélé que les victimes avaient consommé du méthanol, une substance alcoolique toxique, ce qui a conduit à la mort de certaines d’entre elles, tandis que d’autres ont reçu des soins et ont quitté l’hôpital, et que d’autres encore sont toujours en traitement, indique un communiqué du procureur général.

Les résultats de l’enquête ont également montré que certaines des personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire avaient apporté la substance alcoolique mentionnée à partir de magasins de production d’alcool concentré et l’avaient remise à certains distributeurs de cette substance enivrante, qui l’ont vendue à plusieurs personnes lors d’une fête, où elles ont souffert de divers maux après l’avoir consommée, ce qui a conduit à la mort de certaines d’entre elles, indique la même source.

Sur la base de ces informations, le parquet a présenté une requête pour la réalisation d’une enquête contre les individus soupçonnés d’avoir délibérément fourni des substances nocives pour la santé ayant entraîné des cas de mort et d’incapacité physique.

Après l’interrogatoire préliminaire, le juge d’instruction a ordonné de mettre sept suspects sous mandat de dépôt et d’en placer un autre sous contrôle judiciaire à la disposition de l’enquête. Selon le communiqué, le parquet veillera à suivre les différentes étapes de l’affaire et à présenter les requêtes nécessaires pour une stricte mise en œuvre de la loi.