OCP Green Water étend son réseau : le pipeline Jorf Lasfar-Khouribga opérationnel en juin prochain
Depuis deux ans, le groupe OCP utilise 100% d’eaux non conventionnelles pour ses deux sites industriels, grâce à la mise en service des unités de dessalement de Jorf Lasfar et de Safi. Ces projets, qui visent à atteindre une capacité de production de 600 millions de mètres cubes à l’horizon 2027, s’inscrivent dans une dynamique plus large, comme l’a rappelé Ahmed Znibar, directeur général d’OCP Green Water (OGW), lors de son intervention à la 3ᵉ édition du Forum international de la chimie.
Ces projets engagés par OCP, à travers sa filiale OCP Green Water (OGW), ambitionnent trois objectifs :
Assurer l’autonomie du groupe en eau industrielle via les ressources non conventionnelles, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées ;
Participer à l’approvisionnement en eau potable (AEP) dessalée des sites où opère le groupe OCP ;
Fournir de l’eau d’irrigation aux projets agricoles à haute valeur ajoutée développés par l’université Mohammed VI Polytechnique à travers ses filiales Aradinov et InnovX.
Liaison par pipeline entre Jorf Lasfar et Khouribga
Ahmed Znibar a annoncé que le projet de liaison par pipeline entre la station de dessalement de Jorf Lasfar et Khouribga sera opérationnel dans les prochaines semaines, au plus tard fin juin 2025. D’une longueur de 219 km, ce pipeline pourra transporter jusqu’à 80 millions de m³ par an. Les travaux de mise en service sont actuellement en cours.
D’une importance stratégique pour le groupe OCP, la production de roche phosphatée repose principalement sur le site de Khouribga, qui a produit 28,2 millions de tonnes en 2024, soit environ 79% de la production totale du groupe. Compte tenu de l’importance de ce site, cette connexion hydrique permettra d’améliorer l’empreinte écologique du groupe en réduisant davantage l’impact environnemental de ses activités.
Dès mars 2026, la STEP de Marrakech, après traitement, approvisionnera les sites de Youssoufia et de Benguérir en eau traitée, tout en alimentant le nouveau site minier de Mzinda (Mzinda Phosphate Hub) en eau non conventionnelle.
Intégration locale et développement de solutions
Concernant les projets engagés par OCP Green Water, Ahmed Znibar a indiqué que le taux d’intégration locale de ses projets atteint actuellement 60% à 70%, couvrant toutes les phases du design à la construction. L’ensemble du processus est réalisé par l’écosystème industriel marocain, à l’exception de certains équipements spécifiques qui ne peuvent être fabriqués localement, tels que les pompes à haute pression et les systèmes de récupération d’énergie, dont les fabricants mondiaux se limitent à deux ou trois références.
Actuellement, OCP Green Water collabore avec InnovX, l’université Mohammed VI polytechnique (UM6P) et d’autres partenaires externes pour développer des solutions permettant la fabrication locale de certains équipements. À moyen terme, Ahmed Znibar estime qu’il serait possible d’atteindre des taux d’intégration de 80% dans les projets de dessalement.
Sur un autre axe de développement, les unités de dessalement nécessitent des opérations physico-chimiques utilisant divers consommables chimiques. Dans ce cadre, OCP Green Water collabore avec l’UM6P et d’autres partenaires externes pour développer deux nouveaux produits consommables plus économiques et écologiques, et mettre au point de nouveaux procédés et technologies innovantes afin de répondre simultanément aux objectifs de réduction des coûts et de respect de l’environnement.
Inauguration d’un nouvel arrondissement de police à Khouribga
Cet édifice sécuritaire situé dans le quartier El Byout a été inauguré lors d’une cérémonie marquée par la présence notamment du préfet de police de Béni Mellal, Tayb Ouali, du gouverneur de la préfecture de la province de Khouribga, Abdelhamid Chennouri et de diverses personnalités civiles, militaires et judiciaires.
Érigé sur une superficie de plus de 1.200 m², le premier arrondissement de police de Khouribga a été doté des ressources humaines et logistiques nécessaires de manière à répondre à l’ensemble des besoins des usagers, en particulier en ce qui concerne le traitement de leurs documents administratifs et dossiers judiciaires, conformément aux normes de qualité et d’efficacité adoptées à l’échelle nationale.
Cet arrondissement de police, qui vise à renforcer la couverture sécuritaire et à rapprocher les services de police des citoyens, comprend des espaces d’accueil, des bureaux administratifs, un bureau des enquêtes, une cellule dédiée à l’accueil des femmes victimes de violence, en plus d’autres dépendances administratives.
Vue de l’intérieur du nouveau siège du 1ᵉʳ arrondissement de police relevant du district provincial de Khouribga
Dans une déclaration à la presse, le préfet de police de Béni Mellal, Tayb Ouali, a mis en avant l’importance stratégique de cet arrondissement, situé en plein cœur de la ville de Khouribga et desservant une population de 40 mille habitants, saluant les efforts conjoints de l’ensemble des partenaires et leur adhésion active dans la mise en place d’une communication fluide et harmonieuse qui a permis de surmonter efficacement les contraintes et de garantir une efficacité maximale des services de sûreté au profit de l’ensemble des citoyens de la ville.
La DGSN s’est engagée, au cours des dernières années, dans un vaste plan de développement des infrastructures de police et de modernisation des bâtiments et des structures de sécurité, afin d’assurer des espaces de travail intégrés, à même d’améliorer les conditions de travail des fonctionnaires et d’accueil des usagers.
Grâce à ce plan, la DGSN s’assure de renforcer l’efficacité de ses services tout en offrant un environnement plus adapté aux besoins actuels, tant pour ses agents que pour la population locale.
2.000 enfants de Khouribga et Fkih Bensalah bénéficient cet été du programme « colonies de vacances »
Les colonies sont organisées comme chaque année en partenariat avec les associations locales actives dans le domaine.
Selon un communiqué de Act4community Khouribga, les colonies de vacances de cette année ont pour objectif de :
permettre aux enfants issus de familles défavorisées de passer d’agréables vacances riches en activités et en émotions ;
mettre les enfants dans des conditions et situations propices au développement de l’autonomie et de l’esprit critique ;
développer chez les enfants les capacités intellectuelles, l’esprit de volontariat, la citoyenneté et le travail d’équipe ;
promouvoir les mélanges culturels et la mixité sociale ;
sensibiliser les enfants aux enjeux de l’écologie ;
faire découvrir des pratiques variées et favoriser l’acquisition de savoirs techniques et thématiques.
Agés de 7 à 15 ans, les enfants bénéficiaires de ce programme sont issus de 35 communes des provinces de Khouribga et Fkih Ben Saleh, indique le communiqué.
Les bénéficiaires ont été identifiés par plus de 60 associations locales qui assurent la mobilisation dans le cadre du programme qui sera étalé sur 5 étapes de colonies à partir du 1 juillet au 30 août 2024, ajoute la même source. L’encadrement des enfants sera assuré par plus de 200 cadres éducatifs, dans les centres basés dans les villes côtières.
À noter que 30 associations spécialisées dans le domaine du camping et agréées par le ministère ont été sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures lancé par Act4community Khouribga pour l’encadrement des enfants.
1,5 MMDH pour une nouvelle zone industrielle à Khouribga
Au cours de cette session présidée par Adil Barakat, président du Conseil de la région, en présence du Wali de la région Béni Mellal-Khénifra et du gouverneur de la province de Khouribga, les membres de cette instance élue ont approuvé un mémorandum d’entente visant la mise en place d’un parc industriel pour un montant de 1,5 milliard de DH qui devrait générer, à terme, quelque 20.000 emplois directs.
Faisant l’objet d’un mémorandum d’entente entre le Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra, la société chinoise de la création et de la gestion de zones franches industrielles « Holley Global », le CRI, la Wilaya de la région et la province de Khouribga, ce projet sera destiné à abriter les entreprises industrielles spécialisées dans les domaines de l’automobile et des pièces de rechange, de l’électromécanique, des meubles et du textile, des appareils électroménagers, des produits électroniques, des fourrages ainsi que des produits énergétiques renouvelables.
Partenariat entre le Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra et la région Draa Tafilelt
Les membres du Conseil élu ont également approuvé un Protocole de coopération et de partenariat entre le Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra et son homologue Draa Tafilelt en vertu duquel les deux entités s’engagent à renforcer des infrastructures routières et à accélérer le désenclavement de part et d’autre.
Ce protocole ambitionne également de mettre à niveau les sites touristiques de la chaîne du Grand Atlas dans son axe reliant les deux régions et de favoriser l’échange des expériences réussies dans divers domaines.
Il a également pour finalité de soutenir les programmes de coopération dans les domaines de la formation continue des élus, des cadres administratifs et des techniciens de chaque côté.
Un complexe cinématographique dans la commune Ait Taguella
Par la suite, les membres de cette instance élue ont approuvé à l’unanimité une Convention de partenariat en vue de la réalisation d’un complexe culturel dans la province d’Azilal. Cette Convention qui lie le Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra, la province d’Azilal, le Centre cinématographique marocain, la Fondation Sawt Al Jabal pour le patrimoine et le développement durable, la SDR de développement touristique Atlas et la Société Imma Hanna consiste en la construction d’un complexe cinématographique dans la commune Ait Taguella (Ouzoud Azilal).
Le programme global du complexe qui s’étend sur une superficie couverte de 1500 m2 comprend une salle de cinéma d’une capacité de 220 places, une salle de cinéma secondaire, une bibliothèque de cinéma, une salle informatique, une salle de formation et plusieurs autres installations.
ONU-Habitat et la région Béni Mellal-Khénifra
Le Conseil de la région a, par la suite, donné son accord pour l’adoption d’un mémorandum d’entente entre le Programme des Nations unies pour les établissements humains et le Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra.
Ce mémorandum prévoit de fournir un cadre de coopération entre ONU-Habitat et le Conseil de la région en mettant l’accent sur les projets de développement territorial et sur l’implémentation d’un nouvel agenda urbain en tenant compte des objectifs de développement durable.
Ainsi, l’organisation onusienne entend renforcer les capacités des cadres et élus de la région en lien avec ses attributions respectives.
Développement des énergies renouvelables dans la région
Les membres du conseil de la région ont, ensuite, approuvé une convention de partenariat pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans la région Béni Mellal-Khénifra.
Cette convention conclue entre Innovative energy and efficiency (INEE) filiale du groupe Caisse de dépôt et de Gestion, le Conseil de la région et la Wilaya de la région Béni Mellal-Khénifra vise à promouvoir l’efficacité énergétique dans la région en travaillant sur l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique et en améliorant les performances de l’éclairage public outre la décarbonation des zones industrielles.
Intervenant à cette occasion, le président de la région Béni Mellal-Khénifra, Adil Barakat a mis en avant la dynamique que connaît la région Béni Mellal-Khénifra dans plusieurs secteurs, en particulier, l’industrie qui connaît un essor remarquable avec la mise en place de la nouvelle zone industrielle de Béni Ykhlef. Le président de la région a appelé l’ensemble des membres du conseil à adhérer à ces chantiers et à faire montre de sérieux et d’engagement responsable afin de mener à terme ces projets conformément aux calendriers établis.
Béni Mellal-Khénifra : à la découverte des mille et un territoires du Moyen Atlas
Si le Maroc est connu pour sa grande diversité paysagère, la région de Béni Mellal-Khénifra en est une bonne synthèse. On passe, en quelques minutes seulement, des grandes étendues dans les plaines aux hauteurs montagneuses escarpées. D’un climat chaud et humide à des températures fraîches et plus clémentes. D’un environnement verdoyant à des terres plus arides.
En traversant les différentes provinces de la région, on retrouve partout ces singularités propres à la géographie, à la culture et à l’histoire de ce territoire. Dans l’architecture de ses kasbahs qui témoignent de la place stratégique de la région durant des siècles, du fait de son positionnement au centre du pays. Dans l’étendue de ses lacs, conséquence de la richesse hydrologique d’une région considérée comme un château d’eau dans le pays. Dans les us et traditions de ses habitants, dont les moussems, et même les souks, qui en sont une authentique représentation.
C’est toute cette richesse visible, et une autre enfouie dans les profondeurs de cette luxuriante partie du Moyen Atlas (greniers collectifs, villages de montagnes…) qui fait de Béni Mellal-Khénifra un haut lieu touristique du Royaume où, dans la même journée, on peut sauter en parachute à 4.000 mètres d’altitude, faire une balade à cheval, faire une excursion en montagne et redescendre savourer un tajine dans la plaine, au pied et à l’abri du Moyen Atlas.
À elle seule, la province d’Azilal recèle parmi les joyaux naturels les plus ancrés dans l’imaginaire des Marocains. Bin El Ouidane, Cascade Ouzoud, Vallée Aît Bouguemez, sont les exemples les plus éloquents de la richesse naturelle d’une des plus belles provinces du Royaume.
Située au centre de l’Atlas, Azilal tire sa richesse de sa géographie au cœur des contreforts montagneux à la jonction du Moyen Atlas et du Haut Atlas. Un territoire montagneux à la biodiversité et bioclimat multiple. On y passe ainsi des sommets arides qui tutoient les nuages aux vallées riches en eau et donc cultivées, traversant par endroits des pentes boisées et forestières prisées pour le pâturage des troupeaux, et à d’autres, des plateaux vallonnés propices à l’agriculture.
C’est à cette grande diversité paysagère naturelle que l’on doit les spectaculaires chutes d’eau de plus de 110 mètres de hauteur offertes par les cascades d’Ouzoud, au cœur d’une verdoyante vallée parsemée de figuiers, d’amandiers et d’oliveraies, à 15 km de la ville d’Azilal. Ou Bin El Ouidane, littéralement « entre deux rivières », à savoir l’oued Ahensal et l’oued El Abid, une immense étendue d’eau de plus de 4.000 hectares nichée à 800 mètres d’altitude, et dont le bleu cristallin de l’eau et le vert des oliviers, sur fond rougeâtre et ocre des plaines alentours, dessine une fresque à la beauté unique. Et entre les hauteurs montagneuses et les plaines, la Vallée d’Aït Bouguemaz et son environnement oasien viennent nous rappeler la grande diversité naturelle de ce territoire qui partage les éclats ocres des territoires prédésertiques qui le bordent au Sud, les teintes végétales des plaines agricoles au Nord et les nuances boisées des parcs agro-forestiers à l’Est.
L’oued Abid en canoë-kayak.
De ce melting-pot naturel et paysager, composé de lacs, fleuves, vallées, pics montagneux, vallons, peuplés de forêts, parcs et plaines agricoles, ressort un immense potentiel de tourisme de nature que sauront assurément mettre à profit les amoureux de balades et circuits, à pieds, à cheval ou en VTT, ou les plus téméraires à travers les escalades et le trekking, ou encore ceux à la recherche d’un havre de paix, avec la pêche et le camping sauvage.
Province de F’quih Ben Salah : immersion dans l’authenticité des territoires
De toutes les provinces de Béni Mellal-Khénifra, F’quih Ben Salah est certainement celle qui a su garder tout son lustre d’antan. Une authenticité affichée aussi bien dans ses souks mythiques et atypiques que dans les campagnes alentours.
Loin de l’environnement minier la province de Khouribga limitrophe au nord, F’quih Ben Salah tient plus du paysage arboricole de la province de Béni Mellal à l’est dont elle épouse la géographie. Territoire agricole par excellence, forgé au fil des siècles par les tribus de Béni Amir et de Béni Moussa, dont le legs culturel continue d’influencer les us et coutumes locales, F’quih Ben Salah offre l’occasion d’une pleine immersion dans le véritable terroir marocain.
Le festival de F’quih Ben Salah est là pour rappeler la profondeur de l’héritage culturel de la province, un patrimoine immatériel, mais aussi matériel, sauvegardé au fil des générations depuis des siècles. Consacré à honorer le savoir-faire équestres de la région, ce sont toutes les traditions socioculturelles qui sont mises à l’honneur lors de cet événement phare de la province. Une richesse qui se vit aussi au quotidien, dans les villages et douars de la province, sublimé, chaque semaine, par les souks et marchés et leurs rituels si atypiques.
Province de Khénifra : alliance de la nature et de la culture
C’est l’alliance de la nature et de la culture. Des paysages à couper le souffle, sur lesquels s’est greffé un patrimoine culturel et historique foisonnant d’histoires et d’événements, mémoire vivante de la région et des tribus qui l’ont façonné, toujours ancrée dans les parois et les murs de ses kasbahs.
Il est vrai que dès que l’on met le pied dans la province, on est d’abord happé par la beauté naturelle du paysage où que nos yeux se posent. Située au cœur du Moyen Atlas, et à la faveur d’une pluviométrie généreuse, Khénifra propose une grande variété forestière et hydrologique. À elle seule, la province regroupe 50% des cèdres du Maroc, une richesse préservée par le Parc national de Khénifra. Elle est également connue pour être le château d’eau qui nourrit le fameux Oued Oum Errabia, qui prend sa source au cœur de la province à quelques kilomètres seulement de la ville de Khénifra.
Ce potentiel naturel, adossé à des lacs, à des fleuves, à des forêts et à des parcs, en fait une destination de premier choix pour les écotouristes. La pluralité des lacs, Aguelmane Aziza, Tiguelmamine, Ouiouane, Aguelmane Abakhane, la densité des rivières débouchant sur l’Oued Oum Errabia et les quelques affluents de ce deuxième plus long fleuve du Maroc, forment un réseau de sites idéal pour les séjours de passionnés de pêche, de rivière comme dans les plans d’eau. La région est d’ailleurs connue pour sa grande richesse en poissons d’eau douce, en particulier la truite.
Une fois reposés, les écotouristes peuvent explorer un autre trésor de la province : son histoire ancestrale. Il faut savoir que Khénifra a été au fil des siècles un théâtre grandeur nature de jeux de pouvoirs, de conquêtes, de résistance, qui sont venus étoffer une histoire ancestrale déjà riche. De cet héritage historique et culturel, la province a gardé deux grands monuments qui valent le détour et des traditions que les habitants de la région font toujours perdurer. Terre des Zayanes, tribu ancestrale qui a fait de Khénifra une place forte, on ne peut visiter la province sans se rendre à la kasbah de Moha ou Hammou Zayani, découvrir ainsi cette construction qui remontrait au règne du Sultan Almoravide Ibn Tachfine. Restaurée en 1688 par le Sultan Alaouite Moulay Ismaïl, cette kasbah a joué un rôle stratégique, au vu de sa position entre les deux capitales historiques Fès et Marrakech.
Autre vestige de l’Histoire qui se dresse toujours comme un témoignage physique d’une épopée ancestrale à forte valeur patrimoniale, la kasbah Adekhssal, dans le village éponyme. Construite en même que la kasbah Moha ou Hammou Zayani, elle servait alors de forteresse militaire pour les Almoravides dans la région.
Quelle est l’offre touristique de Béni Mellal ? Tout ce que propose les autres provinces de la région : camping, balade, pêche, visites de site… mais avec des sensations en plus. Depuis plus de vingt ans, la province abrite des clubs de parachutisme. Un saut à une altitude de 4.000 mètres, une chute à une vitesse de 200 km/h et la garantie de sensations fortes et d’une montée rapide d’adrénaline. C’est aussi une des plus importantes attractions touristiques de la région. Ces clubs accueillent chaque hiver des élèves d’écoles françaises qui viennent améliorer leur saut, mais aussi les résidents, marocains et internationaux, des hôtels de la région.
Alors, une fois dans l’air, quand on ouvre le parachute à 1.500 mètres d’altitude, on a tout le loisir d’admirer le paysage typique de la province, située en piémont. De la plaine agricole au pied de la chaîne montagneuse du Moyen Atlas, il faut se munir d’une carte de la province et partir à l’aventure pour découvrir les joyaux naturels de Béni Mellal. Première halte à 1.000 m d’altitude dans la bien nommée « perle de l’Atlas » : El Ksiba. Nichée dans les premières collines rocheuses en face de la pleine de Béni Mellal, le village, qui fut jadis une des plus grandes villes du Moyen Atlas, est entouré de forêt et d’une flore riche et verdoyante une grande partie de l’année, à la faveur des réserves d’eau issues des précipitations neigeuses de l’hiver.
Quelques kilomètres plus loin, cette fois à 1.200 m d’altitude, se dresse le parc national de Taghbalout, dont les espaces verts proposent une multitude d’activités de plein air : randonnées équestres et pédestres, VTT, camping… Doté d’un centre d’estivage, le site est devenu au fil des années le point de départ de la plupart des balades, circuits d’excursion et des escalades dans cette partie du Moyen Atlas, notamment vers Imilchil. Mais avant d’arriver vers la petite ville du Haut Atlas, une escale à Tizi N’Isli s’impose. Le site, tout comme Aghbala à l’est, ou Boutferda au sud, est la meilleure représentation du village amazigh typique de la région.
Outre ses villages et circuits montagneux, la province de Béni Mellal regorge de greniers collectifs, des œuvres d’art autant qu’ils furent des lieux de stockage qui témoignent, des siècles plus tard, de l’ingéniosité des tribus peuplant le Moyen Atlas. Sans oublier bien sûr les différentes kasbahs, celles érigées au cœur de ce qui est devenu la ville de Béni Mellal, dans les environs de la ville et dans la province. Sport, histoire, nature, patrimoine, culture, détente… Béni Mellal offre des activités pour tous les goûts.
Province de Khouribga : forêts, sources et réserves naturelles
Dans l’imaginaire marocain, Khouribga renvoie à la naissance de l’industrie minière du Maroc, avec le lancement de l’exploitation du phosphate dans les années 1920. C’est une vocation que la ville arbore fièrement, au point d’en faire un vecteur de valorisation de la richesse matérielle et immatérielle de la province.
Les différentes découvertes paléontologiques réalisées dans la région ont conduit à la création d’un Musée national des mines de phosphate que nombre de chercheurs et passionnés de paléontologie fréquentent régulièrement. La ville et ses alentours abritent également un certain nombre d’événements culturels, comme le Moussem de Sidi Bouabid Cherki, un pilier du rayonnement spirituel de la province. Et au milieu de l’environnement minier austère caractéristique de la région, surgissent ici et là des bouts de nature qui atténuent le climat semi-aride chaud caractéristique de la province, comme le massif forestier Khatouat, un site qui s’étend sur une étendue de 5.000 ha, les sources de Aïn Khaicher à une dizaine de kilomètres de Oued Zem ou, enfin, la réserve naturelle Bouassila, un site d’intérêt biologique et écologique d’une superficie de 250 ha, appelé aussi « réserve de gazelles ».
Akdital met en service la Clinique internationale de Khouribga
Le groupe Akdital poursuit sa stratégie de déploiement et de maillage territorial en inaugurant une nouvelle infrastructure de santé à Khouribga, la Clinique internationale de Khouribga.
La Clinique internationale de Khouribga (CIK) est un établissement multidisciplinaire de 100 lits. Elle dote la ville de Khouribga de son premier centre d’oncologie, de sa première salle de cardiologie interventionnelle et du premier service de réanimation aux standards internationaux. Un investissement de plus de 220 millions de dirhams et plus de 250 emplois directs.
Le centre d’oncologie comprend 13 fauteuils de chimiothérapie, 2 bunkers pour la radiothérapie équipés d’un accélérateur de dernière génération garantissant la qualité et la sécurité des soins.
La CIK offre une salle de cathétérisme, équipement indispensable pour la prise en charge, notamment, de cavités et vaisseaux du cœur par voie endo-vasculaire, artérielle ou veineuse. De nombreuses interventions peuvent y être réalisées, entre autres la dilatation d’un vaisseau rétréci ou le traitement des arythmies.
Enfin, l’établissement est doté d’un bloc opératoire de 9 salles ultra-modernes incluant 2 salles d’endoscopie et 2 unités techniques d’accouchement, assurant ainsi des soins de qualité et une expérience optimale pour les patients.
Eau agricole. À Béni Mellal-Khénifra, le fragile équilibre entre eaux de surface et ressources souterraines
À l’instar de plusieurs régions du pays, Béni Mellal-Khénifra souffre d’un déficit hydrique qui se creuse d’une année à l’autre. En conséquence, les barrages frôlent leurs plus bas niveaux historiques. Une situation qui augmente la pression sur les ressources en eau des nappes phréatiques, dont l’aquifère de Tadla. Plusieurs projets ont été lancés ou sont sur le point de l’être en vue d’en optimiser l’utilisation lors de la campagne agricole 2023-2024.
Selon la Direction régionale de l’agriculture de Béni Mellal-Khénifra, le cumul pluviométrique depuis le mois de septembre est inférieur à celui de l’année dernière. Dans le détail, les précipitations pour la saison 2023-2024 ont atteint 27 mm à fin novembre, contre 46 mm lors de la dernière campagne agricole. Un cumul en baisse de 41% par rapport à l’année dernière, dont voici la répartition provinciale :
– Béni Mellal : 48 mm ;
– Azilal : 28 mm ;
– Khénifra : 26 mm ;
– Fqih Ben Saleh : 23 mm ;
– Khouribga : 19 mm.
Les barrages ne se portent pas mieux. À la date du 12 décembre 2023, le taux de remplissage des édifices relevant du bassin hydraulique d’Oum Er-Rabia est de 4,7%, l’équivalent de 237,39 millions de mètres cubes, sur une capacité de retenue de 4,9 MMm3. Une réserve théorique car elle inclut la vase.
Le barrage de Bin El Ouidane ne contient pas plus de 58 Mm3 (4,7%), sur une capacité de stockage de 1,2 MMm3. De son côté, la retenue d’eau artificielle Ahmed Al Hansali dispose d’à peine 43 Mm3, sur une capacité de stockage de 669 Mm3. De fait, la dotation agricole à partir des barrages ne dépasse pas 56 Mm3.
Cette situation n’est pas idéale lorsqu’il faut irriguer une superficie de 205.000 hectares sur les 721.000 ha que compte le programme d’assolement prévu par la DRA de Béni Mellal-Khénifra. C’est pourquoi plusieurs projets sont en cours afin d’économiser et de valoriser les ressources en eau dont dispose la région.
D’autant plus que la superficie irriguée équipée en goutte-à-goutte est passée de 950 ha/an avant le Plan Maroc vert à une moyenne de 3.000 ha/an ces dernières années, pour atteindre actuellement 62.000 ha en 2023 et 69.000 ha en 2024.
Modernisation des canaux et forage de nouveaux puits
Ces terres sont irriguées par des sources souterraines. Pour ce faire, 17 puits et 84 km de séguias supplémentaires seront aménagés. Sans oublier l’acquisition de 45 réservoirs d’eau. En outre, plusieurs travaux ont récemment été entamés dans le cadre du projet de Résilience et de durabilité des eaux d’irrigation (REDI). Le REDI prévoit notamment la reconversion de l’irrigation de surface en irrigation localisée sur une superficie de 4.700 ha, la modernisation du canal Zidania et la construction d’un bassin de régulation hydraulique.
D’un coût de 660 MDH, ce projet, financé par la Banque mondiale, a pour objectif d’augmenter le taux d’efficience de l’irrigation de 50% à 90%, d’améliorer les rendements agricoles et d’introduire des cultures à haute valeur ajoutée.
À ce titre, les travaux de réalisation du canal de raccordement, des adducteurs et des réseaux de distribution pour approvisionner une superficie de 3.200 ha ont d’ores et déjà été lancés. Ce projet, d’un coût de 136,5 MDH, bénéficiera à 900 agriculteurs de la province de Fkih Ben Saleh, plus précisément dans la commune de Bni Moussa.
La modernisation du canal Zidania dans la commune de Beni Amir, sur une longueur de 24 km, sera utile pour irriguer environ 30.000 ha pour un budget de 330 MDH. Enfin, la construction d’un bassin de régulation hydraulique vise à irriguer 9.300 ha relevant de la commune de Bni Moussa.
Le bassin en question a une capacité de retenue de 100.000 m3. Les travaux, qui nécessitent un investissement de 61 MDH ont atteint un état d’avancement de 35%. Cela dit, l’eau souterraine, qui est la pierre angulaire de ces projets, gagnerait à être préservée de la pollution.
« Avec le temps, les eaux usées domestiques sont devenues une grande source de contamination des nappes« , précise le Pr Hssaisoune, docteur en géologie, spécialité hydrogéologie-géophysique, à l’Université Ibn Zohr à Agadir. « Surtout lorsque les eaux des nappes étaient proches du sol », poursuit-il. C’est justement le cas de la nappe de Tadla, dont la pollution par les nitrates est élevée.
« Le problème de cette nappe, c’est qu’au niveau de la zone de Béni Amir et Béni Moussa, l’aquifère était très proche de la surface, notamment dans les années 1990 », reprend notre interlocuteur. À tel point que parfois, lorsqu’il pleuvait, l’eau de la nappe remontait et provoquait des inondations au niveau des habitations, dans une plaine qui était alors très peuplée.
Améliorer les techniques d’irrigation
En d’autres termes, la combinaison d’un niveau très proche du sol et d’un assainissement peu développé a facilité la contamination de la nappe par les nitrates. « Il y avait également une intense activité industrielle avec les usines de raffinement du sucre qui produisaient des déchets qui atteignaient la nappe quand il pleuvait ».
De surcroît, la plaine de Tadla fait partie des derniers périmètres agricoles à opter pour des techniques d’irrigation modernes. « D’ailleurs, aujourd’hui encore, certains agriculteurs utilisent des méthodes d’irrigation traditionnelles », déplore ce spécialiste en hydrogéologie-géophysique.
En effet, jusqu’à la fin des années 2010, les agriculteurs utilisaient des techniques d’irrigation traditionnelles, à l’image du drainage et des lâchers d’eau dans les champs. « Ce qui fait qu’une grande quantité d’eau s’infiltre vers les nappes. Il y a un lessivage qui s’opère quand l’eau entre en contact avec les fertilisants, qui sont très solubles dans l’eau. Ce qui implique une pollution des nappes par les nitrates », explique le Pr Hssaisoune.
Ainsi, l’utilisation des techniques de micro-irrigation a permis de réduire l’infiltration de l’eau agricole dans les nappes car, dans le cas du goutte-à-goutte par exemple, « l’eau reste majoritairement en surface. Il n’y a plus qu’une petite quantité qui atteint la nappe, par rapport aux anciennes méthodes d’irrigation », conclut notre interlocuteur.
Zoom sur la campagne agricole 2023-2024 dans la région de Béni Mellal-Khénifra
En contrebas des cimes du Moyen Atlas, les plaines agricoles des cinq provinces de la région de Béni Mellal-Khénifra sont indispensables au pays en matière de production végétale et animale. Représentant environ 10% de la superficie agricole utile au niveau national, les périmètres agricoles de Béni Mellal-Khénifra connaissent un début de campagne où l’emblavement des céréales bat son plein.
Alors que les dernières récoltes oléicoles et agrumicoles sont au mieux moroses, les agriculteurs placent de grands espoirs dans la campagne agricole 2023-2024. Cependant, avec une dotation agricole en baisse à partir des barrages (56 Mm3), le déficit pluviométrique ne plaide pas pour l’optimisme.
Contactée par Médias24, la Direction régionale de l’agriculture (DRA) de Béni Mellal-Khénifra fait état d’un cumul pluviométrique inférieur à celui de l’année dernière. Les précipitations pour la saison 2023-2024 ont atteint 27 mm à fin novembre, contre 46 mm lors de la dernière campagne agricole. Un cumul en baisse de 41% par rapport à l’année dernière, dont voici la répartition provinciale :
– Béni Mellal : 48 mm ;
– Azilal : 28 mm ;
– Khénifra : 26 mm ;
– Fqih Ben Saleh : 23 mm ;
– Khouribga : 19 mm.
Le canal qui traverse la commune d’Afourer.
721.000 ha de superficie cultivée
Ce déficit hydrique a évidemment des répercussions sur les superficies cultivées. La superficie agricole utile de 960.000 hectares (205.000 ha irrigués) n’a pas été exploitée à son maximum par le programme d’assolement automnal relatif à la campagne 2023-2024, puisque ce dernier prévoit une superficie cultivée de 721.000 ha, dominée par les céréales. Elle se répartit comme suit :
– céréales : 600.000 ha ;
– betterave sucrière : 13.340 ha ;
– légumineuses : 9.100 ha ;
– culture fourragères : 86.000 ha ;
– multiplication des semences certifiées : 6.500 ha ;
– cultures maraîchères : 3.800 ha.
Un champ de céréales à Afourer.
En plus des céréales, l’arboriculture est l’une des filières phares de la région, à laquelle plusieurs milliers d’hectares sont consacrés. Les grenades et surtout les agrumes ont acquis une renommée internationale, comme en témoigne la mandarine Nadorcott. Voici le programme d’assolement arboricole détaillé :
– olivier : 102.500 ha ;
– agrumes : 18.900 ha ;
– pommier : 5.000 ha (58.000 t de production moyenne) ;
– grenadier : 2.800 ha ;
– caroubier : 12.000 ha (10.000 t de production moyenne).
Un verger d’agrumes dans la province de Béni Mellal.
Par ailleurs, les capacités de production végétale de la région englobent également des cultures à haute valeur ajoutée, comme le safran (350 ha) et le sésame, à hauteur de 850 ha, soit 90% de la superficie nationale, pour un rendement moyen de 8,2 quintaux par hectare.
Pour clore le chapitre des capacités productives de la campagne 2023-2024, il convient de faire le point sur la production animale dans la région. Béni Mellal-Khénifra compte 100.000 vaches laitières, dont 30.000 vaches de race pure. La production moyenne de lait est d’environ 280 millions de litres (12% de la production nationale).
Concernant la production de viande rouge, elle est de 75.000 t en moyenne (12% de la production nationale). Le cheptel est quant à lui composé de 4,2 millions de têtes :
– bovins : 365.700 têtes ;
– ovins : 2,9 millions de têtes ;
– caprins : 970.000 têtes.
Les résultats de la campagne 2022-2023
Avec un cumul pluviométrique de 242 mm lors de la campagne 2022-2023, les principaux résultats enregistrés en matière de production agricole dans la région Béni Mellal-Khénifra s’établissent comme suit :
– céréales : 6,1 Mq, soit une hausse de 1,7% par rapport à 2021-2022 ;
– cultures sucrières : 222.000 t, soit une baisse de 55,6% par rapport à la précédente campagne ;
– agrumes : 196.000 t, soit une baisse de 57,7% par rapport à 2021-2022 ;
– oléiculture : 136.000 t, soit une baisse de 37,1% par rapport à 2021-2022 ;
– sésame : 850 ha (90% de la superficie nationale) pour une production de 700 t (95% de la production nationale) ;
– grenadier :2.780 ha pour une production de 39.000 t (50% de la production nationale) ;
– niora : 701,5 ha cultivés à Afourer, Oulad Mbarek et Fqih Ben Saleh, pour une production de 18.160 t ;
– viande rouge : 80.000 t (-5,9% par rapport à 21-22) ;
– viande blanche : 50.000 t (-9% par rapport à 21-22) ;
– lait : 170 millions de litres (-27,7% par rapport à 21-22) ;