Aéroport Mohammed V de Casablanca : les détails des deux AMI pour le nouveau terminal

Le premier AMI concerne le choix d’un gestionnaire de programme, chargé d’accompagner l’ONDA dans la supervision globale du projet (bâtiment terminal, pistes, zone taxis, bâtiments annexes) et la coordination de l’ensemble des parties prenantes, selon les standards internationaux.

Les objectifs de ce nouvel AMI sont :

identifier les entreprises ou groupements d’entreprises disposant des qualifications et des capacités techniques, managériales, juridiques et financières pour assurer le rôle de gestionnaire sur l’ensemble du projet ;

recueillir les informations sur l’expérience et les références des concurrents ;

préparer la prochaine étape de l’appel à la concurrence pour la réalisation de la mission du gestionnaire du projet de construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V.

Les entreprises ou groupements retenus seront d’abord mobilisés sur les volets liés à l’ingénierie. Ils auront pour mission de revoir l’ensemble des études existantes, de formuler des recommandations précises sur le respect du calendrier et des contraintes budgétaires, et de procéder à l’élaboration des études techniques liées aux infrastructures. Durant la phase d’exécution, ils devront assurer le suivi de la conception, détecter les écarts éventuels et proposer les ajustements nécessaires. En phase de mise en service, ils accompagneront le maître d’ouvrage pour garantir la conformité des ouvrages au design initial, finaliser les documents du projet et en assurer la collecte.

En matière d’approvisionnement, les prestataires élaboreront les dossiers de consultation, définiront les critères d’évaluation des offres et réaliseront les analyses techniques nécessaires. Ils veilleront ensuite au suivi des achats, à la coordination logistique avec les fournisseurs et à la bonne exécution des contrats. Lors de la mise en service, ils apporteront leur appui au maître d’ouvrage dans les opérations de réception des équipements.

Pour la gestion de la construction, ils auront à établir le plan de mobilisation du chantier, organiser les installations temporaires et définir les procédures opérationnelles. Pendant l’exécution, ils devront coordonner les différents intervenants, diriger les réunions de chantier, superviser les travaux et veiller au respect des normes de qualité, de sécurité et d’environnement. Ils interviendront également pour préparer la mise en service et valider l’achèvement des travaux.

Concernant le pilotage et le contrôle du projet, les missions porteront sur la planification budgétaire, le suivi des indicateurs de performance, la cartographie des risques, la gestion du planning global et le reporting régulier. En phase d’exécution, ils devront contrôler les dépenses engagées, gérer les opérations de test et de réception, préparer la documentation finale et assurer un suivi rigoureux du projet. L’audit final et le transfert du projet au maître d’ouvrage seront également à leur charge lors de la phase de clôture.

Enfin, pour la gestion des réclamations, les prestataires développeront une stratégie de résolution des litiges dès la phase de planification. Ils centraliseront et géreront administrativement les réclamations, contrôleront la conformité contractuelle et interviendront en appui pour leur résolution. Lors de la mise en service, ils s’assureront de la clôture de tous les contentieux et valideront le respect des obligations contractuelles de l’ensemble des parties prenantes.

Un deuxième AMI pour la construction

Le deuxième AMI concerne la construction du bâtiment tous corps d’état (TCE) du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V, incluant les missions suivantes :

– Construction d’une nouvelle zone terminale à l’aéroport Casablanca Mohammed V ;

– La conception d’ingénierie détaillée (études d’exécution) ;

– La construction du bâtiment du terminal TCE, incluant l’approvisionnement en matériaux de construction et l’intégration des lots techniques dont les équipements non spécifiques.

– La coordination et le suivi rigoureux de l’ensemble des travaux et la gestion des différentes interfaces.

À travers cet AMI, l’ONDA souhaite :

Identifier les entreprises ou groupements d’entreprises disposant des qualifications et des capacités techniques, managériales, juridiques et financières pour prendre en charge la conception détaillée, l’approvisionnement des matériaux et équipements non spécifiques, ainsi que la construction complète (tous corps d’état-TCE) de l’ouvrage du nouveau terminal à Casablanca.

Recueillir les informations sur l’expérience et les références des concurrents.

Préparer la prochaine étape de l’appel à la concurrence pour la réalisation du projet de construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V en type « conception-réalisation« .

Une capacité d’environ 30 millions de personnes

La capacité de ce nouveau terminal s’élèvera à environ 30 millions de personnes, avec des jetées extensibles d’une capacité de 20 millions de personnes. Il devrait disposer des installations aéroportuaires de dernière génération, notamment le système automatique de traitement des bagages.

Un ensemble de bâtiments sera également construit sur cette nouvelle zone, pour les besoins des opérations aéroportuaires, notamment :

– Côté ville : aménagement extérieur, parkings de voiture, aménagement d’une nouvelle voie d’accès au terminal ;

– Côté air : construction d’une troisième piste parallèle indépendante avec les voies de circulation associées, construction de parkings avions et de bretelles de liaison.

La surface globale du terminal s’étend sur 450.000 m², et sa superstructure sera en charpente métallique. Les parties enterrées seront pour leur part en béton armé.

Ce nouveau terminal sera également connecté à la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, offrant aux voyageurs un accès rapide et fluide vers les principales villes du Maroc.

https://medias24.com/2025/05/07/deux-appels-a-manifestation-dinteret-internationaux-pour-le-nouveau-terminal-de-laeroport-mohammed-v-de-casablanca/

« Aéroports 2030 » : 28 MMDH pour les principaux projets de modernisation et d’extension

Dans le cadre du projet d’extension de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, une gare ferroviaire dédiée au train à grande vitesse sera construite pour permettre aux voyageurs de relier Marrakech à l’aéroport en 50 minutes, et Tanger en une heure et demie, a rappelé le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, le lundi 21 avril, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants.

Comme déjà rapporté par Médias24, il n’est pas question de construire un deuxième aéroport à Casablanca, mais bien d’étendre les infrastructures existantes. Cela passera notamment par la construction d’un troisième terminal, l’aménagement d’une nouvelle piste et la réhabilitation des deux terminaux actuels.

Le ministre a également précisé que le nouvel aéroport de Casablanca, grâce à son futur terminal, permettra de relier le Royaume à de nombreuses destinations long-courriers, de plus de huit heures de vol. Cette extension s’inscrit dans les préparatifs visant à doubler la flotte de Royal Air Maroc, qui passerait de 50 à 100 avions d’ici 2030.

Au-delà de Casablanca, d’autres projets d’extension sont en cours, notamment à l’aéroport Rabat-Salé, dont la capacité atteindra 4 millions de passagers, à celui de Fès, qui pourra accueillir jusqu’à 5 millions de passagers, ainsi qu’à l’aéroport Sania Ramel de Tétouan, dont la capacité passera à 2 millions de passagers. D’autres aéroports sont également concernés.

En 2024, les aéroports du Royaume ont enregistré plus de 34 millions de passagers, un chiffre appelé à croître dans le cadre de la vision « Aéroports 2030 », qui vise un total de 80 millions de passagers à l’horizon 2030.

Le ministre a rappelé que cette vision prévoit l’agrandissement de plusieurs infrastructures, notamment la construction d’un nouveau terminal moderne à l’aéroport Mohammed V, sur une superficie de 800 hectares. Les procédures de passation des marchés publics sont quasiment finalisées. À terme, cet aéroport pourra accueillir 40 millions de passagers.

Il a souligné que les aéroports concernés par cette vision incluent ceux des villes hôtes de la Coupe du monde, telles que Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir, mais aussi d’autres villes voisines, afin de favoriser le développement et la cohésion économique et sociale à l’échelle nationale.

Dans le même esprit, plusieurs mesures ont été prises pour améliorer la fluidité des déplacements dans les aéroports. Parmi elles, la suppression des scanners à l’entrée, la réduction du temps de débarquement à moins de 25 minutes, l’amélioration des conditions d’accès et l’adoption prochaine de dispositifs électroniques tels que les portiques automatisés et l’utilisation généralisée des passeports biométriques.

Le cabinet allemand Roland Berger assistera le Maroc dans la mise en place du programme « Aéroport 2030 »

Selon le média spécialisé Consultor, le gouvernement marocain vient de mandater Roland Berger pour restructurer le trafic aérien de vingt aéroports dans le cadre du programme national « Aéroports 2030 ».

Cette mission est pilotée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) sous la houlette de son nouveau directeur Tarik Talbi, l’objectif étant d’optimiser les flux aériens nationaux. « Elle relève d’une stratégie plus large visant à augmenter la capacité des aéroports marocains de 30 millions à 80 millions de passagers d’ici 2030″.

Le cabinet Roland Berger renforce ainsi son ancrage au Maroc après avoir déjà conseillé des entités publiques comme l’ONDA, l’ONEE et l’Agence nationale des ports, poursuit la même source.

Roland Berger, qui dispose d’un bureau à Casablanca, fut également le cabinet qui accompagna la Confédération africaine de football (CAF) dans le choix du pays organisateur de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Le rapport du cabinet avait conduit à la sélection du Maroc, conclut-on.

ONDA : priorité à la stratégie « Aéroports 2030 » après une année 2024 record

L’Office national des aéroports a tenu, ce mercredi 2 avril, son conseil d’administration au siège de l’Office à l’aéroport Casablanca Mohammed V. Présidée par Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la logistique, et en présence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, le conseil a permis de passer en revue les réalisations de l’exercice 2024, les projections pour 2025 ainsi que l’avancement des projets structurants dans le cadre de la stratégie « Aéroports 2030 ».

Selon un communiqué de l’ONDA, le chiffre d’affaires a atteint plus de 5,4 milliards de DH, en augmentation de 14% par rapport à 2023. Le résultat d’exploitation a, quant à lui, progressé de 34% à 1,9 MMDH. Ces performances ont amélioré la capacité d’autofinancement de l’Office, qui a atteint 2,1 MMDH, en hausse de 8%.

Trafic record en 2024 et amorçage d’une nouvelle vision

Le trafic aérien a enregistré un record en 2024, atteignant 32,7 millions de passagers, soit 21% par rapport aux performances de 2023. Cette forte progression a été réalisée grâce notamment au lancement d’une vingtaine de nouvelles liaisons internationales reliant Casablanca, Tanger, Tétouan et Marrakech aux principales villes européennes, ainsi qu’au renforcement des lignes domestiques, ajoute la même source.

L’ONDA a connu, par ailleurs, plusieurs projets de transformations et de réalisations majeures durant l’année écoulée, témoignant de la dynamique de transformation engagée. La stratégie « Aéroports 2030 » a ainsi été amorcée en décembre 2024 à travers la présentation de ses grandes lignes aux cadres et collaborateurs de l’Office.

Des nominations stratégiques ont également été effectuées en 2024, notamment l’installation de nouveaux directeurs aux aéroports de Casablanca Mohammed V, Nador El Aroui, Al Hoceima Cherif Al Idrissi, Tétouan Sania R’mel et Laâyoune Hassan 1er.

Côté infrastructures, l’ONDA a entamé un véritable chantier d’amélioration de ses plateformes aéroportuaires visant notamment l’aéroport Casablanca Mohammed V à travers la mise en service d’une nouvelle zone de transit.

L’Office a également lancé la construction d’un nouveau terminal à Casablanca. Véritable prouesse technique, il aura une capacité de 20 millions de passagers par an et devrait voir le jour en 2029.

Le nouveau terminal de l’aéroport de Rabat sera livré avant la fin de l’année. Ce projet qui vise à doter la capitale du Royaume, d’une nouvelle infrastructure aéroportuaire moderne et de référence, dotée des équipements aéroportuaires de dernière génération, permettra une capacité d’accueil additionnelle de 4 millions de passagers par an.

Une dynamique qui se poursuivra en 2025

Concernant les perspectives 2025, le trafic devra poursuivre sa dynamique avec une hausse de 15% à 37,6 millions de passagers. L’année en cours sera ainsi résolument tournée vers l’implémentation de la stratégie « Aéroports 2030 », le renforcement de l’investissement, l’amélioration de l’expérience client et la préparation de la Coupe du monde de football 2030, ajoute l’ONDA.

Le budget 2025 s’inscrit ainsi dans une logique de croissance soutenue, à travers des investissements de 13,2 MMDH. Cette enveloppe sera consacrée principalement à l’extension des aéroports des villes hôtes de la Coupe du monde 2030, la mise en chantier du nouveau terminal à l’aéroport Casablanca Mohammed V, l’extension des aéroports de Tanger, Agadir, Fès et Marrakech et à la finalisation des nouveaux terminaux à Rabat-Salé et à Tétouan Saniat R’mel.

À la fin de leurs travaux, les membres du conseil d’administration de l’ONDA ont salué les performances réalisées en 2024, rendu hommage aux équipes de l’Office pour leur engagement et, enfin, réaffirmé leur adhésion à la stratégie « Aéroports 2030 », conclut le communiqué.

Voici à quoi ressemblera le nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V de Casablanca

L’Office national des aéroports (ONDA) s’apprête à lancer un grand chantier pour le nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V de Casablanca.

Conçu en forme de « H », ce projet ambitieux vise à répondre aux exigences d’un fonctionnement Hub conforme aux standards internationaux, notamment en termes de temps de connexion, de traitement des bagages et de taux d’utilisation des passerelles, explique l’ONDA dans un communiqué. Il permettra également de répondre aux besoins de l’évolution prévisionnelle du trafic aérien, en particulier celui lié au programme de développement de Royal Air Maroc.

Ce nouveau terminal sera connecté à la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kenitra–Marrakech, offrant aux voyageurs un accès rapide et fluide vers les principales villes du Maroc. À l’image des plus grands aéroports internationaux tels que Paris-Charles de Gaulle, Londres-Heathrow ou encore Hong Kong International, cette infrastructure moderne vise à renforcer l’intermodalité des transports et à améliorer l’expérience des passagers, souligne la même source. Cette connexion ferroviaire permettra non seulement de réduire considérablement les temps de trajet entre Casablanca et d’autres pôles stratégiques, mais aussi de soutenir la croissance du trafic aérien en facilitant l’accès à l’aéroport pour les voyageurs nationaux et internationaux, ajoute l’ONDA.

Le nouveau terminal comprendra également une nouvelle piste parallèle de 3.700 m sur 45 m avec ses voies de circulation et les infrastructures aéronautiques associées ; ainsi que des parkings avions ; une nouvelle tour de contrôle d’une hauteur d’environ 42 m.

Les différentes composantes du terminal offriront une expérience qualitative entièrement réinventée aux voyageurs, optimisant leur mobilité, leur confort et leur accueil, décrit l’ONDA. Il sera disposé sur trois niveaux principaux et intègrera une oasis de verdure, des zones de commerce, une grande zone de Duty Free, des salons VIP et un hôtel, tous dotés de vues imprenables sur les pistes.

Les différents appels d’offre pour la construction seront lancés dans les mois à venir. Celui du terrassement a déjà été lancé. La livraison du nouveau terminal est prévue en 2029.

Un design inspiré des vagues de l’Atlantique

Conçu comme un manifeste architectural, le nouveau terminal de Casablanca puise son inspiration dans les forces naturelles de l’océan Atlantique. Les lignes courbes et fluides de son architecture évoquent la puissance et la délicatesse du mouvement de l’eau, symbolisant l’équilibre entre force et sérénité, détaille le communiqué de l’ONDA. Ce terminal incarne la vision d’un « Maroc, porte de l’Atlantique » où la fluidité des formes résonne avec l’énergie des vagues. Les vastes espaces ouverts, inspirés par l’horizon sans limite de l’Atlantique, traduisent l’aspiration du Maroc à s’imposer comme un carrefour stratégique des échanges mondiaux.

L’architecture puise dans les formes, les couleurs et les matériaux qui reflètent la diversité du Royaume : les motifs géométriques d’inspiration andalouse, les tapis berbères des montagnes de l’Atlas et les arcs élégants des médinas se fondent dans une vision harmonieuse et avant-gardiste.

Les jardins occupent une place centrale dans le projet du terminal. En intégrant deux zones arborées et végétalisées, sous forme d’oasis, au sein de l’aéroport, l’ONDA entend offrir aux voyageurs une expérience immersive, moderne, valorisant le patrimoine naturel marocain, note le communiqué.

La toiture recouvrant le terminal représente un véritable chef-d’œuvre architectural. Le calepinage du « soffite », les parties en surplomb, se réfère au « bejmat ». Il est conçu avec une trame hexagonale, revêtue d’ocre, telle une ode à l’architecture marocaine traditionnelle et un hommage aux provinces du Sud. Cette référence au zellige en terre cuite apporte également une touche chaleureuse et accueillante à l’aéroport, avec une texture subtile et naturelle, contrastant avec la contemporanéité du geste architectural.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/02/18/adel-el-fakir-devoile-les-premieres-donnees-de-la-nouvelle-strategie-aeroports-2030/

Le double contrôle remplacé par des portillons automatiques à l’aéroport de Casablanca

Avec cette mesure, les passagers bénéficieront d’un passage plus fluide aux frontières, réduisant ainsi les files d’attente et améliorant l’expérience du voyage, indique un communiqué de l’Office national des aéroports (ONDA). Cette mesure sera progressivement étendue à l’ensemble des aéroports du Royaume avant la saison estivale, le temps que chaque infrastructure aéroportuaire soit équipée de ces nouveaux dispositifs.

Après la suppression des scanners aux entrées, la mise en place de portillons automatiques permettra un contrôle plus rapide et sécurisé.

Cette mesure a été rendue possible grâce aux efforts conjugués des équipes de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), de la Direction de l’immigration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur et de l’ONDA, souligne la même source.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/02/18/adel-el-fakir-devoile-les-premieres-donnees-de-la-nouvelle-strategie-aeroports-2030/

 

 

Le budget de l’extension de l’aéroport de Tanger revu à la hausse, dépassant 3,2 MMDH

Ce projet fait l’objet d’une convention de partenariat entre les ministères de l’Intérieur, des Habous et des affaires islamiques, de l’Economie et des finances, de l’Equipement et de l’eau, et du Transport et de la logistique, ainsi que l’Office national des aéroports (ONDA), la wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Conseil régional, le Conseil communal de Tanger et l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos.

Cette convention, approuvée à la majorité absolue lors de la session ordinaire de mars du Conseil, a pour objet de définir les modalités de partenariat pour le financement et la réalisation de l’extension de l’aéroport de Tanger Ibn Batouta et des travaux hors-site aéroportuaire nécessaires à cette extension.

Ce projet vise à tripler la capacité de l’aéroport, passant de 2 à 7 millions de passagers par an, en tenant compte de la capacité du terminal existant, afin d’accompagner l’augmentation du trafic aérien dans des conditions de sûreté et de sécurité conformes aux réglementations en vigueur. Il ambitionne également de soutenir le développement touristique et économique de la région.

Les travaux, qui s’étendront sur près de 199 hectares, incluent :

– La construction d’un nouveau terminal passager avec un cœur central et une jetée,
– L’aménagement de parkings avions et véhicules,
– La construction d’une nouvelle tour de contrôle et de bâtiments annexes,
– L’amélioration des accès routiers et des infrastructures de liaison,
– L’intégration de technologies de digitalisation (E-Gate, systèmes intelligents, OneID, etc.).

Les signataires de la convention s’engagent à finaliser les travaux avant fin juin 2029. Un Comité de pilotage, présidé par le Wali de la région ou son représentant, assurera le suivi et la levée des contraintes pour mener à bien ce projet stratégique.

(Avec MAP)

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/02/18/adel-el-fakir-devoile-les-premieres-donnees-de-la-nouvelle-strategie-aeroports-2030/

Les scanners et les portiques d’inspection seront supprimés ce mercredi aux entrées de l’aéroport Mohammed V

Une suppression des dispositifs d’inspection (scanners et portiques) aux entrées de l’aéroport Mohammed V de Casablanca sera effectuée ce mercredi 5 mars 2025. Cette réorganisation « permettra une circulation plus fluide et un parcours plus confortable pour tous les passagers au départ ».

Il s’agit d’un premier pas, comme l’avait promis Adel El Fakir, DG de l’ONDA, au cours d’une rencontre avec la presse le 18 février. L’accès des accompagnateurs sera autorisé plus tard au cours de l’année 2025.

Les aéroports du Maroc vont bénéficier de « la stratégie aéroports 2030 » dont la première étape sera exécutée en 2025, avant la CAN 2025.