LabelVie : Saham Capital Bourse maintient sa recommandation d’achat et confirme un objectif de cours de 6.500 DH

Saham Capital Bourse maintient sa recommandation d’acheter le titre LabelVie, avec un objectif de cours confirmé à 6.500 DH.

Pour Karim Bahoum, analyste à Saham Capital Bourse, le troisième trimestre 2025 constitue une nouvelle étape dans l’exécution du plan stratégique du groupe, grâce à une dynamique commerciale solide, une accélération de la croissance organique, des ouvertures plus rapides que prévu et une visibilité accrue sur la fin d’année. Le potentiel de hausse est estimé à 40,6%, ce qui justifie le maintien d’un biais résolument positif.

Une croissance consolidée de 12,4% : Atacadao en moteur principal

À fin septembre 2025, le chiffre d’affaires global progresse de 12,4%, représentant déjà 71,9% des estimations annuelles. La grande distribution affiche une hausse de 14,5%, en ligne avec les prévisions.

Mais c’est Atacadao qui tire véritablement l’activité. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes du format bondissent de 17,9%, et même de 21,6% au T3, pour un taux de réalisation de 76,4% des objectifs 2025.

« Nous avons été positivement surpris par la performance d’Atacadao au T3-2025 grâce aux ouvertures de 2024, compensant largement l’effet de désinflation sur son périmètre constant observé depuis le début de l’année. Ceci nous conforte par rapport à la capacité du groupe à driver les volumes pour les années à venir », explique l’analyste dans la note de recherche.

Cette montée en puissance s’explique par l’effet plein des ouvertures de fin 2024 : un hypermarché, trois Atacadao et 66 supermarchés représentant 78% des ouvertures annuelles.

Croissance organique : un revirement marqué, nettement supérieur aux attentes

La croissance organique (LFL) constitue un autre point fort du trimestre.
Elle atteint 4,4% à fin septembre et 5,9% sur le seul T3, alors que Saham Capital Bourse n’attendait que 3,2% sur l’ensemble de l’année.

La note explique ce rebond par « une nette amélioration des tendances globales de consommation des ménages dans un contexte de repli de l’inflation« .

Le LFL contribue ainsi à 2,4 points de croissance (contre seulement +0,7 point estimé), tandis que les ouvertures ajoutent 11,6 points sur le 9M.

« Il faut savoir que la désinflation touche la valeur du panier, mais les volumes compensent largement cet effet, soutenant la dynamique des formats discount et supermarchés ».

Supermarchés : une bonne dynamique, freinée momentanément par les ouvertures Market

Les supermarchés affichent une croissance de 13,3% au 9M-2025, portée notamment par Express, très dynamique depuis le T1. Le format Market, en revanche, accuse un retard : seules deux ouvertures ont été réalisées, contre trois au S1-2024.

Saham Capital Bourse note que « la faible dynamique au T3-2025 (68,5% de nos prévisions annuelles) émane d’un retard des ouvertures, notamment pour le format Market », mais que ce retard devrait être « partiellement rattrapé au T4-2025″.

Supeco : l’accélération la plus marquante du réseau

Le format Supeco connaît une expansion sans précédent : 76 magasins ouverts au 9M, contre 8 sur la même période en 2024. Ce total représente 84% des prévisions de l’analyste.

Cette accélération renforce la contribution du segment discount dans la structure commerciale de LabelVie, un levier clé dans un environnement où les ménages arbitrent davantage leurs dépenses.

Hypermarchés : une croissance positive mais en-deçà des prévisions, avant un T4 décisif

Les hypermarchés progressent de 9,3% au 9M-2025, légèrement sous les prévisions (11,4%). Le management explique cette performance par « une tendance de fractionnement des achats observée depuis le début de l’année », entraînant une baisse du panier moyen.

Le T4 devrait cependant changer la donne grâce à :

Saham Capital Bourse souligne que LabelVie « gagne ainsi un an d’avance sur notre BP » concernant ce format.

Stations-service : seul point faible du trimestre

Le segment stations-service et immobilier enregistre une baisse notable : -32,7% au 9M et –35,2% au T3. Selon le management, cette contraction provient « de la baisse des prix des carburants », une tendance déjà observée depuis le début de l’année.

Marge arrière : une progression supérieure aux attentes (+60 pb)

La marge arrière atteint 12% au 9M-2025, contre 11,4% un an plus tôt.

Elle est portée par :

La note rappelle que, « historiquement, une plus grande partie de la collecte de la marge arrière se fait au T4″, ce qui laisse présager une fin d’année meilleure encore.

Guidance réitérée : objectifs confirmés et visibilité renforcée

Le management confirme :

Les ouvertures prévues pour le T4 sont déjà « sécurisées » : 4 Atacadao (dont 2 déjà inaugurés) et 3 hypermarchés (dont 1 ouvert). C’est l’un des éléments clés qui rassurent l’analyste quant à l’atteinte de la guidance.

Dans un marché en recherche de visibilité et de croissance volumique, LabelVie se traite à des multiples jugés raisonnables, selon Saham Capital Bourse :

D’où la conclusion de la note : « Au vu des multiples marchés (P/E 2026 18,1x, EV/EBITDA 2026 8,1x), nous recommandons d’ACHETER le titre, soit un potentiel de +40,6% par rapport au dernier cours 4.623 DH. L’objectif de cours reste fixé à 6.500 DH, niveau jugé cohérent avec les perspectives opérationnelles. »

https://medias24.com/2025/11/10/labelvie-un-modele-capitalistique-et-integre-face-a-une-concurrence-accrue/

LabelVie : un modèle capitalistique et intégré face à une concurrence accrue

Le secteur de la grande distribution au Maroc devient de plus en plus concurrentiel. Un constat tout à fait logique au regard de la maturation progressive du marché et de l’arrivée de nouveaux acteurs.

Marjane Holding et LabelVie dominent le paysage, tandis que des enseignes comme BIM, Aswak Assalam, Kazyon Maroc ou Africa Retail Market viennent renforcer la compétition sur les prix, les formats et les zones d’implantation.

Dans ce contexte, LabelVie, opérateur historique et partenaire exclusif de Carrefour au Maroc, essaie de tirer son épingle du jeu par une stratégie profondément capitalistique et intégrée.

Le groupe ne se limite pas à l’exploitation de ses enseignes Carrefour, Atacadão ou Supeco ; il contrôle également un large réseau de filiales dans la logistique, l’immobilier commercial, la franchise et les services. Ce modèle multiformat et fortement capitalisé constitue la clé de sa croissance… mais aussi le cœur du débat sur la soutenabilité financière de son expansion.

Dans ce sens, que nous révèle le modèle de LabelVie sur la manière dont le groupe construit et soutient sa croissance ?

L’organigramme de LabelVie

Au 31 décembre 2024, LabelVie S.A. présente la composition suivante de son périmètre consolidé, telle qu’indiquée dans son Document de Référence relatif à l’exercice 2024 :

>> 8 filiales consolidées HLV à hauteur de 95% :

>> 11 filiales/participations non consolidées :

>> La société détient également 3 autres filiales qui connaissent une absence d’activité à la date du présent document de référence que sont :

En apparence, LabelVie a trop de filiales, mais une logique capitalistique sous-tend cette organisation

Un modèle intégré et capitalistique face à un marché de plus en plus concurrentiel

À première vue, l’entreprise compte un grand nombre de filiales et de participations, actives dans des métiers variés. Pourtant, cette apparente dispersion répond à une logique cohérente : isoler chaque activité pour mieux la valoriser et en faciliter la gouvernance.

Un analyste qui suit la valeur explique que « Label’Vie a choisi de loger chaque métier dans une entité juridique distincte afin de renforcer la spécialisation de ses équipes et d’optimiser la lecture de la performance ».

Ainsi, les enseignes de distribution reposent sur des structures dédiées : HLV gère les hypermarchés Carrefour, Maxi LV pilote l’enseigne Atacadão, tandis que Label’Vie S.A. exploite directement les supermarchés Carrefour Market. Cette séparation juridique permet une gestion plus claire des opérations et une meilleure visibilité sur les résultats propres à chaque format.

« Dans le même esprit, l’activité foncière et immobilière est logée au sein d’Aradei Capital, qui développe et détient les murs commerciaux exploités par le groupe. Cela permet de valoriser le patrimoine immobilier tout en libérant Label’Vie de la gestion directe de ses actifs physiques ».

« D’autres participations, comme Label Filière, Label’Frais ou Fnac Maroc, traduisent une volonté de diversification dans des segments complémentaires : franchise, agroalimentaire ou distribution spécialisée », ajoute-t-il.

De plus, cette organisation s’accompagne d’une intégration fonctionnelle forte. Les différentes enseignes partagent un même siège, une centrale d’achat et des infrastructures logistiques communes. En mutualisant les volumes et les services, Label’Vie bénéficie d’économies d’échelle et d’une efficacité accrue sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

« Ce modèle intégré permet d’amortir les coûts fixes par des volumes plus importants et de maintenir la compétitivité sur un marché de plus en plus concurrentiel », souligne l’analyste.

« Sur le plan financier, des flux internes existent entre LabelVie S.A. et ses filiales. La société mère assure les services logistiques et d’approvisionnement qu’elle facture à ses filiales, lesquelles lui reversent ensuite des dividendes. Ces relations sont encadrées par des conventions internes qui traduisent un mode de fonctionnement de groupe intégré, mais juridiquement compartimenté ».

Enfin, le pilotage global du capital s’effectue à travers Retail Holding, l’actionnaire majoritaire, lui-même contrôlé par Best Financière. Cette structure de tête permet d’assurer la cohérence stratégique entre les différentes activités, tout en maintenant un cadre de gouvernance resserré.

« Alors effectivement, le secteur de la distribution connaît une intensification de la concurrence. Label’Vie s’est inscrite dans cette dynamique en lançant, en 2024, l’enseigne Supeco ».

« Supeco traduit la volonté du groupe de s’implanter sur le terrain du prix, là où se joue désormais la bataille du volume. Label’Vie applique à ce nouveau format les principes mêmes de son modèle intégré : centralisation logistique, maîtrise immobilière et pouvoir de négociation fournisseurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter une clientèle plus large, mais de démontrer que le discount peut être rentable dans un modèle structuré », estime l’analyste de la place.

En parlant du modèle de Label’Vie, il faut rappeler que chaque entreprise adopte ses propres stratégies pour s’adapter aux réalités du marché

« Le lancement de Supeco en est une illustration claire : les distributeurs peuvent jouer sur les politiques promotionnelles et les stratégies de prix pour attirer davantage de clients et défendre leurs parts de marché ».

Une stratégie de croissance pilotée par la maîtrise du capital et la diversification des formats

Le plan stratégique 2024-2028 de LabelVie confirme la continuité d’un modèle fondé sur la croissance organique, la discipline financière et la montée en puissance du capital immobilier. Le groupe vise un chiffre d’affaires de 27,9 MMDH à l’horizon 2028, contre 14,2 MMDH en 2023, soit un taux de croissance annuel moyen de 14,5%.

Cette ambition repose sur une forte expansion du réseau, qui devrait passer d’environ 180 magasins en 2023 à près de 950 points de vente en 2028, avec un accent mis sur les formats de proximité et sur le discount.

Le groupe prévoit également de maintenir sa rentabilité opérationnelle, avec un EBITDA stabilisé autour de 9,3% du chiffre d’affaires, tout en réduisant progressivement son endettement net, de 5,3% en 2023 à 4,4% en 2028.

« LabelVie ne mise pas seulement sur la croissance du volume, mais sur la consolidation de son modèle patrimonial. L’entreprise veut grandir sans s’endetter excessivement, en valorisant son immobilier et en diversifiant ses formats. C’est un modèle de capital patient, où la maîtrise des actifs vaut autant que la progression des ventes ».

Dans cette logique, l’ouverture du capital de l’OPCI Terramis, qui gère environ 2 milliards de dirhams d’actifs, illustre la stratégie du groupe : céder une partie minoritaire pour générer du cash, tout en restant actionnaire de référence. Les fonds levés servent à financer l’expansion, notamment sur Atacadão et Supeco, formats désormais au cœur de la croissance.

« LabelVie parie sur la proximité et le discount, mais sans renoncer à son ADN d’intégration verticale. Chaque mètre carré ouvert doit renforcer la chaîne logistique et la solidité de l’ensemble ».

Bourse : les dernières recommandations des analystes sur les actions cotées à Casablanca

Malgré une conjoncture encore hésitante, plusieurs analystes voient des opportunités claires sur la place casablancaise. Les récentes notes publiées entre avril et mai 2025 dévoilent des convictions affirmées sur certaines valeurs de croissance, à l’image d’Akdital, de CMGP ou encore de HPS.

Recommandations par valeur : le consensus actuel

Akdital bénéficie d’une recommandation à l’achat de la part de BKGR, avec un cours cible fixé à 1.758 DH. Le potentiel de hausse dépasse les 22%, porté par une dynamique d’expansion nationale et internationale.

Le groupe prévoit l’ouverture de 200 centres de diagnostic à l’horizon 2030, ainsi que des implantations au Moyen-Orient. La marge d’exploitation devrait rester stable autour de 30%, tandis que la fiscalité favorable (IS à 20%) renforce encore les perspectives bénéficiaires. Sur la période 2024-2031, la croissance annuelle moyenne du RNPG est estimée à +23,2%.

CMGP affiche également un consensus favorable. CFG Bank valorise le titre à 397 DH et BKGR à 392 DH, soit un potentiel d’appréciation avoisinant les 25%.

La société bénéficie d’une dynamique diversifiée : montée en puissance d’Agrossem, diversification vers de nouvelles gammes de produits (énergies renouvelables, traitement des eaux) et plusieurs opérations de croissance externe en cours de finalisation. L’amélioration des conditions hydriques depuis février constitue un catalyseur conjoncturel important pour l’activité.

LabelVie, récemment couverte par Sogécapital Bourse, suscite aussi des perspectives positives. Sans donner de cours cible explicite, la note met en avant un retour solide de la croissance organique, avec une progression de 4,2% des ventes à périmètre constant au premier trimestre. La stratégie d’expansion via les formats discount Supéco contribue significativement à la croissance globale, tandis que la marge arrière s’est hissée à 10,5%. Le recentrage sur la distribution alimentaire permet également une lecture plus directe des résultats opérationnels.

HPS, enfin, poursuit une mutation stratégique qui séduit les analystes de BKGR. Le modèle SaaS, qui permet de générer des revenus récurrents à marge élevée, commence à porter ses fruits. Le groupe table sur 180 MDH de revenus SaaS en 2027, tout en intégrant la montée en puissance de CR2, éditeur irlandais récemment acquis. Le résultat net est attendu en forte progression sur les trois prochaines années, avec un cours cible réévalué à 734 DH, soit un potentiel de hausse de 29%.

Marché actions : des résultats solides en 2025, un potentiel toujours présent pour 2026

Les prévisions consolidées de BKGR pour le Scope 40 tablent sur une dynamique robuste de l’activité et des bénéfices en 2025 et 2026. Porté par la reprise industrielle, l’effet de base favorable dans les télécoms et une solide génération de cash dans les secteurs bancaires et miniers, le marché continue de dégager du potentiel.

Le chiffre d’affaires global du Scope 40 devrait croître de 8,6% en 2025 à 298,8 MMDH, puis de 7,9% en 2026 pour atteindre 322,3 MMDH. Cette croissance serait soutenue aussi bien par les branches financières que par les activités industrielles. Le résultat opérationnel suivrait une trajectoire similaire, avec une hausse attendue de 16,3% en 2025 à 84,2 MMDH, puis de 8% en 2026.

Quant au RNPG, il bondirait de 29,4% en 2025, principalement en raison de la non-récurrence des charges exceptionnelles chez IAM, avant de croître plus modérément en 2026. Retiré de l’effet exceptionnel lié au litige IAM/Wana, la progression resterait soutenue à près de 11% en 2025.

IAM, Managem et les banques vont dominer les gains de résultats

IAM représenterait à elle seule plus de la moitié de la progression du RNPG en 2025, grâce à la restitution de 1,34 MMDH dans le cadre du partenariat signé avec INWI et à l’absence d’indemnité cette année.

Managem, soutenu par la hausse des cours des métaux précieux et le démarrage des projets Tizert et Boto, devrait plus que doubler son résultat net entre 2024 et 2026.

Les banques, de leur côté, bénéficieraient du cycle de baisse des taux initié par Bank Al-Maghrib, avec une croissance de leur RNPG de 10,3% à 17,2 MMDH, tirée par la marge d’intérêt et un coût du risque légèrement réduit.

Des dividendes en hausse… mais un rendement stable

La masse de dividendes du Scope 40 est attendue en hausse de 25,7% à 25,1 MMDH en 2025, essentiellement grâce à IAM. Toutefois, la hausse parallèle de la capitalisation boursière (+20,9%) limiterait l’évolution du rendement global, qui passerait de 2,9% à 3%. Il s’établirait à 3,1% en 2026.

Un PER de marché en recul, signe de valorisation plus attractive

Le PER du Scope 40 devrait reculer à 20,8x en 2025, contre 21,5x en 2024, sous l’effet de la progression bénéficiaire. Il poursuivrait son repli à 19,4x en 2026, un niveau considéré comme inférieur à la moyenne des cinq dernières années. Cette trajectoire traduirait un potentiel de valorisation toujours présent sur le marché.

Focus sectoriels

Dans l’industrie, la croissance du chiffre d’affaires devrait atteindre 9,4% en 2025. Managem profiterait de la progression des cours des métaux et du démarrage de la production aurifère.

LabelVie bénéficierait de l’effet plein des ouvertures de 2024 et de la montée en puissance de l’e-commerce via Bringo.

Akdital, pour sa part, capitaliserait sur la rentabilité croissante de ses établissements, notamment dans les villes intermédiaires. Le résultat d’exploitation des industries progresserait ainsi de 30,7% en 2025.

Du côté des banques, le produit net bancaire progresserait de 7,5%, soutenu par l’effet volume sur les crédits d’équipement, l’impact positif de la baisse du taux directeur sur le coût de refinancement et la bonne orientation des activités de marché. Le RBE augmenterait de 6,9%, porté par une gestion rigoureuse des charges. Le coefficient d’exploitation reculerait à 46,8%, contre une moyenne de 52,7% sur les cinq dernières années.

Les compagnies d’assurances enregistreraient une progression de 5,8% des primes nettes acquises, grâce à la relance de la collecte en épargne et à la bonne dynamique en Non-Vie. Le résultat technique grimperait à 2,2 MMDH en 2025. La capacité bénéficiaire du secteur progresserait de 8,6%, malgré les défis posés par la mise en œuvre prochaine des normes IFRS 17 et SBR.

Dans l’immobilier, Alliances tirerait profit de la baisse des charges fixes et de la normalisation de son activité. Le RNPG de la société augmenterait de plus de 60% en 2025. Le secteur de la santé, quant à lui, resterait sur une trajectoire ascendante avec une forte contribution d’Akdital, dont les bénéfices grimperaient de près de 60%.

LabelVie : chiffre d’affaires en hausse de 8,7% au T1 2025

Le chiffre d’affaires global de LabelVie atteint 4,16 MMDH sur les trois premiers mois de l’année, contre 3,83 MMDH un an plus tôt.

L’activité grande distribution (hors immobilier et ventes de carburants), cœur de métier du groupe, affiche une progression de 11,6%, avec des ventes en hausse de 11,4% à 3,62 MMDH. À périmètre comparable, la croissance ressort à 2%, ce qui montre une amélioration séquentielle portée par un environnement commercial plus favorable.

Cette performance s’explique notamment par l’impact des nombreuses ouvertures opérées en 2024, majoritairement concentrées au second semestre, et la bonne tenue de l’ensemble des formats exploités par le groupe.

28 nouveaux magasins ouverts depuis janvier

Le rythme d’expansion s’est accéléré début 2025 avec l’ouverture de 28 magasins sous enseigne Supeco. Le réseau de LabelVie compte désormais 298 points de vente dans 33 villes marocaines, pour une superficie commerciale globale de plus de 312.000 m², en hausse de 4.509 m².

Cette stratégie d’expansion multiformat et omnicanal s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2024-2028 du groupe, qui prévoit une augmentation de 15% à 20% de la surface de vente en 2025.

Des investissements soutenus, un endettement maîtrisé

LabelVie poursuit ses investissements à un rythme soutenu. Sur le trimestre, le groupe a engagé 331 MDH d’investissements nets, en légère hausse par rapport à la même période de 2024 (+0,9%).

Malgré cette intensification des dépenses, l’endettement net n’a progressé que de 195 MDH sur la période, pour s’établir à 4,31 MMDH au 31 mars 2025. Un niveau jugé maîtrisé au regard du rythme de développement.

Objectif 2025 : plus de 19 MMDH de chiffre d’affaires

Le groupe confirme ses ambitions pour l’ensemble de l’exercice 2025 avec un objectif de chiffre d’affaires supérieur à 19 MMDH. La marge d’EBITDA devrait rester alignée avec la Vision 2028, soit autour de 9,3%.

Un acteur structurant de la grande distribution au Maroc

Le groupe LabelVie est aujourd’hui le leader de la grande distribution multiformat au Maroc. Il exploite les enseignes Carrefour, Carrefour Market, Carrefour Express, Atacadao et Supeco. Coté à la Bourse de Casablanca, le groupe emploie plus de 9.000 personnes et déploie une stratégie RSE active dans les domaines social, environnemental et de gouvernance.

En Bourse, le secteur de la distribution sous-performe par rapport au MASI

Le secteur de la distribution a bien commencé l’année, mais l’élan s’est brisé ces dernières semaines. Depuis le 1ᵉ janvier, l’indice MASI Distribution a progressé de 1,95%. Il a toutefois reculé de 3,33% depuis le 10 février.

L’indice regroupe des entreprises majeures : LabelVie, référence de la grande distribution, Auto Hall et Auto Nejma, acteurs clés du marché automobile, ainsi que Fenie Brossette, fournisseur de solutions pour le BTP et l’industrie. Stokvis Nord Afrique et Réalisations mécaniques complètent cet ensemble avec une exposition aux équipements industriels.

Ce repli récent résulte-t-il d’un simple ajustement ou reflète-t-il des difficultés plus profondes ? Entre une consommation sous contrainte, des marges qui s’érodent et des investisseurs plus prudents, plusieurs éléments peuvent expliquer cette évolution. Faut-il y voir un passage à vide temporaire ou le début d’un mouvement plus durable ?

Un secteur impacté par les tendances générales du marché

Le secteur de la distribution est étroitement lié aux cycles économiques. Lorsque le marché global évolue à la hausse, ces entreprises bénéficient d’un climat d’investissement favorable, notamment grâce à leur capacité à générer des revenus récurrents. À l’inverse, lors d’une correction boursière, elles subissent les arbitrages des investisseurs qui privilégient des valeurs jugées plus défensives ou offrant une meilleure croissance.

L’évolution récente de l’indice MASI Distribution reflète ces ajustements d’investisseurs en réponse à une conjoncture marquée par des incertitudes. Plusieurs facteurs structurels, notamment liés à la consommation et à l’évolution du pouvoir d’achat, influencent directement l’évolution de ces entreprises sur le marché boursier, mais également le comportement des investisseurs.

Le haut-commissariat au Plan (HCP) a souligné, dans sa note de conjoncture de janvier 2025, un ralentissement de la consommation intérieure, avec une pression accrue sur le revenu disponible des ménages. Cette tendance se traduit par un arbitrage budgétaire de plus en plus marqué, qui impacte les entreprises opérant sur des segments en relation avec cette cible.  C’est le cas par exemple pour LabelVie, Auto Hall et Auto Nejma. 

A l’occasion de la présentation des résultats annuels 2024, le management de LabelVie a longuement abordé ce sujet. « On observe une contraction des volumes d’achat, où un consommateur qui achetait 5 litres passe aujourd’hui à 3 litres. Cette tendance reflète un arbitrage budgétaire plus serré », a-t-il expliqué.

Cette évolution ne concerne pas uniquement LabelVie. Auto Hall et Auto Nejma, qui évoluent dans la distribution automobile, font face à un contexte où l’accès au financement devient un enjeu clé. Une consommation plus prudente et un durcissement des conditions de crédit influencent directement les ventes de véhicules.

LabelVie face aux défis du secteur

Si l’ensemble du secteur est concerné par ces défis, LabelVie constitue un bon indicateur des tendances à l’œuvre. Son positionnement dans la grande distribution en fait une entreprise exposée directement aux évolutions du pouvoir d’achat et de la consommation des ménages. Pour atténuer l’impact de la contraction de la consommation, LabelVie a mis en place une stratégie axée sur la fidélisation et la compétitivité prix.

« La relation client est au cœur de la stratégie. Il ne s’agit plus seulement de vendre un produit, mais d’assurer une valeur ajoutée constante », explique le management du groupe.

Le groupe a également diversifié ses formats de distribution, misant sur des enseignes de proximité telles que Supeco et Atacadao, qui attirent une clientèle plus sensible aux prix. Cette logique de différenciation est une réponse à l’essor des discounters et des magasins de proximité, qui captent une part croissante du marché.

Prix et pression sur les marges : un équilibre difficile à maintenir

De son côté, Fenie Brossette, qui opère dans l’équipement pour le BTP et l’industrie, est impactée par une baisse des investissements des entreprises dans certains secteurs clés. La consommation industrielle suit la même logique que la consommation des ménages : les arbitrages budgétaires conduisent à une priorisation des dépenses essentielles.

En parallèle de cette évolution de la consommation, les entreprises du secteur doivent gérer une pression accrue sur leurs marges. Entre l’augmentation des coûts d’importation, la volatilité des devises et l’évolution des charges d’exploitation, la rentabilité des distributeurs se retrouve sous contrainte.

« La gestion des stocks, l’optimisation des coûts d’exploitation et la transformation digitale sont devenues des leviers stratégiques essentiels pour maintenir la performance », affirme le management du groupe LabelVie.

Ce constat s’applique également aux distributeurs de biens durables et industriels. La hausse des coûts logistiques, notamment pour les entreprises qui importent une partie de leurs produits, contraint leurs marges et limite leur capacité à ajuster les prix de vente.

Label’Vie boucle une émission obligataire d’un milliard de dirhams

La société Label’Vie  a levé un milliard de dirhams via une émission obligataire ordinaire par placement privé, exclusivement destinée à des investisseurs qualifiés. Cette opération a pour objectif de financer son plan de développement, diversifier ses sources de financement et optimiser les coûts y afférents.

L’émission comprend quatre tranches adaptées aux besoins des investisseurs.

La tranche A est à taux révisable, négociable de gré à gré, et remboursable in fine sur cinq ans.

La tranche B est à taux fixe, négociable de gré à gré, et remboursable in fine sur cinq ans.

La tranche C est à taux révisable, négociable de gré à gré, et amortissable annuellement sur sept ans.

La tranche D est à taux fixe, négociable de gré à gré, et amortissable annuellement sur sept ans.

Atacadão ouvre un nouveau magasin à Béni Mellal

Le nouveau magasin de Béni Mellal a officiellement ouvert ses portes le jeudi 8 août 2024. Situé dans la zone industrielle de la ville, cet espace commercial s’étend sur une surface bâtie de 7.000 m2, occupant un terrain de 46.000 m2, indique un communiqué du groupe. L’investissement total pour cette implantation s’élève à 100 millions de DH.

Ce nouveau point de vente a permis la création de 220 emplois, directs et indirects. Le magasin s’inscrit dans le modèle « Cash & Carry » d’Atacadão, qui propose des prix compétitifs, adaptés aux professionnels et aux particuliers, tout en s’engageant à ne pas répercuter les surcoûts logistiques liés à l’éloignement des centres urbains, poursuit la même source.

Label’Vie ambitionne de doubler ses revenus et son EBITDA d’ici 2028

Lors du Capital Market Day tenu le 25 juin, le groupe Label’Vie est revenu sur son évolution depuis sa création en 1986 et a présenté sa vision 2028.

Le groupe a connu un développement prospère avec un triplement de son chiffre d’affaires en 10 ans, en atteignant un record de 15,8 MMDH à la fin de l’année 2023. Sur la dernière décennie, Label’Vie a affiché un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 10,7%. Son EBITDA, lui, a connu un TCAM de 15,5% sur la même période et une multiplication par 3,6 pour atteindre 1,3 MMDH.

Cette progression s’est faite notamment par le développement d’un nouveau modèle de distributeur grâce à une multiplicité de format tels que Carrefour Gourmet, Carrefour Market, Carrefour Express, Atacadao, etc.

Désormais, pour 2028, le groupe ambitionne d’accélérer sa croissance de façon agressive. Voici les objectifs fixé par Label’Vie à l’horizon 2028.

Doubler le chiffre d’affaires et maintenir les marges

Tout en souhaitant préserver l’équilibre de ses ratios financiers, le groupe souhaite doubler son chiffre d’affaires en cinq ans pour atteindre 28 MMDH de revenus et conserver une marge d’EBITDA de 9,3%.

Pour ce faire, Label’Vie table sur l’accélération de l’expansion multi-formats, omnicanal et multi-marchés. Le groupe a identifié parmi ses formats existants ceux qui étaient les plus porteurs pour accompagner le développement réseau du groupe en renforçant la proximité avec le client. Les formats Atacadao hyper-cash, proximité Carrefour Express et ultra-proximité Supeco sont les plus prometteurs en termes de croissance.

Respectivement, sur la période 2024-2028, le groupe compte ouvrir 36 Atacadao, 228 Carrefour Express et 390 Supeco. In fine, par rapport à fin 2023, le groupe passerait de 179 magasins à 953 d’ici fin 2028. Les formats précités sont porteurs de croissance pour le groupe du fait de leur proximité avec les clients ayant une forte sensibilité aux prix (particulièrement Atacadao et Supeco), un faible coût de distribution et une consommation limitée en Capex.

D’ici 2028, le groupe a pour ambition d’améliorer la structure de ses ventes dans les formats précités. Alors que Supeco représentait en 2023, 1% des ventes du groupe. D’ici 2028, Label’Vie ambitionne de le porter à 7%. Atacadao, qui comptait pour 38% en 2023, devrait monter à 41% en 2028, et Carrefour Express, qui comptait pour 5%, en 2023 devrait atteindre 9% en 2028.

7 MMDH d’investissement attendus en 5 ans

Pour ce faire, le groupe ambitionne dans son plan de développement de consacrer une enveloppe de 7 MMDH sur les 5 prochaines années.

Cet investissement annoncé par le groupe sera effectué à 80% par la capacité d’autofinancement de Label’Vie en plus du cash-flow généré par les foncières, telles qu’Aradei Capital et Terramis.

L’ambition à terme est également de baisser le taux d’endettement du groupe à 44,4% contre 53,1% en 2023. De son côté, le dividend payout devrait rester globalement stable passant de 53% à 58% à horizon 2028. Le retour sur capitaux investis devrait passer sur la même échelle de temps, de 12% à 16%.

La marge d’EBITDA du groupe devrait rester stable à 9,3% et l’EBITDA devrait connaître une forte progression et être multipliée par deux, à l’instar des revenus d’ici 2028.

Label’Vie : une croissance bien présente en 2024 avec un fort accroissement réseau

Le groupe Label’Vie a affiché des indicateurs opérationnels en bonne forme en 2023, avec des revenus et des ventes de marchandises en hausse de 13%, respectivement à 15,8 MMDH et 14,1 MMDH. Une performance notable dans un contexte macroéconomique compliqué, marqué par l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Le groupe a d’ailleurs dépensé 250 MDH durant l’année écoulée dans un dispositif anti-inflation.

Le groupe accuse cependant une baisse de 31% de son résultat net à 524 MDH du fait, notamment, de la non-récurrence de plus-values exceptionnelles en 2022.

Une baisse de marge directe compensée partiellement par la marge arrière en 2023

Le groupe a vu ses marges se réduire en 2023, avec notamment une marge directe, passant de 11,7% en 2022 à 10,9% en 2023. Cependant, « leurs baisses ont été partiellement compensées par la marge arrière qui est négociée avec les fournisseurs et intègre les frais d’ouvertures et de réouvertures. Ce qu’il faut retenir, c’est une dégradation de la marge directe, partiellement compensée par la marge arrière du fait de la réalisation d’un chiffre d’affaires en forte croissance, conduit principalement par un effet prix, dans un contexte inflationniste », nous explique une source de la place.

La marge arrière du groupe est contractuelle et négociée avec les fournisseurs, et dépend d’un volume de vente en dirhams. De fait, il s’agit d’une croissance mécanique qui évolue selon l’évolution des volumes de ventes.

Cette année, d’après notre source du marché, « il est possible que le groupe revienne vers un niveau normatif de marge directe cette année, probablement vers les niveaux de 2019. Il y a une concurrence également bien plus rude avec un véritable effort et des investissements de la part de Marjane pour améliorer l’expérience client, la digitalisation, le rafraîchissement des magasins, et donc la qualité de service ».

Une croissance des revenus qui sera encore là en 2024

In fine, la croissance du groupe est portée par les nouvelles ouvertures qui devraient d’ailleurs atteindre un record cette année.

En effet, le groupe compte ouvrir de nouvelles enseignes sur tous ces formats, de l’hypermarché au Supeco de quartier. « Il y a des formats comme Supeco qui arrivent pour adresser le client à faible pouvoir d’achat. Atacadao adresse l’épicier, le petit CHR et le particulier », précise Rachid Hadni, président du conseil d’administration du groupe lors de la conférence sur les résultats annuels.

Après avoir maturé pendant cinq ans, Supeco a été officiellement lancé en 2023 et le groupe ambitionne d’avoir 409 magasins d’ici cinq ans pour un chiffre d’affaires de 2,5 MMDH d’ici là. « Ils ont annoncé un plan d’investissement ambitieux avec Supeco ainsi qu’un nouveau modèle économique où ils deviennent franchiseurs. De nombreux leviers accéléreront probablement la croissance dans les années à venir. Il s’agit d’une croissance conduite principalement par les ouvertures. Tant que les ouvertures sont là, la croissance sera là », explique notre source du marché.

Label’Vie compte également développer un réseau de franchisés durant cette année. Ce programme est une manière de moderniser le commerce traditionnel. Comme l’expliquait Rachid Hadni, « notre progression passera aussi par la modernisation de nos épiciers. La franchise est un bon moyen de les convertir. L’épicier qui a un local de 150 ou 200 m² est un candidat parfait pour le programme de franchises que nous développons ; on ne peut pas trouver mieux ». Aujourd’hui, le groupe dispose de neuf magasins franchisés pilotes et ambitionne d’atteindre le nombre de 270 magasins franchisés à horizon 5 ans pour 3 milliards de dirhams de chiffre d’affaires sur ce segment de proximité.

Les relais de croissance semblent donc là, mais une question se pose. Ces nouvelles ouvertures afficheront-elles le même niveau de rentabilité que les magasins historiques ? « Probablement pas », indique notre interlocuteur. En effet, une montée en puissance de ces nouveaux magasins devra se faire, et cela prend un certain temps. Le niveau de rentabilité ne sera donc pas le même que celui des magasins historiques.

L’industrie de la distribution moderne dispose néanmoins d’une marge de progression importante avec un taux de pénétration faible de 17%. Cependant, pour notre source du marché, il faut nuancer le propos. « Le taux de pénétration est une donnée importante à prendre en compte. Malgré le fait que le potentiel de progression reste fort, il faut rappeler qu’il n’a progressé que de 2 points depuis 15 ans, passant de 15% à 17% en moyenne. Actuellement, le commerce traditionnel a un avantage concurrentiel important qui est la vente à crédit avec un certain degré de confiance. C’est quelque chose que les réseaux modernes ne peuvent pas mettre en place », conclut-il.

Label’Vie : baisse de 31% du résultat net en 2023, hausse de 12% du dividende

Le groupe Label’Vie a annoncé un dividende en progression au titre de l’exercice 2023, malgré une baisse de sa profitabilité. Un total de 280 MDH de dividendes sera versé, soit 96,75 dirhams par action, en hausse de 12% par rapport au dividende 2022.

La profitabilité du groupe a baissé de 31% à 524 MDH, impactée notamment par la non-récurrence des plus-values exceptionnelles réalisées en 2022.

Le groupe a misé 250 MDH sur son plan anti-inflation durant l’année et est parvenu à maintenir un EBITDA en hausse de 9% à 1.325 MDH. La croissance des ventes sur la période a été de 13% à 1,6 MMDH, et la fréquentation a progressé de 10% avec 71,6 millions de personnes.

Label’Vie a également poursuivi son programme d’expansion et d’amélioration continue de ses opérations, en ouvrant 24 nouveaux magasins ou encore en lançant un programme de franchise.

 

Label’Vie envisage de recruter 2.000 jeunes en 2024

Cette opération, qui s’effectue chaque année, s’inscrit dans le cadre du plan de développement de l’enseigne à travers le Royaume, précise un communiqué du groupe.

Au cœur du processus de recrutement, se trouve « Label’Ecole, le programme phare de formation et de tutorat du groupe ». Fondée en 2009, Label’Ecole se distingue par « sa méthodologie d’apprentissage en situation réelle, offrant aux apprenants une expérience immersive dans les magasins du groupe ». Les nouveaux employés « bénéficient de l’expertise de plus de 340 animateurs internes et experts métiers, assurant ainsi une montée en compétence rapide et efficace », ajoute-t-on.

Avec une approche pédagogique complète adaptée à tous les formats de magasins, « Label’Ecole a formé en 2023 pas moins de 8.000 salariés en interne et 272 étudiants en externe, en partenariat avec plusieurs universités et grandes écoles. »

Les candidats intéressés sont encouragés à visiter le site www.labelvie.ma pour plus d’informations, conclut le communiqué.

Label’Vie : hausse de 13% des revenus consolidés en 2023

Le groupe Label’Vie a affiché des indicateurs en amélioration en 2023. Les revenus consolidés du groupe atteignent 15,8 MMDH, en hausse de 13% par rapport à 2022. Les ventes de marchandises ont affiché une progression de 13% également à 14,1 MMDH.

La hausse des ventes a été principalement observée dans les supermarchés et les hypercash avec des progressions respectives de 16% et 15%.

Label’Vie a poursuivi sa stratégie d’expansion en 2023, avec l’ouverture de 24 nouveaux points de vente pour atteindre un réseau de 179 magasins.

Dans un contexte marqué par les tensions inflationnistes, Label’Vie a renforcé son programme de soutien au pouvoir d’achat auprès de ses clients à travers des initiatives majeures, telles que :

– des promotions sur des produits sensibles et de première nécessité,
– la distribution de bons d’achat,
– des campagnes promotionnelles périodiques d’envergure,
– la généralisation du programme de fidélité « Club Carrefour ».

Ces actions ont mobilisé une enveloppe qui a atteint 250 MDH à fin 2023, ce qui a permis de générer davantage de fréquentation et de volume. Le Groupe a également tiré parti de la force de frappe de sa centrale d’achats et a renforcé ses capacités de stockage afin de mieux piloter ses approvisionnements, anticipant ainsi les fluctuations de prix sur le marché.

Le groupe a accueilli 71,6 millions de clients en 2023, en hausse de 10% par rapport à l’année précédente.

L’endettement net demeure à un niveau maîtrisé pour s’établir à 3,8 MMDH (en hausse de 19%), et traduit la dynamique de développement du Groupe, avec notamment les investissements d’expansion de l’année 2023 et 2024.

L’investissement en 2023 a atteint 1,2 MMDH, portant notamment sur l’expansion organique du groupe.