LafargeHolcim. Gros mouvement sur le marché de blocs pour 3 MMDH

Gros volume échangé sur le titre LafargeHolcim Maroc, ce lundi 15 septembre. L’opération est passée sur le marché de blocs avec un montant de plus de 3 MMDH.

Ce sont 1.649.262 titres de LafargeHolcim qui ont été cédés au prix de 1.850 DH.

À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée par l’entreprise cotée en bourse. Selon plusieurs analystes de la place sondés par Médias24, « il s’agit de la Banque islamique de développement (BID)« .

Cette information nous a été confirmée par une source sûre.

Les actions cédées ont été rachetées par plusieurs institutions dont des OPCVM.

La BID détient 7,04% du capital, soit environ 1.650.604 actions. 

 

L’entreprise, qui opère dans le secteur des matériaux de construction, principalement le ciment, le béton prêt à l’emploi et les granulats, a réalisé au premier semestre 2025 un chiffre d’affaires de 4,2 MMDH dont 2,1 MMDH au titre du deuxième trimestre, en hausse grâce à l’augmentation des volumes de ventes de ciment et du béton prêt à l’emploi.

Dans sa communication financière, elle explique que la demande nationale de ciment est en hausse de +15,4% par rapport à la même période de l’année précédente, portée par la dynamique positive du secteur de la construction.

L’endettement net s’élève à 4,8 MMDH à fin juin 2025, en baisse de 13,8% par rapport à la même période en 2024.

Son réseau industriel couvre plusieurs régions du Maroc avec des cimenteries, des stations de broyage, des centrales à béton et des carrières de granulats. LHM fournit ses produits à la fois pour les projets d’infrastructure, le bâtiment et le résidentiel.

BTP et matériaux de construction : une année record à 3,64 MMDH de bénéfices, grâce aux grands chantiers

Porté par un climat d’investissement exceptionnel, le secteur du BTP et des matériaux de construction a poursuivi sa montée en puissance en 2024. Après un redressement amorcé en 2023, l’année écoulée a confirmé la dynamique, avec une accélération nette de la rentabilité dans tous les maillons de la chaîne.

Le résultat net cumulé de huit groupes cotés à la Bourse de Casablanca à savoir LafargeHolcim Maroc, Ciments du Maroc, TGCC, Jet Contractors, Sonasid, Aluminium du Maroc, Colorado et Afric Industries, a atteint 3,64 MMDH, contre 3,07 milliards en 2023. Soit une hausse globale de +18,4%.

À eux seuls, LafargeHolcim Maroc et Ciments du Maroc génèrent 2,76 MMDH, soit 76% du résultat sectoriel total.

Le pôle BTP d’exécution, représenté par TGCC et Jet Contractors, a dégagé un bénéfice cumulé de 655 MDH en 2024, soit 18% du total sectoriel. Ce montant était de 436 MDH en 2023, ce qui correspond à une progression de 50%.

Le reste, près de 225 MDH provient des industriels spécialisés (acier, aluminium, peintures, profilés), dont plusieurs ont connu des progressions spectaculaires. En effet, la quasi-totalité des acteurs ont vu leurs marges progresser et leurs comptes s’améliorer. Certains ont doublé leurs bénéfices, d’autres les ont multipliés par cinq.

Quelles sont alors les conditions économiques et sectorielles qui ont permis cette progression généralisée des bénéfices en 2024 ?

Une conjoncture exceptionnellement porteuse pour les chantiers

Ce sont plusieurs facteurs qui ont concouru à stimuler la demande sur l’ensemble de la chaîne. Le premier levier tient au calendrier sportif international, avec la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de la Coupe du monde 2030.

Ces deux échéances ont déclenché une vague d’investissements dans les infrastructures, notamment la construction et la rénovation de stades, équipements publics et réseaux de transport. Les appels d’offres se sont multipliés, ce qui a créé un flux régulier d’opportunités pour les entreprises du secteur.

Parallèlement, l’État a poursuivi ses efforts dans des domaines structurants, à travers la construction d’écoles, d’hôpitaux et le déploiement de programmes de logement social. Ce mouvement s’est traduit par un renforcement de la commande publique et semi-publique, qui représente une part significative de l’activité pour plusieurs groupes cotés.

Cette dynamique s’est accompagnée d’une visibilité renforcée sur les carnets de commandes. Certains groupes, comme TGCC, annoncent des niveaux historiquement élevés, soutenus par plus de cent projets actifs au Maroc et à l’international.

Parmi les marchés récents figurent notamment la construction d’un parking souterrain à Hay Riad (quartier Oulad Dlim) à Rabat, attribué à TGCC pour un montant de 206,3 MDH, ainsi que le quatrième lot des travaux de génie civil de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, confié par l’ONCF au même groupe pour un montant de 2,8 MMDH.

Jet Contractors, de son côté, a remporté en décembre 2024 le marché de construction du nouvel hippodrome de Rabat pour un montant de 40,9 MDH.

En avril 2025, le groupe a également été déclaré attributaire de la première tranche de la plateforme régionale de réserves de première nécessité pour la région de Rabat-Salé-Kénitra, pour un montant de 146,8 MDH.

Une amélioration généralisée de la performance opérationnelle

La gestion opérationnelle à travers une meilleure maîtrise des coûts et une organisation plus efficace a joué également un rôle positif.

Pour les grands acteurs du BTP, les marges se sont sensiblement améliorées. TGCC a vu son résultat d’exploitation augmenter à 913 MDH, en hausse de 57%, tandis que sa marge EBITDA s’est établie à 14,6%.

Jet Contractors affiche également une progression marquée, en lien avec un meilleur pilotage des projets et une montée en charge plus structurée.

Dans l’industrie des matériaux, la tendance est similaire. LafargeHolcim Maroc a consolidé ses marges grâce à une discipline renforcée sur les coûts de production. Sonasid, pour sa part, a doublé son résultat net et amélioré significativement son résultat d’exploitation, porté par la hausse des volumes et une meilleure productivité.

Colorado et Aluminium du Maroc ont aussi renforcé leur rentabilité, avec des marges opérationnelles en hausse malgré une croissance modérée de leurs chiffres d’affaires.

Cette dynamique s’est accompagnée d’une contribution plus affirmée des filiales techniques. Chez TGCC, l’intégration de nouvelles entités spécialisées comme TG Steel ou TG Stone permet de sécuriser les approvisionnements et de renforcer la maîtrise des chantiers. Jet Contractors, de son côté, continue de capitaliser sur son savoir-faire intégré dans les enveloppes spéciales.

Quelques effets financiers ponctuels favorables

Afric Industries a bénéficié d’une reprise de provision de 5,17 MDH, liée à une dépréciation passée sur sa participation dans La Roseraie de l’Atlas. Cette écriture comptable a directement contribué à plus que doubler le bénéfice net annuel.

Aluminium du Maroc a également profité d’une reprise de provision sur les titres de participation de sa filiale Belpromo, ce qui a renforcé sa capacité bénéficiaire.

D’autres groupes ont vu leurs résultats s’améliorer en partie grâce à la baisse de leurs charges financières. C’est notamment le cas de Colorado, dont le résultat financier s’est amélioré en raison d’un allègement de l’endettement. Sonasid affiche également un solde financier positif, soutenu par des gains liés à la gestion du risque de change et aux dividendes perçus de sa filiale Longometal Armatures.

À l’inverse, certaines charges non récurrentes ont pesé sur les comptes. Ciments du Maroc a dû enregistrer une charge exceptionnelle liée à un redressement fiscal, ce qui explique la légère baisse de son bénéfice net malgré de solides performances opérationnelles.

Matériaux de construction : un redressement confirmé, des marges solides

Les industriels spécialisés dans les matériaux de construction ont connu en 2024 une amélioration globale de leur rentabilité, portée par une demande soutenue, une meilleure maîtrise des charges et, dans certains cas, un effet prix favorable.

Dans le ciment, le marché national a progressé de 9,4%, selon les chiffres cités par LafargeHolcim Maroc. Ce rythme a permis aux deux principaux producteurs cotés (LafargeHolcim et Ciments du Maroc) de consolider leurs positions.

Le chiffre d’affaires est resté globalement stable, mais les marges ont gagné en robustesse, grâce à des gains de productivité et à une réduction des coûts variables.

LafargeHolcim affiche un bénéfice net en hausse de 18 %, malgré une légère baisse du chiffre d’affaires. Chez Ciments du Maroc, le résultat net recule légèrement, mais uniquement en raison d’une charge exceptionnelle non liée à l’activité opérationnelle.

Le segment de l’acier a également connu une année favorable. Sonasid a profité d’un rebond des volumes de vente et de la bonne dynamique des métaux, d’un positionnement sur des produits à plus forte valeur ajoutée, notamment le fil précontraint, et d’un contrôle accru des coûts.

Du côté des matériaux de finition, la tendance est similaire. Colorado a amélioré ses marges malgré un contexte concurrentiel, grâce à une gestion plus fine de ses charges commerciales. Aluminium du Maroc, quant à lui, a vu son bénéfice net multiplié par cinq, soutenu par une hausse des volumes et des prix de vente, ainsi que par une gestion financière prudente.

Une dynamique qui s’est prolongée en Bourse

L’évolution des résultats 2024 s’est reflétée en Bourse, où les valeurs du secteur ont globalement bien performé. À partir de la mi-novembre, l’indice sectoriel « Bâtiment et Matériaux de Construction » a clairement pris le dessus sur le MASI, signant une surperformance visible et durable jusqu’à début avril 2025.

Sur l’ensemble de l’année 2024, l’indice sectoriel a progressé de 24,08%, contre +22,16% pour le MASI. Cette performance reflète la confiance retrouvée des investisseurs dans les fondamentaux du secteur et l’anticipation d’une poursuite de la dynamique en 2025.

Certaines valeurs ont enregistré des hausses particulièrement marquantes. TGCC affiche une progression de +155,91% sur l’année, portée par l’explosion de son carnet de commandes et l’amélioration de ses marges. Jet Contractors signe une des meilleures performances de la place avec +641,18%, à la faveur d’un repositionnement stratégique réussi. Sonasid s’adjuge +49,08%, tandis que Colorado progresse de +20,43%. Ciments du Maroc termine l’année avec +11,9%, et Aluminium du Maroc avec +5,33%. Seule Afric Industries affiche une variation annuelle négative, avec -9,26%.

Ciment. Les livraisons en hausse de 9,45% en 2024

En décembre 2024, les livraisons de ciment ont atteint 1,29 million de tonnes, en hausse de 15,19% par rapport au même mois de l’année 2023, où elles s’élevaient à 1,12 million de tonnes.

Sur l’ensemble de l’année 2024, les ventes cumulées s’établissent à 13,69 millions de tonnes, enregistrant une progression de 9,45% sur un an. Ce volume global représente une augmentation par rapport aux 12,51 millions de tonnes livrées en 2023.

Les principaux acteurs du marché, à savoir Asment Temara, Ciments de l’Atlas, Ciments du Maroc, LafargeHolcim Maroc et Novacim, ont tous contribué à cette performance. la société Novacim, membre de l’Association Professionnelle des Cimentiers (APC) depuis janvier 2024, est désormais intégré aux statistiques consolidées.

LafargeHolcim Maroc : baisse de près de 10% du chiffre d’affaires semestriel

Le chiffre d’affaires consolidé du deuxième trimestre 2024 s’établit à 1 807 MDH, en baisse de -9,6% par rapport à la même période en 2023.

Cette variation est due à la baisse de la demande à l’exportation pour le clinker et l’impact des nouvelles capacités de production de ciment sur le marché national.

L’endettement net s’élève à 5 661 MDH à fin juin 2024. L’ensemble des données financières du premier semestre 2024 sera publié au mois de septembre

LafargeHolcim dévoile son nouveau ciment vert

Spécialement conçu pour la fabrication du béton sur chantier, ECOPlanet Blindé allie performance et facilité de mise en œuvre. ECOPlanet Blindé possède une empreinte carbone réduite de 30% par rapport à un ciment Portland standard.

ECOPlanet Blindé est fabriqué à l’usine d’Oujda, qui utilise de l’électricité verte et des combustibles alternatifs pour produire du ciment.

A noter que ECOPlanet Blindé est le dernier ajout à la gamme très innovante de ciments verts ECOPlanet lancée par le Groupe Holcim en 2021 et qui est adapté à une construction plus respectueuse de l’environnement, depuis les logements résidentiels jusqu’aux infrastructures complexes. Ces ciments verts permettent en outre de réduire considérablement l’empreinte carbone, avec des émissions de CO2 pouvant atteindre les -100% en comparaison avec un ciment Portland standard.

LafargeHolcim Maroc : Saâd Dalil nommé directeur commercial et marketing ciment

Saâd Dalil a mené une carrière de plus de 14 ans au sein de LafargeHolcim Maroc. Jusqu’à début 2020, il était Directeur de l’activité Béton.

Âgé de 45 ans, Saâd Dalil est ingénieur Agro-Economiste, lauréat de l’ENA de Meknès et d’un Executive MBA des Ponts et Chaussées – EHTP.

LafargeHolcim se mobilise pour aider les populations riveraines de ses sites

Les collaborateurs du groupe ont organisé des opérations de distribution de produits alimentaires et remis au mois d’avril des paniers solidaires à près de 5.000 familles voisines des sites industriels, à Laâyoune, Settat, El Gara, Casablanca, Fès, Meknès, Oujda, Nador, Tanger, Tétouan et Agadir.

À l’occasion du mois de Ramadan, LafargeHolcim Maroc a distribué des paniers solidaires sur 4.000 familles, toujours dans les territoires proches des sites du groupe.

LafargeHolcim Maroc lance un portail en ligne dédié à ses fournisseurs

LafargeHolcim Maroc a organisé, mardi 24 septembre à Casablanca, une rencontre avec ses fournisseurs autour du partenariat durable.

Plus de 100 fournisseurs ont été accueillis au Smart Construction Lab, le centre de recherche et d’innovation de LH Maroc, pour un échange sur les éléments clé d’un partenariat durable: transparence, digitalisation des process, respect des engagements et innovation ont été au cœur des débats.

LafargeHolcim Maroc collabore étroitement avec plus de 1.500 fournisseurs dans tout le Royaume et effectue chaque année quelque 40.000 actes d’achat.

Pour rendre sa relation fournisseur plus transparente, LH Maroc a lancé cette année le portail en ligne « LH Suppliers » et un bureau d’ordre entièrement digitalisé.

Une plate-forme 100% en ligne dédiée aux fournisseurs

Le portail « LH Suppliers » de LafargeHolcim Maroc est une plate-forme en ligne, offrant une multitude de fonctionnalités simplifiant le quotidien des fournisseurs. Elle leur permet d’être référencés puis de suivre toutes leurs transactions avec LafargeHolcim Maroc: statut de leurs factures, paiements disponibles, virements effectués et réponses à leurs requêtes.

Ce portail permet également aux fournisseurs de participer aux appels d’offres, de partager des documents nécessaires aux échanges commerciaux (et de les stocker en ligne), de visualiser le récapitulatif des commandes, ou encore de s’informer sur l’actualité de LafargeHolcim Maroc et découvrir les nouveaux produits du groupe.

Un bureau d’ordre entièrement digitalisé

LafargeHolcim Maroc a entièrement informatisé son bureau d’ordre. Le circuit d’accueil et de réception des visiteurs a été repensé de A à Z. Dès son entrée au siège, le fournisseur se voit remettre une carte magnétique numérotée. En scannant ce badge sur une borne dédiée, la personne est aussitôt guidée vers le bon interlocuteur.

Le dépôt des factures a été repensé pour un enregistrement instantané des documents présentés, grâce à un service de numérisation et de traitement automatisé. Les fournisseurs sont en outre informés par mail dès qu’un paiement est disponible. Résultat: leur temps d’attente pour le dépôt des factures est désormais en moyenne inférieur à cinq minutes; les délais de paiement ont été considérablement réduits pour être conformes aux délais contractuels.

LafargeHolcim lance la 6ème édition de son prix pour la construction durable

La Fondation LafargeHolcim lance la 6ème édition de son concours de construction durable. Avec une dotation globale de 2 millions de dollars et un cycle international de trois ans, ce concours récompense à chaque édition des projets architecturaux audacieux et novateurs. Les inscriptions pour ce 6ème cycle de la compétition sont ouvertes jusqu’au 25 février 2020.

Créés en 2005, les LafargeHolcim Awards visent à encourager tous les acteurs qui sont au coeur des projets de la ville et de l’habitat à dépasser les notions traditionnelles de la construction durable.

La compétition s’adresse aux professionnels (architectes, urbanistes et ingénieurs), mais aussi aux étudiants en architecture dont les idées audacieuses peuvent être à l’origine de projets innovants et exemplaires, quels que soient les matériaux utilisés.

Tous les domaines sont concernés: de l’architecture à l’ingénierie, en passant par l’aménagement urbain, les matériaux et technologies de construction et les domaines connexes.

La principale catégorie du concours est ouverte aux architectes, planificateurs et constructeurs professionnels. Elle concerne les projets de construction durable, à un stade avancé de conception, qui présentent une forte probabilité de réalisation. La construction ou la fabrication ne doit pas avoir commencé avant le 1er janvier 2019.

La catégorie Next Generation s’intéresse aux concepts de design innovants et aux idées audacieuses, à un stade de conception préliminaire. Pour participer à cette catégorie, les auteurs ne doivent pas être âgés de plus de 30 ans.

Les candidatures sont évaluées par des jurys d’experts indépendants dans cinq régions du monde. Pour être sélectionnés, les projets doivent répondre aux cinq « questions clés », identifiés par la Fondation LafargeHolcim, qui guident les principes fondamentaux de l’habitat humain pour les générations futures.

Les critères portent sur l’innovation et la transmissibilité, les standards éthiques et l’inclusion sociale, les ressources et la performance environnementale, la
viabilité et la compatibilité économiques, ainsi que l’impact contextuel et esthétique.

Promouvant les meilleures pratiques partout dans le monde, les LafargeHolcim Awards encouragent la pensée circulaire et la réduction des émissions de CO2 dans toutes les disciplines. Ils permettent d’identifier les idées les plus prometteuses afin de relever les défis actuels de l’urbanisation croissante et améliorer la qualité de vie des individus.

La participation au concours est gratuite. Elle doit se faire en anglais à l’aide d’un formulaire en ligne. Un guide complet, qui détaille les critères d’évaluation avec les instructions de préparation du dossier de candidature, est disponible à l’adresse : www.lafargeholcim-awards.org.

Les LafargeHolcim Awards, dont la dernière édition a reçu plus de 5.000 candidatures en provenance de 121 pays, connaissent une participation soutenue des projets marocains, avec plusieurs prix remportés.

L’OCP noté BBB- avec perspective stable par Fitch

L’agence de notation britannique Fitch Ratings a publié ce jeudi 3 avril en fin de journée sa note d’évaluation de la solvabilité et des émissions d’obligations d'OCP la fixant à BBB-avec une perspective stable. Fitch précise que «l’assignement de la note finale est dépendant de la réception des documents finaux conformes à l’information déjà reçue».

Selon Fitch, le rating de l’OCP reflète son intégration verticale, sa position compétitive en termes de prix, ses réserves exceptionnelles de minerai et ses positions de leader sur les marchés de l’acide phosphorique et de la roche de phosphates. La stratégie de transformation industrielle, qui doit se traduire en des gains de coûts à court terme est également prise en compte, précise l’agence londonienne.

Parmi les contraintes de développement du groupe, 1ère source de revenus du pays, Fitch cite l’exposition au cycle des fertilisants à base de phosphates, particulièrement le fait que les investissements sont au plus haut au moment où le marché est plus mou. L’OCP est propriété de l’Etat marocain à 94%.

«La perspective stable à notre sens, écrit Fitch, reflète le fait que le groupe est assez flexible pour maintenir ses fondamentaux en accords avec son rating jusqu’en 2016, malgré la volatilité des prix et les lourds investissements requis». Le marché brésilien est favorable à l’OCP ainsi que la volatilité politique au Moyen-Orient, mais la baisse de la demande indienne et les exportations chinoises présentent des risques de baisse, note Fitch.

 Le projet du pipeline, actuellement à l’essai,  est vu positivement. Celui-ci devrait «considérablement baisser les besoins en énergie, eau et besoins de transport par le rail et la route ».

Enfin, un paragraphe intitulé «Key Man Risk» est dédié au PDG Mostapha Terrab. Fitch parle d’une succession qui «pourrait mettre de la pression sur le rating». «Bien que nous reconnaissions le haut niveau et l’expérience de l’équipe du senior management, écrit Fitch, la vision et l’influence de M. Terrab sont critiques à la bonne exécution de la stratégie d’expansion de l’OCP».


 

Hausse de 17% du résultat net de la Samir à fin juin 2013

Ce résultat est imputable notamment à l'amélioration du résultat financier qui s'est apprécié de 20%, explique la société dans une communication financière, publiée sur le site internet de la Bourse de Casablanca.

Ainsi, sur le plan financier, la Samir a continué ses efforts de consolidation de ses ressources permanentes suite à l'implémentation des solutions de financements locaux et internationaux, poursuit la même source, notant que le fonds de roulement en amélioration de 79%, est passé de -1,775 milliard de DH en décembre 2012, à -369 millions de DH en juin 2013.

Durant le premier semestre de l'année en cours, la consommation nationale en produits pétroliers a accusé une baisse estimée à 8% par rapport à la même période 2012, en raison du ralentissement de l'activité économique, relève en outre la Samir, ajoutant que cette situation aggravée par la recrudescence des importations des produits raffinés, de plus de 30%, a conduit à une baisse de 13% de ses ventes globales, à 3,1 millions de tonnes.

Ce recul a eu pour impact un repli du volume du processing de 14%, par rapport au premier semestre 2012, tandis que le chiffre d'affaires en baisse de 18%, a totalisé 22,593 milliards de DH à fin juin 2013, a-t-elle poursuivi.

Sur le plan opérationnel, et pour faire face à la baisse des ventes locales, la société a indiqué qu'elle a réorienté une large partie de sa production vers l'export, qui a enregistré une augmentation de 23% par rapport à la même période de l'année dernière.

En conséquence, le résultat d'exploitation est passé de 536 millions de DH en juin 2012, à 494 millions de DH en juin 2013, soit une baisse de 8%. La société a également consenti des efforts pour la réduction des charges fixes, a-t-elle souligné.

Côté développement et perspectives, et pour faire face à un marché concurrentiel rude, la Samir a mis en place des mesures stratégiques lui permettant de reconquérir ses parts de marché historiques et consolider ses résultats opérationnels.

Il s'agit de l'obtention de l'agrément de distribution des produits pétroliers par sa filiale SDCC, qui va lui permettre de se positionner directement sur le marché de la distribution. Cette nouvelle ligne d'activité constituera en soi un lien direct entre la production et le consommateur final, a-t-elle expliqué.

Il est également question de l'acquisition de 60% de la société Jorf Petroleum Storage (JPS) lui octroyant une présence stratégique dans une zone à fort dynamisme commercial.

JPS construit actuellement un terminal de 100.000 m3 relié par pipeline au port de Jorf Lasfar. L'enveloppe budgétaire de ce projet s'élève à 250 millions de DH et le démarrage est prévu durant le 1er semestre 2014, a-t-elle précisé.

Et d'ajouter que grâce à l'effort commercial, les ventes globales de la société durant le troisième trimestre 2013 atteindraient 2 millions de tonnes, en ligne avec la moyenne trimestrielle habituelle des ventes.

Le Qatar lance QELA, une marque de luxe

Le projet avait été évoqué il y a déjà plusieurs mois, mais avait pris du retard. Le choix de Paris, une capitale mondiale du luxe, pour ouvrir la seconde boutique QELA se veut un symbole des ambitions internationales du groupe qatari, qui envisage aussi d'ouvrir des boutiques plus tard à New York, Milan et en Asie. « Première marque de mode du Qatar aux ambitions internationales, QELA puise son inspiration dans son héritage qatari » et proposera une ligne de maroquinerie, de souliers, de joaillerie et de couture réalisée sur mesure, indique le communiqué de QLG.

Une collection sobre aux lignes simples

Les équipes du studio de création de QELA promettent une collection « sobre », aux lignes « simples, presque minimalistes », avec des « formes pures et (des) volumes généreux inspirés des courbes du désert ». Qatar Luxury Group (QLG), détenu par Qatar Foundation, a vocation à constituer et faire émerger au niveau international des marques de luxe dans la mode, l'hôtellerie-restauration et le lifestyle. Le Qatar multiplie les investissements dans le luxe, un secteur au fort développement et qui affiche de belles performances financières. Il possède notamment le palace Royal Monceau et l'Hôtel du Louvre à Paris ainsi que plusieurs immeubles de prestige dont l'hôtel Lambert qui vient d'être ravagé par un incendie, ou encore l'hôtel Martinez à Cannes. Dans la mode et maroquinerie, il détient la majorité du français Le Tanneur. Et possède plus de 1% du numéro un mondial du luxe LVMH.