Saisie de deux tonnes de chira à Larache, huit interpellations

Les éléments de la police judiciaire à Larache ont réussi, mercredi 7 mai soir, en coordination avec leurs homologues à Tétouan et sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), à mettre en échec une tentative de trafic de deux tonnes de chira et à interpeller huit individus, âgés entre 39 et 59 ans, pour leur lien présumé avec un réseau criminel s’activant dans le trafic international de drogues et de psychotropes, apprend-on de source sécuritaire.

Cette opération, menée près de la bande côtière de Larache, a permis de saisir 51 ballots de chira d’un poids total de deux tonnes destinés au trafic international par voie maritime, ainsi qu’un canot pneumatique, un moteur marin et deux voitures portant de fausses plaques d’immatriculation, précise la même source.

Les suspects ont été soumis à l’enquête judiciaire menée par le service préfectoral de la police judiciaire à Tétouan sous la supervision du parquet compétent, en vue de déterminer les éventuelles ramifications de cette activité criminelle et d’interpeller les autres complices dans cette affaire, ajoute-t-on.

La vague de froid provoque un retard de croissance des fruits rouges et impacte le cheptel

Le climat est particulièrement capricieux pour le secteur agricole. Après les chaleurs extrêmes estivales, actuellement, c’est le froid hivernal qui met à rude épreuve certaines plantes et incite les éleveurs à augmenter l’alimentation de leur cheptel. En revanche, les arbres de la famille des rosacées s’en tirent à bon compte.

Selon la Direction régionale de la météorologie, une vague de froid s’est abattue sur plusieurs régions du Royaume, du mardi 12 au vendredi 17 janvier. Des conditions climatiques qui persistent dans plusieurs provinces, notamment dans la partie nord, où l’agriculture occupe une place importante.

Pour commencer sur une bonne note, la filière des rosacées (abricotiers, pêchers, amandiers, pruniers…) s’accommode assez bien des températures hivernales. Selon la Direction provinciale de l’agriculture de Sefrou, où des chutes de neige étaient attendues, « les rosacées entrent en dormance et plus elles sont exposées au froid, meilleure sera leur floraison. Une floraison optimale conduit à un meilleur rendement pour l’année suivante ».

A contrario, les vergers d’avocats ne tirent pas de bénéfices du froid et encore moins de la gelée. « La vague de froid implique bien évidemment des dégâts sur les vergers », regrette Abdellah Elyamlahi, président de la Morocco Avocado Association (MAVA). En effet, la majorité des 7.500 hectares d’avocats productifs du pays s’étalent de Larache jusqu’à Kénitra, en passant par Moulay Bousselham.

Des zones agricoles où l’hiver est souvent rude. « On peut apercevoir l’effet sur le fruit lorsqu’il est touché par le gel. Il s’endurcit et ne mûrit pas, même si sa couleur qui vire au noir en donne l’impression. Il devient donc impropre à la consommation. C’est particulièrement vrai pour les exploitants qui ne possèdent pas de dispositifs anti-gel (couvertures ou toiles antigel, ndlr) », poursuit notre interlocuteur.

Le froid peut aussi avoir des impacts significatifs sur les cultures sous serre, même si ces structures sont conçues pour protéger les plantes des conditions extérieures. Dans la région du Gharb, le froid n’est pas aussi intense que dans les zones agricoles plus au nord, mais ce n’est pas pour autant que les cultures sont épargnées, à l’image des fruits rouges.

Cette filière occupe une superficie de 12.500 hectares. La répartition géographique de cette surface se décline comme suit :

– 7.290 ha dans le Gharb ;

– 4.960 ha, répartis entre Souss Massa et Dakhla.

 

Un décalage du cycle de production

Les fruits rouges nécessitent des températures chaudes (généralement entre 20 et 25 °C) pour une croissance optimale. Des températures plus basses, même dans une serre, peuvent ralentir la photosynthèse, retardant ainsi le développement des fruits. Contacté par Médias24, Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, affirme avoir constaté « un retard dans la maturation de tous les fruits rouges à cause du froid, sans exception ».

Et d’ajouter : « Cette situation perturbe le cycle et retarde la production ». Des solutions sont-elles envisageables pour réduire l’effet du froid ? « Il existe des solutions pour chauffer les serres. Mais elles sont trop coûteuses », déplore-t-il.

Même si les températures ne sont pas glaciales dans le Souss, le froid à cette période de l’année y est également problématique, pour la tomate aussi. « Il présente des risques de ralentissement du cycle de production de la tomate et donc de décaler la récolte », prévient Abdelaziz Maânaoui, président de l’Association des producteurs de Chtouka (ACPA).

S’agissant du cheptel national, il possède des prédispositions génétiques qui lui octroient une certaine immunité contre la chute des températures. « Le cheptel national est constitué de races locales qui ont développé une certaine adaptation aux conditions climatiques, sauf s’il s’agit de conditions de froid extrême », estime Jaouad Zemamou, ingénieur pastoral.

« Néanmoins, des difficultés d’approvisionnement en alimentation régulière sont rencontrées à cause des neiges ou du froid extrême, notamment en raison des fermetures des routes à cause de la neige, dans les zones de montagnes ». En conséquence, le renforcement du régime alimentaire est nécessaire.

« Il faut augmenter les rations pour le cheptel durant la période d’hiver, surtout au vu de l’état actuel dégradé des parcours à cause des sécheresses récurrentes. Nous sommes dans une période de disette où l’éleveur est amené à supporter des charges d’alimentation supplémentaires », conclut notre interlocuteur.

Driscoll’s Maroc lance la construction d’une station de conditionnement des fruits rouges à Larache

Le coup d’envoi des travaux de construction de la station de conditionnement des fruits rouges par la société Driscoll’s Maroc a été donné, jeudi 9 mai, à l’Agropole du Loukkos, au sud de la ville de Larache.

Dun investissement de 150 millions de DH, cette installation de plus de 5 hectares offrira plus de 500 emplois directs une fois terminée, indique un communiqué de Driscoll’s.

(Avec MAP)

64 bâtiments classés monuments historiques dans plusieurs villes (liste)

La liste a été publiée au Bulletin officiel du 4 mars 2024. « Il n’est pas permis d’apporter des modifications de quelque nature que ce soit aux bâtiments historiques, à moins que les propriétaires ou les détenteurs des droits concernés par le secteur de la culture en soient informés avant la date fixée pour le début des travaux, avec un préavis d’au moins six mois », précise-t-on.

À Casablanca, il s’agit des 57 bâtiments du XXe siècle suivants :

À Tanger, quatre nouveaux sites sont considérés comme monuments historiques :

– Le cimetière des animaux ;

– La Villa Akouma à Merchan ;

– Le camp romain Al Bounyane ;

– Kasbah Syoufa.

À Larache :

– Le phare de la pointe de Nador (Punta Nador).

Dans la région de Marrakech : 

– Le pont Tensift à Ouahat Sidi Brahim ;

– Les « Réservoirs d’eau » à Sidi Bou Othmane.

Découverte à Larache des plus anciennes empreintes humaines en Afrique du Nord, datant d’environ 100.000 ans

La découverte a été publiée le 23 janvier dernier dans la revue scientifique Nature. Au cours d’une mission de terrain en 2022, dans le cadre d’un projet de recherche sur l’origine et la dynamique des rochers côtiers du nord-ouest du Maroc, une équipe de géologues marocains et étrangers a identifié de nouvelles empreintes d’hominidés sur une plage rocheuse à Larache. Le site s’étend sur une superficie d’environ 2.800 m².

La large gamme de tailles des empreintes suggère que plusieurs individus de différents groupes d’âge sont responsables de ces traces. La répartition des empreintes selon trois classes d’âge est relativement équilibrée, soulignent les chercheurs. Il y a néanmoins un peu plus d’empreintes attribuées à des enfants (31) qu’à des adolescents (26) ou à des adultes (24).

© Mouncef Sedrati

Les résultats de l’enquête géologique indiquent que ces empreintes de Larache sont les plus anciennes attribuées à l’Homo sapiens en Afrique du Nord et au sud de la Méditerranée.

Médias24 a contacté Mouncef Sedrati, enseignant-chercheur en géomorphologie littorale et géologie marine à l’Université Bretagne-Sud (UBS), qui a dirigé l’équipe de recherche. Il nous raconte : « Nous avons fait cette découverte en juillet 2022. Avec mon équipe de recherche, composée de collègues marocains, espagnols et français, nous en étions à la deuxième campagne de mesures sur le terrain [sur une plage rocheuse au sud de Larache, ndlr] pour étudier la mobilité des grands blocs rocheux sur le site. Nous avions déjà publié des articles scientifiques sur la dynamique de ces grands blocs rocheux afin de comprendre leur origine et les mécanismes de leur déplacement sur la plage. Pendant un moment d’attente entre les marées, nous avons décidé d’explorer un site un peu plus au nord du nôtre, à quelques centaines de mètres, où nous avons découvert ce spectacle exceptionnel de dizaines de traces de pieds fossilisées dans le sol ».

Des empreintes en excellent état de conservation

Les sites contenant des empreintes de pieds humains sont relativement rares dans le monde, surtout en Afrique où les seuls connus se trouvent en Afrique de l’Est et au sud de l’Afrique. Aucun site avec des traces de pieds humains fossilisées n’avait encore été découvert en Afrique du Nord ou au sud de la Méditerranée. Dans ce cas-ci, le nombre important d’empreintes trouvées, leur excellente conservation et surtout leur âge en font une découverte remarquable, selon Mouncef Sedrati.

© Mouncef Sedrati

« Nous avons fait appel à des spécialistes renommés pour nous aider à résoudre ces mystères de conservation, puis nous avons entrepris des analyses minutieuses pour corréler les caractéristiques des empreintes avec celles des individus. Cela a été un travail long et méticuleux, vérifiant trace par trace les détails tels que la largeur, la longueur et la profondeur des empreintes, les modélisant en 3D, croisant ces informations avec la nature des sédiments de la roche pour déterminer qu’il s’agissait potentiellement de cinq individus ayant laissé ces empreintes, comprenant aussi bien des enfants et des adolescents que des adultes. Un autre aspect important est la datation par luminescence stimulée optiquement (OSL), qui nous a permis de préciser l’âge des empreintes et de les attribuer à l’Homo sapiens« , poursuit Mouncef Sedrati.

« Nous nous sommes ainsi retrouvés face aux plus anciennes empreintes de pieds humains connues en Afrique du Nord et au sud de la Méditerranée. Elles ont environ 100.000 ans« .

Entre l’analyse des empreintes, l’attente des résultats des analyses des sédiments, la datation OSL et la recherche bibliographique pour mieux comprendre les spécificités et les singularités du site et des traces, l’équipe de recherche a mis une année pour confirmer les résultats avec certitude.

Un site patrimonial à préserver

Mouncef Sedrati souligne la nécessité de préserver ce site patrimonial remarquable, « même s’il est menacé par l’élévation du niveau de la mer et les tempêtes ». Et d’ajouter : « À court terme, d’autres empreintes seront probablement découvertes à mesure que les sédiments s’éroderont. Il serait donc intéressant de suivre cette érosion et de découvrir de nouvelles traces complémentaires, ce qui permettrait d’obtenir plus de précisions sur le groupe d’Homo sapiens qui parcourait ou habitait cette côte larachoise. »

« Nous aimerions collaborer avec d’autres chercheurs marocains et avec le ministère de l’Enseignement supérieur, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le ministère de la Culture, l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine… pour élaborer un projet de recherche scientifique commun afin de poursuivre nos investigations sur le site. D’autres traces restent à découvrir, et de façon générale, toute l’histoire humaine et sociale de ce groupe d’Homo sapiens reste à raconter », conclut Mouncef Sedrati.

© Mouncef Sedrati

 

https://medias24.com/2021/10/27/essaouira-les-details-de-la-decouverte-des-plus-anciens-objets-de-parure-a-la-grotte-de-bizmoune/

Plus de 3 tonnes de chira saisies à Larache

Dans un communiqué, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) indique que les opérations de contrôle et de fouille effectuées ont permis la saisie de 90 ballots de chira totalisant 3.285 kg, soigneusement dissimulés dans la remorque d’un camion de transport de poissons. L’enquête a permis l’interpellation de deux individus, âgés de 44 et 54 ans, pour implication présumée dans ces actes criminels.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent en vue de confondre l’ensemble des individus impliqués dans cette affaire et de mettre au jour les éventuelles ramifications nationales et internationales de cette activité criminelle, souligne la même source.

Des fouilles révèlent une tombe maurétanienne à Qsirissi, près de Larache

Les fouilles de sauvetage ont été organisées du 10 au 17 février 2023, suite à une note envoyée par la conservation du site archéologique de Lixus et informant des travaux d’arasement dans un site funéraire situé près du village de Qsirissi (environs de Larache), a indiqué l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) dans un communiqué.

Ces fouilles d’urgence, conduites par deux archéologues de l’INSAP, Abdelaziz EL Khayari et Aomar Akerraz, ont permis la mise au jour de restes d’une tombe antique datant de plus de 2.000 ans et appartenant ainsi à la période maurétanienne, antérieure à l’occupation romaine, souligne-t-on.

Selon la même source, l’architecture de la tombe a été soigneusement conçue : ses murs ont été construits avec des blocs de pierre bien taillés et soigneusement assemblés et ajustés. La couverture a été assurée par une grosse dalle de plus de deux mètres de longueur.

Pour donner à la tombe plus de protection et la doter d’un aspect majestueux, un grand tumulus en terre a été érigé au-dessus d’elle, et présentait avant son arasement un diamètre de plus de 20 mètres et une hauteur d’environ 3 mètres.

A l’intérieur de la tombe, ont été retrouvés les restes d’un squelette incomplet d’un humain dont le corps aurait subi, d’après des observations préliminaires, une crémation incomplète, ce qui correspond à un rite funéraire documenté pour la première fois dans la région de Larache. La dépouille a été inhumée avec des effets personnels, à savoir une lame de couteau en fer et une hache inhabituelle du même métal, qui revêt un intérêt particulier.

L’INSAP affirme que « ces données fournies par les fouilles d’urgence sont de nature à contribuer à enrichir nos connaissances sur les pratiques funéraires et les croyances religieuses propres à la société rurale du bassin du Loukkos durant la période maurétanienne, qui s’étend du 8e siècle avant J.-C. à l’an 40 après J.-C ».

« Une fois les fouilles d’urgence terminées, des mesures préventives ont été prises en coordination avec le propriétaire du terrain – qui a fait preuve d’un remarquable esprit de collaboration – afin de protéger et de conserver la tombe mise au jour en attendant qu’une nouvelle intervention soit entreprise pour la restauration de quelques parties manquantes de la tombe », conclut l’INSAP.

 

Feux de forêt : la CGEM lance un appel à la solidarité avec les habitants de Larache et des environs

Les besoins urgents identifiés sont les produits de première nécessité, de la tuyauterie, des tôles de zinc, des planches de bois et de la visserie pour la construction d’étables, indique la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) dans un communiqué.

Des citernes pour le stockage de l’eau, de la nourriture pour le bétail, des meubles et du matériel domestique seront également essentiels pour venir en aide aux citoyens touchés par les feux de forêt dans la province de Larache, où 935 familles réparties dans 15 douars ont été évacuées à cause de l’avancée des flammes vers les habitations.

La CGEM demande aux contributeurs de prendre attache avec la branche Tanger-Tétouan-Al Hoceima, via l’adresse hanae.bourakkadi@cgem.ma.

En direct. Feux de forêt : la situation dans les provinces de Larache et Tétouan

Après les six feux de forêt enregistrés la semaine dernière, le nord du pays est de nouveau en proie à des incendies, favorisés par les températures caniculaires et les vents de type « chergui ».

Médias24 suit les derniers développements de la lutte contre les feux de forêt qui embrasent actuellement le massif forestier de Bouhachem Jbel El Alam, relevant des communes de Tazourt et de Bni Aârouss, dans la province de Larache. Le second site ciblé par les équipes d’intervention est un domaine forestier situé au niveau de la commune de Bni Layeth, dans la province de Tétouan.

> Vendredi 29 juillet :

12h05 : le feu de forêt au niveau de la commune de Bni Layeth a été maîtrisé, d’après les autorités de la province de Tétouan. « Les équipes dintervention assurent un suivi du développement de la situation jusqu’à l’extinction complète et définitive des feux », selon les mêmes sources.

Les flammes ont ravagé 500 ha de couvert végétal dans ce domaine forestier. Par précaution, 46 familles issues de trois douars ont été évacuées. Aucune victime n’est à déplorer.

11h30 : une personne a été mise en examen pour incendie involontaire à Larache, rapporte lAgence France-Presse (AFP).

« Un habitant dun village de Larache a été déféré devant le procureur du Roi et mis en examen pour incendie involontaire », a déclaré une source judiciaire à lAFP. « Il sera jugé en état de détention provisoire », a-t-elle ajouté, soulignant que lenquête n’a pas conclu à une « intention criminelle ».

Le quadragénaire, arrêté mardi 26 juillet, a avoué avoir réalisé des travaux sur la clôture de sa maison et mis le feu à des restes de matériaux dont il voulait se débarrasser. Mais le feu, alimenté par un vent violent, sest rapidement propagé, daprès lAFP.

> Jeudi 28 juillet

À LARACHE

– Les opérations menées dans la forêt de Bouhachem Jbel El Alam ont permis, dans la soirée du jeudi 28 juillet, déteindre sept foyers de feux relativement importants, selon les autorités locales.

– Dautres foyers sont toujours actifs.

– Le centre Moulay Abdeslam et les douars avoisinants ont été sécurisés.

Aucune perte humaine n’est à déplorer, selon la même source.

À TÉTOUAN

– Les efforts des équipes dintervention se poursuivent pour maîtriser le feu de forêt déclaré dans un domaine forestier de la commune de Bni Layeth.

– Les conditions défavorables, dont les fortes rafales de vent et le manque de visibilité en raison de la fumée, compliquent la tâche des équipes dintervention.

– Dans la soirée du jeudi 28 juillet, 35 opérations de largage deau ont été menées à laide des avions bombardiers deau de type Canadair, assurent les autorités locales.

500 hectares de forêt ont été ravagés par l’incendie. Par précaution, 46 familles issues de trois douars ont été évacuées.

 

Les opérations se poursuivent pour maîtriser les feux de forêt à Larache et Taounate

Deux des trois feux de forêt déclarés en début de semaine sont toujours actifs. Dans la province de Larache, les équipes d’intervention combattent toujours l’incendie de la forêt de Bouhachem Jbel El Alam, relevant des communes de Tazourt et de Bni Aârouss, d’après des sources locales.

« Les efforts des équipes d’intervention ont principalement porté sur la sécurisation du centre Moulay Abdeslam et des douars avoisinants, et sur la lutte contre la propagation du feu en direction des autres douars relevant des communes de Tazourt et Bni Aârouss », indique la même source.

Appuyées par les interventions terrestres des Forces armées royales (FAR), trois avions bombardiers d’eau de type Canadair ont mené 25 opérations de largage d’eau. Au total, 935 familles réparties sur 15 douars ont été évacuées vers des lieux sécurisés.

Les opérations se poursuivent dans la forêt de Khandek Tessyana, située dans la province de Taounate. Si certains points chauds ont été éteints, « les vents compliquent la tâche des équipes d’intervention en dispersant à grande vitesse les flammes », expliquent les autorités locales dans un communiqué. A la date du mercredi 27 juillet au soir, les flammes ont ravagé 47 ha de couvert végétal au total dans la forêt de Khandek Tessyana.

Par ailleurs, le feu de forêt au niveau du douar Oued Rmel, dans la commune de Ksar El Majaz (cercle Anjra), a été maîtrisé, d’après les autorités de la province de Fahs-Anjra. « L’opération d’assainissement des superficies forestières touchées par le feu a commencé », ont-elles précisé.

Un suivi du développement de la situation sera assuré jusqu’à l’extinction complète et définitive des feux, concluent les mêmes sources.

Les efforts se poursuivent pour maîtriser les feux de forêt à Larache, Taounate et Tétouan

La lutte menée par les équipes d’intervention contre les flammes qui ravagent la forêt de Bouhachem Jbel El Alem, relevant des communes de Tazourt et Beni Aârouss, s’est poursuivie dans la soirée du mardi 26 juillet, selon un communiqué des autorités provinciales de Larache.

 

Au total, 712 familles issues de 13 douars ont été évacuées. Mais les quatre départs de feu observés à divers endroits du massif forestier de Bouhachem Jbel El Alem compliquent la tâche des équipes d’intervention.

Trois cents kilomètres plus à l’ouest, de nouveaux points chauds ont également été observés dans la forêt de Khandek Tessyana, située dans la province de Taounate.

 

Environ 33 hectares, composés en majorité de pins, sont partis en fumée jusqu’à présent. Seul point positif : le danger est écarté pour les habitations du douar de Taouraret, selon les autorités locales.

A Tétouan, un incendie s’est déclaré, mardi soir, au niveau d’un domaine forestier relevant de la commune de Beni Layeth (caïdat de Bni Hassan). Les interventions sur le terrain, par voie terrestre et aérienne, se poursuivent pour maîtriser l’incendie, ont indiqué les autorités locales de la province de Tétouan.

Deux opérations de largage d’eau ont été effectuées, jusqu’à présent, pour éteindre les foyers de feu, a-t-on ajouté. 46 familles issues de trois douars ont été évacuées d’une manière préventive en vue de sécuriser les habitants des douars à proximité des forêts incendiées.

Selon un bilan provisoire, 160 hectares de couvert forestier formés de chênes, chênes-lièges, pins et quelques types de végétations secondaires ont été ravagés par le feu, font observer les autorités locales, ajoutant qu’aucune perte humaine n’est à déplorer.

Cet incendie est une extension de celui enregistré au niveau de la forêt Bouhachem à Tazroute.

Les feux de forêt dans le Nord font deux victimes parmi les civils

Après les 10.300 hectares de couvert végétal calcinés la semaine dernière, le nord du pays est de nouveau en proie à des feux de forêt, favorisés par les températures caniculaires et les vents Chergui.

Les équipes d’intervention ont, dans un premier temps, assuré la sécurité des habitants des douars limitrophes des foyers des feux. « 500 familles ont été déplacées pour parer à tout risque éventuel », indique un communiqué des autorités de la province de Larache.

Néanmoins, « deux femmes, qui n’ont pas répondu aux appels des autorités locales et des forces publiques à évacuer les maisons menacées par le feu, ont trouvé la mort par asphyxie », déplore la même source.

Les équipes d’intervention combattent les flammes dans la forêt de Bouhachem Jbel El Alem, relevant des communes de Tazourt et Beni Aârouss. Des moyens humains et techniques sont également mobilisés pour protéger la forêt Menzla, où près de « 30 hectares de couvert forestier ont été ravagés ».

Le communiqué des autorités locales conclut que « l’incendie déclaré à proximité de douar Rmel, dans la commune de Zaâroura, a été circonscrit à 90% ».