Africa Feed & Food lève 700 MDH par émission obligataire privée

Africa Feed & Food a réalisé une levée de fonds de 700 MDH sous forme d’obligations avec une maturité de 7 ans, amortissables semestriellement. L’émission a été souscrite par 17 investisseurs qualifiés, principalement des sociétés de gestion d’OPCVM et des institutionnels marocains.

L’opération vise à :

– optimiser le coût de financement du groupe et à renforcer sa structure financière et sa flexibilité opérationnelle ;

– accélérer le plan de développement des activités historiques d’AFF, à travers l’augmentation des capacités industrielles sur la quasi-totalité des Business Units ;

– financer de nouvelles activités intégrées à la chaîne de valeur agroalimentaire ;

– accélérer l’expansion panafricaine à travers la concrétisation de joint-ventures stratégiques et le déploiement régional des activités industrielles et commerciales ;

– renforcer le processus d’institutionnalisation, pilier central de la stratégie du groupe, garantissant une gouvernance, une performance et une excellence opérationnelle alignées sur les meilleurs standards internationaux.

Cette émission, accompagnée par WeAdvise et Red Med Corporate Finance (conseillers financiers et placeurs), Maleh Law Firm (conseiller juridique), HDID & Associés (représentant de la masse des obligataires) et Red Med Securities (centralisateur), traduit la confiance du marché dans le modèle intégré et la solidité du groupe.

Fondé en 1978, Africa Feed & Food est un groupe agro-industriel marocain intégré, présent sur toute la chaîne de valeur céréalière et avicole : importation et négoce de grains, meunerie, fabrication de pâtes et couscous, alimentation animale, aviculture et emballage. Il compte plus de 2.100 collaborateurs et une vingtaine de filiales.

Mines. Aya Gold & Silver sécurise 143,8 millions de dollars par placement public

L’opération de placement public lancée par la compagnie minière Aya Gold & Silver s’est clôturée avec un total de financement sécurisé de 143,8 millions de dollars contre 100 millions de dollars initialement prévus.

Dans un communiqué publié le 18 juin 2025, Aya Gold & Silver a indiqué que l’opération de placement ferme d’actions ordinaires a porté sur l’acquisition d’un total de 10.767.795 d’actions ordinaires au prix d’émission de 13,35 $ l’action.

Ces actions issues ont dû augmenter en raison de la forte demande, passant de 7.491.000 à  9.363.300 d’actions ordinaires avec une option de surallocation de 15% des actions.

« Grâce à la clôture de ce financement et à l’exercice intégral de l’option de surallocation, Aya est dorénavant dans sa position la plus solide à ce jour en matière de liquidités », affirme Benoit La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Desjardins Marchés des capitaux a agi comme unique teneur de livres, avec la Financière Banque Nationale et BMO Marchés des capitaux en tant que co-chefs de file et un groupe de teneurs fermes composé de Marchés mondiaux CIBC, Raymond James Ltée, Stifel Nicolaus Canada, Scotia Capitaux, SCP Resource Finance LP, Beacon Securities Limited et INFOR Financial.

Avec ses objectifs fixés pour 2025, Aya Gold & Silver compte consacrer le produit de cette levée de fonds à plusieurs priorités stratégiques. Ils serviront notamment à financer les programmes d’exploration avancée du prospect polymétallique de Boumadine et des alentours de Zgounder (programme Zgounder régional), ainsi qu’à renforcer son fonds de roulement.

« Ces capitaux nous offrent la souplesse nécessaire pour dégager pleinement la valeur de notre projet Boumadine, tout en maintenant un rendement opérationnel robuste à Zgounder, en maximisant les flux de trésorerie et en procurant une valeur à long terme à tous les actionnaires », a ajouté Benoit La Salle.

Rappelons que l’année 2025 devrait être décisive à Boumadine, où Aya prévoit un programme accéléré de forage ambitieux de 100.000 à 140.000 mètres lui permettant d’établir une étude de faisabilité économique préliminaire en 2026 qui déterminera la viabilité économique d’un projet de mine dans cette région.

Situé près de Tinejdad, la dernière estimation des ressources inférées de ce prospect indique la présence de 15,1 millions d’onces d’argent (Ag), 449 mille onces d’or (Au), 145.000 tonnes de zinc (Zn) et 44.000 tonnes de plomb (Pb). Cette croissance significative des ressources s’accompagne de récentes campagnes d’exploration qui continuent de déchiffrer et d’étendre l’empreinte minière découverte à Boumadine.

Mines. Aya Gold & Silver sécurise une levée de fonds stratégique de 100 millions de dollars

La société minière Aya Gold & Silver a conclu un accord de placement ferme d’actions ordinaires qui lui permettra de lever environ 100 millions de dollars américains. Cette acquisition sera menée par Desjardins Capital Markets, fonds d’investissement du groupe Desjardins, l’une des institutions financières les mieux capitalisées au Canada.

L’accord réunit également un syndicat de souscripteurs comprenant National Bank Financial et BMO Capital Markets, qui agissent conjointement avec Desjardins Capital Markets en tant que codirigeants de l’opération.

Ce placement ferme d’actions ordinaires porte sur l’acquisition d’un total de 7.491.000 actions ordinaires d’Aya Gold & Silver au prix d’émission de 13,35 $ l’action, pour un produit brut total de 100.004.850 dollars. L’opération devrait se clôturer le 19 juin 2025, sous réserve des approbations réglementaires habituelles, notamment de la bourse de Toronto.

Dans le cadre de cette offre, Aya a également accordé aux souscripteurs une option de surallocation, leur permettant d’acquérir jusqu’à 15% d’actions supplémentaires au prix d’émission. Cette option est exerçable, en tout ou en partie, à tout moment pendant une période de 30 jours suivant la clôture de l’offre ferme d’actions. Si l’option de surallocation est exercée dans son intégralité, 15.000.728 dollars américains de fonds supplémentaires seront levés, portant le produit total de l’offre à environ 115.005.578 dollars.

Aya Gold & Silver prévoit d’allouer le produit net de cette levée de fonds à plusieurs objectifs stratégiques, notamment le financement des programmes d’exploration avancée sur son gîte de Boumadine et dans la région de Zgounder, ainsi que le renforcement de son fonds de roulement et le financement de ses activités opérationnelles générales.

Rappelons que la société Aya Gold & Silver a réussi cette année à augmenter sa production suite à la mise en service d’une nouvelle usine de traitement de minerai, ultime étape du projet d’expansion de sa mine de Zgounder. L’entreprise anticipe désormais un record de production annuelle d’argent, avec un objectif de 5 millions d’onces (soit 155 tonnes), ce qui lui permettrait de dépasser pour la première fois la production de la mine d’Imiter, la plus grande mine d’argent du Maroc.

À cela s’ajoute le projet d’exploration de Boumadine, où Aya prévoit un programme de forage ambitieux de 100.000 à 140.000 mètres. La société maintient un investissement conséquent pour évaluer pleinement le potentiel minier du site, avec comme objectif de finaliser une étude de faisabilité économique préliminaire en 2026 qui déterminera la viabilité d’un futur projet de mine sur cette propriété polymétallique, d’où le nom arabe « Boumadine ».

Dislog Group lève 400 MDH auprès du fonds Mediterrania Capital Partners

Dislog Group et Mediterrania Capital Partners ont officialisé, ce lundi 21 avril, la signature d’un accord engageant (binding term sheet), par lequel Mediterrania Capital Partners (MCP) entre au capital de Dislog Dispositifs Médicaux (DDM) via une augmentation de capital réservée de 400 millions de DH, et ce à travers son fonds Mediterrania Capital IV.

Cette levée de fonds vise à soutenir la stratégie de développement et d’expansion du groupe et à accompagner la croissance de DDM, à la fois de manière organique et à travers des opérations de croissance externe, indique un communiqué de Dislog Group.

Ce partenariat s’inscrit dans l’ambition de consolider durablement la position de Dislog Group en tant que leader de l’économie de la vie au Maroc et au-delà, poursuit le communiqué.

Dislog Dispositifs Médicaux assurera désormais la consolidation des futures acquisitions du groupe dans le domaine des dispositifs médicaux, incluant notamment les sociétés Megaflex, Africare, Afrobiomedic et Farmalac.

« Nous sommes très heureux de recollaborer avec Dislog Group dans le secteur des dispositifs médicaux. Ce partenariat permettra à MCP de renforcer sa présence sur l’ensemble des segments de la santé au Maroc », a déclaré Hatim Ben Ahmed, Managing Partner de Mediterrania Capital Partners, cité dans le communiqué.

De son côté, Moncef Belkhayat, président-directeur général de Dislog Group, a affirmé : « Nous nous réjouissons de ce partenariat stratégique avec MCP. En seulement trois ans, Dislog Group s’est imposé comme un acteur clé dans le domaine de la santé. Notre ambition est de bâtir un leader des dispositifs médicaux, en poursuivant une stratégie d’acquisitions ciblées nous permettant de proposer une offre étendue couvrant toutes les aires thérapeutiques, tant pour le secteur public que privé, au Maroc puis sur le continent africain ».

Cette opération est soumise à l’accord du Conseil de la concurrence, rappelle le communiqué.

A noter que DDM a été conseillée par les cabinets Deloitte sur la partie financière, Hdid sur le volet fiscal, Fintrust sur le volet deal sourcing et Hilmi sur la partie juridique.

De son côté, MCP est conseillé par Dla Pipper (Benoît de Montval) sur la partie juridique et par Mazars sur le volet financier.

Dealflow.ma, la plateforme qui veut révolutionner le marché des levées de fonds au Maroc

Dealflow.ma, première plateforme africaine dédiée aux opérations de cessions et de levées de fonds, ambitionne de dynamiser le marché du capital-investissement au Maroc. En digitalisant les transactions et en mettant en relation investisseurs et entrepreneurs, elle vise à structurer un secteur encore fragmenté.

En quelques mois, la plateforme a agrégé un deal flow de 3 MMDH en valorisation et fédère une communauté d’investisseurs disposant de plus de 5 MMDH de capitaux. Elle offre aux entreprises un accès anonyme et structuré aux acteurs clés des transactions en capital, notamment les banques d’affaires, les avocats spécialisés et les cabinets d’audit.

Malgré une évolution du capital-investissement au Maroc, le secteur reste en deçà de son potentiel. Au cours des vingt dernières années, les fonds d’investissement ont réalisé moins de 10 transactions par an, soit environ 220 entreprises financées pour un total d’un milliard de dollars. En comparaison, l’Égypte et l’Afrique du Sud ont levé plus de 70 milliards de dollars sur la même période.

Le Maroc dispose pourtant d’un vivier important d’entreprises éligibles à l’investissement privé, avec plus de 100.000 sociétés de taille intermédiaire. Cependant, de nombreux dossiers sont rejetés pour manque de qualification ou échecs en due diligence.

Face à ces défis, Dealflow.ma se positionne comme un facilitateur des opérations de M&A et de capital-investissement. Elle assure :

Lors des matinales du capital-investissement, événement organisé par la plateforme à Casablanca, des entreprises sélectionnées ont pu échanger avec des experts du secteur. Hassan Medaghri Alaoui, cofondateur de Dealflow.ma, estime que 15 à 20 MMDH pourraient être mobilisés dans les cinq prochaines années, dépassant le montant levé au cours des deux dernières décennies.

Dealflow.ma bénéficie du soutien d’acteurs de premier plan tels que Development Partners International (DPI), AP Moller Capital, Tana Capital, Africa Invest, CDG Invest et la Société financière internationale (Groupe Banque mondiale).

Avec cette initiative, le marché marocain du capital-investissement pourrait connaître une accélération significative, attirant davantage de capitaux et favorisant la croissance des entreprises marocaines.

Sur le marché des capitaux, la levée de fonds par dette dépasse l’appel public à l’épargne (explication)

Lorsqu’une entreprise marocaine cherche à lever des fonds, elle se tourne massivement vers la dette. En 2024, les chiffres le confirment : sur 106,7 MMDH de capitaux mobilisés sur le marché des capitaux, 101,2 MMDH proviennent des émissions obligataires et des titres de créances négociables (TCN).

De son côté, l’appel public à l’épargne (APE), qui comprend les levées de fonds propres et une partie des émissions obligataires, atteint 17,37 MMDH, selon les données de l’AMMC.

Les émissions obligataires totalisent 23,68 MMDH, dont 11,9 MMDH levés via l’APE et 11,78 MMDH en placements privés. Mais c’est surtout du côté des TCN que l’écart se creuse : 77,55 MMDH levés en 2024, soit l’écrasante majorité des financements.

Pourquoi une telle domination de la dette ? Elle séduit par sa rapidité et sa flexibilité. Les banques et les investisseurs institutionnels la rendent accessible et, surtout, elle permet aux dirigeants de conserver le contrôle de leur entreprise. À l’inverse, lever des fonds via l’APE signifie partager la gouvernance et se soumettre aux exigences réglementaires et à la volatilité des marchés.

Un arbitrage naturel entre dette et fonds propres

D’après un expert en levée de fonds et des marchés de capitaux, « si on veut comparer, il faut regarder combien les entreprises privées lèvent de dette sur le marché des capitaux et combien elles lèvent en fonds propres sur la bourse. Ce sera toujours en faveur de la dette, mais l’écart n’est peut-être pas aussi excessif qu’il n’y paraît ».

« L’opposition entre financement par la dette et financement par fonds propres mérite d’être nuancée, car ces deux modes de financement sont complémentaires et non strictement alternatifs ».

En pratique, les entreprises cherchent à maximiser leur capacité d’endettement tant que cela reste soutenable, car la dette présente un coût généralement plus faible que les fonds propres et permet aux actionnaires de conserver le contrôle.

Ce n’est qu’une fois cette capacité atteinte, ou lorsqu’un projet d’expansion nécessite un financement plus important, que les fonds propres deviennent une alternative viable.

L’opposition entre financement par la dette et financement par fonds propres mérite d’être nuancée, car ces deux modes de financement sont complémentaires et non strictement alternatifs

L’ampleur des financements obtenus par la dette ne doit pas occulter le fait que l’APE ne constitue qu’une partie des levées de fonds propres.

« De nombreuses transactions se réalisent en dehors du marché boursier, notamment via des fonds d’investissement (private equity), des family offices, des investisseurs industriels ou encore des institutions financières internationales telles que la BERD ou la SFI », ajoute-t-il.

Un autre facteur clé qui explique la prédominance de la dette est son accessibilité immédiate. Comme le note notre interlocuteur, « la dette est souvent plus rapide à mobiliser, notamment via le secteur bancaire ou les placements obligataires privés, tandis que les levées de fonds propres nécessitent des processus plus longs et structurants ».

« Une entreprise ne dit pas forcément ‘je veux lever de la dette’ ou ‘je veux lever des fonds propres’. Elle a un besoin de financement, et chaque dirham levé a un coût, des conditions et des exigences de remboursement ».

L’APE reste aujourd’hui limité au Maroc, en partie en raison de la liquidité réduite sur la Bourse de Casablanca

En effet, la mobilité du financement par la dette contraste avec la complexité des opérations de levée de fonds propres, qui impliquent des évaluations approfondies, des due diligences et des négociations complexes.

L’un des freins majeurs à l’APE repose sur les exigences de transparence. « Contrairement aux levées de fonds via l’APE, qui impliquent une communication réglementaire avant, pendant et après l’opération, les placements privés offrent une plus grande discrétion aux entreprises », explique notre source.

De nombreuses entreprises préfèrent ainsi lever des fonds via des investisseurs privés plutôt que de subir les contraintes d’une introduction en bourse.

Une stratégie de financement adaptée aux besoins des entreprises

Les entreprises marocaines optimisent leurs sources de financement en fonction du coût du capital et de leur volonté de conserver le contrôle actionnarial.

« La dette est perçue comme une solution plus familière, flexible et immédiate », affirme notre interlocuteur. Par ailleurs, l’arbitrage sur la dilution pousse de nombreux dirigeants à privilégier la dette tant que cela est possible, afin d’éviter d’intégrer de nouveaux actionnaires qui viendraient modifier l’équilibre de la gouvernance.

On ne va pas à la bourse au lieu d’aller chez son banquier. Ce sont deux logiques totalement différentes

En fonction de leur maturité et de leurs ambitions, certaines entreprises doivent néanmoins ouvrir leur capital, ce qui peut prendre plusieurs formes :

« Une entreprise commence par l’autofinancement, puis prend de la dette. Quand cela ne suffit plus, elle envisage l’ouverture du capital. Mais ce n’est pas une alternative immédiate, c’est une évolution naturelle ».

« On ne va pas à la bourse au lieu d’aller chez son banquier. Ce sont deux logiques totalement différentes. Une entreprise ira d’abord chercher de la dette tant qu’elle le peut, puis, si elle atteint ses limites, elle envisagera une ouverture du capital », explique-t-il.

Un marché boursier peu profond et des perspectives d’évolution

Le marché boursier marocain souffre d’un manque de liquidité et d’une prédominance des investisseurs institutionnels. « L’APE reste aujourd’hui limité au Maroc, en partie en raison de la liquidité réduite sur la Bourse de Casablanca, ce qui peut freiner certaines entreprises ou fonds d’investissement à envisager une IPO », note notre expert.

La conjoncture monétaire actuelle encourage les entreprises à se tourner vers la dette. La politique accommodante de Bank Al-Maghrib et la tendance baissière des taux d’intérêt rendent l’endettement plus attractif, ce qui n’incite pas les entreprises à précipiter leur ouverture de capital.

Par ailleurs, les levées de fonds par la dette bénéficient d’un double effet positif : « Nous observons un fort appétit des investisseurs et une capacité de financement importante de la part des acteurs du marché, combinés à une reprise de plusieurs secteurs d’activité portée par une dynamique économique positive », conclut l’expert.

La start-up marocaine ToumAI lève 10,5 MDH

L’opérateur télécom Orange Maroc a accompagné la jeune entreprise marocaine ToumAI avec une levée de fonds qui a permis d’engranger 10,5 millions de DH. Ce tour de financement, qui a été mené avec la participation d’Orange Ventures, Digital Africa, Launch Africa ou encore Madica ventures, va permettre de propulser ToumAI vers de nouveaux sommets, indique un communiqué d’Orange Maroc.

Concrètement, en s’appuyant sur une architecture d’IA composite unique, HolistiCX est capable d’analyser les conversations, de détecter les émotions et d’adapter les réponses en temps réel, et ce, dans de multiples langues et cultures.

Intégré au sein des Orange Digital Center au Maroc, le programme d’accélération Orange Fab a permis à ToumAI de bénéficier du soutien d’un écosystème d’innovation dynamique et d’un accès à un réseau international d’experts, poursuit la même source.

« Nous sommes ravis d’accompagner ToumAI dans cette nouvelle étape de son développement », a déclaré Hendrik Kasteel, CEO d’Orange Maroc. L’expertise de ToumAI en matière d’intelligence artificielle et sa vision de l’expérience client s’alignent parfaitement avec notre stratégie d’investissement dans les technologies de pointe. Par ailleurs, l’émergence de cette start-up constitue une nouvelle preuve du potentiel des projets aussi innovants que disruptifs qui sont développés au sein des Orange Digital Centers au Maroc », a -t-il ajouté.

Cette levée de fonds marque donc une étape clé dans le développement de ToumAI. Elle va permettre notamment à la jeune entreprise de recruter de nouveaux talents, d’investir dans la recherche et le développement pour rester à la pointe de l’innovation en matière d’intelligence artificielle, mais aussi de conquérir de nouveaux marchés à travers le monde, en s’appuyant sur son succès en Afrique, poursuit le communiqué.

Maghreb Oxygène lève 450 MDH via une émission obligataire

Maghreb Oxygène a finalisé avec succès une émission obligataire par placement privé pour un montant global de 450 millions de DH. Réservée à des investisseurs qualifiés, cette opération s’inscrit dans une démarche stratégique visant à optimiser la structure financière de l’entreprise.

La levée de fonds, remboursable sur une période de dix ans, servira plusieurs objectifs majeurs : le renforcement des capitaux permanents, la diversification des sources de financement et la réduction du coût de la dette.

De plus, elle permettra d’assurer le renouvellement d’un emprunt obligataire arrivant à échéance.

Afriquia Gaz sécurise 600 MDH grâce à une émission obligataire

Afriquia Gaz a finalisé une émission obligataire par placement privé pour un montant total de 600 MDH, destinée à des investisseurs qualifiés.

L’émission, structurée en une seule tranche, est remboursable sur une période de cinq ans.

Avec ce levier, Afriquia Gaz vise plusieurs objectifs stratégiques :

En outre, cette levée de fonds permettra à l’entreprise de préparer le renouvellement d’un emprunt obligataire arrivant à échéance en 2025.

Access Bank : la plus grande banque du Nigeria compte investir au Maroc

Le capital d’Access Bank, la plus grande banque nigériane, dépasse désormais de 20% le minimum requis pour les banques internationales opérant au Nigeria, informe Bloomberg. Grâce à la levée de fonds de 228 millions de dollars, l’établissement bancaire pourra accélérer son expansion vers de nouveaux marchés, tels que le Maroc, l’Egypte et les Etats-Unis. De plus, cela permettra de “doubler la part de ses actifs à l’international d’ici 2027”, précise la même source.

Le nouvel apport de capital chez Access Bank a reçu les approbations réglementaires de la Banque centrale du Nigeria et de la Commission des valeurs mobilières. À noter que l’émission de droits fait partie du plan de la banque africaine consistant à lever 1,5 milliard de dollars pour être conforme aux normes réglementaires. D’autant que la Banque centrale a fixé un délai jusqu’à 2026 pour que les grands prêteurs commerciaux augmentent leur capital de dix fois.

Z Systems lève 1,05 million de dollars pour révolutionner le commerce de détail au Maroc

Z, une marketplace B2B marocaine spécialisée dans la digitalisation du commerce traditionnel, a levé 1,05 million de dollars lors d’un tour de financement d’amorçage. Ce financement, soutenu par des sociétés de capital-risque basées au Maroc, à savoir MNF Ventures, Witamax, Cash Plus Ventures et Kalys Ventures, vise à renforcer la position de Z sur le marché des biens de grande consommation (FMCG), estimé à 25 milliards de dollars au Maroc.

Z ambitionne de transformer les hanouts, qui représentent 85% du commerce de détail FMCG au Maroc, en les connectant à une plateforme numérique innovante. Depuis son lancement en 2022, la start-up a convaincu plus de 15.000 détaillants actifs, généré 800.000 commandes et affiche un taux de satisfaction de 95%.

« Notre plateforme ne se résume pas seulement aux transactions ; elle vise à transformer des vies et à créer des opportunités pour les détaillants locaux », affirme Meriem Benabad, cofondatrice et directrice des opérations.

« La finalisation de l’opération d’investissement est en attente de l’approbation du Conseil de la concurrence ».

Le tour de table s’est distingué par la participation de plusieurs figures féminines du capital-risque marocain, notamment Dounia Boumehdi (MNF Ventures) et Hiba Mrani Alaoui (Witamax).

Les fonds levés permettront à Z de renforcer ses infrastructures technologiques, d’élargir son catalogue de produits et d’accélérer son déploiement géographique. « Ce financement marque un tournant pour Z, car nous cherchons à étendre nos opérations et à apporter des solutions de pointe au commerce de détail traditionnel », a déclaré Samer Choumar, fondateur et PDG. « Notre vision est de donner du pouvoir aux petites entreprises et de débloquer la croissance au Maroc et en Afrique ».

Bank of Africa UK finalise une levée de fonds de 300 millions de dollars pour Africa Finance Corporation

Cette transaction a été célébrée à Dubaï en date du 29 octobre 2024 en présence des responsables de Bank of Africa UK et Middle East & Asia, des responsables de AFC, ainsi que des représentants des sept banques indiennes : State Bank of India, Canara Bank, Bank of India, UCO Bank, Indian Bank, SBI et Indian Overseas Bank, indique un communiqué de Bank of Africa.

Elargissant les partenariats mondiaux de l’AFC, cette levée de fonds a été sursouscrite de 50%, reflétant la capacité croissante d’AFC à mobiliser des capitaux mondiaux, ainsi que le positionnement de Bank of Africa comme banque panafricaine de premier plan totalement engagée dans la mobilisation de fonds à l’international au service du développement du continent africain, poursuit la même source.

Cité dans le communiqué, Said Adren, administrateur directeur général de Bank of Africa UK, a souligné l’importance de cette opération dans la stratégie de levée de fonds d’AFC. « Nous avons toujours cru au potentiel d’attirer des capitaux vers l’Afrique en provenance de nouvelles régions, comme l’Inde. Ce succès ouvre la voie à de futurs flux de capitaux vers l’Afrique ».

« Les prêteurs indiens ont des exigences particulières, et nous sommes ravis d’avoir mis à contribution notre expertise pour mener à bien cette transaction historique pour AFC », a déclaré pour sa part Zineb Tamtaoui, directrice générale de Bank of Africa-DIFC Branch, citée dans le communiqué.