Tourisme. L’ONMT prévoit une opération séduction à Pékin

Lors de l’inauguration par Royal Air Maroc du vol Casablanca-Pékin, qui aura lieu le 20 janvier, à l’occasion de la réouverture de la véritable première ligne long-courrier du Maroc, le bureau de l’ONMT à Pékin va organiser un roadshow pour promouvoir la destination Maroc auprès d’une clientèle chinoise en quête de voyages luxueux.

La délégation marocaine, constituée d’agents de voyages et d’hôteliers haut de gamme, participera pendant six jours à plusieurs rencontres avec les dirigeants des tour-opérateurs (TO) chinois spécialisés dans le secteur du tourisme haut de gamme, de l’incentive et de l’événementiel de qualité supérieure.

RAM lancera le Casablanca-Pékin le 16 janvier 2020 avec 3 rotations par semaine

La compagnie nationale annonce dans un communiqué que la durée des vols directs sera inférieure à 13 heures. Les vols seront opérés par des B787-9 Dreamliner d’une capacité de 302 sièges dont 26 en business.

Trois fréquences par semaine seront proposées. Les vols au départ de Casablanca seront programmés tous les lundi, jeudi et samedi à 17H00 (heure locale) pour une arrivée à Pékin à 11H55 heure locale (j+1). Les vols au départ de Pékin seront programmés tous les mardi, vendredi et dimanche à 13H55 pour une arrivée à Casablanca 19H55.

« Royal Air Maroc est fière d’offrir à ses passagers des possibilités de vols directs entre le Maroc et la Chine. Tant attendue, cette nouvelle route aérienne contribuera, à coup sûr, au développement de la destination Maroc auprès du premier marché émetteur mondial de touristes. Elle nous permettra de répondre à un besoin fort exprimé par les opérateurs économiques des deux pays et participera à renforcer davantage les relations commerciales et économiques entre le Maroc et la Chine », souligne  Hamid Addou, Président Directeur Général de Royal Air Maroc.

Première destination vers la Chine, la nouvelle ligne renforce le réseau de la compagnie en Asie. Royal Air Maroc opère des liaisons aériennes directes entre le Royaume et quatre autres pays du continent asiatique en l’occurrence l’Arabie Saoudite, le Liban, le Qatar et la Jordanie.

Ce communiqué de la RAM confirme les informations publiées la veille par Médias24.

1 milliard de DH de transactions sur les sites marchands marocains d’ici fin 2013

Mardi 17 septembre à Casablanca, ces grandes lignes ont été soulignées par Mikael Naciri, DG du CMI, Badr Boubker, directeur de la direction numérique au ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies (MCINT), Samira Gourroum, directeur de la Technologie et business développement à Maroc Télécommerce et Lotfi Riffi, vice-président de l’Apebi, Fédération marocaine des technologies de l'information, des télécommunications et de l'offshoring.

Mikael Naciri a insisté sur le suivi effectué par le CMI avec le MCINT et l’APEBI pour « permettre au secteur de se développer de manière sereine, pérenne et structurée». Et ce, vu l’engouement de la part des consommateurs et des professionnels du métier, comme les sociétés de développement informatique.

D’ailleurs, le nouveau plan Maroc Numeric 2020 dont les grandes lignes seront achevées à la fin du mois courant, selon Badr Boubker, va octroyer une place plus importante au e-commerce.

Samira Gourroum a, quant à elle, déploré l’inexistence d’un observatoire du e-commerce, encouragé un marché qui émerge qui est le e-tourisme tout en soulevant l’inadaptation de la logistique aux spécificités du e-commerce. Elle a en outre mis l’accent sur l’exploration de la monétique pour les échanges B to B et pour ne pas se cantonner au B to C.

 Renforcement de la confiance numérique

Les intervenants insistent amplement sur la e-confiance, considérée comme «facteur de première importance pour le développement du marché du e-commerce».  

Pour sa part, Badr Boubker est revenu sur les missions du plan Maroc Numeric 2013 en soulignant particulièrement la mise à niveau de l’arsenal juridique et législatif, qui s’inscrit dans la consolidation de confiance numérique. En effet, le ministère est en train de mettre en place un « code numérique très avancée pour la protection du consommateur et de ses données personnelles, sur la cryptographie, et plus généralement la protection de la vie privée».

Il ajoute qu’une étude menée par le ministère sur des actions de communication et de sensibilisation autour de la confiance numérique est en cours d’achèvement.  

Toujours dans la même problématique, un label e-tika de sites marchands, appartenant à la CGEM et géré par un comité d’attribution, est en cours de déploiement et de mise en œuvre.  

 « Cette année nous devrions atteindre le milliard de dirhams de paiement par carte bancaire sur les sites marchands » souligne Mikael Naciri. « C’est une progression à l’ordre de 50% par rapport l’exercice précédent », ajoute-il.

Cependant, avec 9 millions de cartes bancaire en circulation, seuls 65.000 détenteurs en font usage sur Internet. Le potentiel demeure donc considérable, pour un marché « qui n’est pas encore mature et qui se situe au tout début de la courbe ».