Une nouvelle ligne dédiée au transport de marchandises entre Tanger Med et le port de Huelva

Cette ligne, mise en place par la compagnie maritime Suardiaz Group en partenariat avec l’opérateur logistique GTO (Grupo Transonuba), assurera six rotations hebdomadaires entre l’Espagne et le Maroc, a indiqué l’Autorité Portuaire de Huelva (APH) dans un communiqué.

La nouvelle desserte sera la première ligne régulière à haute fréquence reliant un port de la façade atlantique du détroit de Gibraltar au Maroc, ce qui permettra un temps de transit de seulement six heures, facilitant ainsi le transport de marchandises sèches, frigorifiées et classées IMO, souligne l’APH.

Le président du Port de Huelva, Alberto Santana, a indiqué que cette liaison répond à un objectif stratégique du port andalou, en renforçant la connectivité avec le nord de l’Afrique et en favorisant l’intermodalité du transport.

Il a également fait état d’investissements majeurs réalisés au port, notamment la construction d’une double rampe d’embarquement visant à mieux accueillir les compagnies maritimes et à faciliter le transport des marchandises.

De son côté, le président de GTO, Esteban Sánchez, a affirmé que cette ligne vient renforcer les connexions maritimes entre l’Europe et le Maroc, en offrant une alternative fiable et efficace pour répondre à la croissance du trafic commercial, qui devrait doubler au cours des cinq prochaines années.

Pour sa part, le directeur de Suardiaz Shipping Lines, Marcos Duato, a fait savoir que cette nouvelle alliance entre Suardiaz et GTO, vise à répondre aux besoins croissants du marché, notant que cette collaboration permet d’offrir une solution efficace et fiable aux entreprises souhaitant acheminer leurs marchandises entre le Maroc et l’Europe.

(Avec MAP)

SeaLead lance une nouvelle ligne maritime reliant la Turquie, le Maroc et les États-Unis

Le service MEDUS offre une solution de transport rapide et efficace avec un calendrier de traversées bihebdomadaire et des temps de transit optimisés vers la côte Est des États-Unis, indique un communiqué de SeaLead.

Le premier départ est prévu le 29 mars depuis Mersin, avec une rotation incluant les ports d’Istanbul, Gebze, Aliaga, Casablanca, New York et Norfolk avant le retour à Mersin.
Selon SeaLead, cette nouvelle ligne répond à une demande croissante pour des solutions d’expédition plus rapides et plus flexibles entre l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Nord.

« Notre nouveau service MEDUS élargit notre portée en offrant une couverture directe du commerce transatlantique. Cette initiative stratégique renforce nos connexions avec les États-Unis, en complément de notre service transpacifique existant, et consolide notre position dans la région », a déclaré Suleyman Avci, Global Chief Executive Officer de SeaLead.

Le service MEDUS inclut également des connexions par feeders à destination et en provenance de plusieurs pays, notamment la Libye, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, l’Espagne, la Grèce et la Roumanie, permettant ainsi d’élargir l’offre aux exportateurs et importateurs de ces régions.

Mark Lee, directeur régional Amérique du Nord chez SeaLead, cité dans le communiqué, souligne l’importance de cette expansion : « Le service MEDUS renforce notre couverture du marché nord-américain, nous permettant de mieux servir nos clients sur les deux côtes. En reliant la Méditerranée à la côte Est américaine et grâce à des connexions feeders dédiées, nous aidons nos clients à optimiser leurs chaînes d’approvisionnement plus efficacement ».

Maersk choisit Tanger Med comme nouvelle escale sur sa route entre l’Inde et les États-Unis

Selon des informations rapportées par OkDiario, ce changement s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation de son service MECL, visant à améliorer les délais de transit. Cette route, qui nécessitait jusqu’à 46 jours, sera réduite en moyenne de cinq jours grâce à une optimisation des escales.

La nouvelle rotation inclura des ports stratégiques tels que Jebel Ali (Dubaï), Mundra et Pipavav (Inde), Salalah (Oman), ainsi que plusieurs ports américains comme Newark, Charleston, Savannah, Houston et Norfolk, avant de faire une halte à Tanger Med.

Situé à la croisée des routes maritimes entre l’Atlantique et la Méditerranée, Tanger Med bénéficie d’une position stratégique et d’infrastructures de pointe, le plaçant parmi les ports les plus compétitifs au monde.

Ce repositionnement intervient dans un contexte où les ports européens, notamment ceux du Sud, expriment des préoccupations face à la pression fiscale accrue liée à la taxe sur les émissions de carbone de l’Union européenne (ETS), entrée en vigueur le 1ᵉʳ décembre 2024. Selon une étude du cabinet IRP Engineering citée par OkDiario, cette taxe pourrait entraîner des surcoûts allant jusqu’à 160.000 euros par navire, rendant les ports européens moins attractifs pour les grandes compagnies maritimes.

Cependant, Maersk a tenu à préciser que ce basculement vers Tanger Med est une décision purement commerciale et non liée aux nouvelles réglementations européennes. La compagnie soutient d’ailleurs les initiatives en faveur de la transition écologique, y compris l’ETS, et insiste sur son engagement à réduire la complexité et à améliorer l’efficacité de son réseau de transport maritime.

Maersk a également annoncé le lancement, le 1ᵉʳ février 2025, de son « réseau Gemini », qui redéfinit ses routes commerciales est-ouest en se concentrant sur des boucles simplifiées et des ports d’escale offrant une productivité maximale. Tanger Med figure en bonne position pour jouer un rôle clé dans ce nouveau réseau, aux côtés d’Algésiras, qui demeure un port central pour certains services spécifiques.

Une nouvelle ligne maritime entre Cadix et Agadir à l’étude

Teófila Martínez, présidente de l’Autorité portuaire de la baie de Cádiz (APBC), a révélé sur les ondes de Radio Cádiz « Cadena Ser » que des négociations sont en cours avec des responsables et entrepreneurs de la région d’Agadir pour concrétiser ce projet.

Selon Martínez, cette initiative vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux régions, notamment dans le secteur agroalimentaire. La présidente de l’APBC a souligné le potentiel de la région d’Agadir, riche en production agricole, qui pourrait trouver à Cádiz une porte d’entrée stratégique vers les marchés européens.

L’objectif est de créer un échange équilibré, permettant également le transport de produits européens vers le marché marocain. « Il est important que cette ligne maritime favorise un flux commercial dans les deux sens », a déclaré Martínez.

Une délégation du port de Cádiz, accompagnée par des représentants du gouvernement régional, de la députation provinciale et de la chambre de commerce, s’est rendue à Agadir pour évaluer l’impact potentiel de cette ligne. Martínez a également annoncé qu’une visite des autorités et entrepreneurs marocains à Cádiz est prévue au premier trimestre de 2025.

Fact-checking. Non, la nouvelle ligne maritime Agadir-Dakar ne remplacera pas le passage de Guergarate

Le mercredi 11 décembre, des protocoles d’accord ont été signés par la région Souss-Massa avec la société britannique Atlas Marine pour le lancement d’une nouvelle ligne maritime commerciale reliant Agadir à Dakar. Une alternative efficace au transport routier puisqu’elle permettra une traversée en seulement deux jours et demi, alors que le trajet par route, via le passage de Guergarate, nécessite entre 7 et 10 jours avec de nombreux risques liés aux conditions de la circulation.

Beaucoup ont vu dans le lancement de cette ligne maritime un message indirect adressé par le Maroc à la Mauritanie, en raison de l’augmentation, par cette dernière, de ses droits de douane sur les produits agricoles marocains.

En fait, selon des sources de l’Association marocaine des producteurs et exportateurs vers l’Afrique, il n’y a pas de hausse de droits de douane, et s’il y en a eu, ce n’est plus le cas à présent. Les tarifs douaniers sont les mêmes qu’auparavant. La question reste néanmoins posée : la nouvelle ligne maritime va-t-elle concurrencer ou se substituer au passage routier de Guergarate ?

8% du flux des marchandises qui passent par Guergarate

« Il n’en est rien !« , estime Driss Boutti, président de la CGEM Souss-Massa. Au départ, la ligne maritime Agadir-Dakar ne représentera que 8% du flux de transport des marchandises qui passent par Guergarate, explique-t-il à Médias24.

« Si l’on considère la capacité actuelle de transport qui est de 120 camions par semaine, la ligne maritime va permettre le transport de 6.000 camions annuellement, ce qui demeure minime par rapport au flux annuel de camions qui passent par Guergarate qui est de l’ordre de 74.000 camions« , note-t-il.

« Même si nous augmentions la capacité de transport, ce qui nous ramènerait éventuellement à un pourcentage de 12% à 18% du flux de transport dans le passage de Guergarate, nous ne pourrions pas subvenir à toute la demande », précise en outre notre interlocuteur.

L’idée n’est donc pas de remplacer, mais plutôt de venir en renfort afin d’optimiser et de diversifier les modes de transport dans le but de multiplier les échanges commerciaux, souligne Driss Boutti. La nouvelle ligne maritime encouragera en effet les grandes entreprises structurées qui ne transportaient pas auparavant leurs marchandises par Guergarate.

120 camions par bateau

Quant au fonctionnement de la ligne maritime, le président de la CGEM Souss-Massa nous explique que 99% du transport concernera a priori les camions, avec une capacité de 120 camions par bateau. « Il y a toutefois la possibilité d’intégrer également quelques conteneurs et voitures. Quant à la fréquence, nous démarrerons avec un bateau par semaine. Nous augmenterons graduellement la fréquence en cas de demande élevée ».

La nouvelle ligne maritime ne reliera pas uniquement Agadir à Dakar. « L’idée est de faire d’Agadir un hub logistique. Il y aura d’autres bateaux par la suite qui relieront, avec des camions, Agadir à Cadix (Espagne), ce qui permettra de desservir en quelque sorte l’Europe du Sud ; ainsi qu’Agadir à Portsmouth (Angleterre), ce qui permettra de relier le Maroc à l’Europe du Nord », précise Driss Boutti.

Dakar, une destination stratégique pour la ligne maritime

Saluant le lancement de cette ligne qu’ils revendiquaient depuis un moment en raison des dégâts que subissaient leurs produits (généralement périssables) sur la route, les producteurs et exportateurs vers l’Afrique s’attendaient néanmoins à ce qu’une escale en Mauritanie soit intégrée à la nouvelle ligne maritime, nous confie Mohamed Zimrani, président de l’Association marocaine des producteurs et exportateurs vers l’Afrique.

« Pas d’escale prévue pour le moment en Mauritanie. Des escales pourront être envisagées à Nouadhibou ou dans d’autres ports si, demain, les besoins en transport l’exigent. La compagnie britannique Atlas Marine est ouverte à l’idée d’explorer d’autres horizons. Il est important de rappeler que le choix s’est porté sur le Sénégal puisque ce pays, par rapport à d’autres, nous offre une ouverture sur huit pays, et donc sur tout le corridor du Sahel », conclut Driss Boutti.

Ligne maritime commerciale Agadir-Dakar : le protocole d’accord signé

En vertu de ce document paraphé par le président du Conseil de la région de Souss-Massa, Karim Achengli et Gregory Darling, président de la société Atlas Marine, chargée de la réalisation du projet, cette nouvelle liaison maritime a pour objectif d’optimiser le transport des marchandises et de répondre aux défis logistiques liés aux itinéraires terrestres.

Elle vise à faciliter la circulation des échanges commerciaux entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest en réduisant les coûts de transport et en augmentant l’efficacité du transport des marchandises et des camions.

Ce projet ambitieux contribuera à renforcer les échanges commerciaux et à ouvrir de nouveaux horizons d’investissement entre les deux parties.

Dans une déclaration à la presse, Karim Achengli a souligné que la mise en place de la ligne maritime commerciale Agadir-Dakar s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision royale qui accorde un grand intérêt au renforcement de la coopération africaine.

Ce projet apportera une valeur ajoutée aux échanges commerciaux existant entre le Royaume et les autres pays du continent africain, s’est félicité Karim Achengli, notant que cette nouvelle ligne maritime contribuera aussi à la promotion du développement durable de la région de Souss-Massa.

Ce pont direct entre Agadir et Dakar ouvrira de nouvelles perspectives pour les importateurs et les exportateurs et favorisera le commerce intra-africain, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) Souss-Massa, Driss Boutti, a indiqué que la mise en place de la ligne maritime commerciale Agadir-Dakar intervient dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat fructueux liant le Maroc et les pays africains, faisant état de l’intention d’ouvrir prochainement de nouvelles lignes maritimes entre la capitale du Souss et d’autres destinations africaines.

La cérémonie de signature de ce protocole d’accord s’est déroulée en présence de plusieurs responsables et acteurs économiques publics et privés.

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La ligne, dont la durée de traversée est estimée à seulement deux jours et demi, offre une alternative efficace au transport routier. Actuellement, le trajet par route nécessite entre 7 et 10 jours, avec de nombreux risques liés notamment à la sécurité et aux conditions de circulation. « Par la route, les camions subissent une usure importante et les marchandises, souvent périssables, risquent de se détériorer. Désormais, elles arriveront dans de très bonnes conditions et à un coût plus attractif « , explique Driss Boutti, président de la CGEM Souss-Massa, contacté par Médias24.

Une liaison stratégique pour l’Afrique de l’Ouest

Bien que Dakar soit le point d’arrivée principal, cette ligne vise à desservir une large zone géographique incluant des pays tels que le Burkina Faso, la Gambie, le Tchad, le Mali et le Sénégal. Ces marchés sont aujourd’hui alimentés par des camions marocains dans des conditions parfois précaires.

Les principaux produits concernés sont les denrées périssables comme les fruits, les légumes et les produits laitiers. Le transport maritime, en réduisant significativement les délais, permet une meilleure conservation de ces marchandises.

Lancement prévu en janvier 2025

Le ministère des Transports et les autorités locales ont déjà donné leur accord pour ce projet. Selon Driss Boutti, quelques ajustements techniques restent à finaliser au niveau des ports avant le premier départ, prévu pour fin janvier 2025.

Atlas Marine a également pris des mesures pour garantir le bon déroulement de cette opération. Une visite a été effectuée au Sénégal, impliquant notamment le directeur du port de Dakar, des représentants des chambres de commerce et l’ambassade du Maroc au Sénégal.

Marhaba 2024 : hausse de 10% du trafic passager sur les lignes de Baleària

Sur la même période, Baleària a effectué quelque 2.500 liaisons, soit 5% de plus que l’année précédente, sur ses trois lignes avec le Maroc : Algésiras-Tanger Med, Motril-Tanger Med et Alméria-Nador, indique un communiqué de la compagnie.

Pour ce faire, Baleària a exploité six navires, des ferries et des fast-ferries, qui ont assuré 25% de l’offre en traversées vers le pays.

« Nous avons une fois de plus réaffirmé notre engagement envers le Royaume du Maroc avec un service fiable et de qualité, en transportant encore plus de passagers avec une offre complète de navires et de fréquences au départ de différents ports, et avec des services adaptés aux besoins de nos clients marocains », a déclaré le directeur général de Baleària, Georges Bassoul, qui a dressé un bilan « très positif » de l’opération Marhaba.

Des services à bord et une attention client adaptés

Les navires de Baleària proposent à bord des services adaptés aux passagers marocains, tels que des repas halal et des salles dédiées au culte et à la prière pendant la traversée, souligne le communiqué.

La compagnie maritime espagnole a également élargi son service téléphonique en intégrant de nouveaux opérateurs arabophones afin d’améliorer la qualité du service auprès de la clientèle marocaine. Par ailleurs, un réseau commercial de 21 points de vente exclusifs a été déployé au Maroc et en Espagne, pour l’achat de billets.

Baleària opère dans le Royaume depuis 2003, date à laquelle la société a ouvert sa première ligne internationale entre Tanger et Algésiras. En 2017, la compagnie a ouvert une liaison dans la mer d’Alboran entre Nador et Alméria et, début 2023, elle a lancé une troisième liaison avec l’ouverture de la ligne Tanger Med-Motril.

Au cours de ces deux décennies, Baleària a transporté plus de neuf millions et demi de passagers, près de trois millions de véhicules et plus d’un million de camions de fret, note la même source.