CAN 2025. Dans la tête des Lions de l’Atlas après l’échec en finale
Si elle a traumatisé tout un pays, on peut imaginer l’impact que la défaite en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a pu avoir sur les Lions de l’Atlas, et en particulier sur Brahim Diaz.
Cette CAN devait être celle de la consécration à domicile. Elle s’est finalement transformée en une épreuve mentale d’une rare intensité, marquée par plusieurs séquences clés, dont le penalty manqué par le Madrilène, devenu la cible de toutes les critiques.
Par-delà le geste technique, c’est tout un contexte émotionnel qui s’est condensé en quelques secondes, dont la pression d’un stade acquis à la cause marocaine, l’attente d’un pays, le poids d’une finale à domicile, la tension des évènements précédant le tir et la solitude extrême du tireur face à son choix.
Un instant où la lucidité le dispute à l’instinct, où la décision n’est plus uniquement sportive mais aussi psychologique.
Pour comprendre ce qui peut se jouer dans la tête d’un joueur à un tel moment, mais aussi les répercussions d’un échec sur l’ensemble d’un groupe, Médias24 a échangé avec Karim Boukallouch*, docteur en psychologie du sport, spécialiste de la performance mentale et de l’accompagnement des athlètes de haut niveau.
Dr Karim Boukallouch, psychologue du sport, spécialiste de la performance mentale et de l’accompagnement des athlètes de haut niveau.
Médias24 : Quels mécanismes psychologiques peuvent pousser un joueur à tenter une panenka à un moment aussi important du match ?
Karim Boukallouch : C’est un geste hautement symbolique qui mobilise plusieurs dispositifs psychologiques. Le joueur cherche à protéger son identité sportive. Montrer qu’il est créatif, audacieux et sûr de lui. Il transforme la peur en excitation et la menace en défi personnel.
Le geste implique une forte tolérance au jugement, l’acceptation possible de l’humiliation publique et une personnalité à forte prise de risque.
– Peut-on parler d’excès de confiance ?
– Oui, un excès de confiance peut exister si le joueur surestime ses capacités ou sous-estime le contexte (finale, enjeu collectif, attentes du pays, famille ou club).
– Dans ces moments-là, est-ce que le joueur pense encore à l’équipe ou est-il déjà dans une logique individuelle ?
– Même s’il tire pour l’équipe, le joueur vit la situation seul, à travers un silence intérieur et un isolement perceptif. Il reste dans une logique d’équipe s’il se sent représentant du groupe. Sinon, sa logique devient individuelle, centrée sur lui, son image et sa carrière.
– Le contexte influence-t-il la prise de décision au moment du tir et le choix du geste technique ?
– Le contexte – finale à domicile, statut de star et attente populaire – influence fortement le choix du geste. Il transforme le champ attentionnel et détermine si le joueur optera pour un geste prudent ou spectaculaire. Les profils anxieux privilégient la sécurité, les profils expressifs le spectaculaire.Juste après l’échec, le joueur est temporairement paralysé, comme interrompu dans l’action par la secousse émotionnelle
– Que se passe-t-il psychologiquement juste après un penalty raté ?
– Le joueur subit un choc émotionnel brutal. Il est en état de sidération et de honte. Il a le sentiment d’avoir trahi tout le monde. Son attention se fige sur l’erreur, tandis que le regard du public et des coéquipiers est perçu comme un jugement.
Le fait que l’échec soit public aggrave considérablement le choc. Le joueur doit gérer sa propre déception et l’anticipation du jugement des médias et du public, intensifiant honte, culpabilité et sentiment d’infériorité.
Il peut revivre la scène en boucle, surtout dans les heures qui suivent, par des images mentales intrusives. C’est ce qu’on appelle la rumination post-événement. Avec le soutien social et un travail psychologique, ces images peuvent se réduire ou se transformer en expérience intégrée.
– Comment cet échec individuel peut-il affecter le groupe ?
– L’effet émotionnel se diffuse au sein de l’équipe. La tristesse, la frustration et la colère diffuse se propagent, car l’échec d’un individu est perçu comme une défaite collective.
Le groupe doit choisir entre défendre le joueur et renforcer l’unité, ou chercher un coupable, au risque de fragiliser l’ambiance.
Un non-dit peut s’installer si l’échec n’est pas abordé – avec des tensions vagues, des évitements ou des modifications discrètes dans les interactions. Cela détériore la confiance et affaiblit l’unité du groupe.Le joueur peut développer une défiance envers ses compétences
– Peut-on parler de traumatisme psychologique après une finale perdue de cette manière ?
– Oui, dans certains cas, surtout si l’événement dépasse les capacités de gestion du joueur ou de l’équipe. Les symptômes sont : flashback, hypervigilance, perte de confiance ou crainte de se retrouver dans la même situation.
Le joueur peut développer une défiance envers ses compétences, éviter les situations à risque, diminuer sa capacité à prendre des initiatives et se construire une identité de « joueur fragile sous pression ».
La posture et la position de Brahim Diaz lors de la photo avec Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid illustrent la difficulté de gérer un échec public.
– Le suivi psychologique est-il nécessaire ?
– Absolument. Immédiatement après, il faut contenir et protéger grâce à de la présence humaine et à des messages simples comme « tu fais partie de l’équipe », sans analyse technique ni reproche.
Quelques jours plus tard, on analyse l’échec, on restaure la confiance et on transforme l’expérience.
– Un échec aussi douloureux peut-il devenir un levier de progression mentale ?
– Un échec aussi douloureux peut devenir un levier de progression mentale, à condition d’être accompagné. Il développe résilience, clarté émotionnelle et robustesse face à la pression. Le soutien du groupe et du staff est décisif pour éviter l’isolement.
– Si vous deviez résumer en une phrase ce que traverse aujourd’hui l’équipe nationale marocaine sur le plan mental…
– « L’échec d’aujourd’hui forge la victoire de demain ». La sélection marocaine traverse une période de vulnérabilité émotionnelle où frustration et déception doivent être assimilées pour se transformer en force collective.
*Docteur en psychologie du sport, professeur associé à l’Institut des sciences du sport de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Karim Boukallouch accompagne depuis plus de quinze ans des athlètes de haut niveau, des sélections nationales et des clubs professionnels, au Maroc comme à l’étranger. Son expertise, à la croisée de la performance et de la santé mentale, offre un regard précieux sur les mécanismes qui façonnent les victoires et les échecs.
Sonasid et la FRMF : une alliance pour « porter haut les couleurs du Maroc »
Le groupe Sonasid annonce la signature d’un partenariat stratégique pluriannuel avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF). À travers cette alliance, le sidérurgiste devient partenaire officiel des équipes nationales marocaines de football, accompagnant ainsi les Lionnes et Lions de l’Atlas dans leurs ambitions sportives, tant sur la scène nationale qu’internationale.
Ce partenariat réunit la force d’un acteur industriel national et la dimension fédératrice du football, autour d’un objectif commun : « faire rayonner le Maroc par la performance et l’engagement ».
Sonasid et la FRMF partagent des valeurs fortes telles que l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, la rigueur et l’excellence, mais aussi une fierté profonde d’œuvrer pour un Maroc tourné vers l’avenir. En s’associant aux équipes nationales, Sonasid affirme également sa mission sociétale, en faveur de la jeunesse, de l’éducation et de l’inclusion par le sport.
« Ce partenariat va bien au-delà d’une simple collaboration. Il réunit deux forces qui font rayonner le Maroc : une industrie qui construit avec passion, innovation et résilience, et des équipes nationales qui fédèrent toute une nation dans la ferveur, la fierté et l’émotion. Il s’agit d’un engagement fort de Sonasid envers la jeunesse et le football, pour porter haut les couleurs du Royaume », souligne Ismail Akalay, directeur général de Sonasid.
Depuis plus de cinquante ans, Sonasid accompagne les grandes transformations du tissu industriel marocain. À travers sa signature « Construire le Maroc« , l’entreprise affirme son implication dans les projets structurants du Royaume, notamment les infrastructures sportives, dont plusieurs stades emblématiques.
Nous attendons le démarrage de la construction du Grand Stade de Casablanca. On y sera, bien sûr
« Nous sommes présents aujourd’hui sur tous les terrains qui sont en construction. Le rond à béton de Sonasid et les armatures de Longometal Armatures, notre filiale spécialisée, sont utilisés pour les structures des stades », a indiqué Ismail Akalay. Cette présence concerne notamment les infrastructures prévues pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030.
Sonasid se prépare également à accompagner le chantier du futur Grand Stade Hassan II de Casablanca, destiné à accueillir les plus grandes compétitions internationales. « Nous attendons le démarrage de la construction du Grand Stade de Casablanca. On y sera, bien sûr », a affirmé Ismail Akalay.
Il a enfin rappelé que l’histoire du groupe avec les équipements sportifs ne date pas d’hier. « La plupart des stades construits depuis 1980 ont utilisé le rond à béton de Sonasid ».
Youssef Hbabi, directeur financier du groupe, a pour sa part exposé les fondements industriels et sociétaux de cette alliance. Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de transformation plus large portée par l’entreprise, en cohérence avec ses engagements environnementaux, économiques et humains.
Sonasid, qui accompagne les grands chantiers du Royaume depuis plus de cinquante ans, a investi près de 1 milliard de dirhams sur les cinq dernières années. Son résultat net dépasse aujourd’hui les 150 millions de DH, en amélioration continue. Sa capitalisation boursière a récemment franchi le seuil symbolique des 10 milliards de DH, confirmant sa solidité financière.
Le premier axe mis en avant par le directeur financier concerne l’engagement pour un monde plus sûr et plus inclusif. Sur le volet sécurité, l’entreprise déploie des efforts constants pour prévenir les accidents, en investissant dans des dispositifs adaptés et en formant notamment des pompiers volontaires. « Nous avons un objectif permanent de zéro accident, et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir », affirme Youssef Hbabi.
Ces pompiers volontaires ont notamment été mobilisés lors du séisme d’Al Haouz. À cela s’ajoutent des initiatives en faveur de l’accès à l’eau dans les zones rurales, du soutien à l’entrepreneuriat féminin, de la rénovation d’espaces publics, ou encore de l’intégration des enfants dans les établissements pénitentiaires.
Sonasid participe également à la construction d’écoles et d’unités préscolaires, notamment à El Jadida, et soutient des structures comme SOS Village. Plusieurs actions sont aussi menées dans le domaine du sport. « Nous croyons au pouvoir fédérateur du sport, et nous voulons l’utiliser pour avoir un impact concret sur nos territoires ».
Nous sommes le premier recycleur au Maroc et notre ambition est claire : éviter chaque année plus d’un million de tonnes d’émissions de CO2
Ce partenariat avec la FRMF vient ainsi renforcer un engagement déjà ancien dans le domaine sportif, à travers des événements comme le Sonasid Trail. Il s’inscrit dans un projet global où le sport devient un vecteur d’impact et de cohésion.
Le deuxième pilier de la stratégie de Sonasid porte sur la décarbonation. Plus de 90% de l’énergie consommée par le groupe est aujourd’hui d’origine renouvelable. Cette performance place Sonasid parmi les acteurs de référence sur le plan international en matière d’acier bas carbone. « Nous sommes le premier recycleur au Maroc, et notre ambition est claire : éviter chaque année plus d’un million de tonnes d’émissions de CO2« , souligne le directeur financier.
La performance industrielle constitue le troisième axe structurant. Dans un environnement fortement concurrentiel, Sonasid renforce sa compétitivité à travers l’innovation et la rigueur opérationnelle. La production a progressé de 23% par rapport à 2024.
Le groupe a également développé un laboratoire de R&D dédié à la sidérurgie et prépare le lancement d’un rond à béton parasismique, conçu pour répondre aux exigences de sécurité dans les zones exposées aux risques sismiques.
« Nous entraînons nos équipes comme dans le sport : battre des records, viser la performance, cultiver l’excellence », explique Youssef Hbabi. Il a également mis en avant le développement de nouveaux produits à haute valeur ajoutée, dont certains à base de cuivre ou d’aluminium, en dehors du cœur de métier historique de l’entreprise.
Nous croyons à un Maroc fort, moderne, fier de son industrie comme de son sport. Ce partenariat incarne cette vision commune
Quant au quatrième pilier, il concerne le leadership et la croissance. Sonasid est présent dans les projets structurants du pays, qu’il s’agisse d’infrastructures portuaires, d’équipements de santé ou de stades. Le groupe participe notamment à la construction des enceintes sportives qui accueilleront la Coupe d’Afrique des nations et, potentiellement, la Coupe du monde.
« Nous sommes fiers d’apporter notre pierre à l’édifice, dans tous les sens du terme, en accompagnant les projets emblématiques du Royaume », déclare-t-il.
À travers ce partenariat, Sonasid entend consolider ses engagements en matière de responsabilité sociale, de promotion de la jeunesse et de rayonnement du Royaume. « Nous croyons à un Maroc fort, moderne, fier de son industrie comme de son sport. Ce partenariat incarne cette vision commune », conclut Youssef Hbabi.
Complexe Mohammed VI de football. Au croisement de la performance et de l’innovation
Après avoir battu la Tunisie (2-0) en match de préparation à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions de l’Atlas ont prolongé leur séjour à Fès, où ils ont accueillile Bénin (1-0), lundi 9 juin. Une décision logique en termes de logistique qui leur a aussi offert l’occasion d’honorer d’anciens internationaux ayant fait honneur à la capitale spirituelle, même si l’on ne serait pas surpris que certains joueurs n’auraient pas été contre l’idée retrouver les installations du complexe Mohammed VI.
L’entrée du complexe Mohammed VI de football
Depuis son inauguration en 2019 par le Roi Mohammed VI, sur une trentaine d’hectares de la forêt de Maâmora à Salé, ce centre d’entraînement ultramoderne est devenu le lieu de rassemblement incontournable de toutes les équipes nationales marocaines.
Une sorte de QG dont l’harmonisation entre les différents départements assure le bon fonctionnement. La conception même du site a été pensée pour offrir une continuité logique entre hébergement, restauration, soins médicaux, réathlétisation et entraînement.
« Le site accueille en permanence 26 équipes nationales toutes catégories confondues », explique à Médias24 Hassan Kharbouch, le directeur du complexe Mohammed VI. À cela s’ajoutent de nombreuses activités footballistiques, notamment les stages de préparation de plusieurs sélections et clubs étrangers, à l’image du Real Madrid, qui y avait séjourné lors du Mondial des clubs en 2023.
Plusieurs sélections étrangères effectuent leurs stages de préparation au sein du complexe Mohammed VI
Plusieurs niveaux de formation y sont également proposés, tant au sein de la direction technique nationale que dans le domaine de la médecine du football, sans oublier un programme sport-études dont bénéficient plus de 150 jeunes.Bien qu’ils soient loin de l’être, ils se rendent à l’école à l’extérieur du complexe, comme des enfants lambda. Mais ils ont la chance d’avoir un emploi du temps aménagé avec des entraînements et des cours de soutien.
« Fait rare en Afrique et même dans le monde, le complexe propose également un sport-études dédié à l’arbitrage. Une trentaine de jeunes en bénéficient. L’objectif est de les préparer à rayonner sur la scène internationale », ambitionne M. Kharbouch. En moyenne, 300 personnes sont présentes chaque jour sur le site du complexe Mohammed VI.
Cette affluence peut grimper jusqu’à 550 à 600 personnes lors des dates FIFA. « En une année, le complexe peut accueillir jusqu’à 80.000 personnes, ce qui inclut les équipes nationales, leurs stages, les activités de la DTN ainsi que les actions menées avec les fédérations partenaires. La fédération entretient plus de 45 partenariats avec des fédérations du continent africain”, précise notre interlocuteur.
Le complexe Mohammed VI dispose de plus de 500 chambres.
Tout ce beau monde prend ses quartiers dans les cinq hôtels du complexe, qui totalisent plus de 550 lits répartis sur 66 chambres et quatre suites. « Un hôtel est exclusivement réservé à l’équipe nationale A et à l’équipe nationale féminine. Il comprend toutes les commodités : hébergement, restauration, espaces de récupération, installations médicales et bureaux. Les autres résidents partagent des espaces communs tels qu’une salle de fitness centrale, un restaurant principal, ainsi que les autres équipements du complexe », souligne le directeur du complexe.
Les équipes nationales féminine et masculine A disposent d’un hôtel qui leur est spécialement dédié.
En outre, un centre médical de 6.000 m² répartis sur trois niveaux. Ce centre propose des consultations, de la réathlétisation, de la réadaptation, ainsi que des services d’exploration fonctionnelle, y compris la radiologie. Au-delà des entraînements, les onze terrains, hybrides, synthétiques de dernière génération et naturels accueillent bon nombre de matchs internationaux, dont évidemment ceux de toutes les catégories des équipes nationales.
« Mais aussi des sélections venues d’Europe, d’Afrique, de France, du Brésil, de Russie, entre autres. En moyenne, entre 140 et 150 matchs internationaux sont organisés chaque année », affirme Hassan Kharbouch. Forcément, avoir une pelouse de qualité est non négociable. Mais ce n’est jamais gagné d’avance.
Le maintien de la qualité des pelouses repose sur une planification rigoureuse et continue, même entre deux séances d’entraînement. « Deux variétés de gazon sont utilisées : le bermuda en été et le ray-grass en hiver. Cette alternance permet de garantir une qualité constante des terrains tout au long de l’année », assure notre interlocuteur.
Les pelouses du complexe Mohammed VI sont entretenues continuellement.
Un soin tout particulier est donc accordé aux espaces verts. Et pas seulement comme des alliés de la performance. « Sous l’impulsion du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), M. Fouzi Lekjaa, un effort constant est fait en matière de respect de l’environnement. Le complexe récupère les eaux pluviales, traite les eaux usées pour les réutiliser dans l’arrosage et utilise l’énergie solaire pour assurer une partie de ses besoins énergétiques », souligne Hassan Kharbouch.
Enfin, la fédération travaille actuellement sur des projets de digitalisation de toutes les activités du complexe. « Un datacenter est déjà opérationnel, permettant de collecter, de centraliser et d’exploiter les données liées aux aspects médicaux, aux entraînements et aux profils des joueurs », conclut-il. Ces données peuvent être mises à profit par les équipes nationales pour améliorer leur performance, qui semble être le maître mot à tous les niveaux au sein du complexe Mohammed VI.
Équipe nationale. Une attaque pas si inoffensive
De l’avis des spécialistes, jouer contre une défense en bloc bas est l’un des défis les plus complexes et persistants du football moderne. L’équipe nationale ne fait pas exception. Malgré une pléthore de talents, certaines prestations offensives des Lions de l’Atlas laissent à désirer. En particulier lorsqu’il faut affronter des équipes qui privilégient d’abord la défense avant l’attaque.
En témoignent les deux récentes victoires des hommes de Walid Regragui contre le Niger (2-1) et la Tanzanie (2-0) lors des éliminatoires du Mondial 2026. Des succès qui rapprochent l’EN du continent américain, mais qui ont été acquis après des productions offensives peu convaincantes. Cela dit, la quête du résultat est rarement compatible avec l’esthétisme, surtout dans le football de sélection.
À l’image des Pays-Bas de Johan Cruyff (1974) ou encore plus récemment de la génération dorée belge (2018), l’histoire du football regorge de ces beaux perdants qui ont fait briller les yeux de leurs supporters sans pour autant parvenir à inscrire leur nom dans la colonne des vainqueurs.
À contrario, la France et l’Italie n’ont pas eu besoin de produire un jeu flamboyant pour être sacrées respectivement à la Coupe du monde 2018 et à l’Euro 2020. Seule l’Espagne, au tournant des années 2010, a réussi à allier résultats et beau jeu, à la faveur d’un onze de départ composé essentiellement de joueurs du FC Barcelone.
Une particularité qui favorise les automatismes et une certaine cohésion tactique et technique. Des aspects difficiles à développer dans le football de sélection, où le temps de travail est limité par rapport à celui d’un club. Toutefois, les critiques à l’égard des difficultés éprouvées par l’équipe nationale face aux défenses recroquevillées devant leur but ne sont pas totalement infondées.
Bien que les statistiques n’offrent qu’une vision partielle, elles restent un bon indicateur. Nous allons donc examiner l’affirmation selon laquelle le Maroc peine face au bloc bas, à travers cinq indicateurs de performance (ICP) :
– Possession du ballon ;
– Buts ;
– Expected Goals (xG) ;
– Tirs et tirs cadrés ;
– Nombre de ballons touchés dans la surface de réparation.
Ces indicateurs nous permettront par la suite de comparer l’animation offensive de l’équipe nationale par rapport à celle des tenants des titres continentaux :
– La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique ;
– L’Espagne, championne d’Europe ;
– Le Qatar, champion d’Asie ;
– L’Argentine, championne du monde et d’Amérique du Sud.
C’est quoi un bloc bas déjà ?
Mais avant d’en arriver là, que désigne-t-on exactement par « bloc bas » ? Selon la plateforme Training FIFA, il s’agit d’une stratégie défensive consistant à faire déjouer une équipe forte offensivement. L’idée est de se positionner en bloc bas afin de réduire au maximum les espaces derrière les défenseurs ainsi que les espaces entre les lignes.
Une organisation défensive qui nécessite de la patience, de la discipline et une bonne communication entre les joueurs, car ils doivent être capables d’ajuster constamment leur positionnement en fonction de plusieurs paramètres, dont le ballon, l’adversaire, l’espace et leurs coéquipiers.
Sur cette séquence de jeu, les Tanzaniens (en bleu) sont à dix dans leurs propres 30 mètres, obligeant Sofyan Amrabat à tenter sa chance de loin.
L’objectif est de maintenir un bloc compact au sein duquel l’adversaire rencontrera des difficultés à trouver des espaces pour progresser vers le but. Cela dit, cette tactique n’est pas forcément un signe de faiblesse. Les entraîneurs l’adoptent aussi pour s’adapter aux qualités de leurs joueurs, surtout s’ils sont rapides et capables de prendre la profondeur.
Parce que l’agressivité des joueurs dans cette configuration permet de récupérer le ballon et d’exploiter la position haute de l’adversaire sur le terrain, en attaquant les espaces dans son dos. Par exemple, l’équipe de France, championne du monde en 2018, a misé sur un bloc médian à bas pour attirer l’adversaire et permettre à Kylian Mbappé de se retrouver dans les meilleures conditions pour exploiter sa vitesse fulgurante.
Néanmoins, les équipes perdent en maîtrise ce qu’elles gagnent en solidité défensive. D’ailleurs, la possession du ballon est l’un des cinq indicateurs de performance clés que nous avons sélectionnés pour vérifier si le Maroc peine vraiment face à des blocs bas.
Des difficultés face au bloc bas ?
L’analyse prend en compte les dix derniers matchs du onze national, avec un seuil de possession fixé à 65 %. Sur cette période, l’équipe nationale a atteint ce seuil de possession à six reprises. Soit autant de fois que l’opposant décide volontairement de laisser le ballon aux Marocains et défendre en bloc bas.
La comparaison des données montre que les statistiques offensives des Marocains reculent en effet dès qu’ils rencontrent des équipes qui optent pour cette stratégie. Cela dit, la différence n’est pas flagrante. Elle ne l’est pas non plus lorsqu’on compare les performances offensives chiffrées de l’EN avec celles des tenants de titres continentaux. Encore une fois, notre comparatif a pris en compte les dix derniers matchs de ces équipes, parmi lesquels seule l’Espagne possède un style de jeu affirmé et rodé depuis des décennies.
Pour les autres, on observe plutôt un jeu qui combine possession du ballon et transitions rapides vers l’avant. Le résultat est que le Maroc fait partie du haut du panier. Cependant, cette conclusion doit être nuancée, car les dix derniers adversaires de l’Espagne ou encore de l’Argentine sont, pour la plupart, nettement supérieurs à ceux rencontrés par les Marocains.
En somme, l’équipe nationale doit encore améliorer et varier ses travaux d’approches offensives face aux défenses en bloc bas. Et selon les chiffres, Brahim Diaz et ses coéquipiers sont sur le bon chemin.
Classement FIFA : le Maroc gagne deux places et figure au 12ᵉ rang
Grâce à ces deux victoires contre le Niger et la Tanzanie, le Maroc gagne 6.06 points pour terminer le classement d’avril avec 1694.24 points. Tout comme la Croatie (11e, +2), le Maroc profite des faux pas de l’Uruguay et de la Colombie qui ont tous les deux perdu deux places.
Les Lions de l’Atlas se maintiennent à la première position en Afrique, devant le Sénégal, qui a régressé au 19ᵉ rang mondial, avec 1630.32 points.
L’Égypte, qui occupe le 32ᵉ rang mondial, est troisième à l’échelle africaine avec 1518.79 points.
Au niveau mondial, le podium connaît du changement : si l’Argentine reste toujours en tête du classement FIFA, elle est désormais suivie de l’Espagne (2e, +1). La Roja a en effet profité d’un faux pas de la France (3ᵉ, -1) en Croatie, pour s’installer dans le fauteuil de dauphin. Les Bleus restent sur le podium, sur lequel lorgne toujours l’Angleterre (4ᵉ).
Le Brésil (5e) complète le top 5. Les Pays-Bas (6ᵉ, +1) s’en rapprochent après avoir doublé le Portugal (7ᵉ, -1). De leurs côtés, la Belgique (8ᵉ), l’Italie (9ᵉ) et l’Allemagne (10ᵉ) maintiennent leur position dans le top 10, à la porte duquel frappent désormais la Croatie (11ᵉ, +2), et le Maroc (12ᵉ, +2), souligne la FIFA dans un communiqué.
Niger-Maroc : à quelle heure et sur quelles chaînes
Cette rencontre sera diffusée à partir de 21 h 30 sur Arryadia Live HD, SSC Extra 1 HD et L’Equipe TV.
Lors de la 6ᵉ journée des éliminatoires, les Lions de l’Atlas affronteront la Tanzanie le mardi 25 mars prochain au même stade d’Oujda.
Après trois matchs, la sélection nationale occupe la tête du groupe E avec 9 points.
Football. Lancement des ventes de billets pour le match Maroc-Niger
La vente des billets a démarré lundi 17 mars 2025 à 10h du matin via la plateforme www.webook.com, précise la Fédération marocaine royale de football dans un communiqué.
Les tickets électroniques reçus via l’application permettront d’accéder au stade, poursuit la même source. Il sera également possible de les retirer physiquement à partir du mardi 18 mars 2025 aux points de retrait suivants :
– Ville d’Oujda : stade municipal, salle couverte du 16 août, salle couverte des sports Prince Héritier Moulay El Hassan, stade de rugby ;
– Ville de Berkane : stade municipal.
Les guichets seront ouverts de 10h30 à 17h.
Les prix des billets sont fixés comme suit :
– Premium : 200 DH
– 1re catégorie : 100 DH
– 2e catégorie : 50 DH
Grâce à trois victoires lors des 2e, 3e et 4e journées de ces éliminatoires, les Lions de l’Atlas occupent la tête du groupe E avec 9 points. La première journée devait opposer le Maroc à l’Érythrée, sauf que cette dernière a annoncé son retrait des éliminatoires avant le début de la compétition.
Football. Les Lions affronteront, en matchs amicaux, la Tunisie et le Bénin
Ces deux rencontres amicales s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des Lions de l’Atlas aux prochaines échéances continentales et internationales, précise la FRMF dans un communiqué publié sur son site internet.
CAN 2025. Le Maroc dans le groupe A, avec les Comores, la Zambie et le Mali
Le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations 2025 s’est déroulé ce lundi 27 janvier, dans le grand théâtre Mohamed V à Rabat. Tête de série et pays organisateur, le Maroc aura fort à faire dans le groupe A, où il rencontrera les Comores, la Zambie et le Mali.
Le match d’ouverture opposera donc le Maroc aux Comores, le dimanche 21 décembre 2025.
Un groupe « compliqué »
Pour l’ancien international marocain, Mustapha Hadji, qui a participé au tirage au sort, il s’agit d’un « groupe compliqué. Nous connaissons bien les Comores et la Zambie, deux équipes tenaces avec beaucoup de caractère. Quant au Mali, c’est une équipe particulièrement difficile à battre. Cela dit, nous jouerons à domicile, devant notre public, et cela fera toute la différence ».
La Zambie s’est qualifiée pour la phase finale grâce à une performance remarquable dans un groupe G particulièrement compétitif, comprenant la Côte d’Ivoire, championne en titre, ainsi que la Sierra Leone et le Tchad. Les champions d’Afrique 2012 ont remporté quatre de leurs six matchs, terminant en tête du groupe avec un point d’avance sur les Ivoiriens.
Les Comores ont validé leur billet pour la phase finale en terminant en tête de leur groupe avec 12 points, devançant la Tunisie. Les Comoriens avaient d’ailleurs battu les Aigles de Carthage 1-0 lors de la 3e journée des éliminatoires. Une victoire décisive qui a permis aux hommes de Stefano Cusin de conforter leur place de leaders dans un groupe très disputé.
Enfin, le Mali a dominé son groupe lors des éliminatoires en terminant premier avec 14 points, après 4 victoires et 2 nuls. Les Aigles ont ainsi pris 3 longueurs d’avance sur le Mozambique, deuxième qualifié. Hamara Traoré et ses coéquipiers ont fait preuve d’une grande efficacité offensive avec 10 buts inscrits, tout en étant solides en défense, n’encaissant qu’un seul but.
Voici la composition des autres groupes :
Groupe B : Afrique du Sud, Angola, Zimbabwe et Egypte ;
Groupe C : Nigéria, Tunisie, Ouganda, Tanzanie ;
Groupe D : Sénégal, République démocratique du Congo, Bénin, Botswana ;
Groupe E : Burkina Faso, Guinée Équatoriale, Soudan, Algérie ;
Groupe F : Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Mozambique.
Le 21 décembre 2025 marquera le coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, tandis que la finale aura lieu le 18 janvier 2026.
Après avoir marqué les esprits en atteignant les demi-finales de la Coupe du monde 2022, le Maroc se positionne comme l’un des grands favoris de la CAN 2025. Devant leur public, les Lions de l’Atlas espèrent décrocher un deuxième titre continental, après leur victoire en 1976.
Retour sur l’essentiel de la cérémonie du tirage au sort :
19H. Lancement de la cérémonie
La cérémonie débute en musique au grand théâtre Mohammed V à Rabat, où l’excitation est palpable à l’approche du tirage au sort.
Djimon Hounsou, l’acteur de 60 ans, participera au tirage au sort de la CAN 2025 sur la scène du Théâtre Mohammed V. Originaire du Bénin, ce comédien mondialement reconnu a été à l’affiche de plusieurs films hollywoodiens tels que Gladiator, Blood Diamond et Fast and Furious 7.
Le Maroc est votre deuxième maison« Bienvenue chez vous », déclare Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football. « Le Maroc est votre deuxième maison. Nous sommes fiers d’accueillir cette 35e édition de la CAN, un défi que nous prenons très au sérieux. L’événement est suivi personnellement par le Roi Mohammed VI, ce qui reflète l’importance qu’il accorde au sport, au football et à la dimension africaine. C’est la continuité d’une longue histoire entre le Maroc et le continent ».
19H40. Les concurrents affichent leurs ambitions
Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, tenant du titre, déclare : « Il y a tellement de bonnes équipes, c’est difficile de dire qui on veut éviter. Nous allons bien nous préparer pour affronter toutes les équipes et ramener la Coupe à Abidjan ».
De son côté, le sélectionneur égyptien compte sur Salah et Marmoush pour remporter la CAN 2025. Hossam Hassan déclare : « Nous visons à gagner ce trophée une huitième fois pour honorer notre pays. Avec des joueurs comme Salah et Marmoush, nous sommes prêts à faire plaisir à nos supporters égyptiens ici, au Maroc ».
19H50. Walid Regragui confiant
Nous avons le meilleur public du monde
« Nous avons le meilleur public du monde », assure Walid Regragui. Le sélectionneur du Maroc poursuit : « La pression est là, le peuple attend ce trophée depuis 1976. Mais avec le meilleur public et une organisation parfaite, ce sera la meilleure CAN de l’histoire ». « Le Maroc est un pays d’accueil, mais j’espère que ce ne sera pas le cas sur le terrain », ironise le coach national.
Gardons le trophée à la maison
Mustapha Hadji, ancien attaquant emblématique du Maroc, affirme que cette nouvelle génération « a tout pour réussir et une opportunité exceptionnelle de disputer cette CAN devant nos supporters. J’espère qu’on pourra garder le trophée à la maison ».
Tirage au sort CAN 2025 : les scénarios possibles pour les Lions de l’Atlas
Le tirage au sort de la CAN 2025, qui se tiendra le 27 janvier au Théâtre national Mohammed V de Rabat, verra les 24 équipes qualifiées réparties en six groupes pour la phase finale.
À l’issue de la phase de groupes, les deux meilleures équipes de chaque poule ainsi que les quatre meilleurs troisièmes accéderont aux huitièmes de finale.
En tant que pays-hôte et meilleure sélection africaine selon le classement FIFA, le Maroc bénéficie du statut de tête de série lors de ce tirage au sort. Cela lui garantit d’éviter de croiser des poids lourds du football africain que sont la Côte d’Ivoire, tenante du titre, l’Algérie, ainsi que le Sénégal, l’Égypte et le Nigeria, qui figurent tous dans le chapeau 1.
Le groupe du Maroc sera composé d’une équipe issue de chacun des trois chapeaux suivants :
Face à ces possibilités, Médias24 s’est prêté au jeu des projections pour envisager les meilleurs et les pires tirages possibles.
Le tirage idéal pour le Maroc : Burkina Faso – Zambie – Tanzanie
Le scénario idéal pour le Maroc inclut le Burkina Faso comme adversaire issu du chapeau 2. Bien que premiers qualifiés pour cette CAN, les Étalons traversent une période de doute après des performances décevantes lors des éliminatoires, notamment deux défaites face au Sénégal (0-1) et au Malawi (0-3).
Dans le chapeau 3, la Zambie semble être l’adversaire le plus abordable. Malgré une Coupe d’Afrique gagnée en 2012, les Chipolopolos ne font plus réellement trembler.
Enfin, dans le chapeau 4, la Tanzanie paraît être l’option la plus favorable. Le Maroc a déjà largement dominé cette équipe lors de leurs récentes confrontations avec des victoires nettes (2-0 en novembre 2023 et 3-0 en début d’année 2024).
Le pire scénario pour le Maroc : Tunisie – Angola – Comores
À l’opposé, croiser les Aigles de Carthage dès la phase de groupes serait une mauvaise pioche. Véritable bête noire du Maroc, la Tunisie est l’une des équipes les plus régulières de la CAN avec une défense solide et une équipe compétitive composée de joueurs de haut niveau.
Du côté du chapeau 3, l’Angola représenterait également un tirage compliqué. Les Palancas Negras, quarts de finalistes de la dernière édition, sont invaincus durant les qualifications. Dotée d’un collectif solide, l’Angola peut être difficile à manœuvrer dans des confrontations tendues. En mars dernier, lors d’un match amical à Agadir, le Maroc avait dû batailler ferme pour décrocher une courte victoire (1-0).
Enfin, dans le chapeau 4, les Comores constituent un véritable piège. Réputés pour leur capacité à rivaliser avec des équipes de haut niveau lors des dernières années, les Cœlacanthes ont posé de sérieux problèmes à des adversaires nord-africains comme la Tunisie qu’ils ont battue dans son antre à Radès lors des éliminatoires.
Une Coupe d’Afrique pas comme les autres
Le tournoi débutera le 21 décembre 2025 et prendra fin avec la finale qui aura lieu le 18 janvier 2026. Les équipes auront donc largement le temps de préparer leurs matchs de poules et d’étudier les points forts et faibles de leurs adversaires.
Indépendamment de la composition de leur groupe, les Lions de l’Atlas sont aujourd’hui conscients qu’ils porteront les espoirs de toute une nation. Ils devront aborder chaque rencontre avec sérieux et détermination pour espérer remporter la Coupe d’Afrique et offrir enfin au peuple marocain le sacre continental qu’il attend depuis près de 50 ans. De plus, ils pourront compter sur les supporters nationaux pour les soutenir.
Football. Les internationaux marocains performent en Coupes d’Europe
Mardi 22 octobre, la prestation globale d’Achraf Hakimi contre le PSV Eindhoven en LDC a été impressionnante. Le latéral des Lions de l’Atlas a montré une grande abnégation, récompensée à la 55ᵉ minute par un but d’égalisation d’une frappe puissante entre les jambes du gardien Benitez. Hakimi a ensuite frôlé le doublé à deux reprises, confirmant sa montée en puissance au fil du match.
En plus de son but, Hakimi a été un véritable leader sur le terrain, initiant souvent le pressing haut, harcelant les défenseurs et forçant les erreurs adverses.
L’international marocain a brillé dans un match où le Paris Saint-Germain manquait de réalisme offensif, ce qui lui a valu le titre de MVP (most valuable player) du match.
Youssef En-Nesyri a quant à lui conduit son équipe, Fenerbahçe, à un match nul 1-1 contre Manchester United e Ligue Europa, dans la soirée du jeudi 24 octobre.
En-Nesyri, qui a retrouvé les chemins du filet après une longue période disette, a inscrit le but égalisateur à la 49e minute d’une tête puissante, après que Manchester United ait pris l’avantage grâce à Christian Eriksen à la 15e minute. L’attaquant marocain avait déjà été à l’origine de deux occasions dangereuses en première période sauf que la chance ne lui a pas souri.
Le match a également été marqué par la brillante performance de Sofyan Amrabat, qui a contribué directement à la fois en attaque et en défense, ainsi que par l’apport notable de Noussair Mazraoui avec Manchester United, qui a fait preuve d’une grande flexibilité tactique en alternant entre les postes de meneur de jeu et de latéral gauche.
De son côté, Abdessamad Ezzalzouli continue d’impressionner avec ses performances remarquables cette saison pour son équipe, le Real Betis, en Conférence League le jeudi 24 octobre. Cette fois, il a marqué un superbe but contre le FC Copenhague.
Ezzalzouli a livré une prestation éblouissante, confirmant ainsi sa valeur en tant que joueur talentueux capable de faire la différence lors des matchs décisifs, et justifiant sa place de titulaire au sein de l’équipe vert et blanc.
Nayef Aguerd a lui aussi livré lors de la même journée une performance exceptionnelle dans la rencontre qui a opposé le Real Sociedad au Maccabi Tel Aviv en Europa League. Aligné sur le côté droit de la défense centrale, l’international marocain a accumulé 98 touches de balle et affiché une précision de passe de 95%. Il a également réussi 100% de ses passes longues (7 sur 7) .
Sur le plan défensif, Aguerd a remporté 5 duels et réalisé une interception cruciale en sauvant un ballon sur la ligne de but, empêchant une égalisation.
Cette prestation complète a confirmé Nayef Aguerd comme un élément clé de la victoire de la Real Sociedad, soulignant son impact à la fois défensif et offensif.
La brillante performance des internationaux marocains confirme leur forte présence sur la scène footballistique européenne, et renforce la confiance en leur capacité à accomplir encore plus de succès à l’avenir, que ce soit avec leurs clubs ou lors de la Coupe d’Afrique des Nations avec les Lions de l’Atlas à la fin de l’année prochaine.
Maroc-Centrafrique : à quelle heure et sur quelles chaînes?
Le match sera diffusé à 20 h sur les chaînes Arryadia TNT, BeIn Sport HD 4 et BeIn Sport 1 FR.
La sélection marocaine avait largement dominé son homologue centrafricaine par 5 buts à 0, samedi dernier au stade d’Honneur d’Oujda, en match de la 3e journée du groupe B.
Le Maroc, déjà qualifié pour la phase finale de la prochaine CAN en tant que pays hôte, a aligné une formation légèrement remaniée, avec la titularisation des nouveaux venus, Youssef Belammari et Jamal Harkas.