Les emplois atypiques en pleine expansion au Maroc (CESE)

Lors d’un atelier de restitution tenu le mercredi 18 juin, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a présenté les conclusions de son avis intitulé : « Les formes atypiques d’emploi et les relations professionnelles : nouveaux défis et opportunités émergentes« .

Une réflexion approfondie qui intervient dans un contexte de mutation rapide du marché de l’emploi, marqué par la montée de nouvelles formes de travail comme le télétravail, le travail via les plateformes numériques ou encore le travail à temps partiel.

Dans son mot d’ouverture, le président du CESE, Abdelkader Amara, a souligné que « le marché du travail connaît ces dernières années des évolutions rapides, se traduisant notamment par l’émergence de nouvelles formes d’emploi qui ne se limitent plus aux modèles classiques du travail salarié permanent ».

Il a cité trois formes d’emploi en forte croissance depuis la crise du Covid-19 : le travail à distance, le travail via les plateformes numériques et le travail à temps partiel.

D’après le CESE, les formes atypiques de travail permettent :

Pour le président du CESE, ces transformations représentent « une opportunité majeure pour le Maroc afin de renforcer sa compétitivité, d’attirer les investissements dans les nouveaux métiers et d’améliorer l’insertion des jeunes dans le marché du travail ».

Des défis structurels à relever

Mais ces formes de travail atypiques ne sont pas sans risques. Le Conseil identifie plusieurs défis majeurs :

Abdelkader Amara souligne à ce titre que « malgré les avantages qu’elles offrent, les formes atypiques d’emploi posent des défis urgents en matière de droits, de protection sociale, de santé au travail et d’organisation syndicale. Il est impératif d’anticiper ces enjeux pour éviter l’instauration d’un marché du travail à deux vitesses ».

Recommandations du CESE pour une réforme profonde et inclusive

Pour répondre à ces constats, le CESE propose une réforme globale articulée autour de cinq axes :

  1. Reconnaître juridiquement les nouvelles formes d’emploi en intégrant des dispositions claires dans le Code du travail pour encadrer notamment le télétravail, le travail à temps partiel et le travail via plateformes.
  2. Adapter le cadre juridique et social, y compris les régimes de sécurité sociale, afin d’inclure ces travailleurs dans un système de protection efficace et équitable.
  3. Garantir les droits fondamentaux des travailleurs, notamment en ce qui concerne la santé et sécurité au travail, la vie privée, le droit syndical, et la négociation collective.
  4. Investir dans la formation continue et l’apprentissage tout au long de la vie pour permettre aux travailleurs d’acquérir les compétences nécessaires dans les métiers émergents.
  5. Renforcer les mécanismes de veille, d’évaluation et d’intégration dans le dialogue social, pour anticiper les évolutions du marché du travail et assurer une régulation efficace.

Le Conseil recommande aussi de doter les institutions publiques des moyens pour suivre ces mutations, notamment via la création d’un Observatoire national du marché du travail, en lien avec les partenaires sociaux et les acteurs économiques.

Au Maroc, le « quick commerce » connaît une croissance à grande vitesse (Hamza Bennani)

Glovo Maroc a récemment publié son premier rapport sur les tendances de livraison au Maroc. Ce dernier recense les évolutions des habitudes de consommation des utilisateurs de Glovo en 2023, et fournit également une analyse approfondie des comportements qui ont modelé le secteur de la livraison.

Les données clés fournies par Glovo Maroc font état de plus de 50 millions de connexions sur mobile au Maroc en 2023. Casablanca se place en tête de liste en termes de commandes passées, suivie respectivement de Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir.

Le montant du panier moyen pour les commandes restauration est de 116 DH. Quant au montant du panier moyen des commandes « quick commerce », sa valeur est de 142 DH.

Essor des paiements par carte bancaire 

97% des partenaires sont des TPME locales qui ont gagné de 15% à 20% de chiffre d’affaires additionnel en moyenne grâce à Glovo.

« Notre rapport révèle une tendance principale : les services de livraison sont désormais ancrés dans la routine des Marocains, qui favorisent de plus en plus la commodité dans leur quotidien », commente à Médias24, Hamza Naciri Bennani, directeur général de Glovo Maroc.

« Cette tendance est rendue possible par un réseau solide de 6.500 partenaires, majoritairement constitué de TPME locales, et par l’engagement de plus de 4.500 coursiers qui opèrent via notre plateforme à travers le Royaume. Depuis notre implantation au Maroc en 2015, on estime qu’environ un Marocain sur sept a déjà fait appel à nos services. Casablanca mène le classement en termes d’activité, suivie de près par Rabat et Marrakech (nous opérons dans 48 villes à travers le Royaume) », poursuit-il.

« En 2023, plusieurs chiffres intéressants sont à retenir, notamment l’essor des paiements par carte bancaire qui a atteint 56% sur notre plateforme ».

Le rapport dégage en effet une prépondérance des paiements par carte : 56% des utilisateurs Glovo préfèrent payer par carte, soit 16% de plus par rapport à 2022.

La ville marocaine avec la plus forte pénétration de ce type de paiement est Dar Bouazza.

Au Maroc, le « quick commerce » fait ses preuves 

« Aujourd’hui, on observe une évolution intéressante dans les comportements de consommation, où notre plateforme devient un carrefour d’achat et de livraison diversifié, allant au-delà des repas pour inclure une variété de produits du quotidien », précise le patron de Glovo au Maroc.

« Cette évolution s’inscrit dans le mouvement du « quick commerce », une nouvelle forme de e-commerce en plein essor au Maroc, qui répond à la demande croissante des consommateurs pour des services de livraison immédiats et des délais d’attente réduits ».

C’est un segment très dynamique qui connaît une croissance importante et qui ouvre la voie à de nouvelles perspectives de croissance pour le commerce local.

Ce qui se confirme dans les données de Glovo. « Plus d’un utilisateur sur quatre utilise notre plateforme non seulement pour des services de restauration, mais s’aventure également dans un éventail diversifié de nouvelles catégories. Cela inclut la livraison de courses, le petit électroménager, les produits de beauté, et plus encore, offrant ainsi une expérience d’achat comparable à celle d’un vaste centre commercial », indique Hamza Naciri Bennani.

« Ces segments connaissent une croissance significative et deviennent de plus en plus prépondérants sur notre plateforme, témoignant de notre engagement à diversifier et enrichir l’expérience d’achat de nos clients ».

Pour illustrer ce propos, un chiffre intéressant ressort dans le rapport de l’opérateur : 255 smartphones ont été commandés sur Glovo en 2023.

Les commandes des produits de parapharmacie et beauté ont augmenté de 330%, par rapport à 2022, tandis que les commandes de produits animalerie ont connu une augmentation de 205% par rapport à 2022.

L’ambition de Glovo Maroc pour 2024

En 2024, l’entreprise de livraison prévoit d’élargir son réseau de partenaires, d’introduire de nouvelles catégories et fonctionnalités, et de renforcer ses liens avec la communauté pour créer une expérience de livraison « sans précédent ».

« Le Maroc est un marché stratégique pour Glovo, se classant comme le 4e plus grand marché de l’entreprise à l’échelle mondiale, et comme porte d’entrée sur le continent africain », souligne le patron de l’antenne marocaine.

« Jusqu’à présent, nous sommes ravis de constater que notre activité a maintenu une trajectoire de croissance soutenue, et l’année 2023 a été particulièrement remarquable pour Glovo Maroc. Nous sommes confiants dans notre capacité à poursuivre notre croissance et à positionner le Maroc parmi les trois premiers pays au niveau mondial pour Glovo dans un avenir proche ».

« Notre ambition en 2024 est de continuer d’élargir notre réseau de partenaires et de fournir des expériences encore plus diverses et personnalisées, rapides et sans accroc à nos utilisateurs », conclut Hamza Naciri Bennani.

Jumia Food cesse ses activités dans sept pays, dont le Maroc

Jumia Food est opérationnelle dans sept pays : au Nigeria, au Kenya, en Ouganda, au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Côte d’Ivoire. Cette activité de livraison de repas, qui représente environ 11% de la valeur des marchandises générales de Jumia pour les neuf mois clos le 30 septembre, n’a pas été rentable depuis sa création.

Jumia réduit de manière agressive ses coûts afin de devenir rentable, notamment en diminuant ses effectifs, en abandonnant les produits d’épicerie courants et en réduisant les services de livraison non liés à son activité de commerce électronique, rapporte l’agence de presse Reuters.

« C’est un segment très difficile à travers le monde, avec une situation économique très difficile et de grosses pertes. C’est aussi un segment extrêmement compétitif dans le monde et en Afrique », a déclaré le directeur général, Francis Dufay, à Reuters.

« La situation économique est difficile sur ce marché, car les coûts sont très élevés et la concurrence est forte. Il y a donc une pression à la baisse sur les commissions que nous percevons, et une pression à la hausse sur les coûts de marketing parce que tout le monde se bat pour les clients », poursuit-il.

La première start-up technologique axée sur l’Afrique à être cotée à la Bourse de New York a déclaré qu’un certain nombre d’employés, actuellement dédiés au secteur de la livraison de nourriture, passeront au cœur de l’activité de commerce électronique dans ces pays.

Issam Darui trace sa route dans le transport et la logistique

Issam Darui trace sa route dans le secteur du transport et de la logistique. Il a toujours été passionné par la route. Élevé dans une famille de camionneurs à Oujda, il passait ses vacances scolaires dans un autocar sur le trajet Oujda-Casablanca. Sans s’en rendre compte, il signait le début de sa carrière.

Son parcours atypique a commencé à l’âge de 13 ans, lorsqu’il a commencé à accompagner son frère aîné au bord d’un autocar. Jeune garçon, il s’occupait de charger les bagages et de distribuer les tickets de bus, tout en admirant les paysages qui défilaient devant lui. Mais sa vision était plus grande encore pour son avenir. Il a rapidement compris que sa passion pour le transport ne se limitait pas à ces simples tâches. « J’ai vite compris que le transport était une industrie passionnante, mais qui présente également de nombreux défis, notamment liés à l’organisation et à la structuration », se souvient le jeune entrepreneur, joint par Médias24.

De haut de ses 28 ans, il a deux startups à son actif : lagare.ma et colis.ma. La première a été lancée en 2014, soit une année après avoir obtenu son baccalauréat en sciences expérimentales. C’est une plateforme en ligne pour la réservation de billets d’autocar au Maroc. Rapidement, elle devient un succès retentissant, avec plus de 6 millions de visiteurs uniques à ce jour. De plus, la plateforme enregistre plus de 10.000 départs chaque jour vers plus de 150 destinations au Maroc et dans sept pays européens. « Lagare.ma facilite la vie des voyageurs en leur offrant une solution simple, fiable et économique pour épargner cette étape fastidieuse des gares routières », souligne le jeune entrepreneur. Aujourd’hui, il n’est plus à la tête de la startup mais il est toujours actionnaire avec une casquette de conseiller.

Fort d’une première expérience réussie, il lance sa deuxième entreprise, en 2022, spécialisée dans la livraison de colis innovante qui a rapidement conquis la région de l’Oriental.

« Colis.ma propose une solution logistique permettant à ses utilisateurs, entreprises comme particuliers, de comparer les prix des transporteurs pour expédier des colis de toutes les tailles et poids avec des tarifs 4 à 5 fois moins cher », selon son fondateur. La star-tup offre une prestation complète en Espagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Luxembourg et au Maroc

Son offre s’articule autour de deux pôles. Dans un premier temps, Colis.ma collecte les colis de manière informatique via une plateforme web et application mobile, avant d’être traitée par les agents de transport. En moins de trois heures, les colis sont collectés dans les villes de l’Est du Maroc avant d’être acheminés vers l’Europe. Originaire de Oujda, il lance officiellement Colis.ma en septembre 2022 après six mois de test et d’adaptation. Pour l’instant, la start-up veut se développer dans la région de l’Oriental avant de généraliser son service dans d’autres régions.

Colis.ma est en train d’organiser les réseaux informels de transporteurs

Le business model de Colis.ma est basé sur la collaboration avec des prestataires de services logistiques pour acheminer les colis de ses clients depuis le Maroc vers l’Europe. La start-up rassemble des transporteurs qui transportent des colis à l’international mais dans un circuit informel et les structurent. « Ces transporteurs ont des capacités de transport limitées, ne disposent pas d’une structure fiable et ne peuvent donc pas offrir des services de qualité aux clients », avance Issam Darui.

Colis.ma intervient donc en regroupant ces transporteurs informels et en les intégrant dans une liste de transporteurs officiels. De cette manière, « les transporteurs bénéficient d’une structure solide, d’une organisation efficace, d’un suivi rigoureux des colis et d’une assurance transport », explique l’entrepreneur qui ajoute que les clients peuvent ainsi bénéficier de tarifs compétitifs, d’une qualité de service optimale et d’une sécurité accrue pour leurs colis. A ce jour, la plateforme compte une vingtaine de partenaires.

Le fonctionnement de Colis.ma est simple : les clients peuvent passer une commande en ligne sur le site web de la start-up en indiquant les informations relatives à leur colis. Colis.ma récupère ensuite le colis chez le client et le transporte jusqu’à son lieu de destination en utilisant les transporteurs de sa liste officielle. Le suivi des colis est assuré par Colis.ma tout au long de la livraison et les clients peuvent suivre l’évolution de leur colis en temps réel.

En effet, avant l’utilisation de ce système de suivi fourni par Colis.ma, les clients de la startup n’avaient souvent d’autres choix que de faire le suivi de leur colis par téléphone, ce qui pouvait être fastidieux et peu pratique. Grâce à cette solution de suivi en temps réel, la startup garantit une transparence totale sur le cheminement des colis, ce qui permet à ses clients de savoir exactement où se trouve leur envoi à tout moment.

Issam Darui a réussi à proposer des modèles d’affaires efficaces et pertinents dans un contexte local

Il a recueilli le prix du « Jeune entrepreneur africain exceptionnel de l’année lors de l’édition 2017 de l’African Awards Network et a été classé dans le top 30 des jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs selon le magazine Forbes intitulé 30 under 30 ».

Issam Darui est un véritable entrepreneur de la route, passionné par la logistique et le transport. Il a su transformer ses expériences en opportunités d’affaires florissantes, en créant des solutions innovantes pour répondre aux besoins de ses clients. Sa réussite est une inspiration pour tous ceux qui cherchent à se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. « La route est longue, mais la voie est libre. » Issam Darui en est la preuve vivante.

Grand Stade de Tanger : les travaux livrés dans les temps

Les travaux du Grand Stade de Tanger ont été achevés dans les délais prévus. L’installation de quelques sièges manquants est en cours.

Une première livraison de ces sièges a été effectuée le jeudi 19 janvier, et une autre est prévue ce vendredi 20 janvier dans la soirée.

Selon nos sources, « une mission de la FIFA a effectué une visite d’inspection la semaine dernière, pour contrôler le gazon et le bâtiment principalement. Elle a demandé quelques petits ajustements, tels que l’amélioration de l’éclairage dans certains locaux, que nous sommes en train de régler. Mais globalement, les travaux sont achevés, et les derniers sièges reçus sont en cours d’installation ».

« L’ensemble des ouvriers devraient quitter le chantier vers le début de la semaine prochaine, pour ne garder que ceux qui devront rester sur place tout au long de l’évènement, pour des interventions d’urgence notamment », précisent nos sources.

Pour rappel, Tanger a été sélectionnée pour accueillir certains matchs de la Coupe du monde des clubs, prévue du 1er au 11 février 2023.

L’évènement connaîtra la participation, entre autres, du Real Madrid, vainqueur de la Ligue européenne des Champions, du Wydad de Casablanca, vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF, des Sounders de Seattle, du Flamengo et de l’Auckland City. Le WAC affrontera Al Hilal le 4 février.

Cash Plus : le service Tawssil a permis de livrer 200.000 destinataires depuis 2020

Tawssil est une marque du groupe Cash Plus, pensée pour booster la chaîne de valeur de l’entreprise en offrant un service qui permette, dans des délais express et sur tout le territoire national, l’envoi et la réception de colis, avec la possibilité pour le destinataire de régler à la livraison ou dans le Point Tawssil le prix du produit acheté.

Tawssil a prouvé tout son intérêt auprès des e-commerçants, et ce dès le déclenchement de la pandémie de Covid-19. Cet intérêt s’est accentué depuis jusqu’à devenir un support incontournable pour les e-commerçants qui trouvent, grâce à ce service disponible 6/7, la possibilité de suivre leurs colis en temps réel, de déclencher le ramassage gratuit à partir d’un seul colis et d’être assuré du paiement par leurs clients à la livraison, partout au Maroc.

Autre avantage : les e-commerçants bénéficient d’un contre-remboursement en 24 heures des règlements effectués par leurs clients dans les Points Tawssil.

Bras logistique du groupe Cash Plus, Tawssil Logistics développe également des offres spécifiques aux grandes et moyennes entreprises pour tous les colis compris entre 1 et 13 kg, comprenant notamment des services de Warehousing (entreposage).